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Proton Mail permet de réserver pendant 15 ans une adresse mail chiffrée pour vos futurs gosses

Proton vient de lancer Born Private, un programme qui permet aux parents de réserver une adresse mail chiffrée pour leur enfant dès la naissance. L'adresse reste verrouillée pendant 15 ans maximum, le temps que l'enfant soit en âge de s'en servir, sans aucune collecte de données entre-temps. Le tout pour un dollar symbolique, intégralement reversé à la Proton Foundation.

Un email chiffré dès la naissance

Les parents choisissent ici une adresse @proton.me pour leur enfant, versent un dollar minimum, et l'adresse est verrouillée pendant 15 ans. Pas de boîte de réception active, pas de collecte de données, pas de profilage publicitaire.

L'enfant n'existe tout simplement pas dans le système. Le jour venu, les parents transmettent un voucher sécurisé qui déverrouille le compte, et l'adresse devient un vrai compte Proton Mail avec chiffrement de bout en bout, protection anti-phishing et code open source vérifiable. Proton étant basé en Suisse, les données restent protégées par la législation helvétique, ce qui veut dire pas d'accès sans mandat.

71 % des enfants connectés avant 10 ans

Proton a mené une enquête auprès de 1 216 parents américains début 2026, et les résultats sont assez clairs. 32 % des enfants reçoivent un appareil connecté avant 5 ans, et 71 % en possèdent un avant 10 ans. Côté confiance, seulement 14 % des parents font vraiment confiance aux géants de la tech pour protéger les données de leurs enfants.

Et 63 % pensent que ces entreprises profitent des données des plus jeunes. Andy Yen, cofondateur et CEO de Proton, résume : "Nous avons été la première génération à devenir dépendante d'un internet basé sur la surveillance, mais la suivante n'est pas obligée de l'être."

Un film et un dollar

L'intégralité du dollar de réservation va à la Proton Foundation, l'actionnaire principal à but non lucratif de Proton. Pour le lancement, un court-métrage a été produit avec Uncommon Creative Studio et la réalisatrice Olivia de Camps, qui met en images le sentiment d'être observé et les profils fantômes que les grandes plateformes construisent autour des enfants. Vous pouvez le voir en cliquant ici .

Pour rappel, 43 % des mineurs possèdent déjà une adresse mail, et parmi eux, 74 % utilisent Gmail. Born Private arrive donc avant même que l'enfant ne commence à naviguer.

Réserver une adresse mail à la naissance de son gamin, ça sonne un peu comme réserver un nom de domaine dans les années 2000. C'est un coup de com malin de la part de Proton, mais il y a quand même un vrai sujet derrière : on laisse nos enfants débarquer sur des services qui monétisent leurs données avant même qu'ils sachent lire, et personne ne bronche.

Un dollar pour 15 ans, c'est symbolique, et ça a le mérite de poser la question au bon endroit. Bon maintenant, il faudra quand même voir comment Proton garantit la pérennité d'une adresse sur 15 ans, parce que dans la tech, 15 ans, c’est une éternité.

Source : Lbbonline

Android 17 va bloquer les apps qui abusent des services d'accessibilité

Google durcit le ton avec Android 17. La prochaine version de l'OS mobile va empêcher les applications non certifiées d'accéder aux services d'accessibilité, une API très puissante et régulièrement détournée par les malwares pour espionner les utilisateurs et vider des comptes bancaires.

Ce qui change avec Android 17

La nouveauté est apparue dans la Beta 2 d'Android 17, repérée la semaine dernière. Quand le mode Advanced Protection est activé, le système bloque automatiquement l'accès à l'API AccessibilityService pour toutes les apps qui ne sont pas de vrais outils d'accessibilité.

Seules les applications qui portent le marqueur technique isAccessibilityTool restent autorisées : lecteurs d'écran, outils de saisie vocale, systèmes d'entrée par contacteur et applications braille.

Les autres, et la liste est longue, sont mises de côté : antivirus, outils d'automatisation, assistants, nettoyeurs système, gestionnaires de mots de passe et lanceurs alternatifs.

Et si une de ces apps avait déjà l'autorisation, Android 17 la révoque automatiquement au moment où le mode Advanced Protection est activé. L'utilisateur ne peut pas non plus forcer l'accès manuellement tant que la protection est active.

Pourquoi c'est un vrai sujet ?

L'API AccessibilityService est l'une des plus sensibles d'Android. Elle permet de lire le contenu de l'écran, d'intercepter les frappes clavier, de cliquer sur des boutons à la place de l'utilisateur et d'accorder des autorisations sans que personne ne s'en rende compte.

Les malwares bancaires l'exploitent depuis des années pour voler des identifiants et vider des comptes. Google a longtemps fermé les yeux sur le problème, ou en tout cas laissé la porte grande ouverte. Avec ce mode, c'est un peu le retour à la raison.

Le mode Advanced Protection, lancé avec Android 16, regroupe aussi d'autres verrous : blocage du sideloading (l'installation d'apps en dehors du Play Store), restriction des transferts de données par USB et scan obligatoire via Google Play Protect.

Android 17 ajoute donc cette brique supplémentaire sur l'accessibilité. Côté développeurs, Google met à disposition une API AdvancedProtectionManager qui permet aux apps de détecter si le mode est actif et d'adapter leur comportement en conséquence.

On ne va pas se mentir, quand on utilise un iPhone, ce genre de problème ne se pose pas vraiment puisque iOS a toujours été bien plus restrictif sur ce que les apps peuvent faire en arrière-plan. Mais pour les utilisateurs Android, c'est une avancée qui était attendue depuis un moment. Le revers de la médaille, c'est que des apps tout à fait légitimes vont se retrouver bloquées.

Un émulateur de Dynamic Island comme dynamicSpot ne fonctionne plus avec le mode activé, et c'est le genre de petite frustration qui risque de pousser pas mal de monde à désactiver la protection. On espère que Google trouvera un juste milieu entre la sécurité et la flexibilité qui fait la force d'Android, en tout cas pour le moment ce n'est pas encore tout à fait ça.

Source : The Hacker News

Strix - Fini la galère des caméras IP sans RTSP

Vous avez des vieilles caméras de surveillance chinoises qui prennent la poussière parce qu'il vous est impossible de trouver leur flux vidéo ? Y'a pas de RTSP, y'a pas de doc, y'a juste un pauvre port 80 ouvert et une app Android en Mandarin qui est périmée depuis 2021 ?

JE VIENS VOUS SAUVER LES ZAMIS ! Hé oui, grace à Strix qui est capable de tester 102 787 patterns d'URL en 30 secondes et qui vous sort miraculeusement le bon flux vidéo qui marche, avec la config Frigate prête à être collée.

En fait, le principe est simple. Vous lancez un conteneur Docker, vous entrez l'IP de votre caméra et l'outil bombarde en parallèle toutes les URL connues pour ce type de matos. RTSP sur le port 554, MJPEG sur le 8080, snapshots JPEG sur le 80... et 30 à 60 secondes plus tard, vous avez la liste des flux qui répondent avec résolution, FPS et codec H.264 ou H.265.

L'installation tient en une ligne et l'interface web tourne sur le port 4567. Vous entrez l'IP, le login si besoin, et éventuellement le modèle de la caméra IP pour affiner la recherche. Après, même sans modèle, Strix se débrouille avec les 206 patterns les plus courants (sur les 102 787 de la base complète) + la découverte ONVIF . Du coup ça trouve un flux sur à peu près n'importe quoi, du Dahua au Foscam en passant par les marques fantômes d'AliExpress.

Un autre truc vraiment sympa aussi , c'est la génération de config. Vous collez votre fichier frigate.yml existant, même avec 500 caméras dedans, et l'outil ajoute proprement la 501ème sans rien casser ! Il configure automatiquement le flux HD 1080p pour l'enregistrement et le flux 640x480 pour la détection d'objets, le tout passant par go2rtc . Résultat, la conso CPU de Frigate peut carrément passer de 30% à 8%.

Et surtout, l'histoire derrière est assez dingue. Le dev derrière ce projet avait des vieux NVR chinois de 2016 qu'il voulait connecter à Frigate. Après 2 ans à tester toutes les URL possibles... rien. Snif... Tous les ports fermés sauf le 80. À vrai dire, ces machins ne parlaient même pas un protocole connu. Alors a fini par faire tout ce que fait un vrai bidouilleur quand il est énervé : Sniffer le trafic de l'app Android avec Wireshark !

Et grâce à cela, il a découvert un truc baptisé BUBBLE, tellement obscur que ça n'existe nulle part sur Google ! Cela lui a permis de construire une base de 67 288 modèles issus de 3 636 marques, des Hikvision jusqu'aux trucs sans nom d'AliExpress.

Et quand y'a pas de RTSP du tout (ce qui arrive souvent avec le matos chinois pas cher), l'outil se rabat sur les snapshots JPEG et les convertit en vrai flux vidéo via FFmpeg. C'est pas aussi clean qu'un vrai stream H.264 (et ça saccade un peu à 10 FPS), mais c'est largement suffisant pour de la détection de personnes ou de bagnoles.

Après, sachez le, ça ne marche qu'avec les caméras présentes sur votre réseau local. Les caméras cloud (Blink, Ring, Xiaomi) ne sont pas supportées. Et aussi, comme on n'est jamais trop prudent d'ailleurs, si vous branchez ce genre de vieux matos chinois, mettez-les dans un VLAN isolé sans accès Internet parce que côté sécurité, c'est la fête du slip sur ce genre de matos : Backdoors, mots de passe en clair sur le port 80, appels serveurs en Chine... va savoir ce qu'elles font quand personne ne regarde.

Strix a même tapé dans l'oeil du développeur de Frigate lui-même, qui a invité l'auteur à soumettre une PR officielle pour l'intégrer dans la doc officielle. Hé ben quelle classe ! Ah et y'a aussi un add-on Home Assistant en beta si vous êtes branchés domotique (pas forcément stable, le soft sous Docker reste plus fiable). Strix est écrit en Go, sous licence MIT, y'a une image Docker de 80-90 Mo sur Alpine Linux, avec FFmpeg et FFprobe embarqués, et ça tourne comme un charme sur AMD64 comme sur ARM64 (votre Raspberry Pi 4 suffit).

Bref, allez tester ça, car y'a clairement de quoi sauver pas mal de matos de la poubelle !

DLSS 5 - Nvidia rend vos jeux plus beaux que la vraie vie

Vous connaissez cette sensation bizarre quand un personnage de jeu vidéo est presque réaliste, mais que quelque chose cloche ? Les yeux morts, la peau en plastique, le sourire figé comme un masque en silicone... Hé bien ce phénomène, c'est ce qu'on appelle l'uncanny valley (la vallée de l'étrange), et Nvidia vient d'annoncer à la GTC 2026 que c'était bientôt terminé grâce à DLSS 5. Jack Lang, prends garde !!

Leur concept s'appelle "rendu neuronal" et en gros, ça fusionne l'IA générative avec le moteur 3D classique. En fait, le processeur graphique analyse chaque image de votre écran 4K et comprend ce que sont la peau, les cheveux, les vêtements, puis recalcule l'éclairage et les ombres pour que tout ait l'air vrai. Jensen Huang parle de combiner données structurées (la 3D prédictive) avec du calcul probabiliste (l'IA générative) et ce qu'on obtient à la sortie, c'est du photoréalisme en temps réel sur votre écran.

La démo parle d'elle-même comme vous pouvez le voir !

Par exemple, sur Resident Evil Requiem, un perso avec des yeux de poisson mort et une peau de mannequin en cire se transforme en quelque chose de photoréaliste. C'est assez dingue. Sur Starfield également, les pupilles et les expressions en carton-pâte deviennent vivantes, car le moteur recalcule les reflets de lumière dans les iris, pixel par pixel. Sur EA Sports FC, le visage d'un joueur de foot gagne des imperfections de peau, des rougeurs sur les joues, des ridules sur le front (bref, la vraie vie quoi). Et pareil sur Hogwarts Legacy.

Par contre, tout ça doit tourner en 16 millisecondes par image et comme y'a pas le temps faire du rendu ciné sur des fermes de serveurs à l'autre bout de la planète (ah les gamers, ces pollueurs ^^), pour la démo sur scène, Nvidia a aligné deux cartes GeForce RTX 5090 en tandem, une pour le rendu et l'autre pour le DLSS 5. Ce n'est pas forcément à la portée de toutes les bourses, ces bêtes-là mais rassurez-vous, à la sortie cet automne, ça tournera sur une seule carte (ouf !). Reste à voir maintenant si l'IA générative ne va pas halluciner un sixième doigt de temps en temps, mais bon, c'est le jeu (ma pauvre Lucette...).

Côté adoption, Bethesda, Capcom, NCSoft, Tencent et Warner Bros sont déjà dans la boucle donc on devrait voir du rendu neuronal dans pas mal de gros titres d'ici fin 2026. D'ailleurs, si le sujet de l' upscaling par IA vous parle, Microsoft avait lancé Auto SR dans le même esprit pour Windows 11.

Après moi ce que j'aimerais surtout, à vrai dire, c'est que Nvidia pousse le concept un cran plus loin et nous sorte des lunettes AR avec du rendu neuronal intégré. Du DLSS 5 mais pour le monde réel !

Ce serait génial pour à la fois pour magnifier les paysages d'Auvergne, les volcans du Puy-de-Dôme... mais surtout pour mettre un petit coup de frais SUR LA GROSSE TÊTE CRASSEUSE de certaines personnes que je croise parfois (non, en vrai, je croise personne, je sors pas de chez moi). Ça ce serait du vrai metaverse les amis !!

Source

Le GPS des navires complètement brouillé dans le détroit d'Hormuz, plus de 1 100 bateaux touchés

Des centaines de navires apparaissent au-dessus d'aéroports ou de centrales nucléaires sur les écrans de navigation. L'Iran brouillerait massivement les signaux GPS dans le détroit d'Hormuz, et le trafic maritime commence sérieusement à en pâtir.

Des bateaux fantômes sur les radars

Les écrans radars affichent en effet un peu n'importe quoi dans cette zone désormais, comme par exemple un pétrolier de 300 mètres qui tourne en rond autour d'un aéroport, ou un porte-conteneurs qui traverse en toute décontraction une centrale nucléaire.

Depuis le début des hostilités, les signaux GPS sont complètement brouillés dans cette zone, et les positions transmises par les navires ne sont absolument plus les bonnes.

Windward, une société spécialisée dans le suivi maritime, a référencé plus de 1 100 navires touchés en seulement quelques heures, avec au moins 21 zones de brouillage différentes dans la région.

Les chercheurs appellent ça des "crop circles" : sur les cartes électroniques, les bateaux dessinent des cercles parfaits au-dessus de la terre ferme. Sauf que ce n'est pas un bug un peu rigolo, c'est un vrai problème pour les bateaux et les marins.

Un GPS vieux de 15 ans face à un brouilleur moderne

Le problème de fond, c'est que les navires commerciaux utilisent des récepteurs GPS qui ont facilement 15 ans d'âge. Ils captent les signaux d'une seule constellation satellite, sur une seule fréquence. Votre smartphone fait mieux : il jongle avec quatre constellations et plusieurs fréquences en même temps.

Todd Humphreys, professeur en ingénierie aérospatiale à l'Université du Texas, est assez catégorique sur l'origine du brouillage. Selon lui, l'Iran utilise des antennes installées sur des tours côtières ou des ballons captifs pour émettre de faux signaux qui se substituent aux vrais. Et ça marche très bien.

Le système AIS, qui permet aux navires de se localiser mutuellement, est lui aussi alimenté par le GPS. Du coup, quand le GPS est compromis, c'est toute la chaîne de navigation qui s'effondre. Un capitaine qui regarde son écran voit des centaines de bateaux tourner à des positions fictives, sans savoir où se trouvent réellement les autres navires ni à quelle vitesse ils avancent.

20 % du pétrole mondial dans le goulot

Le détroit d'Hormuz, c'est à peine 34 kilomètres de large au point le plus étroit, et pourtant 20 % du pétrole et du gaz mondiaux y transitent chaque jour. En temps normal, entre 130 et 150 navires y passent quotidiennement.

Certains pétroliers naviguent désormais avec leur transpondeur AIS éteint pour éviter d'être repérés, et plusieurs navires affiliés à des compagnies occidentales ont tout simplement fait demi-tour.

L'Union européenne, via son centre de sécurité maritime, recommande aux équipages de se fier au radar et à la navigation visuelle plutôt qu'aux instruments électroniques. Autant dire qu'on en revient aux méthodes d'il y a trente ans.

C'est quand même assez fou de constater que des navires de plusieurs centaines de milliers de tonnes naviguent avec des GPS moins performants qu'un téléphone à 200 euros.

Il va être urgent que les constructeurs de navires se décident à moderniser leurs équipements.

Source : Scientific American

Un DDoS offre le parking gratuit à toute une ville

Non mais c'te blague ! Y'a des hackers qui viennent de lancer une cyber-attaque sur des parcmètres. Ouais des parcmètres ! Et voilà comment Perm, une ville d'un million d'habitants dans l'Oural en Russie, s'est retrouvée à offrir le parking gratuit aux automobilistes durant 4 longues journées.

En effet, du 10 au 13 mars dernier, le système de stationnement automatisé de Perm et son portail permparking.ru se sont pris une attaque par déni de service tellement massive que plus personne ne pouvait payer sa place. Et c'est à ce moment que les autorités locales ont eu une réaction d'une logique implacable, en décrétant le stationnement gratuit pour tout le monde pendant la durée de la panne, week-end compris !

Ah les veinards !

Pour ceux qui débarquent, le principe d'un DDoS c'est de noyer les serveurs sous un déluge de trafic réseau, souvent via un botnet, c'est-à-dire un réseau de machines infectées qui envoient toutes des requêtes en même temps. En fait, c'est comme si 500 000 personnes essayaient d'entrer en même temps dans une cabine téléphonique ^^. C'est un classique cyber plutôt brutal mais diablement efficace. Si le sujet vous intéresse, j'avais d'ailleurs fait un article complet là-dessus .

Ce qui est "cocasse" dans l'histoire, c'est qu'on ne sait toujours pas qui est derrière tout ça. Un groupe d'hacktivistes qui voulait faire passer un message ? Un ado qui testait un stresser (ces outils de DDoS clé en main) trouvé sur un forum ? Ou tout simplement un automobiliste bien énervé par le prix du stationnement qui aurait tout simplement décidé de régler le problème à sa manière ? On ne sait pas mais l'hypothèse n°3 est ma préférée ^^.

Après, j'avoue que dans le contexte actuel, c'est difficile de ne pas penser au hacktivisme. En effet, en octobre 2024, c'est le parking de Tver qui s'était fait démonter. Une attaque ensuite revendiquée par l' Ukrainian Cyber Alliance , puis la ville de Krasnodar a suivi en janvier 2025. Et enfin Perm, qui devient donc la 3ème ville russe à se faire offrir le parking gratos par des hackers.

Parcmètres, feux de signalisation, systèmes de transport... faut dire que tout ce qui est connecté et pas assez protégé finit tôt ou tard par se faire taper dessus.

C'est un concept que certains (j'imagine) aimeraient bien voir arriver à Paris, mais bon, rêvez pas, chez nous c'est ULTRA SECURISÉ (lol)

En tout cas, si un jour le parking devient gratuit chez vous, demandez vous si c'est pas un affreux botnet qui est en train de vous faire économiser quelques euros.

Source

Reconnaissance faciale en open bar pour la police

Depuis 2022, TOUS les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale directement sur leur téléphone de service. En vous prenant en photo lors d'un contrôle (chiiiiiz 😀), ils peuvent ensuite, en quelques secondes, consulter un énooOoorme fichier contenant 9 millions de portraits.

Tu parles d'un trombinoscope !!

Voilà, c'est ce que révèle une enquête impressionnante du média Disclose , documents internes du ministère de l'intérieur à l'appui.

En bref, les forces de l'ordre sont équipées d'un gros smartphone baptisé NEO, un genre de pavé noir rectangulaire qui ressemble à une tablette de poche et dessus, y'a une appli avec accès direct au TAJ (traitement d'antécédents judiciaires), un fichier qui couvre plus d'un quart de la population française. Nom, date de naissance, adresse, profession... et parfois des infos sensibles comme l'appartenance politique ou religieuse.

Ce logiciel, développé par l'allemand Cognitec (surement la contraction du mot "tech" et du mot "cogner"... rooooh) , affiche les 200 photos les plus ressemblantes en moins d'une minute. C'est comme la reco faciale de Yandex mais en encore plus facile ! On ouvre l'appli sur l'écran, on sélectionne la photo dans l'album, on clique sur le bouton "rapprocher", et le serveur crache ses résultats. C'est dingue.

Sauf que OH BIZARRE l'utiliser lors d'un contrôle d'identité, c'est totalement illégal ! En effet, le code de procédure pénale limite l'accès au TAJ à des agents "individuellement désignés et spécialement habilités", dans le cadre strict d'enquêtes judiciaires (et aux hackers qui font fuiter les datas ^^). Hé oui c'est pas fait pour scanner des gamins assis sous un platane sur une place à Marseille. Déso, hein.

Et pourtant ! Disclose a recueilli les témoignages de six personnes photographiées et identifiées entre 2021 et 2025, à Marseille, Paris et Lyon. Un gamin de 18 ans contrôlé sans même sortir sa carte d'identité... sa photo prise avec le téléphone a suffi. Un manifestant pro-Palestine forcé physiquement à faire face à la caméra, des mains gantées sur le visage.

Et un flic montre même la manip à Disclose sur son NEO, tranquille, en expliquant que "tout le monde y a accès dès la sortie de l'école de police". Hop, le portrait tombe en moins d'une minute. C'est chouette pour pour connaitre le prénom des gens sur Tinder, suffit de prendre en photo l'écran de son smartphone perso, hein.... bah quoi ?

L'IGPN elle-même le sait. En effet, dans son rapport 2023, la police des polices écrivait noir sur blanc que le TAJ est "très fréquemment utilisé sur la voie publique". Ah bah ça va, s'ils sont au courant, on est rassuré parce qu'ils ont surement dû faire quelque chose pour empêcher ça... ah bah non en fait parce que les consultations ont plus que doublé en 5 ans : 375 000 en 2019, près d'un million en 2024 !! Waaaaah, ça fait environ 2 500 tirage de portrait par jour, c'est fou !! Le problème, c'est que personne ne contrôle qui consulte quoi. Les accès sont tracés sur les serveurs, mais bon... tracer sans vérifier, ça sert pas à grand-chose. Et c'est pas forcément par manque de moyens car chaque consultation est horodatée et conservée trois ans, donc y'a le temps. Non, faut croire que c'est la flemme en fait.

Et là, Noémie Levain, juriste à La Quadrature du Net, pose les mots qui font mal : "Quand des policiers peuvent photographier qui ils veulent pour savoir qui est qui, c'est un renversement de l'État de droit."

Elle rappelle en effet, qu'en 1940, il a suffi d'un, je cite, "tout petit changement de curseur" dans les fichiers de police pour aller chercher les gens chez eux. Le parallèle fait froid dans le dos, mais il est factuel.

Et surtout c'est la deuxième fois, à vrai dire, que Disclose prend le ministère en flagrant délit sur ce sujet. En 2023, c'était Briefcam , un logiciel israélien de vidéosurveillance déployé illégalement. Le ministre avait dû le faire désactiver dans les semaines qui ont suivi. Hé bien, croyez le ou non, cette fois, le ministère n'a même pas daigné répondre aux questions de Disclose. Va savoir pourquoi... C'est trop bizaaaarre.

Maintenant si vous voulez savoir quels sont vos droits face à cette pratique, La Quadrature du Net a publié un guide en accès libre qui explique ce que la police peut et ne peut pas faire lors d'un contrôle. Franchement, c'est à lire et à partager !

Par contre, n'oubliez pas que cette technologie ne marche pas toujours. Par exemple, cette américaine vient de passer près de six mois en prison à cause d'un faux positif avec une technologie à la con de ce genre. Donc bon...

Bref, allez lire l'enquête complète de Disclose, c'est du journalisme d'investigation en accès libre et ça concerne directement vos libertés. Et si le cœur vous en dit, soutenez-les .

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Z80 Sans, la police de caractères qui désassemble du code machine toute seule

Un développeur a créé une police OpenType capable de convertir des opcodes hexadécimaux du processeur Z80 en instructions assembleur lisibles.

Il suffit de coller le code machine dans un traitement de texte, de changer la police, et les mnémoniques s'affichent en clair. Le projet, disponible sur GitHub, détourne les tables de substitution de glyphes de manière plutôt rigolote.

Une police, pas un logiciel

L'idée est en fait assez simple. Vous balancez une suite de caractères hexadécimaux dans LibreOffice Writer, puis vous sélectionnez cette police, Z80 Sans donc, et sous vos yeux ébahis, le texte se transforme en instructions assembleur.

Pas besoin d'installer un désassembleur, pas besoin de ligne de commande. La police fait tout le travail.

Derrière cette apparente simplicité, le développeur nevesnunes a exploité deux composants du standard OpenType que l'on retrouve habituellement dans des usages bien plus classiques : la table de substitution de glyphes (GSUB) et la table de positionnement (GPOS).

Ce sont les mêmes mécanismes qui permettent d'afficher correctement l'arabe ou de fusionner deux lettres en une ligature comme le "æ". Ici, ils servent à reconnaître des séquences hexadécimales et à les remplacer par les mnémoniques Z80 correspondants.

458 752 combinaisons à gérer

Le Z80 est un processeur 8 bits qui accepte des adresses sur 16 bits et plusieurs registres comme opérandes. Résultat : une seule instruction peut donner jusqu'à 458 752 combinaisons possibles.

Et comme les octets hexadécimaux sont encodés dans un ordre différent de celui dans lequel ils doivent être affichés en assembleur, le problème se corse vite. Les adresses en little-endian et les offsets signés en complément à deux ajoutent encore une couche de difficulté.

Pour s'en sortir, nevesnunes a construit un parseur par descente récursive qui génère automatiquement toutes les règles de substitution nécessaires. Chaque quartet (0 à f) dispose de ses propres glyphes, soit 96 au total pour la partie numérique.

Le tout repose sur une édition directe des fichiers .ttx, la représentation XML des données de police, à partir de Noto Sans Mono et Droid Sans Mono.

Du détournement de police à l'art de la bidouille

Z80 Sans n'est pas le premier projet à détourner les capacités des polices OpenType. On a déjà vu Fontemon, un jeu vidéo complet caché dans une police, ou encore Addition Font, capable d'additionner deux nombres rien qu'avec le rendu typographique.

Il y a même eu Llama.ttf, qui embarquait un modèle d'IA directement dans un fichier de police. Mais un désassembleur complet pour un jeu d'instructions entier, c'est quand même autre chose en termes de complexité.

Visiblement, le projet comporte encore quelques petits bugs d'affichage sur certaines instructions complexes, et le code est qualifié par son propre auteur de "qualité CTF", ce qui veut dire bidouille assumée.

Mais bon, on parle d'un type qui a réussi à faire rentrer un désassembleur Z80 dans une police de caractères. Les puristes de l'assembleur apprécieront le côté complètement absurde de la démarche, et les fans de rétro-informatique vont adorer.

Source : Lobste.rs

Fast SAM 3D Body - Quand l'IA scanne votre corps en 3D en 65ms

Vous prenez une photo de quelqu’un avec votre téléphone et magie magie, en une fraction de seconde, vous obtenez un modèle 3D complet de son corps. Ses bras, ses jambes, ses mains, ses pieds... tout y est, modélisé en 3D comme si vous aviez un vrai studio de motion capture à Hollywood.

Et ben c’est exactement ce que fait SAM 3D Body , un modèle d’IA développé par Meta.

En gros, vous lui filez une image de vous et l’IA reconstruit votre corps en volume, avec le squelette, les articulations et la surface de la peau. Jusqu’ici, ce genre de techno existait déjà mais c’était hyper lent, genre plusieurs secondes par image. Donc pas top si vous vouliez que ça suive, par exemple, vos mouvements en direct.

Et c’est là qu’une équipe de chercheurs incroyable (USC, NVIDIA et Meta Reality Labs) a eu la bonne idée d’optimiser tout ça. Leur version accélérée, baptisée Fast SAM 3D Body , fait exactement le même boulot mais quasiment 11 fois plus vite. Du coup, il ne faut plus que 65 millisecondes pour reconstruire un corps entier en 3D sur une RTX 5090. C’est à peu près le temps d’un clic de souris ! Autrement dit, on peut ENFIN faire du vrai temps réel !

Au lieu de faire tourner un algorithme qui optimise la pose du corps de manière itérative (ce qui prend du temps), ils ont tout simplement remplacé tout ça par un réseau de neurones qui donne directement le résultat en 1 passe. Et cette astuce seule rend la conversion entre formats de modèle 3D plus de 10 000 fois plus rapide ! C'est ouf !

Mais alors concrètement, à quoi ça sert tout ça ?

Hé bien d'abord à la robotique si chère à mon cœur car imaginez un robot humanoïde comme le chinois Unitree G1 équipé d’une simple caméra. Vous faites un geste devant lui, et il le reproduit instantanément avec ses bras et ses jambes.

Robot chinois en dépression à cause d'un dropshipping mal exécuté

Dans la vidéo partagée par l'équipe, on voit que le robot manipule des objets et se déplace en copiant les mouvements d’un humain filmé par une caméra, sans aucun capteur sur le corps.

Mais au delà de la robotique, c’est aussi une petite révolution pour tous les créatifs et les bidouilleurs car aujourd’hui, faire de la motion capture, ça coûte une blinde en matériel (combinaison à marqueurs, caméras infrarouges, studio dédié...et j'en passe).

Alors que là, avec une webcam et un bon GPU, vous pouvoir facilement capter des mouvements 3D exploitables pour de l’animation, du jeu vidéo indie ou du prototypage. Par contre, attention, ça ne remplacera pas un vrai studio pro pour de la production ciné, faut pas trop rêver non plus. Enfin, pour le moment !

Le code est dispo sur GitHub , le paper sur arXiv , et les modèles pré-entraînés de SAM 3D Body sur Hugging Face . D’ailleurs, si vous voulez voir ce que donnent les robots qui font la lessive avec ce genre de techno, c’est par là.

Bref, y’a plus qu’à tester !

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Une grand-mère américaine passe six mois en prison à cause d'une erreur de reconnaissance faciale

La reconnaissance faciale vient encore de montrer ses limites aux États-Unis. Angela Lipps, 50 ans, grand-mère du Tennessee, a passé près de six mois en prison après qu'un algorithme l'a désignée à tort comme suspecte dans une affaire de fraude bancaire au Dakota du Nord.

Ses relevés bancaires ont prouvé qu'elle se trouvait à 2 000 kilomètres des faits. Elle attend toujours des excuses.

Un algorithme, une arrestation

Le 14 juillet 2025, des agents fédéraux américains débarquent chez Angela Lipps au Tennessee. Ils l'arrêtent sous la menace d'une arme, alors qu'elle garde quatre enfants. La police de Fargo, dans le Dakota du Nord, à environ 2 000 kilomètres de là, la soupçonnait d'avoir utilisé une fausse carte d'identité militaire pour retirer des dizaines de milliers de dollars dans plusieurs banques entre avril et mai 2025.

Pour identifier la suspecte filmée par les caméras de surveillance, les enquêteurs ont passé les images dans un logiciel de reconnaissance faciale. Le système a désigné Angela Lipps. Un détective a ensuite comparé la photo avec le permis de conduire et les réseaux sociaux de la quinquagénaire, et a validé l'identification. Sauf que ce n'était pas du tout elle.

108 jours sans la moindre audition

Classée comme fugitive, Angela Lipps est restée quatre mois en prison au Tennessee, sans caution et sans possibilité de se défendre. Elle n'a été transférée dans le Dakota du Nord que le 30 octobre, soit 108 jours après son arrestation.

Sa première comparution devant un tribunal a eu lieu le lendemain. Et c'est seulement le 19 décembre, cinq mois complets après l'arrestation, que la police de Fargo l'a interrogée pour la première fois.

Son avocat, Jay Greenwood, avait entre-temps obtenu ses relevés bancaires. Les documents montraient qu'Angela achetait des cigarettes et déposait ses chèques de sécurité sociale au Tennessee au moment même où la police la plaçait à Fargo. Les charges ont été abandonnées le 24 décembre, la veille de Noël. Cinq mois et dix jours d'incarcération pour une erreur de machine.

Tout perdu, zéro indemnisation

À sa sortie, Angela Lipps n'avait plus rien. Pas de manteau, pas d'argent, pas de moyen de rentrer chez elle. Pendant sa détention, elle a perdu sa maison, sa voiture et son chien. La police de Fargo n'a pris en charge aucun frais.

Ce sont des avocats de la défense locaux qui lui ont donné de quoi payer une chambre d'hôtel et de la nourriture le soir de Noël. Le lendemain, Adam Martin, fondateur de l'association F5 Project, l'a conduite en voiture jusqu'à Chicago pour qu'elle puisse regagner le Tennessee.

Un habitant de West Fargo, Michael Nessa, a depuis lancé une cagnotte GoFundMe en son nom, qui a récolté près de 20 000 dollars. Angela Lipps attend toujours des excuses de la police.

Ce n'est pas la première fois qu'une personne se retrouve derrière les barreaux à cause d'un faux positif de reconnaissance faciale aux États-Unis. Et dans la grande majorité des cas rendus publics, les victimes sont des femmes ou des personnes issues de minorités.

Côté procédure, qu'un détective ait "confirmé" l'identification en comparant une photo de surveillance avec un permis de conduire, ça en dit quand même long sur la rigueur du processus.

Si vous pensiez que ce genre de technologie était encadré par des garde-fous solides, l'affaire Lipps prouve le contraire. Six mois de prison, une vie brisée, et pas la moindre excuse. Franchement, on espère que ça fera réagir là-bas, mais on n'y mettrait pas notre main à couper. Un grand merci à Skribascode de nous avoir envoyé cette info !

Sources : Upper Michigan Source , KVRR

Vous avez des piles Eneloop ? Mais avez-vous testé le chargeur de piles Eneloop Pro ? Moi oui !

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier , contient des liens affiliés Amazon –

J’avais besoin de remplacer mon chargeur de piles, et comme j’utilise depuis des années les excellentes piles de la gamme Eneloop, je me suis dit que j’allais prendre un chargeur de la même marque, pour rester dans l’écosystème.

Parce que oui, Panasonic propose plusieurs chargeurs, dont ce BQ-CC65 , qui est un chargeur intelligent pour piles AA et AAA qui surveille chaque emplacement de manière indépendante. Écran LCD avec données en temps réel, fonction Refresh pour redonner vie aux accus fatigués, dix protections intégrées et port USB : le tout pour une cinquantaine d'euros.

Une charge individuelle et intelligente

Le BQ-CC65 ne charge pas vos piles à l'aveugle. Un microprocesseur surveille chaque emplacement de manière indépendante, ce qui permet de mélanger des piles AA et AAA d'âges et de capacités différents sans aucun souci.

Chaque élément est traité selon ses besoins, la surveillance individuelle évite la surchauffe et prolonge la durée de vie des accus.

Côté vitesse, Panasonic annonce environ 90 minutes pour recharger deux piles AA Eneloop standard, et à peu près quatre heures pour remplir les quatre emplacements avec des Eneloop Pro de 2 550 mAh.

Un écran LCD et une fonction Refresh

L'écran LCD rétroéclairé de 3 pouces affiche la capacité en mAh, la tension en volts et l'énergie accumulée en Wh pour chaque pile, en temps réel. On est loin de la simple LED rouge ou verte qui vous laisse deviner si la charge est terminée.

C'est exactement ce qu'il faut pour repérer la pile défaillante qui plombe l'autonomie de votre manette ou de votre flash photo sans que vous compreniez pourquoi.

Le chargeur embarque aussi une fonction Refresh pour les piles fatiguées, celles qui semblent chargées mais qui s'effondrent au bout de dix minutes d'utilisation.

Le principe : des cycles de décharge et de recharge contrôlés qui recalculent la capacité réelle. Et si une pile est vraiment en bout de course, le détecteur de fin de vie vous le signale directement.

Dix protections et un port USB en bonus

Côté sécurité, Panasonic a intégré dix fonctions de protection : minuterie, sécurité thermique, blocage des surcharges, et un détecteur qui coupe tout si vous insérez une pile alcaline par erreur. La technologie Smart Charge surveille la tension en permanence pour arrêter le processus au bon moment et éviter l'usure prématurée.

Le fabricant a aussi eu la bonne idée d'ajouter un port USB sur le côté pour recharger un smartphone ou ce que vous voulez en parallèle, ce qui transforme le BQ-CC65 en petite station de charge pour le bureau.

À une cinquantaine d'euros, le BQ-CC65 coûte quand même quatre à cinq fois le prix d'un chargeur de supermarché. Mais quand on voit la précision des données affichées et la possibilité de récupérer des accus qu'on pensait morts, le calcul se fait assez rapidement, et il est bon.

Pour les photographes qui vident leurs flashs en une séance ou les joueurs qui usent des piles de manette à la chaîne, c'est un investissement qui se rentabilise.

On a quand même un petit regret : à ce tarif, Panasonic aurait pu glisser un lot de piles Eneloop Pro dans la boîte plutôt que de le vendre nu, mais bon, je suis certain que vous en avez déjà plein chez vous ! Le chargeur est disponible ici chez Amazon , et pour les piles, c’est ici en AA , et ici en AAA !

Il avait porté DOOM sur Super Nintendo en 1995, il revient trente ans plus tard pour corriger sa copie

Randal Linden est le développeur qui avait réussi l'exploit de faire tourner DOOM sur la Super Nintendo en 1995. Trente ans plus tard, il s’est associé à Limited Run Games pour ressortir une version améliorée sur cartouche, avec un processeur Raspberry Pi caché à l'intérieur.

Dans un long échange accordé à Kotaku, il revient sur ce projet un peu fou et sur les coulisses techniques du portage.

Reverse-engineerer son propre code, trente ans après

À l'époque, Linden bossait chez Sculptured Software, un studio basé à Salt Lake City. L'idée de départ était assez artisanale : acheter des cartouches Star Fox en magasin, les ouvrir, et remplacer la ROM par de la RAM pour tester les capacités de la puce Super FX. Le prototype a suffisamment impressionné ses supérieurs pour qu'ils aillent le présenter directement à id Software au Texas. Le feu vert a suivi.

Le portage de 1995, c'était un moteur entièrement reconstruit de zéro, sans une seule ligne de code d'id Software. Linden avait créé son propre assembleur, son propre linker et son propre débogueur. Mais les contraintes hardware de la SNES avaient imposé des sacrifices : un framerate poussif, pas de textures au sol et au plafond, des niveaux modifiés, et le quatrième épisode supprimé.

Quand Audi Sorlie, de Limited Run Games, lui a posé la question de savoir s'il referait les choses différemment, Linden a répondu qu'il avait « plein d'idées » mais que personne ne lui avait jamais demandé d'y retoucher. Jusqu'à maintenant.

Une puce Raspberry Pi qui se fait passer pour un Super FX

La solution technique est plutôt marrante. La cartouche embarque un Raspberry Pi RP2350 qui émule le processeur Super FX. Comme l'explique Linden à Kotaku, « la Super Nintendo ne sait pas qu'elle ne parle pas à un vrai Super FX ».

Le code est quasiment identique à ce qu'il écrirait pour la puce d'origine, mais avec des performances largement supérieures.

Le résultat : circle strafing, framerate amélioré, support du rumble, et les quatre épisodes complets enfin disponibles sur SNES. Linden admet aussi avoir dû reverse-engineerer son propre code vieux de trente ans. « C'était assez compliqué, une partie du code. Je me suis dit : wow, j'étais vraiment intelligent à l'époque. »

Bethesda a dit oui sans trop hésiter

Côté droits, il fallait quand même convaincre Bethesda, propriétaire de la licence DOOM. Selon Sorlie, la réaction initiale a été plutôt incrédule : « Vous voulez retourner développer pour la Super Nintendo ? Genre, pour de vrai ? » 

Mais le retour de Linden sur le projet et les premiers prototypes ont suffi à convaincre. « Ils étaient aussi enthousiastes que nous. »

C'est le genre d'histoire qui rappelle que derrière les jeux vidéo, il y a parfois des parcours assez improbables. Linden n'avait pas pu appeler id Software pour pitcher son idée en 1995, il avait dû bricoler un prototype avec des cartouches Star Fox achetées en magasin, et trente ans plus tard il se retrouve à relire du code assembleur qu'il ne comprend plus lui-même.

Le projet a un côté un peu absurde, mais c'est aussi ce qui le rend attachant. Reste à voir si les fans de retrogaming seront au rendez-vous, mais vu que l'édition collector limitée à 666 exemplaires s'est déjà envolée, on a un début de réponse.

Source : Kotaku

Google veut vérifier l'identité de tous les développeurs Android, et ça menace F-Droid

Google va obliger tous les développeurs Android à s'enregistrer avec une pièce d'identité et à payer 25 dollars, même ceux qui distribuent leurs apps en dehors du Play Store. F-Droid, le dépôt d'applications open source qui existe depuis quinze ans, dit que c'est une menace pour sa survie.

Une inscription obligatoire dès septembre

L'été dernier, Google a annoncé que toutes les applications installées sur des appareils Android certifiés devront obligatoirement être liées à un compte développeur vérifié. Cette obligation entrera en vigueur dès le mois de septembre prochain au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le reste du monde suivra quatre mois plus tard.

Pour s'enregistrer, il faut fournir une pièce d'identité officielle, accepter les conditions de Google et payer 25 dollars. Et ça concerne tout le monde : les développeurs qui publient sur le Play Store, mais aussi ceux qui passent par des stores alternatifs, par F-Droid, ou qui proposent leurs apps en téléchargement direct depuis un site web.

F-Droid ne peut pas s'adapter

F-Droid héberge plus de 3 000 applications open source, sans pub et sans trackers. Le problème, c'est que F-Droid signe lui-même les apps qu'il distribue avec sa propre clé, et Google impose désormais une seule signature par application.

Ça casse tout le modèle : si l'app est déjà signée par le développeur sur le Play Store, la version F-Droid ne peut plus exister. Et F-Droid ne peut pas non plus forcer des centaines de contributeurs bénévoles à s'enregistrer chez Google et à fournir leurs papiers.

37 organisations ont signé une lettre ouverte contre ce projet, dont l'Electronic Frontier Foundation, la Free Software Foundation et Vivaldi. Une pétition sur Change.org a rassemblé 64 000 signatures de développeurs.

Le lien avec le procès Epic Games

Ce durcissement arrive juste après l'accord entre Google et Epic Games sur la distribution d'apps Android. Les deux entreprises ont annoncé un programme de stores enregistrés qui permet le sideloading, mais sans obliger Google à intégrer des stores tiers dans le Play Store. 

Certains y voient une manoeuvre : si les tribunaux n'obligent pas Google à ouvrir le Play Store, la vérification des développeurs lui donne quand même un contrôle indirect sur toute la distribution Android.

Google, de son côté, dit que c'est une question de sécurité et que ça permet de bloquer les développeurs malveillants plus rapidement. Les distributions Android alternatives comme LineageOS ou GrapheneOS ne sont pas concernées.

Google invoque la sécurité, mais le Play Store lui-même laisse régulièrement passer des apps malveillantes, donc l'argument ne tient pas tant que ça.

Obliger un développeur bénévole qui publie un petit outil open source à fournir ses papiers d'identité à Google, c'est quand même un peu naze. On verra si la mobilisation des 37 organisations et des 64 000 développeurs suffira à faire bouger les choses, mais pour l'instant le calendrier est maintenu.

Sources : Android Authority , F-Droid

Un malware invisible se cache dans des caractères Unicode sur GitHub, npm et VS Code

La société Aikido Security a découvert une campagne de malware baptisée Glassworm qui utilise des caractères Unicode invisibles pour dissimuler du code malveillant.

Plus de 150 dépôts GitHub, des paquets npm et des extensions VS Code sont touchés, et le malware utilise la blockchain Solana comme serveur de commande. L'objectif : voler les identifiants de portefeuilles crypto.

Des caractères invisibles qui cachent du code

Le principe est assez fourbe. Les attaquants utilisent des caractères Unicode dits PUA (Private Use Area), qui ne s'affichent pas du tout à l'écran, mais qui contiennent quand même des valeurs exploitables.

Dit plus simplement, chaque caractère invisible correspond à un point de code que le décodeur extrait, reconstruit en payload, puis exécute via eval(). Le code malveillant est là, sous vos yeux, mais vous ne le voyez pas.

Aikido Security a découvert que cette campagne avait eu lieu entre le 3 et le 9 mars derniers. Plus de 150 dépôts GitHub ont été compromis, mais aussi des paquets npm comme @aifabrix/miso-client et @iflow-mcp/watercrawl-watercrawl-mcp.

Si on regarde du côté de VS Code, l'extension quartz-markdown-editor et 72 extensions sur Open VSX ont été touchées. Les attaquants ont aussi utilisé des LLM pour générer des commits de couverture parfaitement crédibles, et passer ainsi sous les radars des reviewers.

La blockchain Solana impliquée

Ce qui rend Glassworm encore plus fourbe, c'est son infrastructure. Au lieu d'utiliser un serveur classique facile à bloquer, le malware récupère ses instructions de commande sur la blockchain Solana. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de serveur central à couper : les instructions sont inscrites dans la blockchain, accessibles à tous et quasi impossibles à supprimer.

L'objectif final est le vol de données liées aux portefeuilles crypto. Le malware cible 49 extensions de navigateur, dont MetaMask, Coinbase Wallet et Phantom. Il récupère les identifiants stockés localement et les exfiltre vers les serveurs des attaquants.

Côté attaquants, c'est du beau travail. Cacher du code dans des caractères que personne ne voit, utiliser une blockchain comme canal de commande et se servir d'IA pour maquiller les commits, c'est bien ficelé.

Le problème, c'est que ça expose un angle mort assez gênant dans la confiance qu'on accorde à l'open source : on installe des paquets et des extensions sans forcément lire chaque ligne de code, et quand le code malveillant est carrément invisible, ça devient compliqué à détecter.

Sources : Aikido.dev , Socket.dev

8 Best Japanese Spring Home Upgrades That Make Tiny Rooms Feel Like a Wabi-Sabi Sanctuary

Spring in Japan is not a season of accumulation. It is a season of editing, of noticing what was already there, of letting a single branch in a ceramic vessel do the work of an entire floral arrangement. The Japanese approach to domestic space has always understood something Western interiors still struggle with: that less does not mean empty, it means deliberate. And in a tiny room, deliberation is everything.

We have rounded up eight products that carry this philosophy without turning it into a marketing exercise. These are not trendy minimalism props or aspirational mood-board fillers. They are functional objects rooted in Japanese craft traditions, seasonal awareness, and the kind of spatial intelligence that makes a 300-square-foot apartment breathe like a room twice its size. Spring is the perfect excuse to start.

1. Fire Capsule Oil Lamp

Most ambient lighting products try too hard. They pile on features, app connectivity, color-changing LEDs, and lose the one thing that makes warm light feel warm: simplicity. The Fire Capsule oil lamp goes the other direction entirely. It is a cylindrical glass-and-metal lamp with an 80ml fuel capacity, good for up to 16 hours of continuous flame.

The precision-engineered lid keeps the glass chimney clean between uses, which is a small detail that solves a persistent annoyance with oil lamps (dust settling on the glass and clouding the glow over time). An included aroma plate lets the flame double as a scent diffuser, and the flat-topped design means multiple units stack for storage. The cylindrical form ships with a drawstring pouch for portability, so it works just as well on a campsite as it does on a bedside shelf. In a small room, a single real flame on a low table changes the entire atmosphere without any electrical infrastructure.

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What we like

  • 16-hour burn time from a single 80ml fill is generous enough for an entire evening gathering or a long weekend of ambient use.
  • Stackable design and included carrying pouch make storage painless in apartments where every drawer counts.

What we dislike

  • Open flame in a tiny apartment with limited ventilation requires careful placement and awareness, especially around curtains and textiles.
  • Paraffin oil refills are not always easy to source locally, and the lamp does not work with standard candle wax or tea lights.

2. Kyoto Yusai Linen Noren

A doorway without a door is just a gap. A doorway with a noren is a conversation between two rooms that never quite ends, a soft boundary that lets light, air, and movement pass through while still giving each space its own identity. This linen noren from Kyoto Yusai, printed with a dogwood motif, does precisely that.

What makes the noren so effective in small apartments is its relationship with ma, the Japanese concept of meaningful negative space. The fabric hangs in split panels with intentional gaps, and those gaps become part of the composition. Light filters through. Silhouettes soften at the edges. In a narrow studio where the sleeping area bleeds into the kitchen, a well-placed noren restructures how the whole room reads without touching the floor plan. Swap it seasonally, and it becomes a rotating design object with zero storage cost.

What we like

  • Splits the room without blocking airflow or natural light, which is rare for any room divider at this price point.
  • Seasonal swapping means the interior changes character four times a year with no permanent commitment.

What we dislike

  • Linen wrinkles easily after washing, so it needs careful steaming to maintain that clean drape.
  • The standard sizing may not fit non-Japanese doorframes without minor alterations or a tension rod swap.

3. Brass Ikebana Kenzan

 

Ikebana looks effortless. A single stem angled just so, a branch suspended at an improbable tilt, a few leaves arranged with the kind of negative space that makes the whole composition feel like a held breath. The kenzan is the hidden mechanism that makes all of it possible, a heavy brass pin frog that sits at the bottom of a shallow vessel and grips stems in place with rows of sharp, fixed needles.

This particular kenzan comes from Sanjo, Niigata Prefecture, a city with metalworking lineage stretching back to the 17th century. The artisans behind it have over 50 years of experience, and the difference shows in the needle sharpness and base weight. Cheap kenzans tip under a heavy branch. This one stays put. The removable rubber gasket protects the vase from scratches and keeps the unit from sliding, and the brass construction means it will outlast the disposable floral foam it replaces entirely. No chemical waste, no single-use plastic, just a solid chunk of metal that holds flowers upright and keeps the water clean longer.

What we like

  • Brass construction from veteran Sanjo artisans means this will last decades without bending, rusting, or losing needle sharpness.
  • Eliminates floral foam, which is a meaningful environmental upgrade for anyone who arranges flowers regularly.

What we dislike

  • A 3.5-inch round kenzan is suited to small-to-medium arrangements only; larger branches or tall statement pieces need a bigger base.
  • Sharp needles require careful handling and storage, especially in households with children or pets.

4. ClearFrame CD Player

Physical media has a specific gravity that streaming cannot replicate. The act of choosing a disc, sliding it into a tray, and watching it spin is a ritual, not a convenience. The ClearFrame CD player leans into that completely, housing the mechanism inside a crystal-clear polycarbonate shell that frames each album cover like a miniature art exhibit, while the black circuit board sits fully exposed behind it.

Bluetooth 5.1 support and a 7-hour rechargeable battery mean it works wirelessly on a shelf, a desk, or mounted on a wall. Multiple playback modes handle full albums and single-track loops. The square silhouette reads more like a design object than consumer electronics, which is the entire point: in a small room, every object occupies visual real estate, and the ClearFrame earns its shelf space by being something worth looking at even when it is not playing. The exposed circuitry is a deliberate aesthetic choice that shares DNA with the wabi-sabi appreciation of process, of letting the inner workings be part of the beauty rather than hiding them behind a seamless shell.

Click Here to Buy Now: $199.00

What we like

  • Wall-mountable and wireless, so it does not consume any surface area in a room where counter space is precious.
  • Transparent body turns the CD cover into wall art and the circuitry into a visual feature, doubling the object’s function.

What we dislike

  • CD collections are increasingly niche, and anyone without a back catalog will need to start buying physical media to get real value from this.
  • Polycarbonate scratches over time, and a transparent shell means every scuff and fingerprint is visible.

5. Oboro Silver Moon Calendar

Wall calendars are usually the first thing to look dated in a room. They pile up with scribbled appointments, faded ink, and a design sensibility that peaked in the office supply aisle. The Oboro moon calendar, a limited-edition 10th-anniversary piece by Japanese brand Replug, operates on an entirely different register. It tracks the lunar cycle on greige paper with reflective silver foil phases and embossed moon textures that shift with the light.

The name comes from “oboro” (朧), a Japanese word evoking the soft, hazy glow of a partially obscured moon. It is a wall piece that functions more like a meditative object than an organizational tool. The silver foil catches and transforms ambient light throughout the day, so the calendar looks different at dawn than it does at midnight. The embossed texture invites touch, which turns checking the date into something tactile and grounding. In a small room, a single well-chosen wall object can set the tone for the entire space, and the Oboro does that with restraint rather than volume.

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What we like

  • Reflective silver foil creates dynamic light play that changes throughout the day, making it feel alive rather than static.
  • Embossed lunar texture adds a tactile dimension that most wall decor completely ignores.

What we dislike

  • A lunar calendar is not a practical replacement for a standard date calendar, so this supplements rather than replaces existing scheduling tools.
  • Limited-edition status means availability is unpredictable, and replacement for the following year is not guaranteed.

6. Pop-up Book Vase

A vase that is also a book. Open the cover and a three-dimensional paper cutout rises from the page, forming a vessel shaped to hold fresh stems. Three different designs sit on successive pages, so flipping through the book changes the vase silhouette and the entire presentation of the arrangement. Turn the whole thing upside down, and the perspective shifts again.

Made from 100% natural pulp with a water-resistant coating, the construction is more durable than it first appears. The paper engineering behind each pop-up is precise enough to support a real bouquet without collapsing, and the book form factor means it folds flat for storage or travel. In a tiny room, where a traditional ceramic vase competes for shelf space with everything else, a vase that disappears into a closed book when not in use is a spatial gift. The playfulness of the form also cuts against the sometimes austere reputation of Japanese-inspired interiors, a reminder that wabi-sabi is not allergic to delight.

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What we like

  • Three vase designs in a single book mean variety without needing three separate vessels taking up shelf space.
  • Folds completely flat when not in use, which is a storage advantage no ceramic or glass vase can match.

What we dislike

  • Water-resistant coating has limits, and prolonged contact with water will eventually degrade the paper over repeated uses.
  • The whimsical form factor may clash with more austere or serious interior styles that lean heavily into earth tones and raw materials.

7. Tosaryu Hinoki Bath Stool

Japanese bathing is not a quick rinse. It is a seated, deliberate process where the stool is as important as the water. Tosaryu’s hinoki cypress bath stools are made by woodworkers in the mountains of Kochi who have been refining their craft since the 1970s. The wood is dried naturally for three to six months without chemical agents, which preserves the aromatic oils that give hinoki its distinctive calming scent.

Place one of these stools in a bathroom, shower room, or home sauna, and the scent fills the space every time steam or warm water contacts the wood. The antibacterial properties of hinoki resin mean the stool resists mold and bacteria without coatings or treatments. Three sizes are available: the Umezawa (10.5 x 7 x 9 inches), the short sauna stool (10.5 x 9 x 11.75 inches), and the tall stool (13.75 x 9.75 x 15.75 inches). Tosaryu operates as stewards of local forests and lakes, using sustainable harvesting methods. In a small bathroom, the stool replaces the generic plastic shower seat with something that smells like a forest and ages like furniture.

What we like

  • Natural hinoki oils provide antibacterial protection and aromatherapy without any chemical treatments or synthetic fragrances.
  • Sustainable production by Tosaryu’s Kochi-based woodworkers means the stool comes with genuine craft lineage, not just marketing copy about nature.

What we dislike

  • Hinoki requires proper drying between uses to prevent cracking; bathrooms without good ventilation will shorten its lifespan.
  • The high stool incurs a $25 shipping surcharge due to its size and weight, which adds to an already premium price.

8. Kintsugi Repair Kit

Kintsugi is the Japanese practice of mending broken ceramics with lacquer and powdered gold, turning the fracture into a visible seam that becomes part of the object’s history rather than a flaw to hide. Poj Studio’s kit packages this tradition into a hands-on experience, providing the materials and master-class guidance needed to repair a chipped or broken plate at home.

The philosophy behind kintsugi aligns with wabi-sabi at its most literal: the acceptance of imperfection, the beauty of age, and the idea that damage does not diminish value. In practice, the kit turns a broken mug or cracked bowl into something more interesting than it was before the accident. For anyone living in a small space where every dish and vessel matters (both functionally and visually), the ability to restore rather than replace is both economical and aesthetically resonant. The gold seams catch light in a way that flat, unblemished surfaces cannot, adding character to a kitchen shelf that could otherwise feel monotonous.

What we like

  • Transforms breakage into a design feature, which fundamentally changes the relationship with fragile objects in a small household.
  • Master-class guidance makes the repair process accessible to beginners, not just experienced ceramicists.

What we dislike

  • Urushi lacquer requires careful handling and curing time, so this is not a quick afternoon fix; patience is part of the process.
  • The standard kit is designed for chips and clean breaks; items with missing fragments need the separate advanced kit.

Where spring takes us from here

The thread running through all eight of these products is not minimalism as deprivation, but minimalism as attention. A noren does not block a doorway. It choreographs how light and bodies move through it. A kenzan does not just hold flowers. It holds the space around them. A kintsugi kit does not fix a broken cup. It reframes what broken even means.

Spring in a tiny room does not need a renovation, a new furniture set, or a Pinterest board full of aspirational layouts. It needs a few well-chosen objects that understand the difference between filling a space and inhabiting it. These eight do that, each in a way that respects the room, the season, and the craft tradition it comes from. The smallest upgrades, when they come from the right place, tend to change the most.

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This Panda-Faced Action Camera Might Finally Get Kids Off Their Tablets

Kids are natural documentarians. Long before anyone hands them a camera, they’re narrating adventures out loud, pointing at bugs, dragging adults toward things worth seeing. The problem is that nothing currently bridges that instinct and an actual usable device. Smartphones are too distracting. Adult action cameras have interfaces that assume familiarity with exposure menus. Yashas Verma’s Cubix concept starts not with specs, but with a face.

The panda reference is obvious and, more importantly, immediately likable. Two large “squircle” apertures dominate the front, one housing the lens and the other a screen, arranged side by side like a pair of wide-set eyes. The body is white with a matte finish, and the front panel is glossy black. That contrast reads less like a colorway decision and more like a character, which is entirely the point.

Designer: Yashas Verma

Verma’s design moodboard places the concept on a spectrum between “tech” and “cute,” and the finished form lands firmly in the middle. Minimal enough to avoid looking like a toy, warm enough not to feel clinical. The rounded-square geometry carries through from the front apertures to the body corners, giving the whole object a visual consistency that student concept work often skips over in favor of surface polish.

The dual-screen setup solves a genuine behavioral problem. Action cameras for adults assume a single rear screen because operators rarely need to see themselves. Kids, who tend toward vlogging more than action sports, want to check the frame constantly. The front screen handles selfie framing, the rear touch screen manages settings and playback. Removing that guesswork is the single most child-appropriate decision in the entire design.

The body is sized for smaller hands, with one-handed operation as the stated goal. That matters when the other hand is holding a bike grip, a climbing hold, or a very interesting stick. Waterproofing and durability are mentioned in the concept brief, though no specific ratings are given. A child’s definition of waterproof tends to involve full submersion and zero warning, and the gap between those expectations and a modest splash rating has disappointed parents before.

The packaging carries the panda-eye graphic, the same black-and-white palette, and the tagline “Climb. Roll. Capture.” The box also shows an age rating of 10+, which quietly shifts the target older than the concept language implies. A ten-year-old and a seven-year-old are very different grip sizes, and the design’s success depends heavily on which end of that range it was actually built for.

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Chess Hasn’t Looked Like This in a Thousand Years

Chess has been redesigned hundreds of times. Most attempts stay within the same visual vocabulary: carved figures, medieval references, stylized horses and crowns. The king still wears his crown, even when the designer strips everything else away. That iconography is stubborn. It follows the game everywhere it goes. Seoul-based designer Lee Jinwook decided not to follow it.

His Chess Matt Edition doesn’t borrow from that history. It doesn’t nod to it, deconstruct it, or pay ironic homage to it. Each piece is reduced to its essential geometric form, differentiated only by the minimal cuts and angles that distinguish one from another. The king wears a notched crown-like geometry, but it reads more like a Brutalist building than a monarch. The bishop has a diagonal slice through its block. The knight, traditionally the most ornamental piece on any board, is just a rectangle with a curved indent. You’d know each piece by its shape, and you’d know each shape by nothing but itself.

Designer: Lee Jinwook

That restraint is genuinely hard to achieve, and it’s rarer than it looks. Plenty of minimal chess sets still carry the weight of nostalgia by leaning on proportions that echo traditional forms. Lee’s approach feels more rigorous, like the design equivalent of starting with a blank document and refusing to import anything from a previous draft.

The Matt Edition is part of a series, each version produced in a different material. This one uses powder-coated pieces with brushed metal accents along the base. The contrast between the matte surface and the slim metallic band at the bottom of each piece is subtle, but it matters. It gives the set a quiet luxury without announcing it. The board itself doubles as the case cover when flipped, and the entire set packs down into a 115mm cube. That last detail sounds like a footnote but it’s actually the whole point. It means you can take it somewhere. It means the design serves life, not the other way around.

When the pieces are set up and no one is playing, the board looks like a miniature city. A grid of black and white geometric forms at different heights, each one casting its own small shadow. The intention was for the set to read as sculpture between moves, and it absolutely does. The photograph of it mid-game is more compelling than most things sold specifically as decorative objects.

I’ll admit I’m skeptical of design objects that prioritize aesthetics at the cost of function. A beautiful chair that isn’t comfortable is just a sculpture with pretensions. But this set doesn’t ask you to choose. The geometric forms are readable. The scale feels right for actual play. The packaging is considered down to the way the board flips over. The aesthetics and the utility are working in the same direction, which is what good design is supposed to do, and which a lot of objects in this category fail to deliver.

What Lee has also built, whether intentionally or not, is a quiet argument about chess itself. The game doesn’t need its medieval costume to function. Strip away the kings and queens and rooks and what remains is a grid, a set of movement rules, and the cognitive pleasure of solving something in real time. The Chess Matt Edition reminds you of that. It separates the game from its accumulated mythology and puts the focus back on the act of playing.

That’s worth paying attention to right now. The design world is saturated with products that perform a cultural identity rather than express one. This chess set doesn’t perform anything. It just is what it is: precise, considered, and fully confident in its own logic. When you see it sitting on a shelf, black pieces against a white board, matte surface catching a little natural light, it earns the space it occupies. Everything fits into a 115mm cube. The whole set sits in your hand. Not everything that fits in your hand deserves to be considered art, but this one comes close.

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Oppo Find N6 Review: The Best Foldable Phone Right Now

PROS:


  • Excellent multitasking experience

  • Nearly invisible and undetectable crease

  • Slim and light form factor for a book-style foldable

  • Powerful performance

CONS:


  • Camera system is good for a foldable, but not truly flagship-level

RATINGS:

AESTHETICS
ERGONOMICS
PERFORMANCE
SUSTAINABILITY / REPAIRABILITY
VALUE FOR MONEY

EDITOR'S QUOTE:

The OPPO Find N6 is one of the few foldables that trades novelty for genuine polish, delivering a device that feels as complete as it does considered.

The Oppo Find N6 arrives at a moment when foldables can no longer rely on novelty alone to justify their place in the premium market. Buyers now expect these devices to feel as polished and dependable as any top-tier flagship, while still delivering the sense of occasion that only a folding design can offer. That is what makes the Find N6 so interesting, because it is not simply trying to look futuristic. It is trying to feel complete.

That question lands differently for me because the Oppo Find N5 has been my daily driver for most of the time since its launch. Living with that phone has given me a clear sense of what Oppo already does exceptionally well in this category, from hardware refinement to the balance between portability and immersion. It also means I came to the Find N6 with real expectations rather than fresh curiosity alone. More than anything, I wanted to see whether Oppo had merely polished an already strong formula or taken a meaningful step forward.

Designer: OPPO

Aesthetics

The Oppo Find N6 does not stray far from the design language established by the Find N5, but it feels like a more polished and disciplined evolution of that formula. The overall look is largely unchanged, yet the Find N6 comes across as more minimalistic and more refined, with a cleaner visual identity that feels calmer and more mature. Rather than chasing a dramatic redesign, Oppo has focused on tightening the details, and that gives the phone a stronger sense of cohesion.

The biggest improvement is in the rear camera treatment. The refined Cosmos Ring camera deco looks more elegant and less ornamental, while the individual camera elements feel more integrated into the overall composition instead of standing apart from it. This makes the back of the phone look tidier and more resolved, which suits the Find N6’s more minimal direction. It still has the visual presence expected of a flagship foldable, but it carries that presence with greater restraint.

What also stands out is Oppo’s color choice. For the first time on one of its foldables, the company is offering a much bolder orange finish, which Oppo calls Blossom Orange, alongside a more classic Stellar Titanium, and the timing does not feel accidental. Ever since the iPhone 17 Pro series introduced orange into the flagship conversation, it feels like other brands have been quick to follow Apple’s lead, and the Find N6 is part of that wave. Even so, the orange works well here, giving the phone more personality, while the gray remains the safer and more traditional option.

Ergonomics

The generous screen real estate of a foldable usually comes with familiar compromises. Thickness, weight, and the crease are often treated as the unavoidable price of admission. The Oppo Find N6, however, feels designed to challenge that assumption in a way that is noticeable the moment you pick it up.

At 8.3 mm when folded and 225 g, the Find N6 feels surprisingly close to a premium flagship bar phone in everyday use. It does not come across as awkwardly bulky or excessively heavy, which makes it more approachable than many devices in this category. That balance matters over time, whether you are using it one-handed, slipping it into a pocket, or simply carrying it through a long day.

That does not mean the form factor is free of trade-offs. If I rest some of the phone’s weight on my pinky, the lower edge can still dig in a bit, especially when the device is open. It is less noticeable than on the Find N5, but not completely gone.

Perhaps the most impressive detail, though, is the crease, or more precisely, how little of it remains. I have never been particularly bothered by creases on foldables, and I was already satisfied with the subtle crease on the Find N5. Even so, the Find N6 feels like a meaningful refinement rather than a minor iteration.

Visually, the crease is practically nonexistent in normal use and only becomes noticeable if the screen is off and viewed from a very specific angle. More impressive still, it also feels nearly absent under the finger when swiping across the display. Our fingertips are quick to pick up even slight ridges or shallow dents, which makes the Find N6’s smooth, uninterrupted surface especially impressive in daily use.

That sense of appreciation only grows once you look at how Oppo arrived at this result. The company refined the hinge architecture itself and paired it with state-of-the-art 3D scanning and 3D printing technologies, a combination that helps explain why the Find N6 feels so polished in the hand.

That same attention extends to the physical controls. In place of the OnePlus-style alert slider on the upper left, Oppo now uses the customizable Snap Key, first introduced on the Find X9 series and now positioned on the upper right side. It can be mapped to quick actions such as launching the camera, turning on the flashlight, starting a voice memo, or opening translation, giving it a broader role than the slider it replaces.

Just below sit the fingerprint reader and volume rocker, both placed lower than they were on the Find N5. That may sound like a minor adjustment, but it makes the controls easier to reach and better aligned with the way the phone naturally rests in the hand. It is a subtle refinement, though one that proves genuinely useful in everyday use.

Performance

With foldables, the screens have to justify the form factor. The Find N6 uses a 6.62-inch cover display and an 8.12-inch inner screen, both with 120Hz LTPO panels. That is the expected hardware at this level, so the more interesting part is how Oppo tries to improve the experience around visibility, comfort, and immersion.

According to Oppo, both displays can reach 1,800 nits in outdoor use, with peak HDR brightness topping out at 3,600 nits on the cover screen and 2,500 nits on the inner panel. In practice, both displays are bright enough to remain comfortably usable even under harsh sunlight. They also support Dolby Vision and HDR Vivid, and content looks rich and vibrant across both panels.

The Find N6 is powered by Qualcomm’s Snapdragon 8 Elite, and it has no trouble keeping up with the kind of multitasking a foldable encourages. Apps open quickly, navigation feels immediate, and even with several windows open at once, the phone stayed smooth and responsive. I also edited a short video on the device, specifically an unboxing of the Find N6 and AI Pen Kit, and the experience was smooth and free of noticeable stutter.

That matters because a device like this only really makes sense if it can handle more than the usual phone workload without feeling strained. Oppo’s software does a good job of making that extra screen space feel useful. Free-Flow Window lets you open up to four apps at once in floating windows, and in practice, it feels less fiddly than it sounds.

Boundless View adds even more flexibility, and the gestures linking the two work naturally enough that moving between layouts never feels like a chore. Resizing windows, shifting focus, and juggling multiple apps all feel smooth and seamless, which makes the Find N6 genuinely effective as a productivity device rather than just a phone with a bigger screen.

Even under sustained use, the phone remained smooth and reasonably controlled, and I also did not notice any stutter while playing Genshin Impact. Gaming feels more like a bonus here than the main point of the device, but the large inner display still gives it a more immersive, almost tablet-like feel than a standard phone can offer.

That same focus on utility extends to the AI Pen Kit, which is one of the more interesting hardware additions. The Oppo AI Pen supports 4,096 levels of pressure sensitivity and works on both the inner and outer displays, which makes the Find N6 more versatile for note-taking, annotation, and quick sketching. Because it connects over Bluetooth, the pen can also double as a remote shutter for both photos and video, which adds a genuinely useful layer of flexibility.

Oppo has also handled the practical side fairly well. The dedicated case gives the pen a proper place to live and keeps it charged through reverse wireless charging from the phone itself. That kind of integration is important because accessories like this are only useful if they are easy to carry and ready when you need them.

The software support around the pen is also fairly thoughtful. Quick Note lets you start writing quickly, a double press switches between writing and erasing, and global annotation makes it possible to mark up content across the interface and export it as an image or PDF afterward. There are also a few more specialized tools, including handwriting optimization, a handwriting calculator, and a Laser Pointer mode for presentations. Not all of these will be essential, but together they make the pen feel more genuinely useful than most stylus add-ons tend to.

Camera

The camera system performs well by foldable standards, but it is not on the level of the best camera-focused flagships. In practice, it feels closer to a solid upper mid-range setup, which is respectable enough for a device like this.

The rear camera system includes a 200MP main camera with a 21mm-equivalent focal length, a 1/1.56-inch ISOCELL HP5 sensor, an f/1.8 aperture, and OIS, a 50MP telephoto at 70mm equivalent with an ISOCELL JN5 sensor, an f/2.7 aperture, and OIS, and a 50MP ultra-wide at 15mm equivalent with another ISOCELL JN5 sensor, an f/2.0 aperture, and autofocus.

In daylight, the Find N6 delivers good detail, pleasing dynamic range, and generally accurate color, even if images tend to run slightly bright. The telephoto and ultra-wide are serviceable, while low light is where the limitations become more obvious, especially when there is movement in the scene.

XPan Mode

Oppo does at least include a healthy set of features, including log video recording and XPan mode. There are also two 20MP selfie cameras, one on the outer display and one on the inner screen, though they feel more useful for video calls than for anything else. Video is also fairly capable, with all three rear cameras supporting up to 4K 60fps Dolby Vision HDR, while the main camera can go up to 4K 120fps Dolby Vision.

Battery and charging

The Find N6 packs a 6,000mAh battery, and in practice, it delivers strong battery life. Unless you are using the camera heavily, it can easily last a full day and more, which is a very good result for a foldable with two high-refresh-rate displays.

Charging is strong as well. The phone supports 80W wired and 50W wireless charging, which makes it easier to top up quickly when needed. That only adds to the sense that the Find N6 is easier to live with day to day than many foldables.

Sustainability

For a foldable, the Find N6 makes a fairly strong durability case. It carries IP56, IP58, and IP59 ratings, and Oppo also points to stronger materials and a more robust hinge design as part of the broader durability story. More importantly, it feels reassuringly solid in hand, which goes a long way in making the device seem built to last.

That is matched by fairly solid long-term support. The phone is TÜV Rheinland certified for one million folding cycles and has minimized crease performance after 600,000 folds, while Oppo promises five years of Android updates and six years of security patches. That may not fully define sustainability, but it does give the Find N6 a more convincing case for longevity.

Value

At a starting price of around $1,440 for 12 GB/256GB configuration ($1,580 for 16 GB/512GB and $1,730 for 16 GB/1TB), the Find N6 is firmly in premium territory, but it also makes one of the strongest value cases in the foldable market. The design is slim and polished, the crease is impressively well controlled, battery life is strong, and the multitasking experience makes the larger display feel genuinely useful. More importantly, it feels like a foldable that gets the fundamentals right rather than relying on novelty alone.

The price is still high, and the camera system does not quite match the best camera-focused flagships, so there are limits to how broadly its value can be argued. But within the foldable category, the Find N6 feels unusually complete and easier to justify than many of its rivals if you already know this is the form factor you want.

Conclusion

After spending time with the Find N6, I came away feeling that Oppo has done more than just refine the formula. This is one of the few foldables that feels designed around everyday use rather than the novelty of unfolding into a larger screen. The ergonomics are better than expected, the crease is remarkably well controlled, battery life is strong, and the software makes the larger display feel genuinely useful.

It is still an expensive device, and the camera system does not quite reach the level of the best camera-focused flagships. Even so, the more I used the Find N6, the more complete it felt. There is a level of polish here that remains rare in this category, and it makes a very strong case for itself as one of the best all-around foldables available right now.

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Janny Baek’s Ceramics Look Like They’re Still Evolving

Most ceramic art asks you to admire it from a distance. Janny Baek’s work makes you want to lean in closer and check if it’s breathing. Her upcoming solo exhibition, Life Forms, opens at Joy Machine gallery in Chicago on March 20, running through May 9, 2026, and from everything I’ve seen of it, it might be one of the more visually arresting shows to land this spring. The pieces gather across the gallery space like inhabitants of an ecosystem you’ve never visited but somehow recognize. Some forms open outward like blossoms. Others stretch upward with limbs that suggest wings, or stems, or shells. None of them fully commit to being any one thing, and that’s exactly the point.

What makes Baek’s ceramics so compelling is the feeling that the firing process didn’t quite finish the job. The sculptures look caught mid-transformation, as though another hour in the kiln might have resolved them into something more familiar. Instead, they hold their ambiguity like a posture. That deliberate incompleteness is one of the most interesting creative choices an artist can make, and Baek has built an entire body of work around it.

Designer: Janny Baek

Her path to ceramics is almost as unusual as the work itself. Born in Seoul and raised in Queens, she studied ceramics at the Rhode Island School of Design before taking a turn into animation and toy design as a sculptor. Then she earned a graduate degree in architecture from Harvard, co-founded an architecture practice in Manhattan, and spent years designing high-end residential spaces. When the pandemic hit, she returned to clay, setting up a studio in the back of her Flatiron District architecture office. The ceramics world should be grateful for the timing.

That architectural background isn’t incidental. You can see it in the structural logic of the pieces, which begin with coiled bases and build upward through successive additions of clay, each element branching from the last. The result is less like sculpting and more like construction, or perhaps like watching something grow. Her larger work, Plant Life (2025), stoneware with colored sections rising from white shoots, reads almost like a site plan for a garden on a planet where the plants decided to do their own thing.

The technique she relies on is nerikomi, a traditional Japanese method that involves stacking clay of different colors and slicing through it to reveal the pattern within. But Baek’s application of it feels more contemporary than the technique’s origins might suggest. Color, in her hands, is structural rather than decorative. It moves through the clay like a current, not like paint on a surface. She has described color gradients as “the continuous nature of change,” and a multitude of colors as “potential, abundance, and vitality.” That framing matters. It tells you the work isn’t just pretty, it’s philosophic.

The piece titles reinforce this. Micro-organisms, Glow Sticks, and Outer Galaxies. Prismatic Walking Cloud. 5 Eyes (Dream State Series). Cloudbloom. They read like entries in a field guide to a world that hasn’t been discovered yet, which is probably the most accurate way to describe what Baek is building. Her ceramics operate on what one description of the work calls “dream logic, one that accepts incongruity and dissonance as necessary to play and experimentation.” That’s a generous creative framework, and it shows. The work never feels confused or unresolved. It feels deliberate in its strangeness.

What I find most refreshing about Life Forms is that it doesn’t ask you to bring any specific context to it. You don’t need to know the theory behind nerikomi or have an opinion about contemporary ceramics to stand in front of one of these pieces and feel something. They work on a more basic level, the level of looking at something unfamiliar and recognizing it anyway. Like you’ve seen its kind before, somewhere between a dream and a nature documentary.

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