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Higgsfield - Le Netflix de l'IA où 4 personnes remplacent tout un studio

100 millions de dollars, c'est ce que coûterait normalement la production d'un pilote de qualité ciné, d'après Higgsfield, une boite basée à San Francisco et fondée par Alex Mashrabov.

Et eux, ils l'ont fait en 4 jours avec une équipe de 4 personnes et quelques GPU. Bienvenue dans l'ère du streaming généré par IA !

La plateforme vient en effat de lancer ses Original Series , une sorte de Netflix où tout le catalogue est généré par IA. On y trouve 13 séries dispo (sci-fi, thriller, anime, comédie...) avec des titres comme Arena Zero, Spit & Glow ou encore Tails of Steel, plus 6 autres en préparation. Et tout ça, des dialogues aux effets visuels en passant par le doublage, est généré par intelligence artificielle (même si évidemment, y'a des humains derrière pour le scénario, le prompting et le montage).

Mais le truc fou je trouve, c'est le modèle communautaire. En fait, Higgsfield a organisé un concours qui a attiré plus de 8 700 créateurs venus de plus de 100 pays, comme ça plutôt que de produire en interne, ils laissent la communauté proposer des teasers. Les spectateurs votent alors pour ceux qu'ils préfèrent, et les gagnants se retrouvent à produire des séries complètes avec l'équipe.

Cela veut dire que n'importe qui avec une bonne idée et un bon sens du prompt peut devenir "réalisateur"... sans jamais toucher une caméra ni un plateau de tournage.

Côté boîte à outils, la plateforme ne fait pas les choses à moitié. Y'a le Cinema Studio 2.5 pour la génération vidéo , et la plateforme intègre des modèles tiers comme Kling 3.0 (vidéos de 15 secondes avec personnages cohérents), Sora 2 , Veo 3.1, et même du clonage vocal via ElevenLabs. Pour l'image, y'a Nano Banana Pro (oui, c'est le vrai nom) qui sort du 4K, et plus de 100 apps prêtes à l'emploi pour le face swap, les VFX ou la création de contenu commercial.

Par contre, tout ça repose sur des modèles tiers... donc le jour où OpenAI ou Google changent les conditions liées à leurs API, ça peut les secouer un peu.

Maintenant pour ceux qui se demandent si c'est gratuit, oui, y'a un tier free avec des crédits quotidiens via l'app mobile Diffuse. Sauf que les crédits partent trèèès vite, car générer une vidéo de 15 secondes en 4K, ça consomme pas mal de compute. Pour les gros volumes, faudra donc passer à la caisse.

Alors c'est pas encore 100% nickel mais j'ai été vraiment bluffé par cet épisode par exemple :

C'est vrai que le lipsync n'est pas toujours perfecto, que les mains font parfois n'importe quoi, et que la continuité entre les plans n'est pas toujours raccord.

Mais le concept est dingue quand même car là où il fallait un studio avec des centaines de techniciens, des caméras RED à 50 000 balles et des mois de post-production, y'a maintenant un pipeline automatisé qui prend un scénario et crache un épisode complet. Et le fait que les créateurs viennent du monde entier, sans formation ciné, ça change tout en terme de scénario et de diversité de contenus !

Donc, si vous voulez voir à quoi ressemble le cinéma actuel quand c'est l'IA qui tient la caméra, allez jeter un œil. C'est encore un peu brouillon mais ça progresse très vite (trop ?), je trouve...

ChatGPT leur a coûté 200 000 dollars, ils ont créé leur propre IA pour corriger le tir

Une startup spécialisée dans le dessalement de l'eau a perdu 200 000 dollars et quatre mois de recherche après avoir fait confiance à ChatGPT et Grok pour un choix de matériaux. Du coup, l'équipe a développé Rozum, un moteur de raisonnement qui fait tourner plusieurs modèles d'IA en parallèle et vérifie leurs réponses avant de les livrer.

Une erreur qui a fait très mal

L'histoire commence chez Waterline Development, une entreprise californienne qui travaille sur la désalinisation de l'eau. L'équipe devait choisir entre deux types d'électrodes en carbone pour son procédé. Elle a demandé à ChatGPT et à Grok de l'aider à trancher. Les deux modèles ont recommandé le tissu de carbone. Sauf que ce choix était le mauvais : mauvaise conductivité, problèmes de rétention d'eau, durabilité insuffisante. Derek Bednarski, le fondateur (passé par Tesla pendant huit ans), résume la situation : les modèles se sont trompés avec aplomb, et ça leur a coûté quatre mois et 200 000 dollars.

Et voilà que l'équipe a décidé de construire son propre outil. En janvier 2026, le projet est devenu une entreprise à part entière : Rozum Corporation, basée à San Mateo en Californie. Le nom vient du slave, il veut dire "raison".

Comment ça fonctionne

Rozum fait tourner plusieurs modèles d'IA en même temps sur une même question. Chaque réponse passe ensuite par un système de vérification qui utilise des outils déterministes : exécution de code, outils de chimie comme RDKit, mathématiques symboliques. Le système détecte les erreurs, les hallucinations, les calculs faux et les citations inventées.

Sur un test de 1 000 questions de niveau doctorat, cette vérification a signalé des affirmations non fondées dans 76,2 % des réponses des modèles. Et 21,3 % des sources citées par ces modèles n'existaient tout simplement pas. Sur le test de référence Humanity's Last Exam, Rozum affiche 65,7 % de bonnes réponses, soit 7 points de plus que le meilleur score connu publiquement.

Pas pour tout le monde

Le service est accessible sur liste d'attente. Il coûte plus cher qu'un modèle classique et prend beaucoup plus de temps, de quelques minutes à plusieurs heures par requête. Rozum ne vise pas le grand public. La cible, ce sont les ingénieurs, les chercheurs et les analystes qui prennent des décisions où chaque erreur coûte des millions.

Sur le papier, c'est malin. Quand on sait que trois quarts des réponses des meilleurs modèles contiennent des affirmations non vérifiées, on comprend que certains secteurs ne puissent pas se contenter d'un ChatGPT brut. Bon par contre, un outil qui met des heures à répondre et qui coûte plus cher, ça limite forcément l'usage au quotidien. On est clairement sur un produit de niche, pour ceux qui investissent des millions sur une analyse technique. Pour le commun des mortels qui demande une recette de gâteau à ChatGPT, on est tranquilles, a minima.

Source : Globenewswire

1dex - Toutes les données d'un quartier en un clic

Quentin, fidèle lecteur de Korben, développe en solo depuis presque un an un outil qui va parler à tous ceux qui cherchent un appart ou une maison et qui en ont marre de jongler entre quinze onglets pour avoir une vision claire d'un quartier.

1dex.fr c'est une plateforme qui agrège un paquet de données géographiques et immobilières sur n'importe quelle adresse en France. Prix de vente au m², transactions DVF, permis de construire, qualité de l'eau, pollution de l'air, travaux à proximité, écoles... Le tout sur une interface cartographique plutôt bien foutue.

Concrètement, vous entrez une adresse, vous cliquez sur "Analyser cette zone" et hop, la carte se remplit de données. On peut alors visualiser les parcelles alentours, voir les dernières ventes, repérer les chantiers en cours, et même afficher les immeubles avec syndic de copropriété. Y'a même un système de calques pour switcher entre fond de carte classique, vue satellite ou mode sombre.

Perso j'aime bien ce genre d'outil qui met la data à portée de main sans avoir besoin de fouiller data.gouv.fr pendant des heures.

Son modèle est freemium mais rassurez-vous, l'essentiel est gratuit avec une limite journalière d'analyses. Si vous dépassez, soit vous revenez le lendemain, soit vous passez à la caisse pour un accès intensif. Quentin bosse aussi sur une API pour les pros et une extension navigateur qui ajoutera les données 1dex directement sur les annonces immo. Pas mal pour éviter les mauvaises surprises avant même de visiter !

Voilà si vous êtes en recherche de logement ou juste curieux de savoir ce qui se passe autour de chez vous, ça vaut le coup d'œil -> 1dex.fr

Et bravo à Quentin !

L'Allemagne transforme des cafards en espions cyborgs

Vous pensiez que les cafards servaient juste à vous faire flipper quand vous allumez la lumière de la cuisine de votre Airbnb à 3h du mat (Oui c'est une histoire vraie que j'ai vécue) ?

Hé bien une startup allemande a décidé de leur donner une seconde vie un peu plus... stratégique. SWARM Biotactics , fondée en 2024 et basée à Kassel, développe des cafards de Madagascar équipés de mini sacs à dos bourrés d'électronique pour des missions de reconnaissance militaire.

Le concept c'est assez dingue quand on y pense car ces cafards siffleurs de Madagascar (les gros qui font du bruit, vous voyez le genre...) sont équipés de petits sacs à dos de 15 grammes contenant des caméras, des microphones, un radar Doppler et des modules de communication sécurisés. L'objectif c'est de descendre à 10 grammes pour optimiser leur mobilité, mais ces bestioles peuvent déjà transporter une charge utile significative.

Y'avait exactement ça dans le film Le Cinquième Élément, j'sais pas si vous vous souvenez.

Et le truc encore plus fou c'est leur système de contrôle. Des électrodes sont fixées sur les antennes du cafard pour stimuler sa navigation naturelle. En gros, quand on active l'électrode gauche, le cafard pense qu'il y a un obstacle de ce côté et tourne à droite. C'est Dora l’exploratrice version télécommandée, le bordel.

Alors pourquoi des cafards plutôt que des drones classiques ou des petits vieux trépanés ? Hé bien parce que ces petites bêtes sont quasi indestructibles. Elles résistent à la chaleur, aux produits chimiques, aux radiations, et peuvent se faufiler dans des endroits où aucun robot ne pourrait passer. Que ce soit des décombres après un tremblement de terre, des zones contaminées, des bâtiments effondrés... Tout comme BHL, le cafard s'en fout, il passe.

Et la startup ne compte pas s'arrêter au contrôle individuel. Elle développe des algorithmes pour coordonner des essaims entiers de cafards cyborgs de manière autonome. Ça représente des dizaines, voire de centaines d'insectes opérant ensemble, du coup ça ressemble de plus en plus à un épisode de Black Mirror, mais c'est bien réel.

SWARM travaille déjà avec la Bundeswehr, l'armée allemande, pour tester ses cafards sur le terrain. Et c'est vrai que contexte géopolitique aide pas mal car avec la guerre en Ukraine, l'Allemagne repense sérieusement sa défense et s'intéresse à ce genre de technologies alternatives. En juin, la startup a levé 10 millions d'euros en seed, portant son financement total à 13 millions d'euros.

Pour l'instant, SWARM se concentre donc sur la défense et la reconnaissance donc pas question de transformer les cafards en kamikazes avec des explosifs, même si Wilhelm reconnaît que les applications pourraient évoluer "légalement" à l'avenir. Et au-delà du militaire, il voit aussi un potentiel pour les opérations de sauvetage, comme envoyer des cafards dans des bâtiments effondrés pour localiser des survivants.

Voilà, les premiers déploiements opérationnels à grande échelle sont prévus pour dans 18 à 24 mois alors d'ici là, si vous croisez un cafard avec un truc bizarre sur le dos, c'est peut-être pas une bonne idée de l'écraser...

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La montre Pebble est de retour - Mais ça part en vrille

Je ne suis pas très montre. Je n’en porte pas, je n’en possède pas… Ce temps qui passe c’est l’angoisse mais je me souviens très bien des montres Pebble qui avec leur écran e-ink tenaient des semaines sur une charge et qui ont carrément démocratisé le concept de smartwatch grand public dès 2012.

Hé bien good news, le fondateur Eric Migicovsky a décidé de les ressusciter sauf que c’est en train de tourner au vinaigre avec les bénévoles qui ont maintenu l’écosystème durant 9 ans.

Pour ceux qui ont raté tout le feuilleton, après la faillite de Pebble en 2016 et le rachat par Fitbit (puis Google), une communauté de passionnés appelée Rebble s’est formée pour sauver les meubles. Ils ont récupéré les données de l’App Store, monté une infrastructure de serveurs, financé des développements… Bref, ils ont maintenu en vie un écosystème que tout le monde avait abandonné.

Puis en janvier 2025, Google a ouvert le code source de PebbleOS et Migicovsky a sauté sur l’occasion et a lancé sa boîte Core Devices en mars pour vendre de nouvelles montres Pebble : La Pebble 2 Duo à 149$ et la Pebble Time 2 à 225$. D’ailleurs, 70% des premières unités ont déjà été livrées. Bref, jusque là, tout va bien.

Sauf que Rebble accuse maintenant Core Devices de piller leur travail sans compensation. Selon ce qu’ils racontent leur blog , Migicovsky aurait “scrapé leurs serveurs” le jour même où il devait les rencontrer pour discuter partenariat. Rebble affirme avoir investi des centaines de milliers de dollars pour maintenir l’App Store et les services backend… et Core voudrait un accès illimité à tout ça pour potentiellement créer un App Store concurrent propriétaire.

La bibliothèque mobile libpebble3 utilisée par l’app Core Devices s’appuie notamment sur du code que Rebble a financé via son programme de subventions. Et c’est pareil pour le portage Bluetooth open source vers PebbleOS puisque c’est Rebble qui a payé les devs. Et bien sûr quand ils demandent un engagement écrit que Core ne créera pas un store concurrent… C’est silence radio.

Migicovsky a ensuite répondu sur son blog perso histoire de se justifier. Il nie tout vol et affirme que 90% du code de libpebble3 a été écrit par Core Devices, et pas par la communauté. Et pour le scraping, il explique qu’il construisait juste une petite webapp pour afficher ses watchfaces préférées et que ça n’a rien téléchargé de substantiel.

Et il contre-attaque en accusant Rebble de vouloir créer un pré-carré bien verrouillé emprisonnant les 13 000 et quelques applications que des développeurs indépendants ont créées. Rebble revendiquerait 100% des données de l’App Store alors qu’ils ne sont que l’hébergeur…

Alors qui croire ? Difficile à dire mais la bonne nouvelle c’est que Core Devices a ouvert les schémas électriques et mécaniques de la Pebble 2 Duo sur GitHub et bientôt, l’installation d’apps se fera via un système de feeds multiples, un peu comme les gestionnaires de paquets open source. Chacun pourra alors choisir son store.

Reste à savoir si les deux camps arriveront à s’entendre puisque Rebble a apparemment fait marche arrière sur certaines revendications, notamment sur la propriété du contenu hébergé. Mais le climat de confiance est sérieusement entamé et pour la communauté qui a bossé durement et gratos pendant 9 ans pour sauver tout écosystème… c’est sûr que ça fait mal de voir le fondateur original débarquer et se servir OKLM.

Après pour ceux d’entre vous qui ont une Pebble ou qui lorgnent sur les nouvelles, surveillez le subreddit r/pebble et le Discord Rebble car c’est là que tout ça se passe.

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Oboe - Une plateforme d'apprentissage par IA qui vous génère un cours en quelques secondes

Vous vous souvenez d’Anchor, cette plateforme qui avait permis de simplifier la création de podcasts avant de se faire racheter par Spotify pour 150 millions de dollars ? Eh bien ses créateurs, Nir Zicherman et Michael Mignano, sont de retour avec un nouveau projet qui pourrait bien changer l’apprentissage en ligne. Leur nouvelle création s’appelle Oboe et permet de créer des cours éducatifs personnalisés en quelques secondes grâce à l’IA.

Une fois sur Oboe, vous tapez un prompt du genre “Histoire de l’IA”, “Comment réaliser des pâtisseries” ou même “Préparer mon déménagement au Japon” et hop, Oboe vous génère instantanément un cours complet adapté à vos besoins. C’est le premier outil d’apprentissage généralisé par IA qui permet vraiment de créer des formations sur n’importe quel sujet, d’une manière plus personnalisée et efficace que tout ce qui existe aujourd’hui.

Mon cours sur les échecs

Ce qui rend Oboe vraiment intéressant, c’est son architecture multi-agents développée from scratch. Sur TechCrunch , Zicherman explique que leur système fait tourner plusieurs agents IA en parallèle qui s’occupent de tout : développer l’architecture du cours, vérifier les informations de base, écrire le script pour les podcasts, récupérer des images pertinentes sur Internet et même auditer le contenu pour garantir sa qualité et son exactitude. Tout ça en quelques secondes chrono.

Au lancement, Oboe propose déjà 9 formats de cours différents ( Cours classique, épisode de podcast, points clés à retenir, livre audio, FAQ, flashcards, quiz, etc…) capables de couvrir des domaines aussi variés que les sciences, l’histoire, les langues étrangères, l’actualité, la pop culture ou même la préparation aux changements de vie selon ce que vous lui demandez. Chaque cours combine du texte, des visuels, des conférences audio, des quiz interactifs et même des jeux. Vous avez deux modes audio disponibles : un format de conférence traditionnelle ou une expérience plus conversationnelle façon podcast, un peu comme NotebookLM de Google.

Le nom “Oboe” n’a pas été choisi au hasard. Il s’inspire de la racine du mot japonais qui signifie “apprendre”. Une jolie référence qui colle parfaitement à leur mission de rendre l’humanité plus intelligente. Encore faudrait-il qu’elle souhaite “apprendre”, cette humanité…

Niveau business model, Oboe adopte une approche freemium assez classique. Vous pouvez créer jusqu’à 2 cours par mois et si vous voulez aller plus loin, deux forfaits payants sont disponibles : Oboe Plus à 12$/mois pour 30 cours supplémentaires et Oboe Pro à 32$/mois pour 100 cours.

Au lieu d’avoir des cours statiques créés par des experts et consommés passivement, Oboe permet à chacun de générer instantanément du contenu éducatif ultra-personnalisé, comme un prof particulier capable de créer un programme sur mesure en temps réel, quel que soit le sujet qui vous intéresse.

Perso, j’ai testé et j’ai trouvé les 2 formations que ça m’a généré de très bonne qualité. Et si vous creusez un peu sur Google, vous pouvez aussi trouver certains cours générés par d’autres utilisateurs : inurl:https://oboe.fyi/courses/

Quand on voit la qualité de ce que peuvent générer les IA aujourd’hui, l’idée d’avoir une plateforme capable de créer des cours complets et structurés en quelques secondes, c’est assez cool, surtout avec leur système multi-agents qui vérifie la qualité et l’exactitude des informations. Ça pourrait vraiment changer les choses dont on apprend de nouvelles compétences ou dont on explore de nouveaux sujets.

Reste maintenant à voir si Oboe réussira à s’imposer face aux géants de l’éducation en ligne mais avec l’expérience des fondateurs, ils ont clairement quelques atouts dans leur manche.

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