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Mes 2 nouveaux interrupteurs Sonoff Zigbee

J'ai installé 2 interrupteurs Sonoff Zigbee dans mon bureau hier, un pour la lumière et un pour le volet roulant, et ça m'a pris quelques dizaines de minutes. Que du bonheur !

Les deux bêtes sont l'Orb-ZBW1L et l' Orb-ZBRBS (lien affilié). Le premier est un interrupteur mural Zigbee 3.0 à un bouton, qui fonctionne sans fil neutre et supporte jusqu'à 6 A de charge, ce qui règle le cas des vieux emplacements où il n'y a que la phase. Le second interrupteur que j'ai installé, quant à lui, pilote un volet roulant, et son appairage se fait très facilement par un appui d'environ cinq secondes sur le bouton arrière.

Notez que le volet demande un calibrage pour connaître sa course, et c'est là que j'ai failli faire une bêtise. En effet, Zigbee2MQTT expose une action start_automatic qui fait parcourir tout le trajet au moteur. Chez moi ça a duré plusieurs minutes, capteur de statut muet et position bloquée à 50 %. J'ai donc cru qu'il y avait un problème et j'ai stoppé le moteur, alors qu'il avait presque fini. Bref, au moment du calibrage, pensez donc bien à le laisser tourner cinq bonnes minutes.

Bon, après, je n'ai pas vraiment de mérite parce que j'ai surtout laissé aussi Claude Code m'aider à mettre tout ça en place avec son MCP Home Assistant, comme je vous l'expliquais dans cet article .

Vive les wagos !

Le vrai morceau qui m'intéresse après, c'est Alexa. En effet, ces deux appareils passent par un pont Matter local vers Alexa ( Home-Assistant-Matter-Hub ), déjà appairé depuis des semaines, et je les ajoute directement là-dessus. Comme ça, tout mon matos dispo Home Assistant apparaît dans Alexa sans problème. Ça me permet de dire des trucs comme "Alexa, allume la lumière du bureau" ou "Alexa ouvre le volet à moitié" ou "Alexa ferme le volet de 30%".

Et ça me permet surtout de faire des scénarios d'automatisation assez cool. Par exemple, mon volet se ferme tout seul quand le soleil passe sous 5° au-dessus de l'horizon... donc pas à heure fixe !

En fait, comme en décembre le soleil descend plus obliquement qu'en juin, le fameux "30 minutes avant le coucher du soleil" ne donne pas la même pénombre d'une saison à l'autre. Alors que 5°, si... Enfin bref, je ne sais pas si vous faites comme ça chez vous, mais moi je trouvais ça plus adapté à ce que je voulais.

trigger:
 - platform: numeric_state
 entity_id: sun.sun
 attribute: elevation
 below: 5
action:
 - service: cover.close_cover
 target:
 entity_id: cover.volet_bureau

Après, mon garde-fou, le but ultime de toute cette affaire, c'est qu'on ne voie pas l'intérieur du bureau depuis la rue ! Du coup, j'ai mis en place une règle supplémentaire qui fait que si le volet s'ouvre alors que le soleil est déjà bas, les lumières s'éteignent. Et je déclenche ça dès le début de l'ouverture, pour qu'il fasse déjà noir à l'intérieur pendant que le volet remonte.

Ah et j'ai oublié de le préciser mais comme l'électricité et moi ça fait deux, j'ai donc photographié les fils des anciens interrupteurs pour demander un peu d'aide à ChatGPT avant de rebrancher tout ça avec des wagos. Je n'ai eu aucun court-circuit, youpi !! J'ai aussi bien pris soin de couper le disjoncteur général pour ne pas finir comme Claude François, car je précise quand même qu'on est sur du 230 V, et qu'une IA qui lit une photo ne remplace pas un électricien !

Le vieil interrupteur que j'ai remplacé

Mais ça permet quand même de mieux comprendre ce qu'on est en train de faire et de débrouiller des situations un peu compliquées parfois, quand le boulot à l'origine était mal fait.

Voilà, en tout cas, je suis très content de ces deux interrupteurs et je pense que je vais en acheter d'autres, notamment pour le reste des volets roulants de la maison.

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Google Home laisse ChatGPT et Claude piloter votre maison

Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.

Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service pour y lire des données et y déclencher des actions. Jusqu'ici, Gemini gardait ce privilège pour lui tout seul.

Google en profite pour mettre en avant Antigravity, son propre agent IA, et propose aussi un second serveur pensé pour les développeurs, qui branche les outils de codage sur la documentation officielle de Matter et des API de Google Home.

Une fois connecté, l'agent peut fouiller l'historique de vos appareils, résumer ce que vos caméras ont vu dans la journée, diffuser un message sur vos enceintes ou même vous fabriquer un tableau de bord sur mesure.

Une exception quand même. Google a interdit d'office le déverrouillage des serrures connectées, et la reconnaissance faciale des caméras réclame un consentement séparé, preuve que quelqu'un a pensé aux scénarios catastrophe.

Sauf que voilà, Google ne cache même pas le risque : Taylor Lehman, le responsable produit de Google Home et Nest, prévient que selon l'agent choisi, la connexion "peut entraîner un comportement inattendu, voire indésirable". Une honnêteté assez rare dans une annonce officielle, et franchement pas très rassurante.

Le problème est connu : un agent IA interprète vos demandes en langage naturel, et il peut se tromper, inventer un ordre qui n'existe pas ou se faire manipuler par un texte piégé glissé dans une page web qu'il consulte. Lui confier le chauffage, les lumières et les caméras d'une maison entière, et ben c'est casse-gueule.

Pour l'instant, seuls les abonnés américains à Google Home Premium Advanced, la formule à 20 dollars par mois, y ont droit, avec un déploiement étalé sur une à deux semaines et aucune date annoncée pour la France.

Et il faudra le mériter : la configuration impose de créer un projet Google Cloud, la plateforme normalement réservée aux développeurs, puis d'accorder une par une les autorisations à l'agent de votre choix. Du coup, on est encore très loin d'un réglage grand public.

J'avoue que confier mes caméras à un agent que son propre fabricant décrit comme imprévisible, très peu pour moi, en tout cas pas tout de suite.

Source : 9to5Google

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