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Il fabrique un robot qui joue tout seul au jeu du dinosaure de Chrome

Un bricoleur a assemblé un petit montage à base d'ATtiny85 qui joue automatiquement au jeu du dinosaure caché dans Google Chrome. Le tout pour moins de 10 euros de composants et avec un microcontrôleur pas plus grand qu'un pouce.

Deux capteurs et un microcontrôleur, c'est tout

Le projet est signé Albert David, et le principe est assez malin. Une carte Digispark ATtiny85, qui coûte entre 2 et 5 euros, est branchée en USB sur un PC et se fait passer pour un clavier grâce au protocole HID. Pour le reste, vous avez deux modules LM393 photorésistants qui sont collés directement sur l'écran, le premier au niveau du sol pour voir les cactus, et le second plus haut pour voir les oiseaux.

C'est au passage de chaque obstacle que la luminosité change, et donc que le capteur s'active pour envoyer la touche espace ou la flèche du bas pour sauter et baisser la tête, le tout à travers le microcontrôleur, et seulement 8 ko de mémoire flash.

Un système qui s'adapte à la vitesse du jeu

Encore plus fort, l'ensemble intègre un système de timing interactif, avec un firmware qui mesure la largeur des obstacles, et surtout conserve un historique de cinq mesures, pour estimer au mieux la vitesse du jeu.

Le délai entre la détection et l'appui sur la touche est recalculé en permanence, avec des bornes minimales et maximales pour éviter les ratés. Il y a aussi un délai de 400 millisecondes entre chaque action pour ne pas mitrailler les touches.

Côté calibration, il faut quand même un peu de patience. Les deux capteurs doivent être positionnés à 30-40 mm devant le dinosaure, et les potentiomètres des modules LM393 ajustés pour que le fond blanc de l'écran ne déclenche rien mais que les obstacles foncés soient bien détectés.

Albert David recommande de tester sur une vingtaine d'obstacles avant de considérer le réglage comme bon. Et si le jeu passe en mode nuit, une commande JavaScript dans la console du navigateur empêche l'inversion de contraste qui fausserait les capteurs.

Bref, vous l'avez compris, c'est le genre de projet qui ne sert strictement à rien, et c'est pour ça qu'on aime bien. Avec moins de 10 euros de composants, un bout de code en C et deux capteurs de luminosité scotchés sur un écran, on obtient un système qui joue au jeu du dinosaure mieux que la plupart d'entre nous.

Le code est disponible sur GitHub pour ceux qui voudraient essayer, et vous avez tous les détails ici . Tout ceci rappelle quand même que ce petit jeu caché de Chrome, que Google avait glissé là pour meubler les coupures internet, continue de mobiliser les bidouilleurs du dimanche.

Sources : Hackaday , Prolinix

Cette mini borne d'arcade tient dans la main et tourne sur un ESP32

Un développeur a créé Galagino, un émulateur open source qui fait tourner Pac-Man, Galaga, Donkey Kong et trois autres classiques de l'arcade sur un simple microcontrôleur ESP32. Le projet est gratuit, le code est sur GitHub, et avec quelques composants et une imprimante 3D vous fabriquez votre propre mini borne pour presque rien.

Six jeux d'arcade sur une puce à quelques euros

Galagino est un projet open source développé par Till Harbaum. Le principe : émuler des jeux d'arcade des années 80 sur un ESP32, cette petite puce à double coeur cadencée à 240 MHz qui coûte une poignée d'euros. Et ça ne rigole pas côté catalogue, puisque six titres sont pris en charge : Galaga, Pac-Man, Donkey Kong, Frogger, Dig Dug et 1942.

L'émulation est complète, avec le son et la vidéo, le tout affiché sur un petit écran TFT de 320 x 240 pixels en 2 à 3 pouces. Pour les contrôles, cinq boutons poussoirs suffisent, ou un joystick si vous préférez. Le Galaga d'origine tournait sur trois processeurs Z80 plus deux puces dédiées aux entrées et au son. Ici, l'ESP32 gère tout seul, et les deux coeurs sont quand même bien sollicités.

Le Cheap Yellow Display, la solution tout-en-un

Pour ceux qui ne veulent pas souder trop de composants, il existe une alternative bien pratique : le Cheap Yellow Display. C'est une carte ESP32 qui intègre l'écran tactile, un slot micro SD, la sortie audio et le module Wi-Fi dans un seul boîtier.

Il suffit d'y brancher une manette Nunchuk de Wii et un petit haut-parleur pour avoir une borne fonctionnelle. La communauté a aussi développé des boîtiers imprimés en 3D, et certains ont même recyclé des coques de mini bornes My Arcade du commerce pour y glisser la carte.

Tout le code, les fichiers 3D et les instructions de montage sont disponibles sur GitHub. Seul détail : les ROM des jeux ne sont pas incluses pour des raisons évidentes de licence, il faut les fournir vous-même.

Un projet qui vit bien

Le dépôt GitHub compte 186 commits et une communauté active qui continue d'ajouter des jeux comme Frogger, Dig Dug et 1942, et des contributeurs travaillent sur d'autres titres. Davide Gatti, du collectif Survival Hacking, a même porté le projet sur Arduino et publié un tuto vidéo complet pour fabriquer sa borne de A à Z. Le résultat tient dans la paume de la main, avec en option un éclairage LED pour le fronton, histoire de faire comme les vraies.

C’est trop chouette, et c’est exactement le genre de projet qui donne envie de ressortir le fer à souder. Pour quelques euros de composants et un week-end de bricolage, vous repartez avec une borne d'arcade de poche qui fait tourner Pac-Man et Donkey Kong.

Difficile de faire plus chouette en termes de rapport effort/résultat. Et puis le fait que la communauté continue d'ajouter des jeux montre que le projet a de beaux restes devant lui. En tout cas, si vous cherchiez une excuse pour acheter un ESP32, la voilà.

Source : Hackster

ESPHome - Transformez un ESP32 à 5 euros en capteur domotique sans dépendre du cloud

Aujourd'hui j'aimerais vous parler un peu de bidouille et plus particulièrement de domotique. Hé oui, si comme moi, vous en avez marre que tous vos objets connectés passent par des serveurs chinois (souvent à la sécurité douteuse) ou américains (souvent directement connecté à la NSA) pour vous dire qu'il fait 22°C dans votre salon, on va voir comment ensemble créer ses propres capteurs 100% locaux avec ESPHome .

ESPHome, c'est un framework open source qui transforme n'importe quel ESP32 ou ESP8266 en appareil connecté intelligent sans vous prendre la tête. Vous écrivez un petit fichier YAML, vous flashez la puce, et hop, vous avez un capteur qui cause directement avec Home Assistant. Comme ça y'a pas de cloud et encore moins de données qui partent on ne sait où.

Et c'est hyper accessible... Suffit de savoir remplir un fichier texte avec quelques indentations (le fameux YAML), et voilà vous savez utiliser ESPHome.

ESPHome fait partie de l'Open Home Foundation ( Source )

Ce qu'il vous faut

  • Un ESP32 (genre un Wemos D1 Mini ou un NodeMCU)
  • Un capteur DHT22 (température et humidité)
  • Quelques fils Dupont
  • Temps estimé : 30 minutes

Niveau branchement, c'est pas sorcier. Le DHT22 a 3 broches utiles : VCC sur le 3.3V de l'ESP, GND sur GND, et DATA sur un GPIO de votre choix (le GPIO4 marche nickel). Pensez aussi à ajouter une résistance de 4.7kΩ entre DATA et VCC si vous voulez des lectures béton (beaucoup de modules l'ont déjà intégrée, mais vérifiez bien).

source

Ensuite, pour installer ESPHome sur votre ordi, ça se passe avec pip :

pip install esphome

Une fois l'outil en place, vous créez votre configuration YAML. Voici un exemple tout simple pour notre capteur :

esphome:
 name: capteur_salon

esp32:
 board: esp32dev

sensor:
 - platform: dht
 pin: GPIO4
 temperature:
 name: "Température Salon"
 humidity:
 name: "Humidité Salon"
 update_interval: 60s

Hé voilà ! Ce fichier suffit à tout configurer. Ensuite, pour flasher, branchez votre ESP en USB et lancez la commande :

esphome run capteur_salon.yaml

La première fois, ça compile tout le firmware et ça flashe. Une fois que c'est fait, l'ESP apparaît automatiquement dans Home Assistant si vous avez activé l'intégration. Et le top du top, c'est que les prochaines mises à jour se feront en WiFi (OTA), ce qui est super pratique quand le truc est planqué derrière un meuble.

Et si vous voulez aller plus loin dans l'intégration domotique locale, je vous conseille aussi de voir comment utiliser le GPIO directement sur Home Assistant .

Et voilà comment, avec dix balles et un peu de curiosité, vous avez un capteur qui n'espionne plus votre vie. Youuhouuu !

84 000 schémas électroniques pour entraîner des IA à concevoir des circuits

Vous faites un peu de l'électronique et vous utilisez KiCad pour vos PCB ?

Et si l'avenir de la conception électronique c'était aussi l'IA ? J'en sais rien mais ce qui a l'air de se profiler à l'horizon avec ce dataset qui vient de sortir sur Hugging Face et qui devrait intéresser pas mal de monde. Ça s'appelle Open Schematics et c'est une collection de plus de 84 000 schémas électroniques au format KiCad, prêts à être utilisés pour entraîner des modèles d'IA.

Le truc c'est que jusqu'à maintenant, si vous vouliez créer une IA capable de comprendre ou de générer des schémas électroniques, y'avait pas vraiment de dataset propre et bien structuré pour ça. Bhupendra Hada (alias bshada sur Hugging Face) a donc décidé de combler ce manque en compilant tout ça à partir de projets hardware open source trouvés sur GitHub.

Chaque entrée de son dataset contient donc le fichier schéma brut au format .kicad_sch, une image PNG du rendu, la liste des composants utilisés, et des métadonnées en JSON et YAML. Du coup vous avez tout ce qu'il faut pour entraîner un modèle à faire du text-to-image, de l'image-to-text, ou de la génération de circuits à partir de specs.

Le dataset pèse 6,67 Go au format Parquet et couvre une variété de projets assez dingue. On y trouve des cartes de programmation UART, des amplificateurs à tubes, des onduleurs triphasés open source, des points d'extrémité Zigbee, des projets ESP32+RS232, et même des macropads custom. Bref, y'a de tout, du projet étudiant au truc bien avancé.

Ce qui est cool c'est que le dataset est structuré pour plusieurs cas d'usage. Vous pouvez l'utiliser pour entraîner une IA à reconnaître des composants sur un schéma, à générer de la documentation automatique depuis un circuit, à détecter des erreurs de conception, ou même à suggérer des améliorations. Y'a aussi un potentiel éducatif évident pour créer des outils d'apprentissage interactifs en électronique.

Bien sûr, la qualité et la complexité des schémas varient pas mal d'un projet à l'autre. Certains ont des métadonnées incomplètes, et les conventions de nommage des composants sont pas toujours cohérentes... C'est le souci quand on scrappe des projets open source, y'a du bon et du moins bon mais pour un dataset de cette taille, c'est déjà une base de travail solide.

Le tout est sous licence CC-BY-4.0, donc vous pouvez l'utiliser librement du moment que vous créditez la source. Que vous bossiez sur de l'IA appliquée à l'électronique ou que vous cherchiez juste une grosse base de schémas KiCad à explorer, c'est clairement une ressource à bookmarker.

Source

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