Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.
C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".
Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.
Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !
En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.
Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.
Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.
Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.
L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les
SPA
... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.
Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo,
UxNote
pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et
disponible sur GitHub
.
Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.
Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.
Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.
Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...
Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée.
PrivacyTools.io
par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...
Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.
Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.
Pas mal non ?
D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.
Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.
Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !
Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à
Qwant qui galère un peu côté pertinence
, Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.
Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.
Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur
startpage.com
et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour
Firefox
et
Chrome
si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec
une extension qui gère vos cookies
.
Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.
Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du
Pineapple Pager
et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox.
Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.
L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace (
Source
)
Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.
MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.
Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.
Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !
⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...
J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de
monitoring
habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.
MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.
Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et
disponible sur GitHub
. Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...
Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !
Ce matin, en trainant sur GitHub (mon sport du dimanche, je sais c'est triste), je suis tombé sur un truc qui m'a intéressé et qui je pense vous sera utile (comme la plupart des trucs que je présente ici) surtout si vous êtes coincé derrière un pare-feu d'entreprise totalement paranoïaque. Ou encore si votre FAI s'amuse à brider certains protocoles. Ça peut arriver dans ces cas là, on se sent un peu comme un rat en cage, à chercher la moindre petite ouverture pour respirer un peu de notre liberté.
Cet outil, ça s'appelle Smtp-Tunnel-Proxy et le concept c'est de faire passer tout votre trafic pour de bêtes emails. Alors vous vous dites peut-être "Mouais, encore un tunnel qui va ramer comme pas possible", mais en creusant un peu, vous allez voir, c'est pas con.
En fait ce que fait ce petit script Python (ou binaire Go) c'est qu'il enveloppe vos paquets TCP dans une connexion qui ressemble à s'y méprendre à du trafic SMTP chiffré. En gros, le truc simule un handshake avec un serveur mail (comme Postfix), lance le chiffrement TLS 1.2+, et hop, une fois le tunnel établi, il balance la purée en binaire sans que le DPI (Deep Packet Inspection) puisse y voir quelque chose. Comme ça le firewall n'y comprend plus rien, le petit chou ^^.
C'est un peu comme un
tunnel SSH
en fait mais déguisé en serveur mail, ce qui le rend beaucoup plus discret. Parce que là où un tunnel SSH peut être repéré par sa signature un peu trop évidente, une connexion SMTP chiffrée, c'est ce qu'il y a de plus banal sur le net. Du coup, ça passe crèèèème.
Niveau fonctionnalités, x011 (le dev) a fait les choses bien. Le truc est multi-utilisateurs avec des secrets partagés pour l'auth, supporte le multiplexing (plusieurs connexions dans un seul tunnel), et gère même une whitelist d'IP pour éviter que n'importe qui ne squatte votre tunnel. C'est propre quoi.
L'installation côté serveur est simplifiée grâce notamment à un script tout fait que vous pouvez lancer sur n'importe quel petit VPS. Un petit curl et c'est réglé :
Et côté client, c'est encore plus simple car une fois votre utilisateur créé sur le serveur, vous récupérez un petit fichier zip contenant tout ce qu'il faut. Vous lancez le script start.bat ou start.sh, et boum, vous avez un proxy SOCKS5 local qui tourne sur 127.0.0.1:1080.
Il ne vous reste alors plus qu'à configurer votre navigateur ou vos applications pour passer par ce proxy SOCKS, et vous voilà libre comme l'air.
C'est dingue ce qu'on peut faire avec un peu d'ingéniosité, non ?
Attention quand même, ça reste du tunnel, donc ne faites pas de bêtises avec... A moins que le DPI en face analyse l'entropie de manière ultra poussée (ce qui est rare car coûteux en ressources), ça devrait tenir, mais ne vous croyez pas invisible pour autant. Pour
contourner de la censure
ou accéder à vos services hébergés à la maison depuis un wifi public bridé, c'est donc l'outil parfait. Si les mails passent, tout passe !
Le code est dispo sur
GitHub
pour ceux qui veulent. Perso je me garde ça sous le coude comme ça, ni vu ni connu j't'embouille sur ton wifi bridé nord coréen là ^^.
Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter.
Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.
Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.
Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.
Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec
Sentinel
. C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.
Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.
Bon, là rien à voir avec le magnétoscope de mémé qui clignote à 12:00 mais je suis quand même content de vous présenter
VHS
, un petit outil open source concocté par la team Charm dont je vous ai déjà parlé.
Y'a pas longtemps, je cherchais un moyen propre de faire une petit démo d'un projet perso et je ne sais pas si vous connaissez
Terminalizer
(j'en avais déjà parlé), mais là pour le coup, j'ai préféré l'approche de VHS parce qu'au lieu d'enregistrer votre terminal en "live" comme Terminalizer et de me faire stresser à chaque faute de frappe, ça me permet de scripter entièrement en amont ma démo.
En fait vous écrivez un fichier ".tape" avec vos instructions, et l'outil génère un rendu (GIF, MP4, WebM) nickel chrome. C'est donc le rêve de tous les perfectionnistes comme moi qui recommencent 15 fois la même capture parce qu'ils ont oublié un sudo ou qu'ils ont bafouillé sur le clavier.
Pour l'installer, comme d'hab :
brew install vhs
Après si vous passez par Docker, c'est possible aussi mais il vous faudra impérativement ttyd et ffmpeg installés sur votre machine pour que ça tourne.
Ensuite, voici à quoi ressemble un scénario en .tape :
Output demo.gif
Set FontSize 20
Set Width 1200
Type "echo 'Salut les amis !'"
Sleep 500ms
Enter
Sleep 2s
Et là, c'est magique, vous lancez la commande et c'est parti :
vhs demo.tape
Il lance alors un terminal invisible, tape les commandes pour vous, et enregistre le rendu. Hop, c'est dans la boîte mes petits Spielberg !
Mais ça ne s'arrête pas là puisqu’on peut aussi contrôler la vitesse de frappe pour donner un effet plus naturel, ou utiliser la commande "Wait" pour mettre le script en pause jusqu'à ce qu'une certaine chaîne de caractères apparaisse à l'écran. Genre pour ne pas couper la vidéo pendant un "npm install" qui dure trois plombes.
Et ce qui est top moumoute avec
VHS
, c'est que comme c'est du code, vous pouvez versionner vos démos sur Git. Mieux encore, vous pouvez les intégrer dans votre CI/CD avec GitHub Actions. Du coup, si votre CLI change, votre GIF de documentation se régénère automatiquement (à condition de configurer le commit du résultat, bien sûr). C'est ti pas beau ça ?
Comme ça s'en est fini des GIFs flous ou des screencasts qui pèsent une tonne. Avec VHS c'est propre, c'est net, et c'est maintenable !
Si vous êtes comme moi et que vous vivez dans Apple Notes parce que c'est fluide, synchronisé partout, et que ça marche sans qu'on ait à se poser de questions, cet outil va vous plaire.
Parce que oui, voilà, le jour où vous voulez bidouiller vos notes en ligne de commande, les exporter en Markdown, ou simplement éviter de vous retrouver coincé dans votre prison dorée Apple... Et bien c'est la galère. J'ai longtemps cherché une solution propre. Je me suis même dit à un moment que j'allais coder un script Python foireux pour scrapper la base SQLite locale, mais j'ai vite abandonné l'idée.
Pourquoi ? Parce que j'ai découvert
Stash
, un petit outil en ligne de commande qui fait le pont entre vos notes Apple et des fichiers Markdown.
Et le truc cool, c'est que ça marche dans les deux sens. Vous pouvez exporter vos notes Apple en Markdown (comme ici :
Exporter pour vos backups
), mais aussi éditer vos fichiers Markdown et renvoyer les changements directement dans Apple Notes. C'est une vrai synchro bidirectionnelle qui vous rend vraiment maître de vos données.
J'ai testé ça sur macOS Tahoe avec un dossier de notes en vrac. J'ai lancé le bousin, et ça m'a fait plaisir de voir mes fichiers .md popper proprement dans le terminal, prêts à être commités ensuite sur un GitHub ou édités dans VS Code.
Et là, magie !! Vos modifs se retrouvent dans l'app Notes, synchronisées sur tous vos appareils Apple (iPhone, iPad, Mac). C'est dommage que ça soit pas natif ce truc.
Stash c'est chouette (Oula pas facile à prononcer vite celle là) parce qu'il utilise du YAML front-matter pour lier chaque fichier Markdown à une note Apple spécifique (via un ID unique). Quand vous faites stash push, le contenu du fichier écrase la note. Quand vous faites stash pull, la note écrase le fichier.
Attention toutefois car c'est là que ça se corse... Stash écrase sans pitié !! Si vous modifiez votre note sur l'iPhone ET votre fichier Markdown en même temps, c'est le dernier qui parle qui a raison. Y'a pas de fusion intelligente à la Git, donc gaffe aux conflits. C'est un peu brut de décoffrage, mais au moins c'est clair et prévisible.
Bref, pour ceux qui veulent scripter leurs notes, automatiser des backups, ou simplement bosser en Markdown avec leur éditeur préféré, c'est le chaînon manquant. J'avais testé Obsidian et Joplin par le passé, mais la synchro iCloud ou WebDAV m'avait saoulé. Là, c'est le bon compromis avec l'interface Apple pour la saisie, le Markdown pour le stockage long terme.
Ça y est les amis, NVIDIA a enfin lâché son client
GeForce Now
natif pour Linux ! Après des années à bidouiller avec des solutions non officielles ou à passer par le navigateur (beurk ^^), on a ENFIN droit à une vraie app qui tourne en natif.
Pour ceux qui débarquent, GeForce Now c'est donc le service de cloud gaming de NVIDIA. En gros, vous jouez à vos jeux sur des serveurs surpuissants équipés de RTX 5080, et le flux vidéo est streamé sur votre machine. Du coup, même si votre PC date de Mathusalem, vous pouvez faire tourner Cyberpunk 2077 en Ultra comme si de rien n'était.
Après y'a quand même un truc important à piger c'est que vos jeux, faut les acheter à côté. GeForce Now ne vend rien, il se connecte à vos bibliothèques Steam, Epic Games Store, Ubisoft Connect et compagnie. Ainsi, si vous possédez déjà des jeux sur ces plateformes, vous les retrouvez directement dans l'interface. Par contre, tous les jeux ne sont pas compatibles, mais il y a un catalogue d'environ 2000 titres supportés.
Ce qu'il vous faut
Côté config, c'est pas trop exigeant vu que c'est votre connexion internet qui fait le gros du boulot :
Ubuntu 24.04 LTS (officiellement supporté, mais ça tourne aussi sur d'autres distros via Flatpak)
Un GPU compatible Vulkan Video pour le décodage H.264/H.265 (GeForce série 10 minimum, ou Intel/AMD récent)
Une connexion internet correcte : 15 Mbps pour du 720p, 25 Mbps pour du 1080p, et 65 Mbps si vous voulez taper dans le 5K à 120 fps
Latence réseau inférieure à 80ms (privilégiez l'Ethernet ou le WiFi 5 GHz)
Comment installer le bazar
L'installation est carrément simple puisque NVIDIA distribue l'app via Flatpak, donc c'est universel. La première méthode qui est à mon sens la plus rapide c'est que vous téléchargiez le fichier .bin depuis le
site officiel
. Ensuite vous le rendez exécutable et vous le lancez :
Gratuit : sessions d'une heure max, qualité standard 1080p/60fps, et vous aurez des pubs. C'est suffisant pour tester le service.
Performance à 10,99€/mois : là ça devient intéressant. Sessions de 6 heures, qualité jusqu'à 1440p/60fps avec le ray tracing activé, et plus de pubs. C'est le sweet spot pour la plupart des joueurs.
Ultimate à 21,99€/mois : le Graal. Vous jouez sur des serveurs équipés de RTX 5080, avec du DLSS 4, jusqu'à 5K à 120 fps ou 1080p à 360 fps si vous avez un écran gaming qui suit. Sessions de 8 heures.
Petit détail qui peut piquer, depuis janvier 2026, y'a un cap de 100 heures de jeu par mois sur les abos payants. Si vous dépassez, c'est 2,99€ (Performance) ou 5,99€ (Ultimate) par tranche de 15 heures supplémentaires. Bon, 100 heures par mois ça fait quand même 3h20 par jour... sauf si vous faites des sessions marathon le week-end, ça devrait aller.
En tout cas, avoir le DLSS 4 et le ray tracing natifs sur Linux via le cloud, c'est quand même un sacré pas en avant. D'ailleurs, ça tombe bien au moment où
90% des jeux Windows tournent maintenant sur Linux
grâce à Proton... Entre le cloud gaming et la compatibilité native, y'a jamais eu de meilleur moment dans l'histoire de l'Humanité pour lâcher Windows si vous êtes un gamer ^^.
Dépannage rapide
Si l'installation plante avec « Flatpak not found », installez d'abord Flatpak via votre gestionnaire de paquets (sudo apt install flatpak sur Ubuntu).
Si vous avez des saccades, vérifiez que votre GPU supporte bien Vulkan Video. Sur les cartes NVIDIA, passez sur une session X11 plutôt que Wayland... sauf si vous avez une RTX série 30 ou plus récente, là ça devrait passer.
Pour les problèmes de latence, branchez-vous en Ethernet si possible. Le WiFi 5 GHz ça passe, mais attention au 2.4 GHz qui ajoute un sacré jitter.
Bref, si vous voulez jouer à des jeux AAA sur Linux sans vous prendre la tête avec Wine ou Proton,
GeForce Now
est maintenant une option carrément viable.
La souveraineté numérique n’est plus seulement un débat européen ou français : c’est devenu un sujet mondial. Du Canada à l’Union européenne, en passant par les États‑Unis, la Chine, l’Inde ou encore l’Afrique, chaque région tente aujourd’hui de reprendre le contrôle de ses données, de ses infrastructures et de ses technologies. Dans un monde où données, infrastructures et technologies façonnent nos décisions, nos économies et même nos démocraties, une question centrale émerge :
Comment chaque pays peut-il conserver son autonomie numérique face aux géants technologiques ?
Qu’est‑ce que la souveraineté numérique ?
La souveraineté numérique désigne la capacité d’un État, d’une organisation ou d’un citoyen à garder le contrôle sur ses données, ses infrastructures technologiques et ses usages numériques. En d’autres mots : savoir où, comment et sous quelle juridiction nos données et nos outils sont exploités.
Le concept apparaît à la fin des années 1990 et se précise au fil des années face à la domination grandissante des géants technologiques mondiaux. Aujourd’hui, il englobe :
la maîtrise des données
l’indépendance vis‑à‑vis des plateformes étrangères
Les trois piliers universels de la souveraineté numérique
La maîtrise des données
Peu importe le pays, la question centrale est : où sont stockées les données et qui y a accès ?
Pour le Canada, cela inclut par exemple la protection des données citoyennes à travers des initiatives comme les solutions CIRA DNS Firewall, qui encouragent à privilégier des technologies développées au pays pour améliorer la souveraineté et la cybersécurité.
Pour l’Europe, le RGPD reste une référence mondiale pour assurer une protection élevée des données personnelles.
Note : Le RGPD ne couvre pas les données industrielles. Ces dernières relèvent d’autres cadres juridiques et réglementaires.
Données personnelles, données de santé, données industrielles… Elles représentent un nouveau pouvoir économique et politique. Assurer la souveraineté numérique, c’est :
savoir où les données sont stockées,
décider qui peut y accéder,
s’assurer qu’elles sont protégées par des lois adaptées (ex. RGPD, Loi25).
Le contrôle des infrastructures
Cela comprend les :
data centers,
clouds,
câbles sous-marins,
satellites,
serveurs et réseaux.
Les collectivités françaises peuvent utiliser des clouds certifiés SecNumCloud, qui garantissent un haut niveau de sécurité et de conformité, mais pas une souveraineté garantie. En effet, comme l’a rappelé le directeur de l’ANSSI, SecNumCloud ne protège pas contre toutes les formes d’extraterritorialité, notamment si le fournisseur reste soumis à un droit étranger.
Il s’agit de limiter les dépendances critiques, notamment en :
utilisant des technologies locales ou open source,
diversifiant les fournisseurs,
renforçant les capacités nationales d’innovation,
évitant les situations où un acteur étranger pourrait couper l’accès à un service essentiel.
Tour du monde des stratégies de souveraineté numérique
Canada : priorité à la protection des données
Le Canada adopte une approche pragmatique axée sur :
l’hébergement local des données,
le renforcement de la cybersécurité,
l’adoption de solutions “made in Canada” pour les organisations publiques et privées.
CIRA, par exemple, encourage les organisations à donner la priorité à la souveraineté des données afin de renforcer la sécurité et la résilience face aux cybermenaces.
Plusieurs États membres abandonnent progressivement des outils américains (Teams, Zoom) au profit de solutions souveraines développées en interne ou en Europe. En France, la migration vers Visio, une plateforme souveraine hébergée localement, illustre ce virage massif.
États‑Unis : la puissance technologique comme souveraineté
La souveraineté numérique américaine repose sur :
la domination du cloud mondial (AWS, Azure, Google Cloud),
le contrôle des plateformes (Meta, Google, X…),
les lois extraterritoriales comme le Cloud Act, qui obligent les entreprises américaines à fournir des données même si elles sont stockées à l’étranger.
Le contrôle des câbles sous-marins, dont les GAFAM détiennent plus de 70 %
Les lois extraterritoriales, notamment le Cloud Act (réquisition judiciaire encadrée pour enquêtes criminelles), Section 702 du FISA (surveillance électronique secrète par la NSA), Executive Order 12333 (collecte de renseignement en dehors du territoire américain).
Note : Le FISA est généralement considéré plus intrusif que le Cloud Act, car il relève du renseignement, pas d’une procédure judiciaire.
Paradoxalement, cette souveraineté américaine devient un enjeu de dépendance pour les autres pays.
Chine : souveraineté totale et contrôle strict
La Chine applique l’une des approches les plus radicales :
Internet national contrôlé (Great Firewall),
plateformes chinoises (WeChat, Alibaba, Tencent),
cloud souverain,
hébergement obligatoire des données en Chine.
Son modèle repose sur une souveraineté numérique autoritaire et centralisée, profondément différente de l’approche européenne.
Pourquoi la souveraineté numérique est devenue un enjeu mondial ?
Plusieurs facteurs contribuent à placer la souveraineté numérique au cœur des débats :
La domination des géants du numérique
Les GAFAM (Google, Amazon, Microsoft, Apple, Meta) et leurs équivalents chinois (BATX) contrôlent une part massive des données mondiales. Ils influencent les communications, l’innovation, les flux d’information et même certaines décisions politiques.
La montée des tensions géopolitiques
Sanctions extraterritoriales, menaces de coupures de services, “kill switches”, espionnage numérique… L’Europe, Le Canada, et bien d’autres, fortement dépendants des clouds et technologies américains, se retrouvent en posture fragile.
L’explosion des cyberattaques
Les infrastructures critiques (santé, énergie, transport, collectivités) sont devenues des cibles. Sans maîtrise des systèmes, impossible d’assurer continuité, résilience ou protection.
IA et données sensibles
L’IA dépend fortement du contrôle des données et du calcul, deux ressources stratégiques.
Ce que cela implique pour les entreprises
Peu importe le pays, les entreprises doivent :
choisir des clouds alignés avec leurs lois nationales (ex : RGPD en Europe) ;
renforcer la cybersécurité ;
éviter la dépendance totale à un seul fournisseur étranger ;
privilégier les solutions souveraines ou open source ;
connaître les réglementations transfrontalières qui s’appliquent.
Un enjeu mondial, une responsabilité partagée
La souveraineté numérique est devenue un impératif planétaire. Chaque région du monde, selon ses valeurs et ses besoins, tente aujourd’hui de trouver le juste équilibre entre :
sécurité,
indépendance,
innovation,
ouverture internationale.
Qu’il s’agisse de l’Europe, de la France, des États‑Unis, de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique ou du Canada, tous convergent vers un même constat :
Aucun pays ne peut dépendre entièrement de technologies qu’il ne contrôle pas.
La souveraineté numérique n’est donc pas une option :
c’est une condition essentielle pour l’avenir démocratique, économique et technologique du monde.
Vous avez un logiciel qui cause un peu trop avec Internet alors qu'il n'a rien à y faire ? Ou un petit utilitaire qui balance de la télémétrie dans votre dos sans vous demander votre avis ? Ou peut-être juste une application que vous voulez forcer en mode hors-ligne sans pour autant couper tout votre réseau ?
C'est LA situation classique où pour leur couper la chique, on finit par se battre avec les menus obscurs du pare-feu Windows. Sauf que maintenant, y'a un petit outil CLI qui fait exactement ça en une seconde : ProcNetBlocker.
C'est un utilitaire Windows en ligne de commande qui permet de bloquer l'accès réseau de n'importe quel processus comme ça pas besoin de créer des règles à rallonge. Vous tapez une commande, et hop, le processus est instantanément coupé du monde extérieur. C'est idéal pour blinder sa
vie privée face au tracking
incessant de certains éditeurs.
L'outil est super flexible puisqu'il propose deux approches. La première, c'est de cibler un processus par son PID (l'identifiant de processus). C'est parfait pour agir dans l'urgence sur un truc qui tourne déjà. La seconde, c'est de bloquer par le chemin de l'exécutable. Là, c'est plus radical puisque l'outil crée une règle persistante qui s'appliquera à chaque fois que vous lancerez cette application précise.
Le truc est portable (un petit ZIP de 7,5 Mo), et faut juste avoir les droits administrateur (logique, puisqu'on touche au pare-feu) et s'assurer que le service du pare-feu Windows est bien en cours d'exécution. Si vous utilisez déjà des solutions comme
CrowdSec
pour sécuriser vos serveurs, ProcNetBlocker sera un excellent complément pour vos postes de travail.
Une fois le ZIP récupéré sur le site d'AutoClose, voici les commandes magiques à connaître :
1. Bloquer un processus par son PID
Si vous connaissez l'ID du processus (via le gestionnaire des tâches ou un petit tasklist) :
Le projet supporte Windows 7, 8, 10 et 11 (ainsi que les versions Server en 64 bits) et c'est un must-have pour ceux qui aiment garder le contrôle sur ce qui sort de leur ordi !
Si vous avez la sensation que votre Windows 11 est devenu une espèce de panneau publicitaire géant bourré d'IA dont vous ne voulez pas, j'ai ce qu'il vous faut !!
Satya Nadella (le patron de Microsoft) a récemment parlé de "Slop" (ça veut dire bouillie) à propos de l'IA générative dans un billet de blog, mais ironiquement, c'est exactement ce que beaucoup reprochent à son OS aujourd'hui. A savoir que c'est devenu une accumulation de fonctionnalités imposées...
Sauf que voilà, pour nous, ça reste du gras qui peut ralentir certaines machines et polluer l'expérience. J'ai d'ailleurs passé pas mal de temps aujourd'hui sur un PC Windows 11 à essayer de virer manuellement des soft inutiles... Une tannée.
Hé bien, notre ami builtbybel (le créateur du génial
FlyOOBE
) est de retour avec un nouvel outil baptisé Winslop.
L'objectif c'est de passer le Karcher sur la façade de votre OS pour virer tout ce qui ne sert à rien. En fait c'est un fork de son ancien projet CrapFixer, mais remis au goût du jour pour s'occuper spécifiquement des nouveautés un peu trop envahissantes de Redmond.
Concrètement, Winslop s'attaque à quatre types de "Slop" (et c'est un sacré paquet de trucs) :
AI Slop : Les éléments liés à l'IA générative et Copilot qui s'imposent un peu partout.
Feature Slop : Les fonctionnalités système souvent jugées superflues.
UX/Design Slop : Les choix d'interface discutables qui complexifient la navigation.
Corporate Slop : Les applications préinstallées et les "suggestions" (les pubs quoi).
Ce que je trouve top avec cet outil, c'est qu'il n'y a pas de magie. Vous récupérez l'archive sur GitHub (c'est une app portable), vous dézippez, vous lancez l'exécutable (en tant qu'administrateur pour que tout fonctionne), il scanne votre système, et il vous propose une liste de trucs à virer. Hop, vous cochez, vous appliquez, et c'est réglé.
Et là, vous me dites "Ouiiii mais euuuh si ça casse tout ?". Hé bien sachez les chers amis, Winslop met un point d'honneur à la réversibilité ! Donc normalement y'aura pas de soucis, mais je préfère être clair avec vous... Quand on touche aux entrailles de Windows, même Dieu ne peut pas savoir ce qui va arriver.
Donc, comme je le pête et le répète jamais assez, faites une sauvegarde ou un point de restauration avant de toucher à quoi que ce soit. On n'est jamais à l'abri d'un clic malheureux ou d'une mise à jour Windows qui n'aime pas qu'on lui grattouille les fichiers système. J'ai déjà eu le tour avec un script PowerShell obscur que j'avais lancé en mode yolo, et croyez-moi, je m'en suis mordu les doigts.
Voilà, donc à tous ceux qui se demandent comment supprimer les bloatwares sur Windows 11 sans y passer l'après-midi, Winslop est une solution géniale pour faire le ménage. Ça redonnera un peu d'air à votre ordi.
Windows 11 c'est un peu comme ce cousin relou qui s'incruste à tous les repas de famille avec ses nouvelles idées géniales qui ne marcheront jamais.
Entre Recall qui capture tout ce qui passe à l'écran (avec les polémiques qu'on connaît...), les "recommandations" publicitaires qui s'invitent dans le menu Démarrer et les mises à jour qui font parfois des siennes, la coupe est pleine pour les utilisateurs de Windows !
Du coup, comme tout le monde est en train de se barrer, ceux qui ont du budget vers Apple et ceux qui en ont moins, vers Linux, Microsoft semble enfin avoir une petite prise de conscience. Ah bah c'est pas trop tôt les copains… 😉
Hé oui, l'OS de Microsoft se traîne une réputation un peu moche depuis son lancement. J'ai même vu des tests, certes un peu biaisés sur du vieux matos genre ThinkPad X220 avec un vieux HDD pourri, montrer des performances moins bonnes par rapport à ce bon vieux Windows XP, sans parler d'une interface inconsistante et des exigences matérielles qui ont laissé un sacré paquet de machines sur le carreau.
Bref, c'est pas la joie.
Mais heureusement, Pavan Davuluri le président de Windows et du hardware chez M$, a décidé de siffler la fin de la récré. Pour cette année 2026, Redmond lance une grande opération baptisée "swarming" (un essaimage en gros) pour s'attaquer frontalement aux bugs les plus relous.
L'idée, c'est de redonner un peu de lustre à la bête et surtout de reconstruire cette confiance qui s'est évaporée plus vite qu'une cartouche de clopes dans un festival punk.
Microsoft veut donc se concentrer sur la performance brute, la fiabilité de l'interface et arrêter de nous gonfler avec des trucs dont personne ne veut. Pour ceux qui se demandent quels sont les principaux problèmes de Windows 11, la liste est longue : plantages de l'explorateur, barre des tâches capricieuse, ou encore les récents soucis de boot après la mise à jour de janvier 2026 sur certains systèmes.
Perso, je trouve ça un peu culotté de nous promettre la lune maintenant que le mal est fait et que tout le monde ou presque se soit vu migrer de force. D'ailleurs, si vous hésitez encore, sachez que le support officiel de Windows 10 s'est terminé le 14 octobre 2025 et que si vous y êtes encore,
le support étendu (ESU)
est la seule bouée de sauvetage officielle que vous avez.
Côté pratique, si vous voulez aider Microsoft à ne pas (trop) se louper, le meilleur moyen reste de passer par le Feedback Hub (Win + F) pour remonter chaque bug que vous croiserez. Et surtout, avant de laisser l'OS se mettre à jour tout seul, assurez-vous d'avoir une sauvegarde de vos fichiers importants sur un disque externe ou un NAS.
Voilà, moi maintenant, j'attends de voir si le tir est vraiment rectifié parce que bon, entre les promesses sur le gaming (DirectStorage, tout ça) et la réalité des perfs, y'a souvent un gouffre. Sans oublier les effets de bord cata à chaque patch... Argh... !
Je leur souhaite le meilleur avec ce "swarming" et en attendant, gardez un œil sur vos mises à jour et croisez les doigts pour que votre PC reste en forme.
Mauvaise nouvelle pour les amateurs de lecture japonaises qui avaient leurs petites habitudes sur Bato.to. Le site, véritable institution du scantrad manga, a été mis hors ligne et cette fois, c'est pas une simple maintenance qui a mal tourné ou un serveur qui a pris feu (quoi que, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense ^^).
Non, c'est la CODA (Content Overseas Distribution Association), c'est à dire l'organisme japonais de lutte contre le piratage, qui en collaboration avec les autorités chinoises, ont fait arrêter l'opérateur du site fin novembre. Le gars a admis opérer non seulement Bato.to mais aussi une soixantaine de sites liés comme xbato.com ou mangapark.io.
Honnêtement, impossible de se connecter ce matin, c'est le désert total. Apparemment, la base de données a été saisie et les serveurs sont aux fraises.
Du coup, c'est tout un empire qui s'effondre. Pour vous donner une idée de l'ampleur du truc, Bato.to c'était 350 millions de visites cumulées sur l'ensemble du réseau rien que pour le mois de mai 2025. Et niveau thunes, ça brassait pas mal puisque les revenus publicitaires montaient jusqu'à 400 000 yuans par mois lors des pics d'audience, soit environ 57 000 dollars. Ça commence à faire une belle somme pour de la scanlation illégale, surtout quand on sait que la plupart des traducteurs font ça pour la gloire (ou pour le kiff).
Perso, je trouve ça super moche de voir disparaître des archives communautaires aussi énormes parce que même si c'était pas "légal" c'était quand même un peu le temple du scan manga où l'on trouvait des pépites introuvables ailleurs, même si la qualité variait selon les équipes. Mais bon, faut pas se leurrer, quand y'a autant d'oseille en jeu, c'était inévitable...
Si vous êtes en manque de lecture, sachez que l'offre légale a quand même méga bougé. Avant c'était la galère absolue, mais maintenant on a des trucs comme
Manga Plus
(qui appartient à la
Shueisha
, donc c'est la source directe) ou
Mangas.io
. C'est quand même plus propre pour soutenir les mangakas qui triment sur leurs planches, sauf si vous lisez des trucs hyper obscurs qui n'arriveront jamais chez nous, là c'est plus compliqué...
D'ailleurs, pour ceux qui galèrent avec les chapitres qui sortent uniquement en japonais, y'a des outils incroyables maintenant. J'avais testé
Manga Net sur Android
et plus récemment
Koharu, un traducteur de mangas par IA
codé en Rust et franchement, ça automatise une grande partie du boulot de nettoyage et de trad. C'est peut-être ça l'avenir du scantrad finalement... des outils persos pour lire ce qu'on veut localement sans dépendre de gros sites qui finissent par se faire chopper.
Bref, une page se tourne. L'opérateur a été libéré sous caution en attendant la suite de la procédure, mais ne comptez pas trop sur un retour du site de sitôt. Va falloir trouver une autre crémerie ou, folie suprême, commencer à acheter vos tomes préférés.
Vous avez déjà ressenti cette frustration monumentale de vouloir lancer un JRPG obscur sorti uniquement au Japon, ou de tomber sur un stream coréen de Starcraft sans comprendre un traître mot de ce qui se raconte ?
Moi non ^^, mais j'imagine que quand on est passionné de gaming, c'est le genre de barrière linguistique qui peut vite briser une hype, voire une vie. Heureusement, y’a un petit outil open source qui vient de débarquer sur Windows et qui va vous la changer (la vie...) : GameCap.
Contrairement à d'autres outils qui essaient de lire le texte à l'écran (souvent avec des résultats foireux), GameCap s'attaque directement au son de votre PC. En gros, il utilise le mécanisme de WASAPI loopback pour capturer l'audio de votre système en temps réel. Ce flux sonore est ensuite envoyé vers l'API de Deepgram qui s'occupe de la transcription (transformer la voix en texte) avant de passer par les moulinettes de Google Translate pour la traduction finale.
Comme le traitement se fait via des API cloud, notez que vos flux audio partent faire un petit tour sur les serveurs de Deepgram. C'est pas cool mais c'est le prix à payer pour avoir une transcription de haute volée avec une latence quasi imperceptible. Le résultat s'affiche ensuite dans un overlay personnalisable (police, taille, position) que vous pouvez caler n'importe où sur votre écran pour ne pas gêner l'interface de votre jeu ou de votre vidéo. C'est un peu dans la même veine que ce que propose
Buzz
, mais optimisé pour l'affichage en surimpression pendant que vous jouez.
Côté langues, c'est plutôt la fête puisqu'il y a plus de 30 langues supportées, dont les indispensables japonais, coréen et chinois. Et le truc cool, c'est que ça ne se limite pas aux jeux. Que vous soyez sur YouTube, Twitch, VLC ou même en plein call Zoom, GameCap peut vous générer des sous-titres traduits pour n'importe quelle source sonore qui sort de vos enceintes.
Pour l'installer, c'est un projet Python, donc rien de bien méchant. Il vous faudra Python 3.8 ou plus sur votre bécane. Commencez par cloner le repo GitHub de VicPitic, installez les dépendances avec un classique pip install -r requirements.txt et lancez le launcher.
Il faudra aussi vous créer un compte gratuit sur Deepgram pour récupérer une clé API, sinon l'outil restera muet.
Une fois configuré, vous pouvez même utiliser le launcher pour détecter automatiquement vos jeux Steam et les lancer directement avec l'overlay activé. C'est top pour ceux qui aiment déjà bidouiller leurs jeux, comme avec le
SN Operator
pour lire ses propres cartouches. Et si les sous-titres vous saoulent à un moment, un petit raccourci Ctrl+Shift+S et hop, ils disparaissent.
Voilà, pour du contenu interactif ou pour enfin profiter de ces pépites japonaises jamais traduites, c'est un sacré bel outil. Et en plus c'est gratuit !
Vous vous souvenez peut-être de Figure 01 qui nous avait tous bluffés l'année dernière en se faisant couler un petit café (qui a dit "dans sa couche ??) ?
Hé bien, la startup Figure AI ne chôme pas (contrairement à nous le vendredi matin) puisqu'elle vient de dévoiler son Helix 02, la nouvelle version de son cerveau numérique.
Et là, accrochez-vous bien parce qu'on passe un cap ! En effet, ce robot est désormais capable de vider un lave-vaisselle de manière totalement autonome.
Alors je sais ce que vous vous dites : "Super, un truc à 150 000 balles pour faire ce que mon ado refuse de faire gratuitement". Sauf que la prouesse technique derrière est assez dingue. Jusqu'à présent, les robots humanoïdes, notamment ceux de Boston Dynamics (le fameux Atlas), fonctionnaient beaucoup sur de la "théorie du contrôle". En gros, des maths complexes pour garder l'équilibre, et du code impératif pour dire "lève le bras de 30 degrés". C'est hyper précis, mais c'est lourd à coder et ça manque de souplesse.
Là, Figure a tout misé sur une approche pixels-to-action de type "End-to-End". C'est ce qu'ils appellent le System 0.
En gros, ils ont viré un peu moins de 110 000 lignes de code C++ (le langage bien verbeux qu'on adore détester) pour les remplacer par un modèle d'IA unifié. Le robot "regarde" avec ses caméras et le réseau de neurones décide directement des mouvements. Et c'est comme ça que d'un coup, le robot gère tout : l'équilibre, la manipulation des objets glissants, et même la correction de ses propres erreurs en temps réel.
C'est un peu comme si votre Roomba avait soudainement appris à faire du parkour tout en tenant un plateau de verres en cristal.
Bon, vous vous en doutez, le marketing ne nous dévoile pas tout car il y a un petit piège derrière cette innovation. En fait cette approche "tout IA" a aussi des limites car si le modèle hallucine un mouvement, le robot peut très bien décider de lancer votre assiette en porcelaine de Limoges à travers la pièce. C'est donc pour ça qu'ils gardent quand même des garde-fous (System 1 et System 2) pour la planification à long terme. Mais c'est pas encore demain que je laisserai ce machin seul avec mon chat, sauf si je veux le transformer en frisbee ^^.
D'ailleurs, si vous suivez un peu l'actu des
robots humanoïdes
, vous savez que la concurrence est rude notamment avec l'
Optimus de Tesla
. Mais perso, je trouve que Figure a carrément une longueur d'avance sur la fluidité "humaine", là où Optimus fait encore un peu "mec bourré qui essaie de marcher droit". J'adorerai avoir un kit de dev pour jouer avec ce truc, mais vu le prix, je vais plutôt me rabattre sur Raspberry Pi... on fait avec ce qu'on a !
Et pour nous les bidouilleurs dans tout ça ?
Hé bien si vous n'avez pas 150 000 $ sous le matelas, sachez qu'il existe des projets open-source comme le ToddlerBot (un petit robot à environ 250$ imprimable en 3D) qui permettent de s'initier à la robotique bipède sans vendre un rein. C'est moins classe que Helix, mais au moins, si ça tombe, ça casse juste du PLA. Un coup de colle et c'est reparti !
Bref, on n'est pas encore au stade où il viendra vous border le soir, mais pour ce qui est des corvées ménagères, ça sent bon la fin de l'esclavage humain (pour le remplacer par celui des machines, mais chut, faut pas leur dire).
Vous avez sûrement déjà eu ce moment de solitude où vous devez filer le mot de passe du WiFi, de Netflix ou d'un compte commun à un pote. Et là, comme un mec bourré qui recontacte son ex après une soirée déprimante, vous finissez par l'envoyer par SMS ou l'écrire sur un bout de papier qui finira à la poubelle.
C'est le genre de truc qui rend dingue niveau sécurité, mais bon, dans la vraie vie on le fait tous !
Au début, je cherchais donc juste un moyen simple de faire ça proprement, et je suis tombé sur ShareMyLogin. C'est un petit outil open source très bien pensé qui permet de partager des identifiants (ou n'importe quel secret) via un lien unique, en chiffrant tout directement dans votre navigateur (Chrome, Firefox, peu importe).
Le principe vous le connaissez, c'est du Zero Knowledge. Du coup, comme le chiffrement se fait localement avant l'envoi, le serveur ne reçoit techniquement que des données illisibles. C'est dans l'esprit de ce que proposent des services comme Bitwarden Send ou
LockTransfer pour les pros
, mais ici sous forme d'un petit outil dédié et gratuit.
Côté technique, on retrouve donc bien de l'AES-256-GCM pour le chiffrement et du PBKDF2 (avec 250 000 itérations) pour la dérivation de clé. Concrètement, vous tapez votre secret, l'outil génère un lien, et hop, vous filez ce lien à votre destinataire.
Ce qui est cool, c'est que le code est disponible sur
GitHub
. Je vous invite d'ailleurs à aller jeter un oeil à encrypt.ts et decrypt.ts qui montrent bien que la crypto est gérée côté client. Après, si vous utilisez la version hébergée, vous devrez faire confiance à l'administrateur pour qu'il ne modifie pas le code à la volée. Mais si vous hébergez votre propre instance, ce qui est franchement conseillé si vous êtes à cheval sur la sécu, c'est top !
Bien sûr pour le partage de mots de passe critiques au quotidien, je vous recommande d'utiliser les fonctions de partage de votre gestionnaire de mots de passe habituel. Mais pour un dépannage ponctuel, genre filer le code du digicode à un livreur ou un accès temporaire, ShareMyLogin fera très bien le job.
Le projet propose aussi une API si vous voulez intégrer ça dans vos propres moulinettes.
Ce matin, je cherchais un moyen simple de tester des webhooks en local sans passer par
ce bon vieux Ngrok
qui est devenu un peu relou avec ses limites en version gratuite. J'ai d'abord pensé à monter mon propre serveur VPN (coucou Tailscale), mais franchement flemme.
Et puis tout à fait par hasard (aaah les joies de la sérendipité) je suis tombé sur cet outil qui devrait vous plaire, surtout si vous développez des applis qui doivent recevoir des notifications HTTP (GitHub, Stripe, Slack...). Ben oui vous connaissez la galère... votre serveur de dev est sur "localhost", donc inaccessible depuis l'extérieur, du coup, impossible de recevoir ces fameux webhooks sans ouvrir votre routeur ou utiliser un tunnel.
Grâce à cet outil, au lieu de multiplier les intermédiaires, vous déployez votre propre tunnel... directement sur l'infrastructure de Cloudflare. Et le meilleur c'est que ça tourne généralement très bien sur leur offre gratuite (dans la limite des quotas Workers évidemment, donc attention si vous bourrinez comme un fifou).
L'outil utilise un Cloudflare Worker couplé à un Durable Object (une sorte de mini-serveur d'état). Le Worker reçoit alors les requêtes publiques sur une URL en HTTPS (genre "truc.workers.dev") et les transmet via une WebSocket à un petit client Node.js qui tourne sur votre machine. Et hop, le trafic arrive sur votre port local.
Perso, je trouve ça brillant car même si le trafic passe techniquement par Cloudflare (puisque c'est leur infra), vous gardez la main sur le code qui s'exécute et vous évitez d'envoyer vos données à un service tiers supplémentaire dont vous ignorez tout.
Pour l'installer, ne plus c'est hyper fastoche. Il vous faut juste un compte Cloudflare et Node.js. J'ai testé l'install en moins de 5 minutes, vous clonez le dépôt, vous installez les dépendances et vous lancez le déploiement (qui vous demandera de vous authentifier) :
Une fois déployé, le script vous donne une URL et il ne vous reste plus alors qu'à lancer le client local en lui disant où taper (par exemple votre port 3000) et le tour est joué !! Vous pouvez même gérer plusieurs tunnels en parallèle si vous bossez sur plusieurs projets, chaque tunnel ayant son ID unique.
Attention quand même, c'est conçu pour du développement hein, pas pour streamer de la 4K. Les requêtes doivent tenir en mémoire (limite de 100 Mo environ) donc sauf si vous transférez des fichiers énormes via vos webhooks, ça passera crème pour du JSON ou des petits payloads binaires.
Voilà, si vous cherchiez une alternative self-hosted et gratuite pour vos tests, c'est clairement un outil à garder sous le coude. Et si vous avez besoin de trucs plus costauds pour du réseau d'entreprise, jetez un œil à
Tailscale
ou
Octelium
.
Faire du bruit avec du code, c'est un peu le graal pour tout dev qui aime la musique. On connaît tous les gros trucs en C++ ou les frameworks spécialisés, mais voir débarquer un synthé complet codé en Go, c'est toujours une petite surprise qui se déguste sans modération.
C'est un couteau suisse sonore que vous pilotez directement depuis votre terminal et qui permet de générer des séquences de batterie, des lignes de basse (un mode "Acid Bass" bien gras avec sub-oscillateur et enveloppes ADSR est de la partie), des arpèges et des mélodies. Le tout peut être calé sur différentes gammes musicales (majeure, mineure, dorienne, blues, etc.) pour éviter de finir avec une cacophonie insupportable. On est un peu dans l'esprit du live coding musical comme ce que propose
Strudel
ou
Dittytoy
, mais version ligne de commande.
Sous le capot, c'est du sérieux niveau DSP (Digital Signal Processing) puisqu'on y trouve une réverbération de type Schroeder pour donner de l'espace, plusieurs algorithmes de distorsion (Tanh, Atan, hard clipping) pour salir le signal, et un filtre passe-bas pour sculpter la tonalité. Et pour ceux qui se demanderaient quel est le meilleur langage pour la programmation audio, le C++ reste le roi pour la performance pure, mais Go s'en sort étonnamment bien ici grâce à sa gestion efficace de la concurrence (coucou les goroutines) et l'utilisation de PortAudio pour l'I/O audio. On a d'ailleurs vu d'autres outils sympas en Go récemment, comme
SSHM
qui utilise le framework Bubble Tea pour son interface terminal.
Le truc est super léger et s'installe en deux minutes si vous avez l'environnement Go prêt sur votre machine. Vous pouvez même enregistrer vos expérimentations directement en WAV (dry ou wet) sans avoir besoin de passer par une DAW (Digital Audio Workstation). D'ailleurs, si vous cherchez des ressources pour faire de la musique sous pingouin, n'hésitez pas à consulter ce
catalogue audio pour Linux
.
Et si vous avez envie de tester ce petit monstre, voici comment vous lancer.
Pour commencer, vous aurez besoin de Go 1.19 ou plus et des bibliothèques de développement de PortAudio sur votre système.
Pour lancer une génération automatique de mélodie et de batterie (le mode "standalone") :
./footywhoops -mode synth
Si vous voulez utiliser Footywhoops comme un processeur d'effets (par exemple pour traiter le son de votre micro ou d'une guitare branchée sur votre interface) :
./footywhoops -mode fx -dist 0.8 -reverb 0.5
Vous pouvez évidemment jouer avec plein de paramètres en CLI pour ajuster le son (fréquence du filtre, type de distorsion, taille de la réverb, etc.). Pour voir toutes les options disponibles, un petit ./footywhoops -help et voilà, vous avez la liste complète.
Je pense que j'ai fait le tour... si vous aimez le mélange entre code et synthèse sonore, Footywhoops est un super terrain de jeu. C'est brut, c'est sale, et c'est expérimental mais ça permet de s'amuser un peu !
Yop les amis ! Je ne sais pas si vous avez conserver de la grande époque vos jeux PC mais entre ceux qui ne s'installent plus et ceux dont les serveurs sont partis en fumée, y'a de quoi avoir les boules.
Mais tout n'est pas perdu encore parce qu'on vient de franchir un cap monumental pour l'avenir de notre patrimoine de gamer !
En effet, si vous suivez un peu l'actu, vous savez que l'initiative "Stop Killing Games", lancée par le youtubeur
Ross Scott
, se bat pour empêcher les éditeurs de transformer nos jeux préférés en quelque chose de mort et inutile. Au début, quand Ross a lancé ça, je me demandais si ça allait vraiment prendre...
Hé bien, je suis un homme de peu de foi car figurez-vous que la pétition européenne a officiellement dépassé le million de signatures validées. Ce sont 1,29 million de citoyens qui ont dit "STOP" à cette pratique douteuse de
l'obsolescence programmée logicielle
.
C'est H-A-L-L-U-C-I-N-A-N-T !
Concrètement, ça veut dire que la Commission Européenne est maintenant obligée de se pencher sur le sujet. C'est pas comme la France avec ses pétitions en mousse anti-chasse qui disparaissent mystérieusement du site quand elles reçoivent trop de signatures hein ^^. La commission a donc 6 mois pour rencontrer Ross, écouter les arguments et décider s'ils vont pondre une nouvelle loi. Reste à voir s'ils vont pas essayer de noyer le poisson...
J'ai donc tenté de voir ce que les éditeurs en pensaient, et sans surprise, c'est le silence radio ou les excuses bidons. On a depuis longtemps perdu tout simplement le droit de posséder réellement nos jeux. Vous vous souvenez de The Crew d'Ubisoft par exemple ? Hop, serveurs coupés en 2024, jeu injouable. C'est comme si vous achetiez une bagnole et que le constructeur venait reprendre le moteur 3 ans plus tard. C'est n'importe quoi.
Ce qui est cool avec cette initiative je trouve, c'est qu'elle ne demande pas la lune. Elle ne force pas les boîtes à maintenir des serveurs ad vitam aeternam. Elle demande juste qu'en fin de vie, un patch soit fourni. C'est du bon sens technique, et franchement, pour des boîtes qui brassent des milliards, c'est pas la mer à boire. Sauf évidemment pour les jeux qui reposent sur des technos impossibles à libérer, mais à ma connaissance, ça reste des cas isolés.
Alors attention, c'est pas encore gagné, hein car le puissant lobby du jeu vidéo va sûrement sortir les griffes et expliquer que c'est "techniquement impossible" (même si je n'y crois pas une seconde).
Mais avec un tel soutien populaire
, l'UE ne pourra pas balayer ça d'un revers de main.
Bref, je vais suivre ça de très près, mais c'est déjà une victoire énoooOOOOooorme pour nous tous.