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RustFS - L'alternative Rust à MinIO

MinIO, tout le monde ou presque connaît car c'est LE truc quand on veut du stockage objet S3-compatible auto-hébergé sous Linux. Sauf que voilà... la licence AGPL, ça pique pour pas mal de boîtes qui ne veulent pas se retrouver à devoir ouvrir leur code.

Du coup, y'a un nouveau projet qui débarque dans le tiek et qui devrait en intéresser plus d'un. C'est RustFS , codé en Rust (comme le nom le laisse deviner mes petits Sherlock) et 100% compatible S3. En gros, vous prenez votre stack MinIO existante, vous remplacez par ce truc, et en fait tout continue de fonctionner pareil... Vos buckets, vos applis, vos scripts Python, boto3... tout pareil !

La licence c'est de l'Apache 2.0 comme ça y'a pas de contrainte virale, vous faites ce que vous voulez avec. Et c'est d'ailleurs sûrement la raison numéro un pour laquelle le projet cartonne.

Côté perfs, les devs annoncent 2,3x plus rapide que MinIO sur des petits objets de 4 Ko (testé sur un modeste 2 coeurs Xeon avec 4 Go de RAM). Bon, c'est un benchmark maison, à prendre avec des pincettes hein... mais finalement Rust pour du I/O intensif, ça se tient comme argument, car y'a pas de garbage collector qui vient foutre le bazar.

Pour l'installer, Docker en une ligne :

docker run -d -p 9000:9000 -p 9001:9001 -v $(pwd)/data:/data -v $(pwd)/logs:/logs rustfs/rustfs:latest

Et voilà, l'API tourne sur le port 9000 et la console web sur le 9001 (identifiants par défaut : rustfsadmin/rustfsadmin, changez-les vite fait hein). Y'a aussi du Kubernetes via Helm, un script d'install one-click, du Nix, ou un bon vieux git clone pour compiler vous-même (attention, sur macOS faut un ulimit à 4096 sinon ça ne marche pas).

Le conteneur Docker tourne en non-root (UID 10001), donc c'est plutôt propre niveau sécu. Pensez juste à faire un petit chown -R 10001:10001 data logs sur vos répertoires avant de lancer, sinon ça casse au démarrage.

Petit bonus appréciable, y'a aussi de la détection de corruption intégrée, et même du versioning de buckets pour les plus méfiants côté intégrité des données. D'ailleurs, côté monitoring, c'est déjà câblé pour envoyer vos métriques dans Grafana, vos traces dans Jaeger et le reste dans Prometheus. Un petit docker compose --profile observability up -d et c'est plié.

Par contre, on est encore en alpha et le mode distribué et le KMS sont en phase de test. Donc c'est PAS le genre de truc que vous mettrez en prod demain matin pour vos données critiques... mais pour du dev, du lab, ou des tâches pas trop sensibles... ça tourne impecc !

Bref, si l'AGPL de MinIO vous gave et que vous cherchez une alternative S3-compatible, en Rust, sous licence + permissive, allez jeter un œil à RustFS.

Merci à Lorenper pour le partage !

Massgrave - La fin de l'activation pirate de Windows en mode offline

En novembre 2024, je vous parlais d’un crack Windows vieux de 17 ans qui fonctionnait encore. Et là, on est un an plus tard, et j’apprends que Microsoft l’a tué.

Mais c’est quoi ce bordel ??

En effet, selon plusieurs médias, Microsoft a bloqué KMS38 , la méthode d’activation offline fournie par Massgrave. Le Patch Tuesday de novembre (KB5068861 pour Windows 11 24H2/25H2) a donc intégré ces changements apparus dans le build 26100.7019 qui ont déprécié gatherosstate.exe, l’outil que les entreprises utilisaient pour migrer leurs activations KMS lors des mises à jour. Mais cela permettait aux pirates de tricher avec la période d’activation KMS et de la prolonger jusqu’au 19 janvier 2038. Ah les brigands ! lol

Cette date, du 19/01/2038 à 03h 14m 07 UTC précisément, c’est la limite du timestamp Unix 32-bit, le fameux bug Y2K38 ! En gros, KMS38 ne crackait pas vraiment Windows mais repoussait le moment fatidique où une activation serait nécessaire… Bon et alors ? Est ce que c’est une nouvelle victoire de Microsoft contre le piratage ?

Nop, que dalle.

Car HWID et TSforge fonctionnent toujours pour activer Windows dans le dos de Microsoft. Massgrave a même sorti le 11 novembre dernier sa version 3.8 de MAS (Microsoft Activation Scripts) baptisée “R.I.P. KMS38”.

Alors c’est tout pareil ? Non, pas vraiment car KMS38 fonctionnait offline, ce qui permettait d’activer Windows sans jamais contacter Microsoft. Et malheureusement HWID et TSforge fonctionnent uniquement online. Ils nécessitent donc une connexion internet pour stocker votre licence sur les serveurs Microsoft.

Cela veut dire qu’avant, avec KMS38, vous pouviez activer Windows en mode avion, vous déconnectiez la machine du réseau, vous lanciez le script, et hop, c’était activé jusqu’en 2038 et Microsoft ne savait même pas que vous existiez ! Et aucun Hardware ID ni de télémétrie n’étaient envoyés !

Alors que maintenant, même pour pirater Windows, vous devez demander aux serveurs de Microsoft de vous accepter. Car HWID crée une licence numérique permanente liée à votre matériel et cette licence est stockée chez Microsoft. Vous devez donc vous connecter initialement à leurs serveurs pour l’activer et à chaque réinstallation, vous devez obligatoirement vous reconnecter.

Bref, votre Hardware ID et votre config matérielle sont donc enregistrés dans la base de données de Microsoft. Et pour TSforge, c’est pareil. Connexion obligatoire sur un serveur Microsoft !

Voilà, donc en gros, pour pirater Windows, il faut maintenant se déclarer à Microsoft. Les criminels que vous êtes esquivent ainsi les 145 euros de la licence, mais donnent leur Hardware ID en échange d’un Windows activé et d’une dépendance permanente aux serveurs de Redmond.

Voilà donc comment Microsoft a choisi délibérément de casser un outil utilisé par ses propres clients pour continuer à collecter de la data, même quand l’utilisateur est un “pirate”…

Source

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