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Documents OVNI déclassifiés - 161 fichiers et zéro preuve

Par : Korben ✨
10 mai 2026 à 18:45

J'sais pas si vous avez vu mais le Pentagone vient de balancer 161 documents OVNI déclassifiés sur ordre de ce bon vieux Trump ! Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (ou à la Guerre, j'sais plus comment on dit) a donc mis en ligne 119 PDFs, 28 vidéos et 14 images couvrant les années de 1948 à 2026.

Et vous allez voir, c'est la déception scientifique du siècle !

J'ai été voir un peu de quoi il en retournait et c'est majoritairement flou et nul à chier. Les vidéos infrarouges montrent des points lumineux qui font des virages à 90 degrés au-dessus de la Grèce, sans qu'on sache quel appareil filme ni quand précisément et les images sont caviardées "pour protéger l'identité des témoins, l'emplacement des installations et des informations militaires sensibles".

Du coup, y'a des trucs intrigants qui font bosser les complotistes et autres Lone Gunmen en culottes courtes mais très peu de métadonnées techniques exploitables. Parce que en pratique, sans contexte radar, sans signature thermique, et sans plateforme de captation identifiée, c'est IMPOSSIBLE de trancher entre OVNI, drone furtif chinois, reflet dans les nuages ou simple missile expérimental. Alors à choisir entre une vidéo IR de neuf secondes dégueulasse et une vraie étude radar avec données brutes, perso j'aurais vraiment préféré la seconde.

Mais bon, c'est l'Amérique et on sait qu'ils adorent le folklore Roswell, donc ça alimente la machine à connerie mais absolument pas tout ce qui est recherche scientifique et je trouve ça dommage...

Le programme s'appelle PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), parce qu'il fallait bien un acronyme trop super cool pour habiller la chose et la promesse de Hegseth est la suivante : "Ces documents, cachés derrière le secret-défense, ont longtemps alimenté des spéculations justifiées et il est temps que les Américains les voient de leurs propres yeux."

On se croirait dans une intro de X-Files. Bah voilà, là on a vu et c'est naze. En pratique, c'est comme si la NASA publiait des photos de Mars filmées avec une caméra Game Boy...

Et je vous ai pas encore tout dit car certains rapports frisent le grand n'importe quoi. Le plus beau c'est cet orbe décrit par des forces de l'ordre fédérales américaines comme "similaire à l'œil de Sauron du Seigneur des Anneaux, sans la pupille". Je vous jure, c'est la description officielle. Le vrai mystère de PURSUE je crois, c'est plutôt de savoir si ces rapports ont été écrits par des fédéraux US, ou des mecs bourrés en convention de Comic-Con.

Sauf que ça n'est pas le pire... Dans un rapport de 1966, on trouve un objet décrit comme un "rayon laser, ou rayon cobalt", "auto-enveloppant", "similaire à un cocon autour d'un ver à soie", capable d'enfermer le système nerveux entier d'une personne. Okéééé, vous pouvez développer ? Elle pousse où votre ganja les gars ? Et une fois encore, i want to believe hein, mais va falloir nous fournir autre chose que des rapports de militaires alcoolisés...

Les astronautes d'Apollo 11 auraient même observé un "objet de taille importante" près de la Lune avec une "source lumineuse assez brillante", décrite comme un "possible laser", Apollo 12 et 17 ont aussi vu des trucs et je ne vous parle pas des humanoïdes de quatre pieds (1m20, oh les tchô loulous) qui auraient été aperçus près d'engins non identifiés.

Sauf que RIEN n'est corroboré par des preuves matérielles.

Et là où ça devient carrément ouf, c'est que depuis 2 jours, y'a même un faux rapport qui circule sur les réseaux sociaux, comme s'il sortait de ces fichiers PURSUE officiels où il est question d'une femme-chat avec des oreilles pointues et une queue aperçue en 1994. Je vous rassure, ce rapport n'est PAS dans les docs officiels du Pentagone, mais je voulais aussi vous en parler parce qu'il y en a qui partagent ça en mode "voilà la preuve". Faut dire que le Pentagone a publié 161 docs si flous que même les pires hoax semblent plus sérieux au milieu de toutes ces conneries. C'est merveilleux !

Bref, ces "révélations" sont loin d'en être...

Dire que le cas que le Pentagone classe parmi "les plus convaincants" ce sont des "orbes qui lancent d'autres orbes". Ils ont été aperçus en 2023, dans l'ouest des États-Unis et c'est ça le TOP du TOP de ces preuves... donc imaginez le reste ! D'ailleurs, l'AARO (Anomaly Resolution Office) a déjà publié ses conclusions sur tout ce bordel : Aucun de ces phénomènes n'a d'origine extraterrestre confirmée.

Voilà, voilà... On verra ce qu'ils nous sortiront par la suite, mais ça risque d'être drôle. Rendez nous Jacques Pradel !!

Et dire qu'il y a 32 ans, deux ados qui cherchaient des fichiers OVNI dans les serveurs du Pentagone ont fait paniquer Washington au point de déclencher une alerte de sécurité nationale historique et aujourd'hui, le même type de fichiers sort officiellement et c'est de la bouillie pour les cerveaux crédules...

Bref, tout ça pour ça... J'suis déçu un peu quand même... Moi j'attendais une vraie photo ou vidéo nette, une vraie étude scientifique, un vrai document sérieux.

Mais à la place, on a des fédéraux qui décrivent des bidules en forme de boules de bowling sans rien de plus que leur parole... Breeef, passez votre chemin les amis !

Source

Le SETI a peut-être compris pourquoi on ne capte pas de signaux extraterrestres

Par : Korben
9 mars 2026 à 13:03

Des chercheurs du SETI Institute viennent de publier une étude qui pourrait expliquer pourquoi, après des décennies d'écoute, on n'a toujours capté aucun signal radio d'origine extraterrestre. La météo spatiale autour des étoiles brouillerait les transmissions avant même qu'elles ne quittent leur système d'origine. Et 75 % des étoiles de la Voie lactée seraient concernées. Zut alors.

La météo spatiale brouille les pistes

L'étude, publiée dans The Astrophysical Journal, part d'un constat assez simple : les programmes SETI cherchent des signaux radio très étroits, parce que ce type de transmission ne se produit quasiment jamais dans la nature. Un signal bien net, bien fin, c'est le signe qu'il y a quelqu'un derrière.

Sauf que les chercheurs Vishal Gajjar et Grayce Brown ont montré que les vents stellaires, les turbulences de plasma et les éjections de masse coronale qui entourent une étoile peuvent élargir ces signaux et disperser leur puissance sur un spectre plus large.

Le pic qui devrait déclencher les alarmes des télescopes passe alors sous le seuil de détection. Un signal élargi à seulement 10 hertz perd environ 94 % de sa luminosité de pointe. Il est toujours là, mais nos télescopes passent à côté.

Les naines rouges, principal suspect

Les naines rouges sont les plus touchées par ce phénomène, et elles représentent environ 75 % des étoiles de notre galaxie. Ces étoiles sont petites, peu lumineuses, mais elles génèrent une activité magnétique intense.

Les planètes qui les entourent orbitent à des distances très courtes, ce qui expose d'éventuelles transmissions à un environnement de plasma dense et agité pendant plus longtemps.

Les simulations de l'équipe montrent qu'à 1 GHz, plus de 70 % des systèmes de naines rouges produisent au moins 1 hertz d'élargissement de signal, et plus de 30 % dépassent les 10 hertz. À 100 MHz, c'est pire : près de 60 % des systèmes atteignent 100 hertz d'élargissement. Bref, les étoiles les plus communes de la galaxie sont aussi celles qui brouillent le plus les transmissions.

Adapter les outils de recherche

L'équipe du SETI Institute propose aussi d'adapter les méthodes de recherche en testant plusieurs largeurs de signal plutôt que de ne chercher qu'un seul pic ultra-fin. Les fréquences plus élevées sont aussi moins affectées par l'élargissement, ce qui pourrait orienter les prochaines campagnes d'observation.

Pour calibrer leur modèle, les chercheurs se sont d'ailleurs appuyés sur les transmissions radio de sondes spatiales de notre propre système solaire avant d'extrapoler les résultats à d'autres environnements stellaires.

On ne va pas se mentir, après plus de 60 ans de silence, ça fait du bien d'avoir une petite explication de pourquoi on ne capte pas grand-chose. Ça n'est pas que les petits aliens se cachent particulièrement bien, c'est juste qu'on a un biais technique dans les instruments qu'on utilise.

Ça ne veut pas dire qu'il y a quelqu'un là-haut, mais au moins on sait maintenant qu'on cherchait mal. Par contre c'était bien la peine que je fasse tourner SETI@home sur mon PC pendant des années pour du flan au final. Allez on recommence tout à zéro mais on met à jour les outils avant, ok ?

Source : Slashdot

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