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LibreSpeed - Le test de vitesse à auto-héberger

Par : Korben ✨
7 mai 2026 à 11:30

Speedtest.net c'est pratique, sauf que ça a été racheté par Accenture en 2026 et chaque test envoie votre IP, le nom de votre FAI et votre localisation à leurs serveurs...

Alors pourquoi ne pas adopter LibreSpeed , l'alternative open source que vous hébergez chez vous, et qui ne contient aucun tracker ??? L'outil est signé Federico Dossena, ça a été lancé en 2016 et c'est sous licence LGPL v3. Et ce que ça mesure c'est la vitesse du download, de l'upload, le ping, le jitter , et ça relève aussi l'adresse IP et le nom de votre FAI.

Côté déploiement, c'est du classique. Vous déposez les fichiers sur votre serveur, dont speedtest.js et speedtest_worker.js pour le frontend, vous configurez le backend via config.json, et hop c'est lancé. Un simple VPS ou n'importe quelle autre machine sur votre LAN fera l'affaire.

Et comme vous choisissez le serveur de test, y'a pas de saturation par d'autres utilisateurs, pas de route réseau bizarre vers un data center à l'autre bout de l'Europe et surtout, les résultats sont parfaitement reproductibles donc pour les "homelabers" (c'est comme ça qu'on dit ?) ou les équipes réseau, c'est assez chouette.

Il y a aussi le mode multi-serveur pour comparer des endpoints, le partage de résultats via lien unique, et un CLI librespeed avec ses flags --server et --host pour les fans du terminal. Des backends officiels en Go et Rust existent aussi sur le github de librespeed , signe que le projet est sérieux.

Et surtout, les résultats sont fiables, sauf si votre serveur plafonne à 20 Mbit/s et dans ce cas, vous mesurerez sa liaison et pas la vôtre. Ça coule de source, mais je tenais à le préciser quand même...

Voilà, l'interface est moche, en tout cas beaucoup plus que celle de Speed.cloudflare.com , par contre l'essentiel est là. Et surtout, les mesures restent chez vous plutôt que de partir ailleurs.

VidStudio - L'éditeur vidéo dans votre navigateur, sans upload

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 12:15

Un éditeur vidéo qui redimensionne, compresse et coupe vos clips... sans rien uploader nulle part, ça vous dit ???

Ça tombe bien puisque VidStudio fait tourner FFmpeg directement dans votre navigateur ! Vous allez sur vidstudio.app, vous déposez votre vidéo, et tout le traitement se fait ensuite côté client. Les fichiers ne quittent jamais votre machine, ce qui fait que niveau vie privée, ça nous change clairement des éditeurs cloud type Clipchamp ou Canva où une partie du traitement passe par leurs serveurs avec toutes les joyeusetés que ça implique côté données.

Sous le capot, le truc tient debout grâce à trois briques. Il y a WebCodecs qui s'occupe du décodage frame par frame pour la timeline, en utilisant les décodeurs hardware du navigateur quand ils sont dispos. FFmpeg compilé en WebAssembly prend ensuite le relais pour l'encodage final et les conversions de format. Et pour le rendu, c'est Pixi.js sur une canvas WebGL, avec un fallback logiciel quand la carte graphique ne suit pas.

Les projets sont sauvegardés dans IndexedDB, du coup vous pouvez fermer l'onglet et revenir plus tard, car tout est conservé et les traitements lourds tournent dans des Web Workers, ce qui évite de geler l'interface quand vous compressez un fichier de 2 Go déjà bien lourd.

Ensuite, côté outils, y'a de quoi faire avec un éditeur multi-piste avec source monitor et la possibilité de parcourir la vidéo à la frame près. Il y a également de quoi redimensionner pour YouTube ou TikTok, un mode batch pour convertir plusieurs vidéos d'un coup, un compresseur avec cible de taille exacte, un extracteur audio, un générateur de thumbnails et storyboards, et un système de watermarks avec positionnement et timing. Les sous-titres sont également gérés, avec possibilité de les incruster dans la vidéo ou de les sortir séparément.

Niveau problèmes que vous pourriez rencontrer avec cet outil, ce sera surtout à cause des codecs HEVC qui galèrent sur Firefox. De plus, les vidéos 10-bit ne passent pas toujours sur Windows, et certains WEBM avec des codecs audio exotiques refusent de charger. Bon après c'est pas grand chose de dramatique pour du contenu classique filmé avec un smartphone ou un appareil photo, mais si vous bossez avec du matos pro en 10-bit, allez plutôt voir ailleurs.

Après si vous aimez ce genre d'outils, dans la famille "traitement vidéo dans le navigateur", VidStudio rejoint Cutia qui mise sur l'open source, et MediaBunny qui propose une bibliothèque bas niveau pour les devs et dont je vous ai déjà parlé. Cependant, je préfère VidStudio qui se positionne plutôt sur du grand public, avec une interface qui ressemble à un vrai logiciel de montage.

Ça tourne d'ailleurs sur smartphone, ce qui est franchement impressionnant. Donc si vous avez juste une vidéo à retoucher vite fait sans passer par une usine à gaz type Adobe Premiere ou Final Cut, ça fera bien le job, et vos fichiers restent sagement au chaud chez vous !

Someone Made The E-Ink Kindle Smartphone That Amazon Refused To Make

Par : Sarang Sheth
8 avril 2026 à 21:30

Amazon has spent nearly two decades perfecting the Kindle, turning it into the default eReader for millions of people, and in all that time they’ve steadfastly refused to shrink it down to pocket size or open it up to the broader Android ecosystem. They had every opportunity to merge the best parts of their Kindle line with the form factor of a smartphone, creating a distraction-free reading and productivity device that could actually fit in your jeans pocket and run the apps you already use. Instead, they kept the Kindle locked into its walled garden, kept it at 6 inches or larger, and left a gaping hole in the market for anyone willing to build what they wouldn’t. DuRoBo took that opportunity and ran with it, launching the Krono, a 6.13-inch E Ink tablet running full Android 15 that costs $279.99 and does exactly what Amazon has spent years pretending nobody wants.

The Krono packs an E Ink Carta 1200 display at 300 PPI (matching the sharpness of a Kindle Paperwhite), an octa-core processor, 6GB of RAM, 128GB of storage, a 3,950 mAh battery, and a unique side-mounted Smart Dial that controls screen refresh, frontlight adjustment, voice recording, and web browsing through a single rotary knob. It weighs just 173 grams, measures 154 x 80 x 9 mm, and is available in black or white from DuRoBo’s site or Amazon US. The pitch is straightforward: it’s an eReader, a voice note-taker, a podcast player, and a music device all in one, built on an open platform that lets you install whatever reading app, productivity tool, or communication software you actually want to use. It launched in August 2025 and started shipping in September, quietly carving out space in the niche that BOOX’s Palma lineup has been dominating for the past year.

Designer: DuRoBo

Six gigs of RAM in an E Ink device is borderline excessive in the best possible way, especially when most eReaders ship with 2GB or less and struggle the moment you try to run anything beyond the stock reading app. The 128GB of storage means you can load an absurd library of ebooks, PDFs, audiobooks, and whatever else without ever worrying about running out of room. Running Android 15 (not some ancient fork, but the actual current OS) gives the Krono access to the full Play Store ecosystem, which is exactly what Amazon has been allergic to for years. You want Kindle, Libby, Moon+ Reader, Pocket, Instapaper, Obsidian, and Spotify all on one device? The Krono lets you do that. A Kindle will let you read Kindle books and maybe listen to Audible if you’re lucky. That’s the entire difference.

The Smart Dial highlights DuRoBo’s industrial design philosophy most clearly – instead of burying every interaction behind capacitive touch menus (which E Ink refresh rates make tedious), they mounted a physical rotary dial on the side of the device that you can press and rotate to trigger different actions depending on context. It’s a design choice borrowed more from cameras and audio gear than from tablets, and it gives the Krono a tactile, mechanical quality that most E Ink slabs completely lack. The back of the device features what DuRoBo calls the Axis, a strip housing six small breathing lights that glow softly on a schedule to gently nudge you back toward focused reading or work. It’s a wellness-adjacent UX detail that could easily feel gimmicky, but in the context of a device explicitly marketed as a “focus hub,” it at least makes thematic sense. The whole package is clearly designed to feel intentional and calm, a deliberate counterpoint to the dopamine-optimized chaos of a smartphone.

DuRoBo is positioning the Krono hard into the distraction-free productivity and mindfulness lane, framing it as the device you reach for when you want to read long-form content, capture ideas through voice notes, or listen to podcasts without getting dragged into Instagram or TikTok. The dual-tone frontlight (warm and cool adjustment) and the paper-like texture of the Carta 1200 display are meant to make extended reading sessions comfortable in a way that backlit screens never quite manage. The built-in speaker and Bluetooth support let it double as a surprisingly capable audio player for music, audiobooks, and podcasts, which gives it utility beyond just being a reading slab. The open Android platform means you can customize it to fit whatever workflow you actually need, whether that’s Notion for notes, Pocket for saved articles, or Spotify for background music while you write. Amazon would never build this, because opening the Kindle platform would undermine their entire content ecosystem lock-in strategy.

The Krono is available now for $279.99; with a fitted TPU case is sold separately, designed to accommodate both the Smart Dial and the Axis breathing lights without blocking either. At that price point, it’s competing directly with the BOOX Palma (which runs around $280 depending on configuration) and sits well above Amazon’s Kindle Paperwhite but below their Kindle Scribe. Whether the Smart Dial, the breathing lights, and DuRoBo’s focus-first branding are enough to justify choosing it over a Palma or just installing a launcher on a Kindle will depend entirely on how much you value that design identity over raw software polish.

The post Someone Made The E-Ink Kindle Smartphone That Amazon Refused To Make first appeared on Yanko Design.

Amazon Wishlist - Votre adresse livrée avec le cadeau

Par : Korben
26 février 2026 à 14:36

Amazon, fournisseur officiel de mauvaises idées en matière de vie privée depuis 1870 vient de nous pondre une nouvelle trouvaille !! À partir du 25 mars, si quelqu'un vous achète un cadeau via votre liste de souhaits Amazon, le vendeur tiers récupère votre adresse de livraison. Oui, votre VRAIE adresse !! Après en tant que français on a l'habitude que tous les escrocs de la planète aient nos infos persos . Mais rassurez-vous, Amazon a trouvé une solution ! Est-ce qu'il s'agit de corriger le problème ? Que nenni !! Ils nous recommandent simplement d'utiliser une boîte postale. Sympa !

Parce que jusqu'ici, quand un pote vous envoyait un truc depuis votre wishlist, le vendeur tiers voyait votre ville et votre région... c'est déjà pas top, mais bon. Sauf que maintenant, c'est l'adresse COMPLÈTE qui part chez le vendeur. Numéro, rue, code postal, la totale...

Et vous vous en doutez, ça touche en premier lieu les créateurs de contenu, les streamers, et tous les crevards qui ont une wishlist publique pour que leur communauté puisse leur offrir des trucs net d'impôts ^^.

Donc suffit qu'un harceleur crée un faux compte vendeur sur Amazon Marketplace (La vérification d'identité ? Minimale !), met un article à 3 euros, attend qu'un fan l'achète via la wishlist de sa cible... et hop, il a l'adresse complète récupérée. Pas besoin d'être un génie. Ou alors suffit d'attendre que le vendeur tiers laisse fuiter le fichier Excel dans lequel il stocke ses commandes... La vie est toujours pleine de surprises quand il s'agit de leaker des données perso.

EDIT : Merci à Matthieu qui m'a envoyé la preuve ! Amazon.fr vient d'envoyer un email à ses utilisateurs pour confirmer que ce changement arrive bien en France à compter du 25 mars 2026. L'option permettant de restreindre les achats auprès de vendeurs tiers pour les articles de vos listes sera supprimée. Donc c'est plus une hypothèse, c'est confirmé... faites le ménage dans vos wishlists MAINTENANT.

Et côté RGPD ?

En Europe, le RGPD impose que le partage de données personnelles repose sur une base légale. Consentement explicite, intérêt légitime, ou exécution d'un contrat et pas une case pré-cochée planquée dans les CGU.

Le problème, c'est qu'Amazon change les règles du jeu en cours de route, sans demander un consentement spécifique pour ce nouveau partage d'adresse avec des tiers. Et bien sûr, le moment venu, la CNIL pourrait avoir deux mots à dire là-dessus... après, on sait comment ça se passe, les amendes mettent des années à tomber. D'ailleurs, Amazon s'est déjà pris 746 millions d'euros par le Luxembourg en 2021 pour non-respect du RGPD mais visiblement, ça ne les a pas trop calmés.

Pour ceux qui s'intéressent à la suppression de leurs données perso en ligne , c'est le genre de truc qui fait grincer des dents.

Comment protéger votre adresse ?

Maintenant concrètement, voici ce que vous pouvez faire (ça ne marche pas à 100% mais c'est mieux que rien) :

Allez dans votre compte Amazon, section "Listes" puis "Gérer la liste". Vérifiez que votre wishlist est bien en mode "Privée" si vous ne voulez pas que n'importe qui la voie. Attention, le réglage par défaut c'est "Publique"... donc si vous n'avez jamais touché à ça, c'est probablement ouvert aux quatre vents.

Et si vous VOULEZ la garder publique (streamers, créateurs), utilisez une adresse qui n'est pas votre domicile. En France, une boîte postale La Poste coûte ~50 euros par an. Y'a aussi les Amazon Locker ou les points Mondial Relay... ce qui revient quand même à dire "débrouillez-vous", j'en ai bien conscience.

Le vrai problème

Le fond du problème, vous l'aurez compris, n'est pas technique. C'est qu'Amazon traite l'adresse de livraison comme une donnée de transaction banale alors que c'est une info sensible. Mais non, une adresse postale c'est pas un numéro de commande. Et surtout ça casse tout le principe d'anonymat des wishlists surtout quand la plateforme encourage les wishlists publiques depuis des années.

Bref, c'est confirmé pour la France au 25 mars, alors prenez les devants et prévenez votre influenceur préféré de faire le switch.

Source

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