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Ce smartphone Android fait tourner Red Dead Redemption 2 et Cyberpunk 2077 en local

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est un téléphone Android capable de faire tourner des jeux PC Windows en local, sans connexion internet et sans cloud gaming. Red Dead Redemption 2 tourne à plus de 40 images par seconde, GTA V dépasse les 60, et Cyberpunk 2077 est jouable. Le tout dans la poche.

Comment ça marche

Red Magic utilise un outil appelé GameHub, qui fait tourner des jeux Windows directement sur Android grâce à une couche d'émulation basée sur Wine et Proton (les mêmes technologies que Valve utilise sur le Steam Deck pour faire tourner des jeux Windows sous Linux).

Pas besoin de streaming, pas besoin de serveur distant. Le jeu s'exécute en local sur le téléphone, avec les fichiers installés sur le stockage interne.

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition embarque un Snapdragon 8 Elite Gen 5 avec 24 Go de RAM LPDDR5T et 1 To de stockage UFS 4.1 Pro.

Il y a aussi un système de refroidissement actif avec ventilateur, des chambres à vapeur dorées et de l'argent dans le circuit de dissipation thermique. L'écran fait 6,85 pouces, 144 Hz, en AMOLED, et la batterie est de 7 500 mAh.

Les performances en jeu

Red Dead Redemption 2 tourne autour de 40 à 50 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 60 dans les intérieurs. GTA V monte jusqu'à 100 images par seconde en intérieur et reste autour de 65 en ville.

Cyberpunk 2077, le plus gourmand, tient au-dessus de 30 images par seconde en 720p avec les paramètres au minimum et le FSR activé. C'est jouable, mais on est loin du confort d'un PC.

Par contre, le téléphone chauffe beaucoup. Des tests ont montré que le processeur pouvait atteindre 100 degrés en charge prolongée sur Cyberpunk 2077. Le ventilateur tourne à fond, et l'autonomie en prend un coup.

Le prix du jouet

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est affiché à 1 500 euros. A ce tarif, on peut acheter un PC gaming portable correct ou un Steam Deck OLED avec encore pas mal de marge. Le public visé est très spécifique : les passionnés de gaming mobile qui veulent jouer à des jeux PC sans avoir de PC.

Bon maintenant on ne va pas de mentir, pour bien moins cher, un Steam Deck OLED fait largement mieux, avec un écran plus grand et une bien meilleure ergonomie pour jouer.

Source : Techspot

La NES-SY2.0 est un synthétiseur qui lit aussi les cartouches Nintendo

Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune.

Un objet entre console et instrument

La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art.

Le format s'inspire des ordinateurs portables des années 80 : l'appareil s'ouvre comme une valise et révèle un écran, un clavier MIDI Keystep et toute une rangée de boutons et molettes rouges pour manipuler le son en temps réel.

C'est la deuxième version de ce concept. La première, la NES SY37, datait de 2022. Love Hultén est connu pour ses créations artisanales qui mélangent technologie et design rétro, et la NES-SY2.0 est visiblement son projet le plus abouti.

Ce qu'il y a sous le capot

Le moteur sonore est un NES Poly, un synthétiseur polyphonique à 4 voix développé par Arcano Systems. Il émule les sons caractéristiques de la puce audio de la NES avec deux oscillateurs par voix, du vibrato, et la possibilité de basculer entre les formes d'onde en temps réel. Seize paramètres sont contrôlables via des messages MIDI CC.

L'ensemble intègre aussi un module d'effets FS22 avec delay et réverbération, et un visualiseur MIDI créé par l'artiste numérique p1xelfool. Et oui, on peut brancher une manette NES et lancer une cartouche pour jouer à ses classiques 8-bit directement dessus.

Pas de prix, mais beaucoup d'envie

Comme souvent avec les créations de Love Hultén, la NES-SY2.0 est une pièce artisanale en série très limitée. Aucun prix n'a été communiqué, ce qui laisse penser que c'est le genre d'objet qu'on ne trouve pas en rayon chez Fnac. Les précédentes créations du designer suédois se négociaient à plusieurs milliers d'euros.

C'est le genre d'objet qui fait rêver les fans de retrogaming et de musique électronique en même temps. Un synthé polyphonique qui crache du chiptune et qui en plus lit les cartouches NES originales, c'est quand même un sacré programme.

Source : Tom's Hardware

Denuvo tombe en quelques heures grâce aux hyperviseurs

Denuvo, la célèbre protection anti-piratage qui emmerde les joueurs PC depuis une décennie, traverse une sale période. Depuis début 2026, des pirates contournent la protection via des hyperviseurs, et les jeux protégés tombent désormais en quelques heures au lieu de plusieurs semaines : Resident Evil Requiem, Crimson Desert, Life is Strange: Reunion... tous craqués le jour de leur sortie ! Même Assassin's Creed Shadows, qui avait tenu 11 mois, a fini par tomber.

En fait, ces crackers ne s'embêtent plus à faire du reverse engineering sur les protections de Denuvo, ce qui leur prenait des mois. Ils ont monté un truc qui attaque sur 5 couches, du UEFI (Ring -2) jusqu'au processus du jeu (Ring 3). Un bootkit open source appelé EfiGuard désactive les protections au démarrage, puis un hyperviseur (SimpleSvm sur AMD, hyperkd sur Intel) prend le contrôle en Ring -1, sous le système d'exploitation. De là, il intercepte les CPUID, falsifie les structures mémoire Windows et triche sur les timings CPU pour que Denuvo croie que tout est normal. Un audit de sécurité indépendant publié sur GitHub n'a certes trouvé aucun malware dans le package, mais prévient que le système est laissé sans protection le temps que l'hyperviseur tourne.

Pour que ça fonctionne, il faut bien sûr désactiver des protections Windows assez critiques comme le VBS (Virtualization-Based Security), le HVCI (Hypervisor-Enforced Code Integrity) et la vérification de signature des driver, ce qui ouvre un peu trop grand le système, qui pourrait alors se voir installer un rootkit ou autre malware...

Et côté matériel, c'est la loterie car ça tourne plutôt bien sur AMD, mais les processeurs Intel posent des soucis de stabilité qui nécessitent des bidouilles franchement dangereuses. FitGirl, la repackeuse la plus connue de la scène, avait même d'abord refusé de toucher à ces cracks en déclarant qu'"aucun jeu ne vaut les dommages potentiels irrécupérables qu'il peut causer à l'ordinateur". Mais depuis, elle a changé d'avis après les améliorations apportées par KiriGiri et l'équipe MKDEV, et publie maintenant des repacks avec un tag "HYPERVISOR" bien visible. M'enfin bon, elle reste quand même prudente.

Irdeto, la boîte qui possède Denuvo, promet bien sûr une contre-mesure qui ne devrait pas ralentir les jeux. Les options sur la table sont : détecter la présence d'hyperviseurs tiers via les CPUID ou la latence CPU, ou imposer des vérifications de licence quotidiennes (ce qui emmerderait aussi les joueurs légitimes).

Et le pire dans tout ça, c'est que Denuvo a un impact mesurable sur les performances des jeux légitimes. Le blogueur Nathan Baggs et le développeur @valigo ont montré que la protection embarque une machine virtuelle qui compresse le code du jeu, bousille le cache processeur, perturbe le prédicteur de branchement et rajoute des instructions parasites. Cela veut dire concrètement que Ghostwire Tokyo mettait 200 secondes à démarrer avec Denuvo contre 54 sans, et Mass Effect Andromeda a gagné 12% de FPS quand la protection a été retirée.

Bref, c'est l'éternel jeu du chat et de la souris et Denuvo sait très qu'ils ne peuvent pas vaincre le piratage. Par contre, ils pouvaient jusqu'à présent maintenir une fenêtre de protection suffisante pour que les éditeurs récupèrent leur investissement sur les premières semaines de vente.

Mais avec ces bypasses hyperviseur, cette fenêtre vient de tomber à zéro. Gloups... Donc la vraie question maintenant, elle est surtout pour les joueurs légitimes : Est-ce que la prochaine "mise à jour de sécurité" de Denuvo va encore bouffer des performances sur leur machine pendant que les pirates jouent sans protection, sans ralentissement, et sans payer ?

On verra bien mais pour l'instant, la tendance des éditeurs c'est plutôt de lâcher les DRM car ils ont compris un truc que Denuvo refuse d'admettre : Avec ces conneries de DRM, ce sont toujours les clients honnêtes qui trinquent !

Source

OpenCiv3 - Civilization III renaît en open source

Vous vous souvenez de Civilization III ? Hé bien des fans ont décidé de le recréer de zéro en open source avec OpenCiv3 , et franchement ça a de la gueule, vous allez voir !

En fait, leur idée c'était pas juste de cloner le jeu de Sid Meier tel quel, mais plutôt de le réimaginer en corrigeant tous les trucs qui étaient cassés à l'époque, mais aussi en virant les limites arbitraires du moteur original et en poussant le modding aussi loin que possible. En gros, ils nous ont pondu un Civ3 comme il aurait dû être si les développeurs avaient eu le temps de tout finir.

Côté technique, c'est du Godot avec du C#, ça tourne sur Windows, Linux et Mac et c'est sous licence MIT. Du coup vous pouvez forker le truc et en faire votre propre version si ça vous chante.

Après, voilà, on est encore en pré-alpha. La version 0.3 "Dutch" est sortie en décembre dernier, et permet de lancer une partie, explorer la carte, créer des villes et taper sur vos voisins. Mais la fin du jeu n'est pas encore là. Et le truc sympa, c'est que contrairement à d'habitude, le jeu fonctionne en mode standalone avec des graphismes de remplacement, donc pas forcément besoin d'avoir Civ3 installé. Après si vous avez l'édition Conquests ou Complete qui traîne quelque part sur votre disque dur, OpenCiv3 est capable d'importer les graphismes originaux pour un rendu fidèle !

Mais comme vous l'avez compris, le vrai kiff du projet, c'est le modding. Le Civ3 original vous laissait modifier trois bricoles via des fichiers texte, et c'était pas ouf... Mais OpenCiv3, lui, veut ouvrir toutes les portes en changeant les règles de combat, en ajoutant des mécaniques de jeu, en créant des scénarios complets, voire en inventant de toutes pièces de nouvelles civilisations... bref tout est prévu pour être modifiable. Ça rappelle un peu ce qu' UnCiv fait avec Civ V sur Android , sauf que c'est sur PC.

Voilà, c'est encore super jeune mais si vous avez la nostalgie des soirées "encore un tour", ça vaut le coup de garder un œil dessus !

À découvrir ici : OpenCiv3

Il installe un ordinateur de 1970 dans un bureau IKEA

Un YouTubeur de la chaîne Usagi Electric vient d'installer un PDP-11 dans un bureau IKEA. Ce mini-ordinateur mythique de Digital Equipment Corporation, qui date des années 70, servait à piloter un spectromètre infrarouge en laboratoire. Plus de cinquante ans après sa fabrication, la machine tourne encore. Et c'est assez beau à voir.

Le PDP-11, un monument

Le PDP-11, c'est un gros morceau d'histoire informatique. Fabriqué par Digital Equipment Corporation à partir de 1970, ce mini-ordinateur 16 bits s'est vendu à environ 600 000 exemplaires dans le monde et a été décliné dans à peu près tous les formats possibles, du rack de laboratoire à la puce en passant par la station de bureau avec ses rangées de voyants clignotants.

C'est sur un PDP-11 que les premières versions diffusées d'Unix ont été développées au début des années 70, après un premier portage sur le PDP-7 qui l'a précédé. Et son architecture a influencé celle du Motorola 68000, et de façon plus indirecte celle du x86 d'Intel. Bref, sans cette machine, vos Mac et vos PC n'auraient pas tout à fait la même tête.

Du laboratoire au bureau IKEA

Dave, le bricoleur derrière la chaîne YouTube Usagi Electric, a récupéré ce PDP-11 qui servait de contrôleur pour un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier dans un labo. La machine lui est arrivée en pièces détachées, le bureau d'origine n'ayant pas survécu aux décennies.

Après l'avoir remise en état de marche, Dave a mis des années avant de lui trouver un logement correct. C'est lors d'un réaménagement de son atelier qu'il a fini par construire un bureau sur mesure, à base de contreplaqué de récupération et de ferrures de surplus. Le spectromètre est posé sur la gauche, le PDP-11 est logé à l'intérieur. Niveau esthétique, on repassera, mais ça marche.

60 degrés au repos, quand même

La machine embarque une unité de traitement vectoriel haute performance qui servait à l'analyse spectrale. Le processeur tourne à environ 60 °C au repos, ce qui a poussé Dave à installer deux ventilateurs 120V pour éviter que le tout ne surchauffe.

Autre compromis : l'alimentation linéaire d'origine, bien trop volumineuse pour rentrer dans le bureau, a été remplacée par des alimentations à découpage modernes. C'est le seul écart avec le matériel d'époque, tout le reste de la configuration est d'origine.

Le PDP-11 a plus de 50 ans, il tourne encore, et il est logé dans un meuble qui vaut probablement moins cher que le moindre de ses composants, et j'ai un peu de mal à imaginer mon MacBook dans le même état en 2076.

Source : Hackaday

Sandboxels - 500 éléments, zéro limite

Si vous avez déjà passé des heures sur Sandspiel, Orb.farm ou l'un de ces vieux jeux sandbox en Flash, ce site va bien bien vous replonger là-dedans... mais en mieux. Il s'agit de Sandboxels et c'est un simulateur de particules jouable directement dans le navigateur, avec plus de 500 éléments qui interagissent entre eux selon les lois de la physique (enfin, à peu près).

Le concept, c'est que vous choisissez un élément (eau, feu, sable, acide, TNT...), vous le placez sur une grille de pixels, et vous regardez ce qui se passe. Sauf que ça va beaucoup plus loin qu'un bête falling sand game des années 2000 puisqu'il y a de la simulation de chaleur qui se propage, de l'électricité pour créer des circuits fonctionnels, des réactions chimiques entre éléments, et même de la biologie avec des plantes, des insectes et des humains qui se baladent sur votre terrain. Du coup, on peut construire des écosystèmes entiers, des villes miniatures, ou juste tout faire péter au TNT. Chacun son kiff !

Le jeu est l'oeuvre de R74n et il vient de débarquer sur neal.fun , la plateforme de Neal Agarwal (le mec derrière Infinite Craft et The Password Game).

Et l'aspect le plus addictif, je trouve, ce sont les entités vivantes. Vous pouvez par exemple balancer des rats dans une ville que vous avez construite et regarder le bazar s'installer. Ou planter une forêt, y foutre le feu, et observer la propagation pixel par pixel. C'est un peu un god game version bac à sable pixelisé, où chaque grain de matière a son propre comportement. Par contre, attention sur les grosses scènes avec des milliers de particules, ça peut vite faire ramer votre vieux laptop.

Et si le navigateur ne vous suffit pas, le jeu est aussi dispo sur Steam à 0,99 € , parce que oui, ça existe en version desktop. Avec le Workshop pour partager vos créations, la sauvegarde dans le cloud, et même des cartes à collectionner.

Y'a aussi un support complet du modding, ce qui en fait un terrain de jeu quasi infini. Vous pouvez alors créer vos propres éléments, inventer vos propres réactions chimiques, et les partager avec la communauté. La dernière mise à jour a même ajouté des pushers, des affichages texte LCD, des humains qui nagent et qui traînent des objets... et plus d'une centaine de changements. Bref, ça bouge pas mal pour un projet indé !

Après, le problème avec ce genre de jeu, c'est que le côté "lâcher des trucs et voir ce qui se passe" est hyper addictif. C'est le genre de jeu où vous vous dites "allez, 5 minutes" et quand vous relevez la tête 2 heures plus tard avec un volcan en fusion au milieu d'un lac d'acide, c'est déjà l'heure de partir du taf... hahaha.

En tout cas, si vous aimez bidouiller, expérimenter et observer des réactions en chaîne, c'est exactement ce qu'il vous faut pour vous relaxer !

Faire du Hackintosh comme en 1988

Vous pensiez que le hackintosh, c'était un truc des années 2000, quand Apple est passé sur Intel ? Raté les amis ! Hé oui, dès 1988, des bidouilleurs assemblaient des Mac-compatibles avec des pièces de PC, bien moins chères que le matos Apple officiel.

Et un youtubeur vient justement d'en recréer un de A à Z !

Le gars de la chaîne This Does Not Compute avait récupéré un Macintosh SE dont la carte mère originale avait été remplacée par un accélérateur CPU pour une autre vidéo. Du coup, comme la carte mère d'origine traînait dans un tiroir, il s'est dit que ce serait cool de s'en servir pour explorer la scène du clone Mac DIY de la fin des années 80.

Parce qu'à l'époque, un Macintosh SE neuf coûtait dans les 2 500 dollars. Et la carte mère avec son processeur Motorola 68000, c'était le seul composant vraiment indispensable pour faire tourner System 6. Tout le reste, boîtier, alimentation, lecteur de disquette, moniteur, pouvait venir de fournisseurs tiers. Des revues spécialisées publiaient carrément des guides pour construire sa propre machine compatible... Donc il fallait juste une carte mère Apple + des composants PC à trois francs six sous, et vous aviez un Mac fonctionnel pour une fraction du prix officiel !

Le youtubeur a donc repris ce concept... version 2026. Le boîtier est imprimé en 3D avec du PLA beige (obligatoire pour le look années 80, faut pas déconner). Côté modernisation, il a ajouté une carte de sortie VGA, un BlueScsi qui émule un disque dur SCSI avec une simple carte SD de 32 Go (parce que bonne chance pour trouver un disque SCSI 50 broches fonctionnel en 2026), et une alimentation compacte qui ne prend pas la moitié du boîtier. Le lecteur de disquette 3,5 pouces, par contre, est bien d'époque.

Sans oublier évidemment une carte mère Apple d'origine pour que ça fonctionne. Pas moyen de tricher avec un clone chinois, désolé ! Mais ça permet de garder l'âme du truc !

D'ailleurs, le mot "hackintosh" a pas mal changé de définition au fil des décennies. Dans les années 80, ça désignait ces machines bricolées à partir de composants Apple et PC, puis Apple est passé sur PowerPC en 1994, et le concept s'est un peu perdu. Quand les premiers Macs Intel sont alors sortis en 2006, le terme a été recyclé pour désigner les PC faisant tourner macOS en douce. Et maintenant qu'Apple est sur ARM avec ses puces M1/M2/M3... le hackintosh Intel est quasiment mort car on ne peut pas facilement émuler l'architecture ARM sur du x86 grand public.

Alors revenir à cette définition originelle, c'est pas juste de la nostalgie, c'est presque un hommage.

Perso, ce qui me plaît dans ce projet, c'est que ça nous rappelle que la bidouille a toujours existé. Bien avant les forums tonymacx86 et les tutos OpenCore, y'avait déjà des gens qui refusaient de payer le prix Apple et qui se débrouillaient autrement. C'est exactement dans le même esprit que ceux qui reconstruisent des Brewintosh en impression 3D ou qui fabriquent le plus petit hackintosh du monde .

Voilà, si le rétro-computing et la bidouille Mac vous parlent, foncez voir la vidéo sur This Does Not Compute !

Source

Testez votre matos gaming dans le navigateur

Votre manette qui drift comme dans Fast & Furious, votre clavier qui enfonce des touches fantômes, ou encore votre souris qui double-clique toute seule... Avant de tout balancer par la fenêtre parce que l'esprit malfaisant de papi est revenu hanter votre machine, sachez qu'il y'a peut-être moyen de diagnostiquer le problème facilement !

Comment ? Hé bien avec ControllerTest.io, qui est une suite de trois outils en ligne permettant de tester tout votre matos gaming directement dans le navigateur. C'est gratuit, sans pub et que vous ayez une manette Xbox, une DualSense, des Joy-Con ou un clavier mécanique de bobo à 150 balles, tout se gère depuis Chrome ou Edge sans rien télécharger. Suffit juste d'avoir un navigateur et un câble USB (ou une connexion Bluetooth).

Côté manette, le site détecte le drift des sticks en temps réel. Vous branchez votre pad en USB ou Bluetooth, ensuite vous appuyez sur un bouton, et l'écran affichera alors la position X/Y de vos sticks analogiques. Et si ça bouge alors que vous ne touchez à rien, c'est que c'est un souci de drift.

Y'a aussi un test de vibration avec quatre modes (heavy, light, burst, pulse) qui fait tourner les moteurs gauche et droit séparément. Le polling rate compare filaire vs Bluetooth, par exemple autour de 125 Hz en Bluetooth contre 500 Hz en USB sur une manette Xbox. Le mapping de tous les boutons et axes passe par l'API Gamepad de Chrome.

Pour les claviers, direction KeyboardTest.io . Le test de N-Key Rollover montre visuellement quelles touches sont en conflit quand vous appuyez sur plusieurs en même temps, ce qui est pas mal pour vérifier que votre clavier Cherry MX gère bien les combos en jeu ! Y'a aussi la détection de "chatter" qui se passe quand une touche s'enregistre deux fois d'affilée. C'est d'ailleurs souvent le signe d'un clavier fatigué.

Et pour la souris, MouseTester.io fait bien le boulot aussi. Polling rate en temps réel (le site affiche jusqu'à 8000 Hz, même si dans le navigateur c'est plus une estimation et pas une mesure de labo), détection de double-clic involontaire, et test CPS (test de clics par seconde). Par contre, attention, le test de polling rate ne marche pas toujours sur Firefox, et n'est pas forcément fiable non plus sur Safari, donc utilisez bien Chrome ou Edge pour vos tests. Et surtout ça tourne sur Windows, macOS et Linux sans problème, évidemment, vu que tout passe par le navigateur.

Le gros plus c'est que tout est traité localement dans le navigateur. Aucune donnée n'est envoyée à un serveur extérieur. Le JavaScript tourne en local via les API natives du navigateur, pas via un backend distant. Après y'a quand même une limitation qui est que les triggers adaptatifs de la DualSense ne sont pas supportés parce que l'API Gamepad standard ne le permet pas encore. C'est pas la faute du site, c'est juste le W3C qui traîne à faire évoluer la spec.

Si vous cherchez à tester spécifiquement votre manette, j'avais déjà parlé de Gamepad Tester mais ControllerTest.io va clairement plus loin avec la détection de drift, le polling rate et les tests de vibration séparés par moteur, donc autant passer à celui-là.

Voilà, la prochaine fois que votre gamepad fait des siennes, branchez le câble USB, ouvrez Chrome et allez sur ControllerTest.io . Comme ça, si c'est du drift, vous pouvez toujours tenter d'augmenter la deadzone dans les paramètres Steam ou dans les options du jeu avant de sortir la carte bleue !

Un développeur fait tourner Doom dans un navigateur, avec du CSS et rien d'autre

Niels Leenheer a porté le mythique Doom de 1993 dans un navigateur web, mais sans WebGL ni Canvas. Tout le rendu 3D repose sur des div et des transformations CSS. Le résultat est jouable, open source, et un brin absurde. On adore.

Doom en div

Le principe est aussi fou qu'il en a l'air. Chaque mur, chaque sol, chaque tonneau et chaque ennemi est une balise div, positionnée dans l'espace 3D grâce aux transformations CSS. Le jeu lit les données du fichier WAD original de 1993, celui-là même qui contenait les niveaux du Doom d'id Software, et en extrait les coordonnées des murs, des secteurs et des textures.

La logique du jeu, elle, tourne en JavaScript. Mais côté affichage, c'est 100 % CSS : pas de Canvas, pas de WebGL, pas de bibliothèque graphique. Juste des div, des calculs trigonométriques en CSS et des propriétés personnalisées.

Pour simuler une caméra, le développeur a trouvé une astuce assez maline : plutôt que de déplacer le joueur dans la scène, c'est la scène entière qui bouge dans le sens inverse. Le CSS ne gère pas nativement la notion de caméra, du coup Leenheer a tout simplement inversé le problème.

Des fonctions CSS qu'on ne soupçonnait pas

Le projet exploite des fonctions CSS relativement récentes : hypot() pour le théorème de Pythagore, atan2() pour les angles de rotation, clip-path pour découper les sols en polygones complexes, et @property pour animer des propriétés personnalisées qui servent à gérer les portes, les ascenseurs et même la chute du joueur.

Les ennemis utilisent des spritesheets classiques avec un effet de billboard, c'est-à-dire qu'ils font toujours face à la caméra. Les effets de lumière passent par un filtre brightness sur chaque secteur, et le fameux ennemi invisible Spectre utilise un filtre SVG pour reproduire l'effet de distorsion du jeu original.

Leenheer a même ajouté un mode spectateur avec caméra libre, absent du Doom de 1993, et les calculs de positionnement de cette caméra reposent eux aussi sur les fonctions trigonométriques du CSS.

Les limites du CSS poussé à fond

Le jeu est jouable sur cssdoom.wtf, et le code source est disponible sur GitHub sous licence GPL 2. Par contre, les performances restent limitées. Sur Safari iOS, le jeu peut planter au bout de quelques minutes, et les gros niveaux font souffrir le navigateur.

Leenheer le reconnaît lui-même : le projet ne remplacera jamais WebGL ou WebGPU pour du rendu 3D sérieux. Le but était avant tout de montrer jusqu'où le CSS moderne peut aller, et sur ce point, la démonstration est plutôt convaincante.

C'est le genre de projet complètement absurde qui force le respect. Doom a déjà été porté sur à peu près tout ce qui contient un processeur, des calculatrices aux tests de grossesse, et voilà qu'il tourne maintenant dans une feuille de style.

L'air de rien, ça montre que le CSS de 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui qu'on utilisait pour centrer un div il y a dix ans.

Source : Huckster.io

Un monde ouvert de la taille de Skyrim tourne sur Nintendo 64

James Lambert, le développeur derrière Portal 64, vient de dévoiler Junkrunner 64 : un jeu en monde ouvert qui tourne sur une vraie Nintendo 64. La carte est comparable à celle de Skyrim, sans écran de chargement. Difficile à croire, et pourtant ça tourne.

Le créateur de Portal 64 récidive

James Lambert n'en est pas à son coup d'essai sur la console de Nintendo. Après avoir porté Portal sur la N64 (un projet qui avait fait pas mal de bruit), il s'est attaqué à un défi encore plus ambitieux : créer un moteur de monde ouvert capable de gérer une carte immense sur un hardware de 1996.

Le jeu, baptisé Junkrunner 64, a été développé dans le cadre du game jam N64brew 2025 avec une petite équipe composée de Pyroxene, Caitlin G. Cooke, terzdesign et kaelin. Vous pouvez littéralement vous tenir dans un coin de la carte et voir jusqu'à l'autre bout.

Le joueur parcourt ce monde à bord d'un hovercycle qui tape dans les 290 km/h une fois amélioré, et le framerate tient la route sur du hardware original.

Un double rendu pour contourner les limites de la N64

Le gros problème technique, c'est le Z-buffer de la N64. La console n'a qu'un Z-buffer 15 bits, ce qui provoque du Z-fighting dès qu'on essaie d'augmenter la distance d'affichage. Les objets lointains se superposent n'importe comment.

La solution de Lambert est élégante, et c'est un peu technique. Il dessine le monde deux fois. Premier passage : les objets lointains sont rendus avec le Z-buffer désactivé, en partant du plus éloigné vers le plus proche, avec des modèles basse résolution.

Deuxième passage : les objets proches sont affichés normalement. Le tout est découpé en tuiles avec plusieurs niveaux de détail, et un système de frustum culling vire tout ce qui se trouve hors du champ de vision du joueur. Résultat : la RAM est préservée, ce qui sur une N64 n'est pas un luxe.

Gratuit et jouable dès maintenant

Junkrunner 64 est téléchargeable gratuitement sur GitHub. Il vous faudra soit une vraie N64 avec un linker, soit un émulateur précis comme Ares. Les émulateurs classiques risquent de ne pas faire l'affaire vu les techniques de rendu utilisées.

Lambert ne compte pas s'arrêter là : le moteur sert déjà de base à un projet plus gros appelé Spellcraft, et le code source est dispo pour ceux qui veulent fouiller.

Un monde de la taille de Skyrim sur une console sortie il y a 30 ans, c'est le genre de truc qui devrait faire rougir certains studios qui peinent à optimiser leurs jeux sur du matériel actuel. Lambert fait partie de ces développeurs homebrew un peu dingues qui refusent d'accepter les limites officielles d'une machine.

Bon, on ne va pas comparer la densité de contenu avec un Elder Scrolls, évidemment, mais la prouesse technique est bien là. Et le fait que tout soit gratuit et open source, ça rend le projet encore plus appréciable. On a hâte de voir Spellcraft, surtout que Lambert a déjà prouvé avec Portal 64 qu'il savait aller au bout de ses projets.

Source : Time Extension

NTSYNC - Wine 11 booste les jeux Linux de 678%

Dirt 3 qui passe de 110 à 860 FPS sous nunux, non, j'ai pas fumé la moquette ! En fait c'est surtout grâce au fameux module de synchronisation kernel NTSYNC promis avec Wine 11 qui est enfin dispo dans certaines distros. Et la bonne nouvelle c'est que les premiers benchmarks développeurs viennent de tomber, donc on va regarder ça ensemble !

Concrètement, Fedora 42, Ubuntu 25.04 et SteamOS 3.7.20 beta embarquent maintenant le module par défaut avec le kernel 6.14. Du coup Resident Evil 2 bondit de 26 à 77 FPS, Call of Juarez grimpe de 99 à 224 FPS, et Tiny Tina's Wonderlands passe de 130 à 360. Et Call of Duty Black Ops est maintenant devenu... jouable ! Woohoo !

Alors attention, ces benchmarks comparent Wine vanilla (sans aucune optimisation) avec Wine + le module. Cela veut dire que si vous utilisiez déjà fsync via Proton ou Lutris, les gains seront moins spectaculaires. Après les jeux qui en profitent le plus sont ceux avec de grosses charges multi-thread où la synchronisation était vraiment le problèmo noméro uno.

Pour capter pourquoi cette news est un gros morceau, faut regarder un peu sous le capot. Au temps jadis, chaque fois qu'un jeu Windows devait coordonner ses threads (genre, attendre qu'une texture finisse de charger), Wine faisait des allers-retours avec wineserver... des milliers de fois par seconde. Du coup, on se tapait des micro-sacades et une cadence d'images pourrie.

Y'a eu des tentatives pour arranger ça. D'abord esync, puis fsync... ça améliorait les choses mais c'était du bricolage. Ça nécessitait des patchs kernel non-officiels que personne ne maintenait vraiment, et certains jeux gourmands faisaient carrément tout planter.

Mais tout cela c'est de l'histoire ancienne puisque NTSYNC, semble être enfin la bonne approche. Elizabeth Figura (CodeWeavers), la même dev qui avait pondu les solutions précédentes, a créé, cette fois, un vrai module intégré directement dans le noyau Linux. Comme ça, plus de bidouilles à la con et surtout plus d'approximations. Le noyau gère enfin la synchronisation lui-même, nativement, comme il aurait toujours dû le faire.

La stonksitude du barbu gamer est à son maaaax

Après des années de boulot et une présentation à la Linux Plumbers Conference 2023, le module a fini par être mergé dans le kernel mainline il y a peu. Ça marche donc "out of the box" et ça c'est plutôt chouette !

Et pour les possesseurs de Steam Deck, quand Valve rebasera Proton officiel sur Wine 11, tout le monde aura ça gratos !! En attendant, si vous êtes impatient, sachez que Proton-GE le supporte déjà ! Entre ça et le fait que 90% des jeux Windows tournent maintenant sous Linux , y'a clairement plus d'excuses pour rester sous Windows si c'est le gaming qui vous retenait, mes cocos !

Bref, c'est carrément la plus grosse avancée gaming Linux depuis Proton. Pas mal pour un module kernel bien velu quand même !

Source

Intel améliore les performances de ses GPU Arc dans les jeux sous Linux

Le pilote Vulkan open source d'Intel pour Linux vient de recevoir une optimisation qui améliore les performances des jeux DirectX 12 tournant via Proton.

La modification a été intégrée à Mesa 26.1 et concerne les cartes graphiques Arc Alchemist et Battlemage. Le patch avait été proposé pour la première fois en 2020, il aura donc fallu plus de cinq ans pour le voir arriver.

Ce qui change pour les joueurs Linux

L'optimisation porte sur la façon dont le pilote ANV gère le cache d'état graphique. En utilisant une combinaison de deux identifiants internes (Binding Table Pointer et Binding Table Index) au lieu d'un seul pour référencer les textures, le pilote peut supprimer certaines étapes de synchronisation qui ralentissaient le rendu.

Les développeurs d'Intel indiquent que le gain est mesurable sur tous les jeux DirectX 12 qu'ils ont testés via VKD3D-Proton, la couche de traduction utilisée par Steam pour faire tourner les jeux Windows sur Linux.

Pas de chiffres précis dans la note technique, mais une autre modification récente du même pilote (un simple changement d'une ligne de code pour le prefetch des tables de textures) avait déjà montré des gains allant jusqu'à 3 à 4 % sur God of War et Destiny 2.

Un patch qui a mis cinq ans à arriver

L'anecdote vaut quand même le détour. Ce patch a été proposé pour la première fois en novembre 2020, et il vient d'être fusionné dans Mesa en mars 2026.

Plus de cinq ans entre la proposition et l'intégration, ce qui donne une idée du rythme de développement des pilotes graphiques open source. Le code nécessite aussi un correctif au niveau du noyau Linux (dans le pilote Xe), qui devrait arriver avec Linux 7.1.

Les GPU concernés sont les Intel Arc à partir de la génération Alchemist (Arc A770, A750, etc.) et les plus récents Battlemage (Arc B580, B570).

Quelques limites quand même

L'optimisation ne fonctionne bien qu'avec les jeux DirectX 12. Sur les titres DirectX 11, les développeurs ont constaté des baisses de performances, ce qui fait que le mécanisme est activé automatiquement pour DX12 et désactivé pour DX11. Il est aussi possible de forcer son activation ou sa désactivation via un réglage dans la configuration DRI.

C'est le genre de petite avancée qui, mise bout à bout avec les autres, finit par rendre les GPU Intel Arc de plus en plus viables sous Linux pour le jeu. Cinq ans pour un patch, c'est long, mais le résultat est là. Et puis ça montre aussi que l'approche open source d'Intel sur ses pilotes graphiques continue de porter ses fruits, même si le chemin est quand même un peu plus lent que chez NVIDIA ou AMD.

Source : Phoronix

MS-DOS tourne maintenant sur un Apple IIe, et c'est un projet open source

Un développeur a réussi à porter MS-DOS 2.0 sur l'Apple IIe, l'ordinateur personnel d'Apple sorti en 1983. Le projet, baptisé "reboot-camp-83", repose sur une carte d'extension qui embarque un processeur Intel 8088 à 8 MHz.

Le tout communique avec le processeur 6502 de l'Apple II, et le code est en accès libre. Quarante ans de retard, mais le geste est là, et il est plutôt classe.

Un processeur Intel dans un Apple II

Seth Kushniryk vient de publier "reboot-camp-83", un projet open source qui permet de faire tourner des applications MS-DOS 2.0 sur un Apple IIe. Pour que ça fonctionne, il faut une carte d'extension AD8088, fabriquée à l'époque par ALF Products.

Cette carte contient un processeur Intel 8088 qui tourne à 8 MHz et qui se branche sur le bus d'extension de l'Apple II. On se retrouve avec deux processeurs dans la même machine : le 6502 d'Apple et le 8088 d'Intel.

Kushniryk a développé un programme "pont" qui fait communiquer les deux processeurs. Il a aussi déplacé ce programme dans une zone différente de la RAM pour libérer de la place et permettre l'affichage en haute résolution.

Le tout a demandé pas mal de travail de débogage, avec entre autres un problème lié à une contrainte non documentée de ProDOS.

Ce que ça fait tourner, et ce que ça ne fait pas

Le port est compatible avec la quasi-totalité des logiciels MS-DOS 2.0, à une condition : que le programme n'écrive pas directement dans la mémoire vidéo. C'est une limitation qui exclut pas mal de jeux, mais les applications de productivité et les utilitaires fonctionnent.

Pour l'époque, avoir un processeur à 8 MHz dans un Apple IIe, c'était quand même une sacrée puissance de calcul, et pouvoir lancer des applications DOS en parallèle du système Apple aurait été un vrai avantage.

Le projet est entièrement open source et disponible sur le dépôt git de Kushniryk. Les mises à jour et la documentation sont publiées sur son site personnel.

Quarante ans de retard, mais c'est le geste qui compte

L'Apple IIe a été commercialisé en 1983, et MS-DOS 2.0 la même année. À l'époque, les cartes coprocesseur existaient déjà pour faire tourner CP/M-86 sur Apple II, mais le port complet de MS-DOS n'avait jamais été finalisé publiquement.

Kushniryk comble ce vide quarante ans plus tard, avec un projet qui relève plus de la prouesse technique et de la passion du rétro-computing que d'un usage pratique.

C'est le genre de projet qui ne sert à rien... et c'est pour ça qu'on l'aime bien. Faire tourner MS-DOS sur un Apple IIe, c'est un peu comme mettre un moteur de Porsche dans une 2CV : ça ne va pas révolutionner les transports, mais ça force le respect.

Le fait que le projet soit open source et bien documenté en fait aussi une ressource intéressante pour ceux qui s'intéressent au fonctionnement des processeurs de cette époque. Franchement, si en 1983 quelqu'un avait pu lancer Lotus 1-2-3 sur son Apple IIe, on en parlerait encore.

Source : Hackaday

Le Z80 est mort, vive le PicoZ80 - un Raspberry Pi émule le processeur mythique

Le Z80 de Zilog, le processeur qui a fait tourner le ZX Spectrum, le Game Boy et des dizaines de micro-ordinateurs des années 80, a été arrêté en juin 2024 après 48 ans de bons et loyaux services.

Un bricoleur a créé le PicoZ80 , une petite carte qui se glisse directement dans le même support et qui émule le processeur original grâce à une puce Raspberry Pi.

48 ans de service, et puis s'en va

Le Zilog Z80 a été lancé en 1976 et il a alimenté une bonne partie de l'histoire de l'informatique personnelle. ZX Spectrum, MSX, Amstrad CPC, Game Boy, calculatrices Texas Instruments : la liste des machines qui ont tourné avec ce processeur 8 bits est longue.

Zilog a annoncé sa fin de vie en avril 2024 et a cessé de prendre des commandes en juin de la même année. Les stocks de Z80 neufs en boîtier DIP-40 commencent donc à se raréfier, et c'est là que le PicoZ80 entre en jeu.

Un Raspberry Pi dans un boîtier DIP-40

Le PicoZ80, développé par le maker eaw, utilise un microcontrôleur RP2350B (la puce du Raspberry Pi Pico 2) monté sur un circuit imprimé au format DIP-40, avec le même brochage que le Z80 original. Un des deux coeurs Cortex-M33 à 150 MHz se charge d'émuler le Z80, pendant que le second gère l'accélération et les périphériques.

Les moteurs PIO du RP2350 prennent en charge les transactions de bus en temps réel, ce qui garantit un timing identique à celui du processeur d'origine. La carte embarque aussi 8 Mo de PSRAM, 16 Mo de flash pour stocker des images ROM, et un coprocesseur ESP32 qui ajoute le WiFi, le Bluetooth et un lecteur de carte SD.

Des machines classiques qui renaissent

Le PicoZ80 peut fonctionner comme un simple Z80 de remplacement, mais il propose aussi des "personas" de machines classiques. Des pilotes existent déjà pour le RC2014, le Sharp MZ-80A et le Sharp MZ-700, et d'autres sont en développement pour l'Amstrad PCW8256.

La carte fait aussi office d'expandeur mémoire, d'hôte USB et d'émulateur de disquette. Vous remplacez un processeur de 48 ans et vous gagnez au passage le WiFi et le stockage sans fil.

Bref, on parle quand même d'un projet qui ressuscite un processeur plus vieux que moi (de 1976) avec une puce à quelques euros. Pour les passionnés de rétro-informatique qui ont un vieux micro au fond du placard, c'est peut-être la meilleure nouvelle de l'année.

Source : Hackaday

DLSS 5 - Nvidia rend vos jeux plus beaux que la vraie vie

Vous connaissez cette sensation bizarre quand un personnage de jeu vidéo est presque réaliste, mais que quelque chose cloche ? Les yeux morts, la peau en plastique, le sourire figé comme un masque en silicone... Hé bien ce phénomène, c'est ce qu'on appelle l'uncanny valley (la vallée de l'étrange), et Nvidia vient d'annoncer à la GTC 2026 que c'était bientôt terminé grâce à DLSS 5. Jack Lang, prends garde !!

Leur concept s'appelle "rendu neuronal" et en gros, ça fusionne l'IA générative avec le moteur 3D classique. En fait, le processeur graphique analyse chaque image de votre écran 4K et comprend ce que sont la peau, les cheveux, les vêtements, puis recalcule l'éclairage et les ombres pour que tout ait l'air vrai. Jensen Huang parle de combiner données structurées (la 3D prédictive) avec du calcul probabiliste (l'IA générative) et ce qu'on obtient à la sortie, c'est du photoréalisme en temps réel sur votre écran.

La démo parle d'elle-même comme vous pouvez le voir !

Par exemple, sur Resident Evil Requiem, un perso avec des yeux de poisson mort et une peau de mannequin en cire se transforme en quelque chose de photoréaliste. C'est assez dingue. Sur Starfield également, les pupilles et les expressions en carton-pâte deviennent vivantes, car le moteur recalcule les reflets de lumière dans les iris, pixel par pixel. Sur EA Sports FC, le visage d'un joueur de foot gagne des imperfections de peau, des rougeurs sur les joues, des ridules sur le front (bref, la vraie vie quoi). Et pareil sur Hogwarts Legacy.

Par contre, tout ça doit tourner en 16 millisecondes par image et comme y'a pas le temps faire du rendu ciné sur des fermes de serveurs à l'autre bout de la planète (ah les gamers, ces pollueurs ^^), pour la démo sur scène, Nvidia a aligné deux cartes GeForce RTX 5090 en tandem, une pour le rendu et l'autre pour le DLSS 5. Ce n'est pas forcément à la portée de toutes les bourses, ces bêtes-là mais rassurez-vous, à la sortie cet automne, ça tournera sur une seule carte (ouf !). Reste à voir maintenant si l'IA générative ne va pas halluciner un sixième doigt de temps en temps, mais bon, c'est le jeu (ma pauvre Lucette...).

Côté adoption, Bethesda, Capcom, NCSoft, Tencent et Warner Bros sont déjà dans la boucle donc on devrait voir du rendu neuronal dans pas mal de gros titres d'ici fin 2026. D'ailleurs, si le sujet de l' upscaling par IA vous parle, Microsoft avait lancé Auto SR dans le même esprit pour Windows 11.

Après moi ce que j'aimerais surtout, à vrai dire, c'est que Nvidia pousse le concept un cran plus loin et nous sorte des lunettes AR avec du rendu neuronal intégré. Du DLSS 5 mais pour le monde réel !

Ce serait génial pour à la fois pour magnifier les paysages d'Auvergne, les volcans du Puy-de-Dôme... mais surtout pour mettre un petit coup de frais SUR LA GROSSE TÊTE CRASSEUSE de certaines personnes que je croise parfois (non, en vrai, je croise personne, je sors pas de chez moi). Ça ce serait du vrai metaverse les amis !!

Source

Il avait porté DOOM sur Super Nintendo en 1995, il revient trente ans plus tard pour corriger sa copie

Randal Linden est le développeur qui avait réussi l'exploit de faire tourner DOOM sur la Super Nintendo en 1995. Trente ans plus tard, il s’est associé à Limited Run Games pour ressortir une version améliorée sur cartouche, avec un processeur Raspberry Pi caché à l'intérieur.

Dans un long échange accordé à Kotaku, il revient sur ce projet un peu fou et sur les coulisses techniques du portage.

Reverse-engineerer son propre code, trente ans après

À l'époque, Linden bossait chez Sculptured Software, un studio basé à Salt Lake City. L'idée de départ était assez artisanale : acheter des cartouches Star Fox en magasin, les ouvrir, et remplacer la ROM par de la RAM pour tester les capacités de la puce Super FX. Le prototype a suffisamment impressionné ses supérieurs pour qu'ils aillent le présenter directement à id Software au Texas. Le feu vert a suivi.

Le portage de 1995, c'était un moteur entièrement reconstruit de zéro, sans une seule ligne de code d'id Software. Linden avait créé son propre assembleur, son propre linker et son propre débogueur. Mais les contraintes hardware de la SNES avaient imposé des sacrifices : un framerate poussif, pas de textures au sol et au plafond, des niveaux modifiés, et le quatrième épisode supprimé.

Quand Audi Sorlie, de Limited Run Games, lui a posé la question de savoir s'il referait les choses différemment, Linden a répondu qu'il avait « plein d'idées » mais que personne ne lui avait jamais demandé d'y retoucher. Jusqu'à maintenant.

Une puce Raspberry Pi qui se fait passer pour un Super FX

La solution technique est plutôt marrante. La cartouche embarque un Raspberry Pi RP2350 qui émule le processeur Super FX. Comme l'explique Linden à Kotaku, « la Super Nintendo ne sait pas qu'elle ne parle pas à un vrai Super FX ».

Le code est quasiment identique à ce qu'il écrirait pour la puce d'origine, mais avec des performances largement supérieures.

Le résultat : circle strafing, framerate amélioré, support du rumble, et les quatre épisodes complets enfin disponibles sur SNES. Linden admet aussi avoir dû reverse-engineerer son propre code vieux de trente ans. « C'était assez compliqué, une partie du code. Je me suis dit : wow, j'étais vraiment intelligent à l'époque. »

Bethesda a dit oui sans trop hésiter

Côté droits, il fallait quand même convaincre Bethesda, propriétaire de la licence DOOM. Selon Sorlie, la réaction initiale a été plutôt incrédule : « Vous voulez retourner développer pour la Super Nintendo ? Genre, pour de vrai ? » 

Mais le retour de Linden sur le projet et les premiers prototypes ont suffi à convaincre. « Ils étaient aussi enthousiastes que nous. »

C'est le genre d'histoire qui rappelle que derrière les jeux vidéo, il y a parfois des parcours assez improbables. Linden n'avait pas pu appeler id Software pour pitcher son idée en 1995, il avait dû bricoler un prototype avec des cartouches Star Fox achetées en magasin, et trente ans plus tard il se retrouve à relire du code assembleur qu'il ne comprend plus lui-même.

Le projet a un côté un peu absurde, mais c'est aussi ce qui le rend attachant. Reste à voir si les fans de retrogaming seront au rendez-vous, mais vu que l'édition collector limitée à 666 exemplaires s'est déjà envolée, on a un début de réponse.

Source : Kotaku

GB Recompiled - Vos ROMs Game Boy traduites en C natif

La recompilation statique , je vous en avais parlé avec Zelda 64 et Sonic Unleashed. Le principe, en gros c'est qu'au lieu d'émuler bêtement le processeur et la mémoire d'origine, on traduit tout simplement le code assembleur du jeu directement en C natif. Du coup le jeu tourne nativement sur votre machine, sans couche d'émulation.

Et la bonne nouvelle du jour c'est que cette technique vient de parvenir jusqu'à la Game Boy avec GB Recompiled .

Vous filez à cet outil un fichier .gb et il vous sort OKLM un dossier avec du code C, un CMakeLists.txt et tout ce qu'il faut pour le compiler. Vous lancez cmake puis ninja, et votre vieux Pokemon Bleu tourne nativement sur votre PC plutôt que de passer par un émulateur qui simule le processeur Z80 à chaque frame.

Plutôt chouette non ???

Pour réussir ce tour de force, le recompilateur parse les opcodes Z80 de la cartouche, construit un graphe de contrôle de flux et résout les sauts indirects (genre les tables de jump, le truc qui rend la décompilation galère parce que l'adresse de destination dépend de la valeur d'un registre). Le taux de découverte dépasse alors les 98% même sur des RPGs bien touffus... pas mal pour de l'analyse purement statique !

Côté compatibilité, 7 jeux sont pour le moment validés : Tetris, Pokemon Blue, Donkey Kong Land, Kirby's Dream Land, Zelda Link's Awakening, Castlevania et Super Mario Land.

Par contre, attention, tous les jeux ne passent pas encore. Le runtime embarque un rendu PPU scanline , un système audio 4 canaux et les contrôleurs mémoire MBC1, MBC2, MBC3 et MBC5. Et comme tout ça tourne avec SDL2, du coup ça compile tranquillou sur macOS, Linux et Windows sans broncher !

Y'a aussi des outils de vérification assez bien pensés. Par exemple, un mode différentiel lance le binaire recompilé et un interpréteur Z80 côte à côte, puis compare l'exécution cycle par cycle avec une implémentation de référence. Tant que ça colle, le portage est fidèle !

Et y'a aussi un script Python basé sur PyBoy qui génère des traces d'exécution pour repérer les instructions que l'analyse statique aurait loupées. Voilà, ce que je veux vous dire c'est que c'est pas juste un traducteur tout bête. Y'a vraiment tout un pipeline de tests derrière pour assurer le meilleur portage possible.

Si vous avez suivi les autres projets autour de la portable de Nintendo, comme le GB Interceptor qui espionne le bus mémoire avec un adaptateur USB ou le Game Bub et son FPGA Xilinx, GB Recompiled choisit plutôt l'angle purement logiciel. Là où le FPGA reproduit les circuits et l'émulateur simule le CPU, la recompilation traduit le code source. Ce sont 3 philosophies différentes mais qui ont un seul et même objectif : Faire en sorte que ces jeux ne crèvent pas avec leurs cartouches en plastique gris.

Pour tester chez vous, c'est du classique : un petit terminal, un petit git clone, un cmake, un ninja, et vous passez votre fichier .gb au recompilateur.

git clone https://github.com/arcanite24/gb-recompiled.git
cd gb-recompiled
cmake -G Ninja -B build .
ninja -C build

# Générer le code C depuis la ROM
./build/bin/gbrecomp path/to/game.gb -o output/game

# Compiler la nouvelle version en C
cmake -G Ninja -S output/game -B output/game/build
ninja -C output/game/build

# Optionnel: Baisser ou augmenter le niveau d'optimisation
cmake -S output/game -B output/game/build -DGBRECOMP_GENERATED_OPT_LEVEL=2

# Et on lance !
./output/game/build/game

Voilà comment avec juste quelques commandes, votre bonne vieille cartouche GB peut enfin tourner nativement sur votre laptop. Notez que le support Game Boy Color est dans les tuyaux, ainsi qu'un build Android.

Le projet est franchement actif et ça sent très bon pour la suite !

La Xbox One enfin hackée après 12 ans d'invincibilité

La Xbox One n'a jamais été hackée ! Eh oui, depuis 2013, la console de Microsoft narguait la communauté du reverse engineering pendant que les PlayStation, les Switch et autres 3DS tombaient les unes après les autres. Microsoft la décrivait même comme "le produit le plus sécurisé jamais créé" mdrrrr.

Bon bah c'est fini comme vous vous en doutez car à la conférence RE//verse 2026 à Orlando, Markus "doom" Gaasedelen a réussi à exécuter du code arbitraire sur le boot ROM de la console, autrement dit c'est un hack hardware impossible à corriger.

Du coup, comment on casse un truc réputé incassable ?

Eh bien toute la sécurité de la Xbox One repose sur un minuscule processeur ARM Cortex R4, le Platform Security Processor (PSP), planqué dans un coin du SoC AMD.

Ce PSP contient un boot ROM gravé directement dans le silicium... et c'est le seul composant que Microsoft ne peut pas mettre à jour. L'architecte de la sécu Xbox, Tony Chen, l'avait dit lui-même en 2019 : "le seul bug logiciel dont on ne peut pas se remettre, c'est un bug dans le boot ROM".

Le die shot du SoC Xbox One. Le PSP est planqué tout en bas à droite.

Sauf que Markus n'a pas cherché de bug logiciel, parce y'en a pas. Le code du boot ROM est linéaire, hyper audité, sans la moindre faille. Du coup, il est passé par le hardware avec du voltage glitching.

Le principe c'est de faire s'effondrer brièvement le rail d'alimentation du processeur (en gros, on colle un MOSFET sur le rail et on tire la tension vers le bas pendant 100 à 200 nanosecondes) pour corrompre l'exécution d'une instruction. Et Microsoft avait quand même blindé le truc en prenant soin de ne pas mettre de pin reset accessible, pas d'UART, pas de JTAG, pas de post codes de diagnostic (désactivés par des fusibles), et surtout 37 stalls randomisés qui décalent le timing du boot à chaque démarrage. En gros, c'est comme essayer de crocheter une serrure dans le noir, avec des moufles, et la serrure qui change de position toutes les 2 secondes.

D'ailleurs, c'était la première fois que Markus faisait du glitching de sa vie. Au début, il a galéré sur le mauvais rail d'alimentation (la tension 1.8V, finalement un cul-de-sac) avant de trouver le bon (le North Bridge core). Et là, en balançant ses impulsions de voltage au bon moment, il a réussi à activer les post codes que Microsoft avait désactivés par fusibles. Premier signe que la bête était vulnérable !!!!

Le setup de glitching : oscilloscope, carte mère Xbox One et fils partout.

Ensuite, il a ciblé les opérations memcopy du boot ROM, là où les données contrôlées par l'attaquant transitent dans les registres du processeur. Un glitch bien placé pendant un memcopy, et hop, le pointeur d'instruction du processeur part n'importe où. Résultat : 0x41414141 qui sort sur le bus I2C, la preuve qu'on contrôle l'exécution du boot ROM !

Bon par contre, il était enfermé dans un "user jail", une sandbox ARM avec seulement quelques Ko de code accessible. Et c'est pas si simple d'en sortir.

0x41414141 sur le bus I2C. ROP'd OUT MY POST CODE !

Et là, coup de génie du mec : un double glitch sur le même boot.

Le premier casse la boucle d'initialisation du MPU (la protection mémoire ARM, les 12 régions qui créent les jails), le second hijack le pointeur d'instruction pendant le memcopy.

Combiner les deux sur un seul démarrage, c'est du genre 1 chance sur 100 par glitch, soit environ 1 sur 10 000 pour le combo donc autant dire qu'il faut laisser tourner la machine des centaines de milliers de fois. Mais ça marche !! Avec le MPU désactivé et le pointeur d'instruction sous son contrôle, Markus obtient alors l'exécution de code en mode superviseur, avant même que le boot ROM n'ait vérifié les signatures ou déchiffré quoi que ce soit.

Bingo !! Et les conséquences sont radicales puisque grâce à ce hack, il peut maintenant déchiffrer tous les jeux, les firmwares et les mises à jour passés, présents et futurs.

Il peut aussi dé-pairer les NAND et lecteurs optiques pour la réparation. Et comme c'est gravé dans le silicium, c'est impatchable, comme le Reset Glitch Hack de la 360 à l'époque. Pour l'instant, ça concerne uniquement le modèle Xbox One Fat de 2013.

Ah et petit détail croustillant.... Microsoft avait prévu des moniteurs anti-glitch dans le SoC pour détecter les perturbations de voltage, mais sur les premières révisions ils n'arrivaient pas à les stabiliser, du coup ils les ont désactivés par fusibles. Pas de bol. Après sur les modèles suivants (One S, One X) ils sont activés, mais Markus pense que ses techniques pourraient quand même être adaptées.

Le boot flow du PSP. Le hijack se produit à l'étape 4, avant toute vérification crypto.

Le plus dingue c'est que le hack en version finale ne nécessite que 3 fils soudés sur la carte mère ! Tout le reste, les dizaines de sondes à crochet, l'oscilloscope 4 voies, l'analyseur logique branché sur le bus I2C et les GPIO, c'était juste pour comprendre ce qui se passait.

Et le fait qu'il ait construit un émulateur du boot ROM avec l'aide de l'IA pour étudier le comportement du processeur, je trouve ça encore plus incroyable !

Bref, je vous laisse avec la conf en intégralité pour les plus motivés :

Et voilà comment 12 ans de "IMPOSSIBLE À PIRATER" se termine avec 3 fils soudés et 2 glitches bien placés. Pas mal !

Bravo Markus !

Microsoft va bientôt transformer votre PC Windows 11 en console Xbox

Microsoft a profité de la GDC 2026 pour annoncer l'arrivée du Xbox Mode sur tous les PC sous Windows 11 dès le mois d'avril. L'interface plein écran, pensée pour la manette, était jusqu'à présent réservée aux consoles portables ASUS ROG Xbox Ally.

Une interface console sur n'importe quel PC

Le Xbox Mode, c'est l'interface plein écran que les possesseurs (dont je suis) de ROG Xbox Ally et Ally X connaissent déjà. Un environnement épuré, optimisé pour la navigation à la manette, qui donne accès à toute votre bibliothèque de jeux sans passer par le bureau Windows. Vous lancez le mode, vous jouez, et vous pouvez revenir au bureau classique à tout moment.

Microsoft l'étend donc à tous les appareils sous Windows 11 : PC fixes, portables et tablettes. Le déploiement commence en avril dans certains marchés, avant une extension progressive au reste du monde.

Côté entreprise, le mode est disponible sur Windows 11 Pro mais désactivé par défaut sur les machines connectées à un réseau d'entreprise, avec la possibilité pour les administrateurs IT de le bloquer, parce qu’il ne faut pas déconner quand même bande de feignasses, on n'est pas là pour rigoler.

Le message aux développeurs est clair

Le vice-président Xbox Jason Ronald a été direct : pour développer pour Xbox à l'avenir, il faudra développer pour PC. Microsoft pousse le GDK unifié, son kit de développement qui permet de créer un jeu une seule fois et de le faire tourner sur PC et sur console.

Le catalogue Xbox Play Anywhere compte désormais plus de 1 500 jeux et 500 studios partenaires, et la progression se synchronise entre les appareils.

Et puis il y a Project Helix, la prochaine console Xbox. Asha Sharma, la patronne de la division, a confirmé qu'elle jouera à la fois aux jeux console et aux jeux PC. Les kits de développement alpha partiront chez les studios en 2027, ce qui repousse une sortie grand public à 2028 au plus tôt.

Un PC qui fait console, ou une console qui fait PC ?

La vraie question derrière tout ça, c'est la fusion entre PC et Xbox. Microsoft ne veut plus que les joueurs choisissent entre les deux, et le Xbox Mode est le premier morceau visible de cette stratégie.

Sur le papier, pouvoir basculer entre Windows et une interface console avec un bouton, c'est exactement ce que les possesseurs de PC portables gaming et de handhelds demandaient. Reste à voir si l'interface sera aussi fluide sur un PC classique que sur un Ally X conçu pour.

Cette annonce est clairement un gros coup de la part de Microsoft. Transformer n'importe quel PC Windows 11 en quasi-console Xbox, c'est malin, et ça répond à un vrai besoin pour tous ceux qui branchent une manette sur leur portable. Le fait que Play Anywhere dépasse les 1 500 jeux est aussi un bon signal.

Sources : Windows Central , WCC Tech

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