Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

La loi de l'attraction prouvée scientifiquement ?

Vous avez déjà accroché avec quelqu'un en trois secondes ? Détesté une tête au premier regard, sans savoir pourquoi ? Eh bien, d'après le site Popular Mechanics ce serait grâce aux champs électromagnétiques. Derrière l'étude qu'ils relaient, il y a l'anesthésiste Marco Cavaglià et Tommaso Firaux, épaulés par le biophysicien Jack Tuszynski et leur équipe du Politecnico de Turin qui nous parlent d'une espèce de forme invisible qui nous brancherait sur l'esprit des autres comme une antenne radio qui capterait une station.

Mais avant de ranger cette découverte au rayon bougies parfumées et loi de l'attraction, je vous propose qu'on démêle tout ça, parce que dans cet article, il y a du vrai et du n'importe quoi.

Commençons par ce qui tient debout. Votre cerveau produit bel et bien un champ électromagnétique. Ça se passe dans nos neurones qui sont en permanence traversés par un courant. Et comme ils sont des milliards et font ça en rythme, ça génère un champ parfaitement mesurable.

Pas besoin de me croire sur parole, hein, c'est exactement ce que montrent un EEG ou un MEG dans n'importe quel hôpital. On sait aussi mesurer un truc qui a un nom, la synchronisation inter-cerveaux. Mettez deux personnes dans une expérience de hyperscanning , et pendant un moment partagé, une conversation, un concert, leurs activités cérébrales se calent l'une sur l'autre. Ça, c'est mesuré, publié, réfutable (oui, réfutable, c'est le principe de la science. Tout peut à tout moment être remis en question si on fait de nouvelles découvertes et c'est parfaitement sain).

Rien de magique là-dedans, donc.

Et c'est toute la différence avec la loi de l'attraction et sa clique de cristaux de guérison. Le discours New Age vous dit de "vibrer positif" pour que l'univers vous livre une Ferrari. Aucun mécanisme, aucune mesure, rien à réfuter, juste une "ambiance", une vibe magique qu'on ressent ou qu'on transmet à l'univers. J'adore le concept, et peut-être que c'est vrai, mais pour le moment, il n'y a rien de prouvé scientifiquement là-dedans.

Alors que les champs électromagnétiques du cerveau, eux, c'est un courant physique, des machines qui le captent, et des prédictions qu'on peut tester et voir s'effondrer. Donc, d'un côté, on a de la physique sur laquelle on peut débattre à grands coups d'équations, et de l'autre, on a l'équivalent d'un horoscope. C'est le gouffre qui, par exemple, sépare décoder pour de vrai la parole intérieure d'un patient avec des électrodes et prétendre lire dans les pensées avec un pendule. Le MIT a même fabriqué un casque qui devine les mots que vous articulez en silence, rien qu'en lisant les signaux de vos muscles , toujours sans un gramme de sorcellerie.

Maintenant, il ne faut pas non plus jeter l'étude à la poubelle, parce que derrière le titre accrocheur de Popular Mechanics, il y a un vrai travail. Cavaglià, Firaux et Tuszynski ont publié leur cadre, baptisé EMI pour Énergie-Masse-Information, dans une vraie revue à comité de lecture, Biosystems. Et leur idée, c'est que pour eux, la conscience ne sortirait pas seulement du câblage entre vos neurones, mais d'un phénomène de champ. En gros, les membranes de vos cellules, l'eau et le liquide dans lequel trempe votre cerveau, formeraient un support capable de stocker l'information à la manière d'un hologramme, et c'est cet ensemble qui entrerait en résonance avec les champs électromagnétiques autour de lui, jusqu'à celui de la Terre. Notre expérience consciente serait la musique qui sort de cette résonance...

Alors est-ce que la loi de l'attraction est prouvée scientifiquement ? Difficile à dire, car peer-reviewed ne veut pas dire que c'est prouvé bien sûr.... ça veut juste dire "ça mérite qu'on en discute". Et entre "le cerveau émet un champ mesurable", qui est un fait, et "la conscience est une résonance holographique avec la planète", qui est leur thèse, il y a un saut spéculatif assez vertigineux. Leur modèle pioche dans la cohérence quantique, les vibrations de la Terre et la théorie des systèmes, mais pour l'instant aucune expérience ne vient le confirmer. Ce n'est donc pas (encore) une découverte...

En plus, il n'y a rien de nouveau là-dedans. Ça fait un quart de siècle que des chercheurs comme John Joe McFadden proposent une espèce de théorie de la conscience qui serait portée par le champ électromagnétique. Mais ça reste quand même une position ultra minoritaire dans le monde de la science. Et c'est assez facile à critiquer parce qu'un champ produit par un neurone est bien trop faible pour aller influencer ses voisins non connectés.

M'enfin, moi j'adore toutes ces histoires sur la conscience comme vous l'avez déjà vu avec l'IA soi-disant "qui souffre" , mais là, il faut bien sûr reconnaître que d'un côté, on a de la vraie science mesurable et de l'autre, du pipeau parfumé sauce magique (beau gosse ^^).

Source

Open OSCAR Server - Faites revivre AIM sur vos vieilles bécanes

Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner

Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuellement sur vos disques durs ou CD-Rom se connectent à un serveur qui n'existe plus.

Fin de l'histoire, normalement (?).

Bah pas vraiment car AIM tournait sur un protocole qui s'appelle OSCAR, et qui est le même que celui d'ICQ. Du coup, un développeur du nom de mk6i a réimplémenté ce truc en open source, baptisé Open OSCAR Server . En gros, vous faites tourner le serveur sur votre propre machine, vous dites à votre vieux client AIM d'aller taper là plutôt que chez AOL, et hop, vous revoilà en 2003. Veronica utilise ainsi AIM 5.1 sur ses bécanes, et elle héberge le sien sur un petit VPS Debian qui coûte trois francs six sous.

Alors pourquoi avoir fait ça ? Eh bien comme elle le dit elle-même, Discord commençait à la gonfler, et elle avait la nostalgie du lycée. Je vous traduis le passage, il est chouette car je m'y suis bien retrouvé : "Au lycée, la plupart de mes journées commençaient et finissaient par AIM. C'était avant que tout le monde ait des SMS (ou des téléphones portables). Tout, des projets de classe aux relations entières, se passait dans une fenêtre AIM."

Voilà. On a tous connu ça, certains avec MSN ou ICQ...

Ce qui me plaît là-dedans, c'est que ça remet surtout des vieilles machines au boulot. C'est la même énergie que NeoCities et son web fait à la main , sauf qu'ici c'est votre messagerie. Votre Windows 98 dans le placard peut ainsi redevenir utile (gaffe aux virus quand même) ! Vous montez le serveur, vous filez l'adresse à vos potes, et vous avez votre messagerie privée à vous. Pas de pub, et surtout aucun webdesigner coké pour vous chambouler toute l'interface un matin sans prévenir.

Après faut quand même savoir bricoler un minimum sous Linux mais avec son tuto, vous devriez vous en sortir. Bref, si ça vous tente, elle détaille toute la manip sur son blog.

Source

Contourner un géoblocage via VPN n'a rien d'illégal, dit la CJUE

En voilà une bonne nouvelle ! La Cour de justice de l'Union européenne vient de rendre un arrêt le 9 juillet dernier qui précise que contourner un géoblocage avec un VPN ne fait pas de vous un pirate.

Et croyez-moi, nos ayants droit préférés ne vont pas adorer.

En plus, toute cette affaire est un petit bijou de bizarrerie juridique. Les manuscrits d'Anne Frank sont protégés par le droit d'auteur aux Pays-Bas jusqu'en 2037, mais ils sont déjà tombés dans le domaine public dans plein d'autres pays européens, comme la Belgique par exemple. En septembre 2021, l'Anne Frank Stichting, la fondation d'Amsterdam qui gère la Maison d'Anne Frank, a mis en ligne gratuitement une édition scientifique des manuscrits, en néerlandais, avec un géoblocage pour couper l'accès depuis les pays où l'œuvre reste protégée.

Et c'est à ce moment-là, que l'Anne Frank Fonds, la fondation suisse qui détient les droits de l'œuvre, attaque car pour elle, un blocage qu'on peut déjouer avec un simple VPN ne protège rien du tout.

Alors comme c'était un peu compliqué, la Cour suprême des Pays-Bas a renvoyé la question à Luxembourg.

Et la réponse de la CJUE est claire comme de l'eau de roche : le géoblocage suffit. Tant qu'il est fait dans "l'état de l'art", c'est une mesure efficace, même si un VPN peut le contourner en deux clics. Le simple fait qu'on puisse passer outre ne transforme pas la mise en ligne en "communication au public" illicite.

Et voici le passage qui nous intéresse vraiment : le fournisseur de VPN n'est pas responsable. Il ne donne pas accès à l'œuvre et ne joue "aucun rôle indispensable" dans sa diffusion, écrit la Cour. Si un jour un géoblocage bâclé laisse fuiter une œuvre protégée, c'est celui qui l'a mise en ligne qui répond, pas le VPN qui a servi à sauter la barrière.

Attention quand même à ne pas sur-interpréter non plus... Cela ne veut pas dire que la Cour vous délivre un permis de pirater tranquille via VPN. Elle parle d'une œuvre déjà libre de droits quelque part, de la responsabilité de l'éditeur, et elle blanchit les fournisseurs de VPN au passage. Mais le message de fond c'est bien que le VPN reste un outil parfaitement légal , et pas un complice.

Sauf qu'en France, vu qu'on est des gros nuls, on fait tout l'inverse. Pendant que le Luxembourg range le VPN du côté des outils neutres, la justice française le traite comme un FAI qu'on réquisitionne. Canal+, qui tient les droits de la Premier League et du Top 14, a déjà fait condamner les cinq gros du secteur, NordVPN, ExpressVPN, CyberGhost, Proton et Surfshark, à bloquer les sites de streaming sportif pirate pour leurs abonnés français.

Proton s'est même retrouvé sommé de filtrer une trentaine de domaines fin janvier 2026, avec des ordonnances "dynamiques" que l'Arcom peut étendre à la volée. Je vous racontais déjà tout ça quand la France a commencé à ordonner aux VPN de bloquer ces sites .

Notez aussi que Proton, société suisse, avait justement annoncé vouloir porter la question du blocage des VPN devant la CJUE. L'arrêt Anne Frank tombe donc très bien car ça leur fait plus de munitions.

Reste maintenant LA vraie question : les injonctions françaises, fondées sur le Code du sport, tiendront-elles face à la jurisprudence de Luxembourg ? Vivement le prochain round ^^.

Rolls-Royce Firmament Concept Turns the Hood Into a Meteor Shower Chasing the Spirit of Ecstasy

Every shooting star you have ever wished on was actually dying. What looks like a streak of pure light tearing across the sky is a rock disintegrating, burning up in its final seconds, and yet we treat that death as a gift, a wish granted. Stars carry the same contradiction. The calcium in your bones and the iron in your blood were forged inside a star that had to die violently to scatter those elements across the universe. Creation and destruction run on the same fuel line, not as metaphor but as literal astrophysics. French design student Gaspard Deveugle built an entire Rolls-Royce concept around that exact paradox.

Called Firmament, the concept deletes the vertical Pantheon grille that has anchored every Rolls-Royce face for a century. A low, pointed nose takes its place, tapering to a blade like a ship’s hull. Streaks of light rain across the hood and glass roof, dense near the windshield and scattering into faint dust toward the tip, the way a meteor burns brightest right before it disappears. The pattern converges on the Spirit of Ecstasy, as if she is the one point catching everything falling from the sky. It is the loudest thing on the car, and everything else has been quieted to let it read clearly.

Designer: Gaspard Deveugle

Deveugle is a 3D design student based in Valenciennes, France, with internship experience across BMW, Kingfisher, and RealNum, and Firmament sits inside a portfolio built almost entirely on reinterpreting storied marques. He has rendered a Bentley Speed 8 tribute, sketched a Bugatti Type 52, built cafe racer studies off Harley Davidson and Moto Guzzi platforms, and designed a yacht concept called Arcane. Firmament arrives as an internship project rather than a factory commission, posted on Behance alongside a companion breakdown of the sketch and modeling process behind it. That distinction matters here. Nobody at Goodwood signed off on deleting the grille, which frees the concept to treat Rolls-Royce’s most sacred design element as raw material rather than untouchable heritage.

Rolls-Royce has already flirted with turning night sky into physical form, just never on the outside of the car. The Ghost introduced its fiber-optic Starlight headliner in 2014, a swath of black leather stitched with over a thousand tiny points of light, and Spectre pushed that further with more than five thousand illuminated points woven into the dashboard fascia. Both live entirely inside the cabin, visible only to whoever paid for the seat. Firmament takes that same instinct and turns it inside out, moving the starfield from the headliner to the hood where anyone on the street can see it. That single move reframes a private luxury detail as the entire visual identity of the car.

The mood board Deveugle built around the idea, titled Power of Duality, leans on real astrophysics rather than loose poetry. Stars manufacture heavy elements inside their cores through nucleosynthesis, then have to die violently to scatter that material across the universe, meaning creation and destruction share the same fuel line by necessity, not metaphor. His reference imagery pairs a comet’s frozen tail with a supernova’s radial burst and a single meteor reflected over open water, the visual grammar he then translated onto sheet metal. That grounding shows in how the streak pattern behaves on the car itself. It thickens where energy would concentrate and thins where it would dissipate, following a logic borrowed from physics rather than instinct.

The rest of the surfacing supports that reading without competing for attention. A raised black spine splits the rear deck into twin fenders that taper to points, a quiet nod to Rolls-Royce’s own boat-tail coachbuilding, though it plays a supporting role here rather than the headline. Dark, turbine bladed wheels replace the static hubcaps Rolls-Royce is known for, hardware that stays upright on its axle no matter how fast the wheel spins, trading serenity for something closer to a hypercar’s stance. There are no visible door handles or shutlines anywhere in the renders, just one continuous poured surface running from nose to tail. Every panel gap that would normally interrupt a Rolls-Royce silhouette has been resolved into a single, unbroken skin.

None of this is destined for Goodwood’s production line, and that is fine. Firmament works precisely because it is unburdened by the things a real Rolls-Royce has to solve, crash structures, pedestrian safety, a grille that still needs to cool something even on an EV. What it offers instead is a sharp piece of brand thinking from a student still building his portfolio, taking a hundred-year-old grille and a hood ornament everyone stopped truly looking at and making both feel dangerous again. Rolls-Royce spends real engineering effort making its cars feel weightless and silent. Deveugle’s answer is to make one look like it just survived a meteor storm, closer to what the Spirit of Ecstasy was always chasing.

The post Rolls-Royce Firmament Concept Turns the Hood Into a Meteor Shower Chasing the Spirit of Ecstasy first appeared on Yanko Design.

Health Apps Know You’re Stressed, HealingFit TWS Helps You Act on It

Health apps and wearables have become remarkably precise at reading the human body. They can tell you how restorative last night’s sleep was, how stressed your body was during a presentation, and whether your recovery is on track after a hard week. What most of them don’t do, at least not in any concrete way, is hand you a tool to act on what they’ve just told you.

That’s the gap MobiFren founder and CEO Juwon Heo set out to address with the HealingFit TWS, a true wireless earbud built to go beyond standard listening. It earned a CES 2026 Innovation Awards recognition in Headphones and Personal Audio, but the more compelling aspect isn’t the accolade. It’s the design thinking underneath it, and what that thinking could mean for the broader world of digital health.

Designer: Juwon Heo, Founder & CEO, MobiFren

Click Here to Buy Now: $169 $300 (44% off). Hurry, only 11/290 left! Raised over $67,000.

During normal use, HealingFit TWS functions as a premium pair of true wireless earbuds with Bluetooth 6.0, Hybrid ANC, and five tunable sound modes built on MobiFren’s own MSTS sound tuning system. The shift into wellness mode happens when you attach the Magnetic TES Link, a cable that snaps magnetically onto both earbuds. There’s no separate gadget involved, and no new category of hardware to carry.

TES, or Transcranial Electrical Stimulation, is a non-invasive approach widely studied in neuroscience. HealingFit TWS translates it into a controllable daily routine, running calibrated microcurrents through skin-contact electrodes built into each earbud. The intensity is adjustable across 15 levels, and most people describe the sensation as a subtle, rhythmic pulse. It’s designed to support the nervous system’s natural shift toward rest or focus, not force it there.

Three wellness modes organize the experience. Sleep is the bedtime routine, pairing TES with binaural audio tracks to help you gradually settle for the night. Healing is a shorter session for mid-afternoon or post-work moments when the day has felt relentless. Study is a focus-priming routine to run before anything demanding real concentration. Each mode comes with five dedicated tracks, though you can also layer TES over your own music.

That three-mode framework reads differently from the perspective of a digital health platform. Platforms like Samsung Health, Apple Health, Google Health, and Fitbit have become genuinely capable at detecting sleep quality, stress levels, recovery readiness, and daily activity. They generate scores, flag patterns, and surface recommendations. What they don’t typically offer is a connected, device-level way to act on those signals in the moment they appear.

HealingFit TWS addresses that with an open Bluetooth LE interface that developers and platform teams can connect to without a licensing fee or a proprietary SDK. The technical entry point is UUID 0xBE00, and documentation is publicly available through mobifrenglobal.com. The intent is clear: the earbud becomes the intervention hardware, while the app or platform provides the health context that determines when and which session a user might benefit from.

Think about what that could look like in practice. A sleep app detecting elevated pre-bed stress could suggest a Sleep session. A recovery platform flagging low readiness after a demanding training week could prompt a Healing routine. A focus tool that spots declining concentration before a deadline could surface the Study mode. In each case, the platform has done its analysis. HealingFit TWS handles what comes after.

The core architecture places a TES-generating circuit inside one earbud, with electrodes on the front of each earbud that contact the ear canal, and a TES Link cable that connects both earbuds. Detached, it functions as flagship-grade wireless earbuds; connected, it transforms into a wellness device designed to support sleep, stress relief, focus, and memory.

What makes the TES architecture appealing to hardware teams isn’t just the open API. The circuit that generates TES signals relies on entirely standard, commercially available components, totaling just 18 parts: a dual-transistor chip, one FET, and a set of RLC components. The earbud’s existing charging contacts also serve as the TES link contacts, so no extra contact points or major structural changes are needed.

The design has received formal IP recognition across multiple jurisdictions. The U.S. patent application covering the core architecture has been allowed and is proceeding to registration, with the patent expected to be granted soon. There are also registered patents in Korea and Japan, as well as a published application in Europe. FCC certification was granted on July 1, 2026.

Heo founded MobiFren in February 2002, originally as a contract developer for Samsung Electronics feature phones. The company started building its own Bluetooth audio products in 2005 and brought its first Bluetooth earphones to market in 2006. MobiFren has maintained an ongoing relationship with Samsung through smartphone software verification work ever since. That two-decade grounding in Bluetooth audio is what gives HealingFit TWS its engineering footing.

The choice to build this platform on earbuds specifically is, in that context, a deliberate one. Earbuds are already the personal technology closest to the human body for most of the waking day. They’re phone-paired, habitually worn, and typically owned by the same people most likely to be using a health app. Embedding TES therapy into a device people already carry daily removes most of the adoption barrier entirely.

The hardware reflects that audio-first foundation. Alongside the TES system, HealingFit TWS delivers up to 6.5 hours of playback and up to 4.5 hours in TES mode, with Hybrid ANC, three microphones per side, and wear detection for auto-pause when an earbud is removed. Both earbuds and the Magnetic TES Link cable dock in a cylindrical charging case finished in anodized aluminum, designed to carry without fuss.

What Heo is ultimately proposing is a platform category that doesn’t quite have a name yet. His comparison is to how true wireless earbuds, from AirPods to Galaxy Buds, turned personal audio into a mainstream daily habit. The longer ambition is for this patented TES architecture to be adopted into future products from those same companies, giving their health platforms a connected hardware layer for the signals they already detect.

The more compelling case might be for the health platforms themselves. Apple Health, Google Health, Samsung Health, and Fitbit have spent years becoming sophisticated at detecting when something is off: poor sleep, elevated stress, slow recovery. What they don’t yet widely offer is a hardware path from that detection to user-controlled action. HealingFit TWS was built to be exactly that path, and it’s open to anyone willing to test it.

That’s a bold bet, and the category he’s describing doesn’t fully exist yet. But HealingFit TWS makes a credible early case for it, with a patent-allowed architecture, open developer access, and a hardware design that doesn’t ask users to change anything about how they already carry and use earbuds every day.

Click Here to Buy Now: $169 $300 (44% off). Hurry, only 11/290 left! Raised over $67,000.

The post Health Apps Know You’re Stressed, HealingFit TWS Helps You Act on It first appeared on Yanko Design.

The AI Limit Wars: Anthropic and OpenAI Clash with Massive Rate Limit Resets Post GPT-5.6 Sol Launch

The AI arms race just hit a boiling point, and everyday developers are the ultimate winners. In a perfectly synchronized sequence of tech-industry chess, OpenAI and Anthropic have launched a dual-front assault on user limits. What started as a massive product drop quickly devolved into a strategic quota war, with Anthropic firing the first retaliatory […]

DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN

DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Source

Dropbox se branche à Claude Code et lui permet de lire vos fichiers

Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.

Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.

Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.

Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.

Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.

En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.

Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.

Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.

Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

Dream Server - Un serveur IA complet chez vous en une commande

Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place !

Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Light-Heart-Labs/DreamServer/main/dream-server/get-dream-server.sh | bash

Ou Windows :

Set-ExecutionPolicy -Scope Process -ExecutionPolicy Bypass
git clone https://github.com/Light-Heart-Labs/DreamServer.git
cd DreamServer
.install.ps1

Ça va lancer le script qui va ensuite tout paramétrer tout seul et choisir le modèle d'IA qui collera le plus à votre matériel, et cela que vous ayez une RTX 4090, un Mac M4 avec mémoire unifiée ou encore une puce AMD Strix Halo voire un vieux PC sans GPU.

Edit : un lecteur m'a remonté un piège si vous êtes sous Linux configuré en français (ou n'importe quelle locale qui écrit les décimales avec une virgule). Le script génère tout seul les valeurs de votre fichier .env en suivant le format de nombres de votre système, et il vous colle des 16,0 au lieu de 16.0. Du coup l'install se vautre avec une erreur dans le genre COMFYUI_CPU_LIMIT: expected number, got '16,0'. La parade, confirmée par un des auteurs, c'est de relancer l'installeur en forçant la locale C (celle qui met des points à la place des virgules) :

LC_ALL=C ./install.sh

Ensuite, pendant que le LLM se télécharge à fond les ballons, un autre petit modèle de 1,5 milliards de paramètres en backup afin que vous puissiez quand même "discuter" avec votre Dreamserver.

Le rôle de Dreamserver c'est donc juste de prendre toutes les briques de l'IA pour vous en faire un truc clé en main. Open WebUI pour le chat, llama-server pour l'inférence, Whisper et Kokoro pour la voix, ComfyUI pour les images, Qdrant pour le RAG, SearXNG pour la recherche web sans mouchard, et bien sûr n8n pour brancher tout ça à vos automatisations.

Et une fois que c'est en route, suffit de lancer la commande dream et là vous pourrez tout faire.

Par exemple dream status pour visualiser l'état des services et du GPU, dream model swap T3 pour changer de "palier" sur votre matos, dream enable n8n pour activer une extension ou encore dream mode hybrid pour avoir de l'inférence en local avec possibilité de basculer sur une IA dans le cloud via une API.

Dreamserver reste un orchestrateur, et pas un moteur IA magique, donc si vous adorez tout assembler vous-même, vous n'avez clairement pas besoin de ça. Par contre, si vous vous en foutez, et que vous voulez juste votre IA qui tourne ce soir, ça vous fera gagner des heures de bidouille.

Faut dire qu'à mesure que l'IA devient une infrastructure de base, dépendre à 100% d'un abonnement cloud qui peut tripler ses tarifs ou couper votre accès du jour au lendemain, ça craint un peu. Donc je pense qu'on est tous bien contents d'avoir des solutions clé en main comme celle-ci.

Si ça vous tente, c'est sur le dépôt de Dream Server .

Communautés tech toxiques, faudrait en parler à un moment

Y'a un truc dont on parle pas assez dans le milieu tech je trouve, et pourtant tout le monde le constate : Une grande partie des communautés autour du logiciel libre, de Linux, du dev...etc sont devenues des endroits franchement hostiles. Des clubs fermés, peuplés quasi exclusivement de mecs, qui passent leur temps à expliquer aux autres qu'ils sont de gros nuls, qu'ils posent des questions de noobs, ou encore qu'ils ne tapent pas sur leur clavier comme il faut et j'en passe... Oui je parle bien entre autres du fameux barbu Linux qui vous toise parce que vous utilisez Ubuntu et pas Arch que vous avez compilé à la main.

Et le pire, c'est que tout ça est documenté et chiffré, et même reconnu par les pontes du milieu eux-mêmes ! Vous allez voir...

Prenez Linus Torvalds par exemple. C'est le créateur de Linux et pendant des années, il a insulté publiquement des développeurs sur la mailing list du kernel, leur balançant que leur code était une honte et compagnie. En septembre 2018, il a toutefois fini par mettre les choses à plat dans un mail d'excuses où il écrit noir sur blanc que ses attaques étaient "non professionnelles et injustifiées", et qu'il voulait s'excuser auprès des gens que son comportement avait blessés et je cite, "possiblement complètement chassés du développement du kernel". Il a même pris une pause pour aller se faire aider à comprendre ses émotions. Si même le mec au sommet de la pyramide reconnaît qu'il a fait fuir des contributeurs à coups de mépris, vous imaginez un peu l'ambiance qui grouille en dessous...

D'ailleurs, trois ans plus tôt, en 2015, une développeuse majeure du kernel avait déjà claqué la porte. Sarah Sharp, celle qui maintenait le pilote USB 3.0, était pourtant loin d'être une débutante. Dans son billet Closing a door , elle explique notamment qu'elle n'arrive plus à contribuer à une communauté où elle était respectée pour ses compétences mais jamais respectée en tant que personne.

Violence verbale, blagues sexistes et homophobes, voilà tout ce qu'elle subissait. Et en 2015, malheureusement, elle criait vraiment dans le désert. Personne ne l'a écouté et il aura fallu attendre 2018 et les excuses de M. Torvalds pour capter qu'il y avait un sérieux problème.

Je vous ai dit aussi que j'avais des chiffres, alors les voilà... En 2017, une étude publiée dans PeerJ a analysé plus de 3 millions de pull requests sur GitHub et le résultat bien que fascinant m'a déprimé. Le code proposé par des femmes est accepté à un taux plus élevé que celui des hommes, environ 79% contre 75%. SAUF quand leur genre est identifiable. Cela veut dire que quand on sait que c'est une femme, on accepte moins son code, alors même qu'en moyenne il est meilleur. Affreux non ?

La même année, l'enquête Open Source Survey de GitHub plantait également le décor en annonçant qu'il y avait environ 95% d'hommes, 3% de femmes et 1% non binaire parmi les contributeurs (le 1% restant c'est l'arrondi, btw). Et tristement, les femmes rapportaient bien plus souvent du langage qui les mettait mal à l'aise, et des remarques stéréotypées ("Pas mal pour une femme !", "T'es blonde ou quoi ?", ce genre de saloperies sexistes).

Voilà où en est la belle méritocratie du logiciel libre !

Et du côté de l'entraide soi-disant légendaire, c'est pas plus glorieux. Stack Overflow, le site où des millions de devs vont chercher de l'aide tous les jours, a carrément publié en 2018 un mea culpa officiel . Leur responsable "culture" y écrit que trop de gens vivent Stack Overflow comme un endroit hostile ou élitiste, en particulier les codeurs débutants, les femmes et les personnes de couleur.

Le vrai problème, selon lui, ce n'est pas la communauté, c'est qu'on a appris aux utilisateurs à dire aux autres ce qu'ils font de travers sans jamais leur apprendre à le faire correctement. C'est ce bon vieux RTFM de connard balancé à la gueule des débutants qui après n'osent plus poser de question.

Et tout ça, ça coûte cher, figurez-vous. Oui, oui, la Tech Leavers Study du Kapor Center , en 2017, a chiffré à 16 milliards de dollars par an le coût du turnover provoqué par une culture de travail injuste dans la tech. Les femmes, les minorités, les gens qui ne rentrent pas dans le moule, bah ils se barrent. Une autre enquête, Elephant in the Valley , montrait même que 60% des femmes de la Silicon Valley qui avaient +10 ans d'expérience avaient subi des avances sexuelles non désirées.

Bon, maintenant je vais quand même vous parler de moi, parce que tout ça, je le constate aussi depuis vingt ans.

Pour ma part, si je me suis retiré des réseaux sociaux, et je parle même des réseaux plus barbus, les Mastodon et compagnie censés être plus sains, c'est à cause de ça. Cette hostilité permanente, ce besoin maladif de certains de vous expliquer pourquoi vous avez tort, pourquoi votre choix technique est nul, pourquoi vous n'êtes pas un "vrai". Et si j'ai fermé mes commentaires il y a des années, c'est exactement pour la même raison. Pas parce que je ne voulais plus discuter avec vous, mais parce que je ne voulais plus servir de défouloir à une poignée de types qui confondent intelligence et agressivité.

Sachez que sur cette planète, 100% des problèmes que j'ai eus (et que j'ai encore) dans ma vie perso comme dans ma vie pro, ont été causés par des hommes. Pas 90%. 100% ! Et à chaque fois que quelqu'un m'a défendu, m'a tendu la main, m'a aidé quand j'étais au sol, c'était dans 80% des cas des femmes. Alors je le dis tout simplement, merci à elles, vraiment, du fond du cœur.

Donc voilà, messieurs les toxiques de la tech, sachez-le, je vous évite du mieux que je peux, parce que vous n'êtes pas les personnes ouvertes et sympathiques que vous pensez être. J'ai toujours refusé de rentrer dans vos cases et je pense que pour votre bien et celui du Monde en général, ce serait chouette à un moment d'arrêter de vous comporter en boy's club de connards, et surtout arrêter de croire que la tech vous appartient et que tous ceux qui ne pensent pas comme vous méritent de se faire détruire en place publique.

Et aux femmes, aux noobs, aux curieux, et à tous ceux qui ne sont pas ces clones qui se marrent à chaque blague sexiste, sachez que la tech, elle est à tout le monde.

Elle l'a toujours été d'ailleurs.

Franchement, je vous le dis, moi je trouve ça triste parce que ce milieu, moi je l'aime, j'y suis depuis le tout début, probablement bien avant eux et le voir se transformer en cour de récré pour mecs aigris incapables de gérer leurs émotions, et voir surtout que ça empire d'année en année, bah ça me fout le cafard.

Ah et si mon article vous a donné la rage et que vous voulez me casser la gueule, c'est probablement parce que vous vous êtes bien bien reconnu en 4K UHD Dolby Atmos avec les sous-titres et que vous venez de comprendre que vous n'êtes pas ce gars altruiste que vous pensez être... Déso / pas déso 😘 hein.

BioPass - Déverrouiller son Linux avec sa tronche et son doigt

Contrairement à ce que dit Yann Barthès, on n'est pas tous égaux face à la canicule. Et l'autre truc face auquel on n'est pas tous égaux non plus, c'est le déverrouillage biométrique de son ordi. On les connaît les Linuxiens qui regardent avec jalousie leur collègue sous Windows qui déverrouille sa machine d'un simple coup d'œil à la webcam. Eux, ils sont obligés de taper leur mot de passe de 56 caractères et ça leur fout la rage, alors ils vont sur Reddit pour dire du mal de tous ceux qui n'ont pas de restes de frites collés dans la barbe.

Mais je vais apaiser cette haine en vous parlant aujourd'hui de BioPass , un projet open source signé thaitran24 et phucvinh57, deux devs réunis sous la bannière TickLabVN.

Ce qu'ils veulent faire, c'est amener enfin sous Linux l'équivalent de Windows Hello. BioPass vous connecte à votre session, à un sudo ou à tout service qui passe par PAM avec votre visage ET votre empreinte digitale.

Jusqu'ici la référence sur Linux c'était Howdy , qui fait du visage uniquement, en ligne de commande, et que les développeurs eux-mêmes décrivent comme un peu à l'abandon (sur openSUSE le paquet n'est carrément plus maintenu). C'était chiant à configurer en plus, alors que BioPass lui, propose une vraie interface graphique pour gérer tout ça.

Le module qui parle à PAM est écrit en C++17 et fait tourner trois modèles en local via ONNX Runtime : YOLO pour détecter le visage, EdgeFace pour le reconnaître, et MobileNetV3 pour l'anti-spoofing. Les devs ont d'ailleurs viré les grosses dépendances type PyTorch et OpenCV au profit d'ONNX, histoire de garder un truc léger.

Au moment où votre OS réclame une authentification, BioPass le voit et démarre un processus isolé nommé biopass-helper qui s'occupe de la capture de votre minois et de l'inférence derrière pour vous reconnaître.

Et puis surtout, le point qui compte vraiment quand on parle biométrie c'est que tout reste en local. Y'a vraiment aucune empreinte de votre doigt ou cartographie de nos tronches de cakes qui partent faire du tourisme chez AWS ou Azure.

BioPass gère bien la détection de fausse présence avec une caméra infrarouge (supportée depuis la version 1.1), et la dernière mouture exige même que toutes les méthodes anti-spoofing activées valident, mais sans caméra IR, en se reposant sur le seul modèle d'IA, un visage peut potentiellement se laisser amadouer par une photo bien placée.

Ça reste le talon d'Achille classique de la biométrie, et on a déjà vu pire ailleurs, genre Windows Hello dont le visage devenait copiable sur une clé USB , ou ce laptop Dell qu'on déverrouillait avec un oignon , donc prenez-le plutôt comme un outil de confort plutôt que pour quelque chose qui renforce la sécu de votre Linux.

Pour tester, il y a des paquets .deb et .rpm sur les releases GitHub, et un paquet AUR biopass-bin pour les gens sous Arch. Ah et il vous faudra un capteur d'empreintes pour la partie doigt. Une webcam classique suffit pour la reconnaissance faciale, mais sans caméra infrarouge l'anti-spoofing reste encore une fois, fragile donc gardez ça en tête.

Le projet est sous licence MIT, et la prochaine grosse étape annoncée c'est carrément l'authentification vocale.

Un disque ressuscite le CD+G, ce format graphique oublié des CD audio

Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c'est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d'afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.

Vous l'avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l'oubli, à mesure que le CD physique déclinait.

Pour situer l'objet, le tout premier disque commercial à exploiter le CD+G remonte à 1985, avec l'album Eat or Be Eaten de la troupe américaine Firesign Theatre, et depuis, la feature n'a jamais vraiment dépassé le stade du gadget réservé aux bornes de karaoké et quelques rares appareils.

Sauf que voilà, deux artistes, Aizysse Baga et Adelaide, ont décidé de le déterrer pour de bon en pressant un mini-CD baptisé Divacore qui embarque de vraies illustrations à côté de la musique.

Et elles ne se sont pas contentées du strict minimum. Pour caser des visuels à peu près corrects dans seulement 16 couleurs, elles ont misé sur le tramage, cette vieille astuce qui mélange des points de teintes différentes pour donner l'illusion de couleurs qui n'existent pas vraiment dans la palette proposée.

Il faut dire que la marge de manœuvre était franchement limitée, avec à peine 28,8 kilobits par seconde réservés aux graphismes, de quoi peindre l'écran par petites tuiles de 6 sur 12 pixels et pas grand-chose d'autre.

Le plus intéressant dans l'histoire, c'est qu'elles ont poussé le délire jusqu'au CD+EG, une variante étendue qui grimpe à 256 couleurs tout en restant compatible avec les anciens lecteurs, un format tellement confidentiel à l'époque qu'il n'a quasiment jamais été gravé sur un disque commercial et que presque aucun appareil ne savait l'afficher.

Le tout a été fabriqué avec un encodeur maison écrit en Python, de quoi générer les deux versions des images et les glisser proprement dans les fameux sous-codes du disque.

Du coup, si vous lisez Divacore sur une Sega Saturn par exemple, ou sur les très obscurs lecteurs Victor VS-G2 et VS-G3, vous voyez les illustrations en 256 couleurs dans toute leur splendeur. Sur une simple machine de karaoké ou une Amiga CD32, vous récupérez la version en 16 couleurs, et c'est déjà pas mal

Bref, ressusciter un format que même son époque avait snobé, juste pour le plaisir de le voir tourner sur une Saturn. Inutile, et franchement cool non ?

Source : Hackaday

Adblock for YouTube - 10 millions d'installs et un piège dormant

Mise à jour du 26 juin 2026 : Mathias Rochus, le fondateur d'AdBlock Ltd qui édite l'extension, m'a contacté pour réagir. Il souligne que cette capacité n'a jamais servi (le rapport Island le confirme) et que le scriptlet en cause, trusted-create-element, n'est pas maison : il vient de la bibliothèque open-source de scriptlets d'AdGuard que beaucoup de bloqueurs embarquent. Surtout, il annonce corriger les deux problèmes dès aujourd'hui : suppression pure et simple du scriptlet inutilisé pour qu'aucune config serveur ne puisse l'appeler, et vérification du vrai domaine youtube.com au lieu d'une chaîne posée n'importe où dans l'URL. La nouvelle version doit encore passer la revue de Google.

Une précision quand même, parce que c'est le cœur du sujet : selon le rapport Island, quand le serveur renvoie certains paramètres, l'élément créé est une balise <script> dont le contenu est fourni directement par le serveur. Autrement dit, le verrou qu'on retire servait bien à faire tourner du code venu d'ailleurs. Le correctif, lui, est une bonne nouvelle pour les 10 millions d'utilisateurs. Je reviendrai vérifier une fois la mise à jour en ligne.


Si vous avez installé une extension qui s'appelle "Adblock for YouTube" pour virer les pubs de vos vidéos, prenez deux minutes pour lire mon article.

Les chercheurs Oleg Zaytsev et Shachar Gritzman, de la boîte de sécurité Island, viennent de passer au peigne fin une de ces extensions installée par plus de 10 millions de personnes, et ce qu'ils ont trouvé dedans n'est pas très joli joli. Le truc affiche fièrement un badge "Featured" sur le Chrome Web Store, fait bien le boulot promis (il bloque les pubs), mais il embarque aussi de quoi exécuter n'importe quel bout de JavaScript sur n'importe quel site que vous visitez.

Et ça, ça craint !

Mais avant que vous fermiez l'onglet en panique, sachez tout d'abord qu'il existe plusieurs extensions qui portent ce nom. Celle qui pose problème a un identifiant précis, cmedhionkhpnakcndndgjdbohmhepckk. Donc pour vérifier, tapez chrome://extensions dans votre barre d'adresse, activez le "Mode développeur" en haut à droite, et regardez l'ID affiché sous chaque extension. Si vous tombez sur celui-là, virez-la sans réfléchir. Si c'est un autre identifiant, ce n'est pas l'extension visée par cette analyse, ce qui ne veut pas dire pour autant que tous les bloqueurs du store sont blancs comme neige, hein...

Ce qui inquiète Island, ce n'est pas une ligne de code qui vole vos données là, maintenant mais plutôt une capacité en sommeil. L'extension contient ce que les chercheurs appellent les ingrédients architecturaux pour faire tourner du code arbitraire, et la mèche peut être allumée par un simple changement côté serveur sans que cela se voit.

En clair, du jour au lendemain, le bidule pourrait se mettre à lire vos pages, aspirer vos données et à agir à votre place dans vos comptes perso, vos applis de boulot ou vos panneaux d'admin. Au moment de l'analyse, le mécanisme dormait. Il n'était pas absent.

Et le détail qui fait sourire jaune, c'est quand même ce garde-fou censé limiter l'extension à YouTube. En théorie elle ne s'active que sur le site de Google mais en pratique, elle tourne sur absolument tous les sites, avec une vérification qui regarde juste si la chaîne "youtube.com" apparaît quelque part dans l'URL.

Oui n'importe où, du coup une adresse comme bank.example.com/search?q=youtube.com passe le test sans problème donc autant vous dire que le verrou ne verrouille pas grand chose...

Cette extension traîne sur le store depuis 2014. Au départ c'était donc un bête bloqueur de pub YouTube, jusqu'à un changement de propriétaire en 2018. Les premières versions embarquaient carrément un SDK d'injection de pub baptisé Unistream, finalement retiré en juin 2024, et les chemins d'injection de script pilotables à distance sont présents depuis février 2025. 3 autres extensions de blocage de pub liées au même écosystème ont déjà été dégagées du Chrome Web Store pour cause de malware.

Toutefois, pour le moment, il n'y a aucune preuve qu'un payload malveillant ait réellement été poussé aux utilisateurs, mais c'est la combinaison de plusieurs de ces facteurs qui pue : une extension à 10 millions d'installs, un accès à tous les sites, un canal d'injection téléguidé, un passé d'injection de pub et des cousines déjà bannies. Gloups !

Donc je vous conseille vivement de faire le tour de vos extensions. CRXplorer vous aidera à débusquer celles qui sont louches, et si vous cherchez à bloquer les pubs proprement, j'avais fait le point sur les bonnes méthodes pour ça . Petit rappel au passage, sur Chrome le uBlock Origin complet a été débranché par le passage à Manifest V3, et il ne reste que sa version Lite, forcément moins fortiche.

Donc si vous voulez le vrai, c'est sur Firefox que ça se passe maintenant.

Bref, méfiez-vous des bloqueurs de pub qui réclament la lune et au moindre doute sur l'ID, désinstallez cette merde !

Source

❌