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À partir d’avant-hierKorben

Le Fisher Price Pixter ressuscité

12 mai 2026 à 14:34

Le Fisher Price Pixter, ce jouet éducatif à écran tactile que Mattel vendait entre 2000 et 2002, vient de se faire passer au scanner par Dmitry Grinberg .

Alors ce truc n'est pas le truc le plus répandu qui soit, surtout par chez nous, mais on en a trouvé quand même quelques uns à l'époque, et si ça se trouve vous en avez eu un.

C'est un appareil cartouches que les gosses utilisaient pour dessiner et écouter de la musique. Personne ne l'avait jamais documenté correctement. Aucune doc officielle, des cartouches un peu obscures, et un écosystème abandonné depuis 2007.

Et le plus drôle, c'est ce qu'il a trouvé dedans. La version Pixter Color, deuxième génération, embarque un SoC ARM Sharp LH75411. Pour un jouet destiné à un gamin de cinq ans, c'est franchement impressionnant. La version Classic, plus ancienne, tourne sur un 6502, le même processeur que le Commodore 64 ou la NES.

Sauf que par-dessus ce hardware, les ingénieurs avaient ajouté une couche logicielle qui faisait croire au programme qu'il tournait sur une machine totalement différente, en pratique une sorte de processeur virtuel 16 bits pour la Color, 8 bits pour la Classic. Probablement parce qu'à la base ils visaient une autre puce et qu'ils ont dû pivoter en cours de route.

Dmitry a tout passé au crible. Hardware, implémentation audio (qu'il qualifie lui-même de "sauvage"), dump des cartouches une par une, écriture d'émulateurs pour préserver le truc. Il a même rajouté le support du LH75411 dans uARM, son émulateur ARM maison. En quelques semaines. Et au passage, il a porté PalmOS 5 sur le Pixter Color, ce qui n'a strictement aucune utilité mais c'est quand même drôle.

Le pourquoi de tout ça, c'est de la conservation. Ces appareils disparaissent, leurs cartouches se fissurent, leurs piles fuient, et dans dix ans il ne restera plus rien à étudier. Sans des bricoleurs comme Dmitry, des pans entiers de la culture jouet électronique des années 2000 s'effacent doucement.

Source : Hackaday

Une faille IndexedDB permettait de relier toutes vos identités Tor

Par : Korben ✨
23 avril 2026 à 06:12

Bon, les amis, si vous utilisez Tor Browser pour faire du sérieux, faut que vous sachiez un truc. Le bouton "New Identity", censé vous donner une nouvelle identité vierge à chaque clic... bah il laissait filer, jusqu'à il y a peu de temps, un identifiant stable tant que Firefox tournait.

Deux chercheurs de Fingerprint ont en effet trouvé comment une fonction toute bête du navigateur se transformait en empreinte unique de votre browser, partagée entre tous les sites que vous visitiez.

Il faut donc dès à présent faire la mise à jour vers Firefox 150 ou l'ESR 140.10.0 (la version long-terme utilisée par Tor Browser), ainsi que la dernière version de Tor Browser qui récupère le patch. Si vous voulez en savoir plus, la CVE c'est CVE-2026-6770 , classé comme sévérité modérée par Mozilla.

Le truc marche en vase clos mais traverse les murs.

Mais avant, IndexedDB c'est quoi ?

En gros c'est une mini-base de données que les sites web peuvent créer dans votre navigateur, pour stocker des trucs en local (du cache, des données offline, l'état d'une app web). Chaque site peut y ranger plusieurs bases nommées, et une petite fonction JavaScript indexedDB.databases() permet au site de demander la liste de ses bases.

Rien de foufou sur le papier. Sauf que dans Firefox en navigation privée, le navigateur renomme en coulisse chaque base avec un identifiant aléatoire (UUID), et range tout ça dans une seule grosse table interne. Et le gros problème, c'est que cette table est partagée entre tous les sites ouverts, et pas cloisonnée site par site.

Et là, ça devient croustillant puisque quand un site redemande la liste de ses bases, Firefox la renvoie sans la trier, dans un ordre qui dépend de la structure interne de cette table partagée. Du coup, deux sites totalement différents qui créent chacun seize bases dans le même ordre récupèrent exactement la même suite en retour. Pas l'ordre de création donc mais une permutation bizarre, genre g,c,p,a,l,f,n,d,j,b,o,h,e,m,i,k.

Je vous passe les détails mais ça fait dans les 17 000 milliards de combinaisons possibles. Donc largement de quoi distinguer votre navigateur parmi des millions, comme une empreinte digitale qui colle au doigt !

Et ce qui pique vraiment c'est que cet identifiant survit à la fermeture de toutes vos fenêtres privées. Tant que le process Firefox tourne en arrière-plan, l'ID reste. Un site peut donc vous reconnaître après que vous ayez fermé vos onglets privés, rouvert une session pensée comme neuve, et revisité le site. Pour le user, c'est une session fraîche alors que pour le serveur c'est clairement le même navigateur qu'il y a dix minutes.

Côté Tor Browser c'est pire puisque le bouton "New Identity" a pour mission explicite de couper tout lien avec ce que vous faisiez avant. Il ferme les onglets, efface l'historique, vide les cookies, tire de nouveaux circuits Tor. La promesse officielle, c'est "empêcher votre activité future d'être liée à ce qui précède".

Sauf que cette fameuse table interne, elle, ne bouge pas. Le New Identity reset donc tout sauf ce qu'il ignore. C'est comme changer de fringues dans le même ascenseur... en gardant le même parfum. Techniquement vous êtes différent, mais reconnaissable en deux secondes. Bref, c'est assez grave car un site capable d'exploiter la faille peut lier votre session avant-New-Identity à votre session après-New-Identity.

Tant qu'on n'a pas redémarré Firefox complètement, l'ID persiste.

Les chercheurs disent avoir fait une divulgation responsable, directement à Mozilla et au Tor Project avant publication donc c'est nickel, et les deux équipes ont poussé les patches avant de communiquer sur quoi que ce soit. Donc les utilisateurs à jour sont tout simplement protégés contre cette faille précise.

Après si vous êtes du genre parano, pensez à redémarrer complètement votre Tor Browser entre deux sessions vraiment sensibles. Ça coupe le process Firefox, ça vide cette fameuse table, et ça évite ce genre de surprise pour d'autres leaks similaires qu'on n'aurait pas encore trouvés.

A bon entendeur, salut !!

Source

Perplexity veut transformer votre Mac mini en agent IA permanent

Par : Korben
12 mars 2026 à 10:43

Perplexity vient de présenter Personal Computer, un agent IA qui tourne en continu sur un Mac mini et qui accède à vos fichiers, vos applications et vos sessions. Réservé aux abonnés Max à 200 dollars par mois, le service est pour l'instant sur liste d'attente.

Un assistant qui ne dort jamais

L'idée est plutôt simple sur le papier : installer un agent IA sur un Mac mini qui reste allumé en permanence, connecté à vos données locales et aux serveurs de Perplexity. L'annonce de ce produit a été faite en grande pompe lors de la conférence Ask 2026, dédiée aux développeurs et organisée directement par Perplexity.

Cet agent IA permet de rédiger des mails, préparer des briefs quotidiens, trier et renommer des fichiers, ou analyser des documents, sans intervention de votre part. Tout se pilote depuis Perplexity directement, même à distance.

Histoire d'éviter les problèmes et débordements, des garde-fous ont quand même été mis en place.

Les actions les plus sensibles doivent obligatoirement être validées par l'utilisateur (vous donc, un vrai humain a priori), chaque session est consignée dans un journal d'audit et vous avez même un bouton d'arrêt d'urgence, pour reprendre le contrôle dès que vous le souhaitez. Selon Perplexity, le dispositif est bien plus sécurisé qu'OpenClaw.

Le choix du modèle

L'un des aspects les plus intéressants de Personal Computer, c'est que vous pouvez choisir le modèle d'IA qui fait tourner l'agent. Claude, Gemini ou Grok : à vous de voir lequel colle le mieux à vos besoins.

L'accès est réservé aux abonnés Perplexity Max, facturé 200 dollars par mois, avec 10 000 crédits de calcul inclus. C'est Mac uniquement pour le moment, et il faut passer par une liste d'attente avant de pouvoir essayer.

En parallèle, Perplexity a aussi dévoilé Computer for Enterprise, une version destinée aux professionnels qui connecte l'agent aux outils comme Snowflake, Salesforce ou HubSpot. Et puis une plateforme API avec quatre briques : recherche, agent, sandbox et embeddings. Le tout accompagné de Perplexity Finance, un outil avec plus de quarante sources de données financières en temps réel.

Le choix du Mac mini comme machine hôte n'a rien d'un hasard. Apple l'utilise déjà pour son Private Cloud Compute, et la machine commence à être fabriquée aux États-Unis cette année.

Perplexity surfe sur cette tendance et propose quelque chose d'assez différent des chatbots classiques : un agent ancré dans votre environnement local, pas juste une fenêtre de chat dans un navigateur.

Source : Blog du modérateur , 9to5Mac

Comet - Le navigateur IA de Perplexity débarque sur Windows

Par : Korben
25 juin 2025 à 08:17

Après avoir secoué Google avec leur moteur de recherche IA qui cartonne (près de 2% du trafic mondial de recherche, quand même), Perplexity débarque maintenant avec Comet, un navigateur qui pourrait bien mettre tout le monde d’accord. En plus, la beta Windows vient tout juste d’être lancée pour quelques chanceux testeurs !

Durant des années, on a tous galéré avec nos navigateurs, à jongler entre 50 onglets ouverts, à chercher ce mail important auquel on a jamais répondu, ou à comparer des prix sur 15 sites différents. Eh bien figurez-vous que les mecs de Perplexity se sont dit “et si on foutait une IA directement dans le navigateur pour que ça fasse tout ça tout seul ?”.

Google AI Overviews - Le massacre des éditeurs web

Par : Korben
13 juin 2025 à 18:06

Vous savez ce qui est formidable avec l’intelligence artificielle ? C’est qu’elle va peut-être réussir à faire quelque chose que même les pires virus ou nos députés n’ont jamais réussir à accomplir depuis toutes ces années : Tuer Internet de l’intérieur.

Et oui, alors que Google AI Overviews et Perplexity prétendent nous faciliter la vie en résumant absolument tout, ils viennent de signer (encore une fois) l’arrêt de mort de milliers de sites web qui nourrissaient justement leur IA sans contrepartie.

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