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GNU TeXmacs - Écrivez vos équations comme dans Word

Ah, LaTeX...

Si vous avez un jour essayé de poser 3 équations dans un document sérieux, vous voyez le genre de galère que c'est. Le rendu est magnifique, les maths sont propres, mais faut d'abord digérer son langage de markup avant de réussir à imprimer la moindre intégrale. Heureusement, c'est là qu'arrive GNU TeXmacs , un éditeur scientifique libre qui fait pareil mais en WYSIWYG.

Ça tourne sur Linux, macOS et même des OS du passé comme Windows ^^ et ça devrait ravir étudiants en sciences, thésards, chercheurs, enseignants, ou autres curieux qui veulent voir à quoi ressemble un éditeur scientifique vraiment libre. Faut vous imaginer un Google Docs avec un mode maths natif, dans lequel vous tapez directement votre équation comme dans un bon vieux Word avec du gras (c'est bon le gras ^^ !), de l'italique, des fractions, ou encore des racines carrées que vous pouvez faire à la souris ou via des raccourcis clavier. Et le moteur vous sort alors une typographie de niveau publication académique. Comme ça, pas besoin de "recompiler" votre document à chaque correction car tout s'affiche en direct !

Une formule rendue directement dans l'éditeur, sans recompilation

Le truc qu'il faut comprendre, c'est que TeXmacs n'est PAS un frontend graphique pour LaTeX. C'est un moteur de typographie complètement indépendant, qui s'inspire des idées de TeX sans en recycler le code. Vous pouvez donc exporter vers du .tex si un collègue en a besoin, mais ce n'est pas ce qui tourne sous le capot pendant que vous écrivez.

L'autre truc sympa, c'est que TeXmacs sert aussi d'interface pour de nombreux systèmes de calcul formel libres tels que Maxima, Sage, Pari ou Axiom qui peuvent balancer leurs résultats directement dans votre document, formatés proprement. R et Octave sont aussi de la partie pour le côté stats et numérique.

TeXmacs servant d'interface à un système de calcul formel, le résultat tombe déjà formaté

Derrière le projet, y'a Joris van der Hoeven, un mathématicien néerlandais et Directeur de recherche au CNRS. Il bosse sur TeXmacs depuis la fin des années 90, et maintient en parallèle Mathemagix, un système de calcul formel libre qui se marie forcément bien avec. Le projet est sous licence GPL et fait partie du projet GNU . Ce n'est donc pas un truc vibe codé en un weekend just 4 fun !

TeXmacs reste quand même un logiciel de niche. Et gaffe en particulier à l'import depuis LaTeX, qui laissera tomber les fichiers de style custom et ne gèrera qu'un sous-ensemble du langage. L'interface a aussi un côté très années 2000 assumé, et la communauté est plus petite que celle de LaTeX.

Mais peu importe, moi ce qui me plaît dans la démarche, c'est cette indépendance assumée vis à vis de TeX avec un moteur refait à zéro et pas une surcouche contraignant comme LyX. Alors oui forcément, on perd un peu de compatibilité mais ça rend tellement service que c'est pas très grave.

Voili voilou, si vous êtes amateur de maths et de formules ou que vous voulez voir à quoi ressemble un éditeur scientifique vraiment WYSIWYG, ça vaut son petit téléchargement. Puis c'est gratuit alors foncez !

These Steel Chairs Are Too Big to Sit In: Walk Through Them Instead

Most public art earns its place on a pedestal and stays there. It asks you to look, maybe photograph it, and walk away. The relationship between viewer and work rarely extends beyond that brief transaction. That’s been the convention for a long time, but there’s a growing push for installations that don’t just occupy public space but actually do something within it.

Michael Jantzen has been exploring that tension for years. His Moving Furniture series applies a simple idea to ordinary chairs and tables: take each object’s form and repeat it in progressive intervals as if capturing it mid-movement, then connect those moments into a single piece. The result is something you can still sit in or set a drink on, even if it no longer looks quite built for that.

Designer: Michael Jantzen

Monumental Moving Furniture takes that same concept into architectural territory. Built from painted steel, the series consists of abstracted chair and table forms, each generated by moving the original object through space and time and locking its path into a chain of connected segments. At this scale, what started as a reference to everyday objects feels closer to a building than a piece of furniture.

The method behind each piece is consistent. A chair or table is set in motion through space and time, with each interval frozen and joined to the next. Some pieces move only part of the original form; others shift the whole thing. The result is a structure that stops belonging to any single discipline and starts reading as furniture, sculpture, and architecture at once.

Despite being too large to sit in, these sculptures aren’t purely decorative. Each is large enough to walk under and through, giving it a practical function as a pavilion and shelter. That’s not something most public art can claim. Instead of asking people to observe from a polite distance, these structures pull you in, turning a passive encounter into something more physical and immediate.

The series covers both chair forms and table forms, each treated with the same sequential abstraction. Individual pieces have also been grouped into configurations that suggest more complex structures, as if each were a building block for something larger. Painted in vivid, solid colors like white, orange, and yellow, each structure commands attention from a distance and rewards a closer look once you’re standing beneath it.

Public spaces deserve more than objects to look at. They deserve things to experience. Monumental Moving Furniture earns its place on both counts, offering structures large enough to shelter visitors while giving them something genuinely puzzling to engage with. These forms don’t demand reverence. They invite curiosity, exploration, and the kind of slow, circling attention that good public space has always been designed to encourage.

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NTSYNC - Wine 11 booste les jeux Linux de 678%

Dirt 3 qui passe de 110 à 860 FPS sous nunux, non, j'ai pas fumé la moquette ! En fait c'est surtout grâce au fameux module de synchronisation kernel NTSYNC promis avec Wine 11 qui est enfin dispo dans certaines distros. Et la bonne nouvelle c'est que les premiers benchmarks développeurs viennent de tomber, donc on va regarder ça ensemble !

Concrètement, Fedora 42, Ubuntu 25.04 et SteamOS 3.7.20 beta embarquent maintenant le module par défaut avec le kernel 6.14. Du coup Resident Evil 2 bondit de 26 à 77 FPS, Call of Juarez grimpe de 99 à 224 FPS, et Tiny Tina's Wonderlands passe de 130 à 360. Et Call of Duty Black Ops est maintenant devenu... jouable ! Woohoo !

Alors attention, ces benchmarks comparent Wine vanilla (sans aucune optimisation) avec Wine + le module. Cela veut dire que si vous utilisiez déjà fsync via Proton ou Lutris, les gains seront moins spectaculaires. Après les jeux qui en profitent le plus sont ceux avec de grosses charges multi-thread où la synchronisation était vraiment le problèmo noméro uno.

Pour capter pourquoi cette news est un gros morceau, faut regarder un peu sous le capot. Au temps jadis, chaque fois qu'un jeu Windows devait coordonner ses threads (genre, attendre qu'une texture finisse de charger), Wine faisait des allers-retours avec wineserver... des milliers de fois par seconde. Du coup, on se tapait des micro-sacades et une cadence d'images pourrie.

Y'a eu des tentatives pour arranger ça. D'abord esync, puis fsync... ça améliorait les choses mais c'était du bricolage. Ça nécessitait des patchs kernel non-officiels que personne ne maintenait vraiment, et certains jeux gourmands faisaient carrément tout planter.

Mais tout cela c'est de l'histoire ancienne puisque NTSYNC, semble être enfin la bonne approche. Elizabeth Figura (CodeWeavers), la même dev qui avait pondu les solutions précédentes, a créé, cette fois, un vrai module intégré directement dans le noyau Linux. Comme ça, plus de bidouilles à la con et surtout plus d'approximations. Le noyau gère enfin la synchronisation lui-même, nativement, comme il aurait toujours dû le faire.

La stonksitude du barbu gamer est à son maaaax

Après des années de boulot et une présentation à la Linux Plumbers Conference 2023, le module a fini par être mergé dans le kernel mainline il y a peu. Ça marche donc "out of the box" et ça c'est plutôt chouette !

Et pour les possesseurs de Steam Deck, quand Valve rebasera Proton officiel sur Wine 11, tout le monde aura ça gratos !! En attendant, si vous êtes impatient, sachez que Proton-GE le supporte déjà ! Entre ça et le fait que 90% des jeux Windows tournent maintenant sous Linux , y'a clairement plus d'excuses pour rester sous Windows si c'est le gaming qui vous retenait, mes cocos !

Bref, c'est carrément la plus grosse avancée gaming Linux depuis Proton. Pas mal pour un module kernel bien velu quand même !

Source

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