Les jeux vidéo PS5 bientôt moins chers ? Ce spécialiste a trouvé un point positif à la décision de Sony












Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.
Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.
Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.
Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne un script qui fait exactement ça . Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.
On passe ainsi de ça :
À ça :
Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.
Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.
Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.
Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.

Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.
Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.
Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.
Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.
Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.
Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.
La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.
Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.
OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.
Source : TechCrunch

Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.
Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).
Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.
Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.
L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.
Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.
Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".
Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.

Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.
Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".
Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.
Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme Tycoon 2FA démantelée par Europol . Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.
Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.
Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).
Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.
Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une position officielle négative sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.
Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.
Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.

Il y a quelques années je vous ai parlé d'un gros coup de cœur dans le style puzzle / énigme : A Monster's Expedition , créé par l'équipe de chez Draknek & Friends . Ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, et proposent un nouveau concept aussi farfelu qu'ingénieux : bienvenue à bord du Spooky Express ! 👻
Le principe est plutôt simple : amener à bon port (ou plutôt, à bonne gare) les différents personnages disposés sur la map. Sauf qu'il faut remplir à chaque fois certaines conditions : amener les vampires dans leurs cercueils, les zombies dans leurs tombes, les humains à la sortie, sans qu'ils se fassent manger... Sauf quand c'est nécessaire. xD
À nous de créer le chemin avec des rails. Si le nombre de rails que l'on peut poser est infini, on ne peut pas faire le moindre croisement ! C'est là que ça commence à devenir compliqué, ou en tout cas, que ça nous demande une once de jugeote.
Ça commence facilement, très facilement, puis chaque niveau apporte une nouvelle astuce, voire une nouvelle mécanique : la progression est vraiment très bien faite et le jeu se renouvelle régulièrement. On est poussés à avancer pour découvrir la suite. Ce n'est jamais trop frustrant car on a toujours le choix entre plusieurs niveaux, on avance à notre rythme.
Bon ok, parfois c'est frustrant, on retourne un problème dans tous les sens en se disant que c'est impossible... Puis on y revient le lendemain et on trouve du premier coup... Un classique. Ou pire, on montre à un pote qui nous donne immédiatement la solution. :D Bref, un jeu de puzzle / énigme !
Aucun bug à déplorer, une réalisation au poil, un univers cruel mais mignon, je recommande chaudement !
P.S. C'est la suite spirituelle d'un de leurs jeux précédents : Cosmic Express, auquel je n'ai pas joué.

Licence mythique des années 90, Bubble Bobble a eu le droit à différents spin-offs, dont le tout aussi mythique Puzzle Bobble, aussi appelé Bust-a-Move ! Vous y avez sûrement joué à l'époque sur Playstation ou PC !
Ce "puzzle game" à la Tetris / Columns / Puyo Puyo, a été copié en boucle, mais jamais égalé. De nouvelles versions sont sorties au fur et à mesure des années, sans jamais trop réinventer la formule (à quoi bon ?) mais aussi, sans jamais trop apporter grand-chose de nouveau. Ce Puzzle Bobble Everybubble! fera-t-il exception ?
Et bien je sais pas s'il apporte grand-chose, mais il est super super chouette ! Faut dire, je suis vraiment fan du jeu original. Ici, j'ai l'impression qu'ils ont tout amélioré et fourni une expérience super riche. Par rapport à la version pixelisée de l'époque, on gagne pas mal de choses :
Une réalisation super léchée. Le style dessin animé est super joli, très fin, les musiques entraînantes (trop ? :D), ça rend le jeu ultra lisible et agréable à jouer. Il y a des options pour régler certains effets et améliorer la lisibilité, si jamais. La maniabilité est donc très fluide, très précise.
Vu que la précision devient extrême, et pour filer un coup de pouce (j'imagine) aux gamers les moins aguerris, notre viseur nous "aide" un peu. C'est très très léger, et vraiment bien fait : on doit toujours bien viser, et ça nous permet quelques coups de génie qu'on aura pas réussi si c'était pixel-perfect (surtout vu la haute définition du jeu :D).
Côté contenu, la grande nouveauté c'est le mode multijoueur ! En plus du 1v1 qu'on connaissait déjà (jouable en ligne d'ailleurs !), il y a un mode 2v2 (superbe idée), et surtout tous les niveaux du mode histoire sont jouables jusqu'à 4 ! La disposition s'adapte en fonction du nombre, mais conserve la même mécanique / astuce. Côté contrôleurs tout est possible : clavier, gamepad, souris... (si si, même que c'est pas mal !)
Le contenu est immense, avec + de 100 niveaux à parcourir, à peu près tous aussi malins / bien conçus les uns que les autres. Voir le bout vous demandera du skill et de la patience. Perso, j'ai fini tous les niveaux mais pas avec le max d'étoiles, certains sont vraiment retors. 😅
On retrouve aussi, bien sûr, le mode "infini" à la Tetris, un marathon où il faut faire le plus gros score. Là aussi c'est pas mal corsé. Enfin (et ensuite je crois que je n'aurai rien oublié) on trouve une collab' avec Space Invaders ! Ça mélange un peu les deux jeux pour un résultat plutôt chaotique mais réussi. Lui aussi faisable en coop. :)
Voilà, donc non ça ne va pas révolutionner la licence ou le genre, mais c'est une excellente version de ce grand classique. À mon sens, c'est ce qu'il se fait de mieux dans le genre puzzle game. À la fois technique, malin, ça mélange réflexion et skill, c'est ultra mignon, y a énormément de niveaux et un bon paquet de contenus (personnages etc.) à débloquer, ça se joue à l'infini... :)
Je conseille !

Aujourd'hui, je tiens à vous présenter cette extension navigateur qui colle le nom du propriétaire à côté des résultats Google dont le média est référencé, aussi bien dans la recherche Web que dans l'onglet Actualités. Ça s'appelle "Qui possède ?" et sa base de référence contient 584 médias français.
Une fois le propriétaire identifié, le badge reste affiché quand vous arrivez sur le site du média.
Au survol du badge, la chaîne de détention se déroule alors en entier, du média jusqu'au propriétaire final, avec la source de l'info. Les données viennent de l'open data d'Acrimed et du Monde diplomatique + les propres recherches de l'auteur de l'extension. Ensuite, les propriétaires sont répartis dans 7 catégories : milliardaire, famille ou propriétaire privé, groupe de presse, banque ou fonds, public, religieux, et indépendant.
Bien sûr, Korben.info est dedans, chez les indépendants, avec moi comme seul propriétaire ^^.
La base est embarquée dans l'extension, disponible sur Chrome, Firefox et Firefox Android et les permissions de celle-ci se limitent au stockage local, à 6 domaines Google et aux sites des médias référencés. Aucun serveur tiers n'est donc appelé et en plus c'est gratuit.
Et s'il manque un média, un bouton apparaîtra même dans les résultats pour le proposer. Bref, installez-la sur Chrome ou Firefox , et signalez les médias qui manquent.
Merci REDMAMBA l'auteur de l'extension pour le partage !

Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.
C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...
En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".
Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).
Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.
Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.
Dark Hours, le vrai
En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.
C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...
C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.
Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.
Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.
Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.
Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...
