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Revolut vire Claude Code pour une IA chinoise et divise ses coûts par dix

La fintech britannique Revolut affirme avoir réduit d'environ 90 % sa facture d'IA de codage en moins d'un an, en remplaçant les outils commerciaux comme Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic, par un modèle chinois hébergé sur ses propres serveurs.

David Abitbol, qui dirige l'infrastructure de la banque en ligne, a raconté la bascule lors d'une conférence à New York. Ses 2 000 ingénieurs sont passés de Gemini début 2025 à Claude Code début 2026, avant d'adopter GLM, un modèle ouvert développé par le chinois Z.ai et utilisé aujourd'hui en version 5.3.

Le calcul est vite fait. Auto-hébergé, GLM revient à 0,30 dollar le million de tokens, ces unités de texte que les fournisseurs d'IA facturent à la consommation, soit à peu près dix fois moins que Claude Code ou que Codex, son équivalent chez OpenAI. Certains développeurs coûtaient jusqu'à 10 000 dollars par mois, pour un retour jugé décevant en interne.

Le tout tourne sur 56 cartes graphiques Nvidia B200 installées chez Revolut. Plutôt que d'empiler les cartes, les équipes ont surtout gratté de la performance avec des réglages fins, comme la compression du modèle ou la séparation des différentes phases de calcul.

Côté performances, la première réponse tombe en moins de 3 secondes et le système sort environ 200 tokens par seconde, et même 800 le soir quand les bureaux se vident. Au-delà de 5 secondes d'attente, les plaintes pleuvent en interne.

La vraie surprise est ailleurs en fait. Les plus gros gains ne viennent pas de l'écriture de code mais du débogage et du traitement des tickets Jira et Confluence, ces outils de suivi de projet que tout le monde adore détester. Le temps de codage se serait quand même amélioré de 60 %.

Et puis il y a l'effet psychologique. Avec des tokens illimités en interne, les ingénieurs ne rationnent plus leurs requêtes pour tenir le budget du trimestre, et la facture ne réserve plus de mauvaise surprise en fin de mois. Les modèles commerciaux restent accessibles pour les cas particuliers, les tâches visuelles partent par exemple chez Gemini.

Un modèle chinois au coeur d'une banque, la question fâche forcément. Abitbol balaie. Hébergés en local ou sur un cloud régional, les poids du modèle ne font selon lui courir aucun risque, le danger serait plutôt de passer par des API hébergées on ne sait où.

Les fenêtres d'un million de tokens que vendent les gros acteurs du secteur sont à ses yeux "une arnaque", 256 000 suffisent largement à coder. Tout le marché vend exactement l'inverse depuis deux ans.

Source : Theregister

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Google coupe la recherche aux écoles qui refusent son IA

Google a annoncé mardi que Gemini, Gemini Notebook et même son moteur de recherche seront désactivés par défaut sur les comptes des élèves américains, de la maternelle au lycée, tant que les administrateurs scolaires ne les auront pas activés eux-mêmes. Les nouveaux réglages arriveront dans les prochains mois, pour une bascule prévue début 2027.

Présenté comme ça, le geste ressemble à une concession faite aux enseignants. Le détail qui fâche est sorti dans le New York Times, où Chris Phillips, le responsable de l'éducation chez Google, a confirmé qu'une école qui refuse l'IA perdra du coup l'accès à Search, parce que la recherche et l'IA sont maintenant profondément intégrées, selon ses propres mots. Les élèves verront simplement un message leur expliquant que le service n'est pas disponible.

Devant les critiques, Google a publié le soir même une mise au point sur X pour assurer que l'annonce donne aux écoles plus de choix, pas moins, et que chaque service peut être activé individuellement, un, deux ou les trois.

Sauf que cette réponse esquive le vrai sujet. Activer la recherche revient à accepter les résumés d'IA affichés en haut des résultats, puisque Google ne propose aucune version du moteur qui en serait débarrassée. La configuration que réclament beaucoup de profs, garder la recherche pour apprendre aux élèves à trouver des sources tout en bloquant les réponses toutes faites, n'existe tout simplement pas au catalogue.

Google sait pourtant ce que coûte la méthode forte. En août, des fonctions d'IA activées d'office dans Classroom avaient mis les enseignants américains en colère, et la firme avait fait machine arrière.

Les Chromebooks et les outils Google équipent une part énorme des écoles américaines, et un district scolaire ne remplace pas son moteur de recherche du jour au lendemain.

Pour les établissements qui diront oui, Google met en avant Guided Learning, un tuteur qui décompose les exercices étape par étape au lieu de donner la réponse, histoire de limiter la triche. Les enseignants pourront même consulter les transcriptions des conversations entre les élèves et le chatbot.

Le calendrier est quand même osé. New York et Los Angeles ont voté en septembre un moratoire d'un an sur l'IA générative dans leurs écoles publiques, et l'État de New York interdit depuis la semaine dernière certaines fonctions de chatbot aux mineurs.

Source : TechCrunch

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