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WP2Shell - La faille qui permet de pirater WordPress sans aucun plugin

Vous avez un site sous WordPress ? Alors lâchez tout ce que vous faites deux minutes, parce que là c'est du sérieux !!

Cette nouvelle attaque baptisée WP2Shell permet de compromettre une installation Wordpress sans passer par le moindre plugin. Heureusement, un patch est sorti en urgence le 17 juillet !

En temps normal, quand une alerte sécu tombe sur WordPress, le fautif c'est un plugin tiers vérolé , un truc installé un soir de flemme et oublié depuis des lustres. Mais cette fois, rien de tout ça puisque le trou de sécu se trouve dans le cœur de WordPress lui-même.

Dans le détail, WP2Shell enchaîne deux failles. La première, CVE-2026-63030 , est une confusion de route dans l'API REST batch, sur l'endpoint /wp-json/batch/v1. La seconde, CVE-2026-60137 , est une injection SQL bien planquée dans le paramètre author__not_in de WP_Query. Chacune dans son coin, c'est déjà vilain, mais mises bout à bout, elles offrent une exécution de code à distance.

Pas de compte, pas de mot de passe, et encore moins de plugin exotique mais simplement quelques requêtes HTTP et hop, c'est plié !

Côté versions, la chaîne complète touche WordPress 6.9.0 à 6.9.4 et 7.0.0 à 7.0.1. Si votre site est dans cette fourchette, vous êtes donc exposé. Les correctifs sont arrivés avec les versions 6.9.5 et 7.0.2. Et si vous vous traînez encore une vieille 6.8.x, sachez que seule l'injection SQL vous concerne potentiellement mais qu'elle a été patchée depuis la version 6.8.6.

Derrière cette trouvaille, on trouve Adam Kues, chercheur chez Assetnote (une branche de Searchlight Cyber), qui a assemblé et documenté toute la chaîne avant de la remonter proprement via le programme HackerOne de WordPress. Les détails techniques les plus croustillants restent sous le coude le temps que la planète patche mais l'équipe a mis en ligne un outil, wp2shell.com , pour vérifier si votre site est vulnérable. Allez-y, ça coûte rien !

Autre signal qui ne trompe pas, WordPress.org a déclenché les mises à jour automatiques forcées sur les sites concernés. Une mesure réservée aux failles vraiment graves, comme à l'époque où la faille critique de Really Simple Security avait exposé des millions de sites. Il y a donc de bonnes chances que votre installation toute pourrie dont vous ne vous occupez pas parce que vous êtes un mauvais webmaster ^^ ait déjà été rustinée toute seule. Vraiment, vous ne méritez pas les équipes sécu de Wordpress ^^

Mais ne pariez pas votre site là-dessus non plus... Car si vous avez désactivé les mises à jour auto (et beaucoup d'hébergeurs et d'admins le font), personne n'aura rien poussé chez vous. Sans oublier qu'un bout de PoC circule déjà sur GitHub (les chercheurs gardent pour eux le dernier maillon vers la RCE, mais ça n'arrêtera pas longtemps les motivés), et les scans automatisés ont commencé.

En attendant de patcher, bloquez surtout donc l'accès anonyme à l'endpoint batch de l'API REST via votre WAF ou votre plugin de sécu. Attention, pas seulement la forme /wp-json/batch/v1 : sa variante ?rest_route=/batch/v1 doit sauter aussi, sinon autant laisser la clé sur la porte. Cloudflare propose d'ailleurs des règles toutes prêtes. Et pour durcir le reste de votre config, ma vieille série sur le sujet reste d'actualité.

En tout cas, quand on sait qu'il y a +500 millions de sites actuellement propulsés par Wordpress, même s'ils ne sont pas tous concernés par cette faille, ça reste une surface d'attaque gigantesque !!

Bref, filez vérifier votre version. Sous 6.9.5 ou 7.0.2, vous mettez à jour et vous bloquez le batch en attendant. Deux minutes chrono, et votre site dort tranquille !

Source : Security Affairs

Microsoft Finally Fixes the Annoying Floating Copilot Button in Word and Excel

Microsoft is rolling out new customization options for the floating Copilot button in Word, Excel, and PowerPoint after many users complained that the feature blocked important content while working on documents and spreadsheets. The company is now giving users more control over where the Copilot Dynamic Action Button appears and how it behaves across Microsoft […]

EmDash - Cloudflare refait WordPress from scratch

Cloudflare qui sort un successeur open source à WordPress le 1er avril, je vous avoue que ça sentait le poisson d'avril à plein nez. Sauf que non !! EmDash est bien réel, son code est sur GitHub sous licence MIT, et ça s'installe en une commande toute simple !

L'idée de base pour Cloudflare, c'est de dire que WordPress a plus de 20 ans et bien qu'il alimente 40% du web, son architecture de plugins est un emmental (Le gruyère n'a pas de trou les amis ^^). En effet, 96% des failles de sécurité viennent des extensions et pas du noyau PHP ni des thèmes et en 2025, on a quand même explosé le record de failles dans l'écosystème WP.

Du coup Cloudflare, grand prince (Matthew ^^ Ok, je sors...) a tout repris de zéro en TypeScript et avec l'aide de nombreux agents IA. Et de ce que j'ai compris, le gros morceau de ce projet, visiblement, c'est l'isolation des plugins.

Car sur WordPress, une extension a accès à toute la base de données et au système de fichiers (d'où l'importance de bien les choisir ). Alors que sur EmDash, chaque plugin tourne dans son propre isolat avec un modèle de capacités déclaratives. En gros, le plugin annonce dans un fichier manifeste JSON ce dont il a besoin, genre read:content ou email:send, et il ne peut rien faire d'autre. S'il veut accéder au réseau, il doit même préciser le hostname exact. Comme ça fini les extensions qui aspirent vos données en douce. Par contre, ça veut aussi dire que vos plugins WordPress actuels ne marcheront pas tels quels...

Côté stack, c'est comme je disais du TypeScript de bout en bout avec Astro 6.0 en frontend (pour les thèmes) et Node.js derrière. L'auth passe également par des passkeys par défaut (enfin, plus de mots de passe !) et y'a même un système de paiement natif via le standard ouvert x402 pour monétiser du contenu.

Et le truc qui va vous rassurer si vous êtes allergique au cloud : c'est auto-hébergeable. En fait, le CMS peut tourner sur Cloudflare Workers, mais aussi sur n'importe quel serveur Node.js avec SQLite. Les abstractions sont portables, avec Kysely pour le SQL et l'API S3 pour le stockage. Du coup vous pouvez brancher PostgreSQL, Turso, AWS S3, ou tout bêtement des fichiers en local. Le bonheur !

Le truc cool pour les bidouilleurs, c'est que chaque instance expose un serveur MCP (Model Context Protocol) et une CLI pour piloter le CMS par script. Y'a aussi des Agent Skills pour que les agents IA puissent créer du contenu, gérer les médias et modifier le schéma sans toucher au dashboard. C'est clairement pensé pour l'ère des agents IA.

Et pour ceux qui veulent migrer depuis leur WordPress, c'est prévu pour vous faciliter la tâche puisqu'il y a le support d'export WXR classique ou via un plugin dédié qui crée un endpoint sécurisé protégé par mot de passe. Que ce soient les médias, les custom post types...etc tout est transférable en quelques minutes. Par contre, attention les shortcodes et les blocs Gutenberg custom ne passeront pas tels quel, faudra faire des ajustements.

Car oui c'est une v0.1.0 preview, donc on peut le dire, une bonne grosse beta qui bave mais je trouve ça super cool car le drama WP Engine vs WordPress a montré que l'écosystème était fragile, et c'est bien de réintroduire un peu de diversité. Par contre, remplacer un CMS qui fait tourner 40% du web, c'est hyper ambitieux et ça se fera pas en un trimestre. Car la vraie force de WordPress, c'est sa communauté, ses milliers de plugins et de thèmes, et ça pour le moment, y'a pas grand chose sur EmDash.

M'enfin, si vous voulez tester c'est npm create emdash@latest et c'est parti mon kiki. Ah et y'a aussi un playground sur emdashcms.com pour vous faire une idée sans rien installer. Pour ma part, je testerai ça dès que j'aurais 5 min, mais pour le moment, je ne me vois pas quitter WordPress car EmDash n'a pas (encore) ce petit truc en plus qui me ferait changer... On verra d'ici quelques temps.

Source

DarkSword, le kit d'exploit qui transforme votre iPhone en passoire

Google, iVerify et Lookout viennent de mettre au jour un kit d'exploitation baptisé DarkSword, capable de prendre le contrôle total d'un iPhone en enchaînant six failles iOS dont trois zero-day. Espions russes, vendeurs de surveillance turcs et hackers saoudiens s'en sont servis. Apple a corrigé le tir avec iOS 26.3, mais jusqu'à 270 millions d'appareils restent exposés.

Six failles, trois zero-day et un iPhone grand ouvert

Pour tout vous dire, DarkSword, avec son nom qui fait peur, n'est pas un petit malware de plus qui pointe le bout de son nez. C'est une chaîne d'exploitation complète écrite en JS, qui cible tous les iPhone qui tournent sous iOS, de la version 18.4 à la 18.7.

Le principe : vous tombez sur une page web piégée dans Safari, une iFrame charge du code malveillant, et c'est parti.

Ensuite, il contourne les protections du bac à sable via le processus GPU, escalade les privilèges jusqu'au noyau, et finit par injecter un module dans le daemon mediaplaybackd. Six vulnérabilités au total, dont trois étaient des failles zero-day au moment de leur exploitation : CVE-2026-20700, CVE-2025-43529 et CVE-2025-14174.

Et les données aspirées ne sont pas anecdotiques : e-mails, fichiers iCloud, contacts, SMS, historique Safari, mots de passe, photos, données de localisation, et même les messages Telegram et WhatsApp.

Les portefeuilles crypto aussi sont visés. Le tout en quelques secondes à peine, avec nettoyage des traces après exfiltration. Du travail soigné, d'après les chercheurs, même si le code n'est curieusement pas du tout obfusqué.

Espions russes, vendeurs de surveillance et sites ukrainiens piégés

Trois groupes distincts ont utilisé DarkSword depuis novembre 2025. Le premier, UNC6353, est un groupe d'espionnage présumé russe qui a ciblé des utilisateurs ukrainiens via des sites web compromis. Le deuxième, UNC6748, a utilisé un faux domaine Snapchat pour piéger des cibles en Arabie saoudite.

Et le troisième n'est autre que PARS Defense, un vendeur turc de solutions de surveillance commerciale. Chacun déploie sa propre variante de malware : GHOSTBLADE, GHOSTKNIFE ou GHOSTSABER selon le cas.

DarkSword est d'ailleurs le deuxième kit d'exploit iOS découvert en un mois, après Coruna. Les deux partagent une partie de leur infrastructure, mais sont développés par des équipes différentes.

Selon iVerify, jusqu'à 270 millions d'iPhone seraient potentiellement vulnérables, et Lookout estime que 15 % des appareils iOS en circulation tournent encore sur des versions antérieures à iOS 26.

Mettez à jour, et vite

Apple a corrigé l'ensemble des failles avec iOS 26.3, sorti plus tôt ce mois-ci. La version la plus récente est iOS 26.3.1. Si vous n'avez pas encore fait la mise à jour, c'est le moment.

Pour les profils les plus exposés — journalistes, militants, chercheurs en sécurité — Apple recommande aussi d'activer le mode Isolement, qui limite les surfaces d'attaque en désactivant certaines fonctionnalités de Safari et des services de messagerie.

Deux kits d'exploit iOS découvert en l'espace d'un mois, avec des acteurs aussi variés que des espions russes et des boîtes de surveillance turques, ça fait quand même beaucoup. On savait que l'iPhone n'était pas invulnérable, mais là on parle de chaînes complètes qui fonctionnent sur des versions récentes d'iOS, pas sur de vieux iPhone 6 oubliés dans un tiroir.

Bon, au moins, Apple a réagi et les correctifs sont là. Mais entre le moment où ces failles ont été exploitées, fin 2025, et leur correction complète, il s'est passé plusieurs mois. Franchement, si vous repoussez les mises à jour iOS depuis des semaines, c'est peut-être le bon moment d'appuyer sur le bouton.

API Abilities - Le langage universel de Wordpress pour unifier les composants IA

Vous avez un site WordPress et vous voulez ajouter de l’IA dedans ?

Alors pour faire ça, vous installez un super plugin qui utilise ChatGPT. Parfait ! Sauf que 2 mois après, vous découvrez l’existence d’un nouvelle version de Claude qui est bien meilleure. Ou Gemini sort une fonctionnalité que vous voulez absolument..

Mais bon, votre plugin est marié avec OpenAI, et impossible de divorcer. Du coup, vous êtes coincé. Bienvenue dans le grand bordel de l’IA, où chaque outil parle sa propre langue et refuse de discuter avec les autres.

Heureusement, WordPress vient de sortir un truc qui pourrait bien changer tout ça. En gros, ils ont créé trois outils qui fonctionnent ensemble pour transformer WordPress en “traducteur universel” pour les IA. Ça s’appelle l’Abilities API, le PHP AI Client SDK, et le support du MCP (Model Context Protocol).

D’après l’annonce officielle sur Make WordPress , l’idée c’est donc de créer un registre central où toutes les capacités de WordPress sont décrites de manière lisible par les machines. Jonathan Bossenger explique que l’Abilities API ne se limite pas à découvrir les capacités du site, mais gère aussi les permissions et l’exécution de manière sécurisée. Votre site peut dire à une IA “Voilà ce que je sais faire, voilà ce que tu peux toucher, et voilà comment tu exécutes ça”.

// N'importe quel plugin peut enregistrer ses capacités avec le hook `init`.
wp_register_ability( 'my-seo-plugin/analyze-content-seo', [
 'label' => __( 'Analyser le SEO du contenu', 'my-seo-plugin' ),
 'description' => __( 'Analyse le contenu de l\'article pour améliorer le SEO.', 'my-seo-plugin' ),
 'thinking_message' => __( 'Analyse de votre contenu en cours !', 'my-seo-plugin' ),
 'success_message' => __( 'Contenu analysé avec succès.', 'my-seo-plugin' ),
 'execute_callback' => [ 'MySEOPlugin', 'analyze_content' ],
 'input_schema' => [
 'type' => 'object',
 'properties' => [
 'post_id' => [
 'type' => 'integer',
 'description' => __( 'L\'identifiant de l\'article.', 'my-seo-plugin' ),
 'required' => true
 ],
 ],
 'additional_properties' => false,
 ],
 'output_schema' => [
 'type' => 'number',
 'description' => __( 'Le score du contenu en pourcentage.', 'my-seo-plugin' ),
 'required' => true,
 ],
 'permission_callback' => 'edit_posts',
] );

Le truc marrant, c’est que WordPress a la réputation d’être la technologie “has-been” du web. Les hipsters du dev vous disent que c’est un dinosaure, qu’il faut passer à Next.js ou je ne sais quoi, et pourtant, c’est ce dino qui devient le premier CMS à adopter le MCP, qui est quand même un standard ultra-récent. Si vous n’avez jamais entendu parlé de MCP, c’est développé par Anthropic et ça permet de standardiser la façon dont les IA communiquent avec les outils externes.

WordPress a intégré le MCP en quelques mois et je vous explique rapidmeent comment ça marche, parce que c’est pas si compliqué. Le PHP AI Client SDK v0.1.0 est en fait une interface unifiée pour parler à n’importe quelle IA. Vous écrivez votre code une fois, et ça fonctionne avec OpenAI, Claude, Gemini, ou même un modèle local que vous faites tourner chez vous. Ce SDK se charge donc de traduire vos requêtes dans le langage de chaque provider.

C’est donc surtout un truc pour les développeurs, les agences, les gens qui codent des plugins et des thèmes custom. Et si vous êtes un utilisateur lambda de Wordpress (qui ne code pas dans cet écosystème), sachez quand même que les plugins et thèmes que vous utiliserez demain seront construits là-dessus.

Donc indirectement, ça va influencer votre expérience car vous aurez des plugins qui vous laisseront choisir votre fournisseur de LLM IA dans les réglages. Par exemple, un plugin de rédaction pourra utiliser Claude pour le style, GPT-4 pour la structure, et Gemini pour la recherche d’images, tout en même temps si vous le souhaitez… Ce sera un peu comme le Bluetooth ou l’électricité : vous ne savez pas vraiment comment ça marche, mais vous l’utiliserez tous les jours sans y penser.

Ce SDK est déjà disponible via Composer pour les devs qui veulent tester et WordPress 6.9 intégrera l’Abilities API directement dans son core. Après ça, on devrait donc voir une explosion de plugins qui utiliseront plusieurs IA simultanément.

Après si vous n’utilisez pas Wordpress, rassurez-vous, c’est pas juste une feature de chez eux… C’est un standard qui pourra être adopté également par d’autres CMS. Un peu comme RSS à l’époque qui a commencé dans un coin, puis que tout le monde a adopté parce que c’était ouvert et pratique. Et bien là, c’est pareil, l’Abilities API et le MCP sont open source donc n’importe qui peut les implémenter dans ses outils.

A voir maintenant comment les projets concurrents vont réagir… Wix va-t-il continuer à pousser son intégration exclusive avec ChatGPT ? Shopify va-t-il ouvrir son API IA ? Ou est-ce qu’ils vont tous regarder WordPress prendre une longueur d’avance et se dire “Merde, on a peut-être loupé un truc” ?

Bref, moi je trouve ça cool car WordPress aurait pu faire comme les autres, c’est à dire un beau partenariat exclusif avec OpenAI, un joli chèque, et enfermer 43% du web dans un écosystème propriétaire… Mais au lieu de ça, ils ont créé un standard ouvert et gratuit comme ça, c’est la communauté qui décide.

Et ça c’est beau ! Donc si vous êtes dev et que vous voulez tester, le repo GitHub du PHP AI Client est dispo ici avec toute la doc. Et si vous êtes juste utilisateur curieux, gardez un œil sur les plugins qui sortiront après WordPress 6.9 car ça va devenir intéressant…

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