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Il avait porté DOOM sur Super Nintendo en 1995, il revient trente ans plus tard pour corriger sa copie

Randal Linden est le développeur qui avait réussi l'exploit de faire tourner DOOM sur la Super Nintendo en 1995. Trente ans plus tard, il s’est associé à Limited Run Games pour ressortir une version améliorée sur cartouche, avec un processeur Raspberry Pi caché à l'intérieur.

Dans un long échange accordé à Kotaku, il revient sur ce projet un peu fou et sur les coulisses techniques du portage.

Reverse-engineerer son propre code, trente ans après

À l'époque, Linden bossait chez Sculptured Software, un studio basé à Salt Lake City. L'idée de départ était assez artisanale : acheter des cartouches Star Fox en magasin, les ouvrir, et remplacer la ROM par de la RAM pour tester les capacités de la puce Super FX. Le prototype a suffisamment impressionné ses supérieurs pour qu'ils aillent le présenter directement à id Software au Texas. Le feu vert a suivi.

Le portage de 1995, c'était un moteur entièrement reconstruit de zéro, sans une seule ligne de code d'id Software. Linden avait créé son propre assembleur, son propre linker et son propre débogueur. Mais les contraintes hardware de la SNES avaient imposé des sacrifices : un framerate poussif, pas de textures au sol et au plafond, des niveaux modifiés, et le quatrième épisode supprimé.

Quand Audi Sorlie, de Limited Run Games, lui a posé la question de savoir s'il referait les choses différemment, Linden a répondu qu'il avait « plein d'idées » mais que personne ne lui avait jamais demandé d'y retoucher. Jusqu'à maintenant.

Une puce Raspberry Pi qui se fait passer pour un Super FX

La solution technique est plutôt marrante. La cartouche embarque un Raspberry Pi RP2350 qui émule le processeur Super FX. Comme l'explique Linden à Kotaku, « la Super Nintendo ne sait pas qu'elle ne parle pas à un vrai Super FX ».

Le code est quasiment identique à ce qu'il écrirait pour la puce d'origine, mais avec des performances largement supérieures.

Le résultat : circle strafing, framerate amélioré, support du rumble, et les quatre épisodes complets enfin disponibles sur SNES. Linden admet aussi avoir dû reverse-engineerer son propre code vieux de trente ans. « C'était assez compliqué, une partie du code. Je me suis dit : wow, j'étais vraiment intelligent à l'époque. »

Bethesda a dit oui sans trop hésiter

Côté droits, il fallait quand même convaincre Bethesda, propriétaire de la licence DOOM. Selon Sorlie, la réaction initiale a été plutôt incrédule : « Vous voulez retourner développer pour la Super Nintendo ? Genre, pour de vrai ? » 

Mais le retour de Linden sur le projet et les premiers prototypes ont suffi à convaincre. « Ils étaient aussi enthousiastes que nous. »

C'est le genre d'histoire qui rappelle que derrière les jeux vidéo, il y a parfois des parcours assez improbables. Linden n'avait pas pu appeler id Software pour pitcher son idée en 1995, il avait dû bricoler un prototype avec des cartouches Star Fox achetées en magasin, et trente ans plus tard il se retrouve à relire du code assembleur qu'il ne comprend plus lui-même.

Le projet a un côté un peu absurde, mais c'est aussi ce qui le rend attachant. Reste à voir si les fans de retrogaming seront au rendez-vous, mais vu que l'édition collector limitée à 666 exemplaires s'est déjà envolée, on a un début de réponse.

Source : Kotaku

Spigen Turned Apple’s Iconic Beige Mouse Into an AirPods Pro 3 Case

There’s something quietly odd about the era when Apple products were beige. Not bad, just odd. The Macintosh 128K, the boxy rectangular mouse, the Apple Lisa; they were made from a warm off-white plastic that aged into something stranger, a color that collectors now call “Pantone 453 approximately.” Spigen, a brand that usually channels its energy into clear polycarbonate shells, has decided this particular slice of computing history deserves a second life on your keychain.

The Classic LS AirPods Pro 3 case is the latest piece of Spigen’s retro-Mac collection, which launched in January 2026 with an iPhone 17 case modeled after the Macintosh 128K and Apple Lisa. The AirPods case takes a narrower reference: the original Apple mouse, that flat, single-button input device that became an icon despite being spectacularly simple. It joins a phone strap and a MagFit wallet styled as a floppy disk reader, completing a four-piece set.

Designer: Spigen

The case borrows the mouse’s proportions, its warm stone-colored plastic, and its most tactile feature. Spigen built a “Push to Unlock” locking mechanism into the front, positioned where the mouse button would have been. Press it and the hinged lid releases; snap it shut, and it clicks back into place. It’s a small mechanical gesture, but it makes opening and closing feel deliberate rather than accidental.

That security matters more than it sounds. For anyone who has found a lidless AirPods case rattling loose at the bottom of a bag, the locking mechanism is a genuine practical improvement over standard cases. The AirPods don’t pop out unexpectedly, and the lid doesn’t spring open on its own. An adhesive strip inside connects the lid to the top of the AirPods case, so the whole assembly opens cleanly as one unit.

The shell itself is polycarbonate, reinforced with what Spigen calls Air Cushion Technology, an internal structure designed to absorb impact at the corners and edges. The case wraps the AirPods Pro 3 charging case completely, with a cutout at the bottom for USB-C wired charging and a clear path through the back for wireless charging. Both work without removing the case.

A braided lanyard comes included, threading through a loop on the side. This isn’t just a piece of decoration, as small charging cases have a remarkable talent for disappearing into coat pockets and bags, and a physical tether is a more reliable retrieval system than searching by feel. The Classic LS case retails for $44.99, which places it comfortably in the broader collection alongside the $40 MagFit wallet and well below the $60 iPhone case that started it all.

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GB Recompiled - Vos ROMs Game Boy traduites en C natif

La recompilation statique , je vous en avais parlé avec Zelda 64 et Sonic Unleashed. Le principe, en gros c'est qu'au lieu d'émuler bêtement le processeur et la mémoire d'origine, on traduit tout simplement le code assembleur du jeu directement en C natif. Du coup le jeu tourne nativement sur votre machine, sans couche d'émulation.

Et la bonne nouvelle du jour c'est que cette technique vient de parvenir jusqu'à la Game Boy avec GB Recompiled .

Vous filez à cet outil un fichier .gb et il vous sort OKLM un dossier avec du code C, un CMakeLists.txt et tout ce qu'il faut pour le compiler. Vous lancez cmake puis ninja, et votre vieux Pokemon Bleu tourne nativement sur votre PC plutôt que de passer par un émulateur qui simule le processeur Z80 à chaque frame.

Plutôt chouette non ???

Pour réussir ce tour de force, le recompilateur parse les opcodes Z80 de la cartouche, construit un graphe de contrôle de flux et résout les sauts indirects (genre les tables de jump, le truc qui rend la décompilation galère parce que l'adresse de destination dépend de la valeur d'un registre). Le taux de découverte dépasse alors les 98% même sur des RPGs bien touffus... pas mal pour de l'analyse purement statique !

Côté compatibilité, 7 jeux sont pour le moment validés : Tetris, Pokemon Blue, Donkey Kong Land, Kirby's Dream Land, Zelda Link's Awakening, Castlevania et Super Mario Land.

Par contre, attention, tous les jeux ne passent pas encore. Le runtime embarque un rendu PPU scanline , un système audio 4 canaux et les contrôleurs mémoire MBC1, MBC2, MBC3 et MBC5. Et comme tout ça tourne avec SDL2, du coup ça compile tranquillou sur macOS, Linux et Windows sans broncher !

Y'a aussi des outils de vérification assez bien pensés. Par exemple, un mode différentiel lance le binaire recompilé et un interpréteur Z80 côte à côte, puis compare l'exécution cycle par cycle avec une implémentation de référence. Tant que ça colle, le portage est fidèle !

Et y'a aussi un script Python basé sur PyBoy qui génère des traces d'exécution pour repérer les instructions que l'analyse statique aurait loupées. Voilà, ce que je veux vous dire c'est que c'est pas juste un traducteur tout bête. Y'a vraiment tout un pipeline de tests derrière pour assurer le meilleur portage possible.

Si vous avez suivi les autres projets autour de la portable de Nintendo, comme le GB Interceptor qui espionne le bus mémoire avec un adaptateur USB ou le Game Bub et son FPGA Xilinx, GB Recompiled choisit plutôt l'angle purement logiciel. Là où le FPGA reproduit les circuits et l'émulateur simule le CPU, la recompilation traduit le code source. Ce sont 3 philosophies différentes mais qui ont un seul et même objectif : Faire en sorte que ces jeux ne crèvent pas avec leurs cartouches en plastique gris.

Pour tester chez vous, c'est du classique : un petit terminal, un petit git clone, un cmake, un ninja, et vous passez votre fichier .gb au recompilateur.

git clone https://github.com/arcanite24/gb-recompiled.git
cd gb-recompiled
cmake -G Ninja -B build .
ninja -C build

# Générer le code C depuis la ROM
./build/bin/gbrecomp path/to/game.gb -o output/game

# Compiler la nouvelle version en C
cmake -G Ninja -S output/game -B output/game/build
ninja -C output/game/build

# Optionnel: Baisser ou augmenter le niveau d'optimisation
cmake -S output/game -B output/game/build -DGBRECOMP_GENERATED_OPT_LEVEL=2

# Et on lance !
./output/game/build/game

Voilà comment avec juste quelques commandes, votre bonne vieille cartouche GB peut enfin tourner nativement sur votre laptop. Notez que le support Game Boy Color est dans les tuyaux, ainsi qu'un build Android.

Le projet est franchement actif et ça sent très bon pour la suite !

Un émulateur Xbox arrive sur Android à 8 dollars, et ça pose problème

Un développeur indépendant a porté xemu, l'émulateur Xbox open source , sur Android sous le nom de X1 BOX. L'application était d'abord vendue 8 dollars sur le Play Store, ce qui a provoqué un tollé côté communauté et chez les développeurs du projet original. Une version gratuite est depuis disponible sur GitHub.

X1 BOX : la Xbox de 2001 dans votre poche

Le projet xemu existe depuis plusieurs années sur PC et permet d'émuler la Xbox originale de 2001 avec une bonne précision. Le développeur izzy2lost, déjà connu pour PSX2 (un émulateur PS2 sur Android) et plusieurs portages de jeux N64, a repris le code source pour le faire tourner sur téléphone.

Son application X1 BOX propose une interface Android avec un lanceur de jeux, la récupération automatique des jaquettes, et des commandes tactiles qui disparaissent quand vous branchez une manette Bluetooth. Un assistant de configuration guide l'utilisateur pour pointer vers les fichiers système nécessaires.

Côté matériel, il faut compter sur un appareil costaud : Android 8.0 minimum, un processeur ARM 64 bits avec support Vulkan, et au moins 8 Go de RAM. Un Snapdragon 8 Gen 2 ou plus récent est recommandé pour que ça tourne de façon à peu près jouable. Autant dire que les petits téléphones d'entrée de gamme auront du mal à tenir la route.

8 dollars pour du code gratuit

Le problème est venu du modèle économique. izzy2lost a mis X1 BOX sur le Google Play Store à 8 dollars. Techniquement, vendre un logiciel GPL n'est pas illégal, mais dans la communauté open source, reprendre le travail des autres pour le monétiser sans collaborer, ça n’est pas très chic.

Le développeur principal de xemu a réagi sur les réseaux : « Les arnaqueurs arnaqueront toujours ». Il a aussi confirmé qu'une version officielle Android de xemu arriverait, gratuite. Depuis, izzy2lost a mis le code et l'APK en téléchargement libre sur GitHub.

L'émulation Xbox sur Android, c'est un cap qui vient d'être franchi, et ça fait plaisir. Sauf que la méthode laisse un goût un peu amer. Prendre un projet communautaire maintenu bénévolement, le packager pour Android et le vendre 8 dollars sans prévenir personne, c'est le genre de truc qui crispe à juste titre.

Le code est sous GPL, donc techniquement c'est légal, mais l'éthique, c'est autre chose. En tout cas, la bonne nouvelle c'est que le portage existe et qu'il est gratuit sur GitHub. On attend quand même la version officielle de xemu, qui devrait régler la question une bonne fois pour toutes.

Source : Time Extension

Cette mini borne d'arcade tient dans la main et tourne sur un ESP32

Un développeur a créé Galagino, un émulateur open source qui fait tourner Pac-Man, Galaga, Donkey Kong et trois autres classiques de l'arcade sur un simple microcontrôleur ESP32. Le projet est gratuit, le code est sur GitHub, et avec quelques composants et une imprimante 3D vous fabriquez votre propre mini borne pour presque rien.

Six jeux d'arcade sur une puce à quelques euros

Galagino est un projet open source développé par Till Harbaum. Le principe : émuler des jeux d'arcade des années 80 sur un ESP32, cette petite puce à double coeur cadencée à 240 MHz qui coûte une poignée d'euros. Et ça ne rigole pas côté catalogue, puisque six titres sont pris en charge : Galaga, Pac-Man, Donkey Kong, Frogger, Dig Dug et 1942.

L'émulation est complète, avec le son et la vidéo, le tout affiché sur un petit écran TFT de 320 x 240 pixels en 2 à 3 pouces. Pour les contrôles, cinq boutons poussoirs suffisent, ou un joystick si vous préférez. Le Galaga d'origine tournait sur trois processeurs Z80 plus deux puces dédiées aux entrées et au son. Ici, l'ESP32 gère tout seul, et les deux coeurs sont quand même bien sollicités.

Le Cheap Yellow Display, la solution tout-en-un

Pour ceux qui ne veulent pas souder trop de composants, il existe une alternative bien pratique : le Cheap Yellow Display. C'est une carte ESP32 qui intègre l'écran tactile, un slot micro SD, la sortie audio et le module Wi-Fi dans un seul boîtier.

Il suffit d'y brancher une manette Nunchuk de Wii et un petit haut-parleur pour avoir une borne fonctionnelle. La communauté a aussi développé des boîtiers imprimés en 3D, et certains ont même recyclé des coques de mini bornes My Arcade du commerce pour y glisser la carte.

Tout le code, les fichiers 3D et les instructions de montage sont disponibles sur GitHub. Seul détail : les ROM des jeux ne sont pas incluses pour des raisons évidentes de licence, il faut les fournir vous-même.

Un projet qui vit bien

Le dépôt GitHub compte 186 commits et une communauté active qui continue d'ajouter des jeux comme Frogger, Dig Dug et 1942, et des contributeurs travaillent sur d'autres titres. Davide Gatti, du collectif Survival Hacking, a même porté le projet sur Arduino et publié un tuto vidéo complet pour fabriquer sa borne de A à Z. Le résultat tient dans la paume de la main, avec en option un éclairage LED pour le fronton, histoire de faire comme les vraies.

C’est trop chouette, et c’est exactement le genre de projet qui donne envie de ressortir le fer à souder. Pour quelques euros de composants et un week-end de bricolage, vous repartez avec une borne d'arcade de poche qui fait tourner Pac-Man et Donkey Kong.

Difficile de faire plus chouette en termes de rapport effort/résultat. Et puis le fait que la communauté continue d'ajouter des jeux montre que le projet a de beaux restes devant lui. En tout cas, si vous cherchiez une excuse pour acheter un ESP32, la voilà.

Source : Hackster

GameMT EX8 debuts as a budget Android handheld tailored for retro gaming

The gaming handheld continues to expand with new devices aimed at retro enthusiasts and mobile gamers. One of the latest additions is the GameMT EX8, a portable gaming console designed to deliver a capable Android-based gaming experience while maintaining a relatively affordable price point. With a high-resolution display, a familiar handheld layout, and hardware suited for emulation and mobile gaming, the EX8 represents GameMT’s attempt to compete with other budget-friendly handhelds in the growing retro gaming segment.

The handheld features a 4.88-inch display with a resolution of 1080 × 1620 pixels and a 3:2 aspect ratio. This format is particularly appealing for retro gaming because it better accommodates older console titles that do not match modern widescreen displays. The panel is also noticeably sharper than the screen used in some competing handhelds, such as the Ayaneo Pocket Micro, which uses a smaller 3.5-inch display with a lower resolution. The larger and sharper screen is expected to improve the visual experience when playing classic games from platforms like the PlayStation and PSP. With its combination of a high-resolution 3:2 display, capable mobile processor, and expandable storage, the GameMT EX8 aims to deliver a balanced handheld gaming experience.

Designer: GameMT

Powering the device is MediaTek’s Helio G99 processor, a chipset commonly found in mid-range smartphones. The chip is paired with 6GB of RAM and 128GB of internal storage, providing enough performance for Android gaming and a wide range of emulated titles. The Helio G99 has already proven capable of handling many retro systems and even some more demanding platforms through emulation, making it a practical choice for a handheld of this category. For users with larger game libraries, the EX8 also includes a microSD card slot that allows the storage to be expanded beyond the built-in capacity.

In terms of design, the EX8 adopts a horizontal handheld layout with symmetrical analog sticks positioned on both sides of the display. Each thumbstick is surrounded by an RGB ring light, giving the device a more modern aesthetic. A traditional D-pad and ABXY button arrangement sits alongside the sticks, while shoulder buttons are integrated along the top edge. The device also appears relatively thick compared to some competitors, likely to accommodate its internal hardware and cooling system. Thermal management is supported by an internal cooling fan, which helps maintain stable performance during extended gaming sessions. Audio is delivered through bottom-firing speakers, and the handheld is powered by a 5,000 mAh battery that charges through a USB-C port. These features are designed to ensure the device can sustain longer play sessions without overheating or running out of power too quickly.

The GameMT EX8 will be available in two color options. A black version pairs dark hardware with red D-pad and face buttons, while a white variant features purple buttons and matching accents. This contrast gives the handheld a distinctive visual identity within the crowded retro gaming market.

 

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AnsiSaver - L'art ANSI des BBS en screensaver macOS

Si vous êtes pété de thunes, vous avez forcément un Mac. Mais surtout, vous avez un écran de veille par défaut qui vous file le cafard... Mais c'était sans compter sur AnsiSaver qui est un écran de veille capable de piocher dans les archives de 16colo.rs , la plus grosse collection d'art ANSI au monde, et qui fait défiler tout ça sur votre écran à 60 fps ! Like a boss !

Pour ceux qui débarquent, l'art ANSI c'est ces dessins réalisés caractère par caractère qu'on affiche dans les BBS (les serveurs communautaires d'avant Internet, en gros). Des artistes passaient des heures à composer des fresques en utilisant les 256 caractères du jeu CP437 ... et le résultat est souvent bluffant. Des logos, des paysages, de la typographie, le tout en mode texte UNIQUEMENT. Y'a même eu des groupes mythiques comme ACiD, iCE ou Blocktronics qui ont marqué le truc à l'époque !

En fait, AnsiSaver récupère ces packs directement depuis 16colo.rs, les met en cache dans ~/Library/Caches/AnsiSaver/ et les affiche via libansilove, une lib C spécialisée dans le rendu CP437. Le tout animé par Core Animation, ce qui est vraiment pas mal du tout pour un screensaver !

Côté options, même si j'ai pas réussi à y accéder (??), vous avez le choix entre 3 modes d'affichage. Le défilement vers le haut, le défilement vers le bas (qui empilent les œuvres et scrollent à l'infini) et le mode fondu enchaîné entre chaque pièce. La vitesse de défilement se règle de 10 à 200 pixels par seconde, et ça supporte les écrans Retina.

Le truc sympa c'est que vous pouvez aussi balancer vos propres fichiers puisque AnsiSaver supporte les .ANS, .ICE, .ASC, .BIN, .XB, .PCB et .ADF... du coup si vous avez une collection perso qui traîne sur un vieux disque dur (ça arrive), ou que vous aimez digger Archive.org, vous faites pointer vers le dossier et c'est réglé.

Pour l'install, c'est hyper simple. Vous téléchargez le .saver depuis les releases GitHub , vous double-cliquez et macOS l'ajoute aux Réglages Système.

Attention, le binaire n'est pas signé, du coup il faudra faire un tour dans Réglages > Confidentialité et sécurité pour l'autoriser au premier lancement. Si ça ne marche pas du premier coup, relancez les Réglages Système. Ça fonctionne sur macOS Sequoia minimum (15.0+) et ça tourne aussi bien sur Apple Silicon que sur Intel.

Si vous cherchez d'autres façons de pimper votre terminal avec des screensavers en mode rétro, y'a de quoi faire. Et si vous êtes plutôt nostalgie CRT et phosphore vert ... pareil.

En multi écran chez moi, ça passe pas partout mais sur MacBook Air, ça a CARRÉMENT de la gueule !

7 Retro Handhelds So Good They Actually Beat Consoles

At some point in the last couple of years, something quietly shifted in the gaming world. Not in the blockbuster, billion-dollar-franchise sense, but in the more personal, “why am I actually having more fun with this tiny device than my main console” sense. Search interest in retro gaming handhelds jumped 400% year-over-year, hitting 90,500 monthly searches in January 2026 alone. That’s not a blip. That’s people rediscovering something they forgot they wanted, and then telling everyone they know about it.

What’s driving it isn’t hard to understand. Modern gaming has gotten heavy, with big installs, long tutorials, and games that feel like part-time jobs. A retro handheld sidesteps all of that. You pick it up, you’re playing something in thirty seconds, and it fits in your jacket pocket. The designs themselves have become worth caring about, too, from machined aluminum bodies to translucent clamshells to square screens that look like props from a ’90s anime. These aren’t budget toys. Some of them are genuinely beautiful objects that happen to play games. Here are seven that are worth your attention.

Anbernic RG Cube: The one with the square screen that somehow works

The first thing you notice about the RG Cube is the screen shape, a perfect square, and your brain immediately goes: that can’t be right. Gaming moved to widescreen fifteen years ago. A 1:1 display in 2024 looks like a design mistake, or at best a gimmick. It is neither. The 3.95-inch IPS panel at 720×720 turns out to be native to more retro games than you’d expect, with Game Boy, arcade titles, and Nintendo DS with dual-screen stacking all living here without compromise.

Designer: Anbernic

The broader package is hard to argue with. An octa-core Unisoc T820 processor and 8GB of RAM run Android 13, with emulator support up through PS2 and GameCube, though more demanding titles on those systems will push its limits. The asymmetric thumbstick layout borrows from the Steam Deck playbook, and the Saturn-inspired D-pad is precise without drama. At around $170, it comes in Beige White, Radiant Purple, Black, Grey, and the radiant purple has no right looking as good as it does.

What we liked

  • Square 1:1 screen is genuinely ideal for Game Boy, arcade, and DS emulation
  • RGB lighting and color options make it a genuinely attractive object

What we disliked

  • Widescreen games require letterboxing or aspect-ratio compromise
  • Demanding PS2 and GameCube titles push the processor to its limits

ModRetro Chromatic: The Game Boy Color that Nintendo never made

There’s a version of this product that could have been embarrassing: a magnesium alloy Game Boy Color clone bundled with a new Tetris cartridge, sold at $199. On paper, it sounds like a premium nostalgia trap. In practice, it’s one of the most carefully considered handheld devices released in years. It’s FPGA-based, meaning it reconstructs the Game Boy hardware at the circuit level rather than emulating it in software, which produces zero input latency and a millisecond-accurate match to original hardware behavior.

Designer: ModRetro

The physical design earns its price in ways spec sheets can’t capture. The curved battery compartment gives your hands something to grip. A physical volume wheel, a detail so obvious it’s shocking how rarely it appears on modern devices, lets you kill the sound without touching a menu. Colors run from Inferno and Bubblegum to a very wearable Wave blue, with English or Japanese button labeling as an option. It plays physical Game Boy and Game Boy Color cartridges only, which is either a dealbreaker or a feature, depending on how you think about focus.

What we liked

  • FPGA hardware delivers true zero input lag, not a software approximation
  • Magnesium alloy shell feels premium and genuinely durable
  • Comes bundled with a new Tetris cartridge

What we disliked

  • Plays only Game Boy and Game Boy Color cartridges, no ROMs or other systems
  • AA battery requirement adds ongoing cost; rechargeable Power Core is sold separately

Analogue Pocket: The one photographers keep picking up

The Analogue Pocket is the device that made the retro handheld conversation respectable. It uses an FPGA rather than software emulation and plays Game Boy, Game Boy Color, and GBA cartridges out of the box. Via cartridge adapters, it adds Game Gear, Neo Geo Pocket Color, Atari Lynx, TurboGrafx-16, PC Engine, and SuperGrafx. Via its microSD slot and the OpenFPGA community platform, it loads cores for nearly every retro system that ever existed. The 3.5-inch LCD at 1600×1440 and 615 ppi is, simply, one of the sharpest displays ever put in a handheld.

Designer: Analogue

At $239, it sits at the premium end of this list, and it’s also frequently out of stock. Firmware updates require a microSD card reader, which feels like friction that shouldn’t exist on a $239 device. TV output needs the separately sold $99 Dock. These aren’t dealbreakers so much as signals that Analogue built this for the dedicated enthusiast first. If you want one device to handle everything in your retro library for the next decade, this is probably it.

What we liked

  • OpenFPGA community support covers an enormous range of retro systems
  • Plays GBA in addition to GB and GBC, plus many more with adapters
  • MicroSD slot enables ROM loading
  • Premium aluminum build with a distinctly modern design language

What we disliked

  • Frequently out of stock; restocks sell out within minutes
  • Firmware updates require an external microSD card reader
  • TV output requires a separately purchased $99 Dock

Retroid Pocket Flip 2: The clamshell that brought the GBA SP back with PS2 power

The GBA SP was the handheld that arguably peaked the clamshell form factor: it folded, it protected its own screen, and it had a backlit display before that was standard. The Retroid Pocket Flip 2 arrives in 2025 with that same closing-hinge energy, but with a 5.5-inch 1080p AMOLED screen, a Snapdragon 865 processor, and enough emulation horsepower to run PlayStation 2, GameCube, and Wii. When closed, it has roughly the same desk footprint as a modern smartphone. Closing the lid puts it to sleep; opening it wakes it up.

Designer: Retroid

Color options include a translucent Ice Blue, GameCube Purple, a two-tone 16-bit US, and Black. Retroid clearly understands its audience. The AMOLED panel brings deep blacks and accurate color to games designed for CRTs, and the results are often striking for titles you’ve played a hundred times. At $229 for the Snapdragon variant, there is no meaningful clamshell competitor at this performance level. One persistent note from extended use: the form factor rewards shorter sessions more than marathon ones, which is maybe appropriate for a device meant to live in a bag pocket.

What we liked

  • 5.5-inch AMOLED at 1080p is impressive for the price
  • Handles PS2, GameCube, Wii, and Dreamcast emulation
  • Translucent Ice Blue colorway is a design highlight

What we disliked

  • Thicker than it looks in product photos
  • Extended sessions can feel less comfortable than flat handhelds

AYANEO Pocket Micro Classic: The one that fits in an actual pocket

The Game Boy Micro launched in 2005 as Nintendo’s most polarizing hardware decision. It was tiny, it was beautiful, it only played GBA games, and it was discontinued within a year. Design historians were kinder to it than the market was. The AYANEO Pocket Micro Classic is clearly in conversation with that history. It removes the analog joysticks, uses a CNC-machined aluminum alloy frame with a seamless all-glass front, and produces something that slides into a front jeans pocket without catching on anything.

Designer: AYANEO

The 3.5-inch borderless IPS display at 960×640 in a 3:2 ratio is built for GBA emulation, with 4x pixel-perfect upscaling. Available in Obsidian Black, Charm Red, Vintage Grey, and Gold, each colorway has a different character. The Gold skips “gaming device” and lands somewhere closer to “considered object.” The MediaTek Helio G99 handles everything up through PS1 confidently. If your retro library is 8-bit and 16-bit with a strong GBA presence, the Pocket Micro Classic is probably the most beautiful way to play it.

What we liked

  • CNC aluminum and all-glass build is genuinely premium for the category
  • No joysticks make it notably slimmer and more pocketable
  • Android 13 with Play Store access expands utility beyond emulation

What we disliked

  • No joysticks limit N64, Dreamcast, and PSP playability

TrimUI Brick Hammer: Budget price, luxury aluminum shell

The original TrimUI Brick arrived in 2024 with an unusually sharp 3.2-inch IPS screen at 1024×768, giving it a pixel density of 405 PPI, a number that belongs on a premium smartphone, not a $55 device. The Brick Hammer edition, launched in 2025, replaces the plastic shell with a full CNC-machined aluminum alloy in Gunmetal Gray, Rose Gold, and Fluorescent Green. The metal shell doubles as a heatsink, dropping operating temperatures noticeably. Three interchangeable shoulder button sets ship in the box.

Designer: TRIMUI

The software runs CrossMix OS on a Linux base: clean, fast, minimal overhead. Load your ROMs, pick a game, and play. Battery life lands around four to six hours. The processor handles Game Boy through PS1 without complaint; N64 gets through most titles; Dreamcast is inconsistent. The CNC backplate can be engraved, which no other device at this price point offers. The Rose Gold aluminum version sitting next to a MacBook on a desk looks less out of place than it has any right to, and that’s a strange and interesting thing to say about a $99 handheld.

What we liked

  • CNC aluminum Hammer shell runs noticeably cooler than the original plastic
  • Swappable shoulder buttons and engravable backplate are genuinely rare customization options
  • Rose Gold and Gunmetal colorways punch well above the budget tier

What we disliked

  • No analog joysticks, which limits 3D game compatibility
  • Dreamcast and demanding N64 titles run inconsistently

Miyoo Mini Plus (and Mini Flip): The one that started the whole obsession

If there’s a single device responsible for bringing this category to mainstream attention, the Miyoo Mini Plus is probably it. It weighs 200 grams, fits in a jeans pocket, has a 3.5-inch IPS screen at 640×480, and runs OnionOS, a community-built firmware that turns a modest Cortex-A7 processor into a near-perfect front end for everything from the NES to the original PlayStation. The interface is clean, the emulator library covers over a hundred platforms, and save states work the way save states should.

Designer: Miyoo

The Miyoo Mini Flip takes the same hardware and wraps it in a GBA SP-style clamshell, adding screen protection and an extra wave of nostalgia. Early production runs had hinge concerns, though those appear to have been addressed in more recent batches. At $69-99, this is the gateway to the category that doesn’t feel like a compromise. The honest question isn’t whether this device is worth the money, since it clearly is. It’s whether starting here will satisfy the itch, or simply make you want to own the other six devices on this list as well.

What we liked

  • Genuinely pocketable at 200g, fits in a jeans pocket without bulk
  • Covers NES through PS1 with confident performance
  • Mini Flip clamshell adds nostalgic GBA SP energy and screen protection

What we disliked

  • Not powerful enough for N64, Dreamcast, or PS2
  • 640×480 screen resolution shows its age

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Directory Dungeon - Un donjon dans vos dossiers Windows

Un dungeon crawler dans l'explorateur de fichiers Windows c'est maintenant une réalité grâce à Directory Dungeon qui transforme votre arborescence de fichiers en donjon, avec monstres, du loot et des combats au tour par tour. Du coup forcément, ça m'a intrigué.

Dans ce jeu, vous ouvrez un dossier C:\DirectoryDungeon sur votre PC et dedans y'a des salles de donjon. Ensuite, pour vous déplacer, vous glissez-déposez votre dossier "Player" dans une nouvelle pièce. Oui du vrai drag-and-drop dans explorer.exe.

Et votre inventaire, c'est un sous-dossier. Vos armes et armures, vous les équipez en les déposant dans le répertoire "Equipment". Et quand vous tombez sur un monstre, le combat se résout automatiquement dans une fenêtre console cmd.exe à côté. Du texte, des chiffres, du tour par tour. C'est old school à mort.

Vous l'aurez compris, y'a pas de surcouche graphique. C'est très nerd comme truc... Vous jouez dans explorer.exe que vous utilisez tous les jours, sauf que là y'a des squelettes dedans. C'est assez absurde en fait et c'est pour ça que ça le fait plutôt bien !

Côté config requise, faut 64 Mo de RAM, 65 Mo de stockage, un processeur 1 GHz minimum et... "un moniteur" comme indiqué dans les prérequis. En fait, si votre PC fait tourner Windows 7, vous pouvez jouer et c'est compatible jusqu'à Windows 11, donc pas besoin d'une bête de course.

Le développeur JuhrJuhr a donc choisi de coller un vrai système RPG complet dans l'arborescence de votre disque dur plutôt que de faire un jeu classique et rassurez-vous, le jeu ne touche à aucun fichier en dehors de son propre répertoire, donc vos documents et autres nudes sont safe. Et comme le mentionne fièrement le dev, aucune IA générative n'a été utilisée pour le développement. On dirait bien que c'est devenu un argument de vente ! lol

Voilà, si vous aimez les dungeon crawlers rétro à l'ancienne ou les délires qui détournent votre OS (genre DOOM en screensaver Windows ), ce petit RPG est pile dans cette veine. Y'a les achievements Steam, le partage familial, et une démo v1.8 déjà dispo pour tester avant la sortie prévue en mars 2026. Seul bémol, c'est Windows uniquement pour le moment, sauf si un portage Linux finit par arriver... On ne sait jamais...

Recalbox 10 débarque avec le support du Raspberry Pi 5 et du Steam Deck

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier

Recalbox vient de publier la version 10 de sa distribution open-source française dédiée au rétrogaming. Au programme, le support du Raspberry Pi 5 et du Pi 500, l'arrivée sur Steam Deck en version LCD et OLED, de nouvelles émulations dont la Xbox originale et la GameCube, une interface entièrement revue, et du matériel dédié pour les fans de CRT et de bornes d'arcade. Que du bon.

Du Raspberry Pi 5 au Steam Deck

La version 10 de Recalbox élargit donc son catalogue de matériel compatible, et pas qu'un peu. Le Raspberry Pi 5 est désormais pris en charge, y compris dans sa version 2 Go de RAM, tout comme le Raspberry Pi 500. Mais surtout, la distribution débarque sur les consoles portables PC. Le Steam Deck, en version LCD comme OLED, profite d'une intégration qui gère la luminosité et le mode veille directement depuis l'interface. La très bonne Asus ROG Ally et le Lenovo Legion Go débarquent aussi, même si le support reste expérimental pour le moment. On passe quand même d'un projet pensé pour Raspberry Pi à une distribution qui tourne sur une tonne de machines différentes.

Une interface repensée

Côté émulation, la version 10 ajoute la Xbox originale exclusivement sur PC et Steam Deck (sous réserve de puissance suffisante). Sur Raspberry Pi 5, ce sont la GameCube, la Wii, la Nintendo DS et le Sega Model 3 qui font leur entrée. Si ces systèmes tournent de manière fluide dans la majorité des cas (environ 80 %), on atteint ici les limites matérielles du Pi 5 : certains titres très gourmands pourront donc montrer quelques signes de ralentissement.

Du matériel pour les fans de rétro

Pour ceux qui veulent aller plus loin que le logiciel, Recalbox continue de proposer du matériel dédié de qualité. Le RGB DUAL 2 et le RGB JAMMA 2 permettent de brancher des écrans CRT et des bornes d'arcade avec une gestion dynamique des résolutions. Le projet pousse le concept encore plus loin avec le Recalbox Card Reader et ses RecalCards, des cartouches physiques qui lancent un jeu quand on les insère, à l'ancienne. Et si vous cherchez du clé en main, la boutique propose des kits RecalTower préinstallés avec Raspberry Pi 5, et ça on aime.

J'ai toujours un Raspberry Pi avec Recalbox chez moi, et tout ceci me donne bien sûr très envie de tout mettre à jour !

Article invité publié par Vincent Lautier .
Vous pouvez aussi me lire sur mon blog , sur Mac4ever , ou lire tous les tests que je publie ici, comme cette Webcam 4K , ou ce dock Thunderbolt 5 .

Quand votre télécommande était une manette - L'époque oubliée des jeux sur DVD

Si vous avez grandi dans les années 90 ou 2000 , il y a de fortes chances que vous ayez connu cette époque un peu étrange où le DVD tentait de devenir le centre de divertissement ultime. On achetait nos films en boite, on les collectionnait fièrement sur nos étagères, et on passait parfois pas mal de temps à naviguer dans des menus (souvent en 4/3) avec notre télécommande.

Mais est-ce que vous vous souvenez de ces fameux "jeux" planqués dans les bonus ?

C'était un truc de fou quand on y repense. Certains éditeurs voulaient absolument exploiter le côté "Digital Versatile Disc" et nous pondaient des mini-jeux interactifs. C'était un peu l'équivalent informatique du bouclier de Captain America, ça protégeait l'intérêt du disque en rajoutant une couche de fun (ou de frustration, c'est selon). Un peu comme ces émissions télé des années 80/90 qui nous faisaient rêver de futur interactif.

Dans cette vidéo géniale de la chaîne memoria.exe , on suit une exploration de ces pépites dénichées chez Goodwill. Le concept est de tester des jeux sur des DVD de films que l'on n'a même pas vus, juste pour l'expérience "gaming". Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est souvent techniquement pété.

Vous utilisiez les flèches de votre télécommande de salon pour déplacer un curseur ou faire des choix. C'était poussif, avec une latence perceptible due aux limites de l' authoring DVD et aux accès mécaniques du lecteur (le fameux bruit de moulin à café au moindre clic), mais on s'en foutait, c'était "interactif" !

On y découvre des trucs lunaires comme le "sentient minecart" dans Voyage au Centre de la Terre (un jeu de rythme pété à la télécommande), ou encore un portrait surréaliste du jeune Josh Hutcherson (alors âgé de 12 ans) qui semble être une vidéo sponsorisée par Billabong avant l'heure. Entre les jeux de cuisine de Kronk dans Kuzco, les trivia impossibles de Ecole paternelle et les mini-jeux de Shrek ou Nos voisins, les hommes, y'avait de quoi faire.

Perso, ça me fait penser aux expériences interactives que Netflix a tenté de populariser récemment avec des titres comme Bandersnatch (même si ce dernier a fini par quitter le catalogue en 2025). Sauf qu'à l'époque, si vous vous plantiez, fallait parfois se retaper un loooong chargement bruyant. C'est raté comme votre dernière coupe de cheveux, mais ça avait un charme fou.

C'était surtout une période d'expérimentation où certains espéraient que le DVD puisse même concurrencer les consoles de jeu familiales mais bon, l'histoire a montré que jouer à la télécommande, c'était quand même une idée de merde, même si ça reste l'une de ces madeleines de notre jeunesse.

Bref, si vous voulez vous payer une bonne tranche de nostalgie et voir à quel point on était patients à l'époque, allez jeter un œil à cette exploration. Ça envoie du bois et ça rappelle des souvenirs de soirées pluvieuses à essayer de finir un mini-jeu de labyrinthe ou de "mix master" sur nos premiers disques. On insère le DVD et on croise les doigts pour que ça ne plante pas !

Aux chiottes les jeux triple A en 4K ray-tracing, et vive le gaming qui lague en 480p !

GOBLiiNS6 - Le point-and-click culte est de retour

Gobliiins, Gobliins 2, Goblins 3... si vous avez connu les point-and-click de Coktel Vision dans les années 90, vous allez kiffer !! Pourquoi ? Hé bien parce que Pierre Gilhodes, le créateur original, vient de lâcher GOBLiiNS6 sur itch.io pour une dizaine de dollars.

On y retrouve Fingus et Winkle, les deux héros de Gobliins 2, partis cette fois à la recherche du Prince Bouffon, fils du roi Angoulafre, dans un monde médiéval en guerre, avec de la magie, et des puzzles complètement tordus à résoudre.

Mais avant, un petit rappel pour les bébés qui me lisent. En fait dans la série des Goblins, le nombre de "i" dans le titre correspond au nombre de personnages jouables. Gobliiins = 3 persos. Gobliins 2 = 2 persos. Goblins 3 = 1 perso. Du coup GOBLiiNS6 avec ses 2 i, c'est donc encore un duo à coordonner intelligemment pour progresser (et oui, je sais compter ^^).

Et c'est pas un fan game ou un énième remake fait à l'arrache, puisque c'est Pierre Gilhodes lui-même qui est aux manettes. Le bonhomme avait déjà sorti GOBLiiiNS5 sur Steam en 2023 (avec 3 i, donc 3 personnages, z'avez capté ??). GOBLiiNS6 c'est donc finalement la suite directe.

Le jeu propose 16 niveaux en 2D au format 16/9, bourrés d'énigmes à résoudre. Chaque personnage gère son propre inventaire, pas de partage entre les deux (Vous allez tellement galérer à vous souvenir qui trimballe quoi ^^) et le système de jeu repose sur la coopération entre les deux compères, car chacun a des capacités différentes pour débloquer les situations.

Le piège et le côté fun de cette série de jeux, c'est donc justement de tester toutes les combinaisons possibles entre les personnages et les objets. Vous utilisez le mauvais perso au mauvais endroit ? Hop, animation comique et retour à la case départ. C'est voulu ! C'est absurde, c'est drôle, et c'est tout l'ADN de la franchise !

C'est un point-and-click qui va certainement vous rappeller l'époque où les jeux d'aventure français tenaient la dragée haute aux LucasArts et Sierra de l'époque. Coktel Vision, c'était quand même Woodruff, Lost in Time, Ween... etc. Quelle époque !!

GOBLiiNS6 est disponible en français et en anglais et vous pourrez le lancer au choix en plein écran ou fenêtré... car oui c'est du Windows pur !! Pas de Mac ni de console pour le moment. Voici une petite vidéo si vous voulez voir à quoi ça ressemble :

Le jeu est dispo ici sur itch.io pour une dizaine de dollars. Vous cliquez, vous payez, et c'est plié ! De quoi occuper vos soirées au lieu de scroller sur Mastodon ou Bsky à la recherche de votre prochain drama préféré.

Allez, bon puzzle à tous !

Source

Street Fighter II - Une faute d'orthographe corrigée grâce au mollet de Guile

Street Fighter II, c'est dans l'esprit de la plupart d'entre nous, 1991, les salles d'arcade qui puent la clope et les pièces de 10 francs qui s'enchaînent... et surtout un écran-titre qui affiche "WORLD WARRIER" au lieu de "WORLD WARRIOR". Ouais, y'avait une coquille dans le titre d'un des jeux de baston les plus légendaires de l'univers et personne ne l'a jamais su !

Magnifique hein ?

Le problème, c'est que sur les bornes d'arcade Capcom CPS1, les graphismes sont gravés dans des puces ROM. Du vrai read-only qu'on grave une bonne fois pour toutes et qu'on ne touche PLUS après. Et en 1991, les puces ROM coûtaient un bras et les délais de production étaient assez dingues... Donc impossible pour Capcom de faire regraver quoi que ce soit même pour une malheureuse lettre.

Nous sommes donc toujours en 1991, à 3 jours de la deadline pour livrer le code ROM (la seule puce encore modifiable à ce stade) et quelqu'un se rend compte du bug.

Horreur malheur ! C'est la panique et tout le monde se met à réfléchir à une solution... Quand soudain, un hack digne des plus belles bidouilles émerge de ces cerveaux endoloris par tant de travail.

Il faut savoir que sur le CPS1, chaque graphisme est découpé en "tiles" c'est à dire des petits carrés de 8×8 pixels. Et le truc important, c'est que chaque tile ne contient pas une lettre entière mais un BOUT de lettre. Le logo "WORLD WARRIOR", c'est en fait une mosaïque de 16 tiles collées les unes aux autres, et chaque carreau contient des fragments des lettres voisines. Impossible donc de toucher à ces carreaux une fois gravés dans la ROM graphique... Mais la table qui dit "colle CE carreau ICI avec CETTE palette de couleurs"... ça, c'était encore modifiable dans la ROM code.

Le hic c'est qu'il fallait composer avec les tiles existantes car pas moyen d'en créer de nouvelles !

Du coup, l'équipe s'est mise à passer au crible les centaines de tiles déjà gravées dans la ROM, une par une, pour trouver des morceaux compatibles avec les bonnes lettres. Et bonne nouvelle... pour certaines tiles, ils ont trouvé des équivalents dans le mot "WORLD" sur l'écran-titre. Et en réarrangeant le puzzle, ils ont réussi à afficher presque tout "WARRIOR" correctement. Presque. Parce que le "i", lui, ressemblait maintenant à un "L" minuscule... il manquait le point mes amis !!

Et c'est là que ça devient du grand art car pour dessiner ce petit point, il leur fallait un carreau avec quasi rien dessus. Ils ont fini par repérer la tile 0x96 dans la ROM... un carré de 8×8 avec UN SEUL pixel allumé dans le coin bas gauche. Ce pixel appartient en fait au mollet de Guile. Ni plus ni moins.

En changeant sa palette (exit la teinte vert kaki, bonjour la couleur du logo), ils l'ont ensuite collé 3 fois au bon endroit pour dessiner le point du "I". Et personne n'a finalement rien capté pendant des DÉCENNIES.

Hé voilà comment, si vous avez joué à Street Fighter II en arcade dans les années 90, vous aviez littéralement un bout de la jambe de Guile planqué dans l'écran-titre sans le savoir. Magnifique non ?

C'est Fabien Sanglard qui a déterré toute cette histoire il y a quelques années, en analysant le code source du CPS1, aidé d'une interview d'Akira Nishitani (un des créateurs du jeu) datant de 1991.

C'est le genre de bidouille qu'on ne fait plus aujourd'hui avec les mises à jour en ligne mais à l'époque, quand la ROM était gravée, c'était FINITO donc fallait se débrouiller avec ce qu'on avait sous la main quand y'avait un souci.

This Does Not Compute Turns Tiny Mac Clock Into Working Raspberry Pi Macintosh

If you appreciate retro computing and DIY electronics, a new project from This Does Not Compute (YouTube channel) will be the best thing you will see today. The build emulates the 1984 Apple Macintosh, but in a miniaturized version. Not the smallest, but decently small to sit in the corner of your desk and do more than its intended function of a clock.

If that sounds puzzling, here’s a clearer explanation. The modder has actually taken a Maclock, which is a clock that looks identical to the original Mac, but of course considerably smaller, and ripped it open. He replaced the original alarm clock mechanics with a Raspberry Pi, turning it into a homage to the classic Apple computer.

Designer: This Does Not Compute

The project, as the modder himself states, “is just for fun” and doesn’t really reach out to prove anything other than love to toil with anything Mac. With the innards of the clock replaced by Raspberry Pi Zero 2 W, the original display of the clock is also swapped with a 640×480 2.8-in color screen from Wave Share, and the project is interestingly called Wondermac. The name is in reference to Wonder Boy, the Chinese company that makes Maclock.

The modder, as you can see in detail in the video above, starts by cracking open the Maclock case, which has screws, but they are only used to mimic the Macintosh and have no significant usage. Opening the case was “probably the hardest part of the whole project,” he says. The case is clipped together pretty tightly, but he was able to separate the front bezel from the back using a wide metal pry tool. Once the front panel was free, he unplugged the wiring harness and pulled out the main circuit board and the screen to clear up the space inside the Maclock body, which will now have new guts and a new purpose.

“Compact, low power, and relatively inexpensive,” Raspberry Pi Zero 2 W was a clear choice for the Mac’s innards, the modder affirms. It comes with a pin header presoldered and includes a heatsink, which would be a nifty addition to keep this tiny computer cool when it does some computing. The Pi is now connected to the externally purchased screen, and the modder gets down to launching the Raspberry Pi imager app and installing Minivvac on an SD card for the software side of the project.

For powering the Wondermac, the modder doesn’t rely on the Maclock’s built-in battery; instead, they take advantage of the USB-C port on the back housing for power. After some tweaking to power output, some wire soldering, and sticking, he was able to get the power going as required to run the screen. Finally, he designed a 3D printed bracket with black filament to fit the screen in place, and then everything was assembled back into shape. Content with the outcome, he leaves the little Mac on the desk with the Afterdark screen saver.

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ArcadeGPU - Un moteur de jeu rétro qui tourne dans votre navigateur

Et si les meilleures techniques de game dev des années 2000 revenaient dans votre navigateur ?

ArcadeGPU, c'est un moteur de jeu complet qui tourne dans le navigateur grâce à WebGPU. C'est une vraie architecture de jeu avec walkmesh, hitbox BSP, moteur de script, pipeline graphique à la PS1 et même la physique Jolt intégrée (un moteur open source utilisé dans certains gros jeux).

Le truc c'est que le dev derrière, un Français qui bosse seul sur le projet, a pris le parti de ressusciter des techniques qu'on utilisait entre 2000 et 2010 dans le développement de jeux. Du walkmesh pour la navigation des personnages, du hitmesh pour les collisions, du draw call only pour le rendu... Des trucs qu'on ne voit quasi plus dans les moteurs modernes, et pourtant c'est redoutablement efficace pour les indés. Bon, après faut quand même être à l'aise avec TypeScript et la stack web, car c'est pas un moteur drag-and-drop à la GameMaker.

Car oui comme tout est en TypeScript, vous codez votre jeu comme une app web classique. Vous modifiez votre fichier main.ts, le jeu se rafraîchit en temps réel sans avoir à tout relancer. Et vous avez toute la pile web en support, du Web Audio API au CSS en passant par les workers async... Quand on compare avec les 45 secondes de build d'un projet Unity moyen, y'a pas photo.

Y'a aussi un paquet de démos jouables directement sur le site du projet et c'est pas des petits exemples bidon avec un cube qui tourne. Vous y trouverez de vrais prototypes de jeux complets, de la 2D rétro au rendu toon 3D avec ombres volumétriques. L'idée c'est de fournir des templates prêts à l'emploi, vous choisissez le gameplay qui vous correspond et vous partez de là (plutôt que de tout repenser from scratch).

D'ailleurs y'a même un jeu en bêta développé avec le moteur, un Sokoban versus, pour voir ce que ça donne en conditions réelles.

Côté compatibilité, ça tourne sur les navigateurs qui gèrent WebGPU (Chrome, Edge, et Firefox en mode expérimental avec le flag dom.webgpu.enabled). Pour Safari et mobile, c'est plus aléatoire pour le moment donc attention si votre cible c'est iOS. Le projet est open source sous licence Apache 2.0, dispo sur SourceForge et ça pèse environ 400 Mo avec toutes les démos.

Et le rendu... C'est du pipeline PSX complet avec ombrage toon, volumes d'ombre, le tout dans le navigateur. Pour les nostalgiques de la première PlayStation, c'est un peu la papillote Révillon version code (oui ça change des madeleines ^^), sauf que là, c'est vous qui créez les jeux.

Voilà, je trouve que cette approche old-school mixée avec la techno web moderne c'est pas bête du tout. Si vous êtes dev indé et que les usines à gaz style Unity ou Unreal vous donnent des boutons, ça vaut peut-être le coup d'aller jeter un oeil. Seul bémol, la doc est encore un peu légère, donc faudra fouiller dans les exemples pour comprendre l'API.

Bref, merci à Slay3r pour le partage et bravo !

Maingear Retro98 Is the 90s Dream PC Finally Built with 2026 Hardware

Late-’90s desktops hummed under desks in beige towers that always felt heavier than they should. CRTs flickered, CD drives whirred, and somewhere in every PC gamer’s mind lived a fantasy build they only saw in shop windows or magazine ads. The gap between the family PC that struggled with Quake and the dream rig you sketched in notebooks, complete with turbo buttons and drive bays, felt impossibly wide.

Maingear’s Retro98 is that fantasy finally built. The limited-run sleeper PC uses a retro beige SilverStone tower with a working turbo button and keyed power lockout, but hides 2026 hardware inside. The pitch is simple: 1998 on the outside, 2026 inside. It is the machine your younger self would have lost their mind over if they could see past the beige and understood what an RTX 5070 even meant.

Designer: Maingear

Water-cooled Retro98α

Retro98 feels more like a drop than a product line. Maingear limited it to 38 units: 32 standard builds and six water-cooled Retro98α rigs with braided ketchup-and-mustard cables. The brand positions it as something you will not find at a big-box store, and points out that you will not even find a Radio Shack next week. Each system is hand-built by a single technician, making it feel closer to a limited sneaker release than a typical prebuilt.

Even the lowest spec overshoots anything you could have imagined in 1998. The Retro98 5070 pairs an NVIDIA GeForce RTX 5070 with an Intel Core Ultra 7 265K, 32 GB of DDR5 at 6000 MT/s, and a 2 TB NVMe SSD. This is the kind of machine that runs Cyberpunk smoothly while looking like it should be loading StarCraft from a stack of jewel cases on the desk.

Of course, the front-panel rituals matter as much as the internals. The keyed power lock feels like something your parents would have used to keep you off the PC, and the fully functional turbo button now toggles performance profiles instead of pretending to overclock a 486. These physical interactions turn booting up into a tiny ceremony, a reminder of when pressing power felt like entering a different world rather than unlocking another screen.

Behind the retro faceplate, you still get modern conveniences. USB-C on the front, Wi-Fi 7, Bluetooth 5.4, and a clean Windows 11 install without bloatware. The machine is not trying to recreate the pain of driver floppies or IRQ conflicts. It is just borrowing the shell and the attitude. You get the look and the jokes, but you also get quiet fans, instant game launches, and none of the frustration.

Retro98 is not about value per frame but about finally owning the mythical beige tower you stared at in catalogs. It is for people who remember sharing a/s/l in chat rooms and slapping CRTs after another buffer underrun, and who now have the budget to indulge that memory. A beige box with a turbo button probably should not feel fresh in 2026, but somehow it does, which says more about how boring glass-and-RGB towers have gotten than it does about nostalgia.

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Banjo-Kazooie - Le portage PC 4K est dispo

Si contrairement à moi, vous avez grandi avec la Nintendo 64, vous avez forcément passé des heures à collecter des Jiggies et à insulter cette sorcière de Gruntilda . Ceux qui savent, savent... Mais ceux qui ne savent pas hé bien préparez-vous aussi à prendre une claque de nostalgie en 4K, car Banjo-Kazooie vient de débarquer sur PC en version 100% native !

Comme d'hab, c'est de la recompilation statique et pas une ROM émulée. C'est le même type de procédé magique qui nous a déjà offert le portage de Zelda Majora's Mask (via N64: Recompiled) ou encore Sonic Unleashed récemment (via XenonRecomp).

En gros, le projet Banjo-Kazooie: Recompiled utilise l'outil N64: Recompiled pour traduire le code original du jeu en une application PC native. Comme ça le jeu tourne sans l'overhead de l'émulation CPU traditionnelle, ce qui nous permet de profiter d'un framerate débloqué (fini les petits ralentissements de l'époque), d'un support pour les écrans ultra-larges, et d'une fluidité absoluuuue.

Et surtout, ce portage intègre le moteur de rendu RT64. Pour l'instant, ça sert surtout à lisser tout ça et à gérer les hautes résolutions, mais le moteur est techniquement capable de gérer le Ray Tracing, ce qui laisse rêveur pour les futures mises à jour. Je vous laisse imagine la fameuse Montagne de Spirale avec des éclairages ultra réalistes... ça va être quelque chose !

Bref, voici ce qu'on retrouve dans ce portage :

  • Support natif du clavier/souris et des manettes modernes.
  • Sauvegarde des notes : Plus besoin de ramasser toutes les notes d'un niveau en une seule fois sans mourir (le traumatisme de mon enfance, je vous jure).
  • Temps de chargement quasi-instantanés.
  • Support des mods et des packs de textures.

Alors comment on y joue ?

C'est assez simple en fait. Comme pour les autres projets de ce style, les dév ne fournissent aucun asset illégal. Vous devez donc posséder votre propre ROM de Banjo-Kazooie. Attention par contre, il faut impérativement la version NTSC 1.0 (US), sinon ça ne passera pas lors de l'extraction. Ensuite, au premier lancement, l'outil va extraire les textures, les modèles et les sons de votre ROM pour construire le jeu PC.

Il y a même un support pour le Steam Deck et Linux via Flatpak, donc vous pouvez emmener l'oiseau et l'ours partout avec vous (sauf sous l'eau, évidemment ^^).

A vous maintenant de foncer récupérer le launcher sur GitHub .

Stunt Car Racer Remake - Le jeu culte de Geoff Crammond revit grâce aux fans

Qui se rappelle de Stunt Car Racer ?

C'était un jeu de course complètement barré sur Amiga où on pilotait une voiture avec un énorme V8 qui crachait des flammes sur des circuits surélevés dans le vide. Si vous avez connu ça à l'époque, vous savez à quel point c'était addictif et ce jeu de 1989 signé Geoff Crammond (le mec derrière les simulations Grand Prix ultra-réalistes) reste encore aujourd'hui une référence en termes de physique de conduite.

Hé bien bonne nouvelle les amis, un remake PC est en cours de développement par des fans passionnés ! Le projet existe depuis 2019, initié par D. Vernon et A. Copland, et il est maintenant maintenu par omenoid et ptitSeb qui continuent de le faire évoluer et contrairement à pas mal de projets fans qui tombent dans l'oubli, celui-ci est bien vivant.

Le concept original était déjà dingue pour l'époque. Vous aviez des circuits surélevés comme des montagnes russes géantes, avec des sauts impossibles, des virages relevés, et surtout le fameux Ski Jump qui faisait flipper tout le monde. Le truc, c'est que si vous ratiez un saut ou que vous alliez trop vite dans un virage, votre caisse tombait dans le vide. Pas de barrières de sécurité, pas de seconde chance, pas de Lakitu Pêcheur... ^^ et votre voiture accumulait aussi des dégâts au fil des courses.

Trop de crashes et au bout d'un moment, c'était game over pour la saison.

Le remake reprend donc tout ça avec une modélisation complète des circuits et une physique de suspension fidèle à l'original. Les développeurs ont aussi récemment intégré un patch qui améliore considérablement le framerate, ce qui rend l'expérience beaucoup plus fluide que le jeu d'origine.

Geoff Crammond en 1987 sur un vrai kart relié à un Commodore 64

Pour ceux qui veulent tester, le projet est disponible sur GitHub avec une version Windows prête à l'emploi . Y'a aussi une version Linux en développement pour les manchots du dimanche.

Ce qui est cool avec ce genre de projet, c'est qu'il permet de redécouvrir des jeux qui ont marqué l'histoire du jeu vidéo mais qui sont devenus quasi injouables sur du hardware moderne. Geoff Crammond avait passé trois ans à développer Stunt Car Racer, en partant d'un simple simulateur de terrain pour Commodore 64 avant de transformer le concept en jeu de course aérien et à l'époque, ce résultat avait été salué, comme l'un des meilleurs jeux de course jamais créés, par Amiga Power qui l'avait classé dans son top 10 de tous les temps.

Bref, si vous avez la nostalgie des années Amiga ou si vous êtes simplement curieux de découvrir un classique qui a influencé pas mal de jeux de course modernes, c'est le moment de tester ce remake. Au pire vous aurez passé un bon moment à vous casser la figure sur le Ski Jump, au mieux vous comprendrez pourquoi les "vieux" en parlent encore 35 ans plus tard...

Source

Sega Channel - Le Game Pass de 1994 dont personne ne se souvient

Vous pensez que le streaming de jeux et les abonnements type Game Pass étaient des inventions récentes ? Que nenni mes mais, car en 1994, Sega avait déjà inventé ce concept quasiment tout pareil avec le Sega Channel, un service qui permettait de télécharger des jeux Mega Drive directement via le câble TV.

C'était y'a 30 ans quand même et pour en profiter, vous deviez brancher un adaptateur spécial dans le port cartouche de votre Mega Drive, vous le connectiez à votre prise de câble TV coaxial, et hop, vous aviez accès à une bibliothèque de 50 jeux qui évoluait chaque mois. Le tout pour environ 15 dollars par mois plus 25 dollars de frais d'activation et ensuite, les jeux étaient téléchargés dans les 4 Mo de RAM de l'adaptateur et effacés dès que vous éteigniez la console.

Ce service a été lancé le 12 décembre 1994 aux États-Unis via les câblo-opérateurs TCI et Time Warner Cable et Sega avec son optimisme légendaire espérait atteindre un million d'abonnés la première année. Ils en ont eu 250 000 ce qui n'est pas si mal, mais c'était loin des ambitions initiales alors que le marché potentiel était d'environ 20 millions de foyers américains.

Bref, tout ça c'est du passé mais pourtant, c'est pas tombé totalement dans l'oubli puisque la Video Game History Foundation vient de récupérer 144 fichiers ROM du service , dont une centaine de versions système uniques. Et surtout, ils ont retrouvé des jeux qu'on croyait perdus à jamais, comme "Garfield: Caught in the Act - The Lost Levels" et "The Flintstones" (Les Pierrafeu).

Ces titres n'existaient que sur Sega Channel et ont disparu quand le service a fermé... Certains jeux devaient aussi être modifiés pour tenir dans les limitations de l'adaptateur ce qui veut dire que les gros titres étaient découpés en plusieurs parties avec des systèmes de mots de passe pour empêcher les joueurs de sauter des niveaux. Pas très élégant, mais ça fonctionnait.

Quoiqu'il en soit, le service a tenu jusqu'au 31 juillet 1998, soit trois ans après la sortie de la Saturn et à la fin, il ne restait plus que 230 000 abonnés. Sega avait même prévu un successeur appelé Express Games, mais il n'a jamais vu le jour.

Ce qui est dommage c'est que d'après un sondage interne de l'époque, 99% des abonnés trouvaient le service pratique et 91% estimaient que c'était un bon rapport qualité-prix. Popular Science leur avait même filé un prix "Best of What's New" en 1994. Voilà, le concept était bon, mais c'était juste 20 ans trop tôt.

Bref, la prochaine fois que quelqu'un vous vante les mérites révolutionnaires du Game Pass ou du cloud gaming, en bon rabat joie, vous pourrez lui rappeler que Sega faisait déjà ça en 1994 avec un câble coaxial et 4 Mo de RAM.

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