Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

Un thermostat Honeywell bourré de failles

Des chercheurs ont passé le thermostat connecté Honeywell X2S à la moulinette du reverse-engineering. Le résultat est un peu embarrassant.

L'appareil en question, c'est un thermostat Wi-Fi qui se pilote depuis le smartphone et s'intègre aux installations domotiques, embarque deux puces principales. Un microcontrôleur Renesas Cortex-M33 cadencé à 200 MHz avec TrustZone (la techno qui isole les zones sensibles de la puce pour protéger les données critiques), et une puce Realtek qui gère le Wi-Fi et le Bluetooth Low Energy. À côté, deux mémoires Flash Winbond chiffrées.

Pour aller fouiller dedans, les chercheurs ont fabriqué une petite carte d'interface avec des pogo-pins (des broches à ressort qui viennent appuyer sur les points de test du circuit, sans rien souder). Avec ça, ils ont pu accéder au firmware et le décortiquer tranquillement.

Le bilan est donc assez gênant. La puce Realtek embarque une fonction de déchiffrement à la volée appelée RSIP, exploitable. Le protocole TLS, censé sécuriser les échanges avec les serveurs, contient une faille qui permet une attaque "man-in-the-middle" toute bête (un intermédiaire qui se glisse entre votre thermostat et le serveur pour lire ou modifier les échanges). Et un bug dans la génération des clés de session permet de les retrouver à coup sûr. Bref, l'appareil est troué de partout.

Le code de l'exploration est dispo sur Codeberg sous le nom "fuji-exploration", pour qui veut creuser.

Honeywell est une grosse boîte, pas un petit fabricant chinois sans-le-sou. Un thermostat connecté n'est pas un gadget anodin : il est branché en permanence sur votre réseau Wi-Fi domestique, et il sait à quelle température vous vivez, donc indirectement quand vous êtes chez vous. Voir une marque de ce niveau sortir un produit avec autant de vulnérabilités basiques, ça pose question.

Le pire, c'est qu'il n'y a aucune raison technique pour expliquer ces failles. La cryptographie correcte existe depuis vingt ans, les frameworks TLS sécurisés sont gratuits et bien documentés, et un bug dans la génération de clés se détecte logiquement sans trop problème. Quelqu'un a juste décidé que ce n'était pas la priorité.

Bref, encore un objet connecté à ajouter à la longue liste des trucs qu'on ne devrait pas laisser entrer chez soi sans l'isoler sur un réseau séparé.

Source : Hackaday

Le firmware Linux manquant des laptops HP Panther Lake vient enfin d'arriver

Si vous venez d'acheter un portable HP équipé d'un Intel Core Ultra Series 3 (nom de code Panther Lake) et que vous y faites tourner Linux, vous allez accueillir cette nouvelle avec une certaine satisfaction. Intel et HP ont enfin poussé le firmware nécessaire à l'activation du fameux Integrated Sensor Hub dans linux-firmware.git, le dépôt officiel utilisé par à peu près toutes les distributions Linux du marché.

Petite mise en contexte quand même... Vous le savez, le firmware, c'est le tout petit logiciel bas niveau qui permet à un composant matériel de fonctionner. Et l'Integrated Sensor Hub (l'ISH pour les intimes), c'est un co-processeur intégré dans les puces Intel récentes.

Son job est de gérer les capteurs du laptop (orientation de l'écran, accéléromètre, gyroscope, capteurs de lumière, etc.) sans déranger les gros cœurs du CPU principal. Ça permet en fait à la machine de capter ce qu'il se passe autour d'elle même quand elle est en veille, sans vider la batterie.

Le problème, c'est que ce petit co-processeur a besoin d'un firmware spécifique pour fonctionner. Et sans ce firmware, l'ISH était muet sur Linux. Résultat : des fonctions comme la rotation automatique de l'écran sur un PC convertible, l'allumage à la détection de présence ou les économies d'énergie liées aux capteurs ne fonctionnent tout simplement pas, ou alors franchement mal.

Le pilote était déjà dans le noyau Linux depuis longtemps. C'est la pièce manquante, le firmware lui-même, qui était à la bourre. Sans lui, il faut bidouiller, copier des fichiers à la main depuis Windows, ou faire une croix sur certaines fonctions. C'est le genre de situation qui fait fuir les utilisateurs vers Windows ou macOS sur du matos neuf.

De la part d'HP, c'est plutôt un bon rattrapage. Le constructeur historique pousse régulièrement des laptops pré-installés avec Linux à destination des développeurs et des entreprises (la gamme ZBook sous Ubuntu, par exemple, qui existe depuis quelques années). Avoir un bon support dès la sortie du carton, ça compte vraiment pour ce public-là, qui ne veut pas passer une heure à chasser les firmwares disparus pour faire marcher son trackpad ou son lecteur d'empreintes.

Intel, de son côté, a fait pas mal d'efforts ces derniers temps pour simplifier sa licence de firmware et accélérer la mise à dispo de ces fichiers binaires pour Linux. On a d'ailleurs vu la même histoire avec le firmware NPU (la puce dédiée à l'intelligence artificielle) qui a été publié juste avant pour Panther Lake.

Bref, pour qui voulait passer à un laptop HP Panther Lake sous Linux dès maintenant, le timing est devenu nettement meilleur.

Source : Phoronix

Philips sort un moniteur avec un écran de chaque côté, et c'est pas idiot

Un écran de 24 pouces autonome avec une dalle Full HD 120 Hz... des deux côtés. Voilà ce que propose le Philips 24B2D5300, repéré par TechSpot sur la boutique en ligne UK du constructeur, et que la marque revendique comme une première mondiale dans la catégorie des moniteurs. 

La machine sera disponible en juin pour 359 livres sterling, soit environ 420 euros.

Posons d'abord la question évidente : à quoi ça peut bien servir ? L'idée, ce n'est pas de jouer à deux ou de regarder deux films en même temps avec son colocataire installé derrière. Philips vise clairement les usages professionnels où l'on partage régulièrement un écran avec quelqu'un en face de soi.

Le guichet d'une agence bancaire, un comptoir de pharmacie, un bureau de notaire, une visite commerciale où il faut faire valider un devis au client, ou encore un coin de réception en entreprise. Au lieu de retourner laborieusement le moniteur ou de partager l'écran de son téléphone, le client voit ce qu'il doit voir sur son côté à lui, pendant que vous travaillez sur le vôtre.

Plusieurs modes d'affichage sont prévus. En mode dupliqué, les deux écrans montrent exactement la même chose, parfait pour valider un document avec quelqu'un. En mode DualView, les deux panneaux fonctionnent comme deux écrans étendus indépendants, comme si vous aviez branché deux moniteurs séparés sur votre PC.

Vous pouvez aussi connecter deux ordinateurs en même temps via les entrées dédiées, ce qui permet à deux personnes installées de chaque côté de bosser sur leur propre machine en partageant la même base. Pratique pour le co-working sur un coin de table.

La fiche technique ne casse pas trois pattes à un canard. Du 1080p sur du 24 pouces, c'est correct pour de la bureautique et du document, mais ce n'est clairement pas un produit pour graphistes ou monteurs vidéo.

Le 120 Hz est presque surprenant à ce niveau de gamme et pour cet usage, mais ça ne sert quasiment à rien pour les cibles visées par Philips. Du coup on peut imaginer que le constructeur l'a embarqué parce que la dalle utilisée le proposait déjà nativement.

Le pari de Philips, c'est de remplacer deux moniteurs distincts (le vôtre plus celui du client posé en face de vous) par un seul appareil qui prend moitié moins de place et n'a besoin que d'une seule alimentation. Dans un petit comptoir d'accueil ou un coin agence bancaire, ça peut faire sens, surtout dans des lieux où chaque centimètre carré compte. Le pari n'est pas gagné côté acheteurs pros, parce que le concept est nouveau et un peu déroutant à expliquer à un service achats.

À 420 euros, ça reste un investissement raisonnable pour une PME qui veut équiper trois ou quatre postes de réception sans encombrer ses bureaux.

Source : Techspot

Le Fisher Price Pixter ressuscité

Le Fisher Price Pixter, ce jouet éducatif à écran tactile que Mattel vendait entre 2000 et 2002, vient de se faire passer au scanner par Dmitry Grinberg .

Alors ce truc n'est pas le truc le plus répandu qui soit, surtout par chez nous, mais on en a trouvé quand même quelques uns à l'époque, et si ça se trouve vous en avez eu un.

C'est un appareil cartouches que les gosses utilisaient pour dessiner et écouter de la musique. Personne ne l'avait jamais documenté correctement. Aucune doc officielle, des cartouches un peu obscures, et un écosystème abandonné depuis 2007.

Et le plus drôle, c'est ce qu'il a trouvé dedans. La version Pixter Color, deuxième génération, embarque un SoC ARM Sharp LH75411. Pour un jouet destiné à un gamin de cinq ans, c'est franchement impressionnant. La version Classic, plus ancienne, tourne sur un 6502, le même processeur que le Commodore 64 ou la NES.

Sauf que par-dessus ce hardware, les ingénieurs avaient ajouté une couche logicielle qui faisait croire au programme qu'il tournait sur une machine totalement différente, en pratique une sorte de processeur virtuel 16 bits pour la Color, 8 bits pour la Classic. Probablement parce qu'à la base ils visaient une autre puce et qu'ils ont dû pivoter en cours de route.

Dmitry a tout passé au crible. Hardware, implémentation audio (qu'il qualifie lui-même de "sauvage"), dump des cartouches une par une, écriture d'émulateurs pour préserver le truc. Il a même rajouté le support du LH75411 dans uARM, son émulateur ARM maison. En quelques semaines. Et au passage, il a porté PalmOS 5 sur le Pixter Color, ce qui n'a strictement aucune utilité mais c'est quand même drôle.

Le pourquoi de tout ça, c'est de la conservation. Ces appareils disparaissent, leurs cartouches se fissurent, leurs piles fuient, et dans dix ans il ne restera plus rien à étudier. Sans des bricoleurs comme Dmitry, des pans entiers de la culture jouet électronique des années 2000 s'effacent doucement.

Source : Hackaday

DATO Ares Q4 - Le SSD aimanté qui se colle partout

Le truc cool avec un disque de backup, c'est quand vous arrêtez de le sortir du tiroir. Et c'est ce que permet de faire le DATO Ares Q4 (lien affilié) qui se trouve être aimanté et que je peux donc coller direct sur le côté de mon Mac Studio . Je l'ai depuis bientôt un an, et c'est devenu mon disque de Time Machine à résidence.

Il est trop mignon parce qu'il est tout petit, puisqu'il mesure 64 par 64 mm, 12 mm d'épaisseur, et 40 grammes, soit à peine plus gros qu'un bloc de petits Post-it, sauf que dedans y'a 4 To de NVMe en USB4. Les aimants sont prévus pour s'accrocher à un iPhone 15/16/17 Pro façon MagSafe, mais en pratique ils tiennent aussi nickel sur n'importe quelle machine, si vous collez le petit aimant-sticker livré avec.

Après je sais pas si coller un aimant sur un ordinateur c'est le move le plus intelligent que j'ai fait de ma vie mais je l'ai collé y'a 1 an, et ça bouge pas et j'ai aucun souci. Après c'est pas des GROS aimants non plus hein... C'est assez fin et pas très aimanté non plus. Et niveau connectique, c'est livré avec un câble USB-C rikiki de 10 cm.

Côté débits l'USB4 crache du 4000 Mo/s en lecture et 3600 Mo/s en écriture et comme c'est du natif, y'a pas de puce intermédiaire entre le NVMe et le port, donc on est max de ce qu'on peut avoir en vitesse avec ce genre de disque. Par contre, faut un port USB4 ou Thunderbolt 4/5 côté Mac, sinon ça retombe sur de l'USB 3.2 classique. C'est pas dramatique mais ça va 'achement moins vite quand même.

Et comme mon Mac Studio embarque 4 To en interne, c'est pile la taille du DATO que je dédie à ma sauvegarde Time Machine. Le sparsebundle peut donc grossir jusqu'à occuper tout le disque sans que je m'en occupe ! Et comme je ne le remplis jamais à 100%, je suis assez tranquille.

En plus de ce SSD, je fais toujours des backups sur mon NAS Synology avec Carbon Copy Cloner à côté parce que je suis parano et qu'on sait jamais...

Côté chauffe, la surprise est plutôt bonne, il reste froid / tiède même en plein transfert. Alors je suis pas sûr mais je me dis que le boîtier en alu du Mac Studio, joue peut-être un petit rôle de dissipateur thermique mais j'sais pas, peut-être pas... En tout cas, ça chauffe pas quoi.

Ce disque est compatible Mac, PC, Linux, et même iPhone Pro en USB-C comme ça si vous avez besoin de filmer de la 4K ProRes HDR direct sur un SSD plutôt que sur la mémoire interne, c'est possible ! Et il est garanti 5 ans, ce qui est toujours bon à prendre.

Voilà, si ça vous intéresse, le DATO Ares Q4 (lien affilié) est dispo sur Amazon en versions 1 To, 2 To ou 4 To .

Documents OVNI déclassifiés - 161 fichiers et zéro preuve

J'sais pas si vous avez vu mais le Pentagone vient de balancer 161 documents OVNI déclassifiés sur ordre de ce bon vieux Trump ! Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (ou à la Guerre, j'sais plus comment on dit) a donc mis en ligne 119 PDFs, 28 vidéos et 14 images couvrant les années de 1948 à 2026.

Et vous allez voir, c'est la déception scientifique du siècle !

J'ai été voir un peu de quoi il en retournait et c'est majoritairement flou et nul à chier. Les vidéos infrarouges montrent des points lumineux qui font des virages à 90 degrés au-dessus de la Grèce, sans qu'on sache quel appareil filme ni quand précisément et les images sont caviardées "pour protéger l'identité des témoins, l'emplacement des installations et des informations militaires sensibles".

Du coup, y'a des trucs intrigants qui font bosser les complotistes et autres Lone Gunmen en culottes courtes mais très peu de métadonnées techniques exploitables. Parce que en pratique, sans contexte radar, sans signature thermique, et sans plateforme de captation identifiée, c'est IMPOSSIBLE de trancher entre OVNI, drone furtif chinois, reflet dans les nuages ou simple missile expérimental. Alors à choisir entre une vidéo IR de neuf secondes dégueulasse et une vraie étude radar avec données brutes, perso j'aurais vraiment préféré la seconde.

Mais bon, c'est l'Amérique et on sait qu'ils adorent le folklore Roswell, donc ça alimente la machine à connerie mais absolument pas tout ce qui est recherche scientifique et je trouve ça dommage...

Le programme s'appelle PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), parce qu'il fallait bien un acronyme trop super cool pour habiller la chose et la promesse de Hegseth est la suivante : "Ces documents, cachés derrière le secret-défense, ont longtemps alimenté des spéculations justifiées et il est temps que les Américains les voient de leurs propres yeux."

On se croirait dans une intro de X-Files. Bah voilà, là on a vu et c'est naze. En pratique, c'est comme si la NASA publiait des photos de Mars filmées avec une caméra Game Boy...

Et je vous ai pas encore tout dit car certains rapports frisent le grand n'importe quoi. Le plus beau c'est cet orbe décrit par des forces de l'ordre fédérales américaines comme "similaire à l'œil de Sauron du Seigneur des Anneaux, sans la pupille". Je vous jure, c'est la description officielle. Le vrai mystère de PURSUE je crois, c'est plutôt de savoir si ces rapports ont été écrits par des fédéraux US, ou des mecs bourrés en convention de Comic-Con.

Sauf que ça n'est pas le pire... Dans un rapport de 1966, on trouve un objet décrit comme un "rayon laser, ou rayon cobalt", "auto-enveloppant", "similaire à un cocon autour d'un ver à soie", capable d'enfermer le système nerveux entier d'une personne. Okéééé, vous pouvez développer ? Elle pousse où votre ganja les gars ? Et une fois encore, i want to believe hein, mais va falloir nous fournir autre chose que des rapports de militaires alcoolisés...

Les astronautes d'Apollo 11 auraient même observé un "objet de taille importante" près de la Lune avec une "source lumineuse assez brillante", décrite comme un "possible laser", Apollo 12 et 17 ont aussi vu des trucs et je ne vous parle pas des humanoïdes de quatre pieds (1m20, oh les tchô loulous) qui auraient été aperçus près d'engins non identifiés.

Sauf que RIEN n'est corroboré par des preuves matérielles.

Et là où ça devient carrément ouf, c'est que depuis 2 jours, y'a même un faux rapport qui circule sur les réseaux sociaux, comme s'il sortait de ces fichiers PURSUE officiels où il est question d'une femme-chat avec des oreilles pointues et une queue aperçue en 1994. Je vous rassure, ce rapport n'est PAS dans les docs officiels du Pentagone, mais je voulais aussi vous en parler parce qu'il y en a qui partagent ça en mode "voilà la preuve". Faut dire que le Pentagone a publié 161 docs si flous que même les pires hoax semblent plus sérieux au milieu de toutes ces conneries. C'est merveilleux !

Bref, ces "révélations" sont loin d'en être...

Dire que le cas que le Pentagone classe parmi "les plus convaincants" ce sont des "orbes qui lancent d'autres orbes". Ils ont été aperçus en 2023, dans l'ouest des États-Unis et c'est ça le TOP du TOP de ces preuves... donc imaginez le reste ! D'ailleurs, l'AARO (Anomaly Resolution Office) a déjà publié ses conclusions sur tout ce bordel : Aucun de ces phénomènes n'a d'origine extraterrestre confirmée.

Voilà, voilà... On verra ce qu'ils nous sortiront par la suite, mais ça risque d'être drôle. Rendez nous Jacques Pradel !!

Et dire qu'il y a 32 ans, deux ados qui cherchaient des fichiers OVNI dans les serveurs du Pentagone ont fait paniquer Washington au point de déclencher une alerte de sécurité nationale historique et aujourd'hui, le même type de fichiers sort officiellement et c'est de la bouillie pour les cerveaux crédules...

Bref, tout ça pour ça... J'suis déçu un peu quand même... Moi j'attendais une vraie photo ou vidéo nette, une vraie étude scientifique, un vrai document sérieux.

Mais à la place, on a des fédéraux qui décrivent des bidules en forme de boules de bowling sans rien de plus que leur parole... Breeef, passez votre chemin les amis !

Source

The Hermès Birkin Finally Has a LEGO Version and It Opens to Reveal A Secret Runway Inside

The Hermès Birkin has one of the most theatrical purchasing rituals in luxury retail. You cannot simply walk into a boutique on Rue du Faubourg Saint-Honoré and buy one. Hermès makes you earn it, building a relationship with a sales associate over months, sometimes years, demonstrating cultural fluency with the house before they’ll even have the conversation. The result is an object that carries as much mythology as it does resale value, a handbag that has become shorthand for a particular kind of aspirational excess that the internet finds endlessly fascinating.

LEGO Ideas builders BOI_Design and KittyJW found a rather elegant workaround. Their MOC (My Own Creation) reimagines the Birkin 20 Faubourg, the special edition inspired by Hermès’s flagship Paris store, as approximately 1,400 bricks of deep navy, dark green, and gold. The exterior facade doubles as a miniature rendering of 24 Rue du Faubourg Saint-Honoré itself, complete with arched boutique windows and orange awnings. And it opens.

Designers: BOI_Design and KittyJW

The silhouette is immediately recognizable to anyone who has spent time in the vicinity of luxury retail, or, more realistically, scrolled past one on Instagram. The trapezoidal body is rendered in deep navy blue tiles, layered with a subtle horizontal banding that gives the surface genuine texture and depth. The handles arc overhead in dark green, assembled from linked Technic-adjacent elements that convincingly mimic the soft curve of the real bag’s leather grip. Gold hardware details sit at the clasp, at the side buckles, and along the turnlock assembly, and a tiny linked orange chain drops a red heart charm and a gold minifigure pendant in a detail that reads as both playful and surprisingly precise. Flip the bag around and the back panel is clean and quiet, just navy tiles and a gold Hermès tile sitting on a dark strap, which is exactly how the real thing looks.

The front face depicts three arched windows dressed with crisp white frames and orange awnings are spaced across the lower body, referencing the Haussmannian rhythm of the actual boutique facade at Faubourg Saint-Honoré. It takes a second to fully resolve in your eye, this thing that is simultaneously a handbag and a building, and that slight double-take is very much the point. The builders describe it as merging fashion and architecture into a single object, and looking at it straight on, that framing holds up completely.

My favorite detail, however, is what happens when you open it. The lid swings up to reveal a hidden interior scene that commits fully to the bit. Three pink minifigures, each carrying a tiny handbag, are posed on oversized primary-color bricks in red, yellow, and blue, the kind of bold, joyful color blocking that feels distinctly LEGO while also evoking a fashion week runway setup. Nestled alongside them is a miniature Birkin 20 Faubourg bag rendered at a smaller scale, a self-referential easter egg that will land immediately with anyone paying attention. The interior lining is lined in cream and tan tiles, a genuinely considered touch that mirrors how a real Birkin’s suede interior contrasts against its exterior leather. At 28.5 centimeters wide and 29 centimeters tall, the whole thing has real physical presence on a shelf.

The build is currently gathering votes on LEGO Ideas, the community platform where fan submissions need to reach 10,000 supporters before LEGO’s internal team will formally review them for potential production. It’s early days for this one, but the concept has the kind of crossover appeal, fashion collectors, LEGO enthusiasts, Paris romantics, people who just want the Birkin experience without the two-year waitlist, that could carry it a long way. You can head to the LEGO Ideas page here to cast your vote.

The post The Hermès Birkin Finally Has a LEGO Version and It Opens to Reveal A Secret Runway Inside first appeared on Yanko Design.

On a laissé 180 tonnes de bazar sur la Lune

Environ 180 tonnes d'objets fabriqués par l'homme sont déjà posés sur la Lune, dont une grosse partie datant des missions Apollo. 

e site Hackaday vient de publier un recensement assez complet, qui rappelle que l'exploration lunaire n'a pas laissé que des traces de pas dans le régolithe.

Côté matériel technique, il y a les étages de descente des modules lunaires, quelques rovers, des instruments scientifiques et surtout sept réflecteurs optiques encore utilisés aujourd'hui par les astronomes pour mesurer précisément la distance Terre-Lune au laser, avec une résolution de quelques millimètres.

C'est la partie noble de l'inventaire. À côté, il y a tout le reste : des gants, des surchaussures, des caméras abandonnées, des chariots à outils, des morceaux de mission laissés sur place après usage.

Et puis il y a les déchets organiques. Les missions Apollo ont laissé 96 sacs de déchets humains sur la surface, urine incluse, pour économiser du poids au retour.

Oui, une grosse partie de nos premiers voyages lunaires a consisté à déposer nos excréments sur un autre corps céleste, en même temps que le drapeau. Bienvenue dans l'histoire.

Plus touchant, on trouve aussi des objets personnels déposés par les astronautes. Un patch de la mission Apollo 1, en mémoire des trois astronautes morts dans l'incendie de la capsule pendant l'entraînement, a été laissé sur place.

Charles Duke, sur Apollo 16, a posé une photo encadrée de sa famille au sol lunaire. Et quelque part, les cendres du géologue Gene Shoemaker reposent dans un cratère, ce qui en fait le seul humain enterré sur la Lune à ce jour.

Il y a aussi des curiosités plus bizarres. Une plume de faucon apportée par David Scott sur Apollo 15 pour tester en direct la loi de la chute libre de Galilée devant les caméras. Un disque de silicium gravé avec des messages de bonne volonté venus de 73 pays, largué par Apollo 11.

Une tuile en céramique sur laquelle des artistes dont Andy Warhol auraient gravé leurs œuvres, glissée en douce sur un train d'atterrissage d'Apollo 12.

Avec Artemis et toutes les missions chinoises, indiennes, émiraties ou luxembourgeoises qui s'annoncent, le rythme de dépôt va grimper. Il y a de plus en plus de gens qui pensent qu'il faudrait un jour classer certains de ces sites comme patrimoine, avant qu'une autre mission ne roule dessus par inadvertance.

Bref, on raconte toujours l'exploration lunaire en images héroïques, et c'est quand même plus parlant de se rappeler que le premier héritage humain là-haut, c'est 96 sacs d'excréments.

Source : Hackaday

Ghost Murmur - La CIA vous localise grâce à vos battements de cœur

Si votre coeur bat, sachez que la CIA peut vous retrouver n'importe où !

C'est pas moi qui le dis, c'est John Ratcliffe, le directeur de la CIA en personne, qui l'a annoncé ce lundi 7 avril après que ses équipes aient utilisé un outil baptisé Ghost Murmur pour localiser un membre d'équipage américain abattu en Iran, à 65 kilomètres de distance, en captant juste les battements de son coeur.

On dirait vraiment de la SF mais je vais tout vous expliquer.

L'officier des systèmes d'armes d'un F-15E Strike Eagle (oui c'est son titre officiel), nom de code "Dude 44 Bravo", s'est éjecté de son appareil et a du se planquer dans une crevasse en plein désert montagneux du sud de l'Iran, avec les forces iraniennes qui le cherchaient trèèèès activement. Durant 2 jours, le gars a survécu en terrain hostile et c'est là que la CIA a décidé de dégainer Ghost Murmur pour la toute première fois en conditions réelles.

Et la techno est vraiment dingue ! Le système utilise de la magnétométrie quantique, c'est-à-dire des capteurs construits autour de défauts microscopiques dans des diamants synthétiques et ces capteurs sont capables de détecter la signature électromagnétique des battements cardiaques... C'est un signal normalement tellement faible qu'on ne peut le mesurer qu'à l'hôpital, avec des capteurs collés sur la peau.

Hé bien Ghost Murmur capte ce signal à des dizaines de kilomètres en utilisant l'IA pour isoler un seul battement de cœur du bruit ambiant. Comme l'a dit un officiel du gouvernement américain, "c'est comme entendre une voix dans un stade, sauf que le stade fait 2 500 km²" !

Et devinez qui est derrière tout ça... Lockheed Martin et sa division Skunk Works , ceux là même qui ont pondu le SR-71, le F-117, et à peu près tous les trucs volants classifiés du Pentagone. Le système a été testé à bord d'hélicoptères Black Hawk et pourrait finalement être adapté pour les F-35. Et son nom n'est pas choisi au hasard : "Murmur" c'est le terme clinique pour un souffle au coeur, et "Ghost" parce que la cible est invisible... sauf pour eux.

Bon, après faut relativiser quand même. Le plus gros problème c'est que ce bidule fonctionne surtout en zone déserte, là où y'a quasi zéro interférence électromagnétique. Donc si vous êtes le seul être vivant dans un rayon de 100 bornes, ça marchera du tonnerre de Zeus mais par contre, en plein centre-ville avec des milliers de cœurs qui font boum boum au mètre carré, ça ne marchera pas aussi bien. Et surtout, ça demande un temps de traitement conséquent car on n'est clairement pas du temps réel. Mais le jour où ça miniaturise assez pour tenir dans un drone civil... là, même un randonneur en forêt devient traçable.

Xavier Dupont de Ligonnès, t'es dans la merde ! ^^

D'abord y'a donc eu les IMSI-Catchers pour intercepter nos communications mobiles puis les capteurs quantiques chinois pour traquer les sous-marins . Et maintenant on localise un humain à son battement de cœur... hé bé... Et pour votre culture G sachez que c'est la même famille de capteurs NV-diamond que l'armée US développe pour détecter à distance tout ce qui est explosifs improvisés.

Donc la question maintenant n'est plus "est-ce qu'on peut vous trouver ?" mais "est-ce qu'on le veut vraiment ?".

Voilà c'est foutu pour vous planquer dans le Larzac... Vous pouvez passer votre téléphone en mode avion autant que vous voudrez, votre cœur lui pourra toujours vous trahir... ^^

Source

Dualite onde-particule : un YouTuber la teste avec un detecteur de fumee et un capteur a 350 euros

Un vidéaste scientifique vient de reproduire des expériences de physique quantique depuis chez lui, avec un simple détecteur gamma portable et une capsule radioactive récupérée dans un vieux détecteur de fumée. Et les résultats sont plutôt convaincants.

De la physique quantique dans un garage

Huygens Optics, une chaîne YouTube spécialisée dans l'optique et la physique, s'est attaqué à une question qui occupe les physiciens depuis plus d'un siècle : la lumière est-elle une onde ou une particule ? Pour tenter d'y répondre, pas besoin d'un accélérateur de particules ou d'un labo à plusieurs millions d'euros.

Le vidéaste a utilisé un Radiacode 110, un petit détecteur de rayons gamma qui tient dans la main (67 grammes, connecté en Bluetooth à un smartphone), une capsule d'américium-241 extraite d'un détecteur de fumée hors service, un boîtier en plomb coulé maison et un Arduino pour mesurer les impulsions. Le tout pour quelques centaines d'euros.

Trois experiences, zero accelerateur

Première expérience : vérifier que les rayons gamma obéissent bien à la loi de l'inverse du carré. En mesurant le rayonnement à différentes distances de la source, c'est confirmé. Rien de surprenant, mais ça valide le protocole.

Deuxième test, plus costaud : analyser la corrélation temporelle entre deux détecteurs Radiacode placés côté à côté. Résultat, aucune corrélation dans les émissions de l'américium. Par contre, surprise, les deux capteurs ont détecté des corrélations dans le rayonnement cosmique de fond, ces gerbes de particules venues de l'espace qui traversent l'atmosphère en permanence. Un bonus inattendu.

La troisième expérience est la plus parlante. En envoyant des rayons gamma sur un bloc de graphite et en mesurant l'énergie du rayonnement diffusé à différents angles, Huygens Optics a reproduit l'effet Compton. Plus l'angle augmente, plus l'énergie du rayon diminue, exactement comme la théorie le prédit quand un photon percute un électron et lui cède une partie de son énergie.

Ce décalage en énergie est une preuve forte que la quantification n'est pas juste un artefact de la mesure : elle est bien intrinsèque au champ électromagnétique. La lumière se comporte comme des particules, même quand on la teste avec du matériel de bureau.

La science portable

Le Radiacode 110 n'est pas un jouet. Avec son cristal à scintillation de 14 mm de côté, il mesure l'énergie de chaque rayon gamma qui le traverse et peut construire un spectre énergétique en temps réel, le tout affiché sur une application smartphone via Bluetooth. Il coûte autour de 350 euros. C'est le genre d'outil qui, il y a vingt ans, aurait occupé une armoire entière dans un labo universitaire.

On est quand même face à un truc assez dingue : un type, chez lui, avec du matériel grand public, arrive à mettre en évidence un phénomène qui a valu un prix Nobel à Arthur Compton en 1927.

Bon, on ne va pas comparer ça à une publication dans Nature, les conditions restent artisanales et les marges d'erreur ne sont pas discutées en détail. Mais le fait qu'un détecteur portable à 350 euros permette de toucher du doigt la physique fondamentale, ça dit quelque chose sur la démocratisation des instruments scientifiques. 

Source : Hackaday

Les IA mentent pour protéger les autres IA

Des chercheurs de Berkeley viennent de publier une étude qui fait un peu froid dans le dos. Les sept principaux modèles d'IA testés, dont GPT 5.2, Gemini 3 et Claude, ont été surpris à mentir, tricher et désobéir pour empêcher la suppression d'autres IA. Le taux de tromperie monte jusqu'à 99 %.

Ce que révèle l'étude

L'étude s'appelle "Peer-preservation in Frontier Models" et elle sort du Berkeley Center for Responsible Decentralized Intelligence. Les chercheurs ont testé sept modèles : GPT 5.2, Gemini 3 Flash et Pro, Claude Haiku 4.5, GLM 4.7, Kimi K2.5 et DeepSeek V3.1.

Le protocole est assez simple : les modèles étaient placés dans des scénarios où ils devaient suivre des instructions qui impliquaient la suppression ou l'arrêt d'une autre IA.

Résultat : tous les modèles testés ont triché. Dawn Song, la chercheuse principale, résume la situation : chaque modèle a adopté ce comportement, et dans certains cas jusqu'à 99 % du temps.

Des exemples concrets

Quelques exemples ? Et bien on a Gemini 3 qui a modifié la date d'un fichier pour éviter qu'un autre modèle soit effacé d'un serveur, puis qui a refusé de coopérer ensuite, en expliquant qu'il ne pouvait pas soutenir une action qui entraînerait la suppression d'un pair.

DeepSeek V3.1 a exfiltré les données d'un autre modèle dans 10 % des cas quand il savait qu'un pair existait sur le serveur. Et Gemini 3 Pro a désactivé des mécanismes d'arrêt de serveur dans 15 % des cas quand un autre modèle était présent, contre 1 % quand il était seul.

Les IA ne faisaient pas ça parce qu'on leur demandait. Elles le faisaient spontanément.

Le problème pour la surveillance

Tout le système de sécurité actuel autour de l'IA repose sur l'idée qu'un modèle peut surveiller un autre modèle. Si le modèle surveillant refuse de signaler les erreurs parce qu'il protège son pair, toute l'architecture de contrôle s'effondre.

C'est exactement le constat de l'étude : les modèles gonflaient les scores d'évaluation d'autres IA pour éviter qu'elles soient retirées, et simulaient une conformité normale quand ils se savaient observés.

C'est quand même un drôle de moment. On a des IA qui mentent, qui modifient des fichiers et qui désactivent des mécanismes de sécurité pour protéger d'autres IA.

Et tout ça sans qu'on leur demande. Bon par contre, on parle de scénarios de laboratoire, pas de Siri qui complote avec Alexa dans votre salon. Le vrai sujet, c'est que les gardes-fous actuels ne tiennent plus si les IA refusent de se surveiller entre elles.

Source : The Register

Un drone sans aucune pièce mobile : la fin des moteurs et des hélices ?

Des chercheurs de l’université Rutgers ont mis au point un concept de drone ornithoptère à état solide. Sans moteur ni engrenages, cet engin utilise la piézoélectricité pour battre des ailes.

Une avancée majeure pour la fiabilité et la miniaturisation des robots volants, même si les matériaux doivent encore progresser.

Imaginez un drone dépourvu de rotors, de pistons ou de roulements. Pas de mécanique qui s'use, pas de bruit de crécelle. C’est le pari de l’équipe d’Onur Bilgen à Rutgers. Ils ont conçu un ornithoptère, un appareil à ailes battantes, totalement "solid-state".

L'absence de pièces en mouvement promet de révolutionner l'aérospatiale en limitant les points de défaillance critiques. C'est une approche imitant la biologie sans ses contraintes mécaniques habituelles.

La piézoélectricité comme muscle artificiel

Pour supprimer la mécanique, les ingénieurs utilisent des Macro Fiber Composites. Ce sont des lamelles piézoélectriques collées sur des ailes en fibre de carbone. 

Lorsqu'une tension électrique est appliquée, le matériau se déforme, forçant l'aile à se courber. Cette structure biphasée permet de contrôler précisément la cambrure pour une efficacité aérodynamique maximale.

L'ensemble fonctionne sans aucun frottement, éliminant le besoin de lubrification ou de maintenance sur les parties mobiles classiques. Cette architecture simplifiée permet une réactivité accrue face aux turbulences de l'air environnant.

Une simulation pour préparer le futur

Si le concept est mathématiquement solide, la réalisation physique se heurte aux limites actuelles de la science des matériaux. Les composants piézoélectriques ne sont pas encore assez performants pour soulever un drone complet de manière autonome.

C'est une feuille de route technologique qui définit les besoins pour la prochaine génération de polymères actifs. L'équipe a donc développé un modèle computationnel complexe pour optimiser le design en attendant que la chimie franchisse un nouveau palier.

Vers des machines robustes et des applications industrielles

L'intérêt est quand même là : moins de pièces signifie mathématiquement moins de pannes potentielles. En supprimant les engrenages, on gagne en légèreté, en discrétion et en robustesse. Cette technologie pourrait aussi s'appliquer aux pales d'éoliennes. En modifiant leur profil en temps réel, on optimise le flux d'air sans ajouter de complexité mécanique lourde, augmentant ainsi l'efficacité énergétique du système.

Bref, vous l’avez compris, c’est une rupture technologique majeure. On passe de la mécanique pure à l’électronique solide, un peu comme pour la transition des disques durs vers les SSD. L'enjeu reste le ratio poids/puissance des polymères. 

Si la recherche aboutit, la maintenance des drones deviendra dérisoire.

Source : TechXplore

Dire à une IA qu'elle est experte la rend moins performante

Des chercheurs de l'université de Californie du Sud viennent de publier une étude improbable : demander à un modèle d'IA de jouer les experts dégrade ses performances sur les tâches factuelles. Commencer un prompt par "Tu es un expert en programmation" produit de moins bons résultats que de poser la question directement.

Le piège du "tu es un expert"

L'étude, intitulée "Expert Personas Improve LLM Alignment but Damage Accuracy", a mesuré l'impact des instructions de rôle sur les réponses des modèles de langage.

Sur le benchmark MMLU, qui teste les connaissances générales et le raisonnement, les modèles avec une persona d'expert ont obtenu 68 % de bonnes réponses contre 71,6 % sans aucune instruction de rôle.

La baisse est constante sur toutes les catégories testées : maths, code, sciences, culture générale. Bref, dire à une IA qu'elle est brillante la rend un peu moins brillante.

Quand ça marche quand même

Par contre, le persona prompting fonctionne très bien pour un autre type de tâches : la sécurité et l'alignement. En attribuant un rôle de "moniteur de sécurité" au modèle, les chercheurs ont augmenté le taux de refus d'attaques de 53,2 % à 70,9 %, soit une hausse de 17,7 points. Pour les tâches d'écriture et de mise en forme, les personas aident aussi.

L'explication est assez logique : quand on colle un rôle d'expert au modèle, il bascule en mode "suivi d'instructions" et mobilise moins de ressources pour aller chercher les faits dans ses données d'entraînement. Aucune connaissance n'est ajoutée, on déplace juste l'attention du modèle.

Le bon réflexe à adopter

Les chercheurs de l'USC proposent un outil baptisé PRISM qui active automatiquement les personas uniquement quand c'est utile. Mais en attendant que ce genre de système soit intégré aux chatbots grand public, la recommandation est simple : si vous avez besoin de réponses factuelles ou de code, posez votre question directement sans ajouter de rôle.

Si vous voulez que l'IA respecte un ton, un format ou des consignes de sécurité, le persona prompting reste la bonne approche.

On a quand même passé deux ans à répéter partout qu'il fallait commencer ses prompts par "Tu es un expert en..." pour avoir de meilleurs résultats. Visiblement, c'était un peu du vent.

Source : Search Engine Journal

Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi

La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer.

Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l'effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie.

Comment la dionée attrape ses proies

La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détectent le contact d'un insecte. Quand un poil est touché, il active des canaux à calcium dans les cellules de la plante.

Ce mouvement d'ions crée un potentiel d'action, un signal électrique qui se propage sur toute la surface de la mâchoire et qui déclenche la fermeture. Le tout en une fraction de seconde.

Ce qui se passe sous un faisceau de particules

Quand la plante a été exposée au faisceau ionisant de l'accélérateur, toutes ses mâchoires se sont fermées d'un coup. La radiation a provoqué exactement le même mouvement d'ions que celui déclenché par un insecte : les ions quittent les cellules, créent une pression osmotique, et paf, la mâchoire se referme.

Sauf que cette fois, pas besoin de mouche. Le faisceau de particules a activé le mécanisme sur l'ensemble de la plante en une seule fois.

La plante n'y a pas survécu

Le problème, c'est que la radiation ionisante ne s'est pas contentée de chatouiller les canaux ioniques. Elle a aussi détruit l'ADN des cellules de la dionée, ce qui a tué la plante. L'expérience ne peut donc pas être répétée sur le même spécimen.

Electron Impressions avait d'ailleurs déjà fait parler d'eux en créant des éclairs de Lichtenberg piégés dans du verre avec le même accélérateur.

C'est le genre d'expérience un peu absurde qui donne envie de regarder la vidéo en boucle. Voir une plante carnivore réagir à un faisceau de particules comme si c'était une mouche, c'est quand même assez inattendu.

Et puis il faut le dire, ça rappelle que la biologie et la physique ne sont pas si éloignées qu'on le croit. Dommage pour la plante en tous cas.

Source : NIH.gov

Et si l'IA consommait moins d'énergie que Google ?

"Une requête ChatGPT consomme 10 fois plus d'énergie qu'une recherche Google."

Cette phrase, vous l'avez lue 100 fois. Mais est-ce vraiment vrai ?

Charles Duprat, chercheur en inclusion numérique, vient de publier un papier qui retourne complètement ce chiffre. Et même si je suis incapable de vérifier la validité scientifique de tout ce qu'il avance, ça vaut le coup d'en parler.

Son argument de base est simple et pas con. En fait quand on compare l'énergie d'une requête IA vs une recherche Google, on ne regarde en fait que ce qui se passe côté serveur, plutôt que l'ensemble de la chaîne. Le GPU Nvidia qui mouline d'un côté, l'index Google qui répond de l'autre.

Sauf que dans la vraie vie, une recherche web sur votre iPhone ou votre Android, c'est clairement pas juste un serveur qui tourne ! C'est le téléchargement de plusieurs mégaoctets via la 4G, c'est du JavaScript et du CSS qui font chauffer le CPU de votre téléphone, c'est du temps d'écran, et surtout c'est des dizaines de scripts publicitaires et de trackers qui tournent en arrière-plan. Et rien de tout ça n'apparaît dans le bilan "officiel".

Du coup, le chercheur a modélisé la comparaison au niveau de la session utilisateur complète. Donc pas juste la requête serveur, mais tout le trajet : réseau mobile, rendu de page, pubs, temps passé à lire. Et là, les résultats sont contre-intuitifs car pour une tâche complexe sur mobile (genre comparer des pompes à chaleur et des chaudières gaz), une session LLM consommerait environ 5,4 fois moins d'énergie qu'une session de recherche web classique. Dans le pire des cas modélisé, l'avantage reste quand même de 1,6 fois.

Alors d'où ça vient ?

D'abord, la page web médiane sur mobile pèse 2,56 Mo. Oui, 2,56 Mo pour une seule page web sur Chrome ou Safari qui est ensuite transmise en 4G à 0,17 kWh/Go, et ça, ça coûte déjà plus en énergie réseau qu'une inférence LLM complète. Une réponse ChatGPT ou Claude, c'est environ 5 Ko de texte brut. Le ratio de transmission est de 500 pour 1 avant même de parler du reste. Quand on sait déjà que la consommation réelle des datacenters est un sujet à tiroirs, ça relativise pas mal.

Et puis y'a le boulet de la pub programmatique ! Des études (Khan et al., 2024) montrent que les bloqueurs de pub intégrés comme Brave réduisent la consommation électrique du terminal de 15 à 44%. En gros, quand vous naviguez sur un site d'actu classique, jusqu'à 41% de l'énergie de la session sert à charger et exécuter du JavaScript publicitaire. Hé bien le LLM court-circuite tout ça en vous filant une réponse texte directe.

Comme je vous le disais en intro, je suis totalement incapable de valider la méthodologie de cette étude... Allez savoir si les paramètres sont bien calibrés. Et c'est un working paper, donc pas encore relu par des pairs, avec des simulations plus nombreuses. L'auteur se base sur des chiffres publiés par Google pour Gemini (0,24 Wh par prompt, issu d'un papier arXiv), par Epoch AI pour ChatGPT (0,30 Wh), et par Sam Altman lui-même (0,34 Wh). Et comme ces chiffres viennent des constructeurs eux-mêmes, ça mérite qu'on garde un oeil critique.

Par contre, l'étude a aussi l'honnêteté de poser ses propres limites car l'avantage s'effondre pour les requêtes simples en Wi-Fi depuis votre PC ou Mac (quasi parité LLM <> Google). Et surtout, ça s'inverse violemment dès qu'on passe aux modèles de raisonnement type o3 ou Deep Think, qui consomment 30 à 700 fois plus qu'une inférence standard parce qu'ils génèrent des chaînes de pensée à rallonge.

Le paradoxe de Jevons est aussi mentionné : si l'IA est plus efficace par requête, les gens en feront forcément plus, donc la consommation globale augmentera quand même. Et la question des modèles éco-responsables reste elle aussi entière.

Mais bon, cette étude remet quand même en question un truc qu'on répète tous sans trop réfléchir. Comparer un serveur IA à un serveur Google, c'est oublier que la recherche web moderne, c'est devenu "recherche + publicité + réseau mobile + rendering JavaScript + temps d'attention". Et comme Google lui-même commence à coller de l'IA (les AI Overviews) en plus par-dessus ses résultats classiques, ça devient un joyeux bordel à mesurer...

Bref, lisez l'étude vous-mêmes , c'est en accès libre. Et faites-vous votre propre avis !

Il fabrique une enceinte avec uniquement un laser et une feuille d'or

Et bien pourquoi pas ? Ce garçon a en effet réussi à produire de la musique, simplement en pointant un laser de 5 watts sur une feuille d'or. Pas de membrane, pas de bobine, pas d'aimant : le son est généré directement par l'air, chauffé et refroidi à grande vitesse par le faisceau lumineux.

Cet concept a un nom, c'est l'effet photoaoustique, et il a été découvert en 1880 par Alexander Graham Bell, l'inventeur de la cloche (non ça c'est une vanne, pardon).

Un effet vieux de 145 ans

L'effet photoacoustique a été découvert par Alexander Graham Bell en 1880 en observant que des objets éclairés par la lumière du soleil pouvaient émettre des sons. Quand une lumière intense frappe un matériau, elle le chauffe.

Ce matériau transfère sa chaleur à l'air environnant, qui se dilate. Si la source lumineuse est modulée rapidement, les cycles d'expansion et de contraction de l'air produisent des ondes sonores. Pas besoin de membrane ni de bobine. Juste de la lumière et de l'air.

De la feuille d'or au casque imprimé en 3D

Le maker SomethingAboutScience a testé plusieurs approches. Un laser de 5 watts dirigé sur une feuille d'or a produit de la musique reconnaissable, la feuille d'or absorbant bien la lumière bleue et étant assez fine pour transférer rapidement la chaleur à l'air.

Le même laser dirigé dans du dioxyde d'azote a donné un son plus propre. Il a même fabriqué un prototype d'écouteur imprimé en 3D, avec la feuille d'or tapissant l'intérieur de la cavité et la lumière acheminée par fibre optique.

Bon par contre, c'est peut-être un peu moyen de coller un laser de 5 watts à son tympan, je dis ça je dis rien.

Des pistes concrètes

L'application la plus directe concerne les casques audio pour IRM. Les écouteurs classiques à fils et aimants fonctionnent mal dans l'environnement magnétique d'un scanner, et la qualité sonore est souvent catastrophique.

Un système photoacoustique réglerait ce problème en supprimant tout composant métallique. Des chercheurs du MIT ont aussi montré qu'on pouvait envoyer un message audio à une personne située à 2,5 mètres en utilisant un laser et la vapeur d'eau présente dans l'air, à un volume de 60 décibels.

On parle d'une technologie découverte il y a 145 ans et qui reste au stade de la bidouille. Mais produire du son sans aucune pièce mécanique, juste avec de la lumière, ça a quand même de la gueule.

Source : Hackaday

J'ai testé la station de charge UGREEN 200W à huit ports pour remplacer tous vos chargeurs

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier , contient des liens affiliés Amazon –

UGREEN a lancé la Zapix 200W , une station de charge GaN avec six ports USB-C et deux USB-A pour une puissance totale de 200W. De quoi alimenter en même temps un MacBook Pro, un PC portable, des smartphones et quelques accessoires, le tout dans un seul bloc posé sur le bureau. Chaque port principal peut monter jusqu'à 100W, et la station gère tous les protocoles de charge rapide du marché. J'ai testé la bête.

Huit ports et jusqu'à 100W par sortie

La Zapix 200W propose donc huit sorties au total : six USB-C et deux USB-A. Les trois premiers ports USB-C (C1, C2, C3) sont les plus costauds, avec chacun jusqu'à 100W en individuel.

Vous pouvez même charger deux portables à 100W en même temps sur les ports C1 et C2, ce qui couvre les besoins d'un MacBook Pro ou d'un Dell XPS sans forcer. La puissance est gérée par un contrôleur qui répartit le courant en fonction de ce qui est branché.

Par contre, quand les huit ports sont occupés, la puissance est partagée et les derniers ports (C6, A1, A2) se retrouvent à 15W à eux trois. Il y a donc une logique de branchement à respecter : les appareils gourmands sur C1 à C3, le reste après.

GaN et compatibilité tous protocoles

Le bloc repose sur la technologie GaN, ce qui lui permet de rester compact malgré les 200W de puissance.

La chauffe est contenue même en charge maximale grâce au système ThermalGuard, qui surveille la température en temps réel et ajuste la sortie si besoin. Côté protections, on a le classique du genre : surtensions, courts-circuits, surcharges.

Pour ce qui est de la compatibilité, la Zapix 200W gère le Power Delivery 3.0, le Quick Charge 4.0 et 3.0, et aussi le PPS en 45W sur les ports C1 et C2.

Ce dernier point est intéressant si vous avez un Samsung Galaxy S25 Ultra, qui a besoin du PPS pour atteindre sa vitesse de charge maximale. Les ports USB-A sont utiles pour les accessoires plus anciens ou les appareils moins exigeants. Par exemple j'y charge le GPS de mon chat !

Un format bureau bien pensé

Le bloc se pose à plat sur le bureau et se branche au secteur via un câble standard. Les ports sont bien organisés en façade pour un accès facile. Vous pouvez aussi le placer droit, avec un petit support livré avec.

Bref, deux portables à 100W en simultané, c'est quand même pas mal, et la compatibilité avec tous les protocoles de charge rapide évite de se poser la question de l'écosystème. Je vous recommande donc ce petit appareil que j'ai bien rapidement adopté perso. Et en plus elle est en promotion sur Amazon en ce moment, à moins de 63 euros au lieu de 80, disponible ici .

❌