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Windows vs Linux vs macOS: Which One Is Actually Best for Students?

Choosing the right operating system as a student can feel confusing. Windows, Linux, and macOS all claim to be the best—but which one truly fits student life? Whether you’re attending online classes, coding, designing, gaming, or just taking notes, your OS choice matters more than you think. In this guide, we’ll compare Windows vs Linux […]

Nintendo peut bannir votre Switch 2 à vie et vous devrez les supplier de vous pardonner

Y'a des fois où je me dis que certaines entreprises font vraiment tout pour qu'on les déteste. Et Nintendo vient de passer un cap dans le mépris de ses clients.

La Free Software Foundation vient de publier un article au vitriol sur les nouvelles conditions d'utilisation de la Switch 2. En fait, Nintendo s'arroge désormais le droit de rendre votre console "définitivement inutilisable en tout ou en partie" s'ils estiment que vous avez violé leurs conditions. Oui, vous avez bien lu... Vous achetez une console, vous la payez plein pot, et si Nintendo soupçonne que vous avez fait un truc qui leur plaît pas, ils peuvent vous bannir des services en ligne à vie. La console reste utilisable hors-ligne, mais bon courage pour jouer à quoi que ce soit de récent sans téléchargements ni mises à jour.

Et attendez, c'est pas fini car les motifs de bannissement sont d'une largeur hallucinante. Modifier votre console c'est ban, jouer à des jeux de backup c'est ban, utiliser une flashcart c'est ban. Et le pire : acheter un jeu d'occasion peut vous valoir un bannissement !! U n mec a acheté une cartouche sur une marketplace, et sa console a été bannie parce que le précédent proprio avait peut-être cloné le jeu. Certains ont quand même réussi à faire lever le ban en prouvant que leur achat était légitime, mais faut voir la procédure de zinzin... c'est à vous de prouver votre innocence, et surtout pas à Nintendo de prouver votre culpabilité.

Les conséquences peuvent donc être permanentes et sont liées à la console elle-même, et pas à votre compte. Plus d'eShop, plus de téléchargements, plus de mises à jour de sécurité, plus de jeux en ligne. Vos jeux numériques déjà téléchargés restent jouables hors-ligne, et ceux liés à votre compte peuvent être récupérés sur une autre console. Mais si vous revendez la console, le nouveau propriétaire héritera du ban. Sympa pour le marché de l'occasion.

D'ailleurs, quelqu'un a acheté une Switch 2 reconditionnée en pensant faire une bonne affaire... et s'est retrouvé avec du matériel parfaitement fonctionnel mais inutilisable pour les services en ligne et la plupart des jeux récents. Nintendo avait banni la console avant qu'elle soit remise en vente.

Le pire dans tout ça c'est que les conditions d'utilisation incluent une clause d'arbitrage obligatoire. Cela veut dire que vous renoncez à votre droit de poursuivre Nintendo en justice, de participer à un recours collectif, ou même d'avoir un procès avec jury. Il existe un opt-out dans les 30 jours suivant l'achat, mais qui lit vraiment les CGU d'une console de jeu ?

Heureusement, tout le monde n'accepte pas ces conneries puisque le Brésil vient d'ouvrir une enquête contre Nintendo car Procon-SP, l'organisme de protection des consommateurs de Sao Paulo, considère que cette politique viole les droits des utilisateurs à accéder aux services qu'ils ont payés. En Europe, le droit de la consommation offre aussi des protections que les Américains n'ont pas.

Bref, Nintendo continue de prouver qu'on peut faire des jeux exceptionnels tout en traitant ses clients comme des criminels, alors la prochaine fois que vous hésitez entre une Switch et une Steam Deck, pensez-y.

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Clair Obscur perd son prix à cause de la vilaine méchante pas belle IA générative

Clair Obscur: Expedition 33, c'est le jeu français qui a explosé tous les compteurs aux Game Awards 2025 avec 9 prix sur 12 nominations dont le très convoité Game of the Year. Un carton monstre pour Sandfall Interactive, le studio indé français.

Toutefois un petit drama vient d'avoir lieu... Une autre cérémonie, les Indie Game Awards viennent de lui retirer ses deux prix (GOTY et Best Debut Game) parce que... roulement de tambours... le studio a utilisé de l'IA générative pendant le développement. Et histoire d'en rajouter une couche, lors de leur candidature aux IGA, ils auraient déclaré ne pas avoir utilisé de gen-AI.

Oups...

Pour être plus précis, des artistes du studio ont utilisé quelques images générées par IA en tant que placeholders visuels, le temps de créer les vraies textures à la main. C'est une pratique hyper courante dans le dev de jeux vidéo, mais le problème c'est que quelques posters avec des textures IA sont passés entre les mailles du filet et se sont retrouvés dans la version finale lors du lancement. Rien de dramatique, juste des affiches en arrière-plan dans la zone de départ du jeu que le studio a retirés dans un patch quelques jours après la sortie.

Mais voilà, les Indie Game Awards ont une politique anti-IA extrêmement stricte et leur règlement interdit l'utilisation de l'IA générative y compris dans le processus de développement. Du coup, même si les éléments IA ont été retirés rapidement, ça suffit à disqualifier le titre.

L'usage d'IA avait été mentionné par le producteur François Meurisse dans une interview à El País dès juin 2025, mais c'est seulement après la cérémonie du 18 décembre que les IGA ont réagi. Et 2 jours plus tard, ils annonçaient la rétractation des prix... C'est donc Blue Prince qui récupère le GOTY et Sorry We're Closed (gratuit pour 24h sur l'Epic Games Store) qui empoche le Best Debut Game.

Si vous êtes fan de Clair Obscur: Expedition 33, rassurez-vous, le jeu garde ses 9 prix aux Game Awards, dont le Game of the Year principal. Après si vous voulez mon avis, on nage quand même en plein délire car si on pousse cette logique, qu'est-ce qu'on fait des devs qui utilisent ChatGPT pour débugger du code ?

Pour moi, jeter Clair Obscur: Expedition 33 parce qu'ils ont utilisé un peu d'IA dans un cadre de développement uniquement, alors que ça n'a floué personne et que c'était purement technique pour faire un peu de remplissage en attendant les assets finaux, c'est comme disqualifier un film à Cannes parce que le scénariste a utilisé un correcteur orthographique ou refuser un Grammy Award parce qu'une chanson contient un sample...

Bref, IA ou pas, Clair Obscur reste un excellent jeu et j'ai hâte qu'on revienne au monde d'avant quand on jugeait les œuvres sur leurs qualités objectives.

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LeafKVM - Le petit boîtier qui vous donne le contrôle total sur n'importe quelle machine

Vous avez un serveur dans un placard, un NAS chez vos parents, ou une machine headless qui fait des siennes et qui refuse de booter correctement ? Alors vous connaissez forcement cette galère quand c'est impossible d'y accéder à distance parce que l'OS a crashé, que le réseau ne répond plus, ou que vous avez besoin de tripatouiller le BIOS pour changer un réglage.

Ah mais c'est terminé ces galères de cro-magnons, car il existe maintenant un petit boîtier open source qui règle tout ça et qui s'appelle LeafKVM. C'est un KVM over IP sans fil, avec un écran tactile intégré, qui vous permet de prendre le contrôle total d'une machine depuis votre navigateur web, sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit sur la machine cible.

Vous branchez le LeafKVM en HDMI sur votre serveur (pour capturer l'image) et en USB (pour émuler clavier/souris), et hop, vous accédez à l'écran de la machine depuis n'importe quel navigateur que vous soyez sur votre canapé ou à l'autre bout du monde via RustDesk , vous voyez exactement ce que la machine affiche, du BIOS jusqu'à l'OS, et vous pouvez taper au clavier comme si vous étiez devant. Vous pouvez même monter des images ISO à distance pour réinstaller un OS sur une machine plantée, ce qui est quand même bien pratique.

Et LeafKVM embarque sa propre connectivité Wi-Fi 5 avec un mode hotspot intégré, du coup, même si votre serveur n'a pas de réseau fonctionnel (genre le driver réseau qui merde au boot), vous pouvez quand même y accéder en vous connectant directement au Wi-Fi du boîtier depuis votre smartphone. Pas besoin de trimballer un écran et un clavier dans votre local technique, le LeafKVM fait tout ça dans son boîtier alu de 90x65mm qui tient dans la poche.

Côté specs, on a donc un processeur Rockchip RV1106G3 avec 256 Mo de RAM et 16 Go de stockage eMMC, une puce Toshiba TC358743 pour la capture HDMI jusqu'en 1080p/60fps avec une latence sous les 100ms, du Wi-Fi 5 et Bluetooth via une puce RTL8821CS, un port Ethernet 100 Mbps avec support PoE optionnel, et surtout cet écran tactile IPS de 2,4 pouces qui permet de configurer le réseau ou de prévisualiser l'écran directement sur le boîtier sans avoir besoin d'un PC.

Le tout est vraiment open source avec les schémas hardware sous licence CERN-OHL-W et le logiciel sous GPLv2/v3. Le firmware est basé sur Linux Buildroot avec un backend en Rust, et l'interface web est dérivée du projet JetKVM. Bref, vous pous pouvez auditer le code si ça vous amuse mais également le modifier et le compiler vous-même si ça vous chante..

Par rapport aux alternatives comme le JetKVM à 69 dollars qui n'a pas de Wi-Fi hotspot, ou le NanoKVM de Sipeed qui est moins cher mais qui a eu quelques soucis de sécurité avec ses mots de passe par défaut, le LeafKVM se positionne très bien sur le créneau du "fait maison mais bien fini".

Le projet est actuellement en pré-lancement sur Crowd Supply, donc pas encore de prix annoncé, mais si vous êtes du genre à avoir des machines éparpillées un peu partout et que vous en avez marre de vous déplacer à chaque fois qu'une d'elles fait des caprices, ça vaut le coup de garder un œil dessus.

Merci à Letsar pour le partage !

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CENI - La Chine vient de mettre en service l'héritier d'ARPANET

Vous vous souvenez d'ARPANET, ce réseau militaire américain des années 60-70 qui a donné naissance à Internet ? En 2006, les États-Unis ont remis le couvert avec GENI, un autre réseau de recherche afin de tester les technologies futures du web et qui a fonctionné durant plus d'une décennie avant de s'éteindre progressivement jusqu'en 2023.

Et aujourd'hui, devinez qui vient de prendre le relais ?

La Chine, évidemment !

Le pays vient en effet d'annoncer la mise en service officielle de CENI, pour China Environment for Network Innovation, qui est ni plus ni moins que la première infrastructure nationale chinoise dédiée à l'innovation dans les technologies réseau. Et les specs font un peu peur je dois dire...

Il s'agit d'un réseau qui relie 40 villes chinoises via plus de 55 000 km de fibre optique et qui a nécessité plus de 10 ans de construction. Le truc est capable de supporter 128 réseaux hétérogènes simultanément et de mener 4 096 tests de services en parallèle... Niveau chiffres, c'est assez costaud.

Pour vous donner une idée de ce que ça peut faire, ils ont effectué un test de transfert avec le radiotélescope FAST dans la province du Guizhou. Résultat, 72 téraoctets de données transférées vers la province du Hubei en à peine 1,6 heure sur une distance d'environ 1 000 km. Un calcul rapide nous donne un débit proche des 100 Gbit/s soutenu sur la durée... Sur une connexion fibre grand public à 1 Gbit/s, ce même transfert aurait pris environ une semaine.

Mais le plus impressionnant, c'est la stabilité du bouzin. D'après Liu Yunjie, le chef scientifique du labo Zijin Mountain, CENI affiche zéro perte de paquets lors des tests avec une gigue de latence inférieure à 20 microsecondes, même à pleine charge, sur un backbone de 13 000 km traversant 13 provinces et gérant 10 000 services déterministes. Ce sont des performances qu'on ne voit pas tous les jours...

Et côté applications, c'est le feu ! Huawei et Baidu sont déjà sur le coup pour tester leurs technos respectives, notamment pour des modèles d'IA avec 100 milliards de paramètres, dont chaque itération ne prend que 16 secondes grâce aux débits de CENI pour synchroniser les GPU. Y'a aussi le support des technologies 5G-A et 6G qui est prévu, ainsi que des applications pour l'industrie, l'énergie, la santé et l'éducation.

Et leur prochaine étape, ça va être de connecter 100 universités et entreprises leaders au réseau.

L'objectif avoué de CENI, c'est donc de développer des innovations "5 à 10 ans en avance sur l'industrie" et de, je cite, "prendre l'initiative dans la compétition internationale en matière de cyberespace". Bref, c'est aussi une question de souveraineté technologique et de positionnement géopolitique.

Screenshot

La Chine reprend donc explicitement le flambeau des projets de recherche réseau américains désormais abandonnés. ARPANET a ouvert la voie dans les années 70, GENI a pris le relais jusqu'en 2023, et maintenant c'est CENI qui devient le laboratoire mondial pour les architectures réseau du futur.

Et avec ses 221 brevets déposés, 139 droits d'auteur logiciels et 206 normes internationales et nationales, le projet a déjà une belle base de propriété intellectuelle...

Donc on verra bien ce qui en sortira dans les années à venir...

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Tunnl.gg - Exposez votre localhost en une seule commande SSH

Vous développez un truc en local et vous avez besoin de le montrer à quelqu'un au travers d'Internet, genre pour tester un webhook, faire une démo rapide, ou juste impressionner votre collègue à distance ? Hé bien au lieu de vous farcir une config nginx + certificats SSL + ouverture de ports sur le routeur (Beurk !), y'a Tunnl.gg qui fait tout ça en une SEULE ligne de commande.

Vous tapez une commande SSH, et hop, vous avez une URL publique qui pointe vers votre serveur local. Pas de client à installer, pas de compte à créer, pas de token à configurer, juste SSH, que vous avez forcément déjà sur votre machine.

Donc pour exposer votre app qui tourne sur le port 8080, vous faites :

ssh -t -R 80:localhost:8080 proxy.tunnl.gg

Et c'est parti ! Le service vous file une URL avec un sous-domaine aléatoire, genre abc123.tunnl.gg, et tout ce qui arrive dessus est redirigé vers votre localhost:8080. Et magie magie, HTTPS est automatique, donc pas besoin de vous soucier des certificats.

Du coup, si vous connaissez déjà ce genre d'outils, vous pensez peut-être à Bore que j'ai présenté il y a pas longtemps, ou Portr qui fait sensiblement la même chose, ou encore Chisel pour les amateurs de tunnels TCP/UDP via HTTP. Tous ces outils font du tunneling, mais Tunnl.gg se distingue par son approche "zéro friction" sans binaire à télécharger, et sans compte à vous créer.

Pour le moment, le service est gratuit pour un usage personnel mais les développeurs prévoient des plans payants plus tard avec des features comme les domaines personnalisés, les sous-domaines persistants et des limites de débit plus élevées. On verra bien mais en attendant, pour tester un truc vite fait ou faire une démo, la version gratuite suffira largement.

Bon, y'a quand même quelques trucs à savoir. Primo, ça ne marche qu'avec du trafic HTTP/HTTPS pour l'instant. Deuxio, le TLS est côté serveur, donc techniquement ils peuvent voir votre trafic même s'ils disent ne pas l'inspecter. Donc pour des données vraiment sensibles, gardez ça en tête. Et tertio, comme tout service de ce type, y'a des limites de fair-use pour éviter les abus.

Bref, si vous cherchez un moyen rapide d'exposer un port local sans vous prendre la tête avec la config, Tunnl.gg fera le taf. Au pire vous aurez découvert une alternative de plus à ngrok , au mieux ça deviendra votre outil par défaut pour les démos express...

Merci à Lorenper pour le partage !

MephistoMail - L'email jetable qui ne garde aucune trace de vous

Vous voulez tester un service, télécharger un truc, ou vous inscrire sur un site que vous n'utiliserez probablement qu'une fois et là, une fois encore, on vous demande votre email. Alors vous pétez un câble, vous retournez votre bureau en hurlant, vous jetez votre tasse de café sur le visage de votre collègue, et vous essayez de vous suicidez en mettant frénétiquement votre langue dans la multiprise. Ne rigolez pas, ça arrive tous les jours !

Heureusement, voici une solution qui va vous permettre de contourner le problème. Ça s'appelle MephistoMail , et c'est un service d'email jetable, anonyme, et qui ne garde aucun log de vos activités. Vous allez sur le site, vous copiez l'adresse temporaire qui vous est attribuée, vous l'utilisez pour vous inscrire quelque part, et hop, les mails de confirmation arrivent dans votre inbox temporaire. Une fois que c'est fait, vous fermez l'onglet et tout disparaît.

Vous allez me dire, le concept n'est pas nouveau, y'a des dizaines de services de temp mail qui existent depuis des années. Mais MephistoMail se distingue par son approche "privacy first" assez radicale. Pas de tracking, pas de logs, pas de collecte de données et surtout l'inbox est vraiment volatile et peut être supprimée à tout moment par le système.

Du coup, y'a quelques limitations à connaître avant de vous lancer. Ce service est prévu principalement pour recevoir des emails, pas pour en envoyer. Certains sites ont également commencé à bloquer les domaines de temp mail connus, donc ça marchera pas partout. Et surtout, ne l'utilisez jamais pour des trucs sensibles comme votre banque ou des services critiques. Si vous perdez l'accès à l'inbox avant d'avoir récupéré votre lien de confirmation, c'est game over.

L'utilisation est par contre hyper simple et surtout y'a pas de compte à créer, pas de mot de passe à retenir, bref pas d'emmerdes.

Voilà, si vous en avez marre de donner votre vraie adresse mail à n'importe qui et de vous retrouver noyé sous les newsletters non désirées, MephistoMail fera bien le taf. Et en plus c'est gratuit !

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