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  • Dire à une IA qu'elle est experte la rend moins performante
    Des chercheurs de l'université de Californie du Sud viennent de publier une étude improbable : demander à un modèle d'IA de jouer les experts dégrade ses performances sur les tâches factuelles. Commencer un prompt par "Tu es un expert en programmation" produit de moins bons résultats que de poser la question directement. Le piège du "tu es un expert" L'étude, intitulée "Expert Personas Improve LLM Alignment but Damage Accuracy", a mesuré l'impact des instructions de rôle sur les réponses des mod
     

Dire à une IA qu'elle est experte la rend moins performante

Par : Korben
25 mars 2026 à 11:08

Des chercheurs de l'université de Californie du Sud viennent de publier une étude improbable : demander à un modèle d'IA de jouer les experts dégrade ses performances sur les tâches factuelles. Commencer un prompt par "Tu es un expert en programmation" produit de moins bons résultats que de poser la question directement.

Le piège du "tu es un expert"

L'étude, intitulée "Expert Personas Improve LLM Alignment but Damage Accuracy", a mesuré l'impact des instructions de rôle sur les réponses des modèles de langage.

Sur le benchmark MMLU, qui teste les connaissances générales et le raisonnement, les modèles avec une persona d'expert ont obtenu 68 % de bonnes réponses contre 71,6 % sans aucune instruction de rôle.

La baisse est constante sur toutes les catégories testées : maths, code, sciences, culture générale. Bref, dire à une IA qu'elle est brillante la rend un peu moins brillante.

Quand ça marche quand même

Par contre, le persona prompting fonctionne très bien pour un autre type de tâches : la sécurité et l'alignement. En attribuant un rôle de "moniteur de sécurité" au modèle, les chercheurs ont augmenté le taux de refus d'attaques de 53,2 % à 70,9 %, soit une hausse de 17,7 points. Pour les tâches d'écriture et de mise en forme, les personas aident aussi.

L'explication est assez logique : quand on colle un rôle d'expert au modèle, il bascule en mode "suivi d'instructions" et mobilise moins de ressources pour aller chercher les faits dans ses données d'entraînement. Aucune connaissance n'est ajoutée, on déplace juste l'attention du modèle.

Le bon réflexe à adopter

Les chercheurs de l'USC proposent un outil baptisé PRISM qui active automatiquement les personas uniquement quand c'est utile. Mais en attendant que ce genre de système soit intégré aux chatbots grand public, la recommandation est simple : si vous avez besoin de réponses factuelles ou de code, posez votre question directement sans ajouter de rôle.

Si vous voulez que l'IA respecte un ton, un format ou des consignes de sécurité, le persona prompting reste la bonne approche.

On a quand même passé deux ans à répéter partout qu'il fallait commencer ses prompts par "Tu es un expert en..." pour avoir de meilleurs résultats. Visiblement, c'était un peu du vent.

Source : Search Engine Journal

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  • Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi
    La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer. Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l'effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie. Comment la dionée attrape ses proies La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détecte
     

Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi

Par : Korben
24 mars 2026 à 12:45

La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer.

Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l'effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie.

Comment la dionée attrape ses proies

La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détectent le contact d'un insecte. Quand un poil est touché, il active des canaux à calcium dans les cellules de la plante.

Ce mouvement d'ions crée un potentiel d'action, un signal électrique qui se propage sur toute la surface de la mâchoire et qui déclenche la fermeture. Le tout en une fraction de seconde.

Ce qui se passe sous un faisceau de particules

Quand la plante a été exposée au faisceau ionisant de l'accélérateur, toutes ses mâchoires se sont fermées d'un coup. La radiation a provoqué exactement le même mouvement d'ions que celui déclenché par un insecte : les ions quittent les cellules, créent une pression osmotique, et paf, la mâchoire se referme.

Sauf que cette fois, pas besoin de mouche. Le faisceau de particules a activé le mécanisme sur l'ensemble de la plante en une seule fois.

La plante n'y a pas survécu

Le problème, c'est que la radiation ionisante ne s'est pas contentée de chatouiller les canaux ioniques. Elle a aussi détruit l'ADN des cellules de la dionée, ce qui a tué la plante. L'expérience ne peut donc pas être répétée sur le même spécimen.

Electron Impressions avait d'ailleurs déjà fait parler d'eux en créant des éclairs de Lichtenberg piégés dans du verre avec le même accélérateur.

C'est le genre d'expérience un peu absurde qui donne envie de regarder la vidéo en boucle. Voir une plante carnivore réagir à un faisceau de particules comme si c'était une mouche, c'est quand même assez inattendu.

Et puis il faut le dire, ça rappelle que la biologie et la physique ne sont pas si éloignées qu'on le croit. Dommage pour la plante en tous cas.

Source : NIH.gov

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  • Et si l'IA consommait moins d'énergie que Google ?
    "Une requête ChatGPT consomme 10 fois plus d'énergie qu'une recherche Google." Cette phrase, vous l'avez lue 100 fois. Mais est-ce vraiment vrai ? Charles Duprat, chercheur en inclusion numérique, vient de publier un papier qui retourne complètement ce chiffre. Et même si je suis incapable de vérifier la validité scientifique de tout ce qu'il avance, ça vaut le coup d'en parler. Son argument de base est simple et pas con. En fait quand on compare l'énergie d'une requête IA vs une recherche Googl
     

Et si l'IA consommait moins d'énergie que Google ?

Par : Korben
24 mars 2026 à 06:10

"Une requête ChatGPT consomme 10 fois plus d'énergie qu'une recherche Google."

Cette phrase, vous l'avez lue 100 fois. Mais est-ce vraiment vrai ?

Charles Duprat, chercheur en inclusion numérique, vient de publier un papier qui retourne complètement ce chiffre. Et même si je suis incapable de vérifier la validité scientifique de tout ce qu'il avance, ça vaut le coup d'en parler.

Son argument de base est simple et pas con. En fait quand on compare l'énergie d'une requête IA vs une recherche Google, on ne regarde en fait que ce qui se passe côté serveur, plutôt que l'ensemble de la chaîne. Le GPU Nvidia qui mouline d'un côté, l'index Google qui répond de l'autre.

Sauf que dans la vraie vie, une recherche web sur votre iPhone ou votre Android, c'est clairement pas juste un serveur qui tourne ! C'est le téléchargement de plusieurs mégaoctets via la 4G, c'est du JavaScript et du CSS qui font chauffer le CPU de votre téléphone, c'est du temps d'écran, et surtout c'est des dizaines de scripts publicitaires et de trackers qui tournent en arrière-plan. Et rien de tout ça n'apparaît dans le bilan "officiel".

Du coup, le chercheur a modélisé la comparaison au niveau de la session utilisateur complète. Donc pas juste la requête serveur, mais tout le trajet : réseau mobile, rendu de page, pubs, temps passé à lire. Et là, les résultats sont contre-intuitifs car pour une tâche complexe sur mobile (genre comparer des pompes à chaleur et des chaudières gaz), une session LLM consommerait environ 5,4 fois moins d'énergie qu'une session de recherche web classique. Dans le pire des cas modélisé, l'avantage reste quand même de 1,6 fois.

Alors d'où ça vient ?

D'abord, la page web médiane sur mobile pèse 2,56 Mo. Oui, 2,56 Mo pour une seule page web sur Chrome ou Safari qui est ensuite transmise en 4G à 0,17 kWh/Go, et ça, ça coûte déjà plus en énergie réseau qu'une inférence LLM complète. Une réponse ChatGPT ou Claude, c'est environ 5 Ko de texte brut. Le ratio de transmission est de 500 pour 1 avant même de parler du reste. Quand on sait déjà que la consommation réelle des datacenters est un sujet à tiroirs, ça relativise pas mal.

Et puis y'a le boulet de la pub programmatique ! Des études (Khan et al., 2024) montrent que les bloqueurs de pub intégrés comme Brave réduisent la consommation électrique du terminal de 15 à 44%. En gros, quand vous naviguez sur un site d'actu classique, jusqu'à 41% de l'énergie de la session sert à charger et exécuter du JavaScript publicitaire. Hé bien le LLM court-circuite tout ça en vous filant une réponse texte directe.

Comme je vous le disais en intro, je suis totalement incapable de valider la méthodologie de cette étude... Allez savoir si les paramètres sont bien calibrés. Et c'est un working paper, donc pas encore relu par des pairs, avec des simulations plus nombreuses. L'auteur se base sur des chiffres publiés par Google pour Gemini (0,24 Wh par prompt, issu d'un papier arXiv), par Epoch AI pour ChatGPT (0,30 Wh), et par Sam Altman lui-même (0,34 Wh). Et comme ces chiffres viennent des constructeurs eux-mêmes, ça mérite qu'on garde un oeil critique.

Par contre, l'étude a aussi l'honnêteté de poser ses propres limites car l'avantage s'effondre pour les requêtes simples en Wi-Fi depuis votre PC ou Mac (quasi parité LLM <> Google). Et surtout, ça s'inverse violemment dès qu'on passe aux modèles de raisonnement type o3 ou Deep Think, qui consomment 30 à 700 fois plus qu'une inférence standard parce qu'ils génèrent des chaînes de pensée à rallonge.

Le paradoxe de Jevons est aussi mentionné : si l'IA est plus efficace par requête, les gens en feront forcément plus, donc la consommation globale augmentera quand même. Et la question des modèles éco-responsables reste elle aussi entière.

Mais bon, cette étude remet quand même en question un truc qu'on répète tous sans trop réfléchir. Comparer un serveur IA à un serveur Google, c'est oublier que la recherche web moderne, c'est devenu "recherche + publicité + réseau mobile + rendering JavaScript + temps d'attention". Et comme Google lui-même commence à coller de l'IA (les AI Overviews) en plus par-dessus ses résultats classiques, ça devient un joyeux bordel à mesurer...

Bref, lisez l'étude vous-mêmes , c'est en accès libre. Et faites-vous votre propre avis !

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  • Il fabrique une enceinte avec uniquement un laser et une feuille d'or
    Et bien pourquoi pas ? Ce garçon a en effet réussi à produire de la musique, simplement en pointant un laser de 5 watts sur une feuille d'or. Pas de membrane, pas de bobine, pas d'aimant : le son est généré directement par l'air, chauffé et refroidi à grande vitesse par le faisceau lumineux. Cet concept a un nom, c'est l'effet photoaoustique, et il a été découvert en 1880 par Alexander Graham Bell, l'inventeur de la cloche (non ça c'est une vanne, pardon). Un effet vieux de 145 ans L'effet photo
     

Il fabrique une enceinte avec uniquement un laser et une feuille d'or

Par : Korben
23 mars 2026 à 08:07

Et bien pourquoi pas ? Ce garçon a en effet réussi à produire de la musique, simplement en pointant un laser de 5 watts sur une feuille d'or. Pas de membrane, pas de bobine, pas d'aimant : le son est généré directement par l'air, chauffé et refroidi à grande vitesse par le faisceau lumineux.

Cet concept a un nom, c'est l'effet photoaoustique, et il a été découvert en 1880 par Alexander Graham Bell, l'inventeur de la cloche (non ça c'est une vanne, pardon).

Un effet vieux de 145 ans

L'effet photoacoustique a été découvert par Alexander Graham Bell en 1880 en observant que des objets éclairés par la lumière du soleil pouvaient émettre des sons. Quand une lumière intense frappe un matériau, elle le chauffe.

Ce matériau transfère sa chaleur à l'air environnant, qui se dilate. Si la source lumineuse est modulée rapidement, les cycles d'expansion et de contraction de l'air produisent des ondes sonores. Pas besoin de membrane ni de bobine. Juste de la lumière et de l'air.

De la feuille d'or au casque imprimé en 3D

Le maker SomethingAboutScience a testé plusieurs approches. Un laser de 5 watts dirigé sur une feuille d'or a produit de la musique reconnaissable, la feuille d'or absorbant bien la lumière bleue et étant assez fine pour transférer rapidement la chaleur à l'air.

Le même laser dirigé dans du dioxyde d'azote a donné un son plus propre. Il a même fabriqué un prototype d'écouteur imprimé en 3D, avec la feuille d'or tapissant l'intérieur de la cavité et la lumière acheminée par fibre optique.

Bon par contre, c'est peut-être un peu moyen de coller un laser de 5 watts à son tympan, je dis ça je dis rien.

Des pistes concrètes

L'application la plus directe concerne les casques audio pour IRM. Les écouteurs classiques à fils et aimants fonctionnent mal dans l'environnement magnétique d'un scanner, et la qualité sonore est souvent catastrophique.

Un système photoacoustique réglerait ce problème en supprimant tout composant métallique. Des chercheurs du MIT ont aussi montré qu'on pouvait envoyer un message audio à une personne située à 2,5 mètres en utilisant un laser et la vapeur d'eau présente dans l'air, à un volume de 60 décibels.

On parle d'une technologie découverte il y a 145 ans et qui reste au stade de la bidouille. Mais produire du son sans aucune pièce mécanique, juste avec de la lumière, ça a quand même de la gueule.

Source : Hackaday

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