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Xcode 26.3 - Les agents IA Anthropic et OpenAI débarquent enfin !

Par : Korben
3 février 2026 à 19:30

Apple vient de lâcher une bombe pour tous les développeurs pommés de leur écosystème. Si vous pensiez que l'IA dans l'IDE se limitait à de l'autocomplétion un peu boostée, accrochez-vous parce que la version 26.3 de Xcode arrive (enfin, sa Release Candidate pour l'instant) et elle apporte avec elle le "codage agentique". Aaah je l'attendais depuis looongtemps !

Concrètement, ça veut dire qu'au lieu d'avoir un simple assistant qui vous suggère la fin de votre boucle "for", vous avez maintenant de véritables agents capables de prendre des initiatives. Donc intégration directe de Claude (Anthropic) et de Codex (OpenAI). Apple qui ouvre les vannes et vous laisse choisir votre moteur préféré parmi ces deux-là au lancement, c'est fou !

Le délire est assez poussé puisque ces agents ne se contentent pas d'écrire du code dans un coin. Ils ont accès à la structure complète de votre projet, à la doc officielle d'Apple (histoire de privilégier les dernières APIs) et peuvent même lancer des builds ou des tests pour vérifier que leur tambouille fonctionne. Si ça plante, ils analysent l'erreur et tentent de corriger le tir tout seuls. C'est un peu comme ce qu'on retrouve déjà dans Cursor et Windsurf.

Perso, ce qui me botte le plus, c'est l'utilisation du Model Context Protocol (MCP) parce que je me sers tout le temps de ça. Pour ceux qui ne suivent pas, c'est un protocole ouvert qui permet d'interfacer Xcode avec des agents compatibles.

Et côté interface, c'est plutôt propre. Y'a un petit panneau à gauche pour donner vos ordres en langage naturel ("Ajoute-moi une vue SwiftUI pour gérer le profil utilisateur avec une image ronde et un dégradé"), et tadaaa, l'agent découpe la tâche en petites étapes. On voit le code changer en temps réel, avec des surbrillances pour ne pas être perdu. D'ailleurs, si le résultat est foireux (ça arrive, hein), Xcode crée des "milestones" à chaque modification effectuée par l'agent pour revenir en arrière en un clic. Pas de panique donc.

Si vous voulez mettre les mains dedans tout de suite, la Release Candidate est dispo depuis ce 3 février sur le site développeur d'Apple. Attention quand même aux prérequis puisque même si Xcode 26.3 tourne sur macOS Sequoia 15.6+, pour profiter des fonctions d'intelligence (l'agentic coding, quoi), il vous faudra impérativement un Mac avec une puce Apple Silicon sous macOS Tahoe.

Et pour ceux qui veulent vraiment monter en compétence, Apple organise un atelier "code-along" ce jeudi 5 février sur son site développeur. C'est l'occasion de voir comment dompter ces agents sans qu'ils ne transforment votre projet en plat de spaghettis.

Bref, le métier de dev est en train de muter sévère et ce nouvel Xcode 26.3 pose une sacrée brique.

A vous de jouer maintenant !

Source

Sklad – Vos snippets chiffrés sous la main

Par : Korben
3 février 2026 à 13:17

Si vous êtes du genre détendu, vous avez forcément un fichier texte quelque part dans votre ordi avec des bouts de code, des clés API, des mots de passe... le tout en clair dans un fichier avec un nom équivoque genre passwords.txt posé OKLM dans ~/Desktop/.

Alors bien sûr, on est nombreux à utiliser un gestionnaire de mots de passe classique pour éviter ça, mais en fait le souci c'est pas les mots de passe. C'est tous ces petits snippets qu'on copie-colle 15 fois par jour... des commandes Docker, des tokens temporaires, des regex que j'oublie à chaque fois. Bref, il nous manque un bidule entre le presse-papier et le coffre-fort.

Et c'est exactement ce que fait Sklad !! Cet outil est un gestionnaire de snippets chiffrés qui vit dans votre barre de tâches et auquel vous balancez tout ce que vous copiez-collez régulièrement. Ensuite, vous organisez ça dans des dossiers, et hop, un clic gauche sur l'icône de la barre de menu et ça copie directement le dernier snippet utilisé. C'est carrément mieux qu'un clipboard manager classique type CopyQ parce qu'il y a du chiffrement AES-256 avec dérivation Argon2, ce qui est plutôt rassurant pour stocker du token.

Du coup, tout reste en local sur votre machine et le fichier de données atterrit dans ~/Library/Application Support/sklad/ sur macOS (ou l'équivalent AppData sur Windows). Ainsi, en cas de vol de ce fichier, le gars qui l'a récupérer devra se débrouiller avec de l'AES-256... bon courage.

Côté raccourcis, y'a Cmd+K (ou Ctrl+K sur Windows/Linux) pour chercher dans vos snippets. Pratique pour retrouver vos commandes kubectl par exemple et si vous avez des snippets avec des caractères spéciaux (genre des backticks dans du code Markdown), j'ai remarqué que le copier-coller peut parfois foirer selon le terminal. iTerm2 s'en sort bien, mais sur le Terminal.app natif j'ai eu des soucis avec les guillemets échappés. Rien de dramatique, mais faut le savoir.

Y'a le thème sombre et le thème clair et l'app est dispo en binaires pré-compilés pour Windows (.msi), macOS (ARM et Intel en .dmg) et Linux (.deb et .AppImage). Notez que comme d'hab, au premier lancement sur macOS, faudra passer par Réglages > Confidentialité pour autoriser l'app... Apple oblige.

Sklad est encore un projet hyper jeune donc ça risque de bouger pas mal et surtout, ça ne remplace pas un KeePass ou un Bitwarden. Pourquoi ? Hé bien parce que c'est pas le même usage. Voyez plutôt Sklad comme votre tiroir à snippets chiffrés qui conviendra pour tout ce qui ne peut pas aller dans votre gestionnaire de mot de passe.

Bref, si ça vous tente, c'est par ici !

Merci à lorenper pour la découverte.

PineTS - Vos scripts TradingView enfin libérés !

Par : Korben
2 février 2026 à 10:59

Vous connaissez sûrement TradingView pour suivre les cours de la bourse / crypto, et son fameux langage Pine Script. C'est top pour bidouiller des indicateurs techniques sans se prendre la tête, mais dès qu'on veut sortir du bac à sable pour intégrer ça dans un bot perso ou un backend, ça se corse sévère. Alors moi je fais pas tout ça, ni trading, ni dev autour du trading, mais je sais qu'on peut se retrouver souvent bloqué par les limites de la plateforme.

Hé bien bonne nouvelle pour tous les traders en culottes courtes qui n'ont pas encore compris que le DCA c'est + efficace que le day-trading, Alaa-eddine (un lecteur fidèle, coucou !) a bossé sur un projet qui va vous plaire : PineTS .

PineTS ce n'est pas encore l'un de ses parseurs bancal mais un vrai transpiler ET un runtime complet qui permet d'exécuter du code Pine Script directement dans un environnement Javascript ou TypeScript. Il vous faudra évidemment Node.js et votre bon vieux navigateur pour que ça fonctionne.?

Vous prenez votre script ta.rsi(close, 14), vous lancez un npm install pinets et hop, ça tourne sur votre serveur. PineTS gère la "transpilation" (non, c'est pas quand on a chaud sous les bras ^^) à la volée et fournit une implémentation des fonctions standard de Pine Script (v5 et v6). Il supporte déjà plus de 60 indicateurs techniques (SMA, EMA, MACD, Bollinger...), le multi-timeframe et même le streaming de données temps réel.

Du coup, ça ouvre des portes assez dingues ! Et si vous vous demandez si Pine Script est similaire à JavaScript, la réponse est "pas tout à fait", mais PineTS fait le pont entre les deux mondes. Vous pouvez grâce à ça récupérer des données de marché via n'importe quelle API (CCXT, Binance...), les passer à la moulinette PineTS, et utiliser le résultat pour trigger des ordres ou nourrir une IA.

Attention par contre, tout n'est pas encore supporté à 100%. Sauf si vous restez sur du standard, là c'est royal... Mais si vous utilisez des fonctions graphiques très exotiques, faudra vérifier tout pour ne pas finir sur la paille. Le seul truc qui manque peut-être, c'est une compatibilité totale avec les scripts v4, mais bon, on est en v6 maintenant et pour la logique de trading pure, c'est propre.

D'ailleurs, pour ceux qui utilisent ChatGPT pour écrire du Pine Script, sachez que vous pouvez maintenant intégrer ces snippets générés par l'IA directement dans vos propres applis Node.js. C'est quand même plus flexible que de copier-coller ça dans TradingView à chaque fois.

Et ce n'est pas tout (hé oui ^^) car pour la partie visuelle, il a aussi sorti également QFChart , une bibliothèque dédiée pour afficher le tout avec de jolis graphiques financiers. C'est le combo gagnant pour se faire un dashboard de trading sur mesure sans dépendre de l'infra de TradingView.

Perso, je trouve ça génial pour ceux qui veulent garder la main sur leur exécution ou faire du backtesting sérieux avec leurs propres données. En fait, c'est exactement ce qu'il manquait aux traders-developpeurs pour coder leur propre logique de A à Z. Le projet est open source et dispo sur GitHub et y'a même un playground pour tester vos scripts en live et voir la transpilation en temps réel.

Si vous faites du trading algo, ça vaut clairement le coup d'œil.

PineTS est à découvrir ici ! Et un grand merci à Alaa-eddine pour le partage !

UxNote - Annotez vos maquettes web sans prise de tête

Par : Korben
1 février 2026 à 18:08

Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.

C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".

Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.

Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !

En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.

<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>

Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.

Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.

Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.

L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les SPA ... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.

Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .

Que demande le peuple ???

Merci Benjamin !

Smtp-Tunnel-Proxy - Déguisez votre trafic en simples emails

Par : Korben
1 février 2026 à 11:36

Ce matin, en trainant sur GitHub (mon sport du dimanche, je sais c'est triste), je suis tombé sur un truc qui m'a intéressé et qui je pense vous sera utile (comme la plupart des trucs que je présente ici) surtout si vous êtes coincé derrière un pare-feu d'entreprise totalement paranoïaque. Ou encore si votre FAI s'amuse à brider certains protocoles. Ça peut arriver dans ces cas là, on se sent un peu comme un rat en cage, à chercher la moindre petite ouverture pour respirer un peu de notre liberté.

Cet outil, ça s'appelle Smtp-Tunnel-Proxy et le concept c'est de faire passer tout votre trafic pour de bêtes emails. Alors vous vous dites peut-être "Mouais, encore un tunnel qui va ramer comme pas possible", mais en creusant un peu, vous allez voir, c'est pas con.

En fait ce que fait ce petit script Python (ou binaire Go) c'est qu'il enveloppe vos paquets TCP dans une connexion qui ressemble à s'y méprendre à du trafic SMTP chiffré. En gros, le truc simule un handshake avec un serveur mail (comme Postfix), lance le chiffrement TLS 1.2+, et hop, une fois le tunnel établi, il balance la purée en binaire sans que le DPI (Deep Packet Inspection) puisse y voir quelque chose. Comme ça le firewall n'y comprend plus rien, le petit chou ^^.

C'est un peu comme un tunnel SSH en fait mais déguisé en serveur mail, ce qui le rend beaucoup plus discret. Parce que là où un tunnel SSH peut être repéré par sa signature un peu trop évidente, une connexion SMTP chiffrée, c'est ce qu'il y a de plus banal sur le net. Du coup, ça passe crèèèème.

Niveau fonctionnalités, x011 (le dev) a fait les choses bien. Le truc est multi-utilisateurs avec des secrets partagés pour l'auth, supporte le multiplexing (plusieurs connexions dans un seul tunnel), et gère même une whitelist d'IP pour éviter que n'importe qui ne squatte votre tunnel. C'est propre quoi.

L'installation côté serveur est simplifiée grâce notamment à un script tout fait que vous pouvez lancer sur n'importe quel petit VPS. Un petit curl et c'est réglé :

curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/x011/smtp-tunnel-proxy/main/install.sh | sudo bash

Et côté client, c'est encore plus simple car une fois votre utilisateur créé sur le serveur, vous récupérez un petit fichier zip contenant tout ce qu'il faut. Vous lancez le script start.bat ou start.sh, et boum, vous avez un proxy SOCKS5 local qui tourne sur 127.0.0.1:1080.

Il ne vous reste alors plus qu'à configurer votre navigateur ou vos applications pour passer par ce proxy SOCKS, et vous voilà libre comme l'air.

C'est dingue ce qu'on peut faire avec un peu d'ingéniosité, non ?

Attention quand même, ça reste du tunnel, donc ne faites pas de bêtises avec... A moins que le DPI en face analyse l'entropie de manière ultra poussée (ce qui est rare car coûteux en ressources), ça devrait tenir, mais ne vous croyez pas invisible pour autant. Pour contourner de la censure ou accéder à vos services hébergés à la maison depuis un wifi public bridé, c'est donc l'outil parfait. Si les mails passent, tout passe !

Le code est dispo sur GitHub pour ceux qui veulent. Perso je me garde ça sous le coude comme ça, ni vu ni connu j't'embouille sur ton wifi bridé nord coréen là ^^.

VHS - Scriptez vos démos terminal en GIF

Par : Korben
1 février 2026 à 08:36

Vous vous souvenez des cassettes VHS ?

Bon, là rien à voir avec le magnétoscope de mémé qui clignote à 12:00 mais je suis quand même content de vous présenter VHS , un petit outil open source concocté par la team Charm dont je vous ai déjà parlé.

Y'a pas longtemps, je cherchais un moyen propre de faire une petit démo d'un projet perso et je ne sais pas si vous connaissez Terminalizer (j'en avais déjà parlé), mais là pour le coup, j'ai préféré l'approche de VHS parce qu'au lieu d'enregistrer votre terminal en "live" comme Terminalizer et de me faire stresser à chaque faute de frappe, ça me permet de scripter entièrement en amont ma démo.

En fait vous écrivez un fichier ".tape" avec vos instructions, et l'outil génère un rendu (GIF, MP4, WebM) nickel chrome. C'est donc le rêve de tous les perfectionnistes comme moi qui recommencent 15 fois la même capture parce qu'ils ont oublié un sudo ou qu'ils ont bafouillé sur le clavier.

Pour l'installer, comme d'hab :

brew install vhs

Après si vous passez par Docker, c'est possible aussi mais il vous faudra impérativement ttyd et ffmpeg installés sur votre machine pour que ça tourne.

Ensuite, voici à quoi ressemble un scénario en .tape :

Output demo.gif
Set FontSize 20
Set Width 1200
Type "echo 'Salut les amis !'"
Sleep 500ms
Enter
Sleep 2s

Et là, c'est magique, vous lancez la commande et c'est parti :

vhs demo.tape

Il lance alors un terminal invisible, tape les commandes pour vous, et enregistre le rendu. Hop, c'est dans la boîte mes petits Spielberg !

Mais ça ne s'arrête pas là puisqu’on peut aussi contrôler la vitesse de frappe pour donner un effet plus naturel, ou utiliser la commande "Wait" pour mettre le script en pause jusqu'à ce qu'une certaine chaîne de caractères apparaisse à l'écran. Genre pour ne pas couper la vidéo pendant un "npm install" qui dure trois plombes.

Et ce qui est top moumoute avec VHS , c'est que comme c'est du code, vous pouvez versionner vos démos sur Git. Mieux encore, vous pouvez les intégrer dans votre CI/CD avec GitHub Actions. Du coup, si votre CLI change, votre GIF de documentation se régénère automatiquement (à condition de configurer le commit du résultat, bien sûr). C'est ti pas beau ça ?

Comme ça s'en est fini des GIFs flous ou des screencasts qui pèsent une tonne. Avec VHS c'est propre, c'est net, et c'est maintenable !

Stash - Synchroniser vos notes Apple Notes avec Markdown

Par : Korben
1 février 2026 à 08:15

Si vous êtes comme moi et que vous vivez dans Apple Notes parce que c'est fluide, synchronisé partout, et que ça marche sans qu'on ait à se poser de questions, cet outil va vous plaire.

Parce que oui, voilà, le jour où vous voulez bidouiller vos notes en ligne de commande, les exporter en Markdown, ou simplement éviter de vous retrouver coincé dans votre prison dorée Apple... Et bien c'est la galère. J'ai longtemps cherché une solution propre. Je me suis même dit à un moment que j'allais coder un script Python foireux pour scrapper la base SQLite locale, mais j'ai vite abandonné l'idée.

Pourquoi ? Parce que j'ai découvert Stash , un petit outil en ligne de commande qui fait le pont entre vos notes Apple et des fichiers Markdown.

Et le truc cool, c'est que ça marche dans les deux sens. Vous pouvez exporter vos notes Apple en Markdown (comme ici : Exporter pour vos backups ), mais aussi éditer vos fichiers Markdown et renvoyer les changements directement dans Apple Notes. C'est une vrai synchro bidirectionnelle qui vous rend vraiment maître de vos données.

J'ai testé ça sur macOS Tahoe avec un dossier de notes en vrac. J'ai lancé le bousin, et ça m'a fait plaisir de voir mes fichiers .md popper proprement dans le terminal, prêts à être commités ensuite sur un GitHub ou édités dans VS Code.

L'installation est toute bête, via Homebrew :

brew tap shakedlokits/stash https://github.com/shakedlokits/stash
brew install shakedlokits/stash/stash

Et ensuite, c'est juste 2 commandes. Pour exporter une note Apple vers Markdown, c'est

stash pull "Ma Super Note"

Stash va chercher la note dans Apple Notes, la convertit en Markdown propre via Pandoc, et vous la balance dans un fichier local Ma Super Note.md.

Et la seconde commande c'est pour faire l'inverse (éditer votre Markdown et pousser les changements vers Apple Notes). Là faut faire

stash push "Ma Super Note.md"

Et là, magie !! Vos modifs se retrouvent dans l'app Notes, synchronisées sur tous vos appareils Apple (iPhone, iPad, Mac). C'est dommage que ça soit pas natif ce truc.

Stash c'est chouette (Oula pas facile à prononcer vite celle là) parce qu'il utilise du YAML front-matter pour lier chaque fichier Markdown à une note Apple spécifique (via un ID unique). Quand vous faites stash push, le contenu du fichier écrase la note. Quand vous faites stash pull, la note écrase le fichier.

Attention toutefois car c'est là que ça se corse... Stash écrase sans pitié !! Si vous modifiez votre note sur l'iPhone ET votre fichier Markdown en même temps, c'est le dernier qui parle qui a raison. Y'a pas de fusion intelligente à la Git, donc gaffe aux conflits. C'est un peu brut de décoffrage, mais au moins c'est clair et prévisible.

Bref, pour ceux qui veulent scripter leurs notes, automatiser des backups, ou simplement bosser en Markdown avec leur éditeur préféré, c'est le chaînon manquant. J'avais testé Obsidian et Joplin par le passé, mais la synchro iCloud ou WebDAV m'avait saoulé. Là, c'est le bon compromis avec l'interface Apple pour la saisie, le Markdown pour le stockage long terme.

ProcNetBlocker – Coupez le réseau à n’importe quel processus Windows en une commande

Par : Korben
31 janvier 2026 à 09:47

Vous avez un logiciel qui cause un peu trop avec Internet alors qu'il n'a rien à y faire ? Ou un petit utilitaire qui balance de la télémétrie dans votre dos sans vous demander votre avis ? Ou peut-être juste une application que vous voulez forcer en mode hors-ligne sans pour autant couper tout votre réseau ?

C'est LA situation classique où pour leur couper la chique, on finit par se battre avec les menus obscurs du pare-feu Windows. Sauf que maintenant, y'a un petit outil CLI qui fait exactement ça en une seconde : ProcNetBlocker .

C'est un utilitaire Windows en ligne de commande qui permet de bloquer l'accès réseau de n'importe quel processus comme ça pas besoin de créer des règles à rallonge. Vous tapez une commande, et hop, le processus est instantanément coupé du monde extérieur. C'est idéal pour blinder sa vie privée face au tracking incessant de certains éditeurs.

L'outil est super flexible puisqu'il propose deux approches. La première, c'est de cibler un processus par son PID (l'identifiant de processus). C'est parfait pour agir dans l'urgence sur un truc qui tourne déjà. La seconde, c'est de bloquer par le chemin de l'exécutable. Là, c'est plus radical puisque l'outil crée une règle persistante qui s'appliquera à chaque fois que vous lancerez cette application précise.

Le truc est portable (un petit ZIP de 7,5 Mo), et faut juste avoir les droits administrateur (logique, puisqu'on touche au pare-feu) et s'assurer que le service du pare-feu Windows est bien en cours d'exécution. Si vous utilisez déjà des solutions comme CrowdSec pour sécuriser vos serveurs, ProcNetBlocker sera un excellent complément pour vos postes de travail.

Une fois le ZIP récupéré sur le site d'AutoClose, voici les commandes magiques à connaître :

1. Bloquer un processus par son PID

Si vous connaissez l'ID du processus (via le gestionnaire des tâches ou un petit tasklist) :

procnetblocker.exe --block 1234

2. Bloquer un exécutable de façon permanente

procnetblocker.exe --block "C:\Chemin\Vers\MonApp.exe" --exe

3. Vérifier le statut d'un blocage

procnetblocker.exe --status "C:\Chemin\Vers\MonApp.exe" --exe

4. Débloquer le réseau

procnetblocker.exe --unblock 1234

Le projet supporte Windows 7, 8, 10 et 11 (ainsi que les versions Server en 64 bits) et c'est un must-have pour ceux qui aiment garder le contrôle sur ce qui sort de leur ordi !

Merci à Woody pour le partage !

Un générateur de mots de passe qui utilise des regex

Par : Korben
28 janvier 2026 à 09:00

Vous avez déjà galéré à créer un mot de passe qui respecte les 42 règles imposées par un site un peu trop zélé ? Genre au moins 16 caractères, une majuscule, une minuscule, un chiffre, un caractère spécial, et surtout pas le prénom de votre chat ni votre date de naissance ?

C’est le genre de micro-agression qui peut flinguer une matinée ^^.

Heureusement, y’a un dev qui a eu une idée de génie en inversat complètement le problème grâce à la puissance brute des expressions régulières.

Son outil s'appelle RegExp Password Generator et comme son nom l'indique, c'est un générateur de mots de passe qui fonctionne avec des regex. Au lieu de cocher des cases un peu nazes dans une interface classique, vous définissez vos contraintes ligne par ligne sous forme d'expressions régulières.

Par exemple, vous balancez ^.{16,32}$ pour imposer une longueur entre 16 et 32 caractères, [0-9] pour exiger au moins un chiffre, and [A-Z] pour une majuscule. L’outil va alors calculer l’intersection de tous vos patterns pour vous sortir 5 mots de passe aléatoires qui matchent absolument toutes vos règles simultanément.

L'outil repose heureusement sur la bibliothèque TypeScript @gruhn/regex-utils. Pour ceux qui font du code, vous savez que manipuler des regex pour faire des intersections ou des compléments, c'est normalement une purge monumentale que la plupart des langages de programmation ne gèrent pas nativement.

C'est pourquoi ici, la lib fait tout le sale boulot de calcul d'ensemble pour s'assurer que vos contraintes ne sont pas contradictoires. Si vous demandez un truc impossible (genre un mot de passe qui doit être composé uniquement de chiffres ET uniquement de lettres), l’outil vous le dit direct au lieu de mouliner dans le vide.

Et tout tourne en local dans votre navigateur donc c'est cool pour la vie privée, par contre, gardez en tête que la lib supporte un sous-ensemble bien précis de la syntaxe RegExp de JavaScript. Inutile donc tenter des trucs ultra exotiques comme les lookbehinds complexes, l'outil risque de vous renvoyer une erreur.

Le côté pratique, c'est que vos contraintes sont directement encodées dans l'URL. Du coup, vous pouvez bookmarker une config précise pour un site spécifique ou la partager avec vos collègues sans avoir à tout retaper à chaque fois. Un petit compteur affiche même le nombre total de combinaisons possibles avec vos règles, histoire de vérifier que vous n'avez pas créé un mot de passe trop prévisible (ou au contraire, un truc tellement restrictif qu'il n'existe qu'une seule possibilité).

Bref, j'ai trouvé ça original !

OBS Studio 32 débarque avec un tout nouveau moteur de rendu pour macOS

Par : Korben
21 décembre 2025 à 09:07

Passer d'OpenGL à Metal, c'était visiblement pas une mince affaire pour l'équipe d'OBS. La techno d'Apple est sortie y'a 10 ans sous macOS mais ça leur a pris un peu de temps pour la migration... Et n'allez pas croire que je "juge"... Tout ce temps, c'est normal car c'est un soft multiplateforme, donc faut gérer trois écosystèmes en parallèle et ça, ça prend un temps fou.

Tous les effets visuels d'OBS ont dû être réécrits pour fonctionner avec Metal, le langage graphique d'Apple étant bien plus exigeant que celui de Windows et la preview peut parfois légèrement saccader à cause de macOS, mais le flux final reste impeccable.

Niveau performances, Metal fait aussi bien voire mieux qu'OpenGL dans les builds Release mais c'est surtout pour le débogage que ça change tout car les développeurs ont maintenant accès à des outils de diagnostic bien plus performants, ce qui devrait accélérer les corrections de bugs et les futures améliorations.

Pour l'activer (ouais on est chaud !!), c'est hyper simple. Vous allez dans les paramètres d'OBS 32.0, onglet Avancé, section Vidéo, et vous sélectionnez Metal dans le menu déroulant du renderer. Un petit redémarrage de l'appli et hop, vous êtes passé sur le nouveau moteur.

Ce qui est cool aussi avec cette version 32.0, c'est qu'elle inclut un gestionnaire de plugins et des améliorations pour les fonctionnalités NVIDIA RTX.

L'équipe OBS bosse aussi sur des backends Vulkan pour Linux et Direct3D 12 pour Windows, parce que les anciennes APIs comme OpenGL et D3D11 reçoivent de moins en moins de support des fabricants de GPU, donc si vous êtes sur Linux ou Windows, votre tour viendra aussi.

Voilà, après si ça bug, revenez sur OpenGL, mais y'a quand même de bonnes chances que ça tourne mieux qu'avant.

Source

Tunnl.gg - Exposez votre localhost en une seule commande SSH

Par : Korben
19 décembre 2025 à 15:00

Vous développez un truc en local et vous avez besoin de le montrer à quelqu'un au travers d'Internet, genre pour tester un webhook, faire une démo rapide, ou juste impressionner votre collègue à distance ? Hé bien au lieu de vous farcir une config nginx + certificats SSL + ouverture de ports sur le routeur (Beurk !), y'a Tunnl.gg qui fait tout ça en une SEULE ligne de commande.

Vous tapez une commande SSH, et hop, vous avez une URL publique qui pointe vers votre serveur local. Pas de client à installer, pas de compte à créer, pas de token à configurer, juste SSH, que vous avez forcément déjà sur votre machine.

Donc pour exposer votre app qui tourne sur le port 8080, vous faites :

ssh -t -R 80:localhost:8080 proxy.tunnl.gg

Et c'est parti ! Le service vous file une URL avec un sous-domaine aléatoire, genre abc123.tunnl.gg, et tout ce qui arrive dessus est redirigé vers votre localhost:8080. Et magie magie, HTTPS est automatique, donc pas besoin de vous soucier des certificats.

Du coup, si vous connaissez déjà ce genre d'outils, vous pensez peut-être à Bore que j'ai présenté il y a pas longtemps, ou Portr qui fait sensiblement la même chose, ou encore Chisel pour les amateurs de tunnels TCP/UDP via HTTP. Tous ces outils font du tunneling, mais Tunnl.gg se distingue par son approche "zéro friction" sans binaire à télécharger, et sans compte à vous créer.

Pour le moment, le service est gratuit pour un usage personnel mais les développeurs prévoient des plans payants plus tard avec des features comme les domaines personnalisés, les sous-domaines persistants et des limites de débit plus élevées. On verra bien mais en attendant, pour tester un truc vite fait ou faire une démo, la version gratuite suffira largement.

Bon, y'a quand même quelques trucs à savoir. Primo, ça ne marche qu'avec du trafic HTTP/HTTPS pour l'instant. Deuxio, le TLS est côté serveur, donc techniquement ils peuvent voir votre trafic même s'ils disent ne pas l'inspecter. Donc pour des données vraiment sensibles, gardez ça en tête. Et tertio, comme tout service de ce type, y'a des limites de fair-use pour éviter les abus.

Bref, si vous cherchez un moyen rapide d'exposer un port local sans vous prendre la tête avec la config, Tunnl.gg fera le taf. Au pire vous aurez découvert une alternative de plus à ngrok , au mieux ça deviendra votre outil par défaut pour les démos express...

Merci à Lorenper pour le partage !

Docker offre ses images blindées à tout le monde - Enfin un peu de sécu sans vendre un rein

Par : Korben
18 décembre 2025 à 07:09

Si vous utilisez des conteneurs Docker au quotidien, vous allez sauter de joie car Docker vient d'annoncer que ses Docker Hardened Images (DHI), ces fameuses images ultra-sécurisées qui étaient réservées aux entreprises prêtes à cracher le pognon, sont maintenant gratuites pour tout le monde. Et c'est pas encore un truc limité avec des restrictions à la noix, non non... C'est du vrai open source sous licence Apache 2.0.

Ils proposent donc plus de 1 000 images conteneur prêtes à l'emploi, construites sur Debian et Alpine et ces images sont "durcies", c'est-à-dire qu'elles ont été débarrassées de tous les composants inutiles qui traînent habituellement dans les images de base et qui ne servent qu'à augmenter la surface d'attaque. Du coup, ça leur permet d'annoncer une réduction des vulnérabilités de plus de 95% par rapport aux images classiques. C'est pas maaaal, hein ?

Et ce qui est top c'est que chaque image embarque un SBOM complet (le fameux Software Bill of Materials), des données CVE transparentes accessibles publiquement, une preuve cryptographique d'authenticité et une provenance SLSA Level 3. Bref, c'est plutôt sérieux de ce que je capte.

Car faut dire que les attaques sur la supply chain logicielle, c'est devenu le cauchemar numéro un des développeurs. En 2025, ces attaques auraient causé plus de 60 milliards de dollars de dommages selon les estimations, soit le triple d'il y a quatre ans, du coup, avoir des images béton dès le départ, sans devoir se prendre la tête à tout vérifier soi-même, ça fait la diff.

Maintenant, si vous êtes une grosse boîte avec des besoins spécifiques, Docker propose aussi une version Enterprise payante avec des SLA garantis sur la remédiation des CVE, des images compatibles FIPS, des options de personnalisation et même un support étendu de 5 ans après la fin du support officiel. Des entreprises comme Adobe et Qualcomm ont déjà fait le saut mais pour nous, utilisateurs lambdas et autres développeurs qui bossons sur nos projets perso ou des startups incroyables du futur, la version gratuite devrait largement suffire.

Et en cadeau bonux, sachez que l'assistant IA de Docker peut maintenant scanner vos conteneurs existants et vous recommander automatiquement les images durcies équivalentes. Y'a même des Hardened Helm Charts pour Kubernetes et des serveurs MCP durcis (MongoDB, Grafana, GitHub...). Que demande le peuple ?

Voilà, si vous voulez vous y mettre, tout est dispo sur le Docker Hub sans aucune restriction d'usage ni abonnement requis. Foncez !

Source

SkillsMP - Plus de 26 000 skills Claude à portée de clic

Par : Korben
18 décembre 2025 à 06:24

Vous utilisez Claude Code ? Alors vous savez probablement que l'outil d'Anthropic peut être étendu avec des "Skills", c'est à dire des modules qui ajoutent des capacités supplémentaires à Claude. Y'a un fichier SKILL.md, des scripts optionnels, et comme ça, votre assistant sait faire de nouvelles choses. Sauf que pour trouver ces skills quand on n'a pas envie de se les palucher à la main (ou à l'IA), faut aller les chercher dans les repos GitHub, fouiller les README, comparer les étoiles... La flemme quoi...

C'est la raison d'être de SkillsMP qui vient résoudre ce problème. C'est en fait un marketplace communautaire (pas affilié à Anthropic) qui agrège plus de 26 000 skills Claude provenant de dépôts GitHub publics, le tout présenté dans une interface qui ressemble à un App Store, avec des catégories, des stats, et tout le toutim.

Je vous préviens d'emblée, le site est un peu bordélique. Entre les filtres, les catégories (Développement, Outils, Data & AI, DevOps...), les tris par popularité ou mise à jour récente, et l'interface du tur-fu, faut un peu tâtonner au début. Mais une fois qu'on a pigé comment ça marche, c'est vraiment cool de pouvoir explorer tout ça au même endroit.

Le truc intéressant c'est que SkillsMP filtre automatiquement les repos de mauvaise qualité. Pour qu'un skill apparaisse, il faut minimum 2 étoiles sur GitHub. Ça évite de se retrouver avec des trucs abandonnés ou mal foutus. Y'a même un badge "Marketplace Ready" pour les skills qui ont un fichier marketplace.json bien configuré.

Pour installer un skill que vous avez trouvé, vous avez alors 3 options. Soit vous le mettez dans ~/.claude/skills/ pour l'avoir disponible partout sur votre machine. Soit vous le collez dans .claude/skills/ dans votre projet si vous voulez le partager avec votre équipe via Git. Soit vous passez par l'installation plugin avec une commande du genre /plugin marketplace add anthropics/skills.

La différence avec les commandes slash c'est que les skills sont "model-invoked". Ça veut dire que c'est Claude qui décide tout seul quand les utiliser en fonction du contexte de votre demande. Vous n'avez donc pas besoin de taper /truc pour activer un skill, il se déclenche automatiquement quand c'est pertinent.

Attention quand même, comme toujours avec du code open source venu d'Internet, les développeurs de SkillsMP le précisent bien, ils filtrent les repos pourris mais ça reste votre responsabilité de vérifier ce que vous installez. Un skill a accès à pas mal de trucs sur votre machine, donc prenez 2 minutes pour auditer le code avant d'installer un truc d'un développeur inconnu.

Bref, si vous passez beaucoup de temps sur Claude Code et que vous voulez découvrir ce que la communauté a créé comme extensions, SkillsMP c'est un bon point de départ. C'est gratuit, y'a pas besoin de compte, et ça vous évite de passer des heures à fouiller GitHub manuellement.

Un grand merci à Lorenper pour le partage !

Github Store - Un App Store qui pioche directement dans les releases GitHub

Par : Korben
18 décembre 2025 à 06:09

Parfois, c'est galère de chercher des logiciels sur GitHub... et je sais de quoi je parle car je passe littéralement mes journées à faire ça... Faut trouver un projet cool, faut aller dans les releases ou le compiler, l'installer, le tester et ensuite déterminer si ça vous sera utile avant de passer à la rédaction d'un article comme celui que vous êtes en train de lire.

J'adore faire ça mais aller digger Github, ça peut vite devenir pénible.

Alors ça tombe bien car voici un projet qui transforme GitHub en véritable App Store. Ça s'appelle Github Store , c'est disponible sur Android et desktop (Windows, macOS, Linux), et ça vous propose une interface propre qui présente les logiciels open source comme dans un store classique, avec des catégories, des screenshots, des descriptions, et un bouton pour installer en un clic.

Comme c'est bien pensé, l'application va automatiquement indexer les repos GitHub qui contiennent des binaires installables dans leurs releases. Elle filtre les vrais installeurs (.apk, .exe, .msi, .dmg, .pkg, .deb, .rpm) et ignore les archives de code source que GitHub génère automatiquement, du coup, vous ne voyez que les trucs que vous pouvez réellement installer.

L'interface est organisée avec des sections "Populaire", "Récemment mis à jour" et "Nouveautés" et vous pouvez aussi filtrer par plateforme pour ne voir que les apps compatibles avec votre système. Puis quand vous cliquez sur une app, vous avez tous les détails : nombre d'étoiles, forks, issues, le README complet rendu en markdown, les notes de release, et la liste des fichiers disponibles avec leur taille.

Pour qu'un repo apparaisse dans Github Store, il faut qu'il soit public, qu'il ait au moins une release publiée (pas de brouillon), et que cette release contienne un installeur dans un format supporté. Et y'a pas de soumission manuelle à faire, puisque tout est automatique.

Côté technique, c'est du Kotlin Multiplatform avec Compose pour l'interface. Sur Android, quand vous installez une app, ça délègue au gestionnaire de paquets natif et sur desktop, ça télécharge le fichier et l'ouvre avec l'application par défaut de votre système.

Vous pouvez vous connecter avec votre compte GitHub via OAuth. C'est pas obligatoire, mais ça permet de passer de 60 à 5000 requêtes par heure sur l'API GitHub, ce qui est bien si vous êtes du genre à explorer plein de repos.

L'app est dispo sur les releases GitHub du projet et aussi sur F-Droid pour Android. C'est sous licence Apache 2.0, donc vous pouvez en faire ce que vous voulez.

Attention quand même, les développeurs le précisent bien que Github Store ne fait que vous aider à découvrir et télécharger des releases. La sécurité et le comportement des logiciels que vous installez, c'est la responsabilité de leurs auteurs respectifs et la votre, donc comme d'hab, faites gaffe à ce que vous installez.

Un grand merci à Lorenper pour l'info !

Obsidenc - Du chiffrement parano en Rust pour vos dossiers sensibles

Par : Korben
17 décembre 2025 à 09:44

Vous avez des dossiers sensibles que vous aimeriez chiffrer avant de les balancer sur un cloud ou un disque externe ? Ça tombe bien, je vous ai trouvé un petit outil en Rust qui va vous plaire.

Obsidenc , c'est son nom, est un utilitaire de chiffrement que son créateur qualifie de "paranoid-grade". Et après avoir jeté un œil au code source, je peux vous dire que c'est pas du marketing puisque ce truc archive votre répertoire en TAR et le chiffre avec XChaCha20-Poly1305, un algorithme AEAD moderne qui assure à la fois la confidentialité et l'intégrité de vos données.

Côté dérivation de clé, ça utilise Argon2id conforme à la RFC 9106. Pour les non-initiés, Argon2id c'est l'algo qui a gagné le Password Hashing Competition et qui est spécifiquement conçu pour résister aux attaques par GPU et circuits spécialisés (ASIC). L'outil adapte automatiquement les paramètres à votre machine en utilisant 85% de votre RAM disponible (entre 512 Mo minimum et 2 Go maximum) afin de rendre le brute-force astronomiquement coûteux. Et si vous avez moins de RAM dispo, il compense en augmentant le nombre d'itérations.

C'est du code Rust bien propre qui utilise les bibliothèques cryptographiques RustCrypto (bien auditées par la communauté) et le code implémente des bonnes pratiques de sécurité comme le memory locking (mlock sur Unix, VirtualLock sur Windows) pour éviter que vos clés se retrouvent dans le swap, et le zeroize pour effacer la mémoire sensible après utilisation.

Vous compilez ça avec cargo build --release, puis pour chiffrer un dossier :

obsidenc encrypt ~/mon-dossier ~/mon-dossier.oen

Pour déchiffrer :

obsidenc decrypt ~/mon-dossier.oen ~/mon-dossier-dechiffre

Le mot de passe doit faire minimum 20 caractères (pas de négociation possible, déso pas déso) et vous devez le confirmer deux fois. Vous pouvez aussi ajouter un fichier de clé en plus du mot de passe pour du 2FA old-school.

L'outil a aussi quelques protections défensives sympas. Par exemple, il refuse les symlinks (vecteur d'attaque classique), limite le nombre de fichiers à 1 million et la longueur des chemins à 4096 caractères pour éviter les zip bombs. Sur les systèmes Unix, il vérifie même que votre fichier de clé n'est pas lisible par tout le monde (chmod 600 obligatoire).

Cet outil part du principe qu'un attaquant peut avoir accès à votre fichier chiffré et dispose de temps illimité pour tenter de le casser, du coup, tout est conçu pour rendre l'attaque offline la plus douloureuse possible.

Bref, si vous cherchez un moyen de sauvegarder vos dossiers sensibles de manière vraiment sécurisée avant de les balancer sur un cloud ou un disque externe, obsidenc fait le taf et en plus c'est open source (MIT/Apache 2.0) !

sqlit - Quand y'en a marre de lancer SQL Server Management Studio pour une requête

Par : Korben
17 décembre 2025 à 09:22

Vous aussi vous avez ce truc où vous devez juste faire un petit SELECT rapide sur votre base de données, et là vous lancez un monstre du genre SQL Server Management Studio ou DBeaver, vous attendez que ça se charge pendant 47 ans, que ça bouffe les 2 Go de RAM qu'il vous reste, et tout ça pour une requête de 3 lignes ?

Moi ça m'énerve profondément, j'avoue... Pas le temps, pas la patience !

Heureusement, y'a un dev qui en a eu encore plus marre que moi et qui a pondu sqlit . C'est une interface TUI (Terminal User Interface, je précise...) qui tourne direct dans votre terminal et qui supporte un paquet de bases de données différentes telles que PostgreSQL, MySQL, SQL Server, SQLite, MariaDB, Oracle, DuckDB, CockroachDB, Supabase, Turso... La liste est longue mais en gros, si ça parle SQL, sqlit sait s'y connecter.

Le truc est inspiré de lazygit , un client Git en TUI que beaucoup de devs adorent, ce qui fait qu'on retrouve cette approche "lazy" où l'interface se suffit à elle-même. Comme ça y'a pas besoin de mémoriser 150 raccourcis clavier, puidqu'il y a une aide contextuelle qui s'affiche et qui vous dit quoi faire, comme votre maman quand vous ne l'avez absolument pas sollicitée.

On a donc de l'autocomplétion SQL qui va chercher les noms de tables et de colonnes, un historique des requêtes par connexion (pratique pour retrouver cette requête chelou qu'on avait bidouillée y'a 3 semaines), et même la gestion des tunnels SSH intégrée pour se connecter à des bases distantes. Les utilisateurs de Vim seront contents aussi, car y'a un mode d'édition modal pour naviguer comme dans votre éditeur préféré.

Pour l'installer, c'est hyper simple :

pip install sqlit-tui

Et après vous tapez sqlit dans votre terminal et c'est parti. Les drivers pour chaque type de base de données s'installent à la demande la première fois que vous essayez de vous connecter. Donc pas de dépendances inutiles qui traînent si vous utilisez juste PostgreSQL par exemple.

Y'a aussi un mode CLI si vous voulez scripter vos requêtes :

sqlit query -c "MaConnexion" -q "SELECT * FROM Users" --format csv

Le seul truc naze je trouve, c'est le nom "sqlit" qui ressemble trop à SQLite. Bon courage pour googler des infos dessus... Je sais de quoi je parle, toutes les 2 semaines, y'a une entreprise Korben qui pop en voulant surfer sur mon buzz (ouais j'ai le melon, mdr) et qui passe toutes ses levées de fonds en adwords pour se positionner avant moi sur Google ^^. C'est couillon ^^.

Bref, si vous vivez dans le terminal et que vous en avez marre de lancer des client lourds juste pour un SELECT, c'est vraiment pratique.

Cordon - L'outil qui trouve les aiguilles dans vos meules de logs

Par : Korben
16 décembre 2025 à 10:31

Vous avez déjà passé des heures à éplucher des fichiers de logs de plusieurs millions de lignes pour trouver ce qui cloche ? Genre une pauvre erreur bizarre qui se produit une fois sur 100 000, noyée dans un océan de messages répétitifs et d'infos inutiles ? Moi, oui plein de fois !

Mais ça c'était avant de tomber sur Cordon !

Cordon est un outil en Python qui utilise des modèles de transformers et du scoring k-NN pour détecter les anomalies sémantiques dans vos logs. En gros, au lieu de chercher des mots-clés comme un bourrin avec grep, Cordon comprend le sens des messages et repère ce qui sort de l'ordinaire.

Les patterns répétitifs sont alors considérés comme du bruit de fond normal, même si ce sont des erreurs parce que si vous avez la même erreur FATALE qui se répète 10 000 fois, c'est probablement un problème connu. Et vous, ce que vous voulez trouver, c'est l'événement rare, celui qui se produit une seule fois et qui est sémantiquement différent du reste.

L'installation est simple comme bonjour. Un petit pip install cordon et c'est réglé. Pour l'utilisation de base, vous balancez juste votre fichier de logs en argument :

cordon system.log

Et hop, Cordon va analyser tout ça et vous sortir uniquement les trucs intéressants. Par défaut, il garde les 10% les plus "anormaux" sémantiquement. Vous pouvez ajuster ce pourcentage avec --anomaly-percentile 0.05 pour être plus sélectif (top 5%).

Sous le capot, ça utilise le modèle all-MiniLM-L6-v2 de sentence-transformers pour vectoriser les logs. Le fichier est découpé en fenêtres de N lignes (4 par défaut), chaque fenêtre est transformée en vecteur, puis un score de densité k-NN est calculé. Les fenêtres qui ont des vecteurs très différents du reste sont marquées comme anomalies.

Et si vous avez un GPU, Cordon peut l'utiliser automatiquement avec l'option --device cuda. D'après les benchmarks, ça donne un speedup de 5 à 15x sur le scoring pour les gros datasets. Sur des logs HDFS de 1 à 5 millions de lignes, l'outil arrive à réduire le volume de 98%. Autant dire que ça filtre sévère.

Y'a aussi un mode "range" qui est pratique pour explorer par tranches. Genre si vous voulez exclure le top 5% (trop bizarre, probablement du garbage) mais garder le top 5-15%, vous faites :

cordon --anomaly-range 0.05 0.15 app.log

Ça permet d'affiner l'investigation de manière itérative.

Pour les environnements conteneurisés, Cordon propose également une image Docker avec un backend llama.cpp au lieu de sentence-transformers. Pratique si vous voulez utiliser des modèles GGUF ou si vous êtes dans un contexte où les dépendances PyTorch posent problème.

L'outil peut aussi s'utiliser comme bibliothèque Python si vous voulez l'intégrer dans vos propres scripts :

analyzer = SemanticLogAnalyzer()
output = analyzer.analyze_file(Path("system.log"))

C'est top moumoute pour le prétraitement de logs avant de les balancer à un LLM (pour réduire le contexte), le triage initial de fichiers de logs inconnus, ou la découverte de patterns inattendus. Par contre, si vous cherchez une erreur spécifique que vous connaissez déjà, grep reste votre ami. Et si vous avez besoin d'un historique complet pour la conformité, oubliez Cordon qui est volontairement "lossy".

Notez qu'au premier lancement, Cordon téléchargera le modèle d'embedding (environ 80 Mo) donc ce sera un peu lent, mais ensuite, ça sera quasi instantané car les lancements suivants utiliseront le cache. Et si vos logs sont très verbeux avec de longues lignes, le modèle par défaut (256 tokens max) risque de tronquer les lignes, dans ce cas, passez à un modèle plus costaud comme BAAI/bge-base-en-v1.5 qui supporte 512 tokens avec le paramètre --model-name.

Voilà, j'espère que ça vous sera utile ! C'est open source sous licence Apache 2.0 et ça se trouve sur GitHub .

Pixel Snapper - L'outil qui répare le pixel art baveux des IA

Par : Korben
1 décembre 2025 à 11:21

Si vous avez déjà essayé de générer du pixel art avec une IA comme Midjourney ou le nouveau modèle Nano Banana Pro de Google, vous avez forcément remarqué ce problème : c’est moche de ouf ! Enfin non, c’est pas moche dans l’absolu, mais les pixels sont tout sauf alignés sur une grille propre. On se retrouve avec des trucs qui ressemblent à du pixel art de loin, mais qui sont en fait une bouillabaisse de pixels de tailles variables, mal placés, avec des anti-aliasing qui n’ont rien à faire là.

Heureusement pour nous, Pixel Snapper va nous aider à corriger tout ça en quelques secondes !

L’outil est développé par Hugo-Dz sur GitHub dans le cadre du projet Sprite Fusion. Vous balancez votre image de pixel art foireuse, et il recale automatiquement chaque pixel sur une grille propre comme ça, fini les pixels qui font du 1,3 × 0,8 au lieu de faire un beau carré 1 × 1 comme le bon dieu du rétro gaming l’a voulu.

Voici la différence… A gauche c’est l’image IA, et à droite, c’est l’image recalée comme il faut :

Le truc cool, c’est que l’outil préserve tous les détails de votre image, c’est à dire le dithering, les courbes, les petits trucs subtils que vous ne voulez pas perdre dans la conversion. C’est pas un outil qui va vous massacrer l’image en la pixelisant bêtement même si certaines couleurs sautent car faut pas dépasser les 16 couleurs.

Voilà, il analyse la structure et recale intelligemment chaque élément sur la grille cible en moins de 2 secondes. Y’a pas besoin de vous créer un compte et c’est sans limite.

En plus, c’est gratuit et open source, donc vous pouvez l’utiliser pour vos projets perso comme pour vos jeux commerciaux sans vous poser de questions. D’ailleurs si vous bossez avec Unity, Godot, Defold ou Flame, les assets générés sont directement utilisables dans vos projets.

Voilà, si vous utilisez des générateurs d’images IA pour créer des assets de jeux rétro et que vous en avez marre de passer des heures à recaler les pixels à la main, testez Pixel Snapper !

SponsorBlock – Gérez les sponsors YouTube à votre façon

Par : Korben
1 décembre 2025 à 08:25

Ce matin, vous vous êtes levé, motivé, vous vous êtes posé sur l’ordinateur, très concentré, pour vous lancer dans la réparation de votre aspirateur robot qui fait encore des siennes. Vous lancez le tutoriel YouTube et au bout de 3 minutes, d’un seul coup le mec pose son tournevis et se met à vous parler de sa gourde magique sponsorisée durant 90 longues secondes.

Grmpfff… Bon, après on va pas se mentir, les sponsors, c’est ce qui permet aux créateurs de vivre de leur passion et de continuer à produire du contenu gratuit dont vous vous goinfrez comme des petits cochons grassouillets. C’est le deal. Mais parfois, quand on est pressé ou qu’on enchaîne les tutos, on aimerait bien pouvoir zapper ces passages pour y revenir plus tard évidemment (ou pas ^^).

C’est là qu’intervient SponsorBlock, une extension open source qui permet de sauter automatiquement les segments sponsorisés dans les vidéos YouTube. Le principe : quand quelqu’un identifie un passage pub dans une vidéo, il le signale via l’extension, et ensuite tous les autres utilisateurs peuvent choisir de sauter automatiquement ce passage. C’est du crowdsourcing, et plus de 13 millions de personnes utilisent l’extension .

Bien sûr, si vous utilisez ce genre d’outil et que vous appréciez vraiment un créateur, pensez à le soutenir autrement. Que ce soit via un like, un partage, un abonnement à son Patreon, ou tout simplement en désactivant l’extension sur ses vidéos. Les sponsors, c’est souvent ce qui leur permet de bouffer et de continuer à créer du contenu de qualité. Cet outil est pratique, mais il ne faut pas oublier qu’il y a des humains derrière les vidéos.

Ceci étant dit, l’extension ne se limite pas qu’aux sponsors. Vous pouvez aussi la configurer pour sauter les intros interminables, les outros avec les rappels d’abonnement, ou même les passages non-musicaux dans les clips. L’extension affiche des segments colorés sur la timeline YouTube : du jaune pour les sponsors, du vert pour les intros, du bleu pour les outros, violet pour l’auto-promo, rose pour les intermissions… Vous choisissez ce que vous voulez skipper et ce que vous gardez.

Niveau stats, les utilisateurs ont soumis plus de 17 millions de segments et il y a un système de votes qui permet d’évaluer la qualité des signalements, donc les segments mal identifiés finissent par disparaître.

L’extension est dispo sur tous les navigateurs classiques : Chrome, Firefox, Edge, Safari, Opera… Et si vous êtes sur mobile, y’a des solutions aussi. Par exemple sous Android, des apps comme ReVanced intègrent SponsorBlock nativement. Sur iOS, y’a une app dédiée pour Safari. Enfin, pour les plus geeks d’entre vous, des ports existent pour MPV, Kodi, les TV connectées, Android TV, et même Chromecast.

Côté vie privée, la base de données est publique et n’importe qui peut la télécharger ou l’auditer. Le développeur principal, Ajay Ramachandran, a même mis en place un système de requête qui préserve la vie privée, donc l’extension ne sait pas quelle vidéo vous regardez quand elle interroge le serveur.

Voilà, si vous passez beaucoup de temps sur YouTube et que vous cherchez à optimiser votre temps de visionnage, SponsorBlock peut vous intéresser. C’est gratuit et open source.

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