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Citrix NetScaler - Et c'est reparti pour un patch !

Je ne sais pas si vous êtes familier avec NetScaler de Citrix, mais c'est un équipement qui sert de passerelle d'accès à distance pour les salariés des entreprises, et qui peut aussi gérer l'authentification SAML.

Et ces derniers temps, l'équipement est un peu mis à mal. À cause notamment de deux failles 0day sorties fin septembre (surnommées PitScaler par le chercheur Kevin Beaumont), qui ont heureusement été patchées. Mais ces derniers jours, des admins ont vu quand même redémarrer en boucle leur NetScaler pourtant à jour dont des 14.1-73.37, la version censée corriger le problème...

Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ?

Eh oui c'est bizarre ! Encore une vuln !! C'est la seconde vague en moins d'une semaine et c'est le bulletin de sécurité de Citrix qui le dit avec la CVE-2026-88779, qui est, cerise sur le gâteau, activement exploitée dans des attaques au moment où j'écris ces lignes.

Donc voilà, c'est le gros bordel du côté des entreprises clientes de Citrix !! D'après SecurityWeek, avant l'arrivée des correctifs, les files d'attente du support technique de Citrix duraient des heures... Et les contournements provisoires n'empêchaient pas systématiquement les plantages et autres redémarrages à répétition.

De quoi déprimer sévère... Certains clients de Citrix ont même dû débrancher leur matériel durant la première vague de failles. Et aujourd'hui, même ceux qui ont installé le correctif de PitScaler n'y échappent pas non plus s'ils utilisent SAML, puisque Citrix a sorti un nouveau correctif et leur demande de mettre à jour une seconde fois en très peu de temps.

Alors que se passe-t-il exactement ? Est-ce que c'est un simple déni de service ?

Eh bien en tout cas, c'est ce que dit Citrix.

Ce qu'ils expliquent, c'est que le service peut rester indisponible tant que l'attaque se répète et que pour le moment, ils n'ont pas identifié d'impact sur l'intégrité des données. Sauf que le chercheur en cybersécurité Kevin Beaumont a vu l'un de ses honeypots (qui était pourtant patché) faire tourner un binaire malveillant récupéré depuis le web.

Un autre admin a aussi trouvé dans ses logs des noms d'utilisateurs contenant des commandes shell, censées télécharger un fichier puis l'exécuter. Toutefois, ses logs ne prouvent pas que ces commandes ont réellement tourné.

Donc voilà, on est un peu tous dans le flou...

En juin, Citrix communiquait sur la CVE-2026-8452, consistant en un autre débordement mémoire côté SAML, et pouvant provoquer un "comportement imprévisible" ou un déni de service. Et selon la note de la Cloud Security Alliance , watchTowr a démontré en août que cette faille autorisait en réalité une exécution de code root sans authentification.

Donc même si rien n'indique que ce soit le même bug ici (le plantage d'aujourd'hui, c'est le processus nsaaad qui se vautre en boucle), ce n'est pas la première fois que l'explication "c'est juste un déni de service" se fait démonter. Beaumont rappelle d'ailleurs que la CVE-2025-6543 avait suivi le même chemin...

Voilà... donc côté correctif, Citrix a sorti des mises à jour qui règlent la faille (je vous donne les versions plus bas) et en complément, il propose aussi des listes de blocage d'adresses IP malveillantes. La CISA a également ajouté la faille à son catalogue le 4 octobre, avec une échéance de correction exigée pour le 7 octobre pour les agences fédérales américaines. C'est la sixième faille NetScaler exploitée qu'elle y inscrit cette année, d'ailleurs...

Maintenant, voici comment savoir si vous êtes concerné.

En fait, la faille ne touche que les appliances configurées comme fournisseur de service (SP) ou comme fournisseur d'identité (IdP) SAML. Cherchez donc dans votre config une ligne add authentication samlAction ou add authentication samlIdPProfile.

Et si vous en avez une, il faudra installer au minimum la 14.1-73.41 ou la 13.1-64.28 selon votre branche (ou la 14.1-73.41 FIPS, ou la 13.1-37.282 pour les FIPS et NDcPP en 13.1) de NetScaler, comme l'indique le bulletin de Citrix .

Voilà, bon courage à tous.

Merci à Thomas pour l'info !

Source : SecurityWeek

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Test du Narwal Freo 20, le robot laveur qui s'entretient tout seul

- Contient des liens affiliés Amazon -

On a passé une grosse quinzaine de jours avec le Freo 20 , le nouveau robot aspirateur laveur de Narwal présenté à l'IFA de Berlin début septembre. Autant le dire tout de suite, c'est un des appareils du genre les plus aboutis qu'on ait fait tourner.

Sur le papier, l'aspiration grimpe à 31 000 pascals, soit le haut du panier actuel, et dans la vraie vie ça se vérifie : miettes, poussière, poils d'animaux, tout part en un seul passage, y compris le long des plinthes.

Le vrai truc qui le différencie de la concurrence, c'est côté lavage. Narwal a laissé tomber les serpillières rondes rotatives qu'on voit partout pour un rouleau microfibre de 26 cm qui couvre quasiment toute la largeur du robot, pressé au sol avec 12 newtons et alimenté en eau chauffée à 60 degrés.

Ce rouleau se rince en continu à l'eau propre pendant qu'il travaille, du coup la crasse de la cuisine ne finit pas étalée dans le salon. Une tache de café séchée disparaît sans qu'on ait besoin de repasser trois fois derrière. C'est franchement impressionnant.

Le Freo 20 va surtout très loin sur l'entretien automatique. De retour à la station, la serpillière est lavée à 100 degrés puis séchée à l'air chaud, histoire d'éviter ces odeurs de serpillière humide qui plombent la moitié des robots laveurs du marché.

La station remplit aussi le réservoir d'eau propre du robot, nettoie elle-même son bac d'eau sale et compacte la poussière dans un sac de 2,4 litres annoncé pour environ quatre mois. En pratique, on ne touche à rien, ou presque.

Les cheveux et les poils longs, le cauchemar habituel de ces machines, sont gérés par un système anti-enchevêtrement qui fait plutôt bien le job. Après plus d'une semaine avec un chat à la maison, la brosse n'a pas réclamé un seul démêlage.

Côté navigation, deux caméras couplées à de la lumière structurée, autrement dit une projection lumineuse qui mesure le relief de la pièce, reconnaissent plusieurs centaines d'objets. Câbles, chaussettes et gamelles ont été contournés proprement, et le robot franchit des seuils de 4 cm.

L'application est claire, avec une carte précise, des zones à exclure et un mode multi-cartes si vous avez un étage. Vous n'aurez qu'à porter le robot là-haut, il se repère tout seul.

La station de charge est assez grande, il faut avoir la place, mais c'est souvent le cas avec les robots aspirateurs laveurs de ce genre. Si vous avez la place ça n'est pas un problème, les finitions sont belles, le revêtement texturé ne marque ni les doigts ni la poussière, et le robot lui-même, avec ses 9,5 cm de haut, se faufile sous la plupart des meubles.

Le Freo 20 ramène sous la barre des 850 euros ( 835 euros en ce moment ) des prestations qu'on trouvait jusqu'ici sur des machines facturées 1 400 euros et plus. Pour un foyer avec des sols durs et des animaux, c'est, si vous voulez mon avis, un des meilleurs achats du moment.

En quinze jours de test, on n'a pas touché une seule fois à la serpillière. Si vous n'avez pas d'aspirateur robot chez vous, considérez sérieusement cette option ! Il est actuellement en promo sur Amazon d'ailleurs, en cliquant ici.

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XPSemu - Halo 2, Forza et Fable sur PS5

XPSemu est fork de l' émulateur open source xemu qui a été porté en app native sur PS5 jailbreakée , pour jouer à des jeux Xbox d'origine. Sur cette première release sortie le 1er octobre dernier, le dev ZiZc3 annonce que Halo 2 fonctionne à 30 FPS sans aucune adaptation. Bien sûr ce sont ses propres tests mais je le crois volontiers !

Et surtout avec le patch communautaire à 60 FPS, qui est appliqué en mémoire et ne modifie jamais votre image du jeu, Halo 2 monte ainsi autour de 50 à 60 FPS au début et de 36 à 50 fps lors des scènes d'action. Sur Crash Bandicoot : La Vengeance de Cortex, tout tourne sans accroc quant à Forza Motorsport, ce dernier reste bien à 30 FPS dans les menus mais redescendra à 15-21 FPS lors des courses. Et Fable : The Lost Chapters oscille, quant à lui, entre 22 et 30 FPS, avec des creux à 10-20 FPS dans les endroits chargés.

Le tableau de bord d'XPSemu sur la PS5 : 4 entrées de menu, et en bas la rangée des jeux lancés récemment, Fable en tête

Ces quatre jeux sont les seuls que le développeur a testés, donc ne cherchez pas une liste de compatibilité pour le moment. Un jeu qui plante sur xemu sur PC plantera donc sur PS5 aussi. Et si Forza et Fable rament, c'est surtout à cause du processeur Xbox émulé, dont le thread mouline 85 à 97 % du temps pendant que le GPU de la PS5 se tourne les pouces. C'est la faute à la traduction du code Xbox par le traducteur générique de QEMU, sur des cœurs Zen 2 à 3,5 GHz qui ne valent pas un PC musclé.

Du coup, monter la résolution jusqu'à 4x ne coûte pas grand chose, puisque le GPU a de la marge, mais ça n'ajoute pas un seul FPS non plus. Pareil pour les upscalers de type FSR. Le développeur prévoit d'ailleurs un mode de génération d'images pour afficher du 30 FPS en 60, et d'autres optimisations du côté processeur. Cela a par exemple permis à Fable de passer d'environ 7 FPS à 23-30 FPS d'un build à l'autre.

Côté install, il vous faudra une PS5 jailbreakée, comme je vous l'expliquais dans mon article sur Relapse . Ajoutez à cela kstuff qui doit être chargé avant l'outil xpsemu_tools.elf fourni avec l'appli, ainsi que ShadowMountPlus pour monter le dossier, et surtout vos propres fichiers Xbox (le MCPX, le BIOS, une image de disque dur et vos jeux au format XISO). Ça vous oblige donc à convertir d'abord les images complètes de type redump car le projet ne fournit rien qui viendrait de Microsoft.

Et côté limites de cette version Alpha, il n'y a pas de sauvegarde d'état, et l'audio DSP doit rester désactivé, sans quoi Halo 2 se figera et Forza ramera encore plus. Sans oublier que Relapse peut geler la console, et que ça vous fait risquer un bannissement de compte. Donc si votre PS5 sert aussi à jouer en ligne, laissez tomber...

Source : TechPowerUp

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Quick Tunnels - Votre projet localhost sur le web avec invitation

Cloudflare a sorti il y a petit moment maintenant une commande que pas mal de dev utilisent et dont je vais vous parler aujourd'hui : cloudflared tunnel --url, qui permet de publier un serveur tournant sur votre machine à une adresse en trycloudflare.com, sans avoir besoin de compte, de nom de domaine et surtout sans avoir à ouvrir le moindre port sur votre box toute pourrie.

Et la petite nouveauté depuis quelques jours, c'est que, autant avant, n'importe qui possédant le lien pouvait se connecter à votre service, mais maintenant, Cloudflare a mis en place une option qui permet de réserver ce lien à quelques adresses e-mail que vous définissez.

Ce service s'appelle les Quick Tunnels, et pour en profiter, il vous faudra juste un service web qui tourne en local (moi je vais faire ça sur le port 8080 comme d'hab) avec une page de test toute bête servie par Python. Voilà c'est juste de quoi vérifier que tout passe bien avant d'y brancher un vrai projet. Et si vous faites bosser des agents IA avec ce truc, on verra aussi comment mettre un garde-fou pour éviter l'exposition sur le web de trucs pas prévus ! Argh !!

Installer cloudflared

cloudflared, c'est le petit connecteur open source de Cloudflare, celui qui établit la connexion sortante vers leur réseau. Sur Mac, pour l'installer c'est fastoche, suffit d'utiliser Homebrew :

brew install cloudflared

Sous Debian ou Ubuntu, passez par conte par le dépôt officiel de Cloudflare. Il a changé de clé de signature récemment, donc reprenez bien ces commandes plutôt que celles d'autres vieux tutos qui traînent :

sudo mkdir -p --mode=0755 /usr/share/keyrings
curl -fsSL https://pkg.cloudflare.com/cloudflare-main.gpg | sudo tee /usr/share/keyrings/cloudflare-main.gpg >/dev/null
echo 'deb [signed-by=/usr/share/keyrings/cloudflare-main.gpg] https://pkg.cloudflare.com/cloudflared any main' | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/cloudflared.list
sudo apt-get update && sudo apt-get install cloudflared

Et sous Windows (les courageux !! lol), la page de téléchargement de Cloudflare propose un MSI ou un exécutable, en 32 ou 64 bits, et le paquet existe aussi chez winget sous l'identifiant Cloudflare.cloudflared. Dans tous les cas, vérifiez ensuite la version, car l'option d'authentification dont on va parler plus bas n'arrive qu'à partir de la version 2026.9.3 :

cloudflared --version

Ouvrir un tunnel public

Tout d'abord, lancez votre serveur local, puis dans un autre terminal, faites :

cloudflared tunnel --url http://localhost:8080

Au bout de quelques secondes, cloudflared affichera un encadré avec une adresse aléatoire composée de quatre mots, du genre quelque-chose-truc-bidule.trycloudflare.com, en prévenant qu'elle peut mettre un moment à répondre. Donc soyez un peu patient, le temps que le DNS résolve ce truc (et videz votre cache DNS si ça veut vraiment pas le faire).

Ensuite, ouvrez cette URL depuis un autre appareil, genre votre téléphone en 4G par exemple et hop, vous tomberaz sur votre serveur local. Et si vous voulez tout couper, un petit Ctrl+C dans le terminal et c'est fini ! Pas de panique, au prochain lancement de cloudflared, vous aurez une nouvelle adresse.

La commande de base, et le cadre où cloudflared affiche l'adresse trycloudflare.com à partager

Notez aussi que le port n'est pas imposé puisque --url accepte tout ce que cloudflared peut joindre, une adresse IP de votre réseau local comprise. Par contre, si votre projet tourne sous Vite, vous allez prendre un "Blocked request" en pleine tronche, car Vite ne répond par défaut qu'à localhost, aux domaines en .localhost et aux adresses IP. La parade la plus simple consiste donc à faire croire à Vite qu'on l'appelle via localhost:5173 en faisant comme ceci :

cloudflared tunnel --url http://localhost:5173 --http-host-header localhost:5173

L'autre solution, c'est d'ajouter l'hôte dans le réglage server.allowedHosts de Vite. Mais évitez de passer ce réglage à true pour aller plus vite, en effet la doc de Vite le déconseille puisque ça expose votre serveur de dev à des attaques par DNS rebinding. Oupsi oups !

Gardez aussi en tête que c'est un outil de test et de démo et que c'est pas fait pour de la prod. Si on en croit la doc , Cloudflare ne garantit aucune disponibilité, sans oublier que chaque tunnel encaisse au max 200 requêtes en simultanné (au-delà, ça vous fera une erreur 429 ) et les Server-Sent Events ne passeront pas. Voilà, donc si vous voulez un nom fixe et du vrai trafic, il faudra plutôt créer un tunnel nommé à partir d'un vrai compte Cloudflare et d'un domaine de votre choix.

Réserver l'adresse à quelques personnes

Et maintenant, pour limiter l'accès à votre service à quelques personnes, ajoutez --allowed-mail suivi de l'adresse email de celui à qui vous voulez montrer votre merveilleux boulot :

cloudflared tunnel --url http://localhost:8080 --allowed-mail [email protected]

L'encardré change alors de "ton" en vous annonçant que le tunnel est "protégé" par une authentification de type code à usage unique via Cloudflare Access, ainsi que la quantité d'adresses autorisées. Les adresses elles-mêmes n'apparaissent nulle part, même dans la ligne des réglages où elles sont remplacées par des astérisques, ce qui est plutôt bien vu si vous faites une démo en mode partage d'écran. Ça évite les fuites de données perso !

Avec --allowed-mail, le cadre annonce le code à usage unique et le nombre d'adresses autorisées, sans jamais les afficher

Vous pouvez ensuite répéter l'option autant de fois que nécessaire, séparer plusieurs adresses par des virgules, ou autoriser tout un domaine. Mettez simplement des guillemets autour du "joker" (c'est l'étoile) pour que votre misérable shell ne tente pas de l'interpréter comme un gros teubé :

cloudflared tunnel --url http://localhost:8080 \
 --allowed-mail [email protected] \
 --allowed-mail [email protected] \
 --allowed-mail '*@example.com'

Côté Wrangler, si vous bossez sur Workers, un petit npx wrangler tunnel quick-start acceptera la même option :

npx wrangler tunnel quick-start http://localhost:8080 --allowed-mail [email protected]

De son côté, votre invité VIP n'aura alors plus qu'à ouvrir l'URL que vous lui avez donné et cloudflared renverra son browser vers login.trycloudflare.com. Il tombera alors sur une page Cloudflare Access qui lui demandera son adresse mail. Il recevra ensuite un code dans sa boîte, devra le taper, et arrivera enfin (ouf !!) sur votre merveille application probablement vibe codée (lol).

Et quelqu'un qui n'est pas sur la liste des invité ne verra quand à lui qu'une réponse de base lui expliquant qu'il peut bien aller se faire voir (et sa requête n'atteindra jamais votre application).

Ce que voit votre invité en ouvrant l'URL protégée : la page Cloudflare Access qui lui demande son adresse mail

Et votre liste d'emails, elle, n'est jamais diffusée hors de votre ordi puisque Cloudflare vérifie seulement que la personne contrôle l'adresse qu'elle a saisie. Ensuite c'est cloudflared qui compare les accès en mémoire, avec ce que vous avez tapé. Une fois entré, le visiteur gardera alors sa session jusqu'à 4 heures max.

Et si vous voulez modifier cette liste d'accès, il faudra alors arrêter le tunnel et en relancer un autre, ce qui coupera l'accès à tout le monde et vous donnera une nouvelle adresse à renvoyer. Donc soyez sûr de votre coup avant de casser la tête aux gens qui vont tester votre appli.

Sachez aussi que cette vérification ne pourra se faire qu'avec un vrai navigateur et pas des trucs du genre un webhook Stripe, un GitHub, un script en curl ou encore n'importe quel client automatique qui restera coincé devant cette page de connexion.

Pour ces cas-là précieusement, je vous recommande plustôt d'ouvrir un tunnel public le temps du test et de le couper juste après. Et si le webhook doit tourner durablement, passez sur un tunnel nommé avec Cloudflare Access, sur votre propre domaine.

Le confier à votre agent IA

Maintenant, parlons un petit peu à agents IA parce que oui... Un agent de code a besoin d'un endroit pour vous montrer ce qu'il vient de faire de beau, et Cloudflare décrit justement ce cas de figure dans son article.

Pour éviter qu'un agent IA ne diffuse publiquement ce qu'il vient de faire à la vue de tous, ce que recommande Cloudflare, c'est donc d'ajouter une ligne dans le fichier d'instructions de l'agent AGENTS.md comme ceci :

Quand tu lances un Quick Tunnel, ajoute toujours --allowed-mail [email protected].

Sauf qu'une consigne reste une consigne... C'est un prompt que l'agent peut choisir d'ignorer... Donc gardez bien en tête que ces fichiers sont traités comme du contexte et pas comme une configuration imposée.

Maintenant, si vous voulez vraiment bloquer une action, peu importe ce que décide le modèle, ce que je vous recommande d'utiliser à la place, c'est un hook "PreToolUse". Moi, j'en mets partout dans mes configs Claude Code pour plus de sécurité.

Si vous ne savez pas ce qu'est un hook, en fait c'est un petit script contenant la commande en JSON, et que Claude Code lance avant chaque commande bash. Si ce script se termine avec le code "2" l'appel est alors bloqué. Pour faire ça, il faut donc créer dans le dossier .claude/hooks/ de votre projet, le script suivant :

#!/bin/bash
# .claude/hooks/tunnel-protege.sh
COMMAND=$(jq -r '.tool_input.command')

if echo "$COMMAND" | grep -qE 'cloudflared.*tunnel.*--url|wrangler.*tunnel.*quick-start' \
 && ! echo "$COMMAND" | grep -q -- '--allowed-mail'; then
 echo "Quick Tunnel public refusé : ajoutez --allowed-mail, ou demandez-moi d'abord." >&2
 exit 2
fi
exit 0

Puis rendez-le exécutable avec chmod +x, et installez jq si vous ne l'avez pas encore fait.

Déclarez-le ensuite dans le .claude/settings.json du projet, sur l'outil Bash comme ceci :

{
 "hooks": {
 "PreToolUse": [
 {
 "matcher": "Bash",
 "hooks": [
 {
 "type": "command",
 "command": "${CLAUDE_PROJECT_DIR}/.claude/hooks/tunnel-protege.sh"
 }
 ]
 }
 ]
 }
}

Maintenant, si ça vous prend trop le chaud de faire ça, sachez que j'ai fait un petit kit à télécharger ici, pour les Patreons :

Ensuite, à partir de là, un cloudflared tunnel --url ou un wrangler tunnel quick-start lancé sans le paramètre --allowed-mail ne fonctionnera pas, et l'agent recevra le message du hook qui lui dira d'ajouter l'option ou de vous demander s'il doit y avoir un contournement.

Et bien sûr, un tunnel nommé lancé avec cloudflared tunnel run, lui, passera normalement.

Comme d'hab, ce genre de garde-fou a ses limites, puisqu'il ne lit que le texte de la commande et ne vérifiera pas l'adresse qui suit l'option. Il ne verra non plus les tunnels qui pourraient être lancés depuis un script ou à l'aide d'une variable d'environnement TUNNEL_URL, qui permet aussi de lancer un Quick Tunnel. Voilà, donc laissez la consigne dans AGENTS.md en plus du hook, au cas où... Les deux devraient bien se compléter.

Pour les soutiens Patreon , le kit ci-dessus reprend donc ce hook avec les consignes à coller dans AGENTS.md, dont l'exception des clients automatiques (l'agent vous demande au lieu de retirer l'option).

Il y a aussi là dedans un script qui lance le tunnel protégé et ne renvoie que son adresse. Et si vous préférez scripter ça vous-même, partez de --output json, qui transformera chaque ligne du log en objet JSON. L'adresse sera alors accessible dans le champ message, et vous pourrez alors l'extraire avec une expression régulière.

Ah et un dernier point avant de lâcher un agent là-dessus sur le portable de votre boulot, je vous invite à lire ce que Proofpoint a documenté concernant des campagnes de malware qui s'appuient sur ce genre de tunnels gratuits. Ça explique pourquoi des outils de sécurité comme Elastic ont des règles qui repèrent cloudflared quand il est utilisé pour exposer un service local. Leur conseil c'est de bloquer les domaines de tunnel quand l'usage n'est pas autorisé, donc si vous comptez utiliser ça dans votre boite, allez voir Dieu Tout Puissant (le sysadmin grognon quoi...) pour lui demander l'autorisation. Il va pester, souffler, éventuellement vous cracher dessus puis finira probablement par accepter, donc pas d'inquiétude ^^.

Et comme la protection par mail est gratuite, au même titre que les Quick Tunnels eux-mêmes, je ne vois aucune raison valable de balancer une démo accessible sur le web sans utiliser cette authentification.

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Highball - La relève de Whisky pour jouer sur Mac

Whisky , l'interface qui permettait de lancer des jeux Windows sur un Mac sans bidouiller Wine à la main, n'est malheureusement plus maintenue. Son dépôt est archivé et son README nous prévient que n'importe quel jeu lancé via Whisky peut péter à tout moment !! Et je sais, c'est assez insupportable de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Alors je vais un peu soulager votre stress en vous présentant Highball qui est une appli Mac libre, avec une version en ligne de commande, qui installe et règle Wine, DXMT et DXVK à votre place, puis vous branche sur Steam ou sur votre bibliothèque Epic pour lancer n'importe quel jeu Windows sur votre bon vieux Mac OS. Par contre, on est sur de la bêta++ mais c'est vraiment un bon candidat à la relève de Whisky.

Pour installer Highball ça passe soit par un .dmg ou par la commande brew install --cask highball, ensuite vous cliquez sur "Get started" et il installera Rosetta si besoin, téléchargera le moteur et préparera un environnement Windows aux petits oignons. Au premier lancement, Steam déballera alors son gros client de 235 Mo, et sachez que sous Rosetta ça peut prendre de 15 à 25 minutes quand même ! Et ensuite, bah tout sera rassemblé dans le dossier ~/Library/Application Support/Highball/ . Donc si vous le supprimez, ce sera pareil qu'une désinstallation.

Le gros plus de Highball c'est surtout sa base de compatibilité et pour chaque jeu, l'app vous donne le mode graphique à utiliser, et signale d'avance ceux qui embarquent un anti-triche au niveau du noyau, donc ceux qui ne tourneront pas. Voilà c'est bien de le savoir avant de télécharger quoi que ce soit et de galérer avec l'install. Foutus anti-cheats !!

Moi je l'ai connecté à mon Steam et voici ce que j'obtiens :

La bibliothèque Steam dans Highball : Portal est Vérifié, Left 4 Dead 2 et Team Fortress 2 sont Communauté, THE FINALS est Bloqué

Une fois que vous avez sélectionné votre jeu, comme ici, le Portal que j'ai installé, ça vérifie si ça peut fonctionner sur votre ordinateur. Et ensuite, Highball applique pour vous la "recette" qui va bien pour que ça tourne sans encombre sur le Mac.

La fiche de Portal : vérifié sur un M1 Pro, avec la liste des réglages que Highball applique avant le lancement

Lisez quand même bien les fiches des jeux. Parce que pour certains, vous risquez d'être surpris. Par exemple, sur Red Dead Redemption 2, c'est marqué comme jouable sur un M1 Pro mais en réalité le jeu démarre et atteint le menu, mais il n'est pas jouable de manière "confortable" sur ce Mac puisque l'image saccade, et sur 16 Go, la mémoire déborde comme quand vous mettez vos grosses fesses dans la baignoire.

J'ai lancé Portal !!!

Pour le reste, il vous faudra un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum. D3DMetal, le composant d'Apple, n'est pas fourni donc faut accepter la licence du Game Porting Toolkit et il se téléchargera à part (j'avais parlé de Game Porting Toolkit 4 à sa sortie). Côté launchers, Steam et Epic passent sans souci, Rockstar et l'app EA affichent leur screen de connexion et lancent leurs jeux, mais GOG Galaxy restera malheureusement à l'état d'écran noir.

Pour ma part, j'ai lancé aussi la version remasterisée de Command & Conquer / Red Alert et ça tourne du feu de Dieu, donc je suis très content de cette install !!

Voilà les amigos, le code est sous GPL-3.0 et le projet promet qu'il n'y aura jamais d'offre payante !! Voilà, vous pouvez revendre votre licence Crossover sauf si vous avez des besoins pointus que Highball n'arrive pas à résoudre.

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Mulderland - Pour pimper vos jeux PC

Mulderland , c'est le site bilingue d'un seul mec, qui signe Mulder (vous aurez la ref si vous êtes des vrais ^^), et qui conçoit et diffuse des installeurs pour remettre d'aplomb des jeux PC que vous avez déjà achetés.

Vous lancez l'un de ses exécutables sur votre dossier Steam ou GOG, et il va chercher tout seul le gros tas de correctifs et de mods qu'il faudrait sinon récupérer à la main pour avoir une version du jeu la plus actuelle et pimpée possible. Mulder propose une cinquantaine de titres de Resident Evil à Deus Ex, donc forcément vous allez y trouver votre bonheur !

Par exemple sur 007 First Light, sorti en mai, le pack permet de corriger les cinématiques en ultrawide, de supprimer les vidéos d'introduction et de poser un HUD plus immersif. Sur le Resident Evil de 1996, c'est carrément un autre chantier avec des textures retravaillées par TeamX et le Seamless HD Project , les cinématiques et l'audio en haute qualité, le patch Classic REbirth , et des traductions en option. Le pack Steam pèse quand même 3,5 Go ce qui est pas mal pour un jeu de 1996, oui...

Après ce pack-là fait plus que poser des mods par-dessus votre jeu, puisqu'il remplace les exécutables de votre version Steam par ceux de l'édition GOG, et que son utilitaire MulderConfig prend la place du lanceur CAPCOM. Et tant mieux, car c'est justement ce lanceur d'origine qui casse l'overlay Steam, et MulderConfig le répare, ainsi que le suivi du temps de jeu et le Steam Input.

Ah et il y a aussi tout ce qui faut pour obtenir le meilleur d'outils et d'OS comme diverses versions de Microsoft Office et de Windows !

Rassurez-vous, rien de tout ça n'est opaque puisque chaque pack est une recette NSIS publique visible sur GitHub , qui liste l'URL de chaque fichier avec son empreinte en clair, et les installeurs sont compilés par GitHub Actions depuis ce même dépôt. Comme ça, si une empreinte ne correspond pas au fichier téléchargé, l'installeur s'arrête immédiatement.

Voilà, après que dire... ?

Ah oui, c'est uniquement pour du Windows, et comme les installeurs sont signés avec un certificat auto-signé, Windows va râler sur un éditeur inconnu, donc pensez bien à débloquer ça dans les propriétés du binaire.

Notez que si l'envie vous prend de faire tourner Resident Evil sur Steam Deck et sous Linux, où Proton a bien progressé sur ces vieux titres d'ailleurs, le pack vous demandera Proton 9 ou supérieur ainsi que dgVoodoo2. Ensuite y'a plus qu'à coller ça dans les options de lancement du jeu et le tour est joué :

WINEDLLOVERRIDES="ddraw=n,b;dinput8=n,b;libwebp=n,b" %command%

Voilà, à vous de jouer maintenant et bravo à Mulder pour le boulot !

Source : le post de DaniCorpHQ sur X

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Aller en manif avec son téléphone - Les bons réflexes

Depuis quelques semaines, il y a un peu de remue-ménage dans notre belle France grâce notamment aux lycéens et étudiants qui sont gavés de leurs conditions de merde pour étudier. Du coup, ils protestent de manière tout à fait légitime, un peu comme avant eux, les soignants, les pompiers, les agriculteurs et j'en passe... Comment leur en vouloir puisqu'à part quelques bandeurs de fascisme et autres agents du chaos à la petite semaine, y'a pas grand monde de très satisfait de ses conditions de vie et de travail en ce moment dans notre chouette pays.

Tout ce qui se passe en ce moment, me parait donc on ne peut plus "naturel", un peu comme quand on a de la fièvre à cause d'un méchant virus.

Mais trêve de blabla, cette révolte de la jeunesse en termes d'organisation est très intéressante à observer puisque les lycéens se coordonnent de manière parfaitement fluide à l'aide de groupes Snapchat / Instagram , sur des groupes WhatsApp ou encore grâce à TikTok qui sert essentiellement à faire tourner les infos. De leur côté, les gilets jaunes quant à eux appellent à manifester le 17 octobre et s'organisent essentiellement via Telegram.

Or quand on lit certains "guides du manifestant" qu'on peut trouver en ligne, ils ne conseillent pas tous la même chose niveau tech. Par exemple, le wiki d'Extinction Rebellion demande d'"éviter au maximum" de venir en manif avec son téléphone, tout comme le guide de la LDH qui recommande de le laisser chez soi ou de prendre un téléphone basique . Alors que la CGT , dans son guide écrit au contraire de "Filmer la scène" quand quelqu'un se fait interpeller, tout comme l' Union étudiante qui pousse à filmer les blocus, en floutant évidemment les personnes présentes.

C'est vrai qu'en cas d'interpellation par ceux qui redeviendront un jour, je l'espère, des "gardiens de la paix", un téléphone resté à la maison ne racontera rien à personne. Et si vous n'avez pas prévu de filmer, c'est encore la meilleure option c'est vrai. Mais si vous venez quand même avec votre smartphone en manif (Rappel : manifester est un droit et c'est légal malgré ce que laissent penser les apparences), voici les 11 trucs à installer ou à configurer avant de sortir de chez vous.

Signal

C'est LA messagerie chiffrée de bout en bout que recommandent Amnesty et l' EFF , sur iOS comme sur Android. Depuis 2024, vous pouvez même y créer un nom d'utilisateur pour ne plus distribuer votre numéro à tout le cortège, même s'il faut toujours un numéro de tel pour s'y inscrire. Par contre, inutile de rêver d'y faire migrer tout votre lycée, car un groupe Signal est plafonné à 1 000 personnes.

Attention, Signal n'est pas invisible pour autant. Dans les réquisitions qu'il publie, il n'a jamais fourni que la date de création d'un compte et sa dernière connexion (aucune IP, mais aucune demande française n'y figure non plus). Il reconnaît par contre que son "Sealed Sender" ne cache ni les horaires ni l'IP, et une étude du NDSS montre qu'un serveur qui observe ces horaires pourrait relier deux interlocuteurs en 5 messages. Et comme aucune messagerie ne protège un téléphone déverrouillé, le vrai risque en manif reste le téléphone lui-même, d'où le code long et le verrouillage express plus bas.

La durée de vie des messages éphémères

Dans Signal, les messages peuvent s'effacer tout seuls après un certain délai que vous déterminez qui peut aller jusqu'à 4 semaines. Et ce qui est cool c'est que vous pouvez fixer un délai par défaut pour toutes les nouvelles discussions plutôt que de faire ça conversation par conversation. Pour régler ça, ça se passe dans Paramètres puis Confidentialité. Signal prévient quand même que celui qui reçoit un message peut toujours en faire une capture écran avant qu'il ne disparaisse mais bon, c'est pas si mal. Pensez également à faire le ménage avant de partir de chez vous, en supprimant les conversations et en quittant vos anciens groupes.

Savoir ce que protègent WhatsApp et Telegram

Bonne nouvelle pour les groupes de lycéens, WhatsApp envoie tous ses messages, discussions de groupe comprises, avec le même protocole que Signal, si on en croit son livre blanc sorti en février 2024. Telegram par contre, c'est une autre histoire puisque seuls ses "chats secrets" sont chiffrés de bout en bout, et ils ne se font qu'entre vous et votre destinataire. Le reste est stocké sur leurs serveurs et leur politique de confidentialité prévoit que sur une décision judiciaire valide visant un suspect, Telegram peut transmettre alors votre adresse IP et votre numéro de téléphone. Donc comme canal pour passer des appels, ça passe mais pour vous organiser dans le cadre d'une manif, je vous conseille de prendre autre chose.

Une phrase de passe à la place de votre visage

Amnesty conseille un code d'au moins six chiffres minimum mais le mieux selon moi c'est de mettre sur votre tel un vrai mot de passe / phrase de passe bien long. Car votre empreinte digitale ou la reconnaissance faciale peuvent servir très facilement à déverrouiller votre téléphone de force. Ils arrivent à obtenir des choses formidables avec des clés de bras autour du cou visiblement... Et l'EFF dit pareil.

Le choix du verrouillage sur Android, à gauche, et le choix du type de code sur iPhone, à droite, jusqu'au code alphanumérique personnalisé (capture EFF, licence CC BY)

Attention quand même, ce code ne vous donne pas le droit de dire "non" puisque, de ce que j'ai compris, l'article 434-15-2 du Code pénal punit de 3 ans de prison et 270 000 € d'amende le refus de remettre "une convention secrète de déchiffrement" sur réquisition. Et la Cour de cassation a jugé le 7 novembre 2022 que le code d'un téléphone peut en être une s'il est équipé d'un moyen de "cryptologie" comme ils disent. Son guide de la LDH détaille les conditions qui doivent être remplies pour que vous soyez légalement obligé de lâcher votre mot de passe. Il faut que ce soit une vraie réquisition et pas un simple "débloque ton téléphone p'tit con" devant le lycée. Le code empêche donc qu'on ouvre votre téléphone sans rien vous demander, et pour le reste, ça se discutera avec votre avocat s'il y a garde à vue.

Le verrouillage express

Si vous conservez néanmoins le déverrouillage par empreinte au quotidien, apprenez à minima le geste qui la coupe. Sur Android , activez d'abord "Afficher l'option de blocage" dans les réglages d'affichage de l'écran de verrouillage, puis un appui simultané sur Marche et Volume-haut fera apparaître "Mode Blocage", qui désactivera le déverrouillage par empreinte ou par visage jusqu'au prochain déverrouillage avec le code.

Sur iPhone , maintenez un bouton de volume et le bouton latéral durant 2 secondes, puis relâchez, et le code redeviendra obligatoire.

Après, le mieux c'est carrément d'éteindre votre téléphone dès que vous croisez des personnes susceptibles d'abuser de leur autorité sur vous.

Le mode avion et la localisation coupés

L'EFF comme Amnesty conseillent également de passer en mode avion quand vous n'avez personne à appeler, ce qui empêche les transmissions et limite le pistage, avec en prime de la batterie économisée pour la journée. Pensez aussi à couper le Wi-Fi et le Bluetooth, ainsi que le service de localisation dans les réglages.

CoMaps, pour la carte

Une fois en mode avion, il vous faut de toute évidence une carte qui marche sans réseau. CoMaps c'est l'idéal pour ça, puisque c'est un projet communautaire né d'Organic Maps et de Maps.Me, qui cherche et calcule ses itinéraires hors ligne, avec uniquement le GPS et sans avoir recours aux données mobiles. Vous pouvez donc consulter la carte localisation coupée, et ne la rallumer que le temps de vous repérer. L'appli est gratuite, dispo sur iOS et Android, et elle assure ne collecter aucune information.

Le floutage de Signal, pour les photos

Sachez aussi que filmer reste votre droit puisque d'après le Défenseur des droits , hors des lieux privés, un policier ou un gendarme ne peut pas s'opposer à ce qu'on l'enregistre. Mais avant de publier quoi que ce soit sur les réseaux, il faut flouter ! Signal propose donc depuis 2020 un outil de floutage dans son éditeur d'images, dont le traitement se fait entièrement sur votre téléphone. Signal reconnaît toutefois qu'il ne détecte pas tous les visages à coup sûr, d'où la présence d'un outil "pinceau" pour flouter à la main ce qu'il aurait raté. Vérifiez donc bien chaque photo avant de l'envoyer dans un de vos groupes, ou passez-la dans un outil gratuit d'anonymisation comme celui dont je vous ai déjà parlé.

Des photos sans leur position GPS

Sur iPhone, au moment de partager depuis l'app Photos, touchez Options et désactivez la Localisation. La mention "Lieu non inclus" s'affichera alors. Et pour ne plus enregistrer la position du tout, ça se trouve dans les Réglages, Confidentialité et sécurité, Service de localisation, Appareil photo, puis "Jamais". Sur Android, l'app Scrambled Exif retirera les métadonnées des images que vous partagerez. Attention quand même à ne pas trop compter sur cette suppression EXIF qui parfois n'est pas exhaustive selon les applis que vous utilisez.

Et les autres messageries ?

Des lecteurs m'ont aussi parlé de SimpleX et de Session. SimpleX n'a ni numéro ni identifiant de profil, et il a été audité par Trail of Bits en 2022 et 2024. Par contre, ses serveurs par défaut sont tenus par deux opérateurs seulement, et sa politique de confidentialité admet qu'ils peuvent partager des données sur décision de justice. Les notifications Android arrivent parfois en retard, et il faut que tout votre groupe l'installe (480 000 utilisateurs par mois, d'après lui). Bref, c'est sérieux, mais pour un lycée entier, Signal reste plus réaliste.

Session, je vous le déconseille. Pas de "forward secrecy", un protocole v2 censé corriger ça mis en pause en août 2026, et un dernier audit qui date de 2021.

Cette messagerie passe de téléphone en téléphone par Bluetooth, sans compte ni numéro, et l'Inde s'en est beaucoup servie quand leur gouvernement a coupé le net il y a quelques mois. Sauf que le BISI a noté que Bitchat avait une authentification faible qui permet d'usurper un contact, et des clés qui ne changent pas à chaque message. Donc c'est pas le pied. Quant à Briar , ça ne tourne que sur Android et ne reçoit plus de vraies MàJ... Pour moi, tant que le réseau internet est dispo, Signal fait mieux que ces 2 apps.

Un stylo

Un autre truc important à avoir sur vous, c'est un stylo. En effet, le guide de la LDH conseille d'écrire le nom et le numéro de votre avocat sur votre bras, et d'apprendre par cœur les numéros à appeler, puisque votre téléphone vous sera confisqué en cas de garde à vue. La CGT précise cependant que le nom de l'avocat et son barreau sont suffisants car la police est obligée de le contacter.

Et si vous êtes mineur, la déclaration des droits du ministère de la Justice est claire comme de l'eau de roche : Vous devez être assisté d'un avocat dès le début de votre garde à vue.

Voilà, bonnes manifs à tous, ne lâchez rien et prenez soin de vous car les tirs sont souvent tendus, malheureusement !

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56k.rip - Expérimentez le web comme en 1996

56k.rip est un site qui va exciter votre nostalgie d'ancien puisqu'il vous permet de simuler dans votre navigateur une connexion internet par modem de 1996. Vous arrivez sur un faux écran de BIOS, puis direct sur un bureau Windows 95 avec son bouton Démarrer, et ensuite pour aller sur le net, il faut double-cliquer sur l'icône Dial-Up Networking, exactement comme à l'époque !!

Sur cet "ordi" traîne également un fichier texte qui détaille la procédure en onze étapes, dont l'interdiction absolue de décrocher le téléphone de la cuisine, sinon ça vous déconnectera et faudra tout recommencer !! Argh, ça me rappelle de sales souvenirs ^^ !

Pour la connexion, le terminal déroulera du ATZ, ATDT 555-0156 et RINGING avant de lâcher un joyeux CONNECT 50666/ARQ avec le son de connexion dégeulasse qui va bien. Et environ 25 secondes plus tard, vous serez sur la page d'accueil de COMETLINK, un fournisseur d'accès fictif.

Le terminal de connexion

Et ensuite c'est là que le site fait son truc, puisque chaque page web que vous visitez sera chargée selon un "budget" d'octets lié au débit que vous avez choisi. Dans ma fenêtre de connexion, j'avais le choix entre un modem 28.8 et un modem 56K du coup j'ai pu revivre ce trauma de ma jeunesse ^^.

Une fois connecté, on peut donc surfer sur un web d'époque en mode simulateur et donc par exemple charger le site de Gary et ses photos de vacances qui mettent de loooongues minutes à s'afficher couche après couche (JPG tu connais...). L'expérience est vraiment réaliste. C'est juste dommage qu'on ne puisse pas aller sur le site de son choix, cela dit.

La page des photos de Gary en plein chargement

Après ouiiii, je sais les nerds, y'avait pas de modem 56K en 1996 puisque les premiers sont arrivés vers février 1997 (et la norme V.90 n'a été approuvée officiellement qu'en septembre 1998), mais c'est quand même rigolo d'aller fouiller ce tout petit internet d'époque avec une page sur la pêche, un livre d'or, des petites annonces, la météo et même un article qui explique ce qu'est internet... Il y a aussi du mail, un salon de chat, un démineur et un logiciel de dessin.

Bref, si vous n'avez pas connu cette époque bénie où les réseaux sociaux n'existaient pas et où Internet prenait son temps (et nous était facturé à la minute), bah ça vaut le coup pour l'expérience !

Source : Camille Roux sur X

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Virtual Mac - Faites tourner macOS sur un iPad (jailbreaké)

Virtual Mac on iPad est un super projet sous licence libre qui permet de booter un bon vieux macOS dans une machine virtuelle sur... un iPad jailbreaké ! Hé ouais ! Les versions de Monterey à Tahoe sont prises en charge (la 27 étant encore bien bien expérimentale), et vous pouvez ainsi lancer Xcode, le Terminal ou Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro directement sur votre tablette Apple.

Côté matos, il faut un iPad Pro M1 ou M2, ou un iPad Air M1 (et ça fonctionne aussi semble-t-il sur les iPhone 14 Pro et 14 Pro Max). Les modèles de 1 To et 2 To, qui embarquent 16 Go de mémoire, sont ceux que les développeurs recommandent et niveau perf apparemment, on est au même niveau que ce qu'on peut obtenir avec VirtualBuddy ou UTM quand ils virtualisent macOS sur un Mac M1 ou M2.

Pour l'installer, faudra donc jailbreaker l'iPad (avec Dopamine par exemple), puis ajouter dans Sileo le dépôt du projet, dont voici l'adresse et y rechercher l'app Virtual Mac.

https://nfzerox.github.io/cydia/

Tout le process de jailbreak est décrit dans le readme du projet soit pour iPadOS 15 à 16.3.1 ou pour iPadOS 14 à 14.8.1. Par contre, la variante Dopamine-roothide n'est pas supportée, du coup faudra repasser sur le Dopamine officiel.

Côté utilisation, avoir un Magic Keyboard n'est pas obligatoire puisque le tactile suffit avec un tap pour cliquer, un tap à 2 doigts pour le clic secondaire et le défilement, sans oublier le clavier virtuel sous l'icône du clavier. En revanche, la connexion à iCloud ou à un compte Apple n'est pas prise en charge, donc pendant la configuration de macOS faudra choisir "Configurer plus tard" et vous vous en passez...

Maintenant ce projet exige iPadOS 16.3.1 au maximum, parce qu'Apple a retiré dès iPadOS 16.4, son hyperviseur du noyau. Et sans lui malheureusement, le portage vers les versions ultérieures est devenu très compliqué. Voilà donc cette bidouille de Virtual Mac sur iPad c'est avant tout un petit kiff technique réservé aux possesseurs d'iPad resté sur la 16.3.1 ou inférieur, car downgrader semble compliqué pour pas dire impossible.

Maintenant je tiens à vous rappeler que UTM SE tourne sur iPad sans jailbreak, mais n'a pas de JIT ce qui fait qu'il doit passer par un interpréteur donc c'est beaucoup plus lent. Ça sert donc surtout à faire tourner des systèmes + anciens ou allégés comme DOS ou Alpine Linux.

Bref, avant de jailbreaker quoi que ce soit comme des petits fifous, regardez bien dans les Réglages quelle version d'iPadOS tourne sur votre iPad pour voir si c'est jouable !

Source : Tom Dörr sur X

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Tuta contourne l'IMAP pour entrer dans Nextcloud

Tuta, le webmail allemand chiffré de bout en bout, a annoncé le 1er octobre dernier l'arrivée d'une application Tuta Mail dans l'App Store de Nextcloud. Pour vous la faire en clair, ça veut dire que si vous avez une instance Nextcloud, vous pouvez maintenant y ouvrir votre boîte Tuta directement dans l'interface !

Trop cool hein ?

Cela n'avait rien d'évident car Tuta refuse l'IMAP. En effet, selon l'éditeur, ce protocole l'obligerait à laisser vos mails en clair sur l'appareil, ce qui casserait son chiffrement. Or l'app Mail de Nextcloud se branche justement sur des comptes IMAP... Tuta a donc carrément mis son propre client web dans l'application (c'est sous licence libre en plus), comme ça, ils sont tranquilles !

Pour en profiter, vous devez donc installer le plugin Tuta sur votre Nextcloud 33, 34 ou 35. Ensuite dans l'admin de Tuta, faut aller dans Paramètres puis Plugins, et activer le plugin Nextcloud (c'est une option gratuite, je le précise), puis indiquer l'adresse de votre serveur Nextcloud ainsi qu'un dossier de destination, baptisé TutaAttachments par défaut. Vous vous connectez ensuite à votre Nextcloud, qui donnera au plugin de Tuta un mot de passe d'application pour la connexion.

Le plugin Nextcloud activé dans les paramètres de Tuta, avec les champs pour l'adresse du serveur et le dossier des pièces jointes

Grâce à ça, vous allez pouvoir faire 2 choses très cools. Tout d'abord, une pièce jointe reçue dans Tuta Mail pourra être envoyée d'un seul clic dans ce dossier Nextcloud que vous avez renseigné. Et secundo, quand vous créez un événement dans l'agenda Tuta, vous pouvez générer également un lien Nextcloud Talk dans le champ du lieu. Gaffe quand même, le salon est public pour que des invités sans compte Nextcloud puissent y entrer, donc toute personne qui aura le lien pourra le rejoindre et montrer son anatomie en faisant des cris de singe. Donc vaut mieux ne le donner qu'à vos invités.

Et ces deux fonctions marchent aussi bien depuis l'appli Tuta classique, que sur ordinateur, sur mobile ou dans le navigateur, du moment que l'app Tuta Mail est installée côté serveur Nextcloud.

Reste une question importante qui est celle du chiffrement de bout en bout. En effet, d'où vient le code qui déchiffre vos mails ?? Hé bien l'app embarque le client web complet de Tuta, modules de chiffrement compris, donc vos mails restent bien chiffrés de bout en bout et c'est ensuite votre serveur Nextcloud qui l'affiche en clair dans votre navigateur. Mais tous les mails, eux, restent bien au chaud stockés chez Tuta.

La boîte Tuta ouverte dans l'interface de Nextcloud, avec ses dossiers et un mail avec pièce jointe

Si c'est un Nextcloud installé par vos soins , ça ne change pas grand-chose car vous faites déjà confiance à votre serveur pour tout le reste mais sur le Nextcloud d'un employeur ou d'un hébergeur, comme c'est lui qui vous installe ce plugin, une pièce jointe copiée là-bas devient un fichier en clair sur son serveur, hors du chiffrement de Tuta. Si ça vous embête, je vous conseille donc de continuer plutôt à lire vos emails dans l'appli Tuta classique, et de n'envoyer vers ce Nextcloud QUE les pièces jointes que vous y auriez rangées de toute façon...

Source : l'annonce de Tuta et la fiche de l'app sur l'App Store de Nextcloud

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Matériel d'occasion - Riot bannit le matériel des tricheurs

Alors ça c'est fou mais fallait s'y attendre... Un joueur allemand a acheté un processeur Ryzen 7 5800X3D d'occasion (lien affilié), l'a monté dans son PC, puis a lancé Valorant ! Selon ce qu'il explique sur Reddit, il s'est alors fait virer du jeu de Riot dès le tout premier lancement ! Problème de compte ? Que nenni ! En fait il s'est fait dégagé à cause du processeur car son premier propriétaire était un tricheur !

D'après Heise , le support de Riot lui a bien confirmé que l'ancien propriétaire trichait. Du coup, le CPU s'est retrouvé sur une liste noire chez eux, ainsi que la carte mère et le stockage. Et bien sûr, on peut venir chialer au support, Riot ne retirera pas ce matériel banni de ses listes à la main. Sans parler du fait que le blocage est global pour tous les jeux PC de l'éditeur comme League of Legends, Teamfight Tactics, Legends of Runeterra et 2XKO.

Ce type de sanction vise donc les composants physiques de la machine, en plus du compte et malheureusement, tout autre compte qui s'y connecte est donc instantanément bloqué sur cet appareil et banni puisque le système suppose qu'il s'agit là d'une tentative de contournement. Pour votre culture G, sachez que l'erreur qui s'affiche s'appelle VAN 152, et réinstaller le jeu n'y changera rien.

Reste maintenant à savoir comment Riot reconnaît un processeur précis... L'identifiant qu'un CPU remonte à Windows ne donne que son modèle, donc un 5800X3D ressemble à n'importe quel autre 5800X3D mais il est possible que le système anti triche extrapole une empreinte à partir du comportement électrique de la puce (fréquences, tensions), ou récupère les identifiants inscrits dans le TPM .

La seconde option me semble la plus logique, car sur un Ryzen, le TPM n'est pas une puce à part. C'est plutôt un firmware, le fTPM, intégré au processeur, et Riot exige un TPM firmware pour les comptes sous restriction. Ça ne prouve pas encore qu'il s'en servent pour identifier le matériel, en 2021 PC Gamer expliquait que le TPM empêcherait un tricheur Valorant banni de se refaire un identifiant matériel tout neuf, donc ça se tiendrait...

Alors faut-il pour autant fuir le matériel d'occasion ?

Je ne pense pas qu'il faille flipper non plus parce que ce cas de figure semble extrêmement rare. Tous les tricheurs ne se font pas choper, et tous les tricheurs ne vendent pas leur matériel en occaz... Mais le risque n'est pas nul et il n'y a pas vraiment moyen de savoir si une pièce a été marquée, sauf si le vendeur-tricheur le dit.

Bref, si vous voyez apparaître un VAN 152 juste après avoir installé du matos d'occasion, n'allez surtout pas tester le jeu avec un autre compte car il serait lui aussi banni. Vaut mieux ouvrir un ticket pour demander une réévaluation à Riot qui apparemment a prévu le coup mais sans toutefois le garantir... La preuve avec notre joueur allemand qui s'est fait jeter par le support... J'ignore comment ça s'est fini pour lui mais vu la médiatisation de toute cette affaire, j'espère que Riot a fait un geste !

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