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Notepad++ - Votre éditeur de texte préféré a été piraté

Si vous utilisez Notepad++, faut que vous sachiez qu'il s'est passé un truc moche. Entre juin et décembre 2025, les serveurs de mise à jour de votre éditeur de texte préféré ont été piratés par Lotus Blossom, un groupe de hackers chinois actifs depuis 2009 et spécialisés dans l'espionnage gouvernemental. Ouin 🥲.

En gros, les attaquants ont réussi à compromettre l'infrastructure de l'ancien hébergeur du projet pour détourner le trafic de mise à jour. Certains utilisateurs se retrouvaient redirigés vers des serveurs malveillants qui leur servaient des binaires vérolés au lieu des vraies mises à jour. Et le chercheur en sécurité Kevin Beaumont confirme que trois organisations ayant des intérêts en Asie de l'Est ont subi des intrusions via cette méthode... avec des hackers qui naviguaient VRAIMENT sur les PC des victimes en temps réel.

Le pire ? Les hackers ont gardé un accès aux services internes jusqu'au 2 décembre, même après la correction de la faille initiale en septembre. Ils exploitaient une vulnérabilité dans le script getDownloadUrl.php et les faiblesses de WinGUP, l'outil de mise à jour. Les anciennes versions utilisaient même un certificat auto-signé dispo sur GitHub... autant dire que c'était open bar.

Rapid7 a publié une analyse technique du malware déployé via cette attaque. Baptisé "Chrysalis", c'est une backdoor complète avec shell interactif, exfiltration de fichiers, création de processus à distance... le package complet de l'espion. Le truc vicieux, c'est que le serveur de commande utilisait une URL qui imitait l'API de DeepSeek pour passer sous les radars.

Beaumont alerte aussi sur le fait que les moteurs de recherche sont bourrés de pubs qui poussent des versions vérolées de Notepad++. Sans compter des extensions malveillantes qui circulent. Bref, c'est la fête.

Bon, pour vous protéger, mettez à jour Notepad++ vers la version 8.9.1 minimum (et pas 8.8.9 comme annoncé initialement, ils ont renforcé les protections depuis). Si vous avez un doute, désinstallez tout et retéléchargez directement depuis notepad-plus-plus.org. Changez vos mots de passe si vous utilisiez cet outil pendant la période critique, et les admins réseau, bloquez l'accès Internet de gup.exe dans votre pare-feu. Hop, c'est réglé. Si vous cherchez des alternatives le temps que ça se tasse, y'a Notepads ou NotepadNext qui font du super boulot, et les indicateurs de compromission sont dans le rapport de Rapid7 .

Bref, restez vigilants !

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iPhone 5s - La mise à jour qui lui refuse le droit de mourir dans la dignité

Alors là les amis, c'est le moment de vous accrocher à vos vieux chargeurs Lightning de la guerre ! Parce que si vous avez un vieil iPhone 5s qui traîne dans un coin ou dans votre poche et que vous refusez catégoriquement de le foutre à la benne par pur respect pour le design de ce bon vieux Jony Ive, j'ai une nouvelle qui va vous redonner le smiiiiile.

Vous ne l'avez pas encore vu parce que la vie est un tourbillon qui vous emporte chaque jour loin de tout ça, mais sachez qu'Apple vient tout juste de sortir iOS 12.5.8. Hé oui, en 2026 la firme à la pomme a balancé un patch pour un téléphone sorti il y a plus de 12 ans. Je rappelle quand même que ce vieux machin a été déclaré officiellement « obsolète » par Cupertino en 2024.

Alors POURQUOI ?

Et bien c'est tout simple ! C'est en réalité une question de vie ou de mort pour les services de base sur le smartphone. En effet, sans cette mise à jour, vos certificats de sécurité allaient expirer et s'en était terminé de FaceTime, d'iMessage, et même de la possibilité d'activer le téléphone après une réinitialisation. En gros, votre iPhone 5s allait se transformer en cale porte.

Heureusement qu'ils ont réagi !

Grâce à ce patch (qui concerne aussi l'iPhone 6 et l'iPad Air 2 via iOS 15.8.6 et 16.7.13), les services essentiels vont donc continuer de ronronner jusqu'en janvier 2027 au moins. Même si ça devrait être la norme, c'est tellement rare de voir un constructeur s'occuper de son matériel si longtemps après la sortie qu'on est tous étonné ! Ça nous change de l'époque où on devait braver l'obsolescence programmée avec du ruban adhésif !

Après si vous sentez que l'autonomie de votre vieux smartphone décline , c'est peut-être le moment de lui offrir une petite batterie neuve pour fêter ça. Parce que faire tourner un OS de 2026 sur une puce A7, c'est un peu comme essayer de faire courir un marathon à votre grand-père... Faudra de la glace à l'arrivée !

Voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire concernant cet appareil !

D'ailleurs si vous voulez suivre mes découvertes tech au quotidien, je poste aussi des trucs sur ma page Facebook .

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Quand une caméra de surveillance TP-Link laisse traîner ses clés HTTPS partout...

Vous avez peut-être une caméra Tapo C200 qui tourne chez vous pour surveiller le chat, le bébé ou l'entrée. C'est mon cas et j'adore cette caméra mais j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer... Le chercheur en sécurité Simone Margaritelli (alias evilsocket) vient de passer 150 jours à la disséquer et le résultat n'est pas glorieux pour TP-Link.

Alors déjà, commençons par le plus gros WTF qu'il a découvert... la clé privée HTTPS de la caméra, ce truc censé être ultra-secret qui permet de chiffrer les communications. Et bien elle est hardcodée dans le firmware. C'est donc la même clé pour TOUTES les caméras du même modèle. Du coup, n'importe qui peut faire un Man-in-the-Middle et intercepter ce que vous voyez sur votre caméra. Ah on se met bien déjà là, hein ? ^^

Et attendez, ça ne s'arrête pas là puisque Margaritelli a trouvé un bucket S3 chez Amazon, totalement ouvert au public, qui contient TOUS les firmwares de TOUS les produits TP-Link. C'est open bar, sans authentification, Noël avant l'heure pour les chercheurs en sécu... et les hackers.

En fouillant le firmware avec Ghidra et Claude (oui, l'IA a aidé au reverse engineering), le chercheur a découvert quatre failles critiques. La première, c'est un buffer overflow dans le parser SOAP XML utilisé par le protocole ONVIF. En gros, si vous envoyez un message trop long, la caméra plante. Pas besoin d'être authentifié pour ça, une requête HTTP suffit.

La deuxième faille est du même genre mais dans le header Content-Length. Envoyez 4294967295 (le max d'un entier 32 bits) et boum, integer overflow. Et la troisième, c'est la cerise sur le gâteau puisque l'endpoint connectAp reste accessible sans authentification même après le setup initial. Du coup, un attaquant peut forcer votre caméra à se connecter à son propre réseau WiFi malveillant et intercepter tout le flux vidéo. Vous ne vous y attendiez pas à celle-là, si ?

Et la quatrième faille, oubliée nulle part ailleurs c'est l'API scanApList qui balance la liste de tous les réseaux WiFi autour de la caméra, sans auth. Avec les BSSID récupérés et un outil comme apple_bssid_locator, on peut géolocaliser physiquement la caméra à quelques mètres près. Sur les 25 000 caméras exposées sur le net, ça fait froid dans le dos.

Le plus frustrant dans cette histoire, c'est que Margaritelli a signalé tout ça en juillet 2025 et TP-Link a demandé des rallonges de délai, encore et encore, durant plus de 150 jours. Et au final, les failles ont été corrigées mais pas de patch sur les pages publiques des CVE. Ah et petit détail rigolo, comme TP-Link est sa propre autorité de numérotation CVE, ils s'auto-évaluent sur leurs propres failles. Donc y'a pas de conflit d'intérêt du tout... ahem ahem...

Le chercheur estime qu'environ 25 000 de ces caméras sont exposées directement sur Internet donc si comme moi, vous en avez une, vérifiez que le firmware est bien à jour et surtout, ne l'exposez JAMAIS directement sur le net. Mettez-la derrière un VPN ou un réseau isolé.

Je trouve ça cool que Margaritelli ait utilisé de l'IA pour accélérer la phase de reverse engineering. Avec Claude Opus et Sonnet avec GhidraMCP, il a pu analyser le code assembleur et c'est comme ça que l'IA a identifié rapidement les fonctions vulnérables et expliqué le fonctionnement du code. Bref, l'IA comme outil de hacking, c'est assez ouf...

Voilà, donc si vous avez du matos TP-Link chez vous, gardez un œil sur les mises à jour et réfléchissez à deux fois avant de l'exposer sur le net. Et si vous aimez la lecture, l'analyse complète est dispo sur le blog d'evilsocket .

Beau boulot !

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