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Le X-59 de la NASA vole plus vite que le son, mais sans le bang qui va avec

Le 12 juin, l'avion expérimental X-59 de la NASA a filé à Mach 1,4, soit environ 1 490 km/h, à 17 000 mètres d'altitude. Et au sol, silence.

La quête du silence quand on travaille sur un avion qui dépasse le mur du son, c'est étonnant, et pourtant... Normalement, dès qu'un avion dépasse la vitesse du son, il comprime l'air devant lui en une onde de choc qui claque au sol comme un mega coup de tonnerre. C'est ça, le bang supersonique.

Et c'est précisément pour ce bruit que les vols supersoniques au-dessus des terres sont interdits aux États-Unis depuis 1973. Le X-59 a été conçu pour casser cette règle, en prouvant qu'on peut franchir le mur du son sans terroriser les gens en dessous.

Le secret, c'est évidemment sa forme. L'appareil mesure près de 30 mètres de long, avec un nez interminable de 11,6 mètres, une proue démesurée qui sert à étaler l'onde de choc dans le temps au lieu de la concentrer d'un coup, si bien qu'au sol on n'entend plus un bang mais un bruit sourd, du genre portière de voiture claquée un peu fort.

Derrière cette conception improbable, on retrouve Skunk Works, la division secrète de Lockheed Martin spécialisée dans les avions hors normes, celle qui a déjà sorti le SR-71 et le F-117. Sous le capot, un seul réacteur General Electric F414.

Ce programme très spécial avance vite. Avec un premier décollage le 28 octobre 2025, un premier passage supersonique le 5 juin à Mach 1,1, et une semaine plus tard ce vol à Mach 1,4. À chaque nouvel essai, le pilote pousse le bouchon un peu plus loin.

La vraie étape arrive dès maintenant . La NASA va tenter de faire voler le X-59 au-dessus de villes américaines, puis poser aux habitants une question toute bête : ce bruit sourd, vous le supportez ou pas ?

Les réponses iront ensuite directement aux régulateurs, avec l'idée de fixer un seuil de bruit acceptable et, à terme, de lever cette interdiction vieille de cinquante ans.

En ligne de mire, le fantôme du Concorde. Coincé lui aussi au subsonique dès qu'il passait au-dessus des terres, l'avion franco-britannique n'a jamais pu relier qu'une poignée de villes, ce qui a fini par plomber sa rentabilité. Un X-59 qui réussit, ce serait la porte ouverte à un Paris-New York en moins de quatre heures sans réveiller personne au passage.

Source : NASA

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Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

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Une veste qui fabrique de l'eau potable à partir de l'air, comme dans Dune

Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances.

Le secret tient dans la matière. Il s'agit d'un tissu en hydrogel, c'est-à-dire un gel ultra-absorbant ici fabriqué à partir de matières issues de la biomasse, donc d'origine végétale, qui capte les molécules d'eau présentes dans l'air sous forme de vapeur avant de les faire passer à l'état liquide sur la surface des fibres puis de les stocker en profondeur.

Toute la prouesse réside dans la vitesse à laquelle l'eau franchit ces étapes, l'équipe ayant conçu un chemin qui la fait circuler très rapidement de la vapeur vers le liquide puis vers le textile, ce qui lui vaut une efficacité de trois à dix fois supérieure aux matériaux de récupération atmosphérique habituels.

Une fois l'humidité captée, elle est dirigée vers de petits modules détachables que l'on retire pour les glisser dans un collecteur pliable, où la chaleur du soleil libère l'eau emprisonnée dans le gel, qui se condense alors et devient buvable.

Côté rendement, la veste produit entre 400 et 900 millilitres d'eau potable par jour, soit grosso modo une à deux petites bouteilles, selon le taux d'humidité de l'air. Une version posée au sol plutôt que portée grimpe, elle, jusqu'à 1,3 litre quotidien, et tient ce chiffre aussi bien dans un climat aride que dans une ambiance tropicale moite.

La comparaison avec Dune était écrite d'avance. Dans le roman de Frank Herbert porté à l'écran par Denis Villeneuve, les habitants de la planète désertique Arrakis enfilent des stillsuits, ces combinaisons qui recyclent la transpiration et l'urine de celui qui les porte pour ne gaspiller aucune goutte d'eau dans un monde où elle vaut plus cher que tout. Ici, c'est nettement plus ragoûtant, puisque la veste ne prélève rien sur le corps et se contente d'aspirer l'humidité de l'air.

Et le projet ne s'arrête pas à un simple blouson, l'équipe imaginant déjà glisser le même tissu dans des sacs à dos, des tentes ou des abris d'urgence, histoire de transformer du matériel qu'on transporte déjà partout en petite usine à eau qui ne réclame ni pile ni branchement électrique.

Bon, il reste des inconnues de taille, puisqu'on ignore le poids réel du vêtement, son prix éventuel et surtout sa tenue dans le temps une fois enchaînés les cycles d'absorption et de chauffe. Et 900 millilitres, c'est encore loin de couvrir les besoins d'un adulte qui marche toute la journée en plein cagnard.

N'empêche, pour un randonneur perdu ou une région privée d'eau, tirer un demi-litre du ciel sans la moindre nappe à proximité, ça peut tout changer.

Source : Techspot

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Ce rapport semestriel, couvrant la période de juin à novembre 2025, propose une analyse approfondie des tendances observées grâce à la télémétrie ESET et aux travaux des spécialistes de la détection et de la recherche des laboratoires ESET.
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Ce rapport d'activité APT retrace les activités notables des groupes de menaces persistantes avancées (APT) documentées par les chercheurs d'ESET d'avril 2024 à la fin septembre 2024.
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Rapport sur les menaces ESET H1 2024

Aperçu du paysage des menaces du premier semestre 2024, du point de vue de la télémétrie ESET et des experts en détection et recherche sur les menaces des laboratoires ESET.
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