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Il menace un agent du renseignement en parlant à ChatGPT, le RAID débarque chez lui

Un Strasbourgeois de 37 ans a été interpellé par le RAID après avoir formulé des menaces dans une conversation avec ChatGPT. OpenAI a signalé les propos au FBI, qui a transmis l'alerte aux autorités françaises via la plateforme Pharos.

L'affaire a été classée sans suite, mais elle montre que les échanges avec les chatbots ne sont pas vraiment privés.

Des menaces repérées par OpenAI

Les faits remontent au 3 avril. L'homme a indiqué à ChatGPT vouloir acheter un pistolet Glock pour "tuer un agent du renseignement de la CIA, du Mossad ou de la DGSI". Les propos ont été détectés par les systèmes de modération d'OpenAI, qui applique depuis 2024 une politique claire : si une conversation présente un risque de violence physique, l'entreprise peut transmettre les échanges aux forces de l'ordre.

Ici, OpenAI a alerté le FBI, qui a relayé l'information aux autorités françaises via Pharos, la plateforme de signalement en ligne gérée par l'OCLCTIC.

Le RAID intervient, aucune arme trouvée

L'intervention a eu lieu au domicile de l'homme, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Le RAID est entré sans incident et n'a trouvé aucune arme sur place. L'homme a été placé en garde à vue puis libéré le lendemain.

Il a expliqué être schizophrène, en rupture de traitement depuis deux ans, et avoir voulu "tester la fiabilité et la surveillance de l'intelligence artificielle" plutôt que planifier quoi que ce soit. Le parquet de Strasbourg a classé l'affaire sans suite et l'homme a été hospitalisé d'office en psychiatrie.

Vos conversations avec les chatbots ne sont pas privées

Cette affaire est un bon rappel pour tous les utilisateurs de ChatGPT et d'autres assistants IA. OpenAI le dit dans ses conditions d'utilisation : les conversations peuvent être analysées, et dans certains cas transmises à la police.

Depuis février 2024, l'entreprise a perturbé plus de 40 réseaux qui enfreignaient ses règles. Et le mécanisme est rapide : entre les propos tenus à Strasbourg et l'intervention du RAID, il s'est visiblement passé très peu de temps. La coopération entre OpenAI, le FBI et les autorités françaises a fonctionné en quasi temps réel.

C'est le genre d'histoire qui fait réfléchir. On parle quand même d'un type qui tape des menaces dans un chatbot depuis chez lui et qui voit le RAID débarquer à sa porte quelques heures plus tard. Ici l'affaire s'est bien terminée, l'homme avait visiblement besoin de soins et pas d'un Glock.

Mais ça pose une question très concrète : est-ce que tous les utilisateurs de ChatGPT, Claude ou Gemini ont bien conscience que leurs conversations sont surveillées et peuvent remonter aux autorités de n'importe quel pays ? On imagine bien que non.

Source : Vosges Matin

These Old Bike Frames Upcycled Into Armchairs Are The Coolest Thing You’ll See Today

Most upcycling projects ask you to forget what something used to be. Omri Piko Kahan’s bike frame chairs ask the opposite. The geometry is still unmistakably a bicycle frame, the head tube, the top tube, the triangulated rear triangle, all of it present and accounted for, just oriented sideways and asked to hold a person instead of propel one. Kahan, an industrial designer based in Israel, builds lounge chairs from pairs of retired frames, and the whole point is that the donor material remains fully readable, repurposed without being disguised.

Structurally, the approach is clean and considered. Each frame pair is positioned symmetrically, fork and chainstay ends touching the floor as legs, the top tube running horizontally as an armrest. A slung seat and backrest in leather or canvas complete the form. The result has the relaxed posture of a Barcelona chair and the material honesty of something that was clearly built, not styled.

Designer: Omri Piko Kahan

Bicycle frames are absurdly overbuilt for what Kahan is asking them to do. A modern aluminum road frame is engineered to survive repeated impact loads from a rider pushing 300 watts through rough tarmac, and it does that while weighing somewhere between 1,000 and 1,400 grams. The structural surplus in that kind of engineering is enormous, which is why two of them positioned as a chair frame and asked to support a seated adult is, from a load-bearing standpoint, almost comically within spec. The geometry does the rest. Bicycle frames already resolve forces through triangulated sections, and a lounge chair asks for exactly that kind of lateral and compressive stability.

What Kahan has figured out is the orientation problem. Flip a frame on its side and the existing tube angles don’t automatically produce a useful chair geometry. The fork legs and chainstay ends need to hit the floor at the right height relative to each other, the top tube needs to land at armrest height, and the whole thing needs to produce a seat rake that doesn’t pitch you forward or swallow you whole. The matched top tube angles across both frames in the Cube and Trek build suggest this took real iteration, because they align with a precision that reads as deliberate rather than lucky. Filed fillets at the junctions and a custom setback upper support holding the sling confirm someone was paying close attention to finish quality.

The two builds photographed so far, one pairing a blue Cube road frame with a Trek, another combining a GT Transeo 3.0 with what appears to be a Supreme-branded MTB frame, show how much the donor bikes drive the final character of each piece. The GT build in particular has a longer wheelbase geometry that gives the chair a wider, more reclined stance than the Cube version. Kahan is taking custom orders, with pricing worked out per commission, which makes sense given that no two donor frame combinations will produce the same structural or ergonomic outcome.

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L'Allemagne transforme des cafards en espions cyborgs

Vous pensiez que les cafards servaient juste à vous faire flipper quand vous allumez la lumière de la cuisine de votre Airbnb à 3h du mat (Oui c'est une histoire vraie que j'ai vécue) ?

Hé bien une startup allemande a décidé de leur donner une seconde vie un peu plus... stratégique. SWARM Biotactics , fondée en 2024 et basée à Kassel, développe des cafards de Madagascar équipés de mini sacs à dos bourrés d'électronique pour des missions de reconnaissance militaire.

Le concept c'est assez dingue quand on y pense car ces cafards siffleurs de Madagascar (les gros qui font du bruit, vous voyez le genre...) sont équipés de petits sacs à dos de 15 grammes contenant des caméras, des microphones, un radar Doppler et des modules de communication sécurisés. L'objectif c'est de descendre à 10 grammes pour optimiser leur mobilité, mais ces bestioles peuvent déjà transporter une charge utile significative.

Y'avait exactement ça dans le film Le Cinquième Élément, j'sais pas si vous vous souvenez.

Et le truc encore plus fou c'est leur système de contrôle. Des électrodes sont fixées sur les antennes du cafard pour stimuler sa navigation naturelle. En gros, quand on active l'électrode gauche, le cafard pense qu'il y a un obstacle de ce côté et tourne à droite. C'est Dora l’exploratrice version télécommandée, le bordel.

Alors pourquoi des cafards plutôt que des drones classiques ou des petits vieux trépanés ? Hé bien parce que ces petites bêtes sont quasi indestructibles. Elles résistent à la chaleur, aux produits chimiques, aux radiations, et peuvent se faufiler dans des endroits où aucun robot ne pourrait passer. Que ce soit des décombres après un tremblement de terre, des zones contaminées, des bâtiments effondrés... Tout comme BHL, le cafard s'en fout, il passe.

Et la startup ne compte pas s'arrêter au contrôle individuel. Elle développe des algorithmes pour coordonner des essaims entiers de cafards cyborgs de manière autonome. Ça représente des dizaines, voire de centaines d'insectes opérant ensemble, du coup ça ressemble de plus en plus à un épisode de Black Mirror, mais c'est bien réel.

SWARM travaille déjà avec la Bundeswehr, l'armée allemande, pour tester ses cafards sur le terrain. Et c'est vrai que contexte géopolitique aide pas mal car avec la guerre en Ukraine, l'Allemagne repense sérieusement sa défense et s'intéresse à ce genre de technologies alternatives. En juin, la startup a levé 10 millions d'euros en seed, portant son financement total à 13 millions d'euros.

Pour l'instant, SWARM se concentre donc sur la défense et la reconnaissance donc pas question de transformer les cafards en kamikazes avec des explosifs, même si Wilhelm reconnaît que les applications pourraient évoluer "légalement" à l'avenir. Et au-delà du militaire, il voit aussi un potentiel pour les opérations de sauvetage, comme envoyer des cafards dans des bâtiments effondrés pour localiser des survivants.

Voilà, les premiers déploiements opérationnels à grande échelle sont prévus pour dans 18 à 24 mois alors d'ici là, si vous croisez un cafard avec un truc bizarre sur le dos, c'est peut-être pas une bonne idée de l'écraser...

Source

SkiftOS - Recoder la roue c'est chouette aussi

Créer un système d’exploitation complet from scratch pour s’amuser, c’est le genre de projet un peu foufou qu’on ne voit plus tellement aujourd’hui. Pourtant SkiftOS existe !

SkiftOS c’est un OS écrit entièrement depuis zéro, et pas un n-ième fork de Linux ou d’une distribution BSD. Non, c’est un vrai OS avec son propre kernel, son interface graphique et même les bases d’un moteur de navigateur web.

J’ai découvert ce projet en me baladant sur les Top GitHub et ça m’a rappelé cette époque d’avant ma naissance où créer son OS était un genre de rite de passage pour tous les développeurs passionnés. Sauf qu’ici, on n’est plus dans les années 70 et le projet utilise du C++20 moderne avec une architecture microkernel très propre.

Et malgré son statut de projet “hobby”, il fonctionne réellement. Il tourne pour le moment sur du hardware x86_64 et l’équipe travaille sur le support RISC-V.

L’architecture modulaire du projet est d’ailleurs particulièrement bien pensée. Chaque module a son petit nom, c’est rigolo. Hjert gère le microkernel avec les fonctions essentielles telles que la gestion mémoire, l’ordonnancement et l’IPC (Inter-Process Communication). Karm fournit la bibliothèque C++ de base sans dépendre de la STL (Standard Template Library) . KarmUI propose un framework d’interface réactive. Hideo s’occupe du bureau et de l’environnement graphique. Et Vaev ambitionne de devenir un moteur de navigateur web complet.

Pour compiler tout ça, l’équipe a également développé CuteKit, leur propre système de build qui gère les dépendances et la cross-compilation. Bah oui, quand on réinvente un OS, autant réinventer aussi tous les outils pour le construire.

Cette approche “tout fait maison” rend en tout cas le projet fascinant d’un point de vue pédagogique. Car oui le code source est disponible sur GitHub donc si vous voulez comprendre comment fonctionne un OS moderne sans vous perdre dans les millions de lignes de code de Linux ou de Windows (pour les vieilles versions qui ont leakée), c’est une excellente opportunité pour apprendre. Pas besoin donc d’être Microsoft ou Apple pour développer un système d’exploitation fonctionnel.

Faut “juste” de la motivation, du temps, des compétences en C++ moderne, et surtout l’envie de construire quelque chose de différent.

Vous l’aurez compris, SkiftOS ne remplacera probablement jamais votre OS principal, c’est clair mais pour les développeurs curieux qui veulent comprendre les entrailles d’un système d’exploitation, ou pour ceux qui cherchent un projet open source technique sympa où contribuer, c’est une sacrée mine d’or.

Et qui sait, peut-être que dans quelques années on parlera de SkiftOS comme on parle aujourd’hui des débuts de Linux…

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