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Nearby Glasses - L'app qui détecte les lunettes caméra Meta

Les Ray-Ban Meta, c'est quand même le gadget parfait pour les voyeurs technophiles. Ce sont quand même des lunettes qui filment, prennent des photos et diffusent en live... le tout sans que PERSONNE autour ne s'en rende compte (ou presque). Alors forcément, quelqu'un a fini par coder une app pour les détecter !

Nearby Glasses , c'est une application Android développée par Yves Jeanrenaud qui scanne en permanence les signaux Bluetooth Low Energy autour de vous. Chaque appareil BLE diffuse en fait des trames pour s'annoncer avec un identifiant constructeur et les lunettes caméra de Meta utilisent les IDs 0x01AB et 0x058E (Meta Platforms) ainsi que 0x0D53 (Luxottica/Ray-Ban). Donc cette app écoute ces identifiants et vous balance une alerte dès qu'elle en capte un.

La détection repose sur le RSSI, en gros la puissance du signal reçu et par défaut, le seuil est à -75 dBm, soit environ 10-15 mètres en extérieur et 3-10 mètres en intérieur. Donc c'est pas foufou non plus mais c'est configurable, évidemment. Vous pouvez donc le durcir un peu pour ne choper que les lunettes vraiment proches, ou l'assouplir pour ratisser large (au prix de faux positifs en pagaille).

Les faux positifs, parlons-en d'ailleurs... Les casques Meta Quest utilisent les mêmes identifiants constructeur, du coup ça ne marche pas à tous les coups. Par exemple, si votre voisin joue en VR, votre téléphone va sonner ! L'app détecte aussi les Snap Spectacles (0x03C2)... pour les trois personnes qui en portent encore ^^.

Ah et l'app est UNIQUEMENT pour Android. La version iOS serait "on the way" selon le développeur... faut donc pas être pressé mais au moins c'est open source (AGPL-3.0), du coup n'importe qui peut vérifier ce que l'app fait de vos données Bluetooth.

Si le sujet vous parle, vous connaissez peut-être Ban-Rays , un projet hardware à base d'Arduino et de LEDs infrarouges qui détecte les Ray-Ban Meta via infrarouge et Bluetooth ! Hé bien Nearby Glasses, c'est l'approche 100% logicielle plutôt que hardware, ce qui est plus accessible mais forcément plus limitée... pas besoin de fer à souder, cela dit ^^.

C'est une rustine mais bon, c'est mieux que de se retrouver à poil sans permission sur le web.

Source

VoxDrop - La dictée vocale ultra-rapide qui tourne en local sur Mac

La dictée vocale, y'a plein d'outils pour ça. Sauf que la plupart envoient votre voix dans le cloud pour la transcrire, et surtout... c'est lent. Chez Google, chez OpenAI, chez Apple... entre le moment où vous parlez et celui où le texte s'affiche, y'a toujours cette latence qui casse tout. Et ça fait des mois que ça me gonflait, surtout en bossant sur mon Mac Studio M4 et mon MacBook Air M2 qui sont quand même censés être des bêtes de course.

Du coup je me suis codé VoxDrop au départ rien que pour moi. Une app macOS qui transforme votre voix en texte, et avec laquelle TOUT se passe en local sur votre machine. Zéro cloud, zéro donnée qui fuite, et surtout c'est rapide. Vous appuyez sur un raccourci (⌥ + Espace par défaut), vous parlez, vous relâchez, et hop, le texte apparaît directement là où se trouve votre curseur. Pas de fenêtre à ouvrir, pas de copier-coller. L'app est super légère et reste discrète en tâche de fond sans bouffer votre RAM.

L'interface de VoxDrop - sobre et efficace ( Source )

Côté moteurs de transcription, y'en a 7 au choix. J'ai voulu ratisser large en mettant des modèles américains, français et chinois. Parakeet de NVIDIA (600 Mo) est le modèle par défaut. Il est super rapide, c'est mon préféré. J'ai mis aussi Whisper avec ses variantes Small, Medium, Turbo et Large v3 qui couvre tous les cas. Y'a aussi Voxtral Mini de chez Mistral, made in France, et Qwen3-ASR le modèle chinois.

Les 7 moteurs de transcription au choix ( Source )

Alors pourquoi sur architecture Silicon ? Hé bien déjà parce que c'est ce que j'utilise au quotidien et aussi parce que les puces Apple Silicon (M1, M2, M3, M4) ont un avantage énorme pour l'IA locale : la mémoire unifiée. En gros, le CPU et le GPU partagent la même RAM. Un modèle chargé en mémoire est donc directement accessible au GPU Metal pour les calculs, sans copie de données. C'est pas magique non plus hein, si votre modèle fait 3 Go et que vous avez 8 Go de RAM, ça va ramer. Mais sur un MacBook Air M2, un modèle de 400 Mo tourne en temps réel sans broncher.

Et VoxDrop ne fait pas QUE de la transcription. Y'a aussi du post-traitement local avec une traduction dans 13 langues mais aussi une reformulation (mode pro, décontracté, concis, structuré...), le tout via le modèle de langage embarqué GemmaTranslate. Et vous avez 5 raccourcis clavier indépendants, chacun avec sa propre config. Un pour dicter, un pour traduire en direct, un pour reformuler ce que vous avez sélectionné...etc. Perso, au quotidien, ceux qui l'utilisent ne peuvent s'en passer. Et moi non plus ! Sauf si vous tapez plus vite que vous ne parlez, mais bon, ça m'étonnerait ^^.

Maintenant, pourquoi c'est pas sur l'App Store ?

Parce que VoxDrop est réservé à mes abonnés Patreon . Vous me soutenez pour la veille techno et la vulgarisation, et en retour j'ai envie de vous filer des outils concrets que j'utilise moi-même tous les jours. Pas de commission, pas d'intermédiaire. Juste un truc développé pour les gens qui me suivent.

J'espère d'ailleurs que ce sera la première d'une série d'apps comme ça. En tout cas, je ne crois pas avoir vu ce modèle de licence ailleurs. J'ai même développé un petit framework exprès pour ça, que je compte bien réutiliser.

Voilà, un GROS merci à tous ceux qui ont bêta-testé l'app pour moi, vos retours ont été très précieux !

Et si vous êtes déjà sur Patreon , VoxDrop est dispo ici !

Lockdown Mode - La fonction d'Apple qui a mis le FBI en échec

Le Lockdown Mode d'Apple, vous en avez déjà entendu parler non ? C'est cette fonctionnalité un peu planquée dans les réglages de votre iPhone qui permet de transformer votre téléphone en véritable forteresse. Et enfin, on vient d'avoir la preuve que ça marche pour de vrai.

En effet, le FBI a perquisitionné le domicile d'une journaliste du Washington Post, Hannah Natanson, en janvier dernier. L'objectif c'était de récupérer ses appareils électroniques dans le cadre d'une enquête sur des fuites d'informations classifiées. Les agents ont donc saisi entre autres un MacBook Pro, un iPhone, un enregistreur audio et un disque dur externe.

Sauf que voilà, l'iPhone était en mode isolement...

Du coup, le CART (l'équipe d'analyse forensique du FBI) s'est retrouvé comme des cons devant l'écran verrouillé. Et 2 semaines après la saisie, toujours rien. Impossible d'extraire la moindre donnée. D'habitude, avec un Cellebrite UFED Premium ou un GrayKey, c'est l'affaire de quelques heures... mais là, que dalle.

Et perso, ça me fait bien marrer.

Parce que pour ceux qui débarquent, ce mode isolement c'est un bouclier qu'Apple a conçu à la base pour protéger les utilisateurs ciblés par des spywares type Pegasus . Ça bloque la plupart des pièces jointes dans les messages, ça charge les pages web différemment et surtout, ça empêche toute connexion USB à un accessoire tant que l'appareil n'est pas déverrouillé. Et c'est justement ce dernier point qui est intéressant car les outils forensiques type GrayKey ou Cellebrite ont aussi besoin de se brancher physiquement au téléphone pour faire leur boulot.

Faut savoir que les mandats de perquisition autorisaient même les agents à appuyer les doigts de la journaliste sur ses appareils ou à les placer devant son visage pour les déverrouiller par biométrie. Sympa l'ambiance aux USA...

Et ça a d'ailleurs fonctionné sur son MacBook Pro. Pas de chance.

Mais l'iPhone, lui, a tenu bon. C'est assez rare d'avoir une confirmation aussi directe de l'efficacité de cette protection via un document judiciaire. D'habitude, on reste dans le flou total sur ce que les forces de l'ordre arrivent ou n'arrivent pas à cracker.

Voilà alors petit rappel pour ceux qui veulent blinder leur iPhone . Pour activer le mode isolement, c'est dans Réglages > Confidentialité et sécurité > Mode Isolement > Activer.

Attention quand même, votre iPhone va redémarrer et certaines fonctionnalités seront limitées (messages, navigation web, FaceTime avec des inconnus), donc c'est un peu handicapant au quotidien. Faudra choisir entre confort et blindage, y'a pas de magie. Mais si vous avez des trucs sensibles à protéger, le choix est vite fait. Combiné avec les protections d'iOS 18 qui font passer automatiquement votre iPhone en mode "Before First Unlock" après 72 heures d'inactivité, ça commence à faire une sacrée forteresse.

Bref, si vous êtes journaliste, activiste, ou juste un peu parano (aucun jugement), activez-le. Ça marche !

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6 Reasons Why Apple Needs to Build a Clamshell iPhone Flip (And 1 Reason It Shouldn’t)

Remember when phones got smaller? The iPhone 13 Mini had a cult following, but Apple killed it because most people wanted bigger screens. Here’s the plot twist: a clamshell foldable iPhone could bring back that beloved compact size without sacrificing screen real estate. You get a full-size display when you need it, and a pocketable square when you don’t. It’s the best of both worlds, and Apple knows it.

Mark Gurman’s latest report suggests Apple is seriously exploring this form factor. It wouldn’t be their first foldable (a larger model is rumored for later this year), but it might be their smartest. A clamshell iPhone makes sense for reasons that go way beyond nostalgia. It’s cheaper to build than a book-style fold, it doesn’t compete with the iPad Mini, and it opens up a market where Samsung is basically the only serious player. There are six solid reasons why Apple should do this, and one big reason why it might not work. Let’s dig in.

The iPhone Mini lives on (just folded in half)

Apple discontinued the iPhone 13 Mini because the sales numbers didn’t justify keeping it around. Turns out most people prefer bigger screens, even if it means carrying a brick in their pocket. But the Mini’s fans were passionate, and they’ve been vocal about wanting a truly compact iPhone ever since. A clamshell solves this problem in the most elegant way possible.

When folded, it’s roughly the size of the Mini, maybe even smaller depending on how thick the hinge is. When unfolded, you get a full 6.1-inch or 6.7-inch display, same as the regular iPhone or Pro Max. The people who loved the Mini weren’t asking for a smaller screen, they were asking for a phone that didn’t dominate their pocket or require two hands for basic tasks. A clamshell gives them that portability without forcing them to squint at a 5.4-inch display.

This isn’t just about bringing back a discontinued product. It’s about proving that compact phones can exist in 2026 without compromising on screen size. The form factor itself becomes the feature.

It doesn’t murder the iPad Mini

Here’s the uncomfortable truth about book-style foldables: they’re iPad killers. If Apple released an iPhone that unfolds into an 8-inch display, who’s buying an iPad Mini? The overlap would be brutal. You’d have a device that fits in your pocket, runs iOS, makes calls, and gives you a tablet-sized screen when you need it. The iPad Mini’s entire value proposition collapses.

A clamshell doesn’t have this problem. Even at its largest, a clamshell iPhone would max out at maybe 6.9 inches unfolded. That’s still firmly in phone territory, not tablet territory. The iPad Mini’s 8.3-inch display remains the smallest “real” iPad you can buy, and it stays relevant for people who want that in-between size for reading, note-taking, or media consumption.

Apple’s product lineup is carefully segmented, and a clamshell iPhone slots in without disrupting the hierarchy. It’s a phone that folds smaller, not a tablet that folds into a phone. That distinction matters when you’re trying to sell both devices to the same customer.

Samsung owns this space, but they’re beatable

The Galaxy Z Flip has been around since 2020, and Samsung’s refined it through multiple generations. They’re the dominant player in the clamshell category, but “dominant” doesn’t mean “unbeatable.” Motorola’s putting up a fight with the Razr, but Google hasn’t touched this form factor yet. No Pixel Flip. No Nothing Flip. No OnePlus Flip. It’s basically Samsung’s game, and that’s an opportunity for Apple.

Apple doesn’t need to be first. They need to be better. And in a market where there’s only one major competitor, “better” is achievable. Samsung’s Z Flip 6 is solid, but it’s not perfect. The cover screen still feels like an afterthought, the crease is visible, and the software experience is classic Samsung (which is to say, inconsistent). If Apple can deliver a smoother hinge, a more useful outer display, and that signature iOS polish, they could own this category within a generation.

The fact that Google isn’t competing here is huge. The Pixel is Apple’s biggest threat in terms of owning both hardware and software (plus Gemini is vastly more superior than any AI Apple’s managed to roll out), and if there’s no Pixel Flip to compete with an iPhone Flip, Apple has a clear shot at Android users who want this form factor but don’t want Samsung’s ecosystem.

Smaller hinge, lower risk

Building a book-style foldable is expensive and complicated. You’re engineering a hinge that supports a massive, fragile display. You’re solving durability issues that Samsung and others have been wrestling with for years. You’re creating an entirely new product category that might flop. The R&D costs are enormous, and if it doesn’t sell, you’ve burned a ton of money.

A clamshell is cheaper to prototype, cheaper to manufacture, and cheaper to fail with. The display is smaller, the hinge mechanism is simpler, and the overall engineering challenge is less daunting. If Apple wants to dip their toes into foldables without betting the farm, a clamshell is the way to do it.

This also means Apple can price it more competitively. A book-style iPhone Fold would probably start at $1,799 or higher. A clamshell could reasonably launch at $1,199, maybe $1,299. That’s still premium, but it’s within reach of people who’d normally buy a Pro model. The lower price point expands the potential customer base, and if it sells well, Apple can use that momentum to justify a larger foldable later.

Hands-free everything

The half-folded “laptop mode” is one of the best features of clamshell foldables, and it’s criminally underrated. You can prop the phone up on a table, angle the screen however you want, and suddenly you’ve got a hands-free setup for FaceTime, vlogging, watching videos, or taking photos. No tripod required. No awkward propping it against a water bottle. It just works.

Apple’s been positioning the iPhone as a serious content creation tool for years. ProRes video, Cinematic Mode, all those camera upgrades, they’re aimed at people who make stuff. A clamshell iPhone would give those creators a built-in tripod mode that’s actually useful. Imagine shooting a cooking tutorial, a makeup video, or a product unboxing without needing extra gear. The phone holds itself at the perfect angle, and you’re free to use both hands.

This isn’t a niche use case. Every vertical video you’ve ever seen on TikTok or Instagram could’ve been easier to shoot with a clamshell. Apple knows this, and they know it’s a selling point that most mobile brands haven’t fully capitalized on yet.

Big screen, small pocket

Here’s the paradox of modern smartphones: people want huge screens, but they hate carrying huge phones. The iPhone 15 Pro Max is a phenomenal device, but it’s a slab that dominates your pocket, your bag, and your hand. A clamshell solves this in the most obvious way possible: make the screen big, then fold it in half.

When unfolded, you get all the screen real estate of a Pro or Pro Max. When folded, it’s a compact square that sits comfortably in any pocket. You’re not sacrificing display size, you’re just rearranging it. This is especially appealing for people who want big screens but don’t want to upgrade their wardrobe to accommodate a 6.7-inch rectangle.

The folded form factor also changes how you carry the phone. It’s less likely to slide out of a pocket, it doesn’t create that awkward bulge in tight jeans, and it’s easier to grip when you’re pulling it out. These are small quality-of-life improvements, but they add up. A clamshell makes the big-screen experience more portable, and that’s a real advantage.

The one problem: MagSafe doesn’t love squares

Here’s where things get tricky. Apple’s entire MagSafe ecosystem is built around vertical rectangles. Wallets, battery packs, car mounts, wireless chargers, they all assume your iPhone is shaped like, well, an iPhone. A clamshell changes that. When folded, it’s a square. When unfolded, it’s a normal phone shape. But MagSafe accessories are designed to stick to the back of a phone that’s always the same shape.

How does a MagSafe wallet work on a folded clamshell? Does it attach to the outer cover, which is probably glass or plastic? Does Apple redesign the entire accessory lineup to accommodate a square form factor? Do they create clamshell-specific MagSafe products? None of these solutions are great.

This isn’t a dealbreaker, but it’s a complication. Apple’s accessory ecosystem is a huge part of their strategy, and a clamshell iPhone disrupts that in ways a book-style fold wouldn’t. You could argue that a book-style fold, when closed, is still roughly phone-shaped, so MagSafe accessories might work. A clamshell is just different enough to break compatibility.

Apple could solve this with clever engineering. Maybe the MagSafe ring is on the outer screen side, and accessories attach there. Maybe they introduce a new “MagSafe Flip” standard with different magnets. Or maybe they just accept that clamshell buyers won’t use traditional MagSafe accessories and move on. Either way, it’s a problem that doesn’t exist with their current lineup, and it’s worth considering.

So, is this happening?

Gurman’s report is credible, but it’s not a product announcement. Apple explores lots of things that never ship. They’ve been prototyping foldables for years, and we’ve seen patents dating back to 2016. The fact that they’re actively working on a clamshell now doesn’t mean it’ll hit shelves in 2027 or even 2028.

But the logic is there. A clamshell iPhone solves more problems than it creates. It brings back the Mini’s form factor without shrinking the screen. It enters a market where Apple could actually win. It’s cheaper and less risky than a book-style fold. And it gives Apple a foothold in foldables without cannibalizing their other products.

If Apple does this right, a clamshell iPhone could be the foldable that finally makes sense for people who aren’t early adopters. It’s practical, it’s pocketable, and it’s exactly the kind of product Apple excels at making. The only question is whether they’re willing to rethink MagSafe to make it work.

(Images via AI)

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Urik – Le clavier Android qui ne balance rien sur Internet

Vous avez déjà remarqué à quel point nos claviers Android sont devenus bavards ? Que ce soit Gboard ou SwiftKey , ils ont tous la fâcheuse tendance à vouloir "améliorer l'expérience utilisateur" en envoyant vos habitudes de frappe sur des serveurs distants. Forcément, quand on sait que tout ce qu'on tape, des mots de passe aux messages privés, passe par cette petite interface, ça peut vite donner des sueurs froides niveau vie privée.

Alors c'est exactement pour contrer cette tendance qu'un nouveau projet open source vient de pointer le bout de son nez : Urik .

Pas de télémétrie dans ce clavier, et pour les plus paranos, sachez que le dictionnaire personnalisé et l'apprentissage des mots sont également stockés dans une base de données locale chiffrée avec SQLCipher. Vos frappes restent donc chez vous et nulle part ailleurs. On est dans la même philosophie que FUTO Voice Input , ce qui prouve qu'on peut avoir des outils intelligents sans pour autant sacrifier sa vie privée.

Côté technique, Urik n'est pas un clavier au rabais. Développé en Kotlin, sous licence GPL-3.0, il propose tout ce qu'on attend d'un outil moderne : la saisie par glissement (swipe), le contrôle du curseur via la barre d'espace et le support de dispositions alternatives comme le Dvorak, le Colemak ou le Workman.

Et pour la correction orthographique, il s'appuie sur l'algorithme SymSpell qui tourne lui aussi intégralement sur le téléphone. L'intelligence du truc permet d'ailleurs d'éviter de corriger bêtement les URLs ou les adresses email, ce qui évite pas mal de frustrations au quotidien.

Petite parenthèse, pour ceux qui ont besoin d'outils de protection supplémentaires sur mobile, n'hésitez pas aussi à jeter un œil à Oversec pour chiffrer vos communications.

Urik, de son côté, soigne aussi l'accessibilité avec un support complet de TalkBack et des thèmes à haut contraste conformes aux normes WCAG AA. L'application nécessite au minimum Android 8.0 et bien qu'elle soit encore officiellement en bêta, elle est déjà très stable pour un usage quotidien.

Alors oui, ça demande un petit temps d'adaptation quand on quitte les géants du secteur, mais le gain en sérénité est immédiat. Plus besoin de se demander si votre prochain message va finir dans une base de données publicitaire.

Sachez aussi que le projet est entièrement financé par sa communauté, ce qui garantit une certaine indépendance vis-à-vis des trackers habituels. Bref, si vous cherchez à reprendre le contrôle sur ce que vous saisissez, c'est clairement une alternative à tester d'urgence sur votre smartphone.

A télécharger ici sur le PlayStore !

Merci à Lorenper pour le partage !

Stash - Synchroniser vos notes Apple Notes avec Markdown

Si vous êtes comme moi et que vous vivez dans Apple Notes parce que c'est fluide, synchronisé partout, et que ça marche sans qu'on ait à se poser de questions, cet outil va vous plaire.

Parce que oui, voilà, le jour où vous voulez bidouiller vos notes en ligne de commande, les exporter en Markdown, ou simplement éviter de vous retrouver coincé dans votre prison dorée Apple... Et bien c'est la galère. J'ai longtemps cherché une solution propre. Je me suis même dit à un moment que j'allais coder un script Python foireux pour scrapper la base SQLite locale, mais j'ai vite abandonné l'idée.

Pourquoi ? Parce que j'ai découvert Stash , un petit outil en ligne de commande qui fait le pont entre vos notes Apple et des fichiers Markdown.

Et le truc cool, c'est que ça marche dans les deux sens. Vous pouvez exporter vos notes Apple en Markdown (comme ici : Exporter pour vos backups ), mais aussi éditer vos fichiers Markdown et renvoyer les changements directement dans Apple Notes. C'est une vrai synchro bidirectionnelle qui vous rend vraiment maître de vos données.

J'ai testé ça sur macOS Tahoe avec un dossier de notes en vrac. J'ai lancé le bousin, et ça m'a fait plaisir de voir mes fichiers .md popper proprement dans le terminal, prêts à être commités ensuite sur un GitHub ou édités dans VS Code.

L'installation est toute bête, via Homebrew :

brew tap shakedlokits/stash https://github.com/shakedlokits/stash
brew install shakedlokits/stash/stash

Et ensuite, c'est juste 2 commandes. Pour exporter une note Apple vers Markdown, c'est

stash pull "Ma Super Note"

Stash va chercher la note dans Apple Notes, la convertit en Markdown propre via Pandoc, et vous la balance dans un fichier local Ma Super Note.md.

Et la seconde commande c'est pour faire l'inverse (éditer votre Markdown et pousser les changements vers Apple Notes). Là faut faire

stash push "Ma Super Note.md"

Et là, magie !! Vos modifs se retrouvent dans l'app Notes, synchronisées sur tous vos appareils Apple (iPhone, iPad, Mac). C'est dommage que ça soit pas natif ce truc.

Stash c'est chouette (Oula pas facile à prononcer vite celle là) parce qu'il utilise du YAML front-matter pour lier chaque fichier Markdown à une note Apple spécifique (via un ID unique). Quand vous faites stash push, le contenu du fichier écrase la note. Quand vous faites stash pull, la note écrase le fichier.

Attention toutefois car c'est là que ça se corse... Stash écrase sans pitié !! Si vous modifiez votre note sur l'iPhone ET votre fichier Markdown en même temps, c'est le dernier qui parle qui a raison. Y'a pas de fusion intelligente à la Git, donc gaffe aux conflits. C'est un peu brut de décoffrage, mais au moins c'est clair et prévisible.

Bref, pour ceux qui veulent scripter leurs notes, automatiser des backups, ou simplement bosser en Markdown avec leur éditeur préféré, c'est le chaînon manquant. J'avais testé Obsidian et Joplin par le passé, mais la synchro iCloud ou WebDAV m'avait saoulé. Là, c'est le bon compromis avec l'interface Apple pour la saisie, le Markdown pour le stockage long terme.

J'ai testé les AirTags 2... ça vaut le coup ? Et sous Android on fait comment ?

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

Après cinq ans sans mise à jour, Apple sort enfin la deuxième génération de ses traqueurs Bluetooth. Je les ai reçus ce matin, et je les ai testés dans la foulée. Le verdict ? Des améliorations bienvenues, mais pas de quoi jeter vos anciens AirTags.

Ils ont quoi de neuf ?

Apple a franchement pris son temps pour sortir cette nouvelle version, et les nouveautés se comptent sur les doigts d'une petite main à laquelle il manquerait pas mal de doigts. La puce Ultra Wideband passe à la dernière génération (celle des iPhone 17). Sur le papier, la fonction de localisation précise fonctionne 1,5 fois plus loin qu'avant. Dans les faits, chez moi ça détecte à 24 mètres au lieu de 19 mètres. Pour retrouver vos clés sous un coussin de canapé, ça ne change pas grand-chose. Pour un sac dans un aéroport bondé, c'est déjà un peu plus utile, mais ça ne changera pas la face du monde.

Le haut-parleur gagne, lui, 50 % de volume. Qu’est-ce que ça veut dire ? Eh bien ça veut en fait dire qu’on entend le son à environ deux fois la distance. J'ai testé chez moi, l'ancien AirTag devenait à peine audible à travers deux murs, le nouveau s’entend un peu plus. C'est la seule amélioration vraiment perceptible au quotidien.

Alors il y a aussi cette fonction de recherche précise qui arrive sur les versions récentes d'Apple Watch. C'est vaguement pratique quand on n'a pas son iPhone sous la main. On peut retrouver ses affaires directement depuis le poignet avec la flèche directionnelle. Mais bon, clairement, c’est très niche comme besoin, et pour être très honnête avec vous, j'ai été infoutu de la faire fonctionner haha.

Design et compatibilité

Et sinon, bah absolument aucun changement côté design. C'est toujours le même petit galet blanc et acier, il a juste gagné 1 gramme sur la balance**.** La batterie reste une CR2032 standard. On aurait aimé une batterie intégrée et une recharge sans fil, mais on attendra visiblement 5 ans de plus pour ça.

On achète ?

L'AirTag 2 coûte 35 euros à l'unité ou 120 euros le pack de quatre en France. Bon, ok. Sauf que voilà : les AirTags 1 sont régulièrement en promotion. En ce moment, on trouve le pack de quatre à 100 euros sur Amazon, et 30 euros pour une seule unité . Eh bien vous savez quoi ? Même moi qui adore tous les derniers trucs de chez Apple, je ne vous recommanderais pas ces AirTags 2. Trouvez plutôt les 1 en promotion, et si vous êtes sur Android, vous prenez ceux-là qui sont très bien !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

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