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13 To de données de Steam ont fuité

Pendant des années, un point d'accès de l'ancienne infrastructure de Steam est resté ouvert au public sans que personne ne s'en aperçoive. Des individus ont fini par le trouver, et ils en ont extrait entre 12 et 13 téraoctets de fichiers couvrant tout ce qui a transité par la boutique entre 2003 et 2013. La communauté a déjà baptisé l'affaire le Teraleak.

Aucune effraction dans l'histoire. Ces serveurs dataient de l'époque où Valve distribuait ses jeux dans des formats maison, avant de basculer sur le système SteamPipe en mars 2013, et ils ont simplement été oubliés là avec leur contenu.

Le Graal se cache dans une vieille version de Portal 2. Les fouilleurs y ont retrouvé un modèle 3D du Weaponizer, l'arme que Valve destinait à Half-Life 2 Episode 3 et qui transformait les objets ramassés en munitions. Depuis 2007, ce concept n'existait qu'à travers des interviews d'anciens développeurs. Le fichier existe, et pour les fans du jeu le plus attendu et le plus fantomatique de l'histoire du PC, sa simple présence vaut de l'or.

Cette build de Portal 2, reconstruite en version jouable par des moddeurs, réserve d'autres surprises. En juillet 2009, le jeu s'organisait autour d'un hub central abandonné par la suite, l'introduction faisait chuter le joueur dans un laboratoire et GLaDOS jouait les seconds rôles. On y croise aussi les restes de F-Stop, une préquelle annulée qui se jouait entièrement à l'appareil photo.

Left 4 Dead sort aussi du lot, dans une version complète de juin 2008 où l'interface diffère, où des répliques ont sauté et où Valve recyclait sans complexe des morceaux du mod Terror Strike issu de Counter-Strike Condition Zero. Une jeune build de CS:GO complète la collection, avec ses cartes en alpha, ses couteaux abandonnés et un bouclier antiémeute repris de Counter-Strike 1.6.

Valve n'a pas dit un mot, et les fichiers les plus récents affichent treize ans d'âge, ce qui relativise l'ampleur des dégâts d'un point de vue commercial.

La fouille dans tous ces To, elle, ne fait que commencer.

Source : Tom's Hardware

Nitter et XCancel sont morts, et l'explication est dans leur code

Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.

Alors que s'est-il passé ?

Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On remplaçait x.com par nitter.net dans l'URL, et on lisait ce qui nous intéressait. Y'avait même des extensions de redirection automatique qui le faisaient pas à notre place. Et XCancel qui venait de fêter ses 2 ans, c'était tout pareil !

Aujourd'hui la page d'accueil de XCancel affiche ces 4 lignes qui disent en gros que le service est arrêté jusqu'à nouvel ordre. Celle de Nitter n'est pas plus bavarde et son mainteneur, zedeus, cherche un avocat et refuse de commenter.

Notez qu'aucun tribunal n'a été saisi et qu'une simple lettre a suffi.

Ce que X reproche à ces 2 services, c'est un "usage illicite et un contournement de son API", plus une violation du Texas Harmful Access by Computer Act et du Lanham Act. TechCrunch, qui a pu lire le courrier , rapporte une accusation plus précise qui est que Nitter aurait accédé à des comptes X et à des jetons de session pour récupérer le contenu en douce.

Aux États-Unis, en tout cas, "aspirer" des pages web publiques n'a rien de criminel. Mais le problème, c'est que Nitter ne fonctionne plus comme ça depuis des années. Si on analyse son code, on se rend compte que depuis que Twitter a supprimé les comptes invités début 2024, Zedeus, le développeur de Nitter, a mis en place un tout autre système.

Pour contourner les limites imposées par X.com, il a développé un script tools/get_session.py qui prend en arguments un identifiant X, un mot de passe, un secret à double facteur et un chemin de fichier.

Et là-dedans, il embarque en dur une paire de clés API, se déclare auprès des serveurs de X comme LE client Twitter officiel pour Android en version 10.21 tournant sur un OnePlus A3010, fait passer le flux de connexion par cloudscraper, génère le code à double facteur à la volée, et récupère un jeton OAuth qu'il écrit ensuite dans un fichier.

Au niveau des identifiants, c'est l'hébergeur de l'instance qui les fournit puisque depuis la coupure de 2024, faire tourner Nitter imposait de le relier à un vrai compte X. On est donc très loin du robot anonyme qui lit une page publique. C'est un client officiel simulé, avec des identifiants valides, et c'est exactement ça que la lettre de mise en demeure décrit.

Donc voilà, le problème est bien plus compliqué que du scraping simple. Ce sera donc à un juge de trancher sur le fond.

Depuis, le dépôt GitHub est passé en lecture seule, archivé et selon Zedeus, d'autres instances ont reçu des courriers du même genre. De son côté, X ne s'est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire.

Reste la question qui nous intéresse : On fait comment pour lire la merde fasciste de X sans compte maintenant ? Bah honnêtement, y'a pas grand-chose... Moi, je vous recommande d'arrêter d'aller là-dessus pour votre propre bien-être. Mais si vraiment vous êtes accro, le pont ActivityPub bird.makeup répond toujours présent et permet de suivre un compte X public depuis Mastodon. Toutefois, il ne vous affichera pas un fil de discussion direct dans le navigateur comme le faisait XCancel ou Nitter.

Après pour un post précis, il reste éventuellement la Wayback Machine, à condition que quelqu'un ait archivé le tweet avant. Sinon, bah faudra vous reconnecter sur X à l'ancienne avec votre compte...

Source : Techdirt

La plateforme Zéro Logement Vacant a été piratée

Zéro Logement Vacant, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c'est un service de l'État censé aider les collectivités à remettre sur le marché les logements vides. Il vient de se retrouver au cœur d'une fuite de données colossale.

Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes affirme avoir aspiré près de 149 millions de lignes brutes depuis la plateforme. Après nettoyage des doublons, ça correspondrait à environ 48 millions de personnes différentes. En croisant les noms et les dates de naissance, on grimpe même à plus de 71 millions, mais les deux chiffres ne s'additionnent pas.

D'où vient une telle masse de données ? Essentiellement du foncier. La plateforme avait chargé d'énormes fichiers de propriétaires issus du cadastre et de la DGFiP, autrement dit le fisc. Deux tables contiennent presque tout, environ 82 millions de lignes de propriétaires d'un côté, et 66,9 millions provenant d'un fichier foncier national de 2024 de l'autre.

Le site Cyberattaque.org , qui a pu examiner des échantillons, confirme le pire. On y trouve des identités, des dates de naissance, des adresses postales et des informations liées aux droits de propriété. Un second extrait ajoute des adresses e-mail et des numéros de téléphone. Sur 500 lignes analysées, 453 contenaient un numéro, 274 un e-mail et 423 une date de naissance.

Et ça ne s'arrête pas aux propriétaires. Les comptes des utilisateurs de la plateforme sont aussi dans la nature, à savoir des agents de collectivités, des services de l'État et des prestataires. On parle de leurs e-mails professionnels, de leurs rôles, du SIREN de leur structure, mais aussi d'adresses IP, de sessions récentes et de mots de passe. Bonne nouvelle relative, ces mots de passe sont hachés, le plus souvent en bcrypt, donc pas lisibles directement, ou réutilisés ailleurs.

Le plus inquiétant, c'est la fraîcheur de certaines données, avec des sessions de connexion très récentes dans les échantillons. Ce n'est donc pas une vieille base oubliée dans un coin, mais bien un environnement encore actif.

Pour les propriétaires concernés, le risque immédiat, c'est l'hameçonnage sur mesure. Avec votre nom, votre adresse et votre bien, un faux courrier des impôts devient tout de suite bien plus crédible. Méfiance sur tout ce qui touchera au foncier dans les prochaines semaines.

Source : MacG

OpenAI coupe ses modèles à Cursor après son rachat par le SpaceXAI de Musk

OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.

Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.

Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.

Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.

Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.

OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.

Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.

Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.

Source : OpenAI

Lexar case 2 To dans une microSD très rapide

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Lexar m'a envoyé en test une carte microSD un peu particulière, car hors normes. C'est une "Silver Plus" de 2 To. Oui oui, 2 To. On parle là d'un bout de plastique grand comme un ongle, deux grammes sur la balance, dans lequel Lexar a réussi à fourrer 2 To de stockage. Autant dire plus que le disque qui équipe mon MacBook Pro d'1 To, sauf qu'ici, ça se glisse tranquillement dans un drone.

La carte est notée comme pouvant encaisser une vitesse de 255 Mb/s en lecture, et 180 Mb/s en écriture, tiens que ça. Mais ce qui m'intéresse vraiment ça va être les cas d'usage.

Prenez un vidéaste qui part filmer avec un drone ou une caméra d'action, du genre DJI Osmo ou Insta360, en 4K et même en 8K sur les derniers modèles. Avec une carte pareille, il tourne des heures sans jamais voir poper le message "carte pleine" pile au moment où l'action démarre.

C'est tout con, mais quand on a déjà raté un plan parce qu'il fallait changer de carte, on mesure le luxe du truc, et croyez-moi, ça m'est déjà arrivé. Plus de bouts de plastique à jongler dans la poche, plus un seul égaré dans l'herbe en pleine rando. Une carte, un voyage entier dessus.

Même logique pour un photographe qui shoote en RAW, ce format brut que les boîtiers crachent sans compression, pratique à retoucher mais horriblement lourd. Là où une petite carte se remplit en un mariage, celle-ci encaisse des milliers de clichés sans râler.

On vous l'a dit, la vitesse suit, avec ces 180 Mo/s annoncés qui absorbent tranquillement le débit de la 4K et de la 8K, sans lâcher la moindre image en chemin.

Et ne réduisons pas l'intérêt de ce genre de produit au petit monde de la vidéo, parce qu'une console portable ou un Steam Deck avalent aussi ce format, tout comme pas mal d'Android, et 2 To c'est confortable. Notez que c'est une gamme que je connais bien, puisque je l'utilise aussi sur les cartes SD plus classiques pour mon appareil photo Fujifilm.

Le hic, vous vous en doutez, c'est l'addition. Lexar n'en a pas produit des masses, et le produit est dur à trouver, tout comme son prix. Mais en attendant, vous pouvez vous rabattre sur la version 1 To ou 512 Go , qui sont distribuées sur Amazon !

Voilà, on est donc là sur un produit hors normes, qui parlera forcément à ceux qui veulent le meilleur stockage dans leur appareil.

Nvidia s'offrirait Hugging Face pour 12,9 milliards

Voilà le genre de rumeur qui fait tousser tout un secteur. D'après plusieurs médias américains bien branchés, Nvidia serait sur le point de poser 12,9 milliards de dollars sur la table pour avaler Hugging Face. Aucun des deux ne confirme, l'accord peut encore capoter, mais l'annonce serait proche.

Un mot pour ceux qui ne connaissent pas. Hugging Face, c'est un peu le GitHub de l'IA, un immense dépôt en ligne où les développeurs du monde entier rangent, échangent et récupèrent des modèles d'intelligence artificielle libres, avec les paquets de données qui vont avec.

Toute une communauté y a planté sa tente, celle qui triture l'IA loin des grosses forteresses fermées d'OpenAI ou de Google, et qui en a fait son point de ralliement.

En rachetant Hugging Face pour un tel montant, Nvidia n'empocherait pas uniquement la bibliothèque ultime des modèles IA, mais elle poserait aussi ses grosses fesses en plein milieu du carrefour où tout l'IA mondiale ouverte transite. C'est loin d'être négligeable.

Rappelons que la boîte tient déjà les puces qui font tourner à peu près toute l'intelligence artificielle de la planète. Ajoutez le dépôt où les développeurs vont piocher leurs modèles, et vous obtenez les deux bouts de la ficelle dans la même main, ce qui fait tout de même beaucoup pour un seul acteur.

En plus de ça, il y a la question du Cloud, un sujet qui intéresse très fort Nvidia depuis bien longtemps. Racheter Hugging Face permettrait à l'entreprise de refourguer sa puissance de calcul à tous les clients de la plateforme, qui ont tous de vrais besoins en cloud.

Ce flirt ne date d'ailleurs pas d'hier. Nvidia y avait déjà glissé quelques billets en 2023, quand Hugging Face valait 4,5 milliards, puis tenté d'y remettre 500 millions fin de l'année dernière, sauf que la réponse a été non. On est donc passé du pied dans la porte à l'envie de tout emporter.

Source : Techcrunch

OpenAI remet la limite de 5 heures sur Codex

Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.

C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.

Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un compteur qui se recharge tout au long de la journée, en plus du quota hebdomadaire qui, lui, encadre votre consommation sur la semaine entière.

Le responsable technique de Codex et ChatGPT chez OpenAI, Thibault Sottiaux, justifie ce choix en expliquant que cette fenêtre permet de lisser la charge sur les serveurs, et donc de préserver un quota hebdomadaire qui reste généreux.

Surtout, sans elle, beaucoup de nouveaux abonnés Plus grillaient sans le vouloir toute leur allocation de la semaine en quelques heures, ce qui débouchait forcément sur une expérience frustrante.

Bonne nouvelle pour les gros comptes, les abonnés Pro à 100 et 200 dollars par mois échappent encore à ce retour de la limite pendant quelques mois, alors que les formules Enterprise et Edu tournent sur un système de crédits à part.

Et si vous tapez dans le mur de l'une des deux limites, il ne vous reste que deux options, patienter jusqu'à la prochaine remise à zéro ou sortir la carte bleue pour acheter des crédits supplémentaires.

Retirer la fenêtre des cinq heures ne rendait de toute façon jamais GPT-5.6 Sol illimité, puisque le plafond hebdomadaire prenait simplement le relais comme nouvelle borne. Rien de gratuit, donc.

Ce yo-yo permanent sur les limites finit par agacer, même si OpenAI galère visiblement à encaisser la demande. Les développeurs, eux, aimeraient surtout de la stabilité. Après chez Claude c'est pareil mais c'est 4h, même pour les abonnés Max, encore plus frustrant donc.

Source : 9to5mac

UGREEN dégaine deux chargeurs Nexode Pro avec écran de contrôle et câble rétractable, jusqu'à 300 W

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UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.

Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.

Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeur qui affiche en temps réel la puissance envoyée, la tension, l'intensité, la température ou encore la façon dont l'énergie se répartit entre les différents appareils branchés.

On peut basculer entre cinq modes de charge directement depuis l'appareil, et UGREEN pousse même le bouchon avec une connexion Wi-Fi et une application mobile pour surveiller chaque port à distance, personnaliser certains protocoles et recevoir des mises à jour à distance, ce qu'on appelle l'OTA.

Le Nexode Pro 160 W est clairement le plus sympa pour les nomades, avec son câble USB-C rétractable qui se rembobine tout seul comme le fil d'un aspirateur, histoire de ne plus avoir à glisser un câble volant dans le sac. Malin.

Ses 160 W suffisent largement à alimenter plusieurs appareils en même temps, ordinateur portable compris.

La station Nexode Pro 300 W joue dans une tout autre cour, pensée pour remplacer une véritable collection de chargeurs sur un bureau en alimentant jusqu'à sept appareils d'un coup, de quoi brancher un MacBook, un iPad, un iPhone, une enceinte, des écouteurs et une montre sur un seul et même bloc. Je l'ai reçue en test, je vous en reparlerai donc bientôt, elle est géniale.

UGREEN en profite pour rappeler l'existence de son petit Nexode Pro 100 W à quatre ports , déjà commercialisé, qui reprend le même principe d'écran dans un joli format argent métallisé plus compact.

Côté tarifs, les deux nouveautés arrivent dès aujourd'hui 25 août, avec le 160 W à câble rétractable affiché à 129,99 euros et la station 300 W à 169,99 euros, alors que le 100 W reste proposé à 59,99 euros. Mais le tout est déjà en promotion de lancement sur Amazon, comme souvent avec UGREEN, c'est par ici :

Un piratage bien gênant au Liechtenstein

Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.

Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une cascade de sociétés-écrans s'emploie à la rendre invisible.

C'est tout le problème. Ce registre a été monté pour lutter contre le blanchiment, en forçant chaque structure à déclarer noir sur blanc qui profite réellement d'elle, si bien que les pirates viennent de mettre la main sur l'annuaire officiel des propriétaires cachés du pays.

Rappelons où l'on se trouve. Le Liechtenstein est ce mouchoir de poche coincé entre la Suisse et l'Autriche qui s'est taillé une réputation mondiale de terre d'accueil pour fondations et sociétés discrètes, l'endroit idéal pour ranger un patrimoine loin des regards.

Dans le butin, on retrouve le nom des entités et surtout le nom, la date de naissance, la nationalité et le pays de résidence des bénéficiaires planqués derrière chacune d'elles.

Une petite éclaircie pour ces gens quand même, puisque les adresses, les numéros de téléphone et les données financières comme le chiffre d'affaires, les actifs ou les dividendes sont restés hors de portée, ce qui atténue la casse sans rien retirer à la gêne provoquée par les noms exposés.

L'attaque aurait été menée avec un vrai savoir-faire technique d'après l'enquête, personne n'a encore été identifié, et le pays a réclamé un coup de main international pour espérer remonter la piste.

Une cellule de crise montée dès le samedi soir sous la houlette de la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et du ministre de la Justice, pour prévenir les personnes concernées et éteindre l'incendie.

Franchement, pour un pays qui a fait de la discrétion de ses fondations un fonds de commerce, on imagine mal un fichier plus gênant à laisser filer dans la nature.

Source : Le Temps

Geekom retire enfin un pilote que Windows Defender signalait comme vérolé depuis 2024

Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.

Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.

Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !

En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique sur le forum ComputerBase qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.

20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.

Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.

Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.

De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...

Source : PCWorld

Quand personne ne vérifie la date d'expiration de votre CB

Trois chercheurs de l'université du Massachusetts à Amherst ont réussi à régler pour 3,19 dollars d'achats dans un supermarché avec une carte bancaire périmée !

Leur secret ?

Glisser une app maison entre la carte et le terminal qui trafique la date d'expiration de la carte.

En fait, leur montage relaie les échanges NFC et modifie au passage un champ que personne ne protège : la date d'expiration lue par le terminal. Leur papier s'appelle Zombie Cards Back Online , et a été présenté à USENIX Security 2026.

La mécanique tient en réalité à une bizarrerie du réseau Visa. Une carte annonce sa date d'expiration à deux endroits différents, et sur le kernel Visa, la date que le terminal consulte pour ses contrôles locaux n'est reliée à aucune signature. La banque, elle, regarde l'autre. Les deux devraient être liées cryptographiquement mais elles ne le sont pas.

Pire, ce kernel transmet à la banque un TVR entièrement à zéro. Le TVR, c'est le champ qui raconte ce que le terminal a vérifié et ce qui a coincé. Rempli de zéros, il ne raconte plus rien, du coup, la banque autorise une transaction sans savoir que les contrôles d'en face ont été contournés.

Reste que la portée est plus étroite que le tour de force le laisse croire. Sur cinq banques américaines testées, une seule a validé l'opération de bout en bout dans des conditions de laboratoire, permettant de payer jusqu'à 500 dollars. Une autre a laissé passer le terminal puis refusé côté banque. De leur côté, les kernels Mastercard, American Express et Discover, eux, ont rejeté les modifications.

Il faut aussi avoir la carte expirée à portée de NFC, et que la banque ait réémis la nouvelle avec le même numéro de compte, ce que les auteurs décrivent comme une pratique d'émetteurs américains.

Bref, c'est pas si simple et tous les essais ont eu lieu aux États-Unis donc rien ne dit non plus ce que ça donnerait sur un terminal français, où le sans contact plafonne de toute façon à 50 euros par paiement, 150 euros cumulés et 5 opérations avant que ça ne réclame le code. Puis de toute façon, le numéro de CB change intégralement à chaque renouvellement de carte, donc bon...

Six ans plus tôt, l'équipe de David Basin publiait The EMV Standard: Break, Fix, Verify , une application Android en relais sur du Visa sans contact, ce qui permettait de payer sans saisir de code. C'est vrai que les failles du paiement sans contact ne datent pas d'hier mais ce qui est neuf ici, c'est cette histoire de faiblesse au niveau de la date d'expiration.

Voilà, comme d'hab, Visa a été prévenu en mai 2025, relancé en décembre mais ni Visa ni les banques n'ont annoncé le moindre correctif pour le moment...

Source

Nvidia CMP 170HX - La VRAM était bien là, bridée par le firmware

Je viens d'apprendre qu'une carte Nvidia normalement dédiée au minage de cryptomonnaies, vendue avec 8 Go de mémoire en expose aujourd'hui 64 Go, sans que rien n'ait été remplacé ou soudé dessus... C'est ça la magie de Nvidia, la mémoire était bien là depuis le début, mais était juste maintenue en sommeil par le firmware.

Cette carte, la CMP 170HX est sortie il y a 5 ans pour miner de l'Ethereum. Elle est bâtie sur le GA100, le même silicium 7 nm que l'accélérateur A100 que Nvidia vend aujourd'hui autour de 3 500 dollars en version 40 Go. Et la mémoire HBM2e qu'on y trouve est physiquement présente sur la carte, quoi qu'affiche la fiche technique. Alors certes, débrider une carte Nvidia par logiciel n'a rien de neuf puisqu'on transformait déjà des GeForce en Quadro en 2013.

Mais cette fois, le déverrouillage exploite un bug de chargement de signature dans le BootROM du Falcon, le microcontrôleur de sécurité qui garde le démarrage de la puce. Et ce dernier se fait grâce à un outil nommé cmpunlocker , publié sous licence GPL.

Si vous voulez vous lancer, il vous faudra du Linux x86-64, un accès root et le pilote libre nvidia-open en version 610.43.0x. Votre carte 8 Go passera ainsi à 64 Go, une carte 10 Go à 40 Go, et les unités de calcul bridées reviendront naturellement avec. Et surtout, ce patch survit au redémarrage !

Le PCIe, lui, ne se déverrouille qu'à moitié. Passer de Gen1 à Gen2 est logiciel, mais la largeur reste coincée à quatre lignes parce que Nvidia a laissé 24 condensateurs de couplage vides sur le circuit imprimé. Aller au-delà du x4 veut donc dire les souder à la main et ça c'est pas donné à tout le monde.

Reste que ça donne environ 1 Go/s vers la carte. À titre d'exemple, un utilisateur du forum développeurs de Nvidia a réussi à charger un modèle 70B quantifié en une quarantaine de secondes, contre une dizaine avec la modification matérielle et le Gen2 x16. Pour de l'inférence sur une seule carte, ce goulot ne se paie donc qu'au chargement.

Le même utilisateur mesure un taux de 27,3 tokens par seconde en décodage sur un modèle Qwen2.5-72B, pour 150 à 180 watts, et explique que lors de ses tests, le GPU a réclamé un reset autour de 95% d'occupation mémoire, sur de très grandes fenêtres de contexte. Rien de gênant donc. Deux réserves par contre, et elles ne sont pas décoratives.... La première c'est que l' ECC figure toujours dans la liste des problèmes non résolus du projet, avec le NVLink et le PCIe Gen4, alors que c'est précisément le mécanisme qui pourrait nous dire si la mémoire déverrouillée tient dans la durée. Et la seconde, c'est que le palier des 80 Go a été testé, mais rejeté car instable.

Sur la question qui fâche maintenant, à savoir celle du silicium mis au rebut qui serait bridé car défectueux, ValdikSS, dans un fil sur Hacker News , écrit n'avoir trouvé jusqu'ici aucune carte dont la RAM soit réellement défectueuse. Le bridage ressemble donc à de la segmentation commerciale plus qu'à du recyclage de puces ratées, mais pour le moment, personne n'a fait tourner ces 64 Go assez longtemps pour le prouver.

Reste le prix... La 170HX se trouvait peu de temps avant ça, autour de 250 dollars sur eBay mais depuis que l'exploit circule, elle dépasse les 1 000 $... Bref, le verrou a sauté, et le prix est en train d'exploser !

Source : Tom's Hardware

Rendre une voiture invisible pour les caméras

Au début du mois d'août, une Toyota Yaris de 2009 est passée devant une caméra Flock à Las Vegas sans être "vue". Car même si la caméra l'a filmée correctement, le logiciel de détection, lui, n'a rien inscrit dans ses logs, comme si la rue était restée vide...

J'ai trouvé ça intéressant parce que ça ne nécessite pas de grande technologie... Non, il faut juste que la voiture soit recouverte d'un certain motif généré à l'aide d'un ordinateur. C'est un motif qui ne cache rien puisque la plaque d'immatriculation reste à sa place réglementaire et est parfaitement visible.

Mais ce qu'il faut savoir avant pour bien comprendre comment ça fonctionne, c'est qu'une caméra de lecture de plaques ne lit pas une plaque en permanence. Elle repère d'abord un véhicule dans l'image, puis va chercher la plaque dessus. Du coup, en cassant la première étape, la seconde n'a jamais lieu. La plaque reste donc visible mais le système n'a pas l'idée d'aller la lire...

Derrière l'expérience, on retrouve Bill Swearingen, un vieux de la vieille de la sécu qui a cofondé SecKC, le meetup sécurité de Kansas City. Son projet s'appelle noRecognition et fonctionne comme un fuzzer. Il génère un motif, le passe devant des modèles de détection, note ce qui échoue, et recommence et ainsi de suite... 31,7 millions de tests plus tard, il produit alors des motifs à la demande pour déjouer ce genre de caméra.

Alors pourquoi quelqu'un irait dépenser un an de calcul machine là-dessus ? Hé bien parce que Flock revendique 93 plaques correctement lues sur 100, pour plus de 20 milliards de lectures par mois et que l'Institute for Justice a recensé au moins 27 automobilistes innocents arrêtés, détenus ou emprisonnés depuis 2018 à cause d'une de ces erreurs de lecture...

Et dans près des deux tiers des cas, les policiers s'en sont rendu compte après avoir sorti leur arme. Bref, la polémique enfle aux États-Unis, encore plus depuis février dernier, dans l'Arkansas, quand un couple s'est retrouvé injustement menotté au bord de la route à cause d'une de ces caméras, pendant que leur bébé de six semaines attendait dans le siège auto.

Swearingen a même mis à dispo publiquement un tableau de bord public qui affiche en toutes lettres les résultats chiffrés qui sortent de ses modèles réels avec l'impression et la caméra simulées. Son tableau de bord indique également que pour le moment, aucun motif unique ne bat encore les onze modèles de caméra de son banc d'essai, en même temps, et surtout, il a mesuré jusqu'à 64 % d'écart entre les chiffres de son labo et les vrais tests réalisés dans le monde extérieur. J'ai rarement vu une page de vente aussi peu vendeuse ^^ mais au moins c'est honnête.

Et ça n'a pas empêché sa campagne Kickstarter de dépasser de 20 fois son objectif. Ses motifs générés se vendent en t-shirts et en hoodies, mais ce qui vaut pour une carrosserie ne vaut pas forcément pour un vêtement. En effet, une portière est plate, rigide et ce qui y est imprimé est fixe. Alors qu'un tissu se plie et se déforme, et Swearingen prévient qu'un motif imprimé trop grand ou trop petit cessera de fonctionner sans que ça ne se remarque.

Et chez nous en France ?

Hé bien les lecteurs de plaques tournent aussi donc possiblement, ça pourrait aussi fonctionner ici. Mais tout ceci reste géré au niveau de l'État et des communes, et c'est contrôlé par la CNIL. Même si on n'en est pas loin, ce n'est donc pas encore dans ce cauchemar très américain où ce sont des dizaines de réseaux privés comme Flock, revendus clé en main aux villes, qui font la loi, peu importe le taux d'erreur du logiciel.

Source : Bitdefender

Le site à envoyer à tous ceux qui vous copient collent depuis ChatGPT

Vous posez une VRAIE question à un collègue, et ce connard vous renvoie 800 mots sortis d'un chatbot et qu'il n'a manifestement pas relus. C'est chiant hein ? Parce qu'à ce tarif, autant rien lui demander et aller directement sur ChatGPT vous-même. Hé bien bonne nouvelle, il existe maintenant un site à lui envoyer pour l'éduquer un chouilla sans que vous ayez à lui faire la leçon vous-même.

Ce site s'appelle dontpastetheai.com , et le site propose 2 explications sur pourquoi c'est pas cool de répondre en copiant collant un machin issu d'un LLM. Il y a la version "polie" que vous pouvez trouver ici, et la version énervée lisible ici qui demande direct "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

À vous de voir si vous voulez garder de bonnes relations avec cette personne... : une polie, qu'on peut envoyer à son manager, et une colérique sur /angry/ qui demande "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

Maintenant, le reproche tel qu'il est formulé par ce site n'est pas esthétique. Personne ne se plaint que le texte pue le généré par un modèle IA à des kilomètres... Non, on se plaint de ce qu'il faut faire avec. Parce que celui qui colle sans lire n'a pas supprimé le travail de lecture, il l'a déplacé sur vous. Il a gagné trente secondes et vous en a coûté cinq minutes.

Ça rejoint un peu ce dont je vous parlais déjà en janvier à propos de l'impact des LLM sur l'open source . On refile la vérification du contenu IA aux mainteneurs du projet... Et ici, quand quelqu'un vous envoie un contenu IA, il vous refile sa lecture. C'est le même geste mais à deux échelles différentes.

Maintenant, si vous aussi vous avez tendance à faire ça, c'est-à-dire à copier-coller des sorties d'IA pour "instruire" vos amis et collègues, sachez que tout n'est pas perdu. Vous pouvez évoluer et corriger ce travers grâce à ces quelques conseils simples. Déjà, lisez ce que l'IA vous envoie et écrivez vous-même votre propre version avec vos mots. Extrayez le passage qui répond vraiment à la question de votre correspondant et jetez le reste à la poubelle. Pas la peine d'être verbeux inutilement comme ChatGPT, trois phrases suffisent. Vous pouvez aussi citer l'extrait utile en disant pourquoi. Et le dernier conseil, le move que peu de gens osent faire en 2026 parce que quasiment tout le monde a un égo de la taille d'une pastèque, c'est tout simplement de répondre que vous ne savez pas ou que vous n'avez pas d'opinion tranchée sur tel ou tel sujet. Pas besoin d'aller demander à une IA ce qu'elle en pense si vous-même n'en savez rien. Dire "je ne sais pas" reste une réponse valable.

Surtout que répondre à tort et à travers en mode "no-brain" avec de l'IA, ça va vous décrédibiliser de fou... C'est prouvé scientifiquement grâce au travail de 2 chercheurs de l'université d'Arizona qui ont fait passer treize expériences à plus de cinq mille participants sur cette question précise. Un professeur qui annonce corriger avec de l'IA perd ainsi 16 % de la confiance de ses étudiants, un graphiste 20 % de celle de ses clients. Même en testant avec des formulations adoucies, du genre "ça n'a servi qu'à la relecture" ou "un humain a tout relu", la confiance baisse quand même.

Sauf qu'ils ont mesuré autre chose dans la foulée. Se faire démasquer par quelqu'un d'autre est PIRE que d'avouer par soi-même qu'on a utilisé une IA. Donc annoncer ce qui vient du modèle coûte bien moins en crédibilité mais dans les 2 cas, y'a quand même une facture à payer. Elle est juste moins salée quand vous annoncez la couleur.

À garder en tête quand même : ces chiffres portent sur des situations précises, une copie corrigée, une publicité, un graphiste jugé par son client, une lettre de motivation. Personne n'a mesuré ce que ça coûte réellement dans un fil Slack ou un échange mail entre des gens qui se connaissent. Mais au jugé, je dirais que c'est encore plus décevant...

Maintenant, attention... Claquer dans la gueule ce genre de manifeste à quelqu'un, c'est parfois plus violent que la faute qu'on lui reproche. À vous donc de bien doser... une remarque sincère et délicate fera sûrement mieux d'ailleurs.

Mais bon, peu importe, je pense quand même que respecter ce principe c'est plutôt sain. Et le relever en douceur comme ceci, ça vous évitera d'être injustement considéré comme l'un de ces boomeurs mentaux anti-IA qui trainent en ce moment sur X ou équivalent ^^.

Ah et force à Laink !

Source : dontpastetheai.com

Amazon détruit des livres pour nourrir ses IA

Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.

Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.

Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?

Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.

Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !

Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.

Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des incunables , c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.

Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.

Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce ScanRobot autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.

La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.

D'ailleurs, j'en parlais dans un article sur un scanner à 250 pages par minute en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.

Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...

Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.

Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.

Source : 404 Media

Un satellite gros comme une valise cabine va écouter le début de l'univers depuis la face cachée de la Lune

L'université de Cambridge prépare un petit satellite baptisé CosmoCube, pas plus gros qu'une valise cabine, qui partira se cacher derrière la Lune pour tenter d'entendre ce que l'univers racontait avant même l'allumage des premières étoiles.

Ce qu'il cherche, c'est la fameuse raie à 21 centimètres, un signal radio émis par l'hydrogène neutre pendant les âges sombres, cette période d'environ 150 millions d'années coincée entre le Big Bang et la naissance des premières étoiles.

À cette époque, aucun astre ne brille encore, donc aucun télescope classique n'a quoi que ce soit à regarder. L'hydrogène qui remplissait l'univers a en revanche laissé cette minuscule empreinte radio, et elle contient des informations sur la formation des toutes premières structures cosmiques.

Sauf que voilà, plus de treize milliards d'années d'expansion ont étiré ce signal vers les très basses fréquences, entre 10 et 100 MHz, exactement là où la Terre braille en permanence avec sa radio FM, ses communications et son ionosphère qui brouille tout.

D'où l'idée d'aller se réfugier derrière la Lune, l'endroit le plus silencieux du système solaire pour les ondes radio. Toute la mission tient sur une orbite de deux heures, dont environ 40 minutes de silence complet quand la Lune s'intercale entre le satellite et nous. C'est court. Mais c'est déjà infiniment mieux que tout ce qu'on peut espérer depuis la Terre, et l'antenne déployable couplée à un radiomètre étalonné aux petits oignons doit suffire à extraire ce murmure vieux de plus de treize milliards d'années.

Le budget reste raisonnable pour de la cosmologie, avec moins de 50 millions d'euros, dont plus de 2 millions de livres déjà posés par l'agence spatiale britannique, avec un décollage espéré d'ici cinq ans.

Il faudra juste faire vite. Les missions lunaires américaines et indiennes se multiplient, avec les satellites relais qui vont avec, et le dernier endroit vraiment silencieux du système solaire pourrait ne pas le rester très longtemps.

Source : Generation NT

En Italie, une affiche Apple avec un enfant fait polémique

À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.

Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.

Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.

Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.

Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.

Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.

Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.

On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.

Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.

Source : Mac4ever

Boeing 737 - 60 secondes pour hacker l'avion

Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.

La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.

Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?

Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.

Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.

L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.

Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.

Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.

Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.

Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.

Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".

Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...

Source

Grok Bot débarque en bêta

SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.

Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.

Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.

Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.

Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.

SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.

En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.

C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.

Source : The Verge

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