The horizontal camera bar has officially become the design language of 2025-2026, and Realme just joined the party with the Realme 16. Five months after Apple’s iPhone Air established the aesthetic last September, here comes a mid-range contender wearing the same silhouette like a fashion trend that jumped from runway to high street. The visor-style execution skews closer to Honor’s Magic8 Pro Air, complete with that clean horizontal sweep across the top of the phone. But Realme threw in a wild card: a circular selfie mirror embedded right in the camera module, encircled by a halo flash that adds theatrical flair to an otherwise familiar design.
Calling this phone “Air” anything requires some creative interpretation. The iPhone Air sits at 5.6mm thin, Honor’s version checks in at 6.1mm, and the Realme 16 lands at 8.1mm. That’s practically chunky by comparison, though the 7,000mAh battery inside explains the extra millimeters. At 183 grams, it still feels reasonable in hand despite housing enough power to outlast most flagships by a full day. The mirror feature positions itself as functional, giving you a way to frame selfies using the superior 50MP rear camera instead of the standard front sensor. Whether anyone actually uses it beyond the first Instagram story is the real test.
Designer: Realme
What’s more interesting than the mirror is the engineering required to make it all work. Squeezing a 7,000mAh battery into a body this manageable is no small feat, and it points to some clever internal packaging, what Realme calls an “Aircraft Structure layout” using high-density graphite battery tech. This is the kind of practical innovation that matters in the mid-range space, where two-day battery life is a legitimate killer feature. They even managed to secure an IP66, IP68, and IP69K rating, which means it’s protected against everything from dust to high-pressure water jets. That’s a level of durability you just don’t expect to see on a phone that isn’t a ruggedized brick.
The rest of the package is solidly mid-range. It’s running on a MediaTek Dimensity 6400 Turbo chipset, which is more than capable of keeping things running smoothly on the 6.57-inch AMOLED display. That screen, by the way, boasts a 120Hz refresh rate and an incredibly bright 4,500-nit peak brightness, so it should be perfectly visible even in direct sunlight. The camera system is led by that 50MP Sony IMX852 sensor with OIS, a very respectable piece of hardware for this segment, and it’s paired with a simple 2MP monochrome lens.
So, was the “Air” moniker really necessary? It feels like a stretch when the phone is 1.5x as thick as the devices it’s mimicking. And you have to wonder how much actual design work went into the chassis itself. The silhouette is pure iPhone Air, the camera plateau is straight from Honor’s playbook. Did Realme’s team just slap a mirror on a composite of last season’s hits and call it a day? Maybe. But for a mid-range phone with this much battery, maybe that’s all it needs to be. At its price tag, perhaps nobody minds a design that feels ‘inspired’ as long as it looks the part and lasts for two days.
La souveraineté numérique n’est plus seulement un débat européen ou français : c’est devenu un sujet mondial. Du Canada à l’Union européenne, en passant par les États‑Unis, la Chine, l’Inde ou encore l’Afrique, chaque région tente aujourd’hui de reprendre le contrôle de ses données, de ses infrastructures et de ses technologies. Dans un monde où données, infrastructures et technologies façonnent nos décisions, nos économies et même nos démocraties, une question centrale émerge :
Comment chaque pays peut-il conserver son autonomie numérique face aux géants technologiques ?
Qu’est‑ce que la souveraineté numérique ?
La souveraineté numérique désigne la capacité d’un État, d’une organisation ou d’un citoyen à garder le contrôle sur ses données, ses infrastructures technologiques et ses usages numériques. En d’autres mots : savoir où, comment et sous quelle juridiction nos données et nos outils sont exploités.
Le concept apparaît à la fin des années 1990 et se précise au fil des années face à la domination grandissante des géants technologiques mondiaux. Aujourd’hui, il englobe :
la maîtrise des données
l’indépendance vis‑à‑vis des plateformes étrangères
Les trois piliers universels de la souveraineté numérique
La maîtrise des données
Peu importe le pays, la question centrale est : où sont stockées les données et qui y a accès ?
Pour le Canada, cela inclut par exemple la protection des données citoyennes à travers des initiatives comme les solutions CIRA DNS Firewall, qui encouragent à privilégier des technologies développées au pays pour améliorer la souveraineté et la cybersécurité.
Pour l’Europe, le RGPD reste une référence mondiale pour assurer une protection élevée des données personnelles.
Note : Le RGPD ne couvre pas les données industrielles. Ces dernières relèvent d’autres cadres juridiques et réglementaires.
Données personnelles, données de santé, données industrielles… Elles représentent un nouveau pouvoir économique et politique. Assurer la souveraineté numérique, c’est :
savoir où les données sont stockées,
décider qui peut y accéder,
s’assurer qu’elles sont protégées par des lois adaptées (ex. RGPD, Loi25).
Le contrôle des infrastructures
Cela comprend les :
data centers,
clouds,
câbles sous-marins,
satellites,
serveurs et réseaux.
Les collectivités françaises peuvent utiliser des clouds certifiés SecNumCloud, qui garantissent un haut niveau de sécurité et de conformité, mais pas une souveraineté garantie. En effet, comme l’a rappelé le directeur de l’ANSSI, SecNumCloud ne protège pas contre toutes les formes d’extraterritorialité, notamment si le fournisseur reste soumis à un droit étranger.
Il s’agit de limiter les dépendances critiques, notamment en :
utilisant des technologies locales ou open source,
diversifiant les fournisseurs,
renforçant les capacités nationales d’innovation,
évitant les situations où un acteur étranger pourrait couper l’accès à un service essentiel.
Tour du monde des stratégies de souveraineté numérique
Canada : priorité à la protection des données
Le Canada adopte une approche pragmatique axée sur :
l’hébergement local des données,
le renforcement de la cybersécurité,
l’adoption de solutions “made in Canada” pour les organisations publiques et privées.
CIRA, par exemple, encourage les organisations à donner la priorité à la souveraineté des données afin de renforcer la sécurité et la résilience face aux cybermenaces.
Plusieurs États membres abandonnent progressivement des outils américains (Teams, Zoom) au profit de solutions souveraines développées en interne ou en Europe. En France, la migration vers Visio, une plateforme souveraine hébergée localement, illustre ce virage massif.
États‑Unis : la puissance technologique comme souveraineté
La souveraineté numérique américaine repose sur :
la domination du cloud mondial (AWS, Azure, Google Cloud),
le contrôle des plateformes (Meta, Google, X…),
les lois extraterritoriales comme le Cloud Act, qui obligent les entreprises américaines à fournir des données même si elles sont stockées à l’étranger.
Le contrôle des câbles sous-marins, dont les GAFAM détiennent plus de 70 %
Les lois extraterritoriales, notamment le Cloud Act (réquisition judiciaire encadrée pour enquêtes criminelles), Section 702 du FISA (surveillance électronique secrète par la NSA), Executive Order 12333 (collecte de renseignement en dehors du territoire américain).
Note : Le FISA est généralement considéré plus intrusif que le Cloud Act, car il relève du renseignement, pas d’une procédure judiciaire.
Paradoxalement, cette souveraineté américaine devient un enjeu de dépendance pour les autres pays.
Chine : souveraineté totale et contrôle strict
La Chine applique l’une des approches les plus radicales :
Internet national contrôlé (Great Firewall),
plateformes chinoises (WeChat, Alibaba, Tencent),
cloud souverain,
hébergement obligatoire des données en Chine.
Son modèle repose sur une souveraineté numérique autoritaire et centralisée, profondément différente de l’approche européenne.
Pourquoi la souveraineté numérique est devenue un enjeu mondial ?
Plusieurs facteurs contribuent à placer la souveraineté numérique au cœur des débats :
La domination des géants du numérique
Les GAFAM (Google, Amazon, Microsoft, Apple, Meta) et leurs équivalents chinois (BATX) contrôlent une part massive des données mondiales. Ils influencent les communications, l’innovation, les flux d’information et même certaines décisions politiques.
La montée des tensions géopolitiques
Sanctions extraterritoriales, menaces de coupures de services, “kill switches”, espionnage numérique… L’Europe, Le Canada, et bien d’autres, fortement dépendants des clouds et technologies américains, se retrouvent en posture fragile.
L’explosion des cyberattaques
Les infrastructures critiques (santé, énergie, transport, collectivités) sont devenues des cibles. Sans maîtrise des systèmes, impossible d’assurer continuité, résilience ou protection.
IA et données sensibles
L’IA dépend fortement du contrôle des données et du calcul, deux ressources stratégiques.
Ce que cela implique pour les entreprises
Peu importe le pays, les entreprises doivent :
choisir des clouds alignés avec leurs lois nationales (ex : RGPD en Europe) ;
renforcer la cybersécurité ;
éviter la dépendance totale à un seul fournisseur étranger ;
privilégier les solutions souveraines ou open source ;
connaître les réglementations transfrontalières qui s’appliquent.
Un enjeu mondial, une responsabilité partagée
La souveraineté numérique est devenue un impératif planétaire. Chaque région du monde, selon ses valeurs et ses besoins, tente aujourd’hui de trouver le juste équilibre entre :
sécurité,
indépendance,
innovation,
ouverture internationale.
Qu’il s’agisse de l’Europe, de la France, des États‑Unis, de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique ou du Canada, tous convergent vers un même constat :
Aucun pays ne peut dépendre entièrement de technologies qu’il ne contrôle pas.
La souveraineté numérique n’est donc pas une option :
c’est une condition essentielle pour l’avenir démocratique, économique et technologique du monde.
Subscription commerce builds recurring revenue by turning repeat purchases into subscriptions. This guide covers models, pricing, tech, operations, KPIs, and a launch checklist for 2026.
Mauvaise nouvelle pour les amateurs de lecture japonaises qui avaient leurs petites habitudes sur Bato.to. Le site, véritable institution du scantrad manga, a été mis hors ligne et cette fois, c'est pas une simple maintenance qui a mal tourné ou un serveur qui a pris feu (quoi que, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense ^^).
Non, c'est la CODA (Content Overseas Distribution Association), c'est à dire l'organisme japonais de lutte contre le piratage, qui en collaboration avec les autorités chinoises, ont fait arrêter l'opérateur du site fin novembre. Le gars a admis opérer non seulement Bato.to mais aussi une soixantaine de sites liés comme xbato.com ou mangapark.io.
Honnêtement, impossible de se connecter ce matin, c'est le désert total. Apparemment, la base de données a été saisie et les serveurs sont aux fraises.
Du coup, c'est tout un empire qui s'effondre. Pour vous donner une idée de l'ampleur du truc, Bato.to c'était 350 millions de visites cumulées sur l'ensemble du réseau rien que pour le mois de mai 2025. Et niveau thunes, ça brassait pas mal puisque les revenus publicitaires montaient jusqu'à 400 000 yuans par mois lors des pics d'audience, soit environ 57 000 dollars. Ça commence à faire une belle somme pour de la scanlation illégale, surtout quand on sait que la plupart des traducteurs font ça pour la gloire (ou pour le kiff).
Perso, je trouve ça super moche de voir disparaître des archives communautaires aussi énormes parce que même si c'était pas "légal" c'était quand même un peu le temple du scan manga où l'on trouvait des pépites introuvables ailleurs, même si la qualité variait selon les équipes. Mais bon, faut pas se leurrer, quand y'a autant d'oseille en jeu, c'était inévitable...
Si vous êtes en manque de lecture, sachez que l'offre légale a quand même méga bougé. Avant c'était la galère absolue, mais maintenant on a des trucs comme
Manga Plus
(qui appartient à la
Shueisha
, donc c'est la source directe) ou
Mangas.io
. C'est quand même plus propre pour soutenir les mangakas qui triment sur leurs planches, sauf si vous lisez des trucs hyper obscurs qui n'arriveront jamais chez nous, là c'est plus compliqué...
D'ailleurs, pour ceux qui galèrent avec les chapitres qui sortent uniquement en japonais, y'a des outils incroyables maintenant. J'avais testé
Manga Net sur Android
et plus récemment
Koharu, un traducteur de mangas par IA
codé en Rust et franchement, ça automatise une grande partie du boulot de nettoyage et de trad. C'est peut-être ça l'avenir du scantrad finalement... des outils persos pour lire ce qu'on veut localement sans dépendre de gros sites qui finissent par se faire chopper.
Bref, une page se tourne. L'opérateur a été libéré sous caution en attendant la suite de la procédure, mais ne comptez pas trop sur un retour du site de sitôt. Va falloir trouver une autre crémerie ou, folie suprême, commencer à acheter vos tomes préférés.
Vous vous souvenez peut-être de Figure 01 qui nous avait tous bluffés l'année dernière en se faisant couler un petit café (qui a dit "dans sa couche ??) ?
Hé bien, la startup Figure AI ne chôme pas (contrairement à nous le vendredi matin) puisqu'elle vient de dévoiler son Helix 02, la nouvelle version de son cerveau numérique.
Et là, accrochez-vous bien parce qu'on passe un cap ! En effet, ce robot est désormais capable de vider un lave-vaisselle de manière totalement autonome.
Alors je sais ce que vous vous dites : "Super, un truc à 150 000 balles pour faire ce que mon ado refuse de faire gratuitement". Sauf que la prouesse technique derrière est assez dingue. Jusqu'à présent, les robots humanoïdes, notamment ceux de Boston Dynamics (le fameux Atlas), fonctionnaient beaucoup sur de la "théorie du contrôle". En gros, des maths complexes pour garder l'équilibre, et du code impératif pour dire "lève le bras de 30 degrés". C'est hyper précis, mais c'est lourd à coder et ça manque de souplesse.
Là, Figure a tout misé sur une approche pixels-to-action de type "End-to-End". C'est ce qu'ils appellent le System 0.
En gros, ils ont viré un peu moins de 110 000 lignes de code C++ (le langage bien verbeux qu'on adore détester) pour les remplacer par un modèle d'IA unifié. Le robot "regarde" avec ses caméras et le réseau de neurones décide directement des mouvements. Et c'est comme ça que d'un coup, le robot gère tout : l'équilibre, la manipulation des objets glissants, et même la correction de ses propres erreurs en temps réel.
C'est un peu comme si votre Roomba avait soudainement appris à faire du parkour tout en tenant un plateau de verres en cristal.
Bon, vous vous en doutez, le marketing ne nous dévoile pas tout car il y a un petit piège derrière cette innovation. En fait cette approche "tout IA" a aussi des limites car si le modèle hallucine un mouvement, le robot peut très bien décider de lancer votre assiette en porcelaine de Limoges à travers la pièce. C'est donc pour ça qu'ils gardent quand même des garde-fous (System 1 et System 2) pour la planification à long terme. Mais c'est pas encore demain que je laisserai ce machin seul avec mon chat, sauf si je veux le transformer en frisbee ^^.
D'ailleurs, si vous suivez un peu l'actu des
robots humanoïdes
, vous savez que la concurrence est rude notamment avec l'
Optimus de Tesla
. Mais perso, je trouve que Figure a carrément une longueur d'avance sur la fluidité "humaine", là où Optimus fait encore un peu "mec bourré qui essaie de marcher droit". J'adorerai avoir un kit de dev pour jouer avec ce truc, mais vu le prix, je vais plutôt me rabattre sur Raspberry Pi... on fait avec ce qu'on a !
Et pour nous les bidouilleurs dans tout ça ?
Hé bien si vous n'avez pas 150 000 $ sous le matelas, sachez qu'il existe des projets open-source comme le ToddlerBot (un petit robot à environ 250$ imprimable en 3D) qui permettent de s'initier à la robotique bipède sans vendre un rein. C'est moins classe que Helix, mais au moins, si ça tombe, ça casse juste du PLA. Un coup de colle et c'est reparti !
Bref, on n'est pas encore au stade où il viendra vous border le soir, mais pour ce qui est des corvées ménagères, ça sent bon la fin de l'esclavage humain (pour le remplacer par celui des machines, mais chut, faut pas leur dire).
Yop les amis ! Je ne sais pas si vous avez conserver de la grande époque vos jeux PC mais entre ceux qui ne s'installent plus et ceux dont les serveurs sont partis en fumée, y'a de quoi avoir les boules.
Mais tout n'est pas perdu encore parce qu'on vient de franchir un cap monumental pour l'avenir de notre patrimoine de gamer !
En effet, si vous suivez un peu l'actu, vous savez que l'initiative "Stop Killing Games", lancée par le youtubeur
Ross Scott
, se bat pour empêcher les éditeurs de transformer nos jeux préférés en quelque chose de mort et inutile. Au début, quand Ross a lancé ça, je me demandais si ça allait vraiment prendre...
Hé bien, je suis un homme de peu de foi car figurez-vous que la pétition européenne a officiellement dépassé le million de signatures validées. Ce sont 1,29 million de citoyens qui ont dit "STOP" à cette pratique douteuse de
l'obsolescence programmée logicielle
.
C'est H-A-L-L-U-C-I-N-A-N-T !
Concrètement, ça veut dire que la Commission Européenne est maintenant obligée de se pencher sur le sujet. C'est pas comme la France avec ses pétitions en mousse anti-chasse qui disparaissent mystérieusement du site quand elles reçoivent trop de signatures hein ^^. La commission a donc 6 mois pour rencontrer Ross, écouter les arguments et décider s'ils vont pondre une nouvelle loi. Reste à voir s'ils vont pas essayer de noyer le poisson...
J'ai donc tenté de voir ce que les éditeurs en pensaient, et sans surprise, c'est le silence radio ou les excuses bidons. On a depuis longtemps perdu tout simplement le droit de posséder réellement nos jeux. Vous vous souvenez de The Crew d'Ubisoft par exemple ? Hop, serveurs coupés en 2024, jeu injouable. C'est comme si vous achetiez une bagnole et que le constructeur venait reprendre le moteur 3 ans plus tard. C'est n'importe quoi.
Ce qui est cool avec cette initiative je trouve, c'est qu'elle ne demande pas la lune. Elle ne force pas les boîtes à maintenir des serveurs ad vitam aeternam. Elle demande juste qu'en fin de vie, un patch soit fourni. C'est du bon sens technique, et franchement, pour des boîtes qui brassent des milliards, c'est pas la mer à boire. Sauf évidemment pour les jeux qui reposent sur des technos impossibles à libérer, mais à ma connaissance, ça reste des cas isolés.
Alors attention, c'est pas encore gagné, hein car le puissant lobby du jeu vidéo va sûrement sortir les griffes et expliquer que c'est "techniquement impossible" (même si je n'y crois pas une seconde).
Mais avec un tel soutien populaire
, l'UE ne pourra pas balayer ça d'un revers de main.
Bref, je vais suivre ça de très près, mais c'est déjà une victoire énoooOOOOooorme pour nous tous.
Bon, celle-là elle est gratinée. NVIDIA, le géant des GPU, a directement contacté Anna's Archive pour accéder à environ 500 To de livres piratés. Contacté, négocié, payé. Comme ça, tranquillou.
C'est une class action (dossier
n°1:26-cv-00002
au tribunal fédéral de New York, pour ceux qui veulent aller checker) qui a fait fuiter ces fameux emails internes. En gros, un membre de l'équipe "data strategy" de NVIDIA a négocié un accès haute vitesse aux collections piratées de la bibliothèque. Et le plus beau dans l'histoire c'est qu'Anna's Archive les a PRÉVENUS que les données étaient illégales. Genre, texto : "Vous avez une autorisation interne pour ça ?"
La réponse est arrivée en moins d'une semaine. Feu vert. Sauf que bon, quand on lit ça avec du recul, c'est quand même sacrément culotté.
Le contexte, c'était surtout la pression de livrer pour la GTC 2023 (la Developer Conference de NVIDIA). Fallait nourrir les modèles d'IA coûte que coûte, et le dataset Books3 (196 000 bouquins issus de Bibliotik), plus LibGen, Sci-Hub, Z-Library... ça faisait un buffet de 500 To et de leur côté Anna's Archive facturait des dizaines de milliers de dollars pour l'accès rapide.
Sérieux, j'aurais aimé voir la tête du service juridique de NVIDIA en lisant cet email...
En parallèle, Anna's Archive se prend un procès complètement délirant puisque Spotify, Universal Music, Warner et Sony réclament 13 000 milliards de dollars (13 TRILLIONS, soit à peu près le PIB de la Chine). C'est en lien avec
leur backup de 300 To de Spotify
dont je vous avais parlé ici. Le juge Rakoff a émis une injonction mondiale le 20 janvier, ce qui a fait
tomber plusieurs domaines du site
.
NVIDIA plaide le "fair use" évidemment. Mouais. On verra bien ce qu'en pensera le juge, mais quand les emails prouvent qu'on t'a prévenu que c'était illégal et que t'as quand même dit "go"... c'est pas ouf comme défense.
En attendant, entre le procès Spotify et ces emails, Anna's Archive est devenue l'ennemi public numéro un de toute l'industrie du contenu sur le web.
Tim Berners-Lee, le papa du Web,
tape du poing sur la table
. Dans cette interview accordée au Guardian aujourd'hui, il explique en gros qu'il est grand temps de "reprendre Internet" aux géants qui l'ont transformé en machine à fric.
Il était temps que ça sorte !
Parce lui parle carrément d'une "bataille pour l'âme du web". Rien que ça ! Selon lui, le web actuel est devenu un truc "optimisé pour la méchanceté" et la surveillance de masse. Je ne peux pas le contredire sur la méchanceté et en effet, la centralisation excessive et le modèle actuel ont largement perverti sa vision d'origine.
Sa solution, vous en avez peut-être déjà entendu parler, c'est le projet Solid (porté notamment par sa startup
Inrupt
) qui propose de stocker ses données dans des "pods" personnels. L'idée c'est de découpler les données des applications. Vous gardez vos infos dans votre pod (hébergé chez vous ou chez un fournisseur de confiance) et vous donnez accès aux apps au cas par cas. Comme ça on peut reprendre (un peu) le contrôle de notre vie en ligne.
Il s'inquiète aussi pour l'IA et réclame un "CERN de l'IA" pour éviter que la technologie ne nous échappe totalement. C'est mal barré ça je pense, même si je suis d'accord avec lui.
Perso en ce qui me concerne, j'ai jamais changé mon fusil d'épaule et vous le savez, puisque depuis toujours j'invite tout le monde dès que j'en ai l'occasion à créer son site, à créer son forum, à créer sa plateforme et à en finir avec ces conneries de plateformes centralisée.
Alors peut-être que ça ne marchera pas, ou peut-être que son appel sera entendu et que ça marchera. Mais en tout cas, si à un moment, vous voulez publier des trucs sur le web, essayez un tout petit peu d'héberger vos propres trucs vous-même. Attentio, je ne vous dis pas de monter un cluster Kubernetes dans votre salon (sauf si vous kiffez ça) ou de switcher en mode auto-hébergement pur et dur sur un Raspberry Pi (bien que ce soit très cool avec
Yunohost
)... Non, vous pouvez simplement prendre un hébergeur comme O2Switch par exemple. C'est pas très cher.
Je crois que quand on a une passion, on peut mettre un petit peu d'argent dedans pour se faire plaisir. Puis ça peut marcher dans l'autre sens aussi... À l'époque, moi je me souviens, il y avait un pote qui ouvrait son serveur pour qu'on puisse y mettre des pages web et ce genre de truc via un petit FTP. Donc ceux qui savent gérer des serveurs web, vous pouvez peut-être aussi envisager de créer un espace non pas accessible à la Terre entière, mais au moins accessible à vos amis, à des connaissances, gratuitement. Un truc un peu facile à utiliser, à l'ancienne...
Voilà, je trouverai ça vraiment cool que ça revienne un petit peu à la mode et que le web se repeuple. Qu'on sorte un peu des GAFAM et des algos toxiques...
Quelques pages statiques et c'est suffisant pour s'exprimer sans se prendre le chou avec la technique. J'en suis la preuve vivante ! Le site sur lequel vous êtes est 100% statique. On n'a pas besoin de monter une startup à chaque fois qu'on veut faire un site.
Je ne sais pas si les fournisseurs d'accès internet offrent toujours un petit bout d'espace web, mais si vous avez ça qui traîne, profitez-en aussi.
Bref, écoutez Papi Tim et Tonton Korben et ensemble, reprenons le contrôle, un serveur à la fois.
Hubble qui bosse comme un petit fifou depuis 35 ans (il a été lancé en 1990, ça ne nous rajeunit pas !) et dont on pensait avoir fait le tour du proprio, a visiblement encore un sacré paquet de trucs à nous apprendre, notamment dans ses archives au sol.
Faut quand même savoir que depuis toutes ces années, il a pris une quantité astronomique (c'est le cas de le dire, roh roh !) de photos, constituant ainsi un dataset de près de 99,6 millions de vignettes (des "image cutouts") stockées dans le Hubble Legacy Archive. Ces archives attendait depuis sagement qu'on vienne leur gratter un peu la poussière...
Jusqu'à ce que deux astronomes de l'ESA, David O’Ryan et Pablo Gómez décident de lâcher un petit script surpuissant baptisé AnomalyMatch dessus. Pour les curieux, AnomalyMatch c'est un réseau de neurones qui tourne probablement avec du bon vieux script Python et des libs de machine learning bien chaudes. Et leur idée c'est d'utiliser l'IA pour repérer les anomalies que l'œil humain n'avait pas encore pris le temps de documenter.
Le bidule a donc mouliné ces millions de données en seulement 60 heures (soit deux jours et demi) et c'est ainsi qu'après 35 ans de collecte de data, l'IA a été capable de trouver près de 1 400 objets "bizarres", que les astronomes ont ensuite pris le temps vérifier manuellement.
Et Ô surprise, sur ce total, plus de 800 étaient totalement inédits pour la science !! Dans le lot, on trouve pèle mêle 86 nouvelles lentilles gravitationnelles (ces loupes cosmiques qui déforment la lumière), 18 "galaxies méduses" avec leurs longs tentacules de gaz, et 417 fusions de galaxies toutes plus étranges les unes que les autres.
D'ailleurs, si vous voulez vous amuser à
voir ce qu'Hubble regardait le jour de votre anniversaire
, c'est le moment ou jamais ! Vous vous rendrez peut-être un peu mieux compte de la masse de données (on parle de pétaoctets d'archives là !) que ce truc génère chaque seconde. C'est carrément dingue quand on y pense...
Mais le truc qui me fascine le plus, c'est qu'il reste plusieurs dizaines d'objets que même l'IA et les experts n'arrivent pas encore à classer. Surement des mondes aliens incroyables ??? Ou juste des gros cailloux stériles... Comment savoir ? C'est là toute la magie du truc en fait ! L'IA déblaie le terrain, mais c'est l'humain qui garde le dernier mot pour vérifier qu'on n'a pas affaire à un simple bug ou un pixel mort dans un fichier debug.log. Perso, j'adore l'idée que malgré toute la puissance de calcul du monde, l'espace reste encore assez bizarrement tordu pour nous laisser sur le cul.
Image IA que j'ai réalisée à partir d'un des clichés. Même chose pour l'image d'entête de cet article.
Parce que bon, on a beau avoir James Webb qui fait le kéké en ce moment, Hubble reste quand même le patron de la fouille archéologique spatiale. Bref, si vous pensiez que l'astronomie c'était juste regarder des points brillants avec un tuyau en métal, monumentale erreur les amigos !
Televisions used to be heavy boxes that dominated a room. Now, the latest LG and Samsung prototypes at CES 2026 look more like posters than TVs, with panels so slim they almost blend into the wall and bezels that seem to disappear when the screen lights up. These displays are no longer just appliances in the corner of a living room. They are becoming design elements that can live almost anywhere you might put a sheet of paper.
That shift makes it feel natural to ask a simple question: if screens can be this thin, why not put them where we have always relied on print? Business cards are a perfect example. They carry introductions, identity, and a first impression in a tiny rectangle. VidCard takes that same footprint and turns it into a living surface, transforming the familiar business card into a personal video introduction that plays in the palm of your hand.
VidCard is basically what it sounds like: a rigid card with a 5 inch, 1280×720 IPS LCD screen built in, playing a looping video of you introducing yourself or your brand motion graphic. The whole thing measures 120.05mm by 86.4mm, which puts it somewhere between a credit card and a small phone, and it’s under 5mm thick. That’s genuinely impressive when you remember there’s a battery, NFC chip, display controller, and 256MB of onboard storage packed inside. The card charges via contact pins, lasts about an hour of continuous playback (roughly 120 to 240 interactions per charge), and syncs content through a companion app on iOS or Android. You upload your intro video, it pushes to the card, and you’re set. The screen itself looks clean in the campaign photos and bright enough for indoor use.
The NFC feature sidesteps the whole “how do I actually save your contact info” problem. You tap the card against someone’s phone, and it pulls up your mobile optimized landing page with your video, company profile, documents, and whatever else you want to link. No app download required on their end, which makes sense because nobody wants to install something just to see your business card. Real time analytics track who viewed your profile, when they watched, how long they engaged, and if they came back for a second look. There’s a slightly dystopian charm to getting a notification at 11pm that someone just rewatched your intro for 87 seconds, but it does give you actual data to inform follow ups instead of wondering if your card got tossed in a drawer.
Here’s the thing, though. You know what else has a high resolution screen, NFC, internet connectivity, and can play video? The phone in your pocket. You could theoretically just show someone your intro video on your phone, tap for NFC sharing, and achieve most of the same result for zero additional hardware. VidCard’s counter to that is the physical artifact itself. Handing someone a glowing screen feels different than showing them your phone (besides, unlocking a phone, opening your gallery, and finding the right video can take painful minutes), and if you leave the card behind with a high value contact, it becomes a keepsake that lives on their desk instead of disappearing into a contacts list. That’s either brilliant or unnecessary depending on how much you value the showmanship in networking, although I genuinely can’t decide which camp I’m in.
The founders claim inspiration from Call of Duty: Advanced Warfare, where a character hands over a video business card inviting you to join a fictional military contractor. That’s a deeply nerdy origin story, and I respect it. VidCard works best in situations where you need to stand out in a sea of forgettable interactions: trade shows, high stakes sales meetings, investor pitches, creative industry networking where showing your work matters more than listing credentials. It’s overkill for casual meetups or industries where a LinkedIn connection does the job, but if you’re trying to leave an impression on someone who sees 50 people a day, a card that talks and moves will get you remembered. The real test is whether that memory translates to actual follow through, which the analytics dashboard is designed to help with by showing you who’s genuinely interested versus who just thought the card was neat.
VidCard is live on Kickstarter through February 5, 2026, with early bird pricing starting at $59 USD for a single unit, $162 USD for a three pack, and scaling up to $599 USD for a 10 unit business pack with bulk branding options. Estimated delivery is June 2026 for early backers, with standard shipments following through June 20. The campaign has already cleared its funding goal by a wide margin, which suggests the concept resonates with enough people that we may just end up seeing video or even holographic business cards in the not-so-distant future.
The stationery world has long looked to Japan for innovation, and planning enthusiasts know this better than anyone. Japanese design philosophy brings together minimalism, functionality, and thoughtful engineering to create tools that transform mundane tasks into moments of creative joy. These aren’t just accessories that sit pretty on your desk. They’re carefully crafted instruments that respect your workflow, elevate your planning rituals, and make every stroke of the pen feel intentional.
What separates Japanese stationery from the rest comes down to obsessive attention to detail and problem-solving that addresses friction you didn’t even know existed. The best pieces remove obstacles between your thoughts and the page, letting ideas flow without interruption. From clipboards that reinvent organization to pencils that never need sharpening, these ten items represent the pinnacle of accessible Japanese design. Each piece delivers exceptional value while staying comfortably under the $100 mark, proving that extraordinary craftsmanship doesn’t require a luxury price tag.
1. Inseparable Notebook Pen
Pens have a frustrating tendency to disappear precisely when inspiration strikes. The Inseparable Notebook Pen addresses this through elegant magnetic integration, designed specifically to blend seamlessly with your planning system. The minimalist form feels natural in your hand, with comfortable grip proportions and smooth ink flow that removes any friction between thought and page. The magnetic clip securely attaches to your notebook cover, ensuring the pen travels with your planning system as a permanent extension rather than a separate item you might forget.
The built-in silencer demonstrates the obsessive attention to detail that defines Japanese design excellence. Instead of the harsh click or scrape of metal on metal, attaching and detaching the pen creates a quiet, satisfying sensation that respects your workspace and thinking process. The sleek aesthetic complements any notebook style without drawing attention to itself, allowing your planning system to maintain its visual coherence. For those who have developed specific pen preferences and rituals around their planning practice, this tool honors that relationship by creating reliable, constant access. The pen becomes as integral to your system as the notebook itself.
The magnetic clip system ensures the pen always stays with your notebook
The built-in silencer creates a refined, quiet attachment experience that respects workspace tranquility
Minimalist aesthetics blend seamlessly with any notebook style or planning system
The comfortable grip and smooth ink flow support extended writing sessions without hand fatigue
What We Dislike
The magnetic system requires your notebook to have a compatible cover material and thickness
The specialized design focuses on notebook integration rather than standalone versatility
2. Magboard Clipboard
Planning systems thrive on flexibility, and the Magboard Clipboard understands this at a fundamental level. This minimalist marvel replaces traditional clipboard mechanisms with an elegant magnet and lever system that secures up to thirty sheets without punching holes or creating permanent bindings. The hardcover construction means you can capture thoughts while standing at a gallery opening, jotting notes during a walking meeting, or sketching layouts at a coffee shop. The freedom to rearrange pages instantly transforms how you organize information, letting you shuffle priorities and reorder thoughts as your projects evolve.
The water-resistant surface adds a practical dimension that traditional clipboards simply can’t match. Spilled coffee becomes a minor inconvenience rather than a catastrophe, and the easy-to-clean material means your workspace aesthetic stays pristine. Planning enthusiasts particularly love how this design eliminates the commitment anxiety that comes with bound notebooks. Pages can migrate between projects, early drafts can be removed without tearing, and your organizational system can adapt as fluidly as your thinking process. The Magboard turns note-taking into a dynamic, modular experience.
The magnetic binding system offers unprecedented flexibility for reorganizing content on the fly
The hardcover design enables comfortable writing while standing or moving
Water resistance protects your work from common desk disasters
The minimalist aesthetic complements any planning system or workspace style
What We Dislike
The thirty-sheet capacity might feel limiting for those working on extensive projects
The hardcover adds weight compared to traditional clipboards, which may matter during long periods of handheld use
3. Everlasting All-Metal Pencil
The ritual of sharpening pencils carries a certain nostalgic charm, but it also breaks concentration and creates friction between thinking and writing. The Everlasting All-Metal Pencil eliminates this with a special alloy core that writes like traditional graphite yet refuses to wear down at any noticeable rate. The aluminum body feels substantial in your hand, grounding you in the physical act of writing, while the metal tip glides across paper with familiar smoothness. For planners who sketch layouts, draft bullet journal spreads, or map out monthly calendars, this tool becomes an extension of thought itself.
What makes this pencil genuinely revolutionary is how it erases cleanly with standard erasers despite its metal composition. The marks blend beautifully with watercolor and water-based markers, making it perfect for planners who incorporate artistic elements into their organizational systems. The pocket-sized variant now available means you can carry this innovation everywhere, always prepared to capture ideas without worrying about broken mechanical pencil leads or dull points. The permanence of the pencil itself creates a different relationship with your tools, transforming a disposable item into a lasting companion.
The alloy core eliminates sharpening completely while maintaining authentic pencil-like writing
Standard erasers work perfectly, preserving the familiar correction process
The metal construction ensures the pencil will outlast countless traditional alternatives
Compatibility with watercolor techniques expands creative possibilities for artistic planners
What We Dislike
The unfamiliar feel of metal may require an adjustment period for those accustomed to wooden pencils
The fixed line weight offers less variation than traditional pencils that develop different points through sharpening
4. Heritage Craft Unboxing Knife
Opening packages becomes a small ceremony when you’re using a tool that looks like it belongs in a design museum. The Heritage Craft Unboxing Knife takes inspiration from Paleolithic hand axes, reimagining ancient stone tools through the lens of modern materials and precision machining. Carved from a single block of aluminum, the circular form fits naturally in your palm while the wave-like patterns created during manufacturing provide both visual interest and functional grip. This isn’t a utility blade you’ll hide in a drawer. The sculptural quality demands display, transforming a mundane task into an opportunity for tactile pleasure.
The tapered design adds practical benefits beyond aesthetics. The form naturally guides the blade through tape and packaging materials with minimal effort, while the substantial weight provides cutting control. Planning enthusiasts who regularly receive stationery hauls, subscription boxes, or online orders find genuine joy in the unboxing ritual this tool creates. The piece occupies that rare space where functional tool meets conversation starter, sitting proudly on your desk as both instrument and art object. The connection to human tool-making history adds a layer of meaning that elevates everyday tasks.
The ancient-tool-inspired design brings historical resonance to a modern implement
Wave-pattern machining marks create a natural, ergonomic grip texture
The sculptural form makes this a display-worthy desk object rather than a hidden utility
The substantial metal construction ensures durability and satisfying cutting control
What We Dislike
The circular form takes practice to master compared to conventional box cutter shapes
The artistic design comes at a higher price point than basic utility blades
5. Craftmaster EDC Utility Knife
Precision tools appeal to planning enthusiasts because they respect the importance of exact measurements and clean cuts. The Craftmaster EDC Utility Knife combines minimalist aesthetics with thoughtful functionality, packaging an OLFA blade system in a sleek metal body just 0.3 inches thick. The tactile rotating knob for blade deployment feels satisfying in a way that cheap sliding mechanisms never match, turning tool use into a deliberate, mindful action. What sets this apart is the magnetic companion piece: a metal ruler with both metric and imperial markings that docks directly to the knife’s back.
The ruler itself demonstrates exceptional design thinking. The raised edge makes it easy to lift from flat surfaces, solving that frustrating fumbling moment when thin rulers refuse to cooperate. The built-in blade breaker lets you snap off dulled OLFA segments safely, extending blade life and maintaining cutting precision. The 15-degree curved edge protects your fingers during use, while the 45-degree inclination angle makes opening boxes cleaner and safer. For planners who craft custom inserts, trim printed materials, or create collage elements, this tool brings professional-level precision to personal projects without requiring a dedicated crafting space.
The magnetic ruler system keeps measurement and cutting tools together in one compact package
The rotating deployment knob offers tactile satisfaction and precise blade control
The raised ruler edge and integrated blade breaker demonstrate thoughtful problem-solving
The slim 0.3-inch profile makes this genuinely pocketable despite its metal construction
What We Dislike
The OLFA blade system requires purchasing specific replacement blades rather than universal options
The premium materials and mechanisms place this at the higher end of utility knife pricing
6. Personal Whiteboard
Digital planning tools promise endless flexibility, but they can’t match the cognitive benefits of writing by hand. The Personal Whiteboard offers the best of both worlds: the tactile satisfaction of marker on surface combined with instant digital capture and infinite reusability. This single-page whiteboard notebook transforms brainstorming and quick planning into a frictionless process. Jot down your daily priorities, sketch out a weekly layout, or map connections between projects, then simply photograph your work to preserve it before wiping it clean. The multi-functional cover serves as an eraser, a built-in stand, and a storage pocket.
The innovative Mag Force system exemplifies Japanese attention to small details that create big impacts. This mechanism functions as both a cover handle for comfortable carrying and a secure pen holder, ensuring your marker never goes missing. Compatible with any standard whiteboard marker, this removes the frustration of proprietary refills or special equipment. Planning enthusiasts particularly love this for morning brain dumps, temporary schedules that change frequently, and collaborative planning sessions where ideas need to flow without commitment. The ephemeral nature paradoxically encourages bolder thinking since nothing feels permanent until you decide to save it.
The reusable surface eliminates paper waste while maintaining the benefits of handwriting
Quick photography lets you preserve and share work before erasing for the next session
The Mag Force system keeps the pen and whiteboard together as an integrated tool
Standard marker compatibility means no proprietary supplies or special purchases required
What We Dislike
The single-page format limits how much information you can view simultaneously
Whiteboard markers can dry out faster than traditional pen options, requiring more frequent replacement
7. Effortless Standing Letter Cutter
The daily mail ritual deserves better than raggedly torn envelopes or dangerous knife work. The Effortless Standing Letter Cutter transforms this mundane task into a moment of satisfying precision. This elegant bar of anodized aluminum sits upright on your desk, functioning as both sculpture and tool until correspondence arrives. Simply slide an envelope across the blade and watch it create a clean incision along one edge, opening the letter without generating paper scraps that need disposal. The standing design means the cutter occupies minimal space while remaining constantly accessible.
What planners appreciate most is how this tool respects the correspondence they receive. Important documents, special cards, and treasured letters all deserve careful opening, and this cutter delivers that reverence. The substantial weight allows it to double as a paperweight when needed, pinning down reference materials or holding open your planner to a specific spread. The replaceable blade extends the product’s lifetime indefinitely, embodying sustainable design principles that Japanese manufacturers champion. This piece represents the Japanese design philosophy of finding extraordinary solutions for overlooked everyday moments.
The standing design keeps the cutter accessible while maintaining an elegant desk presence
Clean side incisions eliminate paper scraps and disposal frustration
The anodized aluminum construction offers both beauty and functional weight as a paperweight
Replaceable blades ensure this tool lasts indefinitely with minimal maintenance
What We Dislike
The specialized function means this serves one specific task rather than offering versatility
Those who receive minimal physical mail may find limited opportunities to use this tool
8. Japanese Drawing Pad
Paper quality fundamentally affects the planning experience, yet most people accept whatever their notebooks provide. The Japanese Drawing Pad elevates this foundational element, offering sheets that honor the centuries-old Japanese papermaking tradition. Available in traditional white or striking black, these pads let you choose the backdrop that best suits your planning style and creative vision. The durable paper fibers resist damage from erasing, marker bleed-through, and frequent handling, maintaining their integrity through intensive use. Microperforations allow effortless tearing when you need to extract a page.
The recycled cardboard base adds environmental consciousness without compromising quality, staying rigid enough to support writing and drawing when you’re away from a desk. Planning enthusiasts who incorporate illustration, calligraphy, or watercolor elements into their systems find that this paper transforms their results. The fiber quality creates the right amount of tooth for pencil work while remaining smooth enough for fine-line pens. Available in A6, A5, and A4 sizes, you can match the pad to your specific planning needs, whether you’re working on pocket-sized daily cards or full-page monthly spreads. The paper itself becomes a creative partner.
Traditional Japanese paper quality elevates the writing and drawing experience noticeably
The choice between white and black paper enables different aesthetic approaches and creative styles
Microperforations allow clean page removal without damaging the sheet or pad
Multiple size options let you match the paper to your specific planning system
What We Dislike
The premium paper quality comes at a higher cost than standard drawing pads
The cardboard base, while sturdy, lacks the portability of hardcover-bound alternatives
9. Scissors with Base
Scissors live an undignified life, scattered in drawers or lost in desk clutter, despite being essential tools. The Scissors with Base restores proper respect to this fundamental implement, providing a magnetic aluminum base that keeps the scissors upright, visible, and exactly where you need them. The Japanese stainless steel construction with Teflon coating delivers confident, precise cuts through paper, tape, fabric, and packaging materials. The solid weight creates stability during cutting, preventing the lightweight flimsiness that makes cheap scissors frustrating to use.
The innovative dual-function design adds unexpected versatility. One finger ring incorporates a box cutter blade, giving you two essential tools in a single elegant form. Planning enthusiasts who craft custom layouts, work with washi tape, or assemble collage elements find that this combines accessibility with performance. The upright storage means the scissors become a desk sculpture rather than a hidden tool, and the visual presence actually proves functional since you’ll never waste time searching. The magnetic base attachment feels satisfying in a way that transforms the simple act of returning scissors to their home into a small moment of order restored.
The magnetic base keeps scissors upright, accessible, and prevents the common problem of misplacement
Japanese stainless steel with Teflon coating ensures smooth, precise cutting performance
The integrated box cutter in the finger ring adds practical versatility
Substantial weight provides cutting stability and confidence compared to lightweight alternatives
What We Dislike
The base requires desk space dedicated to scissors rather than allowing drawer storage
The premium materials and engineering place these at a higher price point than standard scissors
10. Serenity Pen Stand
Most pen stands compete for attention, using elaborate designs that overshadow the writing instruments they’re meant to showcase. The Serenity Pen Stand takes the opposite approach, reducing itself to the absolute minimum: a small cylinder with a cavity for your pen’s tip, tilted slightly for easy access. Made from aluminum and copper with a dual-tone finish, the diminutive stand places complete focus on your pen while adding a subtle accent of visual interest. The heavy copper bottom creates a low center of gravity that prevents tipping despite the stand’s minimal footprint.
This represents quintessential Japanese design philosophy, finding beauty in reduction and celebrating the tools we use daily by giving them proper presentation. Planning enthusiasts who invest in quality pens, like the Everlasting All-Metal Pencil, finally have a display option that honors their instruments without dominating the desk landscape. The stand occupies minimal space, making it perfect for carefully curated workspaces where every object needs to earn its place. When the pen is in use, the stand remains an elegant small sculpture. The copper’s natural patina development means the piece evolves, gaining character and becoming uniquely yours.
The minimalist design ensures the pen remains the visual focus rather than the stand
The copper bottom creates exceptional stability despite its incredibly small size
The dual-tone metal finish adds subtle visual interest without overwhelming aesthetics
Perfect proportions work especially well with metal pens like the Everlasting All-Metal Pencil
What We Dislike
The tilted angle might not suit all desk arrangements or personal preferences
The stand accommodates only one pen, requiring multiple units for those who rotate between writing instruments
Finding Your Perfect Planning Tools
These ten items share a common philosophy that resonates deeply with planning enthusiasts: the belief that everyday tools deserve extraordinary design. Japanese manufacturers understand that the objects we interact with daily shape our experience, our thinking, and our creative output. These aren’t luxury goods positioned beyond reach. They’re accessible innovations that demonstrate how thoughtful design improves life in measurable ways. Each piece removes a small friction point, adds a moment of satisfaction, or solves a problem you might not have consciously identified.
Building a planning practice means surrounding yourself with tools that support your process rather than fighting against it. The best stationery becomes invisible in use, removing barriers between your thoughts and their physical expression. These Japanese designs achieve that goal while also bringing beauty into your daily rituals. Whether you’re reorganizing pages on a Magboard, gliding an Everlasting Pencil across premium paper, or placing your favorite pen on its minimalist stand, these tools transform planning from a task into a practice worth savoring. Your planning system deserves instruments this considered.
Slimmer and lighter design for a gaming smartphone
Distinctive gaming aesthetic
Large 7,000 mAh battery with 80W fast charging
More Accessible price point
CONS:
No wireless charging
Mediocre 8MP ultra-wide camera
Basic IP54 dust and water resistance
RATINGS:
AESTHETICS
ERGONOMICS
PERFORMANCE
SUSTAINABILITY / REPAIRABILITY
VALUE FOR MONEY
EDITOR'S QUOTE:
The REDMAGIC 11 Air doesn't apologize for being a gaming phone, but wraps it in the slimmest, lightest package the brand has made yet.
Gaming phones have split off into their own design species, leaning into transparent backs, RGB lighting, and visible cooling that looks more like sci‑fi props than communication devices. The REDMAGIC 11 Pro, which we reviewed recently, took that to its extreme with a liquid‑cooling window showing coolant flowing like spaceship controls. It made a strong visual statement but was unapologetically a gamer’s machine first and everything else a distant second.
REDMAGIC 11 Air tries to keep the same esports‑grade performance, active cooling, and transparent style in a slimmer frame. It packs a Snapdragon 8 Elite, 7,000mAh battery, 6.85‑inch 144Hz OLED, and 24,000 RPM fan into a 7.85mm, 207g body. Whether this Air approach can balance hardcore gaming with something closer to everyday usability, or just becomes a slightly thinner version of the same uncompromising brick, is worth finding out.
Designer: REDMAGIC
Aesthetics
The moment you see the REDMAGIC 11 Air, it announces itself as a gaming phone. Phantom transparent black and Prism transparent white finishes expose stylized internals, circuit‑like etching, and RGB‑lit fan and logo elements. This is not subtle or generalist; it is a cyberpunk, sci‑fi motif that wants to sit next to mechanical keyboards rather than hide in a leather case.
Despite the gaming‑first aesthetic, materials feel more refined than expected. The aluminum alloy frame, Gorilla Glass front and back, and 7.85mm thickness give it a solid feel. It is positioned as the lightest in the REDMAGIC lineup, which matters compared to the heavier 11 Pro. The curves and 20:9 aspect ratio help it sit more naturally in the hand, even if the styling still clearly prioritizes gamers over minimalists.
RGB lighting and transparent elements add atmosphere without chaos. Fan and logo lights sync with in‑game audio, making the back feel alive during sessions, but both can be toned down or disabled when you want less conspicuous carry. That duality helps if you like the gaming aesthetic but occasionally need to bring the phone into neutral environments where flashing lights feel out of place.
Ergonomics
Living with the 11 Air daily, the slimmer and lighter design makes a real difference. Long landscape gaming sessions feel less fatiguing, and the phone slips into pockets more easily than expected, given the 6.85‑inch display. The curved back and aluminum frame help with grip, and the 20:9 screen ratio balances a wide gaming canvas with something that still fits in most hands without constant readjusting.
The large screen dominates the front with a 95.1% screen‑to‑body ratio and slim bezels. That is great for immersion, but leaves little room to rest thumbs without touching the screen during landscape play. Fortunately, the shoulder triggers take over some of that load, letting the screen act more like a viewfinder while the top edges handle key inputs when you need them most.
Controls are where the gaming focus becomes clear. The 520Hz physical shoulder triggers are tuned for low‑latency and now work in portrait and landscape, giving flexibility for different games. Combined with the 0809 X‑axis linear motor for 4D haptics, the phone feels more like a handheld console, especially when triggers are mapped to aiming or abilities through Game Space’s interface.
Outside of gaming, the transparent back and RGB accents may not suit every situation, but the size and weight make it easier to carry than the 11 Pro or older gaming phones. One‑handed use is still a stretch given the display size, but basic tasks like messaging and browsing feel manageable if you are already used to large phones or phablets.
Performance
At the core sits the Snapdragon 8 Elite paired with RedCore R4, LPDDR5X RAM, and UFS 4.1 storage. Clock speeds reach 4.32GHz on the Oryon CPU and 1,250MHz on the Adreno 830 GPU. The dedicated RedCore R4 and CUBE scheduling engine focuses on stable frame rates rather than just benchmark spikes, which matters more in sustained gaming, where consistency beats bursts.
The ICE Cooling System backs that up with a large vapor chamber, graphene thermal layers, and a 24,000 RPM turbo fan. Unlike the REDMAGIC 11 Pro’s dramatic liquid‑cooling window showing coolant flowing like sci‑fi, the REDMAGIC 11 Air hides cooling under the transparent back. It opts for slimness while still actively managing CPU and GPU temperatures during long sessions, which keeps performance from throttling halfway through a match.
The active cooling fan is audible when it spins up under heavy load. It is not loud enough to overpower game audio, but it is noticeable in quiet rooms. For a device prioritizing sustained performance, this is expected, and fan behavior can be tuned in Game Space if you prefer cooler operation or less noise during specific sessions or when gaming in shared spaces.
Cameras are solid without being the headline. The 50 MP main sensor with OIS delivers clean photos for social media and casual shots, and the 16 MP front camera handles selfies and video calls well enough. The 8MP ultra-wide camera is a bit of a disappointment in this day and age, but it’s not exactly terrible. These are clearly not camera‑phone specs, but they work fine for anyone who needs decent everyday photography alongside gaming.
Battery and charging are part of the performance story. The 7,000 mAh battery is generous in this slim chassis, going over a day with general use, and hours upon hours of binging video streaming at max brightness. The 80W fast charging refills quickly, while Charge Separation routes power to the motherboard during plugged‑in gaming, reducing heat and protecting battery health over time.
Worth noting is the absence of wireless charging. For a phone focused on performance and internal cooling, skipping wireless charging feels like a conscious choice to prioritize battery size, thermals, and layout. It is not a deal‑breaker with rapid wired charging, but it is worth keeping in mind if you are used to charging pads between sessions or overnight.
Sustainability
Durability starts with materials. The aluminum alloy frame, Gorilla Glass GG7i front, and Gorilla Glass 5 back give a solid, premium feel that should handle knocks better than plastic gaming phones. The combination of metal and tempered glass makes it feel built to survive being tossed into bags, dropped onto desks, and carried through crowds without showing age too quickly or feeling fragile.
IP54 dust and water resistance is a pragmatic compromise. For a device packed with vents, fans, and shoulder triggers, pushing water resistance higher would likely require trade‑offs in cooling capacity or thickness. The phone will survive light rain or dusty environments, but it is not meant for submersion or rough outdoor abuse, worth keeping in mind if you game near water or in harsh conditions.
Value
At launch, the REDMAGIC 11 Air starts at $499 ($529 in the US and Canada) for 12 GB + 256 GB and goes up to $599 ($629 in North America) for 16 GB + 512 GB. That puts it in upper mid‑range territory, but with hardware rivaling more expensive phones in gaming performance, especially when you factor in cooling, battery, and gaming‑specific controls that most flagships skip entirely.
Value shows up in what you get for that money. At this price, you are getting Snapdragon 8 Elite, active cooling with a 24,000 RPM fan and vapor chamber, 7,000mAh battery with 80W charging, 6.85‑inch 144Hz OLED, and 520 Hz shoulder triggers. Many similarly priced phones focus on cameras or slimness, leaving gaming performance to throttle once heat builds, so the 11 Air feels like a focused tool rather than a jack‑of‑all‑trades.
Of course, this focus narrows the audience. The transparent, RGB‑lit, cyberpunk design and heavy emphasis on Game Space features, triggers, and haptics make the 11 Air most appealing to mobile gamers. For someone who barely plays and cares more about camera versatility or minimalist aesthetics, much of what makes this device interesting will feel like overkill or actively off‑putting.
Contrasting it with the REDMAGIC 11 Pro helps clarify positioning. The Pro leans harder into showpiece territory with its visible liquid‑cooling window and heavier footprint, while the 11 Air trades some spectacle for slimness and lighter weight. For gamers who want REDMAGIC’s performance and style but prefer something easier to carry daily, the Air’s pricing and positioning make sense as a more practical but still gaming‑centric option.
Verdict
REDMAGIC 11 Air takes the brand’s familiar ingredients, transparent design, RGB accents, active cooling, shoulder triggers, and wraps them in a slimmer chassis that feels more manageable than previous monsters. It does not pretend to be a mainstream flagship, but within its lane of delivering stable high‑fps gaming and distinct visual identity, it hits targets convincingly. The flagship silicon, thermal management, and gaming controls make it hard to ignore if mobile gaming matters to you.
For people who treat mobile gaming seriously and who like the idea of a semi‑transparent, cyber‑mech slab with a fan inside more than a polished glass rectangle, REDMAGIC 11 Air makes a strong case. It will not convert everyone, and it is not trying to, but for the crowd it speaks to, it offers a rare mix of performance, personality, and practicality at a price undercutting many conventional flagships while still feeling like a purpose‑built tool.
Edit du 22/12/2025 : Bonne nouvelle ! Le développeur a finalement récupéré son compte. Un employé d'Apple Executive Relations basé à Singapour l'a contacté pour lui annoncer que tout était réglé. Il s'avère que la carte cadeau qu'il avait essayé d'utiliser avait déjà été "consommée" d'une manière ou d'une autre (probablement du tampering classique de carte cadeau), et son compte s'est retrouvé flaggé à cause de ça. Apple lui a conseillé de n'acheter des cartes cadeaux que directement chez eux et quand il a demandé si ça signifiait que leur chaîne d'approvisionnement (Blackhawk Network, InComm et autres revendeurs) était peu fiable, Apple a refusé de commenter. Comme quoi, même après 25 ans de fidélité, faut quand même gueuler un bon coup pour que ça bouge...
Vous vous souvenez de mes conseils sur les backups ? Ceux que je vous rabâche régulièrement depuis des années ? Hé bien voici une histoire qui va vous donner envie de les suivre une bonne fois pour toutes.
Dr Paris Buttfield-Addison, c'est un développeur Apple depuis 25 ans. Le mec a écrit plus de 20 bouquins sur Objective-C et Swift, il co-organise le plus ancien événement développeur Apple non-officiel... Bref, c'est pas un random qui a téléchargé une app météo une fois. C'est un évangéliste Apple depuis 30 ans.
Et bien du jour au lendemain, son compte Apple ID a été fermé. Sans explication. Sans recours. Sans rien.
L'élément déclencheur ? Il a essayé de racheter une carte cadeau Apple de 500 dollars pour payer son abonnement iCloud+ de 6 To. Le code a foiré, le vendeur lui a proposé un remplacement, et quelques temps après... boom, compte verrouillé.
Résultat : environ 30 000 dollars de matos Apple devenu inutilisable, des milliers de dollars de logiciels et médias achetés auxquels il n'a plus accès, plus d'iMessage, et surtout des téraoctets de photos de famille qu'il ne peut plus récupérer. 25 ans de souvenirs numériques, volatilisés.
Le support Apple ? Réponse standard : fermé pour "conformité avec les conditions". Pas d'explication. Zéro escalade possible. Et comme conseil : créer un nouveau compte. Sauf que ça pourrait aussi le faire bannir ce nouveau compte. Logique Apple...
Et le pompon ? On lui a également suggéré de se présenter physiquement au siège australien d'Apple. Comme si le mec allait prendre un billet d'avion pour aller plaider sa cause en personne. C'est difficilement compréhensible comme réponse venant d'une boîte qui vaut 3000 milliards de dollars.
Le truc, c'est que cette histoire peut arriver à n'importe qui. Que ce soit chez Apple, Google ou Microsoft, vous êtes à la merci d'un algorithme qui décide un beau matin que votre compte est suspect. Et bonne chance pour trouver un interlocuteur prêt à mouiller sa chemise pour vous. Spoiler : y'en a pas.
Moi-même j'ai eu tellement de problèmes de synchro avec iCloud au fil des années que j'ai perdu des fichiers. C'est de la merde, vraiment. Optez pour un truc mieux si vous le pouvez.
Du coup, comment éviter ça ? L'idéal c'est l'auto-hébergement si vous avez le temps et les compétences. Sinon, au minimum, faites des backups réguliers de vos données. Pour Apple Notes par exemple, y'a un outil qui s'appelle
Exporter
qui permet d'exporter toutes vos notes vers du Markdown ou du HTML. Comme ça le jour où Tim Cook décide que votre tronche lui revient pas, vous aurez au moins une copie de vos données quelque part.
Bref, ne faites jamais confiance à 100% à ces plateformes avec vos données les plus précieuses. Elles peuvent vous couper l'accès du jour au lendemain, et vous n'aurez aucun recours...
Y'a des fois où je me dis que certaines entreprises font vraiment tout pour qu'on les déteste. Et Nintendo vient de passer un cap dans le mépris de ses clients.
La
Free Software Foundation
vient de publier un article au vitriol sur les nouvelles conditions d'utilisation de la Switch 2. En fait, Nintendo s'arroge désormais le droit de rendre votre console "définitivement inutilisable en tout ou en partie" s'ils estiment que vous avez violé leurs conditions. Oui, vous avez bien lu... Vous achetez une console, vous la payez plein pot, et si Nintendo soupçonne que vous avez fait un truc qui leur plaît pas, ils peuvent vous bannir des services en ligne à vie. La console reste utilisable hors-ligne, mais bon courage pour jouer à quoi que ce soit de récent sans téléchargements ni mises à jour.
Et attendez, c'est pas fini car les motifs de bannissement sont d'une largeur hallucinante. Modifier votre console c'est ban, jouer à des jeux de backup c'est ban, utiliser une flashcart c'est ban. Et le pire : acheter un jeu d'occasion peut vous valoir un bannissement !! U
n mec a acheté une cartouche sur une marketplace, et sa console a été bannie
parce que le précédent proprio avait peut-être cloné le jeu. Certains ont quand même réussi à faire lever le ban en prouvant que leur achat était légitime, mais faut voir la procédure de zinzin... c'est à vous de prouver votre innocence, et surtout pas à Nintendo de prouver votre culpabilité.
Les conséquences peuvent donc être permanentes et sont liées à la console elle-même, et pas à votre compte. Plus d'eShop, plus de téléchargements, plus de mises à jour de sécurité, plus de jeux en ligne. Vos jeux numériques déjà téléchargés restent jouables hors-ligne, et ceux liés à votre compte peuvent être récupérés sur une autre console. Mais si vous revendez la console, le nouveau propriétaire héritera du ban. Sympa pour le marché de l'occasion.
D'ailleurs, quelqu'un a acheté une Switch 2 reconditionnée en pensant faire une bonne affaire... et s'est retrouvé avec du matériel parfaitement fonctionnel mais inutilisable pour les services en ligne et la plupart des jeux récents. Nintendo avait banni la console avant qu'elle soit remise en vente.
Le pire dans tout ça c'est que les conditions d'utilisation incluent une clause d'arbitrage obligatoire. Cela veut dire que vous renoncez à votre droit de poursuivre Nintendo en justice, de participer à un recours collectif, ou même d'avoir un procès avec jury. Il existe un opt-out dans les 30 jours suivant l'achat, mais qui lit vraiment les CGU d'une console de jeu ?
Heureusement, tout le monde n'accepte pas ces conneries puisque le Brésil vient d'ouvrir une enquête contre Nintendo car Procon-SP, l'organisme de protection des consommateurs de Sao Paulo, considère que cette politique viole les droits des utilisateurs à accéder aux services qu'ils ont payés. En Europe, le droit de la consommation offre aussi des protections que les Américains n'ont pas.
Bref, Nintendo continue de prouver qu'on peut faire des jeux exceptionnels tout en traitant ses clients comme des criminels, alors la prochaine fois que vous hésitez entre une Switch et une Steam Deck, pensez-y.
Vous vous souvenez d'ARPANET, ce réseau militaire américain des années 60-70 qui a donné naissance à Internet ? En 2006, les États-Unis ont remis le couvert avec GENI, un autre réseau de recherche afin de tester les technologies futures du web et qui a fonctionné durant plus d'une décennie avant de s'éteindre progressivement jusqu'en 2023.
Et aujourd'hui, devinez qui vient de prendre le relais ?
La Chine, évidemment !
Le pays vient en effet d'annoncer la mise en service officielle de CENI, pour China Environment for Network Innovation, qui est ni plus ni moins que la première infrastructure nationale chinoise dédiée à l'innovation dans les technologies réseau. Et les specs font un peu peur je dois dire...
Il s'agit d'un réseau qui relie 40 villes chinoises via plus de 55 000 km de fibre optique et qui a nécessité plus de 10 ans de construction. Le truc est capable de supporter 128 réseaux hétérogènes simultanément et de mener 4 096 tests de services en parallèle... Niveau chiffres, c'est assez costaud.
Pour vous donner une idée de ce que ça peut faire, ils ont effectué un test de transfert avec le radiotélescope FAST dans la province du Guizhou. Résultat, 72 téraoctets de données transférées vers la province du Hubei en à peine 1,6 heure sur une distance d'environ 1 000 km. Un calcul rapide nous donne un débit proche des 100 Gbit/s soutenu sur la durée... Sur une connexion fibre grand public à 1 Gbit/s, ce même transfert aurait pris environ une semaine.
Mais le plus impressionnant, c'est la stabilité du bouzin. D'après Liu Yunjie, le chef scientifique du labo Zijin Mountain,
CENI affiche zéro perte de paquets lors des tests avec une
gigue de latence
inférieure à 20 microsecondes, même à pleine charge, sur un backbone de 13 000 km traversant 13 provinces et gérant 10 000 services déterministes. Ce sont des performances qu'on ne voit pas tous les jours...
Et côté applications, c'est le feu ! Huawei et Baidu sont déjà sur le coup pour tester leurs technos respectives, notamment pour des modèles d'IA avec 100 milliards de paramètres, dont chaque itération ne prend que 16 secondes grâce aux débits de CENI pour synchroniser les GPU. Y'a aussi le support des technologies 5G-A et 6G qui est prévu, ainsi que des applications pour l'industrie, l'énergie, la santé et l'éducation.
Et leur prochaine étape, ça va être de connecter 100 universités et entreprises leaders au réseau.
L'objectif avoué de CENI, c'est donc de développer des innovations "5 à 10 ans en avance sur l'industrie" et de, je cite, "prendre l'initiative dans la compétition internationale en matière de cyberespace". Bref, c'est aussi une question de souveraineté technologique et de positionnement géopolitique.
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La Chine reprend donc explicitement le flambeau des projets de recherche réseau américains désormais abandonnés. ARPANET a ouvert la voie dans les années 70, GENI a pris le relais jusqu'en 2023, et maintenant c'est CENI qui devient le laboratoire mondial pour les architectures réseau du futur.
Et avec ses 221 brevets déposés, 139 droits d'auteur logiciels et 206 normes internationales et nationales, le projet a déjà une belle base de propriété intellectuelle...
Donc on verra bien ce qui en sortira dans les années à venir...
Keonne Rodriguez, le développeur derrière Samourai Wallet, vient de se prendre 5 ans de taule pour avoir créé un portefeuille Bitcoin qui protégeait un peu trop bien l'anonymat de ses utilisateurs.
Samourai Wallet, c'était un portefeuille Bitcoin open source lancé en 2015 avec comme promesse de permettre aux gens d'utiliser leurs bitcoins sans que le monde entier puisse tracer chacune de leurs transactions. Le truc utilisait une technique appelée le "coin mixing" qui, pour faire simple, mélange les transactions de plusieurs personnes pour brouiller les pistes et rendre le traçage quasi impossible.
Grave erreur car ça les États n'aiment pas !
Et voilà pourquoi en avril 2024, le FBI a débarqué chez Rodriguez à 6h du matin, arme au poing, devant sa femme et ses enfants. L'accusation ? Blanchiment d'argent et exploitation d'une entreprise de transmission monétaire non autorisée. Le Département de la Justice américain affirme que plus de 237 millions de dollars de "produits criminels" seraient passés par Samourai, provenant selon eux du trafic de drogue, de marchés du darknet, de fraudes diverses et même d'un site pédopornographique.
Rodriguez maintient qu'il a juste créé un logiciel, point. Dans l'interview ci-dessous accordée à Reason Magazine juste avant son incarcération ce 19 décembre, il explique qu'il n'a jamais eu accès aux fonds des utilisateurs et qu'il ne savait pas qui utilisait son outil ni pourquoi.
Sauf que le gouvernement américain voit pas les choses comme ça et pour eux, proposer un service qui rend les transactions Bitcoin intraçables, c'est forcément faciliter le crime. Peu importe que la plupart des gens voulaient juste protéger leur vie financière des regards indiscrets. Comme le dit Rodriguez : "Si vous dites que la vie privée financière est un crime, alors vous dites que la liberté est un crime."
Aussi, le
dossier d'accusation
contient des éléments qui vont au-delà du simple "j'ai codé un logiciel". D'abord, Samourai n'était pas qu'un bout de code open source tournant en local puisque l'équipe opérait des serveurs centralisés indispensables au fonctionnement du mixing et collectait des frais sur chaque transaction (environ 4,5 millions de dollars au total). Ensuite, certaines communications publiques des fondateurs étaient... comment dire... pas très smart. Par exemple, en juin 2022, après l'invasion de l'Ukraine et les sanctions internationales, le compte Twitter de Samourai (géré par Rodriguez) postait un message accueillant explicitement les oligarques russes cherchant à contourner les sanctions. Et quand Europol a identifié Samourai comme une "top threat", Hill a répondu de manière provocante en mode "venez nous chercher". Des documents marketing internes destinés aux investisseurs ciblaient même explicitement les "Dark/Grey Market participants".
Bref, la défense "j'ai juste écrit du code innocent" est un peu plus compliquée à tenir quand on tweete qu'on accueille les fraudeurs fiscaux russes à bras ouverts.
Ce qui pose quand même question, c'est le précédent. Où trace-t-on la ligne entre un outil de privacy légitime et une infrastructure criminelle ? Rodriguez n'a pas volé d'argent directement, mais il a opéré un service qui facilitait sciemment le blanchiment, tout en étant rémunéré pour ça. C'est différent de Tor ou Signal, dont les créateurs ne collectent pas de frais sur chaque utilisation et ne font pas de com' pour attirer les criminels.
Son avocat a bien évidemment tenté de négocier une peine plus légère en invoquant l'absence d'antécédents criminels et le fait qu'il soit père de famille, mais le juge a choisi d'appliquer le maximum prévu. William Hill, le cofondateur et CTO de Samourai, a lui aussi écopé de 4 ans pour les mêmes charges.
Après y'a quand même une lueur d'espoir pour lui car Trump a récemment laissé entendre qu'il pourrait examiner le dossier pour une éventuelle grâce présidentielle. Rodriguez reste optimiste là-dessus, même s'il sait que ça peut prendre du temps...
Bref, l'affaire Samourai Wallet n'est probablement pas le meilleur étendard pour défendre la vie privée financière car même si les outils de privacy sont légitimes et nécessaires, quand on opère une infrastructure centralisée, qu'on collecte des millions en frais, et qu'on fait ouvertement de la pub pour attirer les criminels... faut pas s'étonner que ça finisse mal...
Article mis à jour le 21 décembre pour y intégrer le dossier d'accusation à côté duquel j'étais totalement passé. Toutes mes excuses pour ça et merci au gentil lecteur qui m'a averti par mail de son existence.
Boston Dynamics que vous connaissez tous pour ses chiens robots tueurs de la mort, vient de sortir une vidéo de 40 minutes. Pas de saltos arrière ou de robots qui dansent mais plutôt une loooongue session où ça parle stratégie IA et vision à long terme. Et comme j'ai trouvé que c'était intéressant, je partage ça avec vous !
Zach Jacowski, le responsable d'Atlas (15 ans de boîte, il dirigeait Spot avant), discute donc avec Alberto Rodriguez, un ancien prof du MIT qui a lâché sa chaire pour rejoindre l'aventure et ce qu'ils racontent, c'est ni plus ni moins comment ils comptent construire un "cerveau robot" capable d'apprendre à faire n'importe quelle tâche. Je m'imagine déjà avec
un robot korben
, clone de ma modeste personne capable de faire tout le boulot domestique à ma place aussi bien que moi... Ce serait fou.
Leur objectif à Boston Dynamics, c'est donc de créer le premier robot humanoïde commercialement viable au monde et pour ça, ils ont choisi de commencer par l'industrie, notamment les usines du groupe Hyundai (qui possède Boston Dynamics).
Alors pourquoi ? Hé bien parce que même dans les usines les plus modernes et automatisées, y'a encore des dizaines de milliers de tâches qui sont faites à la main. C'est fou hein ? Automatiser ça c'est un cauchemar, car pour automatiser UNE seule tâche (genre visser une roue sur une voiture), il faudrait environ un an de développement et plus d'un million de dollars.
Ça demande des ingénieurs qui conçoivent une machine spécialisée, un embout sur mesure, un système d'alimentation des vis... Bref, multiplié par les dizaines de milliers de tâches différentes dans une usine, on serait encore en train de bosser sur cette automatisation dans 100 ans...
L'idée de Boston Dynamics, c'est donc de construire un robot polyvalent avec un cerveau généraliste. Comme ça au lieu de programmer chaque tâche à la main, on apprend au robot comment faire. Et tout comme le font les grands modèles de langage type ChatGPT, ils utilisent une approche en deux phases : le pre-training (où le robot accumule du "bon sens" physique) et le post-training (où on l'affine pour une tâche spécifique en une journée au lieu d'un an).
Mais le gros défi, c'est clairement les données. ChatGPT a été entraîné sur à peu près toute la connaissance humaine disponible sur Internet mais pour un robot qui doit apprendre à manipuler des objets physiques, y'a pas d'équivalent qui traîne quelque part.
Du coup, ils utilisent trois sources de data.
La première, c'est la téléopération. Des opérateurs portent un casque VR, voient à travers les yeux du robot et le contrôlent avec leur corps. Après quelques semaines d'entraînement, ils deviennent alors capables de faire faire à peu près n'importe quoi au robot. C'est la donnée la plus précieuse, car il n'y a aucun écart entre ce qui est démontré et ce que le robot peut reproduire. Par contre, ça ne se scale pas des masses.
La deuxième source, c'est l'apprentissage par renforcement en simulation. On laisse le robot explorer par lui-même, essayer, échouer, optimiser ses comportements. L'avantage c'est qu'on peut le faire tourner sur des milliers de GPU en parallèle et générer des données à une échelle impossible en conditions réelles. Et contrairement à la téléopération, le robot peut apprendre des mouvements ultra-rapides et précis qu'un humain aurait du mal à démontrer, du genre faire une roue ou insérer une pièce avec une précision millimétrique.
La troisième source, c'est le pari le plus ambitieux, je trouve. Il s'agit d'apprendre directement en observant des humains.
Alors est-ce qu'on peut entraîner un robot à réparer un vélo en lui montrant des vidéos YouTube de gens qui réparent des vélos ? Pas encore... pour l'instant c'est plus de la recherche que de la production, mais l'idée c'est d'équiper des humains de capteurs (caméras sur la tête, gants tactiles) et de leur faire faire leur boulot normalement pendant que le système apprend.
Et ils ne cherchent pas à tout faire avec un seul réseau neuronal de bout en bout. Ils gardent une séparation entre le "système 1" (les réflexes rapides, l'équilibre, la coordination motrice, un peu comme notre cervelet) et le "système 2" (la réflexion, la compréhension de la scène, la prise de décision). Le modèle de comportement génère des commandes pour les mains, les pieds et le torse, et un contrôleur bas niveau s'occupe de réaliser tout ça physiquement sur le robot.
C'est bien pensé je trouve. Et dans tout ce bordel ambiant autour de la robotique actuelle, eux semblent avoir trouver leur voie. Ils veulent transformer l'industrie, les usines...etc. Leur plan est clair et ils savent exactement ce qu'ils doivent réussir avant de passer à la suite (livraison à domicile, robots domestiques...).
Voilà, je pense que ça peut vous intéresser, même si c'est full english...
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –
Bon vous commencez à le savoir, j’ai une passion sans nom pour les câbles et les chargeurs USB-C. Mais j’imagine que je ne suis pas le seul, On connaît tous cette angoisse du geek en vadrouille : le sac à dos qui pèse un âne mort à cause de la collection de transformateurs qu'on se sent obligé de trimballer. Entre la brique du MacBook, le chargeur rapide du smartphone et celui de la tablette, on se retrouve vite avec une multiprise ambulante. Après avoir bavé devant son annonce, j’ai fini par acheter le tout dernier Anker Prime 160W, et si vous cherchez à optimiser votre setup de voyage, ce petit concentré de technologie risque fort de vous taper dans l'œil. C’est clairement une dinguerie.
La première chose qui frappe quand on déballe la bête, c'est le contraste entre sa taille et sa fiche technique. Anker a réussi à faire tenir une puissance totale de 160 Watts dans un boîtier de plus en plus compact qui n'est pas beaucoup plus gros qu'un boîtier d'AirPods Pro. Grâce à l'utilisation massive du GaN (Nitrure de Gallium), ils obtiennent une densité énergétique de plus en plus folle, rendant ce chargeur environ 70 % plus petit que si vous deviez empiler les trois chargeurs standards nécessaires pour obtenir la même puissance. C'est fini l'époque où puissance rimait forcément avec encombrement. Mais ce qui est fou c’est quand on compare ce chargeur à des chargeurs GaN d’il y a un ou deux ans, les progrès sont encore fous…
Sous le capot, la gestion de l'énergie est impressionnante grâce à leur puce PowerIQ 5.0. Si vous êtes pressé et que vous branchez uniquement votre ordinateur portable sur le port principal, le chargeur est capable de délivrer 140 Watts en continu, ce qui permet par exemple de remonter la batterie d'un MacBook Pro 16" de 0 à 50 % en seulement 25 minutes. Mais la vraie force du produit réside dans sa capacité à gérer trois appareils simultanément sans sourciller. Vous pouvez brancher votre laptop, votre iPhone 16 et votre iPad en même temps, et le chargeur va négocier intelligemment la tension pour chaque port afin d'optimiser la vitesse de charge globale sans surchauffe.
Là où Anker va chercher notre petit cœur de geek, c'est avec l'intégration de la technologie AnkerSense View. Le chargeur est équipé d'un écran tactile et rotatif qui vous donne toutes les infos en temps réel. C'est peut-être un détail pour le commun des mortels, mais voir s'afficher la puissance exacte délivrée à chaque appareil ou la température interne du chargeur procure une satisfaction assez particulière.
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Le tout est même connecté en Bluetooth, ce qui vous permet via l'application dédiée de surveiller les courbes de consommation, de vérifier la santé de la charge ou même de définir une priorité sur un port spécifique directement depuis votre smartphone.
Au final, même si le tarif dépasse les 100 euros (souvent en promo) ce qui peut sembler élevé pour un accessoire, c'est un investissement que je recommande vivement à ceux qui bougent beaucoup. Remplacer trois blocs d'alimentation par un seul objet aussi design, performant et intelligent, c'est un vrai gain de confort au quotidien. C'est typiquement le genre d'accessoire qu'on regrette de ne pas avoir acheté plus tôt une fois qu'on l'a glissé dans sa poche. Il est disponible par ici sur Amazon !