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Le Canada coupe sa station radio horaire CHU après plus d'un siècle de service

Le 22 juin prochain, le Canada va éteindre une voix qui parle sans interruption depuis 1923. La station CHU, opérée par le Conseil national de recherches (l'équivalent canadien du CNRS), cessera ses émissions sur ondes courtes après plus de cent ans de bons et loyaux services.

Trois fréquences disparaîtront du spectre radio : 3330, 7850 et 14670 kHz. C'est la fin d'une époque.

Pour ceux qui n'auraient jamais croisé son signal, CHU diffusait en continu l'heure officielle canadienne, calée sur une horloge atomique du CNRC. Le principe est très simple : un émetteur balance des "tops" précis à la milliseconde, et n'importe quel récepteur radio peut s'y synchroniser. 

La station alternait code morse, voix synthétique (en français et en anglais, tradition oblige), impulsions courtes appelées DUT1 pour les horloges radio domestiques, et un code numérique FSK pour les équipements plus modernes. C'était un peu l'horloge mère qui réglait tous les chronomètres du pays.

CHU est née en 1923 sous l'indicatif 9CC, puis VE9OB, avant de prendre son nom définitif en 1938. Elle faisait partie d'une petite famille de stations horaires qui existe encore aujourd'hui avec WWV et WWVB côté américain, DCF77 en Allemagne et MSF au Royaume-Uni. Si vous avez un réveil "atomique" acheté en Europe, il se cale en fait sur DCF77, près de Francfort. Les Canadiens, eux, écoutaient CHU.

Alors pourquoi débrancher la prise maintenant ? Le CNRC explique que l'heure officielle est désormais distribuée par d'autres canaux : NTP (Network Time Protocol, le système qui met automatiquement vos ordinateurs à l'heure via internet), GPS pour les équipements embarqués, et même une horloge parlante téléphonique toujours active.

La diffusion sur ondes courtes coûte cher à entretenir, et son public se résume aux derniers radioamateurs, à quelques marins équipés à l'ancienne et aux passionnés.

C'est la deuxième fois en peu de temps que le Canada coupe un signal horaire emblématique. La CBC avait déjà arrêté en 2023 son fameux "long dash", ce bip long de fin de journal qui rythmait la radio canadienne depuis 1939.

À chaque coupure, le même argument : tout est passé sur internet, à quoi bon maintenir la bande HF ? Le souci, c'est que si les serveurs NTP ou le réseau électrique flanchent, plus personne n'a de plan B sérieux pour savoir vraiment quelle heure il est. Les ondes courtes, elles, traversent les continents avec un simple émetteur et un récepteur à pile.

Bref, encore un bout d'infrastructure analogique qui s'efface au profit du tout-IP. Dommage.

Source : SWLing

Submit This Form - Le jeu où le boss final est un formulaire web

Remplir un formulaire web, c'est sans doute l'activité la plus chiante qu'on puisse faire en ligne. C'est pourquoi Ben, un développeur qui me lit depuis 20 ans (merci !!!), a eu l'idée géniale d'en faire un jeu à part entière. Ça s'appelle Submit This Form, et c'est un puzzle game gratuit accessible via votre navigateur et dont le boss final est... le formulaire lui-même !

Votre objectif c'est donc de soumettre le formulaire. Facile non ? Bah pas tant que ça puisque ce formulaire fait absolument tout pour vous en empêcher. Chaque niveau ajoute une règle de validation plus absurde que la précédente, et c'est à vous de trouver la combine pour passer. J'vous jure, ça ma rappelé des vrais formulaires qui m'ont déjà rendu la vie dure.

Au début, on entre simplement son pseudo, puis les exigences du formulaires se font de plus en plus précises et relou...

Et c'est ça tout le sel du projet est là puisque Submit This Form, c'est une satire jouable de tout ce qu'on déteste dans le web moderne. Les CAPTCHA débiles, les champs qui refusent votre mot de passe parce qu'il manque une majuscule, les formulaires conçus pour vous épuiser jusqu'à l'abandon, et les vrais dark patterns manipulateurs comme les bandeaux cookies qui planquent le bouton refuser.

Ben a tout simplement repris toute cette UX hostile et il en a fait sa mécanique de jeu. D'ailleurs en passant, si les bandeaux cookies vous rendent dingue, un outil comme Consent-O-Matic vous permet de les refuser automatiquement.

Le jeu cache aussi une vraie histoire qui se dévoile au fil des niveaux, avec une difficulté qui grimpe en douceur, donc vous n'êtes pas largué dès le départ. Attention quand même, certains niveaux demandent une bonne dose de débrouille. C'est gratuit, ça tourne directement dans le navigateur et c'est par ici : Submit This Form . Après vous ne verrez plus jamais un champ de saisie de la même façon.

Merci Ben pour le partage !

256 cœurs et 2 nanomètres - AMD met en production son serveur monstre Epyc Venice

256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.

Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.

Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.

Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.

La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.

Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.

Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.

Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.

AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).

Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.

Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.

Source : Tom's Hardware

Bambu Lab épinglé pour violation de licence open source depuis quatre ans

C'est la Software Freedom Conservancy (SFC), l'ONG américaine qui défend les licences libres, qui a sorti l'affaire. Bambu Lab, l'un des plus gros fabricants d'imprimantes 3D grand public du moment, viole l'AGPLv3 depuis environ quatre ans selon l'organisation. Pas qu'un peu donc.

Pour comprendre l'histoire, il faut savoir que Bambu Studio, le slicer maison de la marque (c'est le logiciel qui transforme un modèle 3D en instructions de découpage pour l'imprimante), est en réalité un dérivé de PrusaSlicer, lui-même basé sur Slic3r.

Les deux sont sous licence AGPLv3, ce qui oblige toute boîte qui distribue un logiciel dérivé à publier son code source dans la même licence. Du coup, Bambu Studio aurait dû suivre les mêmes règles depuis le début.

Sauf que voilà, le SFC pointe deux violations très claires. D'abord, une bibliothèque maison appelée libbambu_networking, qui gère toute la communication entre le slicer et les serveurs cloud de Bambu, n'a jamais vu son code publié. La marque reconnaît même son existence dans son propre README sur GitHub. Pire encore, quand le développeur Paweł Jarczak a sorti une version modifiée d'OrcaSlicer (un fork concurrent, c'est-à-dire une copie communautaire améliorée) qui restaurait certaines fonctions cloud bloquées par Bambu, l'entreprise lui a envoyé une mise en demeure pour faire retirer son projet.

C'est la deuxième violation selon le SFC, parce que l'AGPLv3 interdit explicitement d'ajouter des restrictions supplémentaires à ce que la licence autorise. En clair, Bambu n'a pas le droit d'invoquer ses conditions d'utilisation pour empêcher quelqu'un d'exercer les droits que la licence donne. 

Côté riposte, le SFC a lancé un projet baptisé baltobu. Trois objectifs : refaire la fameuse bibliothèque à partir de zéro par reverse-engineering (démonter le code propriétaire pour le réécrire proprement), maintenir le fork OrcaSlicer de Jarczak, et créer un remplaçant complet de Bambu Studio. Une levée de fonds visant 250 007 dollars, ouverte jusqu'au 17 juillet, a déjà atteint son premier objectif pour financer des employés à ce travail sur le long terme. Si la cagnotte va au bout, de nouveaux employés pourront rejoindre le projet.

Bambu Lab a réagi du bout des lèvres. L'entreprise a publié un message reconnaissant que sa référence à des conditions d'utilisation et à une potentielle mise en demeure ait pu être perçue comme une menace légale, ce qu'elle regrette. Pas de modification réelle de la pratique pour autant. La bibliothèque reste fermée, et les pratiques cloud restent les mêmes.

Bref, une marque grand public qui surfe sur les briques open source sans en respecter les règles, ça finit toujours par se voir.

Source : Itsfoss

Quand les Motorola prennent une commission sur vos achats Amazon

J'sais pas si vous avez vu, mais sur les Motorola Razr 2026, l'app maison Smart Feed intercepte le lancement de l'application Amazon pour y glisser en soumsoum un petit code d'affiliation. Comme ça, à chaque fois que vous tapez sur l'icône Amazon, votre clic se met à rapporter une commission à un compte tiers. Vous ne payez pas un centime de plus rassurez-vous, c'est le principe de l'affiliation, mais il me semble que c'est pas très réglo de ne pas le dire. En plus je pense que ça va à l'encontre des CGU d'Amazon... Breeeef, y'a rien qui va dans cette histoire.

Le truc se déclenche donc uniquement quand vous ouvrez Amazon le menu des applications, et pas depuis un raccourci sur l'écran d'accueil. A ce moment là, pendant une fraction de seconde, Chrome clignote à l'écran, et votre téléphone passe par un site nommé kira-abboud.com, pour ensuite utiliser un lien qui repart vers l'app Amazon avec le code d'affiliation sramz-kff-008-20 comme si de rien n'était. Comme ça Amazon, pense que vous arrivez de ce lien affilié.

C'est tellement rapide que la plupart des gens ne verront jamais rien....

Sauf que kira-abboud.com renvoie vers une influenceuse mode, @kirasfashionfinds présente sur Instagram, et qui n'a aucun lien apparent avec Motorola. Pire, le code d'affiliation collé à votre session ne correspond même pas à ceux qu'elle a déjà publiés. Et voilà comment on se retrouve avec un téléphone vendu par une grosse marque qui détourne vos clics vers un compte tiers, sans la moindre explication.

Côté technique, les logs réseau pointent vers devicenative.com. C'est une régie qui place de la pub sur les smartphones via un SDK intégré aux launchers Android, avec une intégration Motorola documentée. En clair, le mécanisme qui pourrit votre app Amazon pointe vers un kit publicitaire préinstallé d'usine.

Reste à savoir maintenant si c'est un choix assumé de Motorola ou un SDK pub qui part en vrille, voire un hack... et pour l'instant, personne ne le sait.

Ce qui est sûr, c'est que le coupable porte un nom et un numéro de version. Sur la version 2.03.0056 de Smart Feed, aucun détournement alors que sur la 2.03.0070, le hijack apparaît. Et bizarrement, installer manuellement cette même version mise à jour ne reproduit pas le comportement. Autrement dit, y'a quelque chose qui s'active côté serveur ou côté usine, et pas juste dans le code de l'app. C'est vraiment super bizarre...

Les Razr 2026 et Razr Fold sont touchés, tout comme le Razr 60 Ultra de 2025 à l'origine du signalement. Le Moto G Stylus 2026 testé en parallèle, lui, ne l'est pas.

Après la bonne nouvelle, c'est que la parade est facile à faire ! Direction Paramètres, Applications, vous cherchez Smart Feed, et vous le désactivez. D'après les tests que j'ai pu lire, ça n'a pas d'impact visible sur le reste du téléphone donc mieux vaut désactiver cette merde parce que c'est réversible en deux clics et bien moins casse-gueule que de virer l'app via adb.

Perso, qu'un téléphone vendu par une marque sérieuse détourne nos clics vers un compte tiers via un domaine bidon, ça me rend fou et même si à l'échelle d'un clic, la commission c'est trois fois rien, étalé sur tout un parc d'appareils, ça finit par peser lourd niveau oseille pour celui qui encaisse.

Ce problème dépasse le cadre "Motorola" d'ailleurs puisque less apps préinstallées qu'on ne peut pas virer (les fameux bloatware) sont devenues un canal de monétisation à part entière et comme personne ne vérifie jamais ce que ces trucs font tourner en arrière-plan, c'est la fête du slip ! C'est exactement le même genre de paranoïa raisonnable que quand on se demande si votre téléphone vous écoute sauf qu'ici, pas besoin de théorie, puisque ce détournement est parfaitement visible.

Pour l'instant, Motorola a été contacté mais n'a pas réagi et le code d'affiliation continue de tourner sur les appareils concernés tant que Smart Feed reste actif. J'imagine quand même qu'Amazon va s'occuper de le désactiver en attendant d'en savoir plus.

Bref, bon courage si vous avez un Motorola récent !

Source

Tomb Raider 1-3 Remastered - gratuit sur Epic jusqu'au 28 mai

Aspyr et Crystal Dynamics lâchent en ce moment la trilogie Tomb Raider I-III Remastered gratuitement sur l'Epic Games Store , soit 0€ au lieu de 26,99€. Vous pouvez donc récupérer les trois premières aventures de Lara Croft, celles que Core Design a pondues entre 1996 et 1998, remasterisées comme il faut et les garder pour toujours, même quand il repassera payant.

Filez sur la page Epic, cliquez sur Obtenir, et hop, c'est réglé. Et ne traînez pas, parce que l'offre s'arrête le 28 mai et après ça, retour au prix fort.

Dans ce pack, vous avez donc les 3 jeux complets avec leurs extensions d'époque, Unfinished Business pour le premier, Golden Mask pour le deuxième et The Lost Artifact pour le troisième. L'intégrale, secrets et niveaux bonus inclus, ce qui n'était jamais arrivé sur des plateformes modernes jusqu'ici.

Et ce remaster vous laisse basculer d'un coup de touche entre les graphismes refaits (modèles, textures et éclairage retravaillés) et le bon vieux look polygonal de la PS1 (Coucou Quentin Dupieux ^^).

Le jeu propose également 2 modes pour tout ce qui est contrôles. Les contrôles "tank" d'origine, où Lara pivote sur elle-même case par case, et des contrôles modernes type stick analogique. Les puristes vous diront que les contrôles tank n'étaient pas un défaut mais le cœur du gameplay car chaque saut se calculait au carreau près. C'était une partie d'échecs entre vous et le level designer.

Mais avec les gamepads modernes, Lara a commencé à filer dans tous les sens, la caméra part en vrille sur certains passages, et quelques subtilités ne sont expliquées nulle part dans le jeu (du genre dégainer ses flingues pour sauter en arrière, ou la gâchette pour s'agripper aux rebords). Mon conseil c'est donc de tester les deux, pour switcher quand vous voulez, et gardez les contrôles "tank" pour les niveaux de plateforme millimétrés.

Aspyr a aussi ajouté un Challenge Mode gratuit qui vous fait rejouer les niveaux avec des mods pour débloquer 10 nouvelles tenues. Et un mode photo avec 21 poses, si vous aimez tirer le portrait à Lara.

Et si vous voulez pousser le délire plus loin une fois le jeu installé, la communauté a sorti une Gold Edition sur Nexus Mods , c'est-à-dire un gros pack qui balance textures HD, objets 3D refaits, son retravaillé et cinématiques de meilleure qualité, avec un assistant d'installation pour pas s'arracher les cheveux. Les classiques sur PC, ça finit toujours par être bidouillé et c'est ça qui est beau !

Seul bémol, c'est du Windows uniquement, donc les joueurs Mac et Linux repasseront (ou sortiront Proton). Et tant que vous êtes sur Epic, jetez un œil à Down in Bermuda , qui est gratuit lui aussi durant la même période.

Bref, 30 ans après, Lara Croft débarque gratos alors foncez (avant le 28 mai).

Documents OVNI déclassifiés - 161 fichiers et zéro preuve

J'sais pas si vous avez vu mais le Pentagone vient de balancer 161 documents OVNI déclassifiés sur ordre de ce bon vieux Trump ! Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (ou à la Guerre, j'sais plus comment on dit) a donc mis en ligne 119 PDFs, 28 vidéos et 14 images couvrant les années de 1948 à 2026.

Et vous allez voir, c'est la déception scientifique du siècle !

J'ai été voir un peu de quoi il en retournait et c'est majoritairement flou et nul à chier. Les vidéos infrarouges montrent des points lumineux qui font des virages à 90 degrés au-dessus de la Grèce, sans qu'on sache quel appareil filme ni quand précisément et les images sont caviardées "pour protéger l'identité des témoins, l'emplacement des installations et des informations militaires sensibles".

Du coup, y'a des trucs intrigants qui font bosser les complotistes et autres Lone Gunmen en culottes courtes mais très peu de métadonnées techniques exploitables. Parce que en pratique, sans contexte radar, sans signature thermique, et sans plateforme de captation identifiée, c'est IMPOSSIBLE de trancher entre OVNI, drone furtif chinois, reflet dans les nuages ou simple missile expérimental. Alors à choisir entre une vidéo IR de neuf secondes dégueulasse et une vraie étude radar avec données brutes, perso j'aurais vraiment préféré la seconde.

Mais bon, c'est l'Amérique et on sait qu'ils adorent le folklore Roswell, donc ça alimente la machine à connerie mais absolument pas tout ce qui est recherche scientifique et je trouve ça dommage...

Le programme s'appelle PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), parce qu'il fallait bien un acronyme trop super cool pour habiller la chose et la promesse de Hegseth est la suivante : "Ces documents, cachés derrière le secret-défense, ont longtemps alimenté des spéculations justifiées et il est temps que les Américains les voient de leurs propres yeux."

On se croirait dans une intro de X-Files. Bah voilà, là on a vu et c'est naze. En pratique, c'est comme si la NASA publiait des photos de Mars filmées avec une caméra Game Boy...

Et je vous ai pas encore tout dit car certains rapports frisent le grand n'importe quoi. Le plus beau c'est cet orbe décrit par des forces de l'ordre fédérales américaines comme "similaire à l'œil de Sauron du Seigneur des Anneaux, sans la pupille". Je vous jure, c'est la description officielle. Le vrai mystère de PURSUE je crois, c'est plutôt de savoir si ces rapports ont été écrits par des fédéraux US, ou des mecs bourrés en convention de Comic-Con.

Sauf que ça n'est pas le pire... Dans un rapport de 1966, on trouve un objet décrit comme un "rayon laser, ou rayon cobalt", "auto-enveloppant", "similaire à un cocon autour d'un ver à soie", capable d'enfermer le système nerveux entier d'une personne. Okéééé, vous pouvez développer ? Elle pousse où votre ganja les gars ? Et une fois encore, i want to believe hein, mais va falloir nous fournir autre chose que des rapports de militaires alcoolisés...

Les astronautes d'Apollo 11 auraient même observé un "objet de taille importante" près de la Lune avec une "source lumineuse assez brillante", décrite comme un "possible laser", Apollo 12 et 17 ont aussi vu des trucs et je ne vous parle pas des humanoïdes de quatre pieds (1m20, oh les tchô loulous) qui auraient été aperçus près d'engins non identifiés.

Sauf que RIEN n'est corroboré par des preuves matérielles.

Et là où ça devient carrément ouf, c'est que depuis 2 jours, y'a même un faux rapport qui circule sur les réseaux sociaux, comme s'il sortait de ces fichiers PURSUE officiels où il est question d'une femme-chat avec des oreilles pointues et une queue aperçue en 1994. Je vous rassure, ce rapport n'est PAS dans les docs officiels du Pentagone, mais je voulais aussi vous en parler parce qu'il y en a qui partagent ça en mode "voilà la preuve". Faut dire que le Pentagone a publié 161 docs si flous que même les pires hoax semblent plus sérieux au milieu de toutes ces conneries. C'est merveilleux !

Bref, ces "révélations" sont loin d'en être...

Dire que le cas que le Pentagone classe parmi "les plus convaincants" ce sont des "orbes qui lancent d'autres orbes". Ils ont été aperçus en 2023, dans l'ouest des États-Unis et c'est ça le TOP du TOP de ces preuves... donc imaginez le reste ! D'ailleurs, l'AARO (Anomaly Resolution Office) a déjà publié ses conclusions sur tout ce bordel : Aucun de ces phénomènes n'a d'origine extraterrestre confirmée.

Voilà, voilà... On verra ce qu'ils nous sortiront par la suite, mais ça risque d'être drôle. Rendez nous Jacques Pradel !!

Et dire qu'il y a 32 ans, deux ados qui cherchaient des fichiers OVNI dans les serveurs du Pentagone ont fait paniquer Washington au point de déclencher une alerte de sécurité nationale historique et aujourd'hui, le même type de fichiers sort officiellement et c'est de la bouillie pour les cerveaux crédules...

Bref, tout ça pour ça... J'suis déçu un peu quand même... Moi j'attendais une vraie photo ou vidéo nette, une vraie étude scientifique, un vrai document sérieux.

Mais à la place, on a des fédéraux qui décrivent des bidules en forme de boules de bowling sans rien de plus que leur parole... Breeef, passez votre chemin les amis !

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Google Discover - L'algorithme qui choisit vos actus à votre place

Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.

Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.

Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...

Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.

Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^

Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !

Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".

Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.

Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !

Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .

Un hamster qui court dans une roue peut-il charger un téléphone ? Apparemment oui

Le YouTubeur « Flamethrower » a documenté un projet aussi inutile que satisfaisant : utiliser un hamster comme source d'énergie pour charger son smartphone.

Le principe est simple sur le papier. Vous prenez un hamster, vous le mettez dans une roue, vous reliez la roue à un générateur, et au bout d'une nuit complète d'activité rongeuse, vous obtenez assez de jus pour démarrer la charge d'un téléphone. Pas pour finir la charge, hein. Juste pour la commencer.

Le maker a utilisé un module CJMCU-2557, basé sur la puce TI BQ25770. C'est un composant fait pour récupérer de très petites quantités d'énergie : il accepte des tensions entre 0,1 et 5,1 V (avec un minimum de 0,6 V pour démarrer), un courant max de 0,1 A, et il intègre un supercondensateur pour stocker ce qui rentre.

La roue du hamster fait tourner un petit générateur à courant continu, qui alimente le BQ25770, qui charge le supercondensateur, qui charge ensuite des cellules Li-ion 18650 récupérées sur des batteries usagées. Avec ce relais, l'énergie hamster finit par se stocker dans des batteries qui peuvent ensuite charger un téléphone via un câble USB classique. Bricolage propre.

Maintenant la vraie question : combien d'énergie produit réellement un hamster ? Eh bien très peu en fait.

La chaîne complète de conversion (mécanique vers électrique, supercondensateur vers cellule 18650, cellule vers téléphone) génère des pertes à chaque étage. Du coup, après une nuit, vous avez juste assez pour commencer la charge, pas pour la terminer. C'est très loin du panneau solaire, et encore plus loin d'une simple prise murale.

Mais bon, ce n'est évidemment pas le but. Le projet existe pour démontrer qu'on peut techniquement le faire, pas pour révolutionner la production d'énergie domestique. Le hamster a fait sa petite course, le maker a sa vidéo YouTube avec une vraie puce dedans, et tout le monde apprend quelque chose sur la récupération d'énergie à très basse puissance. Les commentaires de Hackaday ironisent d'ailleurs déjà sur le potentiel du hamster pour la "domination mondiale", ce qui résume assez bien le ton du projet.

Bref… un hamster qui charge votre téléphone, c'est mignon, c'est inutile, et c'est exactement pour ça que c'est génial.

Source : Hackaday

Au Royaume-Uni, les enfants contournent la vérification d'âge avec des fausses moustaches dessinées

Le Royaume-Uni a mis en place via l'Online Safety Act un système de vérification d'âge obligatoire sur les plateformes accessibles aux mineurs, avec contrôles biométriques à la clé pour estimer l'âge à partir d'un selfie.

Sur le papier, c'était la grande solution pour empêcher les ados d'accéder à TikTok, Instagram ou aux sites pour adultes. En pratique, c'est l'inverse : les enfants britanniques se passent les méthodes pour passer outre, et les méthodes en question sont parfois franchement drôles.

En fait, selon une étude d'Internet Matters, près de la moitié des enfants britanniques (46 %) considèrent les systèmes de vérification d'âge comme faciles à contourner, et un tiers reconnaissent l'avoir déjà fait.

Les méthodes documentées vont de la classique fausse date de naissance au VPN, mais aussi à des techniques plus créatives : envoyer une vidéo du visage de quelqu'un d'autre, voire d'un personnage de jeu vidéo, et le meilleur : se dessiner une moustache au feutre pour tromper l'estimation d'âge faciale. J'adore.

Côté plateformes, c'est du coup difficile à gérer. L'Online Safety Act prévoit des amendes importantes contre les services qui laisseraient passer ces contournements, mais le régulateur Ofcom rame pour qualifier la responsabilité quand le gosse a triché lui-même avec une astuce que la plateforme n'a pas su détecter.

Internet Matters relève d'ailleurs que les adultes profitent aussi de ces failles, ce qui complique encore le tableau quand un majeur peut piquer la session d'un mineur, ou inversement.

L'autre limite, c'est la captation des données biométriques. Pour vérifier qu'un gosse est bien un gosse, il faut analyser son visage, ce qui veut dire stocker (ou au moins traiter) une image biométrique d'un mineur.

Plusieurs experts ont déjà soulevé le paradoxe : pour protéger les enfants, on les oblige à transmettre leur visage à une plateforme étrangère. Et si la plateforme se fait pirater (spoiler : ça arrive régulièrement), on a une fuite de données très sensibles dans la nature.

Vous l'avez compris, une régulation qui se fait contourner par un coup de feutre sous le nez, c'est probablement le signe qu'il faut revoir la copie.

Source : Independent

Quand les hackers de Rockstar font monter l'action Take-Two

Énorme retournement de situation. ShinyHunters, le groupe qui avait piraté Rockstar via Anodot mi-avril et exigé une rançon, a fini par balancer ses données sur internet quand l'éditeur a refusé de payer. Le but était de faire mal financièrement à Take-Two, sauf que les chiffres révélés étaient si impressionnants que l'effet a été l'exact opposé. En effet, l'action Take-Two est passée d'environ 202 dollars à presque 208 dollars en une matinée, soit une capitalisation boursière qui a pris à peu près un milliard de dollars dans la foulée. C'est fou !

Ce que les hackers ont mis en ligne, c'est notamment que GTA Online génère plus d'un million de dollars par jour , soit autour de 500 millions par an. Et tout cela, 13 ans après le lancement sur 5 plateformes différentes, simplement grâce aux Shark Cards (les cartes prépayées du jeu). Pour un éditeur qui s'apprête à sortir son GTA 6 en novembre prochain, faut dire que ce genre de stats montre qu'ils ont les reins hyper solides, ce qui rassure les investisseurs.

Bref, au lieu de sanctionner Take-Two pour la fuite de données et la faille Anodot, Wall Street y a simplement vu la confirmation de ce que tout le monde soupçonnait : la machine à cash de Rockstar tourne à plein régime, et un éventuel GTA 6 au même niveau de monétisation, même partielle, ferait exploser les compteurs !!

Rockstar a également publié une déclaration courte et carrée pour dire que la violation n'aurait pas d'impact sur le studio ou le dev de GTA 6. Rien de plus...

C'est donc un retournement de situation assez fou côté où des hackers, en cherchant à frapper l'éditeur au portefeuille, lui ont en fait permis de gonfler sa capitalisation d'un milliard. Difficile de faire pire en termes de coup raté ^^. A moins que les gens de ShinyHunters aient fait un peu de délit d'initié en amont avant de leaker les données... allez savoir ??

Reste à voir si la SEC ou les autorités européennes voudront enquêter sur cette fuite, sachant qu'au passage des données salariés et de joueurs ont aussi été exposées. Quoiqu'il en soit, côté marché, c'est plié et le cours de l'action est resté bien haut !

Source

Les Pays-Bas migrent leur code vers Forgejo et claquent la porte de GitHub

Le gouvernement néerlandais a ouvert sa propre instance Forgejo à l'adresse code.overheid.nl, hébergée sur les serveurs de l'État via SSC-ICT (le service informatique mutualisé du gouvernement).

L'idée dans cette démarche, c'est de regrouper tout le code source produit par les administrations sur une plateforme libre et hébergée localement, plutôt que de continuer à dépendre de GitHub (Microsoft) ou de GitLab dont les versions entreprise sont fermées.

Forgejo, c'est un fork de Gitea, lui-même fork de Gogs, et il est complètement libre sous licence GPLv3+. Pas d'édition entreprise propriétaire, pas de fonctionnalités payantes planquées derrière des plans premium.

Du libre pur. C'est exactement ce que cherchent les administrations qui en ont marre de devoir confier leur code à une boîte américaine soumise au CLOUD Act. Les Pays-Bas ont vu la France galérer avec sa souveraineté numérique pendant des années et ont préféré agir vite plutôt que de discuter encore cinq ans.

Plusieurs ministères ont déjà migré : Finances, Affaires étrangères, Agriculture, Intérieur. Côté municipalités, La Haye, Utrecht, Leiden et Arnhem sont aussi de la partie.

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Parmi les premiers dépôts publiés, vous avez le code du Conseil électoral néerlandais qui gère les élections, et plusieurs projets de digital workplace de l'Intérieur. Pour l'instant c'est encore en pilote pour récolter les retours développeurs, mais le déploiement s'élargit petit à petit.

Ce qui est intéressant dans la démarche, c'est la cohérence avec ce que les Pays-Bas ont déjà acté : sortie progressive de Microsoft Office au profit d'alternatives ouvertes, exigence de souveraineté sur les données de santé et refus du CLOUD Act sur certains marchés publics.

La migration Forgejo arrive dans cette logique de réduction systématique des dépendances aux géants américains, sans pour autant tomber dans le repli technologique total.

Bref, vous l'avez compris, pendant que d'autres pays publient encore des rapports sur la souveraineté numérique, les Pays-Bas ont juste appuyé sur le bouton.

Source : Itsfoss

Chrome installe en douce un modèle IA de 4 Go sur votre disque sans rien demander

Alexander Hanff, consultant, a remonté un truc pas net sur Chrome. La dernière version du navigateur télécharge en arrière-plan un modèle de langage local appelé Gemini Nano, qui pèse environ 4 Go, sans jamais demander la moindre permission à l'utilisateur.

Le fichier s'appelle weights.bin, il atterrit dans un dossier OptGuideOnDeviceModel quelque part dans votre profil Chrome, et il sert ensuite à des fonctions du genre "Help me write" ou détection de fraude.

Hanff a documenté l'opération via les logs système de son macOS. Le 24 avril 2026 vers 16h38, Chrome crée le dossier. Quelques minutes plus tard, il télécharge et décompresse les 4 Go (l'opération prend une quinzaine de minutes), puis il les déplace à l'emplacement final. Tout ça pendant que vous ne touchez rien à votre machine. Si vous supprimez le fichier à la main, il sera réinstallé silencieusement au prochain lancement du navigateur.

Hanff estime entre 100 millions et 1 milliard de machines concernées dans le monde. Multipliez 4 Go par 1 milliard et vous obtenez de quoi remplir une bonne partie d'un datacenter.

L'auteur calcule également l'impact carbone du déploiement, entre 6 000 et 60 000 tonnes de CO2e rien que pour le réseau, sans compter l'empreinte SSD. Pour un fichier que personne ne vous a demandé d'installer.

Sur le plan légal, Hanff parle d'une "violation directe" de l'article 5(3) de la directive ePrivacy européenne, qui interdit de stocker quoi que ce soit sur l'appareil d'un utilisateur sans consentement explicite. Il évoque aussi un manquement RGPD. Si la qualification tient, ça serait une amende salée pour Google, sachant que les Cnil européennes ont déjà sanctionné Meta et Microsoft pour des choses bien moins foireuses.

Pour s'en débarrasser, trois options : aller dans chrome://flags pour désactiver les fonctions IA, passer par les politiques d'entreprise si vous gérez un parc de machines, ou virer Chrome, tout simplement.

Bref, Google qui pousse 4 Go d'IA en silence sur des centaines de millions de machines, c'est un sale moche.

Source : That Privacy Guy

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