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À partir d’avant-hierKorben

Un agent IA chinois a trouvé près de 1 000 failles inédites, dont certaines dans Microsoft Office

23 avril 2026 à 11:27

360 Digital Security, la filiale cybersécurité du géant chinois Qihoo 360, revendique environ mille vulnérabilités inédites déterrées par un agent IA maison baptisé Vulnerability Discovery Agent. 

L'annonce, faite le 22 avril, cite nommément Microsoft Office et le framework open source OpenClaw parmi les logiciels touchés. Le chiffre est donné sur un seul cycle de campagne.

Mille failles non documentées en un seul cycle de recherche, ça fait un peu tourner la tête. Ce type d'agent fonctionne en boucle pour scanner massivement les bases de code, trier ce qui est potentiellement exploitable, et valider les candidats avant publication interne.

Plus tôt dans l'année, 360 avait déjà présenté un autre outil dédié à la construction automatisée de chaînes d'exploitation. L'un déterre les failles, l'autre fabrique le code qui les utilise.

Mis bout à bout, ça donne une ligne de production offensive entièrement pilotée par IA, que l'équipe 360 décrit comme une réponse directe au projet Mythos d'Anthropic, qui fait le même pari côté occidental mais en mode défense.

Le vrai souci, c'est le devenir de ces 1 000 failles. Si toutes ont été remontées aux éditeurs concernés, tant mieux. 360 affirme d'ailleurs avoir utilisé les canaux de divulgation responsables, mais sans publier de calendrier de patch.

Sauf que l'entreprise est connue pour ses liens étroits avec le ministère chinois de la Sécurité d'État, et plusieurs de ses chercheurs ont déjà été soupçonnés par le passé de garder pour l'État ce qu'ils trouvaient. Du coup, l'annonce met les équipes de sécurité occidentales quelque peu en alerte.

Microsoft, qui patche Office tous les mois pour des failles trouvées à la main, va probablement devoir accélérer le rythme si ce genre de scan industriel se généralise. En pratique, la chasse aux vulnérabilités est en train de changer d'échelle.

On passe de quelques failles trouvées par un chercheur humain sur plusieurs semaines à un agent qui en déniche des centaines en quelques jours. Et la logique économique derrière est folle : un seul opérateur bien outillé peut désormais couvrir ce qu'il fallait avant à une équipe complète.

Bref, le mur est tombé côté IA offensive. Et les éditeurs qui patchent à la main ont un vrai problème de cadence face à un scan automatisé à cette échelle.

Source : Bloomberg

Plus de 1 000 environnements cloud infectés après une attaque sur le scanner Trivy

Par : Korben
25 mars 2026 à 13:30

Un groupe de pirates a compromis Trivy, un scanner de vulnérabilités open source très utilisé dans les pipelines de développement. Résultat : plus de 1 000 environnements SaaS infectés par un malware qui vole des clés API, des identifiants cloud et des tokens GitHub.

Un scanner de sécurité devenu vecteur d'attaque

Trivy est un outil open source maintenu par Aqua Security. Il sert à détecter des failles, des mauvaises configurations et des secrets exposés dans du code, et il est intégré dans les chaînes de déploiement continu (CI/CD) d'un très grand nombre d'entreprises. Le groupe TeamPCP a réussi à compromettre la version 0.69.4 de Trivy en exploitant une mauvaise configuration dans le composant GitHub Action du projet.

En février, ils ont volé un token d'accès privilégié, et ce token n'a jamais été correctement révoqué. En mars, les attaquants l'ont utilisé pour injecter du code malveillant directement dans le projet, en poussant des images Docker et des versions GitHub vérolées vers les utilisateurs.

Le résultat : 75 des 76 tags de trivy-action ont été remplacés par des versions malveillantes.

La contamination s'étend

L'attaque ne s'est pas arrêtée à Trivy. Le même groupe a aussi compromis liteLLM, une bibliothèque Python qui sert d'interface pour les modèles de langage et qui est présente dans 36 % des environnements cloud.

Ils ont aussi touché KICK (un outil d'analyse statique de Checkmarx) et déployé CanisterWorm, un ver qui se propage via des paquets npm vérolés. Le malware installé est un infostealer qui extrait les clés API, les identifiants de bases de données, les tokens GitHub et toute information sensible accessible dans l'environnement de build.

Mandiant, la branche cybersécurité de Google, estime que plus de 1 000 environnements SaaS sont actuellement compromis, et que ce chiffre pourrait grimper à 10 000. TeamPCP travaillerait avec le groupe Lapsus$, connu pour ses attaques contre Microsoft, Nvidia et Uber.

Des révélations à la conférence RSA

Les détails de l'attaque ont été rendus publics lors de la conférence RSA. Le chercheur en sécurité Paul McCarty a été le premier à tirer la sonnette d'alarme, suivi par les équipes de Socket, Wiz et Aikido.dev. Aqua Security a vu ses 44 dépôts GitHub internes défacés, avec une exposition du code source et des configurations CI/CD.

L'affaire montre à quel point les outils de sécurité open source, quand ils sont mal protégés, peuvent devenir le point d'entrée idéal pour une attaque à grande échelle.

C'est quand même un comble : un scanner de vulnérabilités qui devient lui-même le vecteur d'une attaque. Le fait qu'un simple token non révoqué ait suffi pour compromettre toute la chaîne montre que la sécurité des projets open source reste un vrai sujet. Et quand on sait que liteLLM est présent dans plus d'un tiers des environnements cloud, on mesure l'ampleur du problème...

Source : The Register

CodeMender - L'IA de DeepMind qui patche vos failles de sécu toute seule

Par : Korben
7 octobre 2025 à 07:17

Je sais pas si vous avez vu ça hier mais Google DeepMind vient de sortir CodeMender , un agent IA qui repère et corrige automatiquement les failles de sécurité dans votre code. L’outil analyse les vulnérabilités, génère les patches, vérifie qu’ils cassent rien, et soumet le tout aux mainteneurs de projets open source.

D’après leurs premiers retours, en 6 mois, CodeMender a déjà upstreamé 72 correctifs de sécurité sur des projets qui comptent jusqu’à 4,5 millions de lignes de code.

Pour bien comprendre comment ça fonctionne, CodeMender fonctionne sur deux modes. Il y a le mode réactif qui patche instantanément les nouvelles vulnérabilités découvertes, avec de l’analyse de programme avancée et un système multi-agents qui évalue la correction sous tous les angles. Et le mode proactif qui réécrit le code existant pour utiliser des structures de données et des APIs plus sécurisées, en appliquant par exemple des annotations de compilateur comme -fbounds-safety qui ajoutent des vérifications de limites automatiques.

L’outil s’appuie sur Gemini Deep Think , l’un des modèles de raisonnement avancé de Google et CodeMender combine plusieurs techniques d’analyse : static analysis pour repérer les patterns suspects dans le code source, dynamic analysis pour observer le comportement à l’exécution, fuzzing pour balancer des inputs aléatoires et voir ce qui casse, differential testing pour comparer le code modifié avec l’original, et des solveurs SMT pour vérifier formellement certaines propriétés du code.

Le truc intéressant avec CodeMender, c’est le process de validation. L’agent utilise ce qu’ils appellent un “LLM judge” qui vérifie que le patch proposé ne casse pas les fonctionnalités existantes. Le système compare l’original et la version modifiée, détecte les différences, et valide que le changement corrige bien la vulnérabilité sans y introduire des régressions. Et si un problème est détecté, CodeMender s’auto-corrige et retente sa chance.

Par exemple, CodeMender a bossé sur la libwebp , une bibliothèque de compression d’images utilisée un peu partout. L’IA ainsi après analyse, appliqué des annotations -fbounds-safety sur certaines parties du code et quand ces annotations sont présentes, le compilateur ajoute alors automatiquement des vérifications de limites qui empêchent un attaquant d’exploiter un buffer overflow ou underflow pour exécuter du code arbitraire. Ce n’est donc pas juste un patch ponctuel, mais une vraie protection structurelle contre toute une classe de vulnérabilités.

Les 72 patches déjà soumis couvrent des projets open source variés, certains vraiment massifs avec plusieurs millions de lignes et les patches générés par CodeMender passent par une review humaine avant d’être définitivement validés. Pour le moment, les chercheurs de DeepMind contactent un à un les mainteneurs des projets pour leur proposer les correctifs mais l’objectif final c’est de sortir CodeMender sous la forme d’un outil utilisable par tous les dev.

Le process de validation de CodeMender vérifie quatre critères sur chaque patch : il doit corriger la cause racine de la vulnérabilité, être fonctionnellement correct, ne provoquer aucune régression dans les tests existants, et respecter les conventions de style du projet. C’est donc pas juste du patching bourrin, car l’outil essaie de générer du code qui s’intègre proprement dans la base existante.

Ce qui différencie CodeMender d’autres outils de static analysis classiques, c’est surtout l’autonomie complète. Des outils comme Coverity ou SonarQube sont très cools car ils détectent les vulnérabilités et vous disent où elles sont, mais c’est à vous de les corriger. Alors que CodeMender va jusqu’au bout : détection, génération du patch, validation, et soumission. Le système gère aussi la complexité de très gros projets, ce qui est pas donné à tous les outils d’analyse.

Bon, évidemment, pour l’instant Google commence prudemment mais comme je vous le disais, l’idée à terme, c’est que CodeMender tourne en continu sur vos repos, détecte les nouvelles CVE qui matchent avec votre code, génère les patches, et vous les propose directement dans vos PR. Un peu comme un Dependabot mais pour les failles de sécu…

J’ai hâte que ça sorte en public !

Source

Des chercheurs crackent la sécurité des eSIM - 2 milliards de puces vulnérables au clonage

Par : Korben
11 juillet 2025 à 08:42

Très mauvaise nouvelle les amis… Des chercheurs polonais viennent de péter la sécurité des eSIM et ça fait froid dans le dos puisqu’on parle de 2 milliards de puces compromises qui permettent de cloner votre carte SIM à distance.

L’équipe de Security Explorations, un labo de recherche en sécurité basé en Pologne, vient en effet de publier leurs trouvailles et c’est pas joli joli puisqu’ils ont réussi à exploiter une vulnérabilité dans les puces eSIM de Kigen, un des plus gros fournisseurs du marché.

Développeurs, attention à l'empoisonnement de vos IA !

Par : Korben
22 avril 2025 à 10:30

Si vous faites partie des 97% de dev à grosses lunettes qui utilisent des assistants IA comme GitHub Copilot, Windsurf ou Cursor, ce que vous allez lire va probablement flinguer votre journée…

Et oui parce que si vous pensiez que votre assistant IA préféré était votre meilleur atout pour coder, sachez que des chercheurs en sécurité viennent de découvrir qu’en réalité, tous ces outils pourraient se comporter en cheval de Troie placé directement dans votre IDE. Et le plus flippant c’est que vous ne verriez absolument rien venir, même en scrutant le code ligne par ligne.

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