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Souveraineté numérique : un enjeu mondial ?

La souveraineté numérique n’est plus seulement un débat européen ou français : c’est devenu un sujet mondial. Du Canada à l’Union européenne, en passant par les États‑Unis, la Chine, l’Inde ou encore l’Afrique, chaque région tente aujourd’hui de reprendre le contrôle de ses données, de ses infrastructures et de ses technologies.
Dans un monde où données, infrastructures et technologies façonnent nos décisions, nos économies et même nos démocraties, une question centrale émerge :

Comment chaque pays peut-il conserver son autonomie numérique face aux géants technologiques ?

Qu’est‑ce que la souveraineté numérique ?

La souveraineté numérique désigne la capacité d’un État, d’une organisation ou d’un citoyen à garder le contrôle sur ses données, ses infrastructures technologiques et ses usages numériques. En d’autres mots : savoir , comment et sous quelle juridiction nos données et nos outils sont exploités.

Le concept apparaît à la fin des années 1990 et se précise au fil des années face à la domination grandissante des géants technologiques mondiaux. Aujourd’hui, il englobe :

  • la maîtrise des données ;
  • l’indépendance vis‑à‑vis des plateformes étrangères ;
  • la protection contre les lois extraterritoriales (Cloud Act, Patriot Act, RGDP, LPRPDE, Loi25,… ) ;
  • la sécurité des infrastructures critiques ;
  • la capacité d’innovation locale.

Les trois piliers universels de la souveraineté numérique

La maîtrise des données


Peu importe le pays, la question centrale est : où sont stockées les données et qui y a accès ?

Pour le Canada, cela inclut par exemple la protection des données citoyennes à travers des initiatives comme les solutions CIRA DNS Firewall, qui encouragent à privilégier des technologies développées au pays pour améliorer la souveraineté et la cybersécurité.

Pour l’Europe, le RGPD reste une référence mondiale pour assurer une protection élevée des données personnelles.

Données personnelles, données de santé, données industrielles…
Elles représentent un nouveau pouvoir économique et politique. Assurer la souveraineté numérique, c’est :

  • savoir où les données sont stockées,
  • décider qui peut y accéder,
  • s’assurer qu’elles sont protégées par des lois adaptées (ex. RGPD, Loi25).

Le contrôle des infrastructures


Cela comprend les :

  • data centers,
  • clouds,
  • câbles sous-marins,
  • satellites,
  • serveurs et réseaux.

Les collectivités françaises, par exemple, sont encouragées à stocker leurs données au sein de clouds certifiés SecNumCloud, garantissant un haut niveau de sécurité et une souveraineté européenne renforcée.

L’indépendance technologique


Il s’agit de limiter les dépendances critiques, notamment en :

  • utilisant des technologies locales ou open source,
  • diversifiant les fournisseurs,
  • renforçant les capacités nationales d’innovation,
  • évitant les situations où un acteur étranger pourrait couper l’accès à un service essentiel.

Tour du monde des stratégies de souveraineté numérique

Canada : priorité à la protection des données
Canada

Le Canada adopte une approche pragmatique axée sur :

  • l’hébergement local des données,
  • le renforcement de la cybersécurité,
  • l’adoption de solutions “made in Canada” pour les organisations publiques et privées.

CIRA, par exemple, encourage les organisations à donner la priorité à la souveraineté des données afin de renforcer la sécurité et la résilience face aux cybermenaces.

Données : Quelle est l’importance de la souveraineté des données pour les organisations canadiennes?

Europe : l’autonomie numérique comme mission stratégique
europe

L’Union européenne est l’un des acteurs les plus avancés, avec :

  • des réglementations strictes (RGPD),
  • des initiatives cloud souverain,
  • des alternatives européennes aux solutions américaines,
  • la création d’un Observatoire de la souveraineté numérique pour mesurer les dépendances critiques, lancé en France en janvier 2026.

Plusieurs États membres abandonnent progressivement des outils américains (Teams, Zoom) au profit de solutions souveraines développées en interne ou en Europe. En France, la migration vers Visio, une plateforme souveraine hébergée localement, illustre ce virage massif.

Donnée : Sommet sur la souveraineté numérique européenne : des engagements emblématiques pour une Europe plus compétitive et souveraine

États‑Unis : la puissance technologique comme souveraineté
USA

La souveraineté numérique américaine repose sur :

  • la domination du cloud mondial (AWS, Azure, Google Cloud),
  • le contrôle des plateformes (Meta, Google, X…),
  • les lois extraterritoriales comme le Cloud Act, qui obligent les entreprises américaines à fournir des données même si elles sont stockées à l’étranger.

Paradoxalement, cette souveraineté américaine devient un enjeu de dépendance pour les autres pays.

Chine : souveraineté totale et contrôle strict
Chine

La Chine applique l’une des approches les plus radicales :

  • Internet national contrôlé (Great Firewall),
  • plateformes chinoises (WeChat, Alibaba, Tencent),
  • cloud souverain,
  • hébergement obligatoire des données en Chine.

Son modèle repose sur une souveraineté numérique autoritaire et centralisée, profondément différente de l’approche européenne.

Donnée : La chine et le controle d’internet. Une Cybersouveraineté ambivalente.

Inde : souveraineté numérique et essor technologique
Inde

L’Inde mise sur :

  • le développement massif de technologies nationales,
  • des clouds locaux,
  • le projet “Digital India” pour contrôler ses données et infrastructures,
  • des législations contraignantes pour limiter l’influence étrangère.
Afrique : entre dépendances et émergence
Afrique

De nombreux États africains cherchent à réduire leur dépendance aux technologies étrangères.
Les enjeux sont importants :

  • Hébergement local rare → dépendance au cloud américain ou chinois
  • Besoin d’infrastructures souveraines
  • Volonté croissante de régulation plus stricte du numérique

Plusieurs pays lancent des politiques de cybersécurité nationales pour renforcer leur autonomie.

Donnée : La Souveraineté Numérique en Afrique : Enjeux Stratégiques, Défis et Opportunités


Pourquoi la souveraineté numérique est devenue un enjeu mondial ?

Plusieurs facteurs contribuent à placer la souveraineté numérique au cœur des débats :

La domination des géants du numérique

Les GAFAM (Google, Amazon, Microsoft, Apple, Meta) et leurs équivalents chinois (BATX) contrôlent une part massive des données mondiales.
Ils influencent les communications, l’innovation, les flux d’information et même certaines décisions politiques.

La montée des tensions géopolitiques

Sanctions extraterritoriales, menaces de coupures de services, “kill switches”, espionnage numérique…
L’Europe, Le Canada, et bien d’autres, fortement dépendants des clouds et technologies américains, se retrouvent en posture fragile.

L’explosion des cyberattaques

Les infrastructures critiques (santé, énergie, transport, collectivités) sont devenues des cibles.
Sans maîtrise des systèmes, impossible d’assurer continuité, résilience ou protection.

IA et données sensibles

L’IA dépend fortement du contrôle des données et du calcul, deux ressources stratégiques.

Ce que cela implique pour les entreprises

Peu importe le pays, les entreprises doivent :

  • choisir des clouds alignés avec leurs lois nationales (ex : RGPD en Europe) ;
  • renforcer la cybersécurité ;
  • éviter la dépendance totale à un seul fournisseur étranger ;
  • privilégier les solutions souveraines ou open source ;
  • connaître les réglementations transfrontalières qui s’appliquent.

Un enjeu mondial, une responsabilité partagée

numérique mondiaux


La souveraineté numérique est devenue un impératif planétaire.
Chaque région du monde, selon ses valeurs et ses besoins, tente aujourd’hui de trouver le juste équilibre entre :

  • sécurité,
  • indépendance,
  • innovation,
  • ouverture internationale.

Qu’il s’agisse de l’Europe, de la France, des États‑Unis, de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique ou du Canada, tous convergent vers un même constat :

Aucun pays ne peut dépendre entièrement de technologies qu’il ne contrôle pas.

La souveraineté numérique n’est donc pas une option :


c’est une condition essentielle pour l’avenir démocratique, économique et technologique du monde.

À voir également : Sécurité : Créer facilement des mots de passe efficaces



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Vault - L'app open source qui collecte vos liens, notes et images

Fin de journée, c’est presque le week end et en plus les vacances scolaires sont là ! Mais je ne pouvais pas finir ma journée sans vous parler de Vault. Vault c’est une application Electron pour Mac, Windows et Linux qui vous permet de sauvegarder vos liens, vos notes et vos images à 100% en local sur votre machine.

Vous installez l’app, vous créez un ou plusieurs “coffres” (des dossiers qui organisent votre contenu), et vous commencez à sauvegarder tout ce qui vous intéresse. L’app extrait automatiquement les métadonnées des liens que vous lui donnez, le temps de lecture estimé, les infos produit si c’est une page e-commerce, et comme ça, tout reste bien organisé dans votre interface.

Vault propose aussi une extension navigateur pour Chrome, Firefox et dérivés. Comme ça, si vous tombez sur un article intéressant, hop, un clic et c’est sauvegardé directement dans votre coffre local. Et pas besoin d’ouvrir l’app, car l’extension communique directement avec elle en arrière-plan.

Ce qui me plaît dans cette approche, c’est qu’on revient aux bases. Rien n’est stocké en ligne, et si vous gérez bien vos sauvegardes, tout restera chez vous ad vitam eternam ! Après comme y’a pas de synchro native entre vos appareils, si vous bossez sur deux ou trois machines différentes, faudra gérer ça à la main avec un Dropbox ou iCloud Drive en plaçant vos coffres dans un dossier synchronisé. Mais bon, on peut pas tout avori dans la vie.

L’app supporte le Markdown pour vos notes, ce qui est sympa si vous aimez écrire en texte formaté et vous pouvez importer vos bookmarks depuis Chrome en deux clics, et exporter vos coffres pour les partager ou les archiver.

Le projet est open source sous licence MIT et est dispo ici .

Vault ne va pas changer votre vie mais c’est une app qui fait ce qu’on lui demande, sans chichi, sans tracking, sans casser les pieds et ça, moi j’adore !

Black Star 1000 - Achetez votre propre satellite militaire

Avec tout ce que vous avez placé au fil des années sur votre Livret A Caisse d’Epargne, je pense que vous allez enfin pouvoir réaliser votre rêve : Acheter un satellite de grade militaire ! Oui, vous m’avez bien lu, on n’est plus dans les films là, c’est enfin une réalité !!

Pour la modique somme de 5,5 millions de dollars (soit moins cher qu’un jet privé d’entrée de gamme), c’est ce que propose United Spaceports Corp, la société qui sera aux commandes du futur Spaceport de Las Vegas. Leur offre ? Le Black Star 1000 sera donc le premier satellite militaire personnel de l’histoire disponible pour monsieur et madame Tout-le-monde (enfin, ceux qui ont vidé leur PEL, leur assurance-vie, et vendu un rein ou deux).

pCloud : l’alternative européenne au stockage en ligne qui fait trembler les GAFAM

– Article en partenariat avec pCloud

Dans le petit monde du stockage en ligne, il est difficile de ne pas penser immédiatement aux géants américains comme Google Drive, Dropbox ou encore OneDrive. Ces services dominent largement le marché, mais quid des alternatives qui respectent davantage notre vie privée et se plient aux réglementations européennes ? pCloud, une solution de stockage suisse, est peut-être exactement ce que vous cherchez. Avec des centres de données situés au Luxembourg et une conformité stricte avec le RGPD, il se démarque par son respect de la vie privée et une multitude de fonctionnalités révolutionnaires.

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