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Loi séparatisme - Le blocage sans juge gagne du terrain

Mis à part son auteur, y'a un truc qui sent pas bon dans l'avant-projet de loi de Laurent Nuñez sur le séparatisme et l'entrisme. Au milieu des mesures sur la dissolution d'assos et l'interdiction d'ouvrages, le texte prévoit en effet d'étendre fortement les pouvoirs de blocage administratif des sites web en France. Et quand je dis "administratif", ça veut dire sans juge.

Bah ouais, ça servirait à quoi alors qu'il suffit d'un bon vieux coup de tampon de l'administration, et votre site peut disparaître de l'internet français.

Concrètement, le texte vise l'article 6-1 de la LCEN. Ce truc-là, c'est le bouton rouge que Pharos et l'ARCOM peuvent pousser depuis 2014 pour faire retirer un contenu. Aujourd'hui ça couvre le terrorisme, la pédopornographie, la vente de stupéfiants et les images de tortures.

Demain, le projet veut y rajouter l'apologie des crimes de guerre, les provocations à la haine ou à la discrimination, et surtout un motif tellement flou que c'en est vertigineux : les contenus "susceptibles de créer un trouble grave pour l'ordre public".

Et c'est là que ça coince. Car "Trouble grave à l'ordre public", vous savez ce que ça veut dire ? Moi oui ! Ça veut dire exactement ce que le préfet en charge veut bien que ça veuille dire. C'est le genre de formule qu'on met dans une loi quand on sait très bien qu'on en fera plus tard un usage BEAUCOUP PLUS LARGE que l'intention affichée initialement.

Et c'est là que ça me colle des boutons, parce qu'on a déjà vu ce film je ne sais combien de fois !!

2014, Cazeneuve, article 6-1 créé pour le terrorisme. 2020, loi Avia retoquée par le Conseil constitutionnel . 2021, extension aux stupéfiants. 2024, loi SREN et vérification d'âge. 2026, apologie crimes de guerre plus haine plus "trouble grave à l'ordre public". À chacune de leur itération, le périmètre s'élargit, les motifs deviennent encore plus flous, et le juge disparaît encore un peu plus du décor.

C'est ça le vrai sujet en fait. C'est pas la question de savoir si bloquer l'apologie des crimes de guerre est légitime (ça l'est). La vraie question c'est : Qui décide ?

Car pendant des siècles en France, seul un juge pouvait ordonner à un éditeur de se taire. Mais depuis 2014, c'est devenu la fête du slip puisque l'administration peut le faire toute seule, et Ô comme c'est bizarre, chaque loi qui arrive ensuite, élargit son, déjà trop grand, terrain de jeu. Alors bien sûr, le juge, on peut éventuellement le saisir après coup, en référé, avec un bon avocat mais dans l'intervalle, votre site a été déréférencé, votre trafic est en EEG plat, et votre asso par exemple, a claqué.

Surtout que la formulation "trouble grave à l'ordre public" est tellement élastique qu'elle peut demain couvrir à peu près n'importe quel sujet qui gêne. C'est pratique hein ? Un dossier sur les violences policières ? Un article sur les manifs ? Une tribune un peu incendiaire ? Allez hop, on coupe TOUT et on retourne sucer des feutres en réfléchissant à la prochaine loi liberticide !!

Vu que le texte part au Conseil d'État avant d'arriver au Conseil des ministres fin avril, le périmètre exact peut encore bouger donc je vous invite à suivre ça du coin de l'œil. Et si vous avez un site ou une asso qui risque de matcher, le bon réflexe c'est La Quadrature du Net . Eux savent contester ces trucs, et ils l'ont déjà fait pour Avia et SREN.

Bref, on se retrouve dans dix ans ou moins, et je vous parie qu'on rediscutera ENCORE d'une nouvelle extension de l'article 6-1, cette fois au nom d'une menace qu'on n'avait pas encore vu venir. L'effet cliquet, ça se déclenche toujours dans le même sens, malheureusement.

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Framasoft dit tout haut ce qu'on est nombreux à penser tout bas

Framasoft a publié aujourd'hui 2 articles sur le numérique public. Le premier, c'est un dossier ultra costaud (impressionnant !) qui tenez-vous bien, défend la Suite numérique de l'État (Tchap, visio LiveKit, France Transfert, Grist, assistant Mistral...) face à ses détracteurs.

Et le second, c'est une tribune parue dans l'Humanité, qui explique pourquoi le fantasme de l'"Airbus du numérique" est une impasse.

Sur la Suite numérique, Framasoft remet en fait les pendules à l'heure. OUI, le développement a coûté 9,3 millions d'euros, mais comparé au système de paie Louvois qui a coûté 500 millions ou à l' ONP qui a coûté un peu moins de 350 millions, on est clairement sur une autre échelle ! Ainsi, dans son article, Framasoft calcule que le coût annuel revient à 75€ par agent public. Franchement c'est pas "cher" quand on sait que c'est plutôt 300 à 590€ pour une licence Microsoft 365 ou un Google Workspace. Donc en fait, cette suite numérique, c'est pas forcément délirant comme investissement.

Ah et sur le fameux "Airbus du numérique", leur tribune est, elle aussi, limpide puisqu'elle nous explique que créer un champion européen du cloud, ça reviendrait à reproduire les mêmes erreurs que les GAFAM mais avec de l'argent public.

Le problème de cette approche en fait, c'est qu'on reste prisonnier du même modèle de centralisation des données, donc pour Framasoft, la seule vraie alternative, ce sont les communs numériques à savoir tout ce qui est logiciels libres, serveurs décentralisés, gouvernance collective...etc.

Après ça ne veut pas dire que c'est facile à mettre en place, mais au moins c'est pas du greenwashing à la con ou appelez ça comme vous voulez.

Voilà, si vous suivez ce blog depuis un moment, vous savez que c'est un sujet qui me tient à cœur. J'en parle ici depuis des années, que ce soit quand Framasoft a lancé Dégooglisons Internet ou plus récemment avec le guide pour larguer Google . Et je suis assez attristé de voir que finalement, ce débat n'a pas bougé d'un pouce dans le cerveau de certaines personnes alors que de mon point de vue et de celui de Framasoft, c'est plutôt une bonne chose que l’État s'y mette enfin !

Bref, allez lire leurs deux articles, vous allez apprendre plein de trucs : Le dossier complet et la tribune !

84 000 schémas électroniques pour entraîner des IA à concevoir des circuits

Vous faites un peu de l'électronique et vous utilisez KiCad pour vos PCB ?

Et si l'avenir de la conception électronique c'était aussi l'IA ? J'en sais rien mais ce qui a l'air de se profiler à l'horizon avec ce dataset qui vient de sortir sur Hugging Face et qui devrait intéresser pas mal de monde. Ça s'appelle Open Schematics et c'est une collection de plus de 84 000 schémas électroniques au format KiCad, prêts à être utilisés pour entraîner des modèles d'IA.

Le truc c'est que jusqu'à maintenant, si vous vouliez créer une IA capable de comprendre ou de générer des schémas électroniques, y'avait pas vraiment de dataset propre et bien structuré pour ça. Bhupendra Hada (alias bshada sur Hugging Face) a donc décidé de combler ce manque en compilant tout ça à partir de projets hardware open source trouvés sur GitHub.

Chaque entrée de son dataset contient donc le fichier schéma brut au format .kicad_sch, une image PNG du rendu, la liste des composants utilisés, et des métadonnées en JSON et YAML. Du coup vous avez tout ce qu'il faut pour entraîner un modèle à faire du text-to-image, de l'image-to-text, ou de la génération de circuits à partir de specs.

Le dataset pèse 6,67 Go au format Parquet et couvre une variété de projets assez dingue. On y trouve des cartes de programmation UART, des amplificateurs à tubes, des onduleurs triphasés open source, des points d'extrémité Zigbee, des projets ESP32+RS232, et même des macropads custom. Bref, y'a de tout, du projet étudiant au truc bien avancé.

Ce qui est cool c'est que le dataset est structuré pour plusieurs cas d'usage. Vous pouvez l'utiliser pour entraîner une IA à reconnaître des composants sur un schéma, à générer de la documentation automatique depuis un circuit, à détecter des erreurs de conception, ou même à suggérer des améliorations. Y'a aussi un potentiel éducatif évident pour créer des outils d'apprentissage interactifs en électronique.

Bien sûr, la qualité et la complexité des schémas varient pas mal d'un projet à l'autre. Certains ont des métadonnées incomplètes, et les conventions de nommage des composants sont pas toujours cohérentes... C'est le souci quand on scrappe des projets open source, y'a du bon et du moins bon mais pour un dataset de cette taille, c'est déjà une base de travail solide.

Le tout est sous licence CC-BY-4.0, donc vous pouvez l'utiliser librement du moment que vous créditez la source. Que vous bossiez sur de l'IA appliquée à l'électronique ou que vous cherchiez juste une grosse base de schémas KiCad à explorer, c'est clairement une ressource à bookmarker.

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SpaghettiKart - Le portage PC / Switch de Mario Kart 64

SpaghettiKart est sorti en juin dernier et c’est le portage sur PC / Switch de Mario Kart 64, signé HarbourMasters. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est normal car ce sont les mêmes qui ont porté Zelda Ocarina of Time avec Ship of Harkinian, Zelda Majora’s Mask avec 2Ship2Harkinian, et Star Fox 64 avec Starship . Quatre jeux N64 majeurs portés avec la même méthode, ce n’est plus du bricolage. Ils ont industrialisé le portage N64, je pense !

Et la clé, c’est libultraship . Il s’agit d’une lib qui d’éviter le gros du boulot technique pour porter des jeux N64 vers des plateformes modernes. Grâce à ça, chaque nouveau portage devient un projet de quelques mois au lieu de plusieurs années. Ship of Harkinian a défriché le terrain et maintenant, le pipeline est bien rodé.

Le fonctionnement de SpaghettiKart est simple. Vous lui fournissez votre ROM Mario Kart 64 US légale, vous générez un fichier O2R avec l’outil fourni, et vous lancez le jeu ! SpaghettiKart tourne sur Windows, Linux, macOS (pas de binaire dispo encore) et même Nintendo Switch. Comme les backends graphiques supportent DirectX11, OpenGL et Metal, c’est multiplateforme dès le départ.

Et les fonctionnalités sont celles que Nintendo devrait proposer mais ne propose pas comme le support ultrawide et 4K, une fréquence d’images élevées, de l’antialiasing, un niveau de détails poussé au mac et des contrôles personnalisables. Y’a même la possibilité de mettre vos assets customs et d’éditer des circuits donc autant dire que les moddeurs vont de régaler…etc. Bref, tout ce que Mario Kart 64 aurait dû devenir si Nintendo y avait mis 1 % de l’énergie qu’ils mettent à envoyer des DMCA .

Techniquement, SpaghettiKart est encore en work-in-progress, ça peut planter et toutes les fonctionnalités ne sont pas encore implémentées, mais le jeu est déjà jouable et fonctionnel.

HarbourMasters cible les jeux N64 emblématiques que Nintendo refuse de moderniser correctement… Bref, le catalogue N64 est en train de se faire sauver par trois dev bénévoles.

Voilà, donc si vous voulez jouer à Mario Kart 64 en ultrawide à 120 FPS avec vos propres circuits custom, allez voir SpaghettiKart sur GitHub .

Merci au matinal Lorenper pour l’info !

Massgrave - La fin de l'activation pirate de Windows en mode offline

En novembre 2024, je vous parlais d’un crack Windows vieux de 17 ans qui fonctionnait encore. Et là, on est un an plus tard, et j’apprends que Microsoft l’a tué.

Mais c’est quoi ce bordel ??

En effet, selon plusieurs médias, Microsoft a bloqué KMS38 , la méthode d’activation offline fournie par Massgrave. Le Patch Tuesday de novembre (KB5068861 pour Windows 11 24H2/25H2) a donc intégré ces changements apparus dans le build 26100.7019 qui ont déprécié gatherosstate.exe, l’outil que les entreprises utilisaient pour migrer leurs activations KMS lors des mises à jour. Mais cela permettait aux pirates de tricher avec la période d’activation KMS et de la prolonger jusqu’au 19 janvier 2038. Ah les brigands ! lol

Cette date, du 19/01/2038 à 03h 14m 07 UTC précisément, c’est la limite du timestamp Unix 32-bit, le fameux bug Y2K38 ! En gros, KMS38 ne crackait pas vraiment Windows mais repoussait le moment fatidique où une activation serait nécessaire… Bon et alors ? Est ce que c’est une nouvelle victoire de Microsoft contre le piratage ?

Nop, que dalle.

Car HWID et TSforge fonctionnent toujours pour activer Windows dans le dos de Microsoft. Massgrave a même sorti le 11 novembre dernier sa version 3.8 de MAS (Microsoft Activation Scripts) baptisée “R.I.P. KMS38”.

Alors c’est tout pareil ? Non, pas vraiment car KMS38 fonctionnait offline, ce qui permettait d’activer Windows sans jamais contacter Microsoft. Et malheureusement HWID et TSforge fonctionnent uniquement online. Ils nécessitent donc une connexion internet pour stocker votre licence sur les serveurs Microsoft.

Cela veut dire qu’avant, avec KMS38, vous pouviez activer Windows en mode avion, vous déconnectiez la machine du réseau, vous lanciez le script, et hop, c’était activé jusqu’en 2038 et Microsoft ne savait même pas que vous existiez ! Et aucun Hardware ID ni de télémétrie n’étaient envoyés !

Alors que maintenant, même pour pirater Windows, vous devez demander aux serveurs de Microsoft de vous accepter. Car HWID crée une licence numérique permanente liée à votre matériel et cette licence est stockée chez Microsoft. Vous devez donc vous connecter initialement à leurs serveurs pour l’activer et à chaque réinstallation, vous devez obligatoirement vous reconnecter.

Bref, votre Hardware ID et votre config matérielle sont donc enregistrés dans la base de données de Microsoft. Et pour TSforge, c’est pareil. Connexion obligatoire sur un serveur Microsoft !

Voilà, donc en gros, pour pirater Windows, il faut maintenant se déclarer à Microsoft. Les criminels que vous êtes esquivent ainsi les 145 euros de la licence, mais donnent leur Hardware ID en échange d’un Windows activé et d’une dépendance permanente aux serveurs de Redmond.

Voilà donc comment Microsoft a choisi délibérément de casser un outil utilisé par ses propres clients pour continuer à collecter de la data, même quand l’utilisateur est un “pirate”…

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Test de la nouvelle Logitech MX Master 4 : la souris ultime

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

La Logitech MX Master 4 apporte quelques ajustements bien sentis à une formule déjà très aboutie. Haptique, gestes, ergonomie : tout est là pour une expérience fluide et efficace, que ce soit sur Mac ou PC. Je l’ai testé ici sur Mac, avec un constat simple : difficile de trouver mieux.

Une évolution, pas une révolution

Avec la MX Master 4 , Logitech ne bouleverse pas sa recette. Et tant mieux. Le design reste globalement le même que celui de la 3S : une souris sculptée pour les droitiers, pensée pour épouser la main sans effort. Les matériaux ont été revus : fini les revêtements soft-touch qui s’abîment vite et étaient vite sales, place à des plastiques plus bruts mais plus durables. Les clics sont encore plus silencieux, les boutons mieux positionnés, et la glisse gagne en souplesse grâce à des patins PTFE beaucoup plus larges. C’est une mise à jour maîtrisée, centrée sur l’usage et l’optimisation.

Screenshot

L’Action Ring change la donne

La vraie nouveauté, c’est l’Action Ring. Un menu circulaire qui s’affiche autour du curseur quand on presse le nouveau bouton sous le pouce, baptisé Haptic Sense Panel. On y place jusqu’à huit raccourcis personnalisés : apps, dossiers, fonctions système… Le retour haptique, ultra satisfaisant, vient valider les actions avec une petite vibration, discrète mais efficace. Le tout s’intègre parfaitement à macOS et Windows via Logi Options+, qui permet de créer des profils différents selon les applications. À l’usage, on gagne du temps. Beaucoup.

Une personnalisation très poussée

Comme les modèles précédents, la MX Master 4 mise sur la personnalisation : sept boutons configurables, deux molettes (verticale motorisée, horizontale crantée), capteur 8 000 DPI, compatibilité multi-appareils, et désormais une couche haptique ajustable.

On peut choisir l’intensité des vibrations, désactiver certaines fonctions, ou encore créer des macros avec les Smart Actions. Pour aller plus loin, un marketplace propose des plugins selon les apps : Adobe, Zoom, Excel, Figma, etc. Peu nombreux pour l’instant, mais en développement.

Screenshot

Mac vs PC : rien de majeur

La version Mac, testée ici, se distingue surtout par ses coloris exclusifs (Space Black, White Silver). Elle est livrée sans dongle USB-C (présent sur la version PC). Mais à l’usage, aucune différence en termes de performance ou de fonctions, contrairement à la MX Master 3S qui était moins performantes en Bluetooth (perso j’avais acheté le dongle à part). Dans tous les cas, la souris est pleinement compatible avec macOS ET Windows.

Une autonomie solide et une vraie réparabilité

Côté autonomie, Logitech annonce 70 jours sur une charge complète. Et bonne nouvelle : on peut recharger tout en continuant d’utiliser la souris (contrairement à la Magic Mouse…). Autre point à noter : la facilité de démontage. Pas besoin d’arracher les patins pour accéder aux vis, et des pièces comme la batterie seront disponibles en remplacement. Une rareté sur ce segment.

On en dit quoi ?

La MX Master 4 n’est pas une révolution, mais c’est clairement une des meilleures souris du marché pour un usage pro ou créatif. Confort, silence, fluidité, personnalisation : tout y est. L’Action Ring est au final un vrai plus une fois adopté, et l’intégration au système macOS est bien pensée. Même si vous avez une 3S, ça peut valoir le coup d’investir, croyez-moi ! Reste juste à espérer qu’un jour Logitech pense aux gauchers. Elle est dispo sur Amazon en cliquant ici !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie “Gadgets Tech” , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

Des neurones artificiels fabriqués avec des bactéries qui parlent enfin le langage de nos cellules

Sam Altman, Elon Musk et leurs copains courent après l’IA qui “pense” comme nous grâce notamment à des machines qui calculent plus vite que nos cerveaux, mais on n’a jamais vraiment réussi à créer des circuits électroniques qui parlent VRAIMENT à nos cellules. Enfin, jusqu’à maintenant.

Des chercheurs de l’Université du Massachusetts viennent de publier une étude dans Nature Communications qui explique un truc assez dingue. Ils ont fabriqué des neurones artificiels qui fonctionnent exactement comme les vrais. Ce qui est fou, c’est pas qu’ils imitent le cerveau, c’est qu’ils utilisent le même langage que nos cellules.

Leur super astuce ? Des nanofils protéiques extraits d’une bactérie qui s’appelle Geobacter sulfurreducens. C’est une bactérie qui vit dans les sédiments et les sols anaérobies (là où y’a pas d’oxygène) et elle a un super-pouvoir qui est de produire de l’électricité. Les chercheurs Shuai Fu et Jun Yao ont donc eu l’idée de prendre ces nanofils protéiques pour construire des “memristors” (une sorte de résistance à mémoire) qui fonctionnent pile-poil aux mêmes voltages que nos neurones biologiques.

Avant, les neurones artificiels fonctionnaient donc à 0,5 volt minimum alors que les vrais neurones dans notre corps tournaient entre 70 et 130 millivolts (soit environ 0,1 volt). C’était donc comme essayer de parler anglais avec quelqu’un qui parle français en gueulant plus fort… ça marchait pas terrible.

Du coup, grâce à cette découverte, Jun Yao et son équipe ont réussi à créer le premier composant électronique qui parle exactement la même langue électrique que nos cellules. Et pour le prouver, ils ont fait un truc de malade. Ils ont branché ces neurones artificiels sur de vraies cellules cardiaques humaines (des cardiomyocytes)… et ça a marché ! Les neurones artificiels ont détecté en temps réel les changements d’activité des cellules quand elles étaient exposées à de la noradrénaline.

Ça ouvre ainsi la voie par exemple à des capteurs corporels qui comprennent vraiment ce que disent nos cellules, à des prothèses intelligentes qui réagissent naturellement, à des interfaces cerveau-machine qui ne forcent plus la communication…etc. Le neuromorphic computing devient enfin biocompatible.

Bon, évidemment je vous vois venir avec vos questions sur les implants cérébraux et tout le tralala futuriste à la Elon Musk mais calmos. On en est pas encore là. Mais on vient peut-être de franchir une frontière un peu bizarre qui est celle où nos machines arrêtent d’imiter le vivant pour commencer à vraiment dialoguer avec lui.

Et tout ça grâce à une bactérie qui bouffe du métal dans la boue sans oxygène…

C’est beau la science, non ?

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Installer et mettre à jour des applications macOS en ligne de commande

Vous le savez, j’ai toujours eu un faible pour les outils qui font des trucs qu’ils ne devraient pas pouvoir faire. Et mas-cli , c’est exactement ça : un petit utilitaire en ligne de commande qui permet d’automatiser le Mac App Store depuis votre terminal

Si vous êtes sous Mac et que comme moi, vous trouvez l’App Store d’Apple lent et peu pratique, cet outil open-source écrit en Swift va peut-être vous changer la vie. Il utilise des frameworks Apple privés non-documentés pour automatiser un store qui n’a jamais été pensé pour ça. C’est beau comme du Bruno Le Maire dans le texte…

Les développeurs Mac, supposés accepter l’expérience voulue par Apple, recréent donc secrètement leur propre système de paquets à la Unix. L’amour c’est compliqué, je sais…

Installation

L’installation se fait très simplement via Homebrew :

brew install mas

Vous pouvez aussi récupérer directement le binaire si vous préférez.

Utilisation au quotidien

Une fois installé, vous pouvez vous connecter à l’App Store directement depuis un terminal avec :

mas signin [email protected]

Pour lister vos applications installées via l’App Store :

mas list

Lancer une recherche d’app :

mas search MOTCLÉ

capture-decran-2017-02-03-10-51-43

Et installer l’application de votre choix en utilisant son ID :

mas install 123456789

Gestion des mises à jour

Pour lister les applications qui n’ont pas été mises à jour :

mas outdated

Pour mettre une application spécifique à jour, utilisez l’ID de l’app en question :

mas upgrade 123456789

Et pour tout mettre à jour d’un coup :

mas upgrade

L’automatisation ultime

Là où ça devient vraiment intéressant, c’est que mas-cli, avec son intégration à homebrew-bundle, permet de scripter complètement l’installation d’un nouvel environnement Mac. Vous pouvez définir dans un Brewfile toutes vos apps, y compris celles du Mac App Store, et tout installer d’un coup. C’est exactement ce dont rêvent tous les développeurs qui passent leur vie dans un terminal.

Ça va être particulièrement pratique pour scripter 2 ou 3 trucs afin de gérer au mieux la mise à jour de vos applications ou la récupération régulière d’une liste de softs installés. Tout ça depuis votre terminal, sans jamais ouvrir l’interface graphique du Mac App Store.

Les limites à connaître

Comme l’expliquent les développeurs eux-mêmes , mas-cli utilise des frameworks Apple privés non-documentés qui peuvent changer sans préavis. C’est génial sur le papier, mais dans la réalité, vous ne saurez jamais si ça marchera encore demain car Apple peut décider de changer ses API.

Mais bon, en attendant que ça casse, profitons-en pour automatiser tout ce qui peut l’être !

Merci à Lorenper pour le partage.

Article paru initialement le 09/02/2017, mis à jour le 17/09/2025

Naviguez dans un océan de rétro-computing avec ce site qui propose + de 59,6 To de logiciels vintage !

Bonne nouvelle : Le site discmaster a réouvert ses portes !

Voici un site expérimental absolument génial qui va vous permettre de naviguer et rechercher des programmes anciens, des jeux rétro, et des magazines vintage dispo sur archive.org. Imaginez pouvoir retrouver les pépites de votre jeunesse et les jeux et applications qui vous ont fait rêver à l’époque des ordinateurs 8-bits. Et bien, c’est désormais possible !

Le site en question, c’est discmaster.textfiles.com, et il recense pas moins de 968 541 579 fichiers totalisant 59,6 To de données. Autant dire que vous avez de quoi faire ! Ce qui est vraiment cool, c’est que ce site est compatible avec les navigateurs modernes mais également vintage, ce qui signifie que vous pourrez l’utiliser aussi bien sur votre ordinateur actuel que sur votre vieille machine de guerre.

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