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Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France

La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.

Cinq appels rejetés d'un coup

La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.

C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.

Les arguments qui n'ont pas fonctionné

Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.

Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.

Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.

Canal+ continue de pousser

Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.

Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.

Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.

Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.

Source : Torrent Freak

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EmDash - Cloudflare refait WordPress from scratch

Cloudflare qui sort un successeur open source à WordPress le 1er avril, je vous avoue que ça sentait le poisson d'avril à plein nez. Sauf que non !! EmDash est bien réel, son code est sur GitHub sous licence MIT, et ça s'installe en une commande toute simple !

L'idée de base pour Cloudflare, c'est de dire que WordPress a plus de 20 ans et bien qu'il alimente 40% du web, son architecture de plugins est un emmental (Le gruyère n'a pas de trou les amis ^^). En effet, 96% des failles de sécurité viennent des extensions et pas du noyau PHP ni des thèmes et en 2025, on a quand même explosé le record de failles dans l'écosystème WP.

Du coup Cloudflare, grand prince (Matthew ^^ Ok, je sors...) a tout repris de zéro en TypeScript et avec l'aide de nombreux agents IA. Et de ce que j'ai compris, le gros morceau de ce projet, visiblement, c'est l'isolation des plugins.

Car sur WordPress, une extension a accès à toute la base de données et au système de fichiers (d'où l'importance de bien les choisir ). Alors que sur EmDash, chaque plugin tourne dans son propre isolat avec un modèle de capacités déclaratives. En gros, le plugin annonce dans un fichier manifeste JSON ce dont il a besoin, genre read:content ou email:send, et il ne peut rien faire d'autre. S'il veut accéder au réseau, il doit même préciser le hostname exact. Comme ça fini les extensions qui aspirent vos données en douce. Par contre, ça veut aussi dire que vos plugins WordPress actuels ne marcheront pas tels quels...

Côté stack, c'est comme je disais du TypeScript de bout en bout avec Astro 6.0 en frontend (pour les thèmes) et Node.js derrière. L'auth passe également par des passkeys par défaut (enfin, plus de mots de passe !) et y'a même un système de paiement natif via le standard ouvert x402 pour monétiser du contenu.

Et le truc qui va vous rassurer si vous êtes allergique au cloud : c'est auto-hébergeable. En fait, le CMS peut tourner sur Cloudflare Workers, mais aussi sur n'importe quel serveur Node.js avec SQLite. Les abstractions sont portables, avec Kysely pour le SQL et l'API S3 pour le stockage. Du coup vous pouvez brancher PostgreSQL, Turso, AWS S3, ou tout bêtement des fichiers en local. Le bonheur !

Le truc cool pour les bidouilleurs, c'est que chaque instance expose un serveur MCP (Model Context Protocol) et une CLI pour piloter le CMS par script. Y'a aussi des Agent Skills pour que les agents IA puissent créer du contenu, gérer les médias et modifier le schéma sans toucher au dashboard. C'est clairement pensé pour l'ère des agents IA.

Et pour ceux qui veulent migrer depuis leur WordPress, c'est prévu pour vous faciliter la tâche puisqu'il y a le support d'export WXR classique ou via un plugin dédié qui crée un endpoint sécurisé protégé par mot de passe. Que ce soient les médias, les custom post types...etc tout est transférable en quelques minutes. Par contre, attention les shortcodes et les blocs Gutenberg custom ne passeront pas tels quel, faudra faire des ajustements.

Car oui c'est une v0.1.0 preview, donc on peut le dire, une bonne grosse beta qui bave mais je trouve ça super cool car le drama WP Engine vs WordPress a montré que l'écosystème était fragile, et c'est bien de réintroduire un peu de diversité. Par contre, remplacer un CMS qui fait tourner 40% du web, c'est hyper ambitieux et ça se fera pas en un trimestre. Car la vraie force de WordPress, c'est sa communauté, ses milliers de plugins et de thèmes, et ça pour le moment, y'a pas grand chose sur EmDash.

M'enfin, si vous voulez tester c'est npm create emdash@latest et c'est parti mon kiki. Ah et y'a aussi un playground sur emdashcms.com pour vous faire une idée sans rien installer. Pour ma part, je testerai ça dès que j'aurais 5 min, mais pour le moment, je ne me vois pas quitter WordPress car EmDash n'a pas (encore) ce petit truc en plus qui me ferait changer... On verra d'ici quelques temps.

Source

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