Vue lecture

This Cork Cactus Looks Like Decor and Acts Like 3 Pieces of Furniture

Coat stands have always occupied an awkward position in a room. They’re functional enough to keep around but rarely considered anything beyond a place to pile things on the way out the door. Pin boards face a similar problem, useful at a desk but hard to integrate into a living space without making it feel like an office. Objects that try to do both tend to resolve that tension poorly.

Corctus starts from a different premise. The name merges “cork” and “cactus,” which is also a fair summary of the concept: a floor-standing object shaped like a saguaro cactus, made entirely from cork, and quietly capable of handling most of what people need to keep close at hand. Rather than solving the storage problem with hooks and brackets, it solves it by making the form itself the function.

Designer: Liam de la Bedoyere (boredeye)

Cork is the central material here, both practically and conceptually. The surface is textured enough to grip a pair of sunglasses on the rounded top without anything extra, and receptive to pins without reinforcement or a backing board. A sketch, a sticky note, or a reference card pins straight into the body of the object wherever it’s needed, with no designated zone for it.

The cactus arms extend outward with a slight upward curve that happens to work exactly like a hook. A backpack hangs from one, a tote bag from another, a scarf draped over without sliding off. Headphones sit naturally over an arm when not in use. None of this requires any hardware, any dedicated accessories, or any particular intention. The geometry of the form handles all of it.

The disc-shaped base adds one more surface. Magazines stack on it, a few books sit within reach, and it grounds the form without demanding much floor space. The compact proportions keep the whole object from reading as a coat stand, which is deliberate. The intention was always a sculptural companion rather than a piece of utilitarian furniture, and the scale reflects that.

That distinction matters in practice. Next to a desk, the Corctus functions as an immediate, physical task board without a screen. Move it into a living room or hallway and it shifts roles without changing character. The warm texture of the cork sits alongside the kinds of materials, and its sandy color sits comfortably against most interior palettes.

Most multifunctional objects succeed at one thing and compromise on everything else. Corctus earns its place as a sculptural form first, and the utility follows naturally from the shape rather than being imposed on it. There are no brackets, no hooks, no panels, and no assembly decisions to make. It stands where it’s put, and the room tends to organize itself around it.

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Razor 1911 - Le groupe qui a survécu à tout

Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture !

Il y a quelques jours, lors de la demo party Revision 2026 , dans une salle plongée dans le noir à Sarrebruck, un public de sceners regarde défiler les crédits d'une demo victorieuse. Au milieu des pseudos des graphistes, un nom : Sector9.

Le même mec qui, quarante ans plus tôt, faisait partie des trois gamins norvégiens qui ont fondé Razor 1911.

Le logo historique de Razor 1911, signé JeD / ACiD (via Wikimedia Commons )

La demo s'appelle simplement "Razor 1911", elle dure dix minutes, et sans surprise, elle finit donc par gagner la compo PC et le prix du public. Et ce qu'elle raconte, plan par plan, c'est l'histoire d'un groupe que le Department of Justice américain a qualifié officiellement de "plus ancien groupe de cracking encore actif sur Internet".

Razor 1911 existe depuis que vous écoutez de la musique 8 bit sur cassette audio. Le groupe a traversé l'époque du Commodore 64, de l'Amiga, l'ère du PC, le passage au CD-ROM, au DVD, puis aux ISO torrents, sans oublier la répression fédérale et l'arrivée des protections Denuvo. Et au moment où j'écris ces lignes, leurs cracktros font partie du patrimoine culturel de tous ceux qui un jour ont téléchargé un jeu sur eMule.

Et voilà que, 40 ans plus tard, cette bande de joyeux lurons gagne un prix demoscene où elle se raconte elle-même...

Mais pour comprendre vraiment ce que ça veut dire, il faut que je vous emmène à Oslo lors de cette nuit d'octobre 1985.

Octobre 1985 : Oslo, la naissance de Razor 2992

Imaginez une chambre d'ado dans la banlieue d'Oslo. C'est l'automne norvégien, il fait nuit à 17h, et la seule lumière dans la pièce vient d'un écran CRT qui tire sur le vert. Un Commodore 64 chauffe doucement sur un bureau encombré et dans le lecteur de disquettes, une 5"1/4 tourne avec ce bruit caractéristique de crécelle électrique.

Les ordinateurs domestiques des années 80 qui ont vu naître la scene, Amiga 500 et Atari 520 ST (photo Sam Gamdschie, CC BY 3.0)

Doctor No, Insane TTM et Sector9, trois gamins, viennent de fonder un groupe de cracking. Leur premier nom, très éphémère, c'est Trøndelag Cracking Service, ou TCS. Sauf qu'un groupe anglais utilise déjà les mêmes initiales et ça crée la confusion. Un autre groupe norvégien de la scene, Hellmates, leur suggère alors un nouveau nom : Razor. On est encore à l'automne 1985 et ça s'appelle d'abord Razor 2992, puis en novembre, nouveau changement de nom pour adopter définitivement Razor 1911.

La raison de ce 1911 est géométrique. En hexadécimal, 1911 décimal équivaut à 0x777. Trois fois 7, un par fondateur, soit un joli clin d'œil numérologique qu'ils vont se traîner durant quarante ans. C'est aussi, selon certaines sources d'époque, une pique à tous les groupes de cracking qui abusaient du 666 pour leur côté satanique un peu too much. Razor 1911 choisit délibérément le chiffre opposé. Un détail qui en dit long sur l'esprit de la scene naissante à l'époque.

Leur premier crack, c'est Kik Start, un jeu de motocross sorti par Mastertronic en 1985 sur Commodore 64. Un classique des obstacles parcours sur deux roues que tout le monde avait chez soi. Et c'est précisément là dessus, ce petit jeu vendu pas cher en Angleterre, que nos trois gamins norvégiens vont poser leur première signature sur la scene européenne.

Kik Start (Mastertronic, 1985), le tout premier jeu cracké par Razor 1911 sur Commodore 64 (capture via Lemon64 )

La scene C64 européenne tourne à plein régime à ce moment-là. Les BBS échangent des disquettes par courrier postal, les cracktros fleurissent avec leur ASCII art et leur musique chiptune, les groupes s'affrontent pour la "first release" des jeux populaires. Razor 1911 grimpe alors très vite dans la hiérarchie, mais reste un groupe parmi d'autres. Les vraies légendes de l'époque, c'est FairLight en Suède, The Humble Guys aux US, et TRISTAR & Red Sector Inc côté Allemagne.

Ce qui distingue Razor 1911 à ce moment-là ? Pas grand-chose, en fait.

Enfin, si... une sacrée envie de durer ! Car quand la plupart des groupes de l'époque se dissolvent après deux ans, parce qu'un membre part à l'armée ou qu'un autre se fait piquer son Commodore par ses parents, eux continuent. Et continuent. Et continuent...

Et ils ne le savent pas encore, mais dans trois ans, ils vont devoir tout recommencer sur une nouvelle plateforme.

1987-1993 : du C64 au PC, la guerre des plateformes

Nous sommes maintenant en 1988. Un ado quelque part en Europe lance un jeu piraté sur son Amiga 500 flambant neuf. Avant que le jeu démarre, une intro 3D tourne en 50 fps pendant trois minutes. Des sphères qui tournent, un scrolltext qui envoie des greetings aux autres groupes de la scene, et une musique de tracker composée de huit canaux qu'il va siffler dans sa tête pendant des semaines. Et le logo à la fin ? Razor 1911 !

L'Amiga 500, la machine reine de la scene européenne à la fin des années 80 (photo Bill Bertram, CC BY-SA 2.5)

Entre 1987 et 1988, le C64 commence à fatiguer et Razor 1911 migre alors sur Amiga, la plateforme qui gagne toute la scene européenne. Ils font des demos, ils crackent des jeux, ils sortent des cracktros avec des effets graphiques qu'aucune autre plateforme ne permet. C'est l'âge d'or Amiga. On lance le jeu, on kiffe l'intro, et ensuite on joue.

Razor 1911 ne se contente d'ailleurs pas de cracker des jeux sur Amiga. Le groupe sort aussi des demos pures, des productions artistiques qui font la compét' avec les meilleurs sur la scene démo. En 1991, ils lâchent coup sur coup Yo! avec ses graphismes vectoriels fluides et ses transitions travaillées, puis Voyage, considérée comme leur chef d'œuvre Amiga avec un texture mapping 3D qui fait halluciner tout le monde à l'époque sur un simple Amiga 500. Leur musique trackée 4 canaux est même citée comme parmi les meilleures jamais produites sur la machine.

Voyage par Razor 1911 (1991), un chef d'œuvre avec texture mapping 3D sur Amiga 500 (capture via pouet.net )

Puis au début des années 90, nouveau virage. Le PC IBM prend la main, bon gré mal gré, et Razor 1911 suit le mouvement. Là, c'est une autre scene. Les rivaux changent, et The Humble Guys (THG) débarque en 1989 avec une idée qui transforme tout. Candyman et Fabulous Furlough, les fondateurs de THG, inventent le fichier NFO pour documenter leurs releases, et surtout ils établissent des relations avec les distributeurs pour obtenir les jeux avant leur sortie commerciale. Imaginez un jeu qui apparaît sur les BBS warez AVANT même d'arriver chez Babbage's. THG vient de redéfinir les règles du game.

Razor 1911 doit alors s'adapter, et vite. Ils perfectionnent leur méthode de cracking, recrutent des codeurs, signent leurs cracks avec des intros de plus en plus léchées. À ce stade, une cracktro Razor 1911 c'est un petit morceau d'art. Graphismes pixelisés travaillés pendant des nuits entières, musique, textes ASCII qui défilent, et timings précis pour impressionner un maximum de sceners avant que le jeu démarre. Comme ça, les gars gardent la cracktro pour la montrer aux potes et sans qu'ils ne le sachent, commencent à transmettre une nouvelle culture.

Sauf que les années 90 avancent, et un nouveau support va bientôt tout faire basculer.

1995-2001 : The Punisher et l'ère ISO

En 1995, quelque part en Amérique du Nord, un mec dont personne ne connaît le vrai nom se fait appeler The Punisher. Il passe ses nuits devant une tour beige de PC, ventilateur qui souffle fort, écran 14 pouces, et un clavier mécanique qu'on entendait depuis le salon. Devant lui, un graveur de CD, nouveauté de l'époque, qui met trois heures à "brûler" une rondelle de 600 Mo. Et c'est lui qui va sauver Razor 1911.

Parce qu'en 1995, tout bascule. Les disquettes disparaissent. Les jeux sortent sur CD-ROM, et 600 Mo, ça passe mal sur un modem 14.4k. Razor 1911 pourrait alors disparaître à ce moment-là, comme pas mal de groupes de l'époque qui n'arrivent pas à faire la transition.

Mais heureusement pour eux, The Punisher prend les choses en main et pilote le passage au CD-ripping, puis aux ISO quand ce format devient la norme. Les ISO, pour les plus jeunes, c'est une image binaire complète d'un CD ou d'un DVD, fidèle au bit près. Techniquement plus lourd que les cracks disquette, mais aussi plus propre. Razor 1911 se retrouve alors en tête du peloton et leurs releases circulent sur les topsites (les serveurs FTP ultra-privés de la scene, accessibles sur invitation uniquement), puis se diffusent sur les BBS, et ensuite sur les réseaux peer-to-peer naissants.

À la fin des années 90, le groupe devient l'une des références majeures de la scene, officiellement considéré comme l'un des plus prolifiques au monde. Ils sortent des ISO de jeux AAA quelques heures après la sortie commerciale, parfois même avant. Le palmarès est impressionnant : Quake, Warcraft II, Warcraft III, Red Alert, Terminal Velocity... Tous les hits du moment, tous disponibles sur les topsites Razor avant que les boîtes n'arrivent dans les rayons des Babbage's ou des CompUSA. Le Department of Justice citera explicitement ces titres dans son acte d'accusation, pour donner la mesure du phénomène.

La scene de l'époque pointe un autre leader que The Punisher : un certain The Renegade Chemist, souvent mentionné dans les fichiers NFO des releases. Quand l'opération Buccaneer va tomber, le FBI désignera Shane Pitman ("Pitbull") comme leader officiel, mais dans la scene, beaucoup disent que le vrai pilote au moment du raid, c'était The Renegade Chemist. Deux versions différentes de la même histoire, selon qu'on lise un rapport fédéral ou un NFO d'époque.

Et c'est là que ça devient dangereux.

Parce que quand vous êtes trop visibles, très rapides et très bons, il y a un moment où le FBI le remarque. Et en 2001, les fédéraux américains préparent quelque chose d'inédit dans l'histoire de la poursuite des groupes warez.

À Washington, dans un bureau de l'US Customs Service, un procureur imprime une liste. Dessus, des pseudos. Et surtout des adresses.

11 décembre 2001 : Operation Buccaneer

Conover, Caroline du Nord, ce matin-là. Shane Pitman, 31 ans, est au boulot quand son téléphone sonne. Au bout du fil, un agent du FBI et ce qu'il lui dit est glaçant : ils sont devant chez lui avec un mandat, alors il a intérêt à rentrer immédiatement ouvrir la porte, sinon ils rentrent eux-mêmes à coups de bélier.

Pitman quitte son bureau, monte dans sa voiture, et roule jusqu'à chez lui. Arrivé sur place, il trouve sept à huit véhicules du FBI et des douanes garés devant sa maison. À peine sorti de sa voiture, plusieurs agents en équipement d'assaut, gilets pare-balles et écussons "FBI" dans le dos, l'entourent, le plaquent sur le capot et le fouillent. Des années plus tard, dans une interview qu'il donnera sur un forum public, il racontera ce moment en expliquant que, je cite : "On aurait dit que j'étais Saddam Hussein ou quelque chose comme ça". Pour un mec qui distribuait des copies crackées de Warcraft, le dispositif était effectivement un peu surdimensionné.

Au même moment, à Richmond en Californie, Sean Michael Breen, 38 ans, se fait embarquer dans les mêmes conditions. Et à la même heure, dans cinq autres pays, Canada, Royaume-Uni, Australie, Finlande, Norvège, Suède, soixante autres personnes se font alpaguer simultanément.

C'est l'opération Buccaneer. 62 suspects visés, 70 mandats de perquisition, 150 ordinateurs saisis en une matinée et des pistes suivies dans 20 autres pays. C'est la plus grosse offensive coordonnée jamais menée contre la scene warez de l'histoire.

Reconstitution de l'opération Buccaneer - Image IA

Et les groupes visés ne sont pas que Razor 1911. Il y a aussi DrinkOrDie (DoD), RiSC, RequestToSend (RTS), ShadowRealm (SRM), WeLoveWarez (WLW), POPZ. Soit toute la tête de gondole de la scene cracker Internet de l'époque. Le FBI a passé 14 mois en investigation undercover, infiltré les serveurs, recoupé les pseudos, remonté les identités. Une opération patiente, méticuleuse, invisible. Certains membres sont alpagués à leur domicile, d'autres à leur travail, d'autres à la fac pendant qu'ils sont en cours.

Parmi les prises les plus symboliques, il y a aussi Christopher Tresco, 24 ans, connu sous le pseudo "BigRar". Pas un membre de Razor 1911 celui-là, mais de DrinkOrDie. Et accessoirement administrateur système du département d'Économie du MIT. Un boulot idéal pour héberger des topsites warez sur les serveurs d'une des plus prestigieuses universités américaines, ce qu'il faisait tranquillement jusqu'à ce matin du 11 décembre. Il prendra 33 mois de prison fédérale.

Le 6 juin 2003, Shane Pitman est condamné à 18 mois de prison fédérale pour conspiration de violation du copyright par le juge James Cacheris à Alexandria, Virginie. Le 10 février 2004, dans une cour d'Oakland, Sean Michael Breen prend 50 mois devant la juge Saundra Armstrong. C'est la peine la plus lourde de toute l'opération Buccaneer. Le chiffre qui sort lors du procès est vertigineux : Breen aurait distribué pour près d'un demi-million de dollars de jeux crackés sur une décennie. En plus de la prison, il doit donc verser 690 236,91 dollars de restitution au seul Cisco Systems. Au total, 22 personnes seront condamnées pour felony copyright infringement dans le cadre de Buccaneer.

Sur le papier, le groupe est décapité. Les leaders sont en taule ou en attente de jugement. Les membres restants se planquent, changent de pseudo, se disséminent. La communauté pense alors sincèrement que Razor 1911 est mort, tout comme DrinkOrDie qui ne se relèvera jamais.

Sauf que non.

22 juin 2006 : le retour, et la demoscene

Le 22 juin 2006, 5 ans et demi après Buccaneer, sur les topsites privés de la scene, une release apparaît silencieusement. Un vieux logo familier dans le fichier NFO, sans annonce triomphante. Juste un fichier qui commence à circuler. Les sceners qui le voient passer s'arrêtent une seconde. Puis sourient.

Razor 1911 est de retour.

Le groupe reprend le rythme, s'adapte aux nouvelles protections, signe ses cracks avec des cracktros modernisées. Au milieu des années 2010, ils sont de nouveau parmi les plus prolifiques du monde à cracker les nouveautés. Comme si Buccaneer n'avait jamais existé.

Puis arrive Denuvo, LA protection anti-copie hardware-assisted qui fait trembler toute la scene pendant des années. Razor 1911 y laisse des plumes, comme tout le monde. Les méthodes évoluent. Certains membres s'orientent alors vers la demoscene pure, tandis que d'autres continuent à cracker. Au bout du compte, les hyperviseurs finissent par contourner Denuvo en quelques heures . Le groupe mute, mais reste vivant.

Certaines sources affirment même que Razor 1911 se serait dissous vers 2012, ce qui est factuellement contredit par leurs releases récentes, notamment une cracktro pour Red Dead Redemption 2 sortie en mai 2024 et la demo de Revision 2026 dont on va parler juste après.

Entre temps, une autre histoire complètement dingue va éclater en 2023. Un joueur de GTA nommé Vadim M. remarque un truc bizarre en fouillant les fichiers des jeux Rockstar vendus sur Steam. Plusieurs titres, notamment Manhunt, Max Payne 2 et Midnight Club II, contiennent dans leurs exécutables des morceaux de code qui correspondent exactement aux cracks Razor 1911 de 2003. Rockstar Games, filiale de Take-Two, aurait tout simplement récupéré les versions crackées par Razor 1911 pour contourner ses propres DRM obsolètes et les revendre sur Steam.

Analyse du binaire de Midnight Club de Rockstar ( source )

Le comble, c'est que Rockstar a trifouillé le crack en question, ce qui a introduit des bugs sur Windows Vista et au-delà. Le message que ça donne c'est que même les studios qui chassent les reverse engineers en justice sont obligés, à un moment, d'utiliser leur travail pour faire tourner leurs propres jeux.

Et voilà... Tout ceci nous amène jusqu'à il y a quelques jours, quand lors de la Revision 2026 (la plus grosse demoparty mondiale, qui se tient tous les ans à Sarrebruck), Razor 1911 sort une demo PC de dix minutes titrée simplement "Razor 1911". Un voyage audiovisuel à travers les différentes époques du groupe. Windows 95, SoftICE, pixel art C64, effets Amiga et j'en passe... Le tout scripté avec des musiques signées brghtwhtlghtnng, zabutom et Ziphoid. Le concept est porté par Flopine, Anat, dubmood et goto80 et le code est signé rez, replay et blkpanther. C'est incroyable !

Et surtout dans les credits graphiques, un nom, celui de Sector9. Le même Sector9 qui, en octobre 1985, regardait une disquette tourner dans un C64 depuis sa chambre à Oslo. 40 ans plus tard, il est toujours à la table, toujours à faire du pixel art pour son groupe.

Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi Razor 1911 n'est pas juste un groupe warez mais une vraie institution culturelle !

La longévité de ce groupe dépasse largement l'existence de la plupart des entreprises tech. Plus long que le leadership de Microsoft, plus long que l'histoire commerciale d'Apple sur le marché grand public, plus long que n'importe quelle plateforme de jeux vidéo encore active aujourd'hui. Razor 1911 a survécu au C64, à l'Amiga, à Windows 3.1, 95, XP, 7, 10, 11. Ils ont survécu aux BBS, à IRC, à eDonkey, à BitTorrent. Ils ont même survécu au FBI.

Et s'ils ont traversé les époques, c'est parce que la scene n'est pas un business. C'est une pratique culturelle qui se transmet de génération en génération, avec ses règles, son vocabulaire, ses rivalités, ses codes d'honneur bizarroïdes.

Des générations entières de développeurs et de chercheurs en sécurité sont passés par la scene avant de devenir des professionnels reconnus dans l'industrie. Je pense par exemple à Jonathan James ou Ehud Tenenbaum à l'époque. Razor 1911 illustre cette trajectoire fascinante où l'art, le crime et la passion se mélangent dans des proportions variables selon les décennies. Et le reverse engineering qui sert aujourd'hui à la recherche en sécurité, est exactement le même savoir-faire qu'avait celui qui crackait un jeu Amiga en 1990.

Bref, 40 ans après, la bande est toujours là, et rien que pour ça, chapeau bien bas !

Sources : Wikipedia | Wikipedia Operation Buccaneer | Waxy.org | DOJ Pitman | DOJ Breen | Interview Pitbull Defacto2 | MIT Technology Review | BleepingComputer Rockstar | Defacto2 | Les NFO de Razor1911

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A Coat Rack With 16 Hooks That Disappear When Not in Use

Every entryway tells a story, and most of the time, it’s one you’d rather not have visitors read. A coat draped over another coat. A bag looped onto an already-occupied hook. A scarf hanging off the edge of something that was never meant to hold it. We’ve all been there, and for some reason, we keep buying the same row-of-hooks solution as if more hooks were ever really the answer.

That’s what makes Elif Bulut’s coat rack concept so quietly radical. At first glance, it looks more like a piece of wall art than storage hardware. It’s a square panel with 16 circular elements arranged in a neat 4×4 grid, mounted completely flush against the wall. No hooks jutting out. No protruding arms. Just a flat, calm surface sitting there, completely unassuming, until you actually need it.

Designer: Elif Bulut

The concept is push-to-use. Press one of those circles and it extends outward into a hanging point. Press it again and it retreats back into the panel. Each circle is independently controlled, which means you decide how many hooks you want, where they go, and how many stay dormant on any given day. It’s the kind of interaction that feels satisfying in the same way clicky keyboards or popping bubble wrap does. Tactile, deliberate, and oddly fun.

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I’ll admit that when I first saw this, my brain went straight to “pop it” fidget toys. And I don’t think that’s an accident. Bulut is working with a visual and tactile language that’s immediately familiar, maybe even nostalgic, and redirecting it toward something genuinely useful. That’s a smart design move. When a product taps into something people already instinctively want to touch, you’ve already won half the usability battle before anyone reads a word of product copy.

The design is grounded in a real observation: people pile coats on top of each other even when there are open hooks nearby. The problem was never really about the number of hooks. It was about how fixed, static structures force you to adapt to them instead of the other way around. A coat rack that responds to you, that only extends what’s needed and retreats the rest, changes that relationship entirely. The wall stays clean. The space stays calm. The hooks are there when you call for them, and invisible when you don’t.

The entryway has been chronically undervalued in home design for a long time. It’s the first thing you see when you come home and the last thing you interact with before you leave. Bulut is clearly thinking about that rhythm. One of the concept renderings even shows a small sticky note pinned to the panel, reading “don’t forget your bottle.” That single detail hits differently than any technical specification could. It grounds the whole concept in the messy, forgetful, real way people actually move through their mornings, and it signals that the designer is paying attention to life, not just surfaces.

What also works is the restraint. Bulut hasn’t tried to make this product do too much. It doesn’t track your habits, connect to an app, or announce itself as a smart home device. It’s just a better, quieter version of something we’ve had for decades. The intelligence is in the form, not the firmware. In a design landscape where everything is trying to become a gadget or justify itself with an AI feature, that choice is worth noticing.

Whether this moves from concept to production is a different conversation, but as a piece of industrial design thinking, it lands. It asks a question that sounds simple but clearly wasn’t: what if your coat rack only took up as much space, visually and physically, as you actually needed it to? The answer turns out to be a flat panel that waits patiently on your wall, ready to show up the moment you press it. That’s not a small idea dressed up in minimal aesthetics. That’s just good design.

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Surfshark VPN - Vitesse encore boostée, vie privée assurée

– Article en partenariat avec Surfshark

La rentrée 2025 n’est pas que le retour des agendas surchargés : c’est le moment que Surfshark a choisi pour dégainer deux nouveaux gros arguments techniques, histoire de rebattre encore une fois les cartes sur le ring des VPN. Avec la montée de serveurs à 100Gb/s et l’introduction de FastTrack, la promesse est simple : le VPN doit être un accélérateur, pas un boulet sur la bande passante.

Prendre le train en marche du haut débit

Depuis quelques années, Surfshark s’est taillé une place de choix pour protéger l’identité en ligne à petit prix, sans compromis sur la simplicité : appli claire, connexions simultanées illimitées, protection intégrée contre le phishing et même option MultiHop pour ceux qui veulent brouiller les pistes jusqu’au bout. L’utilisateur lambda retrouve sans peine ses petits, tandis que les plus exigeants bidouillent dans les options avancées (protocole WireGuard, split tunneling, blocage pub via CleanWeb …).

Sauf que dans la vraie vie numérique (un stream, un jeu, plusieurs téléchargements …), un VPN, ça peut très vite devenir une source de ralentissements, ce qui agace vite tout le monde. C’est là que les nouveautés 2025 de Surfshark tapent fort.

Les serveurs 100 Gb/s : le VPN ne doit plus freiner

Surfshark est le premier acteur du marché à déployer des serveurs VPN 100 Gb/s, inaugurés à Amsterdam sur l’AMS-IX — l’un des plus gros hubs internet d’Europe. Ce bon technique, 10 fois supérieur à la génération précédente (la norme était de 10 Gb/s), change profondément la donne. Objectif : absorber sans broncher la multiplication des appareils connectés dans chaque foyer, le boom des usages en 4K et des fichiers (ou jeux) de plus en plus lourds, comme les vidéos à 360° & co.

Concrètement, les risques de saturation ou de ralentissements sur les heures « pleines » disparaissent. Même si votre connexion fibre est upgrade à 2 Gb/s, le VPN tient le choc et ne s’interpose plus comme goulet d’étranglement. L’approche anticipe aussi l’arrivée des usages AR/VR en streaming, très gourmands en bande passante.

Côté utilisation, rien à faire de spécial : on choisit son serveur et la mécanique se charge du reste. Certes, pour l’instant seuls certains emplacements sont équipés, mais Surfshark annonce déjà des déploiements progressifs dans d’autres villes après cette première phase de test.

FastTrack : fini la galère du serveur congestionné

Deuxième innovation à signaler : FastTrack, disponible dès cet automne, vise à rendre la navigation sous VPN aussi fluide que votre trajet matinal … un lundi de grève générale sans personne dans les rues.

FastTrack analyse en temps réel le réseau Nexus de Surfshark, et trouve automatiquement le chemin le plus rapide, en court-circuitant toute zone congestionnée ou serveur embouteillé. Résultat : jusqu’à 70% de gain de vitesse dans certains cas, et une latence en chute libre, même pour du gaming ou du streaming 4K. L’optimisation se fait à la volée, l’utilisateur n’a rien à régler. C’est un peu le mode « Waze » du VPN : plutôt qu’un trajet direct plan-plan, FastTrack cherche la route la moins saturée, et ajuste tout si besoin. Voici la vidéo qui vous en dira plus :

Le déploiement se fait par étapes (d’abord MacOS, villes pilotes…), mais il n’y a pas de surcoût ni de manipulation complexe. Les premiers retours utilisateurs rapportent un effet perceptible, surtout aux heures de pointe, avec des gains sur le ping ingame ou la stabilité du stream sur plateformes exigeantes.

Donc si vous ne voyez pas encore d’amélioration c’est normal, soyez patient. La performance maximale dépend de l’emplacement des serveurs 100Gb/s ; hors Amsterdam, on reste sur de l’excellent 10 Gb/s, ce qui suffit déjà à la très grande majorité des usages domestiques.

Fonctionnalités et expérience utilisateur : une solution complète, prix mini

Surfshark conserve tous ses arguments historiques :

  • Connexions illimitées avec un seul abonnement : le VPN familial par excellence.
  • Un réseau mondial vaste (plus de 100 pays couverts, serveurs RAM only), aucune journalisation à long terme, audits indépendants réguliers.
  • Mode camouflage pour les réseaux restrictifs, CleanWeb pour bloquer pubs et phishing.
  • Support WireGuard & OpenVPN, streaming sans géo-blocage, split tunneling, etc.

À cela s’ajoute la compétitivité du tarif long terme : Surfshark affiche depuis toujours l’un des prix au mois parmi les plus bas du marché, avec souvent des promos (3 mois ou 4 mois offerts, voire plus selon la période). Et toujours la possibilité d’obtenir un remboursement si le service ne vous convient pas.

Cela dit il reste encore des points d’améliorations possibles. L’interface Linux est fonctionnelle, mais encore rugueuse comparée aux autres OS, Surfshark ne propose pas de serveur « dédié jeux vidéo » avec un ping aussi bas que certains concurrents sur ce segment, mais s’en sort très bien sur les usages généraux. Enfin l’accès en Chine reste aléatoire selon certains utilisateurs (pas testé personnellement par contre, si un jour je décide de faire un séjour au temple des moines shaolins je vous dirai).

(je fais déjà pareil avec des barres de chocolat)

Le VPN est déjà prêt pour 2026

Surfshark VPN profite de cette rentrée pour montrer que la cybersécurité ne doit plus être synonyme de concessions techniques. Les 2 dernières nouveautés, si elles ne révolutionnent pas les choses, marquent un vrai saut générationnel, ouvrant la voie à un VPN qui disparait en usage quotidien, sans sacrifier la perf’ ni la vie privée.

Côté usage, c’est toujours aussi simple : on clique, ça marche, on ne s’en occupe plus. Ceux qui veulent bidouiller pourront exploiter toutes les options, les autres se contenteront de profiter d’un Internet plus sûr, plus rapide et moins stressant.

Les promos valables en ce moment permettent de sécuriser ses connexions pour une bouchée de pain (moins de 2.4€/mois TTC), avec 3 mois offerts et une flexibilité d’utilisation rare. En résumé, Surfshark avance avec sérieux sur la vitesse et la confidentialité. Si votre VPN vous fait encore ramer, c’est peut-être le moment de changer d’ère/air.

Découvrir Surfshark VPN au meilleur tarif !

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