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Robots chiens Unitree - La backdoor que personne ne corrige

Si vous croisez un robot-chien Unitree dans un hall d'HLM, sur un parking, un chantier, ou en train de patrouiller dans votre ville, faut que vous sachiez 2 trucs quand même :

Un, n'importe qui peut le rooter en moins d'une minute avec son téléphone. Et de deux, le robot lui-même envoie en continu un flux chiffré vers un tunnel cloud opéré depuis la Chine. C'est en tout cas ce que Benn Jordan, musicien indépendant et chercheur amateur, vient de démontrer hier dans une enquête de 24 minutes qui fait, comme il le dit lui-même, un meilleur boulot que toute l'infrastructure cybersécurité du gouvernement américain.

Pour le hacker, suffit donc de se connecter au robot en Bluetooth, puis d'injecter une commande curl à la fin du mot de passe Wi-Fi, on éteint le toutou, on le rallume, et au reboot le robot exécute votre commande quand il active le Wi-Fi. C'est tout et c'est vraiment magique !! Pas besoin d'accès root physique donc mais juste un bon vieux téléphone et un Bluetooth pourri !

Le boss !

Alors vous pensez peut-être que ce n'est pas très grave parce que ces robots sont des gadgets mais c'est faux puisque les robots-chiens Unitree sont actuellement utilisés par les services de police de Pullman (Washington), Port St. Lucie (Floride) et Topeka (Kansas) et un peu partout ailleurs dans le monde.

Les Marines américains les déploient en test, certains armés de lance-roquettes, les forces chinoises leur sanglent diverses armes sur le dos depuis un moment et l'Ukraine s'en sert pour repérer des munitions non-explosées. Et dans le civil, ces robots circulent même dans des HLM d'Atlanta pour le compte de sociétés de surveillance privée...

En France, le tableau est un peu différent. Pas de déploiement confirmé par les forces de l'ordre ou l'armée pour l'instant. Chez nous, c'est Boston Dynamics Spot et l' E-Doggy d'Evotech (robot 100% français, utilisé au déminage pendant les JO 2024) qui tiennent ces marchés-là. Les Unitree restent encore dans les labos tels que l' INRIA Paris et le labo HUCEBOT de Nancy qui utilisent le Go2 pour leurs recherches en locomotion robotique.

En dehors de la recherche, le cas le plus avancé est celui d'Orano, qui a testé fin 2025 le G1 humanoïde d'Unitree sur son site nucléaire de Marcoule en partenariat avec Capgemini (c'est un humanoïde, pas un quadrupède, mais même fabricant, même firmware, mêmes questions). Côté distribution, INNOV8 Power est également partenaire officiel Unitree depuis VivaTech 2025 et INGEN Geosciences distribue la marque depuis 2020. Le réseau pour vendre ces robots à des boîtes de sécurité privées françaises est donc déjà bien en place.

Du coup quand un mec démontre qu'on peut en prendre le contrôle complet rapidement, ça mérite qu'on regarde ça d'un peu plus près...

Et quand je dis contrôle complet, c'est pas un excès de langage. Avec cet accès root, Benn Jordan a réussi à enregistrer, télécharger et live streamer l'audio et la vidéo captés par le robot. Sans authentification donc ni même sans passer par l'app officielle. C'est assez dingue... On peut même contrôler les mouvements du robot. Une belle merde donc !

Cette faille n'est d'ailleurs pas une nouveauté absolue puisque j'avais déjà couvert le hack BLE des humanoïdes Unitree en décembre dernier. Et ensuite rebelote en mars dernier avec deux nouvelles CVE sur le Go2, partiellement patchées. La répétition des conneries devient un peu lourdingue chez Unitree...

La deuxième partie de l'enquête, elle, atteint un autre niveau puisque Benn Jordan a entendu parler de rapports affirmant que d'autres robots Unitree contenaient une backdoor envoyant des données à des serveurs étrangers. Il a donc voulu vérifier ça lui-même.

Il a donc transformé un Raspberry Pi sous Linux en routeur avec le mode moniteur activé, et lancé BetterCap pour analyser chaque paquet sortant.

Et là, surprise, le robot refuse purement et simplement de s'authentifier. Le hic, c'est que quelque chose côté serveur cloud détecte que le routeur est anormal et bloque la connexion. En analysant un peu plus finement la connexion, il a remarqué que la première IP chopée au sniff pointait vers Odessa, en Ukraine... Vu qu'aucune doc fabricant ne mentionne ce point d'accès, le truc devient alors officiellement louche... Le robot semble savoir quand il est "analysé" et cette détection d'environnement anormal est précisément le truc qui transforme une affaire de faille classique en problème de sécurité nationale.

Benn Jordan a donc ensuite contourné ça avec un routeur de voyage standard avant de sniffer derrière les paquets, et il a fini par confirmer ce qu'on appelle officiellement la CVE-2025-2894 . Il s'agit d'un tunnel P2P préinstallé sur le Go1 qui se connecte automatiquement au démarrage à une plateforme appelée CloudSail, opérée par une boîte chinoise nommée Zhexi Technology.

Le truc est référencé dans MITRE depuis le printemps 2025, soit environ un an. En 2025, les chercheurs Andreas Makris et Kevin Finisterre ont même chopé la clé API de CloudSail et identifié près de 2000 robots vulnérables sur ce réseau, dont des unités installées au MIT, à Princeton, à Carnegie Mellon et à l'université de Waterloo.

Côté américain, la seule action gouvernementale connue suite à ça, a été une mise en garde des Marines US concernant l'usage de produits Unitree en opérations militaires. Rien d'autre.

Et là on arrive à un point de blocage assez brutal. Les failles démontrées par Benn (le hack Bluetooth, la prise de contrôle complète) et la backdoor CloudSail ne peuvent pas être corrigées en même temps, parce que les solutions se neutralisent mutuellement.

Pour boucher les failles de Benn, il faut passer par une mise à jour firmware officielle d'Unitree. Mais cette mise à jour ferme aussi l'accès root au système. Sans accès root, impossible de détecter ou bloquer le tunnel CloudSail de l'intérieur. Du coup, on a un robot sécurisé contre les hackers, mais des données qui filent quand même vers la Chine.

À l'inverse, si vous gardez le firmware actuel pour maintenir l'accès root (et donc la capacité de surveiller et bloquer CloudSail), les failles restent béantes. N'importe quel inconnu avec un téléphone peut alors prendre le contrôle complet de votre flotte de robots clébards. Bien sûr, couper Internet sur le robot évite les deux problèmes à la fois, mais le rend inutilisable dans la plupart des déploiements opérationnels.

Si vous avez un Unitree à la maison ou en entreprise, voilà la recommandation perso de Benn Jordan. Selon lui, plutôt que d'installer la dernière mise à jour, mieux vaut ne plus jamais mettre à jour le firmware (gardez en tête que c'est son avis radical, pas une bonne pratique standard). Parce qu'à la prochaine mise à jour, vous risquez de perdre la capacité de rooter votre propre robot, et avec elle la capacité de détecter, bloquer ou rediriger la backdoor.

Vous perdrez aussi la possibilité d'écrire manuellement des services qui empêchent les hackers d'exploiter les autres failles. En clair, sa meilleure défense contre Unitree, c'est de figer le firmware actuel.

Un Flipper Zero suffisait déjà à neutraliser un robot-chien de la concurrence, mais ici "couper" le robot de son fabricant pour s'en protéger, c'est un autre délire...

Source

myAudi permettaient de localiser un véhicule à partir de son code VIN

Le numéro VIN de votre voiture est visible sur le bas du pare-brise et récupérable par n'importe qui qui passe à côté. Et croyez le ou non, mais c'est pourtant sur ce numéro, visible de tous, que repose en partie le modèle de sécurité de myAudi, l'application connectée pour contrôler son véhicule Audi à distance.

Un chercheur qui se présente sous le pseudo Decoder a décidé de regarder ça de plus près. Son setup c'est un émulateur Android Pixel 7, Burp Suite en proxy pour intercepter le trafic réseau ainsi que Frida Server et Objection pour contourner le certificate pinning de l'app. Des outils et du boulot classique de pentest mobile, pas particulièrement sophistiqué donc...

Et ce qu'il a découvert grâce à ça, c'est que n'importe quel utilisateur myAudi peut ajouter le véhicule de quelqu'un d'autre à son compte en entrant simplement le VIN. Le rôle attribué est "GUEST_USER" donc au premier abord, ça peut sembler anodin mais ça donne quels accès, au juste ? Hé bien on va voir ça car c'est pas si simple.

Tout d'abord, l'introspection GraphQL est activée en production sur l'API de myAudi, ce qui revient à laisser un plan d'architecte en libre accès dans le hall d'entrée d'une banque. N'importe qui peut donc cartographier l'intégralité des fonctionnalités exposées.

Plus sérieux et toujours pas patché à l'heure de la publication, via l'API msg.audi.de, un utilisateur avec le rôle GUEST_USER peut aussi récupérer l'IMEI et l'ICCID de la carte SIM embarquée dans le véhicule. Ces identifiants permettent alors potentiellement de tracer la carte SIM sur les réseaux mobiles.

Et là, la faille qui a été corrigée depuis, ce sont celles concernant les "requêtes en attente" d'un véhicule qui étaient lisibles par n'importe quel "invité". Parmi elles, les commandes "honk & flash" (klaxon + appels de phares) qui contenaient la position GPS de la voiture. Du coup, avec juste un VIN, on pouvait savoir physiquement où se trouvait la voiture... Ça rappelle un peu comment les données Strava avaient suffi à localiser le porte-avions Charles-de-Gaulle en pleine mission.

Et derrière tout ça, il y a CARIAD, la filiale "software" du groupe Volkswagen dont j'avais déjà évoqué les difficultés l'an dernier, et qui gère les services numériques pour VW, Audi, Seat et Skoda.

CARIAD a donc patché la faille GPS mais pour le reste, c'est encore "under evaluation". Je rappelle que c'est la même filiale qui, en décembre 2024, avait exposé les données de 800 000 véhicules électriques via une mauvaise configuration AWS, avec des coordonnées GPS précises à 10 centimètres près pour les modèles VW et Seat. Le Chaos Computer Club l'avait découvert, et des politiciens, des chefs d'entreprise et des forces de l'ordre se trouvaient dans le lot des données exposées...

Donc bon, y'a encore un peu de taf pour sécuriser ces voitures un peu trop connectées... En tout cas, l'analyse de Decoder est disponible sur son blog si ça vous dit. De son côté, il précise continuer à creuser l'architecture CARIAD car y'a sûrement d'autres trucs rigolo à trouver.

On verra bien...

The Roomba Guy Just Built a Robot Pet You Might Actually Love

If you’ve ever watched your Roomba bump helplessly into a chair leg for the third time and thought, “I deserve better from my robots,” you’re not alone. And apparently, neither did Colin Angle. The co-founder of iRobot, the man who essentially put a hockey puck-shaped vacuum in millions of homes, left the company in 2024 with a new question rattling around in his head: what if a robot could actually feel like it cares about you? The answer is the Familiar, the first prototype from his new startup, Familiar Machines & Magic. And it is not your average robot.

Picture a creature somewhere between a soft-eared dog and a round, slightly abstract bear. It has four legs, huge paws, and doe eyes that make it immediately charming in a way that no Roomba ever attempted to be. It’s furry, expressive, and was designed with the help of former Disney Imagineers, which explains why it looks like it belongs in an animated feature rather than a tech showcase. The Familiar has 23 degrees of freedom, meaning it can wiggle its ears, tilt its head, and wag a small nub of a tail with the kind of fluidity that feels less mechanical and more… alive. Its coat is touch-sensitive, built specifically to encourage physical interaction between you and it.

Designer: Familiar Machines & Magic

It also doesn’t talk. That detail feels deliberate and, to me, very smart. Voice assistants have trained us to think of robots as tools we command. The Familiar is going for something completely different. It’s designed to read your tone of voice, your body language, your overall energy, and respond accordingly. Angle calls it “Consumer Physical AI,” and while the label sounds like something off a product white paper, the idea behind it is genuinely compelling.

The name itself is worth noting. A “familiar” in folklore refers to the supernatural animal companion of a witch or magical figure, a creature bonded to a person not through ownership but through genuine connection. Angle’s team chose that name deliberately, and I think it sets the tone for what they’re trying to build. The goal isn’t to sell you a novelty gadget. It’s to create a new kind of relationship between humans and machines, one built on trust, attentiveness, and something approaching care.

Now, I’ll be upfront: I have feelings about this. Part of me finds it genuinely beautiful as a design concept. The Familiar was clearly approached the way good industrial design should be, with deep thought about how an object makes you feel, not just what it does. The choice to make it animal-like rather than humanoid is interesting, too. There’s far less of the uncanny valley unease that tends to follow humanoid robots around, and more of the universal warmth that most people already extend toward animals.

But another part of me wonders about the emotional stakes here. We’re already watching people form attachments to AI chatbots. A touch-sensitive, furry, expressive robot that mirrors your emotional state is a much more potent version of that. Angle has said he wants it to feel like the machine actually cares about him. That’s a lovely vision. It’s also a design brief that puts enormous responsibility on the creators to get it right, because the flip side of emotional bonding is emotional dependence.

Still, I’d be lying if I said the Familiar didn’t make me curious in the best possible way. The prototype images are almost disarmingly sweet. It looks like something you’d want sitting on the couch next to you while you read, or settled quietly in the corner while you work. If any robot was ever designed to move through your life rather than just function within it, this might be it.

The Familiar is still in the prototype stage, with no confirmed price or release date. But as debut concepts go, it’s a strong one. Whether or not it ever makes it into our homes, it raises questions about what we actually want from the machines we live with. And those questions feel well overdue.

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Japan Airlines teste des robots humanoïdes pour charger les bagages

Japan Airlines va confier la manutention des bagages à des robots humanoïdes sur les pistes de l'aéroport Haneda. Le test démarre en mai 2026, dure deux ans, et implique pour commencer deux machines posées au milieu des bagagistes humains.

L'opération est pilotée par JAL Ground Service avec GMO AI & Robotics. Les robots viennent de Chine : un Unitree G1 d'environ 1m30 et un Walker E d'UBTECH.

Le programme est découpé en plusieurs étapes (cartographie du site, simulations en environnement reconstitué, puis tarmac réel), avec à terme l'idée de leur faire transporter les containers de fret, manipuler les leviers de verrouillage et même nettoyer les cabines une fois les avions vides. L'autonomie annoncée est de 2 à 3 heures, avant qu'il ne faille recharger la machine.

Sauf que la première démo publique a calmé tout le monde. Le G1 a tapoté un colis sur le tapis roulant et fait coucou à un humain, mais personne ne l'a vu soulever quoi que ce soit.

La presse anglo-saxonne a gentiment moqué la chose : démarche hésitante, gestes cosmétiques, et surtout aucune preuve de capacité à porter une valise standard.

Le Japon n'a pas le choix. Population vieillissante, faible immigration, et tourisme record qui sature les infrastructures : les aéroports japonais galèrent à recruter des bagagistes, et la situation ne va pas s'arranger dans les prochaines années.

Du coup, plutôt que d'investir dans des bras articulés industriels qui demandent de repenser tout le poste de travail, JAL parie sur des humanoïdes capables de s'intégrer dans un poste conçu pour des humains. 

En pratique, on est encore loin du compte. Une valise standard pèse entre 20 et 30 kg. Un humanoïde d'environ 35 kg sur deux jambes qui tient à peine debout, ce n'est pas vraiment l'outil idéal pour balancer du Samsonite à la chaîne pendant huit heures. JAL le sait.

D'où les deux ans de test prévus avant tout déploiement réel, et l'envie d'observer ce qui marche, ce qui casse, et ce qui finira aux oubliettes. Les deux fournisseurs choisis ne sont d'ailleurs pas des inconnus : Unitree et UBTECH se positionnent comme les gros chinois de l'humanoïde, face à un Tesla Optimus encore largement scénarisé.

Vous l'avez compris  on est plus dans la com' que sur de l'efficacité pure. Faire coucou à un bagage, ça ne le met toujours pas en soute.

Source : ARS Technica

Forget Smarter AI, This Robot Thinks Presence Is the Point

We keep building AI to do more. More answers, more speed, more certainty. Designer Mehrnaz Amouei looked at that trajectory and asked a fundamentally different question: what if we built AI to be more present instead? The result is POCO, a soft robotic companion that might be one of the most quietly radical design concepts to emerge in recent years. It doesn’t talk over you, doesn’t flood you with information, and it doesn’t pretend to know things it doesn’t know. POCO sits with you. Literally.

At its core, POCO is a soft, tactile object that pairs with a smartphone, which serves as its computational brain and face. A soft textile body wraps around the device, transforming rigid, glass-and-metal technology into something that moves, breathes, and gestures in response to your presence. Together, they create something that sits somewhere between object, creature, and companion, and that deliberate ambiguity is very much intentional. You’re not quite sure what to call it, and that’s entirely the point.

Designer: Mehrnaz Amouei

Amouei developed POCO through research at the University of Illinois at Chicago, grounding the project in studies on loneliness and trust. Her findings indicated that people don’t actually want AI that projects certainty or control. They want availability and responsiveness. They want something that shows up without taking over. From those findings came the concept of “constructive interdependence,” a design philosophy where POCO’s limitations aren’t bugs to be patched but features embedded directly into the interaction model itself. The robot communicates what it can and cannot do through its behavior and physical states, which is a level of honesty you don’t often get from technology that typically overpromises and underdelivers.

I think that matters more than it might initially seem. The dominant conversation around AI right now is almost entirely about expansion: more capability, more integration, more autonomy. POCO pushes back on that without being preachy about it. It reframes the question of what good AI design actually looks like, and the answer it offers isn’t “smarter,” it’s “more trustworthy.” That is a genuinely different value system, and it feels overdue.

The sustainability dimension is also worth paying attention to. Rather than introducing new hardware and generating more electronic waste, POCO repurposes a device most people already own. That decision isn’t just a nice bonus; it’s built into the concept from the start, aligning with the UN’s Sustainable Development Goals around mental well-being and responsible consumption. In product design terms, that means the project was developed with a broader cultural and environmental context in mind, not just a user persona sitting in a lab.

Physically, POCO responds to touch, movement, and environmental cues. It adapts to a user’s preferences while maintaining a consistent identity, which is a surprisingly nuanced balance to strike in any product, let alone one sitting at the intersection of soft robotics and emotional design. Because interaction happens through touch rather than voice commands or screen taps, there’s an intentional slowing down embedded in the experience. You can’t rush a tactile exchange the same way you can type faster or speak louder. That shift from speed to presence feels like a meaningful counter-proposal to how most tech is currently designed. We’ve grown so accustomed to interfaces that demand our attention that a device asking only for our company reads almost as radical.

POCO has already earned an Honorable Mention from the International Design Awards and drawn coverage from major design publications. Whether it ever moves into consumer production remains an open question. But as a design statement, it’s doing exactly what the best concept work should: prompting us to reconsider what we actually want from the technology we live with, and whether expanding capability was ever really the right goal. Maybe the most interesting AI isn’t the one that knows the most. Maybe it’s the one that knows when to just stay close.

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YOR - Le robot open source à 10 000 dollars à monter soi-même

Quand je vois tout le taf que j'ai à la maison, je vous avoue que je rêve d'un robot qui vide le lave-vaisselle, arrose les plantes et ramasse le linge pendant que moi je glandouille sur le canapé (ou que je bosse parce que je glandouille jamais en fait...Argh...). Hé bien bonne nouvelle, une équipe de chercheurs de NYU vient de publier les plans complets pour en construire un et tout ça en open source pour environ 9 200 dollars !

YOR, pour " Your Own Robot ", c'est un robot mobile avec deux bras articulés, une base sur roues qui se déplace dans tous les sens, et un lift télescopique qui est tout simplement... un vérin de bureau debout. Du coup le robot peut descendre à 60 cm du sol pour ramasser vos chaussettes et monter à 1,24 m pour atteindre un placard en hauteur. Et le vérin se verrouille tout seul en cas de coupure de courant (comme ça, pas de bras qui s'écrasent au sol...).

Le coût total des composants revient comme je vous le disais à environ 9 200 dollars. Les deux bras représentent à eux seuls plus de la moitié du budget (5 000 dollars), la base roulante un bon quart (2 700 dollars). Le reste, c'est de l'électronique grand public et des profilés alu et le cerveau, c'est un Raspberry Pi 5 avec 16 Go de RAM. Quand on sait qu'un Mobile ALOHA (le robot de Stanford) revient à environ 32 000 dollars et que les plateformes commerciales dépassent les 100 000... y'a pas photo !

YOR et ses deux bras articulés sur base omnidirectionnelle

Un truc original dans ce robot, ce sont les pinces. L'équipe a d'ailleurs conçu des grippers custom capables de manipuler des objets délicats ou de serrer fort ce qui est bien utile et y'a aussi une caméra stéréo sur la tête pour que le robot cartographie son environnement et se repère tout seul dans une pièce.

Pour le piloter, pas besoin de matériel exotique puisque des manettes Meta Quest 3 suffisent. Vous restez debout derrière le robot et vous contrôlez tout, les bras, la base, la hauteur. Et le truc cool, c'est que quand vous déplacez la base, les pinces restent stables sur l'objet qu'elles tiennent. Cela lui permet par exemple d'attraper une assiette et de se déplacer vers le lave-vaisselle sans tout faire valdinguer.

YOR en action : lave-vaisselle, arrosage et ramassage

Côté recherche, l'équipe est même allée encore plus loin. En pilotant le robot à la main une centaine de fois (avec des iPhones fixés sur les pinces comme caméras supplémentaires), ils ont entraîné une IA capable de reproduire les gestes toute seule. Résultat, 9 réussites sur 10 dans un test de tri des déchets en autonomie (la poubelle JAUNE !!!!), du genre donc attraper un carton avec les deux bras, le soulever, contourner un obstacle, le déposer dans la poubelle de tri... et tout ça sans intervention humaine. Et bien sûr, si vous voulez tester vos propres algos avant de risquer du vrai matos, y'a un simulateur pour ça.

L'empreinte au sol de cette bestiole fait 43 × 34,5 cm. En gros, la taille d'un carton à pizza. Le projet est porté par une équipe de NYU et UC Berkeley et parmi les auteurs, on retrouve Soumith Chintala (NYU), le co-créateur de PyTorch. Toute la doc de construction est dispo sur build.yourownrobot.ai , avec la liste complète des composants en Google Sheets, les modèles CAD et le code Python sous licence MIT sur GitHub .

YOR face à la concurrence : petit, pas cher, open source

J'ai rarement vu un projet aussi bien documenté pour ce niveau de complexité mais attention quand même, ça reste un projet de recherche, et pas un kit Lego. Faut savoir souder, câbler des batteries, et être à l'aise avec Python et Git. C'est donc un sacré projet de plusieurs week-ends (comptez plutôt des mois si vous débutez). Mais c'est aussi ça qui est cool, puisque vous construisez VOTRE robot, et pas celui d'un constructeur chinois que vous avez payé une couille en dropshipping.

Si les robots open source vous branchent, le ToddlerBot à 4 300 dollars propose également une approche bipède imprimable en 3D, et si vous voulez voir ce que la coordination bimanuelle donne à l'échelle industrielle ... y'a du choix.

Bref, 9 200 dollars, licence MIT, la liste complète des composants, ça fait grave envie !! En tout cas, c'est le genre de projet à suivre de prêt...

Pour la partie impression 3D du châssis, si vous n'avez pas encore d'imprimante, une Creality Ender-3 V3 fera l'affaire pour les pièces structurelles, et un Raspberry Pi 5 est au cœur du projet. (liens affiliés)

Source

Un drone sans aucune pièce mobile : la fin des moteurs et des hélices ?

Des chercheurs de l’université Rutgers ont mis au point un concept de drone ornithoptère à état solide. Sans moteur ni engrenages, cet engin utilise la piézoélectricité pour battre des ailes.

Une avancée majeure pour la fiabilité et la miniaturisation des robots volants, même si les matériaux doivent encore progresser.

Imaginez un drone dépourvu de rotors, de pistons ou de roulements. Pas de mécanique qui s'use, pas de bruit de crécelle. C’est le pari de l’équipe d’Onur Bilgen à Rutgers. Ils ont conçu un ornithoptère, un appareil à ailes battantes, totalement "solid-state".

L'absence de pièces en mouvement promet de révolutionner l'aérospatiale en limitant les points de défaillance critiques. C'est une approche imitant la biologie sans ses contraintes mécaniques habituelles.

La piézoélectricité comme muscle artificiel

Pour supprimer la mécanique, les ingénieurs utilisent des Macro Fiber Composites. Ce sont des lamelles piézoélectriques collées sur des ailes en fibre de carbone. 

Lorsqu'une tension électrique est appliquée, le matériau se déforme, forçant l'aile à se courber. Cette structure biphasée permet de contrôler précisément la cambrure pour une efficacité aérodynamique maximale.

L'ensemble fonctionne sans aucun frottement, éliminant le besoin de lubrification ou de maintenance sur les parties mobiles classiques. Cette architecture simplifiée permet une réactivité accrue face aux turbulences de l'air environnant.

Une simulation pour préparer le futur

Si le concept est mathématiquement solide, la réalisation physique se heurte aux limites actuelles de la science des matériaux. Les composants piézoélectriques ne sont pas encore assez performants pour soulever un drone complet de manière autonome.

C'est une feuille de route technologique qui définit les besoins pour la prochaine génération de polymères actifs. L'équipe a donc développé un modèle computationnel complexe pour optimiser le design en attendant que la chimie franchisse un nouveau palier.

Vers des machines robustes et des applications industrielles

L'intérêt est quand même là : moins de pièces signifie mathématiquement moins de pannes potentielles. En supprimant les engrenages, on gagne en légèreté, en discrétion et en robustesse. Cette technologie pourrait aussi s'appliquer aux pales d'éoliennes. En modifiant leur profil en temps réel, on optimise le flux d'air sans ajouter de complexité mécanique lourde, augmentant ainsi l'efficacité énergétique du système.

Bref, vous l’avez compris, c’est une rupture technologique majeure. On passe de la mécanique pure à l’électronique solide, un peu comme pour la transition des disques durs vers les SSD. L'enjeu reste le ratio poids/puissance des polymères. 

Si la recherche aboutit, la maintenance des drones deviendra dérisoire.

Source : TechXplore

Un bras robotique imprimé en 3D pour apprendre la robotique chez soi

James Gullberg a mis en ligne un projet de bras robotique à 6 axes, principalement imprimé en 3D et conçu pour apprendre la robotique. Ce petit robot embarque un Raspberry Pi, des microcontrôleurs STM32 et tourne sous ROS 2.

Le tout pour un budget qui reste accessible, avec des mouvements décrits comme étonnamment fluides pour du fait maison.

Un bras robot signé James Gullberg

James Gullberg a publié sur son site un projet qui risque de plaire aux bricoleurs : un bras robotique compact à 6 degrés de liberté, dont la structure est quasi intégralement imprimée en 3D. Seuls les systèmes d'entraînement font appel à des pièces métalliques.

Le projet est pensé comme un outil pédagogique. On n'est pas sur un robot industriel, mais sur une plateforme d'expérimentation qui permet de toucher à la conception mécanique, à la planification de mouvement et au contrôle logiciel.

Six axes, un Raspberry Pi et ROS 2 sous le capot

Côté mécanique, chaque articulation a droit à son propre système de réduction. La base utilise un réducteur planétaire classique, tandis que l'épaule et le coude embarquent des réducteurs planétaires à anneau fendu, qui offrent une densité de couple élevée par rapport à leur encombrement.

Le poignet s'appuie sur un différentiel à courroie inversé. Pour le retour de position, des aimants alternés sont intégrés directement dans la couronne de sortie et suivis par un encodeur magnétique.

Un microcontrôleur STM32 gère le contrôle moteur avec des boucles PID et de la génération de pas. Un Raspberry Pi fait office d'ordinateur de bord et communique avec les moteurs via un bus CAN. Le tout tourne sous ROS 2.

Le résultat est visiblement assez bluffant : les vidéos montrent des mouvements fluides, bien loin de ce qu'on pourrait attendre d'un projet fait maison.

Apprendre la robotique sans se ruiner

Ce projet rejoint une vague de bras robotiques open source accessibles. On pense au Thor, au HELENE ou encore au BCN3D Moveo. Mais celui de Gullberg se distingue par la variété des mécanismes employés. Chaque articulation utilise un design différent, et c'est voulu : le but est d'expérimenter, pas de produire en série.

Côté budget, on ne connaît pas le coût exact, mais les composants restent a priori sur des montants franchement raisonnables, puisqu'on parle là d'un simple STM32, d'un modeste un Raspberry Pi, e quelques moteurs et bien évidemment du filament pour imprimante 3D. Bref, on est loin des prix d'un kit de robotique du commerce.

Ce mini bras robotique coche quand même beaucoup de cases. Il est ouvert, documenté, modulaire, et il permet de toucher à des concepts qui coûtent habituellement une fortune en formation.

Source : JCGullberg

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