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Un satellite gros comme une valise cabine va écouter le début de l'univers depuis la face cachée de la Lune

L'université de Cambridge prépare un petit satellite baptisé CosmoCube, pas plus gros qu'une valise cabine, qui partira se cacher derrière la Lune pour tenter d'entendre ce que l'univers racontait avant même l'allumage des premières étoiles.

Ce qu'il cherche, c'est la fameuse raie à 21 centimètres, un signal radio émis par l'hydrogène neutre pendant les âges sombres, cette période d'environ 150 millions d'années coincée entre le Big Bang et la naissance des premières étoiles.

À cette époque, aucun astre ne brille encore, donc aucun télescope classique n'a quoi que ce soit à regarder. L'hydrogène qui remplissait l'univers a en revanche laissé cette minuscule empreinte radio, et elle contient des informations sur la formation des toutes premières structures cosmiques.

Sauf que voilà, plus de treize milliards d'années d'expansion ont étiré ce signal vers les très basses fréquences, entre 10 et 100 MHz, exactement là où la Terre braille en permanence avec sa radio FM, ses communications et son ionosphère qui brouille tout.

D'où l'idée d'aller se réfugier derrière la Lune, l'endroit le plus silencieux du système solaire pour les ondes radio. Toute la mission tient sur une orbite de deux heures, dont environ 40 minutes de silence complet quand la Lune s'intercale entre le satellite et nous. C'est court. Mais c'est déjà infiniment mieux que tout ce qu'on peut espérer depuis la Terre, et l'antenne déployable couplée à un radiomètre étalonné aux petits oignons doit suffire à extraire ce murmure vieux de plus de treize milliards d'années.

Le budget reste raisonnable pour de la cosmologie, avec moins de 50 millions d'euros, dont plus de 2 millions de livres déjà posés par l'agence spatiale britannique, avec un décollage espéré d'ici cinq ans.

Il faudra juste faire vite. Les missions lunaires américaines et indiennes se multiplient, avec les satellites relais qui vont avec, et le dernier endroit vraiment silencieux du système solaire pourrait ne pas le rester très longtemps.

Source : Generation NT

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Boeing 737 - 60 secondes pour hacker l'avion

Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.

La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.

Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?

Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.

Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.

L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.

Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.

Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.

Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.

Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.

Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".

Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...

Source

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Amazon installe une centrale à gaz de 7,65 gigawatts pour ses data centers

Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.

La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.

La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.

GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.

L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.

Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.

Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.

Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.

Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.

Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.

Source : Distilled.earth

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La loi de l'attraction prouvée scientifiquement ?

Vous avez déjà accroché avec quelqu'un en trois secondes ? Détesté une tête au premier regard, sans savoir pourquoi ? Eh bien, d'après le site Popular Mechanics ce serait grâce aux champs électromagnétiques. Derrière l'étude qu'ils relaient, il y a l'anesthésiste Marco Cavaglià et Tommaso Firaux, épaulés par le biophysicien Jack Tuszynski et leur équipe du Politecnico de Turin qui nous parlent d'une espèce de forme invisible qui nous brancherait sur l'esprit des autres comme une antenne radio qui capterait une station.

Mais avant de ranger cette découverte au rayon bougies parfumées et loi de l'attraction, je vous propose qu'on démêle tout ça, parce que dans cet article, il y a du vrai et du n'importe quoi.

Commençons par ce qui tient debout. Votre cerveau produit bel et bien un champ électromagnétique. Ça se passe dans nos neurones qui sont en permanence traversés par un courant. Et comme ils sont des milliards et font ça en rythme, ça génère un champ parfaitement mesurable.

Pas besoin de me croire sur parole, hein, c'est exactement ce que montrent un EEG ou un MEG dans n'importe quel hôpital. On sait aussi mesurer un truc qui a un nom, la synchronisation inter-cerveaux. Mettez deux personnes dans une expérience de hyperscanning , et pendant un moment partagé, une conversation, un concert, leurs activités cérébrales se calent l'une sur l'autre. Ça, c'est mesuré, publié, réfutable (oui, réfutable, c'est le principe de la science. Tout peut à tout moment être remis en question si on fait de nouvelles découvertes et c'est parfaitement sain).

Rien de magique là-dedans, donc.

Et c'est toute la différence avec la loi de l'attraction et sa clique de cristaux de guérison. Le discours New Age vous dit de "vibrer positif" pour que l'univers vous livre une Ferrari. Aucun mécanisme, aucune mesure, rien à réfuter, juste une "ambiance", une vibe magique qu'on ressent ou qu'on transmet à l'univers. J'adore le concept, et peut-être que c'est vrai, mais pour le moment, il n'y a rien de prouvé scientifiquement là-dedans.

Alors que les champs électromagnétiques du cerveau, eux, c'est un courant physique, des machines qui le captent, et des prédictions qu'on peut tester et voir s'effondrer. Donc, d'un côté, on a de la physique sur laquelle on peut débattre à grands coups d'équations, et de l'autre, on a l'équivalent d'un horoscope. C'est le gouffre qui, par exemple, sépare décoder pour de vrai la parole intérieure d'un patient avec des électrodes et prétendre lire dans les pensées avec un pendule. Le MIT a même fabriqué un casque qui devine les mots que vous articulez en silence, rien qu'en lisant les signaux de vos muscles , toujours sans un gramme de sorcellerie.

Maintenant, il ne faut pas non plus jeter l'étude à la poubelle, parce que derrière le titre accrocheur de Popular Mechanics, il y a un vrai travail. Cavaglià, Firaux et Tuszynski ont publié leur cadre, baptisé EMI pour Énergie-Masse-Information, dans une vraie revue à comité de lecture, Biosystems. Et leur idée, c'est que pour eux, la conscience ne sortirait pas seulement du câblage entre vos neurones, mais d'un phénomène de champ. En gros, les membranes de vos cellules, l'eau et le liquide dans lequel trempe votre cerveau, formeraient un support capable de stocker l'information à la manière d'un hologramme, et c'est cet ensemble qui entrerait en résonance avec les champs électromagnétiques autour de lui, jusqu'à celui de la Terre. Notre expérience consciente serait la musique qui sort de cette résonance...

Alors est-ce que la loi de l'attraction est prouvée scientifiquement ? Difficile à dire, car peer-reviewed ne veut pas dire que c'est prouvé bien sûr.... ça veut juste dire "ça mérite qu'on en discute". Et entre "le cerveau émet un champ mesurable", qui est un fait, et "la conscience est une résonance holographique avec la planète", qui est leur thèse, il y a un saut spéculatif assez vertigineux. Leur modèle pioche dans la cohérence quantique, les vibrations de la Terre et la théorie des systèmes, mais pour l'instant aucune expérience ne vient le confirmer. Ce n'est donc pas (encore) une découverte...

En plus, il n'y a rien de nouveau là-dedans. Ça fait un quart de siècle que des chercheurs comme John Joe McFadden proposent une espèce de théorie de la conscience qui serait portée par le champ électromagnétique. Mais ça reste quand même une position ultra minoritaire dans le monde de la science. Et c'est assez facile à critiquer parce qu'un champ produit par un neurone est bien trop faible pour aller influencer ses voisins non connectés.

M'enfin, moi j'adore toutes ces histoires sur la conscience comme vous l'avez déjà vu avec l'IA soi-disant "qui souffre" , mais là, il faut bien sûr reconnaître que d'un côté, on a de la vraie science mesurable et de l'autre, du pipeau parfumé sauce magique (beau gosse ^^).

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Beam Universe Splitter - Le hasard quantique fait maison

David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l'univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n'est pas 42 ! ^^

Le principe c'est qu'un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilités : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l'état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d'anticiper ce qu'il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté... Si c'est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c'est le second, ça donnera un 1. C'est la nature qui tranche, sans algorithme.

Pour rendre tout ça palpable, David a surtout branché sa machine sur une sorte de boule magique en ligne (les fameuses 8-ball). Vous tapez votre question existentielle du moment, l'appareil fait défiler ses bits quantiques en direct depuis sa cave bavaroise, et il vous sort LA réponse (non, c'est toujours pas 42).

Et comme l'expliquent certains experts de la physique quantique, chaque possibilité qui s'offre à vous, arrive forcément quelque part dans un univers parallèle, vous ne faites finalement que tomber sur le votre. Oui, je sais c'est barré.

L'Univers m'a dit que Patreon , c'était mal barré...

Pour repérer ses photons, il a fait de la récup et a chopé deux photomultiplicateurs Hamamatsu sur du vieux matériel de labo d'analyse de protéines parti à la benne. Ensuite, c'est piloté via une carte FPGA Red Pitaya qui a pour rôle de trier les signaux des millions de fois à la seconde. En ignorant au passage les affreux rayons cosmiques qui viendraient parasiter la mesure.

J'adore ces histoires de physique quantique. Puis ça bouge dans tous les sens en ce moment, entre l'informatique quantique qui passe en open source et les physiciens du CERN qui fabriquent un qubit avec de l'antimatière . Mais là, avec sa 8-ball directement branchée à l'univers, il n'a pas eu besoin d'un labo à plusieurs millions mais juste d'une LED, d'un miroir et de pas mal de débrouille.

Après pourquoi se donner tout ce mal alors que votre PC sait déjà cracher du hasard ?

Hé bien parce que JUSTEMENT, le hasard de nos ordis c'est l'arnaque. C'est basé sur un algo qui imite très bien le chaos, mais qui reste prévisible si on connaît son point de départ. Tout le défi, comme le raconte David sur son blog , ça a été de prouver que ces bits sont du vrai hasard quantique et pas juste les ratés de son détecteur qui jouent les imposteurs. Mais bonne nouvelle, sa machine a passé tous les tests statistiques de référence du NIST sur 1 milliard de bits. Donc je pense qu'il est bon, y'a pas de schéma prédictible caché dans sa machine.

Après si vous voulez vous en faire une pour prendre toutes les décisions importantes de votre vie, sachez quand même que c'est lent de fou. On est à 2300 bits par seconde et comme ça tourne dans le labo de David, ça peut parfois se retrouver hors ligne.

Mais peu importe, c'est génial comme idée je trouve ! Bravo à lui !

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Une IA a lu un rouleau carbonisé par le Vésuve il y a près de 2 000 ans

Pour la première fois, on connaît le titre exact d'un livre antique sans avoir ouvert le livre. Les chercheurs de la Vesuvius Challenge ont lu, écrit en plein milieu d'un papyrus carbonisé, la mention "Sur les vices, livre 1", un traité de philosophie grecque signé Philodème, un penseur épicurien actif au Ier siècle avant notre ère, dont le rouleau était resté soudé sur lui-même depuis l'éruption du Vésuve en l'an 79.

Ce rouleau, baptisé PHerc. 1667, vient d'être déchiffré d'un bout à l'autre. C'est le premier lu en entier.

Pour comprendre l'exploit, il faut imaginer l'état de ces documents : retrouvés en 1752 dans une luxueuse villa d'Herculanum, probablement celle du beau-père de Jules César, les quelque 1 800 rouleaux ont été changés en bâtons de charbon par la chaleur de l'éruption, au point que les dérouler à la main revient encore aujourd'hui à les réduire en miettes.

D'où l'idée, mise au point en vingt ans par Brent Seales, informaticien à l'université du Kentucky, de ne jamais y toucher. On glisse le rouleau dans un accélérateur de particules qui en réalise un scanner à rayons X d'une finesse extrême, on reconstitue en 3D chacune des couches enroulées à l'intérieur, puis on les déplie virtuellement à l'écran comme on aplatirait une viennoiserie feuilletée sans la déchirer.

Restait le pire. L'encre de l'époque est faite de carbone, exactement comme le papyrus brûlé qui la porte, donc elle est quasiment invisible sur les scans, et c'est là qu'intervient une IA entraînée à repérer les infimes différences de texture laissées par les lettres pour redessiner peu à peu un texte que l'œil humain ne voit pas.

Le résultat est franchement fort, avec 70 nouvelles colonnes de texte exhumées et, sur un autre rouleau, la mention "Philodème, Sur les dieux, livre 8" qui révèle aux historiens que cet ouvrage comptait plusieurs tomes, ce que personne ne soupçonnait jusqu'ici.

Et pour les spécialistes de l'Antiquité, ça compte vraiment, parce que la bibliothèque carbonisée d'Herculanum est la seule de tout le monde gréco-romain à nous être parvenue à peu près complète, et non en fragments recopiés au Moyen Âge par des moines.

Honnêtement, lire 2 000 caractères tracés par un Romain juste avant que tout brûle, ça vaut largement tous les chatbots qui écrivent des e-mails à votre place.

Source : The Register , Scrollprize

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Le X-59 de la NASA vole plus vite que le son, mais sans le bang qui va avec

Le 12 juin, l'avion expérimental X-59 de la NASA a filé à Mach 1,4, soit environ 1 490 km/h, à 17 000 mètres d'altitude. Et au sol, silence.

La quête du silence quand on travaille sur un avion qui dépasse le mur du son, c'est étonnant, et pourtant... Normalement, dès qu'un avion dépasse la vitesse du son, il comprime l'air devant lui en une onde de choc qui claque au sol comme un mega coup de tonnerre. C'est ça, le bang supersonique.

Et c'est précisément pour ce bruit que les vols supersoniques au-dessus des terres sont interdits aux États-Unis depuis 1973. Le X-59 a été conçu pour casser cette règle, en prouvant qu'on peut franchir le mur du son sans terroriser les gens en dessous.

Le secret, c'est évidemment sa forme. L'appareil mesure près de 30 mètres de long, avec un nez interminable de 11,6 mètres, une proue démesurée qui sert à étaler l'onde de choc dans le temps au lieu de la concentrer d'un coup, si bien qu'au sol on n'entend plus un bang mais un bruit sourd, du genre portière de voiture claquée un peu fort.

Derrière cette conception improbable, on retrouve Skunk Works, la division secrète de Lockheed Martin spécialisée dans les avions hors normes, celle qui a déjà sorti le SR-71 et le F-117. Sous le capot, un seul réacteur General Electric F414.

Ce programme très spécial avance vite. Avec un premier décollage le 28 octobre 2025, un premier passage supersonique le 5 juin à Mach 1,1, et une semaine plus tard ce vol à Mach 1,4. À chaque nouvel essai, le pilote pousse le bouchon un peu plus loin.

La vraie étape arrive dès maintenant . La NASA va tenter de faire voler le X-59 au-dessus de villes américaines, puis poser aux habitants une question toute bête : ce bruit sourd, vous le supportez ou pas ?

Les réponses iront ensuite directement aux régulateurs, avec l'idée de fixer un seuil de bruit acceptable et, à terme, de lever cette interdiction vieille de cinquante ans.

En ligne de mire, le fantôme du Concorde. Coincé lui aussi au subsonique dès qu'il passait au-dessus des terres, l'avion franco-britannique n'a jamais pu relier qu'une poignée de villes, ce qui a fini par plomber sa rentabilité. Un X-59 qui réussit, ce serait la porte ouverte à un Paris-New York en moins de quatre heures sans réveiller personne au passage.

Source : NASA

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Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

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Une veste qui fabrique de l'eau potable à partir de l'air, comme dans Dune

Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances.

Le secret tient dans la matière. Il s'agit d'un tissu en hydrogel, c'est-à-dire un gel ultra-absorbant ici fabriqué à partir de matières issues de la biomasse, donc d'origine végétale, qui capte les molécules d'eau présentes dans l'air sous forme de vapeur avant de les faire passer à l'état liquide sur la surface des fibres puis de les stocker en profondeur.

Toute la prouesse réside dans la vitesse à laquelle l'eau franchit ces étapes, l'équipe ayant conçu un chemin qui la fait circuler très rapidement de la vapeur vers le liquide puis vers le textile, ce qui lui vaut une efficacité de trois à dix fois supérieure aux matériaux de récupération atmosphérique habituels.

Une fois l'humidité captée, elle est dirigée vers de petits modules détachables que l'on retire pour les glisser dans un collecteur pliable, où la chaleur du soleil libère l'eau emprisonnée dans le gel, qui se condense alors et devient buvable.

Côté rendement, la veste produit entre 400 et 900 millilitres d'eau potable par jour, soit grosso modo une à deux petites bouteilles, selon le taux d'humidité de l'air. Une version posée au sol plutôt que portée grimpe, elle, jusqu'à 1,3 litre quotidien, et tient ce chiffre aussi bien dans un climat aride que dans une ambiance tropicale moite.

La comparaison avec Dune était écrite d'avance. Dans le roman de Frank Herbert porté à l'écran par Denis Villeneuve, les habitants de la planète désertique Arrakis enfilent des stillsuits, ces combinaisons qui recyclent la transpiration et l'urine de celui qui les porte pour ne gaspiller aucune goutte d'eau dans un monde où elle vaut plus cher que tout. Ici, c'est nettement plus ragoûtant, puisque la veste ne prélève rien sur le corps et se contente d'aspirer l'humidité de l'air.

Et le projet ne s'arrête pas à un simple blouson, l'équipe imaginant déjà glisser le même tissu dans des sacs à dos, des tentes ou des abris d'urgence, histoire de transformer du matériel qu'on transporte déjà partout en petite usine à eau qui ne réclame ni pile ni branchement électrique.

Bon, il reste des inconnues de taille, puisqu'on ignore le poids réel du vêtement, son prix éventuel et surtout sa tenue dans le temps une fois enchaînés les cycles d'absorption et de chauffe. Et 900 millilitres, c'est encore loin de couvrir les besoins d'un adulte qui marche toute la journée en plein cagnard.

N'empêche, pour un randonneur perdu ou une région privée d'eau, tirer un demi-litre du ciel sans la moindre nappe à proximité, ça peut tout changer.

Source : Techspot

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ESET Research analyse les cybermenaces du second semestre 2025

Ce rapport semestriel, couvrant la période de juin à novembre 2025, propose une analyse approfondie des tendances observées grâce à la télémétrie ESET et aux travaux des spécialistes de la détection et de la recherche des laboratoires ESET.
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Rapport d'activité ESET APT T2 2024 - T3 2024

Ce rapport d'activité APT retrace les activités notables des groupes de menaces persistantes avancées (APT) documentées par les chercheurs d'ESET d'avril 2024 à la fin septembre 2024.
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