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  • CANviz - Analyser le bus CAN de sa voiture dans le navigateur
    Vous voulez comprendre ce qui se passe dans le cerveau de votre bagnole ? Hé bien pour cela avant, il fallait du matos pro et des suites logicielles à licence annuelle. Mais maintenant, y'a CANviz . Un pip install canviz, un module USB à quelques balles branché sur le bus CAN de la voiture, et hop, vous accédez à tous les secrets de votre voiture simplement en ouvrant votre navigateur sur localhost:8080. Toutes les trames qui circulent sur le réseau interne du véhicule s'affichent en direct dans
     

CANviz - Analyser le bus CAN de sa voiture dans le navigateur

23 avril 2026 à 09:30

Vous voulez comprendre ce qui se passe dans le cerveau de votre bagnole ? Hé bien pour cela avant, il fallait du matos pro et des suites logicielles à licence annuelle. Mais maintenant, y'a CANviz .

Un pip install canviz, un module USB à quelques balles branché sur le bus CAN de la voiture, et hop, vous accédez à tous les secrets de votre voiture simplement en ouvrant votre navigateur sur localhost:8080. Toutes les trames qui circulent sur le réseau interne du véhicule s'affichent en direct dans un tableau qui défile sans ramer à 2000 fps si j'en crois le README, donc ça envoie !

Ce projet signé Chanchal Dhiman tourne sur n'importe quelle config équipée de Python 3.10 ou supérieur, et côté matériel, CANviz se branche sur plein de bazars tels que les modules à firmware Candlelight (genre FYSETC UCAN autour de 8 balles ou CANable 1.0 autour de 15), les périphériques slcan via port COM, et du matériel sérieux type PEAK PCAN-USB, Kvaser, Vector ou même socketcan sur Raspberry Pi. En gros, si votre clé USB CAN est compatible avec python-can, CANviz la gère !

L'interface décode alors les fichiers DBC (le format de base de données du CAN), donc au lieu de lire des paquets hexadécimaux chelous, vous voyez directement "vitesse moteur = 1450 rpm" ou "position accélérateur = 34%". Vous pouvez aussi filtrer par ID ou par nom de signal, et le filtre se garde dans l'URL. Comme ça, vous pouvez partager une vue à un pote en copiant simplement le lien.

Le truc vraiment pratique, c'est surtout la partie enregistrement. Vous capturez une session en .asc ou .csv, et vous la rejouez plus tard à vitesse variable (de 0.5x pour décortiquer lentement, jusqu'à 10x pour survoler), ou vous forgez vos propres trames depuis l'interface pour tester la réaction d'un module donné. Une API REST et du WebSocket ouvrent aussi la porte aux bricolages en Python, avec une doc interactive accessible sur /docs.

Autre truc malin, vu que c'est un serveur web derrière : vous pouvez déployer CANviz sur un Raspberry Pi planqué dans la bagnole et le consulter à distance en SSH. Par contre, pas de WebUSB ici. L'auteur a explicitement fait le choix de passer par python-can côté serveur pour des raisons de sécurité. L'accès USB reste donc dans le sandbox Python, et le browser ne touche rien. J'avoue, je préfère.

Le projet est sous licence MIT, et est encore jeune, mais l'approche est éprouvée. Pour ceux qui cherchent des alternatives desktop, y'a bien sûr CANgaroo côté Qt, ou SavvyCAN qui tourne aussi en natif. Et si vous voulez bidouiller votre voiture comme Charlie Miller l'a fait avec la Jeep , y'a toujours le Panda de Comma sorti en 2017 avec son soft Cabana.

Bref, pour quelques euros de module USB et un pip install des familles, vous pouvez transformer votre laptop en analyseur CAN niveau pro et ça c'est plutôt classe !

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  • Lastversion - Trouver la dernière version de n'importe quoi
    Vous bossez sur un Dockerfile et vous avez besoin de la dernière version de nginx. Vous ouvrez GitHub, vous cliquez sur Releases, vous copiez-collez. Et 3 minutes plus tard, rebelote pour curl. Puis pour PHP. Sans parler du fait que dans votre script d'auto-update, vous avez hardcodé une "v3.2.1" qui dort là depuis 2023 parce que personne n'a pris le temps de mettre à jour le fichier. Lastversion , c'est le petit CLI Python signé Danila Vershinin qui remplace cette corvée par une seule ligne. V
     

Lastversion - Trouver la dernière version de n'importe quoi

23 avril 2026 à 08:37

Vous bossez sur un Dockerfile et vous avez besoin de la dernière version de nginx. Vous ouvrez GitHub, vous cliquez sur Releases, vous copiez-collez. Et 3 minutes plus tard, rebelote pour curl. Puis pour PHP. Sans parler du fait que dans votre script d'auto-update, vous avez hardcodé une "v3.2.1" qui dort là depuis 2023 parce que personne n'a pris le temps de mettre à jour le fichier.

Lastversion , c'est le petit CLI Python signé Danila Vershinin qui remplace cette corvée par une seule ligne. Vous tapez lastversion apache/incubator-pagespeed-ngx et vous récupérez le numéro de la dernière version.

Le truc marche sur GitHub, GitLab, BitBucket, PyPI, Wikipédia, les flux RSS, les plugins WordPress, Helm charts, Gitea, SourceForge... et même sur des sites qui publient leurs versions comme ils veulent, genre nginx.org.

La beauté du bazar, c'est qu'il comprend les humains, parce que, c'est vrai, les mainteneurs font un peu n'importe quoi avec leurs tags. Ils étiquettent release-1.2.3 au lieu de 1.2.3, ils marquent des release candidates en stable sans le faire exprès, ils changent de format entre v20150121 et v2.0.1 sans prévenir. lastversion détecte toutes ces incohérences et vous renvoie la véritable dernière stable, celle que vous vouliez dès le départ. C'est pénible à gérer à la main quand vous avez vingt dépendances à suivre. Maintenant c'est réglé tout seul avec ce petit bidule.

Et les sources exotiques, c'est tout un délire. lastversion windows vous crache le build Windows en cours, lastversion ios pour iOS, lastversion rocky vous renverra 8.4 et lastversion https://en.wikipedia.org/wiki/Rocky_Linux aussi, parce que le bidule va carrément parser la page Wikipédia pour vous.

Alors certains d'entre vous me diront que ce n'est pas utile au quotidien. Peut-être jusqu'au jour où vous devez scripter une vérif de version d'OS sans dépendre d'un outil système. Par contre, si vous enchaînez cinquante requêtes par heure sur un token GitHub anonyme, faudra pas s'étonner de manger un rate limit dans la tronche.

Côté one-liners qui tuent, y'a déjà de quoi faire.

wget $(lastversion --assets mautic/mautic) télécharge direct la dernière archive.

lastversion --pre Aircoookie/WLED --format assets --filter ESP32.bin -d ESP32.bin récupère le dernier firmware ESP32 WLED.

Pour Nginx, lastversion https://nginx.org --major stable renvoie 1.16.1 pendant que --major mainline renvoie 1.17.9.

Vous voyez l'idée, c'est du pipe-friendly pur jus.

Et le mode install, c'est un autre délire. Vous tapez lastversion install mailspring et hop, il récupère l'AppImage ou le RPM du dépôt, il l'installe, et c'est fini. Attention quand même, sur les dépôts un peu bordéliques il va parfois se vautrer sur le packaging et juste vous balancer le tarball brut. Bon, c'est pas la mort, vous dézippez à la main et vous passez à la suite...

Combiné avec cron, @daily /usr/bin/lastversion install mailspring -y et votre bureau sera toujours à jour sans passer par un store. Pour tous les outils qui ne sont ni dans apt, ni dans un snap, ni dans un flatpak, c'est l'alternative la plus propre à avoir sous la main.

L'install se fait via pip install lastversion sur à peu près tout, ou yum install lastversion après avoir ajouté le repo GetPageSpeed si vous êtes sur CentOS, RHEL, Rocky, Alma, Fedora ou Amazon Linux.

Le projet est publié sous licence BSD-2, codé en Python, et il y a aussi une API utilisable directement (from lastversion import latest) si vous préférez appeler ça dans vos scripts plutôt que de piper dans un subprocess.

Bref, un chouette outil à ranger entre vos redirections bash et votre gestionnaire SSH , catégorie petits trucs qui font gagner 10 minutes par semaine.

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  • VidStudio - L'éditeur vidéo dans votre navigateur, sans upload
    Un éditeur vidéo qui redimensionne, compresse et coupe vos clips... sans rien uploader nulle part, ça vous dit ??? Ça tombe bien puisque VidStudio fait tourner FFmpeg directement dans votre navigateur ! Vous allez sur vidstudio.app, vous déposez votre vidéo, et tout le traitement se fait ensuite côté client. Les fichiers ne quittent jamais votre machine, ce qui fait que niveau vie privée, ça nous change clairement des éditeurs cloud type Clipchamp ou Canva où une partie du traitement passe par l
     

VidStudio - L'éditeur vidéo dans votre navigateur, sans upload

22 avril 2026 à 08:15

Un éditeur vidéo qui redimensionne, compresse et coupe vos clips... sans rien uploader nulle part, ça vous dit ???

Ça tombe bien puisque VidStudio fait tourner FFmpeg directement dans votre navigateur ! Vous allez sur vidstudio.app, vous déposez votre vidéo, et tout le traitement se fait ensuite côté client. Les fichiers ne quittent jamais votre machine, ce qui fait que niveau vie privée, ça nous change clairement des éditeurs cloud type Clipchamp ou Canva où une partie du traitement passe par leurs serveurs avec toutes les joyeusetés que ça implique côté données.

Sous le capot, le truc tient debout grâce à trois briques. Il y a WebCodecs qui s'occupe du décodage frame par frame pour la timeline, en utilisant les décodeurs hardware du navigateur quand ils sont dispos. FFmpeg compilé en WebAssembly prend ensuite le relais pour l'encodage final et les conversions de format. Et pour le rendu, c'est Pixi.js sur une canvas WebGL, avec un fallback logiciel quand la carte graphique ne suit pas.

Les projets sont sauvegardés dans IndexedDB, du coup vous pouvez fermer l'onglet et revenir plus tard, car tout est conservé et les traitements lourds tournent dans des Web Workers, ce qui évite de geler l'interface quand vous compressez un fichier de 2 Go déjà bien lourd.

Ensuite, côté outils, y'a de quoi faire avec un éditeur multi-piste avec source monitor et la possibilité de parcourir la vidéo à la frame près. Il y a également de quoi redimensionner pour YouTube ou TikTok, un mode batch pour convertir plusieurs vidéos d'un coup, un compresseur avec cible de taille exacte, un extracteur audio, un générateur de thumbnails et storyboards, et un système de watermarks avec positionnement et timing. Les sous-titres sont également gérés, avec possibilité de les incruster dans la vidéo ou de les sortir séparément.

Niveau problèmes que vous pourriez rencontrer avec cet outil, ce sera surtout à cause des codecs HEVC qui galèrent sur Firefox. De plus, les vidéos 10-bit ne passent pas toujours sur Windows, et certains WEBM avec des codecs audio exotiques refusent de charger. Bon après c'est pas grand chose de dramatique pour du contenu classique filmé avec un smartphone ou un appareil photo, mais si vous bossez avec du matos pro en 10-bit, allez plutôt voir ailleurs.

Après si vous aimez ce genre d'outils, dans la famille "traitement vidéo dans le navigateur", VidStudio rejoint Cutia qui mise sur l'open source, et MediaBunny qui propose une bibliothèque bas niveau pour les devs et dont je vous ai déjà parlé. Cependant, je préfère VidStudio qui se positionne plutôt sur du grand public, avec une interface qui ressemble à un vrai logiciel de montage.

Ça tourne d'ailleurs sur smartphone, ce qui est franchement impressionnant. Donc si vous avez juste une vidéo à retoucher vite fait sans passer par une usine à gaz type Adobe Premiere ou Final Cut, ça fera bien le job, et vos fichiers restent sagement au chaud chez vous !

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  • Comment fabriquer son propre soda ?
    Les beaux jours reviennent, et avec eux l'envie d'un soda bien frais ! Sauf qu'au lieu d'alimenter un énième groupe industriel (coucou Coca Cola), vous pouvez maintenant fabriquer le vôtre à la maison. Et blinry , un développeur allemand, l'a bien compris puisqu'il vient de publier sur GitHub ses 6 années de recherches sur le sujet... en CC0, donc dans le domaine public ! A vous votre copie cheap du Bougnat / Breizh Cola ^^ L'histoire commence en 2020. Le mec a deux problèmes simples à résoudre
     

Comment fabriquer son propre soda ?

22 avril 2026 à 06:27

Les beaux jours reviennent, et avec eux l'envie d'un soda bien frais ! Sauf qu'au lieu d'alimenter un énième groupe industriel (coucou Coca Cola), vous pouvez maintenant fabriquer le vôtre à la maison. Et blinry , un développeur allemand, l'a bien compris puisqu'il vient de publier sur GitHub ses 6 années de recherches sur le sujet... en CC0, donc dans le domaine public ! A vous votre copie cheap du Bougnat / Breizh Cola ^^

L'histoire commence en 2020. Le mec a deux problèmes simples à résoudre : la caféine lui file des migraines, et il veut éviter le sucre. Du coup il décide de se faire son propre cola, sans caféine, sans sucre, et surtout sans dépendre d'une marque qui garde sa formule secrète depuis plus d'un siècle.

Six ans plus tard, il a finalement trois recettes bien abouties : cola, orange, et amande (!). Toutes sont dispos sur son dépôt GitHub en markdown, dans le même esprit que Cooklang dont je parlais récemment . Et comme c'est du domaine public pur et dur, vous pouvez tout copier, modifier, revendre, tout ce que vous voulez.

Car concrètement, un cola c'est quoi ? Hé bien selon la recette de blinry, c'est un mélange de 7 huiles essentielles (orange, citron vert, citron, noix de muscade, casse, coriandre, lavande), un peu de gomme arabique pour l'émulsion, de l'acide citrique, du colorant caramel, et un édulcorant genre sucralose.

Ensuite, vous prenez une seringue d'un millilitre pour doser les huiles au centième de millilitre près, vous pesez le reste sur une balance de précision, et hop, vous avez un sirop concentré qu'il n'y a plus qu'à diluer avec de l'eau gazeuse !

Niveau matos, c'est assez basique... Balance, seringue, mixeur à main, un petit récipient en plastique, et voilà. D'abord vous mélangez les huiles avec la gomme arabique pour faire l'émulsion, ensuite vous ajoutez l'eau et le reste, puis vous filtrez. Par contre, attention, les huiles essentielles concentrées sont corrosives, donc c'est gants en latex obligatoires si vous ne voulez pas finir avec les doigts brûlés.

Et le verdict ? Hé bien le gars dit qu'il préfère son cola au vrai Coca, carrément ! D'ailleurs quand il a testé un Coca récemment pour comparer, il l'a trouvé, je cite "fade, genre glace au cola fondue". Moi j'suis plus Cherry Coke mais c'est compliqué d'en trouver du light, donc si je me lance là dedans, j'essayerai de bien doser en huile essentielle de cerise ^^.

Notez que Blinry n'est pas seul dans cette quête. Avant lui, il y a eu Cube Cola , OpenCola avant encore, et plus récemment un certain LabCoatz a utilisé carrément un spectromètre de masse pour décoder le profil de saveur. Bref, y'a tout un écosystème de gens qui essaient de percer le "secret" Coca-Cola depuis des décennies mais visiblement sans succès puisque tout ce que j'ai pu goûter en cola alternatif était vraiment pas ouf... Ça sent trop le médicament aux plantes en général.

Et comme Coca n'a jamais breveté sa formule parce qu'un brevet aurait tout révélé, le vrai produit qu'ils vendent, c'est surtout le mystère autour de la formule. Donc il suffit qu'un de ces bidouilleurs de soda perce le mystère et demain on aura du coca 100% similaire à l'original niveau goût, 100% sous licence libre ! Ce serait fou !

Bref, servez-vous, modifiez, et surtout partagez vos améliorations sur son Git. Et si vous trouvez la recette ultime, faites signe !

Source

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