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  • ElixirOffice - Une suite libre pour ceux qui ont du mal à quitter Office
    Gaël Duval , le créateur de Mandrake Linux et de /e/OS, vient de sortir ElixirOffice , une suite bureautique libre conçue pour tous ceux qui n'ont jamais voulu quitter Microsoft Office. Elle permet d'éditer les fichiers Word, Excel et PowerPoint, ainsi que leurs équivalents OpenDocument sans perdre les utilisateurs grâce à un joli menu ruban, des menus et des raccourcis clavier d'Office. Côté moteur, c'est celui d' ONLYOFFICE , passé par
     

ElixirOffice - Une suite libre pour ceux qui ont du mal à quitter Office

15 octobre 2026 à 01:55

Gaël Duval , le créateur de Mandrake Linux et de /e/OS, vient de sortir ElixirOffice , une suite bureautique libre conçue pour tous ceux qui n'ont jamais voulu quitter Microsoft Office. Elle permet d'éditer les fichiers Word, Excel et PowerPoint, ainsi que leurs équivalents OpenDocument sans perdre les utilisateurs grâce à un joli menu ruban, des menus et des raccourcis clavier d'Office.

Côté moteur, c'est celui d' ONLYOFFICE , passé par Euro-Office , le fork dont je vous avais parlé en avril. Ce dernier est conçu pour s'intégrer dans un autre produit et a déclaré travailler seulement sur des applis mobiles et de bureau , alors qu'ElixirOffice en livre déjà une, sous licence AGPL v3. L'idée vient d'ailleurs de la compagne de Gaël Duval, enseignante, qui retournait toujours à Microsoft Office parce que les alternatives libres la déroutaient.

Le projet reprend ainsi jusqu'aux détails de Word avec les mêmes onglets, la touche Alt pour les raccourcis du ruban, la mini barre d'outils, et le projet annonce même avoir repris les +200 raccourcis Word en tout cas sous Windows. Il mesure aussi la fidélité de mise en page sur un corpus de documents, version après version, pour contrôler que ça ne dérive pas et embarque des polices libres de mêmes dimensions que celles de Microsoft pour que les sauts de ligne et de page ne bougent pas.

L'éditeur de texte en français, avec le ruban façon Word et la recherche centrée en haut

Côté vie privée, il n'y a aucune télémétrie, et l'IA (dispo uniquement dans le traitement de texte pour le moment) reste éteinte tant que vous n'avez pas branché un modèle compatible OpenAI (un Ollama sur votre ordi fera l'affaire).

Il existe actuellement 2 versions d'ElixirOffice :

La version Desktop qui comme son nom l'indique est l'appli de bureau permettant d'ouvrir, éditer et enregistrer les DOCX, XLSX, PPTX, ODT, ODS et ODP. Mais également d'exporter en PDF vos documents et surtout fonctionnant hors ligne, sans compte. Cette version est dispo pour Windows, macOS (Apple Silicon uniquement), et en AppImage + .deb pour Linux.

Et la version serveur qui est en réalité une image Docker fonctionnant en HTTPS, et permettant de faire de l'édition de documents dans le navigateur, de la coédition en temps réel, et de disposer d'une connexion à un Murena Workspace ou à un Nextcloud. Notez que si vous optez pour cette version, faudra mettre en place votre propre système d'authentification ou la derrière un VPN puisqu'elle n'a pas encore de système de comptes users.

Le tableur

Voilà, c'est un chouette démarrage que je vous encourage à tester si vous êtes allergique à LibreOffice et autres forks. Maintenant en version appli de bureau, il lui manque encore le publipostage, la comparaison de documents, l'historique des versions, les fichiers protégés par mot de passe, l'ouverture et l'édition des PDF, les macros et les signatures numériques... Mais ça viendra, soyez patient.

Dernier point important pour la transparence, ElixirOffice a été lancé et supervisé par Gaël Duval mais est développé à l'aide de divers grands modèles de langage qui travaillent comme agents de code sous sa direction, avec des tests automatiques et des revues à chaque changement.

Merci à Gaël Duval pour le partage !

Source : ElixirOffice sur GitHub

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  • OpenCNC3D - Le Command & Conquer de la N64 revit sur PC et Mac
    La version Nintendo 64 de Command & Conquer, c'était une drôle de bestiole. Sortie en 1999 et portée par Looking Glass Studios, elle reprenait le RTS de Westwood avec des unités, des bâtiments et un terrain en vraie 3D. Pour ma part, je ne l'ai jamais testé à l'époque (moi j'étais sur PC) mais ça va pouvoir changer puisque c'est ce que le projet OpenCNC3D fait revivre sous la forme d'un programme Windows et macOS. Pour y parvenir, le mystérieux dev qui s'occupe de ce projet,
     

OpenCNC3D - Le Command & Conquer de la N64 revit sur PC et Mac

15 octobre 2026 à 01:26

La version Nintendo 64 de Command & Conquer, c'était une drôle de bestiole. Sortie en 1999 et portée par Looking Glass Studios, elle reprenait le RTS de Westwood avec des unités, des bâtiments et un terrain en vraie 3D. Pour ma part, je ne l'ai jamais testé à l'époque (moi j'étais sur PC) mais ça va pouvoir changer puisque c'est ce que le projet OpenCNC3D fait revivre sous la forme d'un programme Windows et macOS.

Pour y parvenir, le mystérieux dev qui s'occupe de ce projet, a repris la logique de jeu de Tiberian Dawn, dont EA a publié le code source sous licence GPL en 2020, puis y a collé les modèles 3D, les textures, le terrain et même la caméra à l'identique en les extrayant de la cartouche originale. Le tout est ensuite redessiné par un moteur de rendu écrit pour l'occasion, avec les menus et les sons des CD de la version MS-DOS de 1995.

Derrière ce projet se cacherait d'après les rumeurs, Frederik Schreiber , le patron de Slipgate Ironworks, le studio de Tempest Rising. C'est en tout cas ce qu'affirme le site Command & Conquer Saga, puisque le dépôt est signé freschism3000, un pseudo proche de son compte X, Freschism.

Côté contenu, vous retrouverez les 36 missions de campagne GDI et Nod, 27 missions Special Ops et 67 cinématiques d'origine, alors que la version N64 les avait tristement remplacées par des images fixes. Et il y a aussi du neuf, à commencer par le multijoueur en réseau dispo jusqu'à huit joueurs, que la cartouche n'avait pas, plus le mode escarmouche contre l'ordinateur et un éditeur de cartes.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La v0.8.0, sortie le 10 octobre dernier, ajoute également trois nouveaux rendus. Classic, c'est l'image plate en 320x200 du jeu de 1995, N64, celle de la cartouche, et Enhanced, ce sont les bâtiments refaits et peints à la main, les véhicules et les soldats remodélisés, ainsi que de l'herbe qui ondule et des bruits d'ambiance. Et vous pouvez passer de l'un à l'autre en pleine partie sans souci.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Je vous préviens quand même, maintenant que vous êtes bien hypé, le dépôt GitHub du projet , sous GPL v3, ne contient aucune donnée du jeu. Donc pour le faire tourner, vous devez en théorie fournir le dump de votre propre cartouche européenne et vos CD MS-DOS de 1995... Mais bon, comme les paquets du site, eux, livrent le jeu complet , sans la bénédiction d'EA, vous pourrez y jouer même sans ça. Oui, on est dans un genre de zone grise totale ce qui veut dire que ça pourrait, comme tout ce qui est beau dans ce monde, se faire shooter du jour au lendemain par les ayants droits.

C'est gratuit avec installeur pour Windows mais également une version universelle Apple Silicon et Intel pour macOS. Et ça tourne à 60 images par seconde jusqu'en 4K ! La vie est belle !

Un grand merci à Command & Conquer Saga pour le tuyau !

Source : Command & Conquer Saga

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  • MacSpace - Nettoyez ce qui se cache dans les données système de votre Mac
    Si vous avez jeté un œil au stockage de votre Mac sous macOS 27 récemment, vous avez forcément croisé ce gros bloc "Données système" que Réglages Système ne vous explique jamais vraiment en détail. Mais c'était sans compter sur MacSpace , une appli libre qui s'attaque justement à ce truc-là, et qui s'occupe également au passage des modèles d'Apple Intelligence histoire de gagner un peu de place. En réalité, "Données système" n'est pas un dossier mais tout le bordel et l'espace don
     

MacSpace - Nettoyez ce qui se cache dans les données système de votre Mac

13 octobre 2026 à 03:00

Si vous avez jeté un œil au stockage de votre Mac sous macOS 27 récemment, vous avez forcément croisé ce gros bloc "Données système" que Réglages Système ne vous explique jamais vraiment en détail.

Mais c'était sans compter sur MacSpace , une appli libre qui s'attaque justement à ce truc-là, et qui s'occupe également au passage des modèles d'Apple Intelligence histoire de gagner un peu de place.

En réalité, "Données système" n'est pas un dossier mais tout le bordel et l'espace dont macOS a besoin. Mais quand on creuse un peu, on peut découvrir grâce à MacSpace à quoi tout ceci correspond dans le détail.

Données système ventilé par catégorie, avec l'historique des versions marqué Irréversible

Le bouton "Libérer" supprimera alors ce qui ne craint pas. Je pense aux caches des applications fermées, les rapports de diagnostic et de plantage datés de plus de 7 jours, et les ressources système inutilisées. De son côté, l'historique des versions de vos documents a son propre bouton, marqué "Irréversible" puisque les anciennes versions partent pour de bon. En effet, n'espérez pas retrouver ce que vous avez supprimé avec MacSpace dans la corbeille.

Notez bien que pour ces ressources système, comme pour les fichiers marqués purgeables et les modèles d'IA, ce n'est pas MacSpace qui s'occupe de la suppression. L'app confie ce travail à CacheDelete, l'outil de purge que macOS lance lui-même quand le disque est presque plein, sans toutefois indiquer quels fichiers il emporte. Mais bon, vous ne prendrez pas grand risque puisque ces fichiers se téléchargeront ou se créeront à nouveau s'ils redeviennent nécessaires, et MacSpace ne touchera bien sûr jamais à vos documents, à Photos, à Mail ni à Messages.

Le module "Autres fichiers système" retirera aussi du Mac les copies locales de vos fichiers OneDrive ou iCloud Drive, qui resteront dans le cloud et reviendront dès que vous les ouvrirez.

Et puis il y a Apple Intelligence dont je vous parlais il y a quelques jours avec l'outil RemoveMacAI , qui supprime les modèles restés sur le disque et bloque leur retour avec un profil renvoyant leurs téléchargements vers un port local fermé. Hé bien MacSpace passe par une autre porte puisqu'il règle Siri sur une langue différente de celle du Mac, ce qui suffit à macOS pour décider qu'Apple Intelligence n'est pas dispo. MacSpace peut alors purger les modèles, qui peuvent peser 12 Go si pas plus.

Attention quand même, ça veut dire que Siri ne vous parlera plus dans la langue de votre Mac. Et avec la synchronisation iCloud de Siri activée, ce changement de langue débarquera aussi sur votre iPhone et votre iPad. MacSpace vous prévient bien sûr et vous montre comment couper cette synchro. Pour revenir en arrière, il suffit après de rebasculer l'interrupteur pour retrouver votre langue et votre voix Siri d'origine (macOS pourra alors retélécharger les modèles).

Le dernier module, Debloat, aligne 14 switchs pour couper la télémétrie, les publicités personnalisées, Siri AI ou l'indexation de vos données par Apple Intelligence, dont 6 via un profil de configuration à approuver une fois. Et comme macOS rallume certains réglages tout seul (l'identifiant publicitaire revient à peu près chaque jour, d'après le développeur), MacSpace vérifie toutes les 15 minutes tant qu'il tourne et coupe à nouveau ce que macOS a rallumé, hors règles du profil.

Les switchs de Debloat et le bouton "Tout activer"

Pour réussir à faire tout ça, MacSpace installe un daemon système qui n'exécute que des opérations inscrites dans son code et n'accepte que des clients signés par la même équipe. L'app n'a aucune télémétrie, et ne se sert du réseau que pour ses mises à jour.

Côté config, il vous faut évidemment un Mac Apple Silicon sous macOS 27. C'est gratos, sous licence MIT, dispo en français, et ça s'installe soit en DMG, soit via Homebrew comme ceci :

brew install --cask 1architect/macspace/macspace

Dernier détail, il n'y a pas de désinstalleur donc avant de virer l'app, appuyez sur "Tout activer" dans Debloat et rallumez Apple Intelligence si vous l'aviez coupé, sinon les réglages modifiés resteront en place.

Source : MacSpace sur GitHub

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  • J'ai testé les 12 clones gratuits d'Adobe et de Microsoft
    Depuis quelques jours c'est l'effervescence sur le net car l'équipe d'ArtCraft a mis en ligne sur GitHub, 12 logiciels GRATUITS qui ont pour mission de remplacer TOUS les outils payants que nous sommes très nombreux à utiliser. Ces nouveaux logiciels s'appellent PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, PdfCraft, EffectCraft, DesignCraft, WordCraft, SoundCraft, DeckCraft, CADCraft et GridCraft. Et ces Crafting Apps sont des réécritures "propres" en Rust et natives pour macO
     

J'ai testé les 12 clones gratuits d'Adobe et de Microsoft

13 octobre 2026 à 01:05

Depuis quelques jours c'est l'effervescence sur le net car l'équipe d'ArtCraft a mis en ligne sur GitHub, 12 logiciels GRATUITS qui ont pour mission de remplacer TOUS les outils payants que nous sommes très nombreux à utiliser.

Ces nouveaux logiciels s'appellent PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, PdfCraft, EffectCraft, DesignCraft, WordCraft, SoundCraft, DeckCraft, CADCraft et GridCraft. Et ces Crafting Apps sont des réécritures "propres" en Rust et natives pour macOS, Windows et Linux d'incontournables comme Adobe Photoshop, Microsoft Word, Avid Pro Tools ou encore Autodesk AutoCAD.

Maintenant pour réussir à publier 12 clones d'outils aussi iconiques en quelques jours, l'équipe derrière le projet ne s'est évidemment pas tapé tout à la main, vous vous en doutez... De nombreux commits de PhotoCraft sont par exemple co-signés "Claude Opus 3.5" ou "Codex". Hé oui, les ravages de l'IA qui a reçu pour consigne de refaire à l'identique par exemple Photoshop avec les mêmes menus, les mêmes raccourcis, et le même comportement.

J'ai mis un peu de temps à me décider d'installer tout ça pour tester parce que tous ces outils, depuis que l'IA est entrée dans ma vie, bah je n'en ai plus vraiment besoin. Mais bon, faut bien que je fasse mon taf à un moment ou à un autre ^^ alors j'ai pris le temps de tout installer sur mon Mac pour voir ce que ça donne...

Déjà l'installation passe par l'ArtCraft Launcher, signé par une société nommée Learning Machines LLC , qui installe chaque app en quelques secondes depuis les releases GitHub, après avoir contrôlé son empreinte SHA-256. Au total, en installant tout, j'ai fini avec 1,7 Go d'applications, ce qui est vraiment peu, je trouve.

Voici à quoi ressemble ce launcher :

Le launcher en vue tableau, avec sa colonne "Inspirée de" et la mention des marques en bas

J'ai donc commencé par PhotoCraft en ouvrant le PSD de mon propre logo, soit 7 calques et tous se sont bien chargés, même les calques techniques comme ceux concernant la lumière, la densité des couleurs, etc. En plus, j'ai été surpris mais l'interface est entièrement en français, avec des menus identiques à ceux qu'on retrouve sur Photoshop jusqu'au "Filtre Camera Raw". J'ai ensuite comparé le rendu de l'outil à l'image fusionnée que Photoshop avait enregistrée dans le fichier, et 100 % des pixels correspondent. Et quand je réenregistre en PSD mon fichier, celui-ci garde ses sept calques et se rouvre à l'identique.

C'est assez impressionnant, je suis bluffé...

Mon logo PSD dans PhotoCraft, avec ses sept calques et leurs modes de fusion

WordCraft, lui, reprend le menu "ruban" de Word jusqu'aux onglets Mailings et Zotero, et mon document de test (avec titres, gras, italique, accents, liste et tableau) s'affiche impecc. Par contre, l'interface reste en anglais et le correcteur souligne tout mon french en rouge par défaut.

WordCraft et mon document de test, sous un ruban calqué sur celui de Word

De son côté, le tableur GridCraft, quant à lui, a passé une épreuve un peu plus dure puisque dans mon classeur j'ai enregistré des formules SUM, AVERAGE et MAX mais sans leur résultat. Hé bien lui les a recalculées de lui-même sans une erreur !

GridCraft a recalculé seul les totaux, la moyenne et le maximum de mon classeur

Pour le reste, PdfCraft a parfaitement lu mon PDF de trois pages, VectorCraft a affiché correctement un SVG avec courbes et texte s'il vous plait, DeckCraft a affiché mes trois diapos PowerPoint de test, et CADCraft respecte totalement les proportions d'un plan DXF.

CADCraft et mon plan DXF, avec un ViewCube et une ligne de commande façon AutoCAD

De son côté, DesignCraft (le clone InDesign) sait ouvrir un fichier IDML sur 2 colonnes, césure comprise, en signalant les erreurs et les polices manquantes. Enfin, pour l'image et le son, LightCraft permet d'importer un dossier de JPEG, SoundCraft charge un WAV stéréo dans la joie et la bonne humeur, et FilmCraft tout comme EffectCraft importent des vidéo MP4 sans problème (j'ai testé uniquement avec des vidéos de quelques secondes.)

Les 6 autres apps que j'ai lancé en test avec les fichiers de l'essai, et entre parenthèses le logiciel dont chacune s'inspire

Attention quand même, tout ce que j'ai ouvert là, ce sont des formats qui ont été documentés publiquement. Si vous essayez d'ouvrir des projets After Effects et Premiere, ça ne passera pas. EffectCraft ne sait pas ouvrir les .aep, et FilmCraft ne lit pas encore les .prproj. Après SoundCraft n'échange encore aucune session en AAF ou en OMF, et CADCraft perd à l'enregistrement les entités qu'il ne gère pas.

Voilà, donc si le format proprio PSD passe aussi bien, c'est parce qu'Adobe en a publié les specs depuis longtemps.

Voilà pour mon petit test... Ce que je peux vous dire c'est que le boulot accompli est vraiment impressionnant, mais que les outils sont assez inégaux dans leur maturité. Après rien d'inquiétant car ça avance très très vite entre les contributions et l'IA. Donc pour le moment, ça ne remplacera pas Photoshop si vous êtes un pro de cet outil. Mais pour des gens comme moi qui en ont un usage très ponctuel, c'est le pied !

FilmCraft, son projet de démo et ma vidéo de test importée en bas à gauche

Maintenant, la question que je me suis posé, c'est qui finance tout ce bordel ?

Parce que même si c'est l'IA qui fait en grande partie le taf, faut bien payer les tokens ! Et bien, derrière le projet, il y a Brandon Thomas, qui se présente sur GitHub comme fondateur d'ArtCraft, de Storyteller.ai et de FakeYou. FakeYou, c'est un site de voix synthétiques de célébrités, sur lequel le Garante italien (la CNIL italienne, quoi...) avait ouvert une enquête en 2022. Et visiblement c'est soutenu par le fonds Pebblebed qui liste ArtCraft dans son portefeuille . Bref, après le clonage de voix, on dirait bien que Brandon est passé au clonage de logiciels. Le garçon a de la suite dans les idées...

Maintenant la thune générée par ArtCraft, provient de leur studio d'images et de vidéos par IA avec des abonnements qui coûtent entre 96 et 576 dollars par an. Cela donne droit à des crédits de génération sur Nano Banana, Seedance ou Kling. Mais rassurez-vous, les Crafting Apps, elles, ne sont pas monétisées.

Maintenant mettre tous ces clones en open source, c'est une excellente idée je trouve car d'un point de vue "code", ça les rend immortels (suffit de cloner le dépôt) et surtout, les contributeurs qui apportent des fonctionnalités et des corrections de bug le font avec leur temps et... leurs tokens... Bah oui.

Donc quelque part, la communauté ArtCraft finance aussi une bonne partie du dev...

Reste la question du droit d'auteur bien sûr puisque concernant le code, le droit européen est très clair. En effet la directive de 2009 sur les logiciels protège ce qui est écrit, mais pas les idées qui se cachent derrière une interface, et elle laisse donc à quiconque le droit d'utiliser un programme, et de le décortiquer en le faisant tourner pour l'analyser. De plus, en 2012, l'arrêt SAS Institute a précisé que ce que fait un logiciel et le format de ses fichiers ne sont pas protégés. Et comme ArtCraft affirme n'utiliser ni code, ni shaders, ni assets propriétaires, ils sont clean, sauf si Microsoft ou Adobe arrivent à prouver le contraire.

Là où ça peut coincer, je pense, c'est au niveau de l'interface puisque fin 2010, la même Cour a estimé qu'une interface graphique , à défaut d'être protégée comme du code, peut l'être comme n'importe quelle œuvre, dès lors qu'elle est originale ! Or chez ArtCraft, il est dit qu'ils ont étudié Photoshop pour son comportement et son apparence et rien d'autre... Oui, son apparence... donc là y'a peut-être une faille ?

Bref, pour le moment rien n'indique que le code viole le droit d'auteur, mais l'interface et la manière de se présenter sont risquées.

Maintenant si vous voulez vous faire votre propre avis, rendez-vous sur getartcraft.com .

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  • ONLYOFFICE 10 - L'IA partout, mais seulement si vous la voulez
    -- En partenariat avec ONLYOFFICE -- ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !! Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça
     

ONLYOFFICE 10 - L'IA partout, mais seulement si vous la voulez

12 octobre 2026 à 09:52
-- En partenariat avec ONLYOFFICE --

ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !!

Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça !

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La grosse nouveauté, vous vous en doutez, c'est bien sûr l'IA, qui arrive dans les 4 outils sous la forme d'un seul onglet dédié avec un chat intégré. Vous pouvez ainsi lui demander au choix de rédiger du texte pour vous, de résumer ce que vous avez la flemme de relire mais également de traduire dans la langue de votre choix, de corriger vos erreurs de grammaire et d'orthographe ou encore de mettre en forme directement votre contenu.

Et comme cette IA tient compte du contexte du document, vous pouvez lui poser des questions par exemple sur un looong PDF, lui faire générer et expliquer une formule un peu compliquée dans le tableur, ou transformer une simple idée en keynote de 2h pour votre prochain TEDx ^^, notes du présentateur comprises.

Dans l'éditeur PDF, le chat IA propose ses requêtes toutes prêtes : résumer, traduire, corriger, créer une table des matières

Cette fonctionnalité IA embarque aussi plusieurs prompts tout faits qui couvrent les demandes les plus courantes. Mais vous pouvez aussi enregistrer les vôtres pour les rejouer d'un clic plus tard, créer des actions rapides pour un besoin ponctuel (du genre changer le ton d'un texte, par exemple) ou vous monter un super assistant qui travaillera en continu pendant que vous chillez à la machine à café et qui réagira à vos modifs pendant que vous écrivez.

Notez que ces deux dernières fonctionnalités ne sont pas encore disponibles pour l'instant, ailleurs que dans le traitement de texte.

La création d'un assistant IA dans le traitement de texte, ici avec un prompt qui extrait décisions et actions d'un compte rendu de réunion

Maintenant, la question que vous vous posez sûrement, c'est où partent vos documents ?

Eh bien ça dépend de la façon dont vous utilisez ONLYOFFICE. Si vous l'utilisez dans le cloud, le service ONLYOFFICE AI repose sur OpenRouter et il faut donc recharger votre wallet pour l'activer (ouaip, c'est payant). Par contre, sur votre serveur à vous, il suffit de brancher le modèle que vous voulez, y compris un modèle qui tourne en local, et dans ce cas, vos documents ne quitteront pas votre infra.

Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, c'est vous qui choisissez le modèle par défaut que vous voulez utiliser et bien sûr, attribuer d'autres modèles secondaires à d'autres tâches précises.

Et si l'IA vous donne des boutons, sachez qu'ONLYOFFICE a écouté les retours de ses utilisateurs et l'a totalement retirée des versions open source. Donc si vous êtes en mode open source et que vous voulez de l'IA, faudra l'installer en plus (mais ça reste possible). Desktop Community, la version libre de l'application de bureau, la propose ainsi en module complémentaire facultatif, que vous n'ajoutez que si vous en avez envie.

Cette 10.0 introduit aussi des applications gratuites sous licence AGPL v3, que vous activez selon vos besoins : Des agents IA qui automatisent votre espace de travail avec de la recherche intelligente, une base de connaissances personnalisée avec des serveurs MCP, des formulaires de collecte des données suivi d'une analyse des réponses, un système de fichiers qui centralise le stockage et les droits d'accès, et des espaces de collaboration sécurisés, jusqu'aux salles de données virtuelles pour les documents confidentiels.

Dans le cloud, tout ceci est actif par défaut, et sur un serveur, une seule commande suffit à les installer.

Dans les éditeurs, c'est le PDF qui récupère les nouveautés les plus pratiques puisqu'il sait maintenant effacer les métadonnées et autres informations cachées d'un fichier avant de l'envoyer, mais aussi régler la bordure, le fond et l'opacité de vos annotations, et quand vous modifiez le texte d'un PDF, les tableaux sont reconnus tout seuls, ce qui évite de reconstruire les lignes et les colonnes à la mano.

Les signatures, quant à elles, s'enregistrent une seule fois et peuvent ensuite être réutilisées dans d'autres formulaires. C'est pratique pour signer des papiers vite fait sans avoir à imprimer > signer > numériser. Moi, j'utilise que ça tout le temps.

Avant de partager un PDF, cette fenêtre efface ses métadonnées et ses informations cachées

Dans le traitement de texte, quand c'est en mode collaboratif, vous pouvez ainsi suivre le curseur d'un collègue en temps réel pendant la coédition. L'option "Conserver avec le suivant" évite également qu'un titre se retrouve tout seul en bas de page, séparé de son contenu, et l'écriture de droite à gauche est plus fiable. Le tableur, lui, va plus vite, notamment sur des fonctions comme SUMIF ou COUNTIFS qui ont été optimisées. Il vous indique également où placer chacune des constantes dont vous avez besoin pendant que vous tapez une formule. Et surtout, une jolie petite bordure animée vous montre ce que vous venez de copier.

Bref, c'est super pratique au quotidien !

Pendant la saisie d'une formule, une bulle indique la place de l'année, du mois et du jour dans la fonction DATE

Pour les présentations, il y a de nouveaux modes d'affichage (plan, lecture...), des options d'impression bien plus complètes et surtout l'export de vos diapos en GIF ou en vidéo, ce qui est bien pratique pour les partager sur vos réseaux sociaux.

Et dans toute la suite, vous pouvez aussi ouvrir les fichiers .ofd, enregistrer un tableur au bon vieux format .xls et convertir une image SVG en forme modifiable.

Et c'est sans compter sur la communauté d'ONLYOFFICE qui apporte aussi de nouveaux plugins, comme Antidote pour l'orthographe et la grammaire, Curly ou Salesforce, le tout rangé dans un gestionnaire de plugins refait au propre pour cette nouvelle release.

Les deux fenêtres d'export d'une présentation, en animation GIF ou en vidéo

Côté sécurité, ONLYOFFICE annonce environ 35 vulnérabilités corrigées, et promet un billet détaillé sur le sujet prochainement.

L'application de bureau Desktop Editors gagne une page d'accueil repensée, des sections Modèles et Clouds revues, une intégration avec Odoo et des retouches visuelles sous Linux pour que ce soit un peu plus joli pour les amateurs de libre.

Quant aux applis gratuites pour iOS et Android, elles ont le droit à un assistant IA qui accepte de nouveaux fournisseurs comme Grok et DeepSeek, et également droit au remplissage automatique des formulaires par IA et à la saisie vocale (C'est le genre de fonction dont je peux vraiment plus me passer, moi, la saisie vocale).

Voilà, si vous voulez voir tout ça vous-même, c'est super simple ! Il vous suffit de passer par le cloud d'ONLYOFFICE, d'installer les applications de bureau ou alors si vous êtes un petit peu chaud de déployer la version serveur chez vous pour tout garder au chaud à la maison.

Découvrir ONLYOFFICE 10.0

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  • Ventoy - La clé de secours du Steam Deck rejoint vos ISO
    Ventoy , je vous en ai déjà parlé à de multiples reprises et vous connaissez ça mieux que moi ! C'est cet outil open source qui transforme une clé USB en clé bootable sur laquelle vous glissez vos ISO comme de simples fichiers, sans avoir à reformater à chaque fois. Et ça c'est super pratique puisque comme ça, au démarrage de votre ordi, vous avez un menu qui vous laisse choisir sur quoi démarrer... Windows 10 ? Windows 11 ? Un Linux ? Mais il lui manquait tout de
     

Ventoy - La clé de secours du Steam Deck rejoint vos ISO

9 octobre 2026 à 09:59

Ventoy , je vous en ai déjà parlé à de multiples reprises et vous connaissez ça mieux que moi ! C'est cet outil open source qui transforme une clé USB en clé bootable sur laquelle vous glissez vos ISO comme de simples fichiers, sans avoir à reformater à chaque fois. Et ça c'est super pratique puisque comme ça, au démarrage de votre ordi, vous avez un menu qui vous laisse choisir sur quoi démarrer... Windows 10 ? Windows 11 ? Un Linux ? Mais il lui manquait tout de même quelque chose ! Pouvoir lancer SteamOS !

Et c'est chose faite depuis aujourd'hui puisque Ventoy vient de se voir ajouter du support, encore expérimental certes, des images de récupération de SteamOS, c'est à dire celles que Valve propose sur son site d'assistance de Steam afin de réinstaller la console.

Le souci avec SteamOS venait de l'image elle-même, qui n'est pas une ISO mais un fichier .img contenant un disque GPT brut, et que Ventoy ne parvenait pas à démarrer convenablement. Mais c'était sans compter sur matte-schwartz, un des contributeurs au projet qui a proposé un correctif en juillet, sur lequel le développeur de Ventoy a ensuite apporté ses propres optimisations avant de l'intégrer définitivement dans le projet.

Par contre, "cuidado con el ISO" car Valve distribue cette image compressée, en .img.bz2 ou en .img.zip, et Ventoy ne lit PAS le .img.bz2. Donc vous devrez d'abord décompresser ce truc .img (avec bunzip2 pour le .bz2, par exemple), puis la copier sur la clé avec le reste.

L'autre gros morceau de cette nouvelle version de Ventoy concerne Linux. Maintenant, quand vous booterez une distrib live direct depuis votre clé USB, la partition qui contient vos ISO sera accessible directement depuis la barre latérale du gestionnaire de fichiers. Et ça c'est cool !

Cette partition Ventoy porte aussi désormais un nom stable, /dev/mapper/VentoyPart, et les icônes de disque en double qui encombraient la barre latérale de certaines distributions ont totalement disparu ! Et si la vôtre n'est pas dans la liste et vous répond "device busy", ne stressez pas, suffit juste de monter /dev/mapper/VentoyPart à la mano.

Et s'il n'existe pas, lancez ces deux commandes puis réessayez :

sudo udevadm trigger
sudo udevadm settle

Voilà et pour le reste des news, cette 1.1.18 corrige le démarrage de la bêta de Fedora 45, la vérification de version du Secure Boot qui échouait avec Windows et WinPE, ainsi que la persistance qui lâchait de temps en temps sous Ubuntu Desktop. Et CloneZilla peut maintenant monter la partition des ISO lui aussi.

Si ça vous chauffe de mettre à jour, récupérez la version sur la page GitHub de la release , puis passez par la mise à jour plutôt que par une nouvelle installation, comme ça vos ISO resteront alors en place.

Source : Neowin

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  • OpenMouse - Réglez votre souris gaming depuis le navigateur
    Si vous avez la chance de rentrer de manif avec vos 2 mains, parce que hé, "c'est la démocratie", voici un outil qui va vous intéresser ! Ça s'appelle OpenMouse et c'est un configurateur de souris gaming qui fonctionne direct dans le navigateur. Vous branchez votre souris, vous ouvrez le site dans Chrome ou Edge, et vous réglez le DPI, le polling rate, et les boutons et le RGB (selon ce que votre modèle sait faire). L'outil n'envoie aucune donnée à l'extérieur et en plus, c'est g
     

OpenMouse - Réglez votre souris gaming depuis le navigateur

6 octobre 2026 à 03:55

Si vous avez la chance de rentrer de manif avec vos 2 mains, parce que hé, "c'est la démocratie", voici un outil qui va vous intéresser ! Ça s'appelle OpenMouse et c'est un configurateur de souris gaming qui fonctionne direct dans le navigateur. Vous branchez votre souris, vous ouvrez le site dans Chrome ou Edge, et vous réglez le DPI, le polling rate, et les boutons et le RGB (selon ce que votre modèle sait faire).

L'outil n'envoie aucune donnée à l'extérieur et en plus, c'est gratuit et sous licence AGPL. Maintenant, est-ce que ça va fonctionner avec votre souris ? C'est la grande question ! La liste du projet suit actuellement 746 appareils, dont 232 sont taggés comme "Compatible", c'est-à-dire confirmés fonctionnels avec un driver enregistré. Les autres sont des modèles demandés par la communauté, ou qui attendent un test matériel ou un driver.

Chez Logitech par exemple, la G502, la MX Master 3S et la G Pro X Superlight en font partie. Chez Razer, la DeathAdder V3 et la Viper V3 Pro aussi, mais la Basilisk V3 attend encore un test sur du vrai matériel.

Après, "Compatible" ne veut pas dire que tout se règle direct. La Corsair Nightsword RGB est marqué comme tel et pourtant, elle est en lecture seule (il faut fermer l'outil iCUE avant), et plusieurs autres modèles de la marque affichent "Driver nécessaire".

Et si vous avez une Razer sous Windows ?

Alors là, il vous faudra un utilitaire en plus car depuis Chrome 153, une page web ne peut plus toucher à la souris via l'interface que Razer utilise. En effet, Chrome a corrigé un bug Windows qui, d'après le billet d'OpenMouse daté du 12 septembre dernier, laissait cet accès ouvert depuis des années. Les Razer ont donc cessé de s'y connecter, ce qui fait que pour le projet, la seule solution c'est Bridge , un utilitaire optionnel qui s'installe sur l'ordi et qui permet de faire le lien entre la souris et l'app web.

Bridge est cool parce qu'elle permet aussi d'utiliser OpenMouse sous Firefox (Safari n'est pas encore supporté), ainsi que d'appliquer un profil de réglages au lancement d'un jeu, ou encore de vous prévenir quand la batterie de votre souris sans fil passe sous 20 %.

Par contre, c'est encore une bêta donc il n'y a aucune garantie ! À tester !

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  • PipePipe - Un fork de NewPipe qui zappe les pubs
    PipePipe est un client Android libre qui permet de regarder YouTube, mais aussi les plateformes asiatiques comme NicoNico et BiliBili. Vous l'aurez compris, c'est un fork de NewPipe que son auteur a sorti début 2022 pour le développer de son côté avec les trucs dont il avait envie. Comme PipePipe ne reprend pas les mises à jour de NewPipe et ne lui en envoie pas non plus, cela veut dire qu'un changement fait dans NewPipe n'arrive pas forcément dans PipePipe et vice versa. Ceci ét
     

PipePipe - Un fork de NewPipe qui zappe les pubs

29 septembre 2026 à 03:06

PipePipe est un client Android libre qui permet de regarder YouTube, mais aussi les plateformes asiatiques comme NicoNico et BiliBili. Vous l'aurez compris, c'est un fork de NewPipe que son auteur a sorti début 2022 pour le développer de son côté avec les trucs dont il avait envie. Comme PipePipe ne reprend pas les mises à jour de NewPipe et ne lui en envoie pas non plus, cela veut dire qu'un changement fait dans NewPipe n'arrive pas forcément dans PipePipe et vice versa.

Ceci étant dit, ce qui va vous intéresser, c'est qu'il intègre avant tout le fameux SponsorBlock , une base collaborative qui recense les passages sponsorisés des vidéos pour les sauter tout seul comme un grand. Ça fonctionne aussi bien sur YouTube comme sur BiliBili.

Vous avez aussi Return YouTube Dislike qui ne sert pas à grand chose mais qui permet de retrouver l'ancien compteur de pouces baissés de Youtube, ainsi que les titres d'origine visible à la place des titres "traduits" de Youtube (beurk).

Et vous pouvez aussi y masquer les (poom poom) Shorts, les vidéos payantes ou tout ce qui contient un mot-clé de votre choix ou en provenance d'une chaîne dont vous ne voulez plus entendre parler !! Et pour ceux qui écoutent plus qu'ils ne regardent, il y a même un mode lecteur de musique en arrière-plan avec, s'il vous plait, minuteur de sommeil, histoire que ça ne tourne pas toute la nuit.

Le panneau SponsorBlock de PipePipe, avec les segments repérés dans la vidéo et l'interrupteur pour les sauter

Alors peut-être que ça ne vous touche une sans faire bouger l'autre, mais par exemple SponsorBlock, l'équipe de NewPipe n'en veut pas afin de ne pas pénaliser les créateurs de contenu.

Après, attention si vous filtrez la pub au niveau du DNS, avec un Pi-hole, un AdGuard Home ou NextDNS. Ces trucs-là bloquent parfois les domaines googleapis.com / google.com, ce qui fait planter la lecture de YouTube. Donc, il faut les mettre dans votre liste d'exceptions, plutôt que de stopper tout le filtrage si ça ne marche pas la lecture sur votre téléphone. Et si ça foire toujours le wiki du projet liste d'autres causes, comme le blocage anti-bot de YouTube.

Côté compte, PipePipe n'en demande aucun et ne synchronise absolument rien vers un cloud quelconque. Tous vos abonnements, votre historique et vos playlists restent stockées bien au chaud sur votre smartphone. Et surtout, ce que j'apprécie, c'est que la connexion à YouTube est facultative. En fait, il n'est conseillé de l'activer que lorsque vous rencontrez des blocages IP ou une limite liée à votre âge, ah et aussi pouvoir extraire de l'audio à partir des vidéos de ce que j'ai compris.

Voilà, pour ceux qui utilisent des Tubular qui, malheureusement, est à l'arrêt , c'est peut-être une bonne alternative, tout comme BravePipe qui intègre lui aussi SponsorBlock.

Voilà, pour installer BravePipe, il vous faudra Android 6 minimum et vous rendre sur la fiche F-Droid ou directement télécharger l'APK sur GitHub .

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  • Openpilot - La NHTSA passe les boîtiers de Comma au crible
    La NHTSA, l'agence américaine chargée de la sécurité routière, a ouvert le 21 septembre dernier une enquête préliminaire sur les boîtiers Comma et sur openpilot, le logiciel open source qui tourne dessus. En cause, 5 accidents signalés où la voiture a percuté un véhicule arrêté ou roulant lentement dans sa propre voie. Deux de ces accidents ont causé la mort de trois personnes au total et onze autres ont été blessés. Pour ceux qui débarquent, Comma, c'est la boîte fondée en 2015
     

Openpilot - La NHTSA passe les boîtiers de Comma au crible

24 septembre 2026 à 02:06

La NHTSA, l'agence américaine chargée de la sécurité routière, a ouvert le 21 septembre dernier une enquête préliminaire sur les boîtiers Comma et sur openpilot, le logiciel open source qui tourne dessus. En cause, 5 accidents signalés où la voiture a percuté un véhicule arrêté ou roulant lentement dans sa propre voie. Deux de ces accidents ont causé la mort de trois personnes au total et onze autres ont été blessés.

Pour ceux qui débarquent, Comma, c'est la boîte fondée en 2015 par George Hotz, alias Geohot. Son boîtier embarque des caméras, se branche sur le faisceau de la voiture et s'appuie sur les capteurs d'origine pour maintenir la vitesse et la trajectoire.

Et la NHTSA, Comma connaît déjà puisqu'en 2016, avant de la laisser vendre le Comma One, son premier boîtier, l'agence américaine a exigé des réponses à 15 questions (conception, tests, sécurité...) forçant Hotz à volontairement en annuler la sortie pour un mois plus tard, mettre openpilot en opensource sur Github.

Sauf que cette fois, les boîtiers sont déjà en service partout aux Etats-Unis et dans le monde. Dans son résumé d'enquête, l'agence recopie les promesses du site de comma (installation en un quart d'heure, conduite "hands free" sur la voiture que vous avez déjà, des heures sans reprendre le volant...etc), pour ensuite, juste après, ajouter l'avertissement du même site, qui exige un conducteur attentif et prêt à reprendre la main à tout moment.

Maintenant, les rapports d'accident déposés par Comma + un de Honda, montrent des situations très différentes. L'un des deux accidents mortels, c'est un RAV4 de 2022 qui a percuté en février, en Louisiane, une voiture de police stoppée sur la voie, gyrophares allumés, d'après ce que raconte la police de l'État . Et ce RAV4 faisait tourner FrogPilot, un fork d'openpilot, qui aurait été engagé. Dans son rapport, Comma écrit qu'elle ne peut rien dire de plus sur un logiciel tiers, et qu'elle a conservé les données à la demande de la NHTSA.

L'autre accident mortel, TechCrunch n'a pas pu l'identifier à partir des rapports cités. Pour deux autres, en revanche, les rapports sont bien plus bavards. En septembre 2025, dans le Missouri, une Honda Accord de 2020 a embouti une Chevrolet arrêtée à un carrefour. C'est le régulateur de Honda qui gérait la vitesse, openpilot ne tenant que le volant, et le conducteur a déclaré s'être endormi après avoir calé ce régulateur à 80 mph, soit environ 130 km/h. Et en juillet, dans l'Utah, une Corolla de 2021 sous openpilot 0.11.0, dont comma a elle-même vérifié qu'il était engagé, roulait à 56 mph, soit 90 km/h, juste avant de percuter une voiture.

Démêler tout ça, accident par accident, c'est le boulot de l'enquête, qui évaluera aussi les performances du système et les garde-fous censés garantir une utilisation sûre. Chez Comma, c'est notamment une caméra qui surveille le conducteur et l'alerte quand il arrête de porter son regard sur la route. Quant au fork mis en cause, l'agence américaine devra analyser ce qu'il partage avec openpilot, sachant que Comma interdit déjà aux forks de brider cette surveillance, sous peine d'être bannis de ses serveurs, eux et leurs utilisateurs.

Pour la suite, il va falloir être patient... L'enquête ouverte en 2021 sur l'Autopilot de Tesla , après des collisions sur des lieux d'intervention des secours, a débouché fin 2023 sur un rappel de plus de 2 millions de voitures, corrigées à distance avec des alertes renforcées pour garder le conducteur attentif. Et celle ouverte en avril 2024 sur le BlueCruise de Ford, après deux accidents mortels contre des véhicules arrêtés, n'a toujours abouti à aucun rappel.

Moi, ce que je peux vous dire, c'est que sur openpilot, il y a deux modes possibles. Il y a le mode par défaut qui gère le latéral, c'est-à-dire les mouvements du volant, et le mode latéral + longitudinal qui gère à la fois les mouvements du volant ET la vitesse de la voiture.

Ce second mode est expérimental et n'est pas suffisamment fiable pour être utilisé autrement qu'en conditions de tests avec une extrême vigilance, car effectivement, la caméra seule du Comma (et son IA) ne permet pas à 100 % de toujours correctement évaluer la vitesse du véhicule qui se trouve devant. Autrement quand on est en mode latéral seul, C'est le radar de la voiture (l'ADAS d'origine quoi) qui détermine si la voiture doit freiner ou pas.

Et ça, c'est côté constructeur que ça se passe.

Donc, ces histoires de collision avec des véhicules arrêtés en pleine voie, à priori, pour moi, ce sont des erreurs humaines. C'est-à-dire que ce sont des gens qui ont activé l'autopilot du Comma comme ils auraient activé un régulateur de vitesse, et qui n'ont pas pris la peine de surveiller la route pour voir si un véhicule était arrêté ou à vitesse basse devant eux. Ça reste de la conduite autonome de niveau 2, donc ça demande une vigilance de tous les instants.

On aurait eu, je pense, exactement le même problème avec un régulateur de vitesse engagé à 130 km/h sur l'autoroute avec une voiture complètement stoppée devant nous. La voiture se mettrait à freiner, mais trop tard et la collision serait inévitable à une telle vitesse. Surtout que sur ce genre de système, on peut aussi régler les distances de sécurité / de détection et donc réduire aussi (volontairement) les distances de freinage.

Mais bon, en attendant que l'enquête tranche, si vous roulez avec openpilot, en France comme ailleurs puisque le logiciel fonctionne dans n'importe quel pays , sachez qu'un véhicule arrêté dans votre voie fait partie des situations où le régulateur peut ne pas fonctionner comme prévu.

Donc gardez le pied prêt à freiner dès qu'un bouchon ou un accident se profile devant vous, les deux mains sur le volant et le regard fixé sur la route car ce n'est pas un jeu...

Source : TechCrunch

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  • Mighty DOOM - Bethesda l'a éteint mais ses joueurs l'ont rallumé
    Mighty DOOM, le petit shoot roguelite que Bethesda avait sorti sur mobile en mars 2023, tourne de nouveau !! Alors bien sûr pas sur les serveurs officiels, qui sont éteints depuis deux ans, mais sur un serveur monté et hébergé par des fans, qui ont refait tout le boulot à la main. Mais avant, pour ceux qui ont raté un épisode, en fait, le jeu est mort parce
     

Mighty DOOM - Bethesda l'a éteint mais ses joueurs l'ont rallumé

22 septembre 2026 à 06:00

Mighty DOOM, le petit shoot roguelite que Bethesda avait sorti sur mobile en mars 2023, tourne de nouveau !! Alors bien sûr pas sur les serveurs officiels, qui sont éteints depuis deux ans, mais sur un serveur monté et hébergé par des fans, qui ont refait tout le boulot à la main.

Mais avant, pour ceux qui ont raté un épisode, en fait, le jeu est mort parce que Microsoft a fermé Alpha Dog Games, le studio qui le développait, en mai 2024, c'est-à-dire en même temps qu'Arkane Austin et Tango Gameworks (le studio de Redfall et celui de Hi-Fi Rush... tout ça le même jour, l'hécatombe). Et ce qui devait arriver arriva, puisque trois mois plus tard, le 7 août 2024, les serveurs de Mighty DOOM se sont arrêtés.

Et ce n'est pas rien parce que le jeu avait quand même été téléchargé 7,6 millions de fois sur mobile...

C'est pour ça que le projet Mighty Resurrection a décidé de redistribuer lui-même un APK Android du jeu. Il nécessite Android 10 minimum et il pointe directement sur le serveur de la communauté, dont le compteur annonçait déjà au moment d'écrire ces lignes, 449 comptes enregistrés.

Au-delà de l'APK "client", ce qui est cool, c'est qu'en face, il y a un logiciel serveur dont le code est public et que vous pouvez également lancer chez vous, si vous le souhaitez.

Ce qui est impressionnant surtout, c'est le taf. Parce qu'il a fallu régler l'authentification, les chapitres du jeu, l'inventaire des objets, les talents, la boutique, le battle pass, et même tout ce qui était achats intégrés et gestion de l'identité Xbox. En gros, chaque morceau que le jeu Android réclamait au serveur officiel, il a fallu entièrement le recoder.

Le truc un peu fou, c'est qu'Alpha Dog Games a retrouvé son indépendance cet été. Le studio est donc de nouveau entre les mains de ses fondateurs, sauf que la licence DOOM, elle, ne lui appartient pas. Donc impossible pour eux de rallumer leur propre jeu. Par contre, ils ont les sources, donc je me dis que s'ils étaient un petit peu sympas, ils pourraient aider les développeurs de Mighty Resurrection en leur offrant le code.

On verra bien si ça leur traverse l'esprit.

Merci à Maxime pour l'info.

Source : le site de Mighty Resurrection et le dépôt du serveur sur GitLab .

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  • Cliamp - Votre musique + 58 000 radios dans le terminal
    cliamp est un lecteur de musique qui va plaire aux plus barbus d'entre vous puisqu'il tourne dans votre terminal, avec le visualiseur de spectre et l'égaliseur qui vont bien. On est un peu dans le même esprit roots que Winamp sauf que lui, c'est d'aller chercher vos morceaux de musique à peu près partout où ils sont rangés. Et quand je dis partout, c'est vraiment partout. Les fichiers qui traînent sur votre disque, les flux, les podcasts, YouTube, YouTube Music, SoundCloud, et vo
     

Cliamp - Votre musique + 58 000 radios dans le terminal

22 septembre 2026 à 04:30

cliamp est un lecteur de musique qui va plaire aux plus barbus d'entre vous puisqu'il tourne dans votre terminal, avec le visualiseur de spectre et l'égaliseur qui vont bien. On est un peu dans le même esprit roots que Winamp sauf que lui, c'est d'aller chercher vos morceaux de musique à peu près partout où ils sont rangés.

Et quand je dis partout, c'est vraiment partout. Les fichiers qui traînent sur votre disque, les flux, les podcasts, YouTube, YouTube Music, SoundCloud, et vos propres serveurs si vous en avez montés à la maison : Navidrome , Lyrion, Plex, Jellyfin, Audiobookshelf. Vous tapez cliamp setup et un assistant vous guidera fournisseur par fournisseur.

Mais le truc que j'ai trouvé le plus sympa, c'est la partie radio. Vous appuyez sur R dans le lecteur, et vous tombez sur l'annuaire Radio Browser , qui contient environ 58 000 stations réparties sur 241 pays. Vous filtrez par pays, par genre, par tag, vous épinglez vos favorites, et un pays entier se charge comme une playlist.

L'annuaire Radio Browser vu depuis cliamp, avec le débit et le pays de chaque station

Chez moi, je lui ai balancé le flux de FIP en ligne de commande, et hop, les barres du spectre se sont mises à danser affichant le titre en cours,, le débit réseau, la playlist à gauche, et les réglages à droite. Égaliseur paramétrique, shuffle, repeat, vitesse de lecture... Il y a tout ce qu'il faut. Le raccourci Ctrl+K vous affichera même tous les raccourcis d'un coup.

Le flux de FIP en lecture, avec le spectre à gauche, la playlist et les réglages d'égaliseur

Pour les podcasts, pas de compte ni de clé API à sortir (ça nous change). Vous faites cliamp --provider podcast et hop, ça ouvre le top 100 d'Apple et ses 19 catégories. Ensuite, vous faites vos recherches avec la touche "/" et vous vous abonnez avec "f".

Sur Mac, l'installation se fait en une commande (Linux et Windows ont leurs binaires tout prêts dans les Releases) :

brew install bjarneo/cliamp/cliamp

Là où ça coince, par contre, c'est Spotify car si vous voulez le brancher, il vous faudra un compte premium. Donc si vous espériez recycler votre compte gratuit dans un joli terminal, c'est mort...

Mais pour le reste, c'est totalement gratuit et sous licence MIT. Breeeef, c'est trop cool ! Mais si l'idée d'un lecteur multi-sources vous plaît mais que le terminal vous sort par les yeux, il y a toujours Nuclear, dont je vous ai déjà parlé qui est très sympa également !

Source : cliamp sur GitHub

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  • Bonjourr - La page de démarrage navigateur minimaliste
    Je sais que vous êtes déjà tous passés sur la page d'accueil Korben pour votre navigateur, mais il existe une autre extension sympa qui s'appelle Bonjourr . Comme pour la mienne, cette dernière remplace la page de nouvel onglet de votre navigateur pour vous afficher des infos à la fois agréables et utiles. En arrivant sur un nouvel onglet, vous verrez alors une grande photo, l'heure et la météo du jour, le tout dans un style qui lorgne vers iOS. Les photos viennent
     

Bonjourr - La page de démarrage navigateur minimaliste

21 septembre 2026 à 05:51

Je sais que vous êtes déjà tous passés sur la page d'accueil Korben pour votre navigateur, mais il existe une autre extension sympa qui s'appelle Bonjourr . Comme pour la mienne, cette dernière remplace la page de nouvel onglet de votre navigateur pour vous afficher des infos à la fois agréables et utiles.

En arrivant sur un nouvel onglet, vous verrez alors une grande photo, l'heure et la météo du jour, le tout dans un style qui lorgne vers iOS. Les photos viennent d'Unsplash en 4K, sélectionnées à la main, et les développeurs y tiennent : pas d'IA générative !! Elles changent ensuite selon l'heure du jour, du coup vous n'avez pas le même ciel à 8 h et à 22 h.

Par-dessus, vous placez ce que vous voulez en widgets comme vos liens favoris rangés sur une grille, l'import de vos marque-pages, et une barre de recherche qui accepte n'importe quel moteur, y compris un moteur maison dont vous collez l'URL vous-même.

Le reste s'active ensuite à la carte selon vos besoin. Vous pouvez avoir des notes et des listes à cocher qui captent le format Markdown, pour garder votre to-do sous les yeux, un minuteur Pomodoro qui tourne pendant que vous bossez, et LA citation du jour. Le code CSS est également accessible donc si vous voulez tout déplacer et refaire le look c'est possible ! Dans le même esprit, je vous avais aussi présenté Tabliss il y a quelques années .

Bonjourr en version web, avec les liens rapides posés sous la barre de recherche

Notez que si vous gardez les suggestions de recherche actives, ce que vous tapez dans la barre passera par les serveurs de Bonjourr. Et pensez aussi à couper la synchronisation, si vous ne voulez pas que la config de Bonjourr soit transmise à votre compte Firefox ou Chrome,

Sinon, c'est gratuit, ça s'utilise sans compte, et c'est sous licence GPL v3.0. Ça tourne sur Chrome, Firefox et Edge, et Google !

Pour voir la tête que ça a sans rien installer, quel que soit votre navigateur, je vous invite à tester ça sur la version en ligne .

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  • Fuse-archive - Vos ZIP montés en dossiers ordinaires
    Pour votre système d'exploitation, une archive c'est juste un fichier. Un seul gros fichier bien opaque qu'il faut ouvrir avec un outil dédié, ou décompresser quelque part avant de pouvoir travailler dedans. C'est pour cela que je vous présente aujourd'hui l'outil fuse-archive qui prend le problème à l'envers en présentant ce fichier comme un dossier ordinaire, en lecture seule, que vous pouvez parcourir avec ls, cat, grep, votre éditeur ou votre visionneuse d'images. En gros, vo
     

Fuse-archive - Vos ZIP montés en dossiers ordinaires

16 septembre 2026 à 03:49

Pour votre système d'exploitation, une archive c'est juste un fichier. Un seul gros fichier bien opaque qu'il faut ouvrir avec un outil dédié, ou décompresser quelque part avant de pouvoir travailler dedans.

C'est pour cela que je vous présente aujourd'hui l'outil fuse-archive qui prend le problème à l'envers en présentant ce fichier comme un dossier ordinaire, en lecture seule, que vous pouvez parcourir avec ls, cat, grep, votre éditeur ou votre visionneuse d'images.

En gros, vous lui donnez l'archive, un nom de dossier, et c'est tout. Ensuite, il le monte comme une partition normale :

fuse-archive foobar.tar.gz mnt
tree mnt
umount mnt

La liste des formats supportés, c'est celle de libarchive, donc elle est assez longue : ZIP, 7z, RAR, TAR compressés de toutes les façons, ISO, paquets DEB et RPM, archives WARC du web.

Vos DOCX, vos EPUB et vos APK étant des ZIP sous un autre nom, ils se monteront pareil, et quand l'extension ne sera pas reconnue, l'outil ira lire les premiers octets pour trancher tout seul.

Et puis vous n'êtes pas obligé de vous arrêter à une archive. Si vous lui en passez trois d'un coup, il les fusionne en une seule arborescence sous le même point de montage, comme si leur contenu avait toujours été rassemblé. Avec le paramètre -o nomerge, il donnera aussi à chaque archive son propre sous-dossier, et quand deux fichiers portent le même nom, il numérote le second en file (1).txt.

Là où je trouve ça trop cool, c'est sur les archives chiffrées. En effet, un ZIP protégé par mot de passe se montera sans souci, AES-256 compris. L'outil vous demandera simplement son mot de passe. Ça permet donc de consulter un document confidentiel sans en laisser de copie déchiffrée derrière vous.

Deux limites quand même sur le chiffrement... Le format chiffré des 7z et des RAR n'est pas géré, et un fichier à double couche comme un tar.gz.gpg réclamera le paramètre -o maxfilters=2, puisque l'outil n'en traite qu'une seule par défaut.

Maintenant, cette lecture sans copie en clair nécessite que fuse-archive décompresse l'archive entière dans un fichier temporaire anonyme, posé dans votre TMPDIR ou, à défaut, dans votre /tmp. Ça peut donc prendre beaucoup de place sur le disque, et votre document confidentiel s'y retrouvera en clair jusqu'au démontage, où le fichier sera supprimé. Toutefois, avec le paramètre -o lazycache, il ne décompressera que ce que vous ouvrez vraiment, et le temporaire grossira alors au fil de vos lectures de fichiers au lieu de tout remplir d'avance. Et avec le paramètre -o nocache, il ne gardera rien sur le disque (au prix de relectures plus lentes).

Notez que ce mode lazycache ne vous fera gagner du temps et de l'espace disque que sur les formats à accès direct, du genre ZIP, 7z ou RAR. Un tar.gz, comme une archive chiffrée, sera parcouru en entier de toute façon, rien que pour lister ses fichiers.

Maintenant pour du vrai accès direct sur ces formats, je vous invite plutôt à jeter un oeil à ratarmount qui relève la position de tous les fichiers du TAR pour sauter droit à celui que vous demandez (et lui s'installe d'un simple pip install).

Ah et j'ai failli oublier, le dépôt s'appelle mount-archive, mais la commande, elle, s'appelle toujours fuse-archive.

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  • La Forge - Le GitLab public des profs codeurs
    Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier". Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Lo
     

La Forge - Le GitLab public des profs codeurs

16 septembre 2026 à 03:35

Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier".

Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Logiciels Libres (oui, ça existe, et c'est un vrai service de l'Éducation nationale), et classé dans les services partagés d' apps.education.fr .

Les 595 ressources de la ressourcerie, avec les étiquettes de niveau et de discipline sous chaque fiche

Et le plus beau c'est que pour aller fouiller dedans, vous n'avez besoin de rien du tout puisque les dépôts publics s'ouvrent via le navigateur, sans authentification.

Bien sûr, cette grosse dizaine de milliers de dépôts de code bruts, ça ne se visite pas comme ça. Il y a donc une vitrine, nommée la ressourcerie , qui en met en avant un peu moins de 600, triées par niveau, par discipline et par tag et pour la plupart, testables en ligne.

Par contre, pousser du code est un poil plus encadré. Pour cela, le personnel du ministère doivent avec leur compte Apps, et tous les autres, profs retraités, universitaires, Inria, boîtes de l'EdTech, associations, et j'en passe, passent par un second annuaire avec validation préalable.

Donc non, vous ne pourrez pas y déposer votre side-project éducatif du week-end, mais si votre truc sert vraiment à des profs, la porte n'est pas fermée...

Là-dessus l'Éducation nationale n'est pas toute seule, puisque les Pays-Bas ont également monté leur forge de code , où une cinquantaine d'administrations et de communes publient déjà.

Et l'IA là-dedans ?

Hé bien c'est complètement décomplexée et tant mieux ! Le catalogue a 7 tags officiels rien que pour ça, de "IA chatbot" à "IA prompt" en passant par "IA LLM souverain", et 48 fiches en font partie. Ce n'est donc pas la majorité du catalogue, mais il y a quand même un projet nommé EduVaibe dont le boulot est de "générer, étape par étape, un prompt complet à coller dans une IA pour créer des applications numériques éducatives".

Le truc le plus utile du lot, je trouve, même quand on n'a aucune classe à gérer, c'est ChatMD . Vous forkez le dépôt, vous remplacez le contenu d'index.md par vos propres réponses écrites en Markdown, et votre agent conversationnel bien à vous est ensuite accessible à partir d'une simple URL. Le tout est sous licence MIT bien sûr !

Maintenant derrière une bonne partie de ces dépôts, il y a un prof tout seul qui bricole sur son temps libre, et malheureusement, le jour où il abandonne, le projet s'arrête. Mais la bonne nouvelle c'est que la Forge rétribue chaque année quelques profs pour justement les soutenir dans leurs projet.

C'est maigre à l'échelle d'un ministère, je vous l'accorde, mais c'est quand même mieux que rien. Voilà, en attendant, je vous invite à y faire un tour ! Vous y trouverez peut-être des choses intéressantes.

Merci à Sylvain Bruyère pour le lien !

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  • OpenDisplay - Étendre l'affichage Mac avec ce que vous avez sous la main
    OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe. Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adre
     

OpenDisplay - Étendre l'affichage Mac avec ce que vous avez sous la main

15 septembre 2026 à 09:13

OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.

Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.

Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).

Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !

Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.

Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.

Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.

Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !

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  • ReProgman - L'interface de Windows 3.1 sur PC et Mac
    Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1. Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés ! En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS. Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait p
     

ReProgman - L'interface de Windows 3.1 sur PC et Mac

11 septembre 2026 à 02:15

Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.

Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !

En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.

Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !

Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre

Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...

Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.

Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.

Maintenant, d'où ça sort comme délire ?

Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.

Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !

Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser Sentinel avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.

Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.

Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...

Source : Tom's Hardware

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  • Super Mario 64 tourne sur un processeur ARM (avec ReactOS)
    Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal ! Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système ca
     

Super Mario 64 tourne sur un processeur ARM (avec ReactOS)

11 septembre 2026 à 00:59

Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !

Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.

La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.

Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !

Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.

Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.

Screenshot

Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?

Et bien malheureusement, non !

Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...

Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.

Source : Phoronix

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  • WinBtrfs - Le pilote Windows qui monte vos disques Linux se réveille enfin
    Le 1er septembre, Mark Harmstone a publié WinBtrfs 1.10 , le pilote qui fait lire et écrire des partitions Btrfs à Windows. Et je trouve qu'il était temps, parce que la version précédente datait quand même de mars 2024. Le principe, lui, n'a pas bougé. Vous avez un disque formaté en Btrfs, celui de votre Linux en dual-boot par exemple, et plutôt que Windows l'ignore totalement comme votre date ignore vos textos le lendemain, celui-ci arrive dans l'explorateur de fichiers avec sa p
     

WinBtrfs - Le pilote Windows qui monte vos disques Linux se réveille enfin

3 septembre 2026 à 06:26

Le 1er septembre, Mark Harmstone a publié WinBtrfs 1.10 , le pilote qui fait lire et écrire des partitions Btrfs à Windows. Et je trouve qu'il était temps, parce que la version précédente datait quand même de mars 2024.

Le principe, lui, n'a pas bougé. Vous avez un disque formaté en Btrfs, celui de votre Linux en dual-boot par exemple, et plutôt que Windows l'ignore totalement comme votre date ignore vos textos le lendemain, celui-ci arrive dans l'explorateur de fichiers avec sa petite lettre de lecteur, en lecture comme en écriture. Ce driver pour le système de fichiers Btrfs a été réécrit from scratch, sans reprendre une seule ligne du noyau Linux, et c'est quand même du LGPL.

Alors regardons ce que cette 1.10 répare, parce que la liste vaut le détour. Déplacer un fichier d'un subvolume vers un autre faisait totalement planter le pilote, ce qui fait qu'il était compliqué de mettre un fichier à la corbeille. Laisser Steam créer plein de fichiers d'un coup le faisait aussi planter comme une merde, sans parler du fait qu'écrire sur un snapshot corrompait l'arbre d'extents.

Bref, c'était compliqué jusqu'alors, d'avoir un usage normal d'un disque formaté en Btrfs.

Cette nouvelle version répare aussi la préallocation, ce qui remet rclone d'aplomb, un blocage sur les liens durs, et une corruption mémoire liée à la surveillance du registre. Elle ajoute aussi l'écriture des bitmaps d'espace libre et des fichiers compressés en ligne, deux choses qu'elle savait jusqu'ici seulement lire. En échange, le RAID disparaît sur les périphériques amovibles (si vous en faisiez sur des clés USB, c'est finito pépito).

Reste à savoir comment Harmstone a fait pour nous pondre 370 commits en quatre semaines ? Est-ce la coke ? Est-ce la caféine ? Hé bien non, le README répond à cette question sans détour : C'est Claude d'Anthropic qui l'a, je cite, "grandement aidé" sur la chasse aux bugs et les revues de code. Il ajoute dans la foulée que tout le code a quand même été écrit à la main (wink wink ^^).

Maintenant, est-ce que vous avez besoin de ce driver ?

Chez Paragon, le produit Btrfs dédié est marqué "Legacy" et indisponible depuis octobre 2025, et dans leur suite qui reste vendue, Btrfs est encore en lecture seule. De son côté, WSL 2 sait aussi monter du Btrfs, car son noyau embarque le module, mais la documentation de Microsoft pose ses limites : ni clé USB ni lecteur de cartes, pas de partition du disque de démarrage, et un accès depuis Windows qui passe par un chemin réseau plutôt que par une lettre de lecteur.

Voilà pourquoi ce pilote incroyable n'a pas de réel équivalent.

Côté Windows, il y a quand même des petites surprises. Le pilote est bien signé et s'installe normalement, mais avec Secure Boot activé sur un Windows 10 ou 11, il peut refuser de se charger pour la simple et bonne raison que Microsoft a durci ses exigences de signature d'une façon que les pilotes libres n'ont pas encore réussi à régler. Il faut donc contourner la vérification, ou couper Secure Boot dans le BIOS. Ne vous inquiétez pas, Windows 11 demande en principe Secure Boot pour s'installer, mais tourne ensuite très bien sans. Cependant, je ne suis pas fan d'enlever des contrôles de sécurité sur l'ordinateur, donc, à vous de voir.

Et une fois le disque monté, ne le cherchez pas non plus dans la gestion des disques, car il n'y sera pas. Le pilote passe en fait par un faux périphérique bloc pour que le RAID fonctionne, et diskmgmt ne sait rien de tout ça. C'est donc dans l'explorateur que ça se passe, et nulle part ailleurs.

Et puis 370 commits en quatre semaines sur un pilote de système de fichiers, dont deux chemins d'écriture flambant neufs, ça reste quand même un peu chaud niveau vérification / bugs. Donc pensez bien à faire des backups avant d'installer ça.

Source : Neowin

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  • HortusFox - Le carnet de bord partagé de vos plantes
    Je n'ai plus mes 5 hectares de jardin et de forêt, snif snif.... Maintenant c'est un immense jardin de 15 mètres carrés dans lequel je n'ai encore rien planté. Il y a des framboisiers, une pelouse en souffrance++ et deux ou trois trucs qui servent surtout de litière aux chats du quartier. Dans la maison, j'ai également deux spathiphyllums, ces fleurs de lune que tout le monde a chez soi, et une Monstera achetée chez Ikea. Et je ne sais absolument pas m'en occuper. ^^ Alors quand je suis tombé su
     

HortusFox - Le carnet de bord partagé de vos plantes

3 septembre 2026 à 05:59

Je n'ai plus mes 5 hectares de jardin et de forêt, snif snif.... Maintenant c'est un immense jardin de 15 mètres carrés dans lequel je n'ai encore rien planté. Il y a des framboisiers, une pelouse en souffrance++ et deux ou trois trucs qui servent surtout de litière aux chats du quartier. Dans la maison, j'ai également deux spathiphyllums, ces fleurs de lune que tout le monde a chez soi, et une Monstera achetée chez Ikea.

Et je ne sais absolument pas m'en occuper. ^^

Alors quand je suis tombé sur HortusFox , j'ai regardé ça d'un autre œil que d'habitude. Il s'agit d'une application web que vous installez chez vous, qui est développée sous licence MIT depuis 2023 par un type tout seul, Daniel Brendel, qui va vous permettre de gérer toutes vos plantations et autres plantes vertes en intérieur.

Reste à comprendre ce que ça fait vraiment, parce que ce n'est pas ce à quoi on s'attend... Ça n'est pas vraiment un conseiller, ça ne va pas vous dire par exemple quand arroser votre Monstera, ni diagnostiquer une feuille jaune.

C'est simplement un carnet de bord, point. Vous déclarez vos lieux (le salon, la cuisine, la serre), vous y rattachez vos plantes avec leurs photos, vos notes et un journal, et vous créez des tâches dont c'est vous qui fixez l'intervalle. Le système vous rappelle alors ce que vous avez à faire selon l'échéance que vous avez décidée, et il garde la trace de ce que vous avez fait.

Dit comme ça, ça paraît maigre, sauf que quand vous êtes cinq à passer devant les mêmes pots de fleurs, c'est super pratique ! Est-ce que quelqu'un a arrosé pendant les vacances ? Est-ce que le petit s'est occupé de ses plantes carnivores ou pas ? Là, la réponse est dans le journal de la plante et pas dans la tête de X ou Y qui a mis son téléphone en mode avion.

C'est d'ailleurs ce qui fait sa différence. Plusieurs comptes partagent le même espace, avec les tâches en commun, un inventaire du matériel et même un chat de groupe pour se laisser des mots.

Plant-it , l'autre projet libre du genre, repose exactement sur la même philosophie. À la base, c'était également une application web, mais comme il y avait trop de bugs , l'auteur a préféré supprimer la version qu'il hébergeait. Et Plant-it est ainsi devenu une simple application Android. Adieu les versions web et la version iOS.

HortusFox, lui, a fait le chemin inverse et garde son serveur, mais du coup il n'a aucune application native en face : le dépôt Android du projet est archivé depuis 2024, ce qui fait que pour savoir ce qui se passe, vous devrez ouvrir la page web pour voir l'état de vos plantes. Je vous laisse deviner si mon fils va penser à ouvrir un onglet tout seul pour ses plantes carnivores... lol.

Ce n'est pas grave, je me suis acheté ces petites Oyas pour les plantes vertes (lien affilié), et ça fait super bien le taf pour garder la terre un petit peu humide en permanence.

Ça s'installe en Docker Compose avec une base MariaDB. Pas de SQLite, pas de PostgreSQL et n'attendez pas que ça change parce que ça demanderait trop de boulot à l'auteur... L'interface est également disponible en onze langues dont le français. Au niveau de la vie privée, il n'y a pas vraiment de télémétrie, il faut juste savoir que l'identification des photos passe par l'API de Pl@ntNet , qui est gratuite jusqu'à 500 identifications par jour, et la météo par OpenWeatherMap. Ces deux-là réclament donc vos propres clés, et vous n'êtes pas obligé de les activer. Les données botaniques, elles, viennent du GBIF sans rien demander.

Et si vous voulez juste identifier vos plantes sans monter un serveur, j'avais déjà parlé des applis qui font ça .

Un point quand même avant que vous ne lanciez le docker compose : Une XSS stockée a été remontée le 11 août 2026 dans la version 5.9, qui est la dernière en date. Cela veut dire que n'importe quel membre de votre espace HortusFox peut glisser du JavaScript persistant dans les notes d'une plante, qui s'exécutera ensuite chez tous ceux qui la consultent, admin compris ( CVE-2026-72559 ). Donc mettez bien cette application ailleurs que sur Internet et assurez-vous que votre grand-mère ou vos enfants ne sont pas des petits hackers en herbe.

Amusez-vous bien avec vos plantes vertes !

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  • WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac
    Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà. En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la
     

WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac

1 septembre 2026 à 05:24

Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.

En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...

Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.

Et vous obtenez le même verdict côté débit.

L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.

Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.

Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.

Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :

brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcable

L'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...

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