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Votre bluetooth est en rade sur Linux ? Il existe une solution

Une mise à jour récente du noyau Linux a cassé le support de certains adaptateurs Bluetooth MediaTek, ceux qui sont intégrés aux puces Wi-Fi qu'on trouve sur beaucoup de cartes mères modernes.

Le résultat : votre clavier sans fil, votre souris ou votre casque Bluetooth ne se connectent plus après la mise à jour. Pour les utilisateurs Linux, c'est le genre de régression franchement pénible, pour rester poli.

Al Williams raconte sur Hackaday avoir traqué le problème jusqu'à un fichier précis du noyau : btmtk.c, le pilote qui gère les puces Bluetooth MediaTek. Deux lignes de code suffisent à contourner le problème. Sa rustine consiste à remplacer une fonction de gestion d'erreur par une instruction qui marque la sortie comme "non terminée" et continue. C'est pas génial sur le papier, mais ça fait remarcher le matériel le temps qu'un correctif officiel arrive en amont.

Le problème, c'est que ce n'est pas un simple paramètre à changer. Il faut récupérer les sources du noyau, installer la boîte à outils de compilation, patcher la ligne concernée, recompiler juste le module problématique, l'installer dans /lib/modules, et rebooter.

Deux lignes. Pour un développeur Linux, c'est la routine. Pour un utilisateur lambda qui a juste envie que sa souris remarche, c'est franchement relou.

Al teste sa rustine sur OpenSUSE Tumbleweed (une distribution Linux à mises à jour continues), mais la procédure marche aussi sur Debian, Ubuntu et la plupart des autres distros, avec quelques ajustements de chemins. Il insiste : c'est temporaire. Le bug est connu des développeurs du noyau, et le correctif définitif devrait remonter dans les prochaines versions stables.

Le truc un peu naze, c'est que Bluetooth sur Linux a longtemps eu la réputation d'être un cauchemar. La situation s'était nettement améliorée ces dernières années avec BlueZ (la pile Bluetooth officielle de Linux) et le support natif dans la plupart des distros. Voir une régression d'envergure refaire surface en 2026 sur du matériel grand public, ça refait grincer des dents les vieux Linuxiens qui pensaient avoir refermé ce chapitre.

Et puis ça illustre bien le modèle de développement du noyau. Les régressions arrivent parce que le code évolue très vite et que tout le matériel ne peut pas être testé en permanence. Quand ça pète, la communauté patche. Quand le patch est validé, il remonte. C'est lent, mais ça finit toujours par marcher. Le truc, c'est qu'entre les deux, vous restez avec votre clavier Bluetooth en rade .

Si vous êtes touché par le problème, l'article complet d'Al Williams sur Hackaday donne toutes les commandes pas à pas . Le fix est documenté ligne par ligne, ça prend une trentaine de minutes pour quelqu'un qui est très à l'aise avec un terminal.

Source : Hackaday

Le firmware Linux manquant des laptops HP Panther Lake vient enfin d'arriver

Si vous venez d'acheter un portable HP équipé d'un Intel Core Ultra Series 3 (nom de code Panther Lake) et que vous y faites tourner Linux, vous allez accueillir cette nouvelle avec une certaine satisfaction. Intel et HP ont enfin poussé le firmware nécessaire à l'activation du fameux Integrated Sensor Hub dans linux-firmware.git, le dépôt officiel utilisé par à peu près toutes les distributions Linux du marché.

Petite mise en contexte quand même... Vous le savez, le firmware, c'est le tout petit logiciel bas niveau qui permet à un composant matériel de fonctionner. Et l'Integrated Sensor Hub (l'ISH pour les intimes), c'est un co-processeur intégré dans les puces Intel récentes.

Son job est de gérer les capteurs du laptop (orientation de l'écran, accéléromètre, gyroscope, capteurs de lumière, etc.) sans déranger les gros cœurs du CPU principal. Ça permet en fait à la machine de capter ce qu'il se passe autour d'elle même quand elle est en veille, sans vider la batterie.

Le problème, c'est que ce petit co-processeur a besoin d'un firmware spécifique pour fonctionner. Et sans ce firmware, l'ISH était muet sur Linux. Résultat : des fonctions comme la rotation automatique de l'écran sur un PC convertible, l'allumage à la détection de présence ou les économies d'énergie liées aux capteurs ne fonctionnent tout simplement pas, ou alors franchement mal.

Le pilote était déjà dans le noyau Linux depuis longtemps. C'est la pièce manquante, le firmware lui-même, qui était à la bourre. Sans lui, il faut bidouiller, copier des fichiers à la main depuis Windows, ou faire une croix sur certaines fonctions. C'est le genre de situation qui fait fuir les utilisateurs vers Windows ou macOS sur du matos neuf.

De la part d'HP, c'est plutôt un bon rattrapage. Le constructeur historique pousse régulièrement des laptops pré-installés avec Linux à destination des développeurs et des entreprises (la gamme ZBook sous Ubuntu, par exemple, qui existe depuis quelques années). Avoir un bon support dès la sortie du carton, ça compte vraiment pour ce public-là, qui ne veut pas passer une heure à chasser les firmwares disparus pour faire marcher son trackpad ou son lecteur d'empreintes.

Intel, de son côté, a fait pas mal d'efforts ces derniers temps pour simplifier sa licence de firmware et accélérer la mise à dispo de ces fichiers binaires pour Linux. On a d'ailleurs vu la même histoire avec le firmware NPU (la puce dédiée à l'intelligence artificielle) qui a été publié juste avant pour Panther Lake.

Bref, pour qui voulait passer à un laptop HP Panther Lake sous Linux dès maintenant, le timing est devenu nettement meilleur.

Source : Phoronix

Bambu Lab épinglé pour violation de licence open source depuis quatre ans

C'est la Software Freedom Conservancy (SFC), l'ONG américaine qui défend les licences libres, qui a sorti l'affaire. Bambu Lab, l'un des plus gros fabricants d'imprimantes 3D grand public du moment, viole l'AGPLv3 depuis environ quatre ans selon l'organisation. Pas qu'un peu donc.

Pour comprendre l'histoire, il faut savoir que Bambu Studio, le slicer maison de la marque (c'est le logiciel qui transforme un modèle 3D en instructions de découpage pour l'imprimante), est en réalité un dérivé de PrusaSlicer, lui-même basé sur Slic3r.

Les deux sont sous licence AGPLv3, ce qui oblige toute boîte qui distribue un logiciel dérivé à publier son code source dans la même licence. Du coup, Bambu Studio aurait dû suivre les mêmes règles depuis le début.

Sauf que voilà, le SFC pointe deux violations très claires. D'abord, une bibliothèque maison appelée libbambu_networking, qui gère toute la communication entre le slicer et les serveurs cloud de Bambu, n'a jamais vu son code publié. La marque reconnaît même son existence dans son propre README sur GitHub. Pire encore, quand le développeur Paweł Jarczak a sorti une version modifiée d'OrcaSlicer (un fork concurrent, c'est-à-dire une copie communautaire améliorée) qui restaurait certaines fonctions cloud bloquées par Bambu, l'entreprise lui a envoyé une mise en demeure pour faire retirer son projet.

C'est la deuxième violation selon le SFC, parce que l'AGPLv3 interdit explicitement d'ajouter des restrictions supplémentaires à ce que la licence autorise. En clair, Bambu n'a pas le droit d'invoquer ses conditions d'utilisation pour empêcher quelqu'un d'exercer les droits que la licence donne. 

Côté riposte, le SFC a lancé un projet baptisé baltobu. Trois objectifs : refaire la fameuse bibliothèque à partir de zéro par reverse-engineering (démonter le code propriétaire pour le réécrire proprement), maintenir le fork OrcaSlicer de Jarczak, et créer un remplaçant complet de Bambu Studio. Une levée de fonds visant 250 007 dollars, ouverte jusqu'au 17 juillet, a déjà atteint son premier objectif pour financer des employés à ce travail sur le long terme. Si la cagnotte va au bout, de nouveaux employés pourront rejoindre le projet.

Bambu Lab a réagi du bout des lèvres. L'entreprise a publié un message reconnaissant que sa référence à des conditions d'utilisation et à une potentielle mise en demeure ait pu être perçue comme une menace légale, ce qu'elle regrette. Pas de modification réelle de la pratique pour autant. La bibliothèque reste fermée, et les pratiques cloud restent les mêmes.

Bref, une marque grand public qui surfe sur les briques open source sans en respecter les règles, ça finit toujours par se voir.

Source : Itsfoss

Windows 11 distancé par Ubuntu sur le monstrueux Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD

Nos confrères de chez Phoronix ont publié un comparatif des performances du tout nouveau Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD sous deux systèmes : Windows 11 et Ubuntu 26.04 LTS. Le verdict est sans appel, Linux prend une avance très nette sur Windows sur la majorité des charges de travail testées.

Petit point pour ceux qui décrochent dès qu'on parle de processeur. Le 9950X3D2, c'est une variante Dual Edition du processeur haut de gamme d'AMD pour le grand public. Elle embarque 16 cœurs, 32 threads, et surtout une particularité plutôt rare : une mémoire cache 3D (le V-Cache, une couche de mémoire ultra-rapide empilée physiquement sur la puce) présente sur les deux blocs de cœurs, là où les versions précédentes n'en avaient que sur un seul.

En pratique, les deux moitiés du processeur peuvent piocher dans une grosse réserve de mémoire rapide, ce qui accélère pas mal de calculs gourmands.

Phoronix a fait tourner ses batteries de benchmarks habituelles : compilation de code, encodage vidéo, calcul scientifique, rendu 3D, base de données. Sur la majorité de ces tests, Ubuntu 26.04 arrive devant Windows 11, parfois de quelques pourcents, parfois beaucoup plus selon la charge. Quand on additionne tout, ça donne une moyenne nettement à l'avantage du pingouin.

C'est un constat qui revient quasi à chaque test du genre depuis plusieurs années. Linux fait souvent mieux tourner les processeurs serveur ou les CPU multi-cœurs musclés que Windows, notamment parce que son ordonnanceur (le bout du système qui décide quel programme tourne sur quel cœur et à quel moment) est plus malin avec les architectures complexes.

AMD, avec son design en deux blocs séparés et son cache 3D asymétrique, est typiquement le genre de processeur où ça compte vraiment.

Côté Windows, c'est un peu toujours la même histoire. Microsoft a fait des efforts ces dernières années pour mieux gérer les Ryzen, mais le système traîne encore quelques inefficacités et un fond plus lourd. Pour un gamer pur, ça n'a probablement pas grand impact. Mais pour un développeur, un créateur de contenu ou quelqu'un qui compile son propre code, l'écart commence vraiment à avoir du sens.

On peut d'ailleurs se demander si AMD finira par sortir une version officiellement labellisée Linux. Pour l'instant, rien d'annoncé. Mais bon, qu'un constructeur grand public reconnaisse explicitement que son matos tourne mieux sous Linux serait déjà une petite révolution culturelle.

Source : Phoronix

Heretic - Virer la censure d'une IA en une commande

Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.

Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.

Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !

Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.

D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.

Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.

Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).

Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.

Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.

Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)

Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.

Ratty, l'émulateur de terminal qui affiche de la 3D directement dans la ligne de commande

Orhun Parmaksız, l'un des principaux mainteneurs de Ratatui (une bibliothèque Rust très utilisée pour créer des interfaces texte dans le terminal), vient de sortir un projet qui sort vraiment des clous.

Ça s'appelle Ratty, c'est donc un émulateur de terminal capable d'afficher des objets 3D, des sprites animés et des modèles complets en plein milieu de votre ligne de commande.

Sur le papier, ça paraît absurde. Un terminal sert à taper des commandes et lire du texte. Sauf que Parmaksız s'est demandé pourquoi on devait s'arrêter là, et sa réponse est qu'on n'y est pas obligés.

Le truc tourne donc sur Rust avec Ratatui pour la couche d'affichage texte, parley_ratatui pour le rendu de la typographie, et Bevy (un moteur de jeu open source qu'on retrouve dans pas mal de petits jeux indé) pour la partie graphique.

Un terminal classique génère son texte caractère par caractère, là chaque image devient une texture envoyée sur le GPU (la puce graphique de votre machine, celle qui gère normalement les jeux et les vidéos). Bevy place ensuite cette texture dans une scène 3D où vous avez des caméras, des éclairages, des animations.

Pour faire passer des objets 3D dans le flux, Parmaksız a inventé son propre protocole, le Ratty Graphics Protocol, qui permet à n'importe quelle commande de balancer un cube tournoyant ou un modèle de chat à côté d'un texte d'aide.

Le curseur lui-même est un rat 3D qui tourne sur lui-même, d'où le nom du projet. Inspiration officielle : TempleOS, l'OS développé en solo pendant des années par Terry Davis, célèbre pour permettre d'afficher des sprites 3D dans son shell. Une référence improbable, mais assumée.

Le code est open source sur github.com/orhun/ratty , et un widget Ratatui nommé ratatui-rgp permet d'intégrer la 3D dans vos propres apps terminal. La version 0.2.0 vient de sortir. C'est encore largement expérimental, mais le rendu sur les démos est franchement sympa.

Source : The Register

Termix - L'alternative open source et gratuite à Termius

Si vous cherchez une alternative à Termius qui ne vous coûte pas une petite couille, je crois que j'ai trouvé ce qu'il vous faut !

C'est vrai qu'il y a quelque chose de carrément agréable à pouvoir ouvrir un navigateur depuis n'importe quelle machine et retrouver tous ses serveurs, fichiers et tunnels au même endroit... Et Termius fait ça très bien, sauf que la fonctionnalité la plus utile, à savoir la synchro entre appareils, c'est payant !

Et c'est ça la raison d'être de Termix qui propose exactement ça mais en open source, en gratos et à héberger vous-même !

Termix, c'est donc une plateforme de gestion de serveurs accessible depuis le navigateur. On y retrouve un terminal SSH complet, de la gestion de fichiers distants, des tunnels SSH inversés, et depuis la v2.0 sortie en mars dernier, le support RDP, VNC et Telnet.

En clair, ça couvre à peu près tout ce dont on a besoin pour piloter une infra depuis un seul endroit. Petit détail à noter quand même, le RDP/VNC/Telnet n'est pas inclus par défaut, donc il faut ajouter un second conteneur guacd au compose. Rien de compliqué, mais à savoir avant de se lancer.

Le terminal SSH supporte jusqu'à 4 panels simultanés comme ça plutôt que de multiplier les sessions, vous regroupez au même endroit. Le gestionnaire de fichier est aussi très sympa avec du drag & drop dans les deux sens, la modification de fichiers distants directement dans le navigateur... Et y'a aussi une gestion des conteneurs Docker intégrée, un Network Graph pour visualiser les connexions entre hôtes, et un système de snippets de commandes pour éviter de retaper les mêmes commandes à longueur de journée.

Ce qui change par rapport aux autres alternatives web, c'est surtout sa dispo sur toutes les plateformes. L'accès web est évidemment central, mais il existe aussi des apps natives pour Windows, Linux, macOS (App Store, DMG ou Homebrew selon vos préférences), iOS/iPadOS et Android.

Tout se synchronise ensuite via le conteneur self-hosted comme ce que permet Termius, à la différence près que vous hébergez vous-même le système.

Côté sécurité et gestion d'équipe, Termix intègre du RBAC, de l'OIDC, du 2FA, et stocke les données dans une SQLite chiffrée.

Pour tester en local, le docker-compose de base ressemble à ça :

services:
 termix:
 image: ghcr.io/lukegus/termix:latest
 ports:
 - "8080:8080"
 volumes:
 - termix-data:/app/data

volumes:
 termix-data:

Attention à la config réseau avant tout puisque le port 8080 par défaut est souvent filtré ou déjà occupé donc changez ça dans le compose si besoin. Ajoutez ensuite le conteneur guacd si vous voulez le RDP/VNC/Telnet (je vous laisse aller lire la doc).

Après l'interface est fonctionnelle mais pas aussi léchée que Termius. Y'a pas de passkeys, et pas de support ed25519-sk pour les clés de sécurité hardware.

Pour une utilisation personnelle ou une petite équipe qui gère de l'infra linux, c'est largement suffisant, cela dit. Bref, si Termius c'est pas fait pour vous parce que c'est encore des sousous à sortir, sachez que Termix est là pour vous.

Merci Letsar pour le lien !

Dusk - Zelda Twilight Princess en natif sur PC, Mac, Linux et mobile

Plus de 4 000 commits, 5 ans de décompilation acharnée, et selon l'équipe ZeldaRET le plus gros projet de reverse-engineering jamais bouclé sur un jeu Nintendo. Voilà tout ce qu'il a fallu à la team Twilit Realm pour livrer Dusk, leur portage natif de Zelda Twilight Princess sur Windows, macOS, Linux, iOS et même Android.

La sortie officielle a eu lieu samedi dernier, et le projet fait son petit effet dans la communauté retrogaming.

Link traverse les plateformes dans Dusk (capture du site officiel )

Pour faire fonctionner le jeu, vous devez récupérer le binaire Dusk sur GitHub , puis lui fournir votre propre dump du jeu GameCube car la team ne distribue aucun asset de Nintendo pour limiter le risque juridique... Après je vous fais confiance pour en trouver tombé du camion... ^^.

Et hop, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, vous vous retrouvez à jouer à Twilight Princess sur votre Steam Deck, votre iPhone, votre laptop M3, votre tour Linux ARM64, peu importe... Tout ça sans émulateur Dolphin puisque le code GameCube a été reverse-engineered au niveau machine puis recompilé pour le matériel moderne, ce qui donne un vrai portage natif avec les avantages habituels : framerate déverrouillé, résolutions HD, modding facilité, performances qui dépotent (sous réserve d'un GPU compatible D3D12, Vulkan ou Metal, les vieux iGPU Intel et certains Adreno galèrent encore).

Le moteur du jeu original tournait à 30 refresh par seconde (en anglais on dit "ticks", c'est le nombre de fois où le moteur rafraîchit / recalcule la 3D du jeu) , c'est-à-dire que la simulation du monde se mettait à jour 30 fois par seconde, point final. La team a gardé ce taux à l'identique pour préserver le comportement de simulation proche de l'original, ce qui rassure surtout les speedrunners.

Sauf que maintenant, le rendu visuel, lui, peut tourner à 144 Hz ou plus. Donc entre deux refresh, Dusk calcule où devraient se trouver les objets et interpole leur position pour produire une image fluide. Vous gardez ainsi la mécanique de 2006, mais l'affichage est de 2026, donc c'est spleennnndiiiiide ! C'est une approche comparable à celle de Ship of Harkinian sur Ocarina of Time.

Côté plateformes, c'est pour Windows x86-64, macOS Intel et Apple Silicon, Linux x86-64 et ARM64, iOS via AltStore et Android en APK direct. Pas de version Switch par contre, et n'ayez pas d'espoir car l'équipe a été claire sur le sujet. Pour des raisons techniques (et j'imagine juridiques) ils n'envisagent pas de port natif sur la console actuelle. Les versions Wii et les autres régions GameCube sont également en chantier, mais pour l'instant ce sont les versions GameCube USA et EUR qui sont supportées. Le projet vérifie même le hash SHA-1 de votre dump pour s'assurer qu'il correspond à une version compatible avant de lancer quoi que ce soit.

Link en wolf enchaîné dans le donjon initial (capture du site officiel )

L'ensemble est sous licence CC0, domaine public, zéro restriction, ce qui veut dire que vous pouvez forker, modifier, redistribuer le code sans contrainte. Le projet repose sur la décompilation zeldaret/tp , menée depuis août 2020 par une communauté internationale de speedrunners et de devs reverse-engineers.

C'est le même schéma juridique qui a permis à Zelda 64 Recompilé de prospérer. Les projets évitent de distribuer des assets Nintendo, mais ça ne supprime pas tout risque de notification DMCA puisque la légalité dépend aussi de votre juridiction et de la manière dont le dump a été obtenu (DMCA section 1201 aux US, qui interdit en principe le contournement de protection, donc la prudence reste de mise).

Maintenant, faut pas se voiler la face sur le destinataire d'une lettre recommandée potentielle puisque Nintendo a fait sauter yuzu et son fork Suyu en 2024 avec 2,4 millions de dollars de règlement à la clé, Ryujinx a mis la clé sous la porte en octobre dernier sous pression directe, Garry's Mod a dû purger 20 années de contenu Nintendo de son workshop, et la société attaque actuellement Palworld sur des brevets de gameplay déposés à la va-vite.

Donc même quand un projet respecte le droit à la lettre, la firme japonaise a les moyens de noyer une équipe bénévole sous des frais d'avocats jusqu'à épuisement total. Les ports type Ship of Harkinian tiennent depuis plusieurs années déjà sans procédure, mais rien ne garantit que Dusk passera entre les gouttes. Si vous voulez profiter du jeu sur PC, je vous conseille donc de cloner le repo en local et de mettre le binaire de côté quelque part, on ne sait jamais....

Link récupère un fragment de coeur (capture du site officiel )

Pour l'installation, vous filez sur le repo GitHub, vous chopez le binaire de votre plateforme, vous pointez le launcher vers votre dump GameCube (que vous avez fait vous-même depuis une Wii moddée en suivant le guide du wiki Dolphin, hein...), et c'est parti mon kiki.

Merci à j0j0b4rj0 pour la découverte.

DATO Ares Q4 - Le SSD aimanté qui se colle partout

Le truc cool avec un disque de backup, c'est quand vous arrêtez de le sortir du tiroir. Et c'est ce que permet de faire le DATO Ares Q4 (lien affilié) qui se trouve être aimanté et que je peux donc coller direct sur le côté de mon Mac Studio . Je l'ai depuis bientôt un an, et c'est devenu mon disque de Time Machine à résidence.

Il est trop mignon parce qu'il est tout petit, puisqu'il mesure 64 par 64 mm, 12 mm d'épaisseur, et 40 grammes, soit à peine plus gros qu'un bloc de petits Post-it, sauf que dedans y'a 4 To de NVMe en USB4. Les aimants sont prévus pour s'accrocher à un iPhone 15/16/17 Pro façon MagSafe, mais en pratique ils tiennent aussi nickel sur n'importe quelle machine, si vous collez le petit aimant-sticker livré avec.

Après je sais pas si coller un aimant sur un ordinateur c'est le move le plus intelligent que j'ai fait de ma vie mais je l'ai collé y'a 1 an, et ça bouge pas et j'ai aucun souci. Après c'est pas des GROS aimants non plus hein... C'est assez fin et pas très aimanté non plus. Et niveau connectique, c'est livré avec un câble USB-C rikiki de 10 cm.

Côté débits l'USB4 crache du 4000 Mo/s en lecture et 3600 Mo/s en écriture et comme c'est du natif, y'a pas de puce intermédiaire entre le NVMe et le port, donc on est max de ce qu'on peut avoir en vitesse avec ce genre de disque. Par contre, faut un port USB4 ou Thunderbolt 4/5 côté Mac, sinon ça retombe sur de l'USB 3.2 classique. C'est pas dramatique mais ça va 'achement moins vite quand même.

Et comme mon Mac Studio embarque 4 To en interne, c'est pile la taille du DATO que je dédie à ma sauvegarde Time Machine. Le sparsebundle peut donc grossir jusqu'à occuper tout le disque sans que je m'en occupe ! Et comme je ne le remplis jamais à 100%, je suis assez tranquille.

En plus de ce SSD, je fais toujours des backups sur mon NAS Synology avec Carbon Copy Cloner à côté parce que je suis parano et qu'on sait jamais...

Côté chauffe, la surprise est plutôt bonne, il reste froid / tiède même en plein transfert. Alors je suis pas sûr mais je me dis que le boîtier en alu du Mac Studio, joue peut-être un petit rôle de dissipateur thermique mais j'sais pas, peut-être pas... En tout cas, ça chauffe pas quoi.

Ce disque est compatible Mac, PC, Linux, et même iPhone Pro en USB-C comme ça si vous avez besoin de filmer de la 4K ProRes HDR direct sur un SSD plutôt que sur la mémoire interne, c'est possible ! Et il est garanti 5 ans, ce qui est toujours bon à prendre.

Voilà, si ça vous intéresse, le DATO Ares Q4 (lien affilié) est dispo sur Amazon en versions 1 To, 2 To ou 4 To .

Nocturne’s Free App Turns Your Bricked Spotify Car Thing Into Something Better Than the Original

The open-source community has a long history of doing more with abandoned hardware than the original manufacturers ever did. The PSP got emulators Sony never approved. The Wii got homebrew loaders that ran software Nintendo pretended didn’t exist. The pattern repeats because the hardware is always fine; it’s the corporate support structure around it that evaporates. The Spotify Car Thing joined that lineage in December 2024 when Spotify killed server-side authentication and turned every unit into an expensive knob with a screen attached.

Nocturne picked up where Spotify dropped off. The project launched in October 2024, anticipating the shutdown, and has shipped four major versions since. V4.0.0, currently in beta with a public release imminent, finally delivers true Bluetooth connectivity without phone tethering, a companion app, and a feature set that makes the original Spotify firmware look like a rough draft.

Developer: Nocturne Team (Brandon Saldan, Dominic Frye, and contributors)

The Car Thing runs a 512MB RAM, 4GB storage Amlogic S905D2 SoC, which is a polite way of saying it has the processing power of a mid-range router from 2015. Early versions of Nocturne required a Raspberry Pi as a co-processor just to get the thing online, which was a heroic workaround but not exactly mainstream-friendly. V3 replaced that with Bluetooth tethering through your phone’s hotspot. V4 cuts the tether entirely, pairing directly via Bluetooth through the new Nocturne Companion app, which requires a Nocturne+ subscription to fund the team’s continued development.

What the photos make immediately clear is how clean the UI actually looks in practice. The now-playing screen pulls album art and renders it as a full bleed gradient background, the same visual logic Spotify used but executed with noticeably more polish in edge cases. The typography is large and glanceable. The playlist browser view is dense but organized, using album thumbnails and track titles in a layout that navigates naturally with the knob. Image 3 shows a subtle ambient lighting effect around the screen border, a rainbow glow that responds to the current track, which is the kind of detail you wouldn’t expect from a community firmware project running on 2021 budget hardware.

The gesture control, OTA updates, Spotify Connect device switcher, podcast support, local file playback, and DJ mode all carried over from V3. The V4 architecture also bakes in full offline functionality, meaning the firmware survives without Spotify’s servers being cooperative, which was precisely the failure mode that bricked every original unit in the first place.

Nocturne’s GitHub currently lists V3.0.0 as the stable release, with V4.0.0 accessible to donors via Discord while the team finishes the public build. If you’ve got a Car Thing in a drawer, the installation guide at usenocturne.com is the next tab you should open.

The post Nocturne’s Free App Turns Your Bricked Spotify Car Thing Into Something Better Than the Original first appeared on Yanko Design.

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