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China’s New AI Side Hustle: Renting Out Your Face

29 juillet 2026 à 19:30

Chinese AI platforms are paying people to license their faces for AI-generated videos, raising new questions about biometric identity, consent, and digital ownership.

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Amazon Reportedly Plans to Consolidate Nova AI Models

Par : David Curry
28 juillet 2026 à 21:41

Amazon reportedly plans to consolidate several Nova AI models. Here’s what the strategy shift could mean for AWS and enterprise AI customers.

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Claude casse un algo post-quantique en 60 heures

29 juillet 2026 à 15:17

Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée.

La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST, l'organisme américain qui normalise ces standards, organise depuis des années un concours public, et HAWK y concourt au troisième tour pour les signatures numériques, ce mécanisme qui prouve qu'un message vient bien de vous.

Sauf que voilà, ce que l'IA a réellement cassé, c'est HAWK-256, un paramètre de défi mis à disposition des chercheurs pour être attaqué, pas les versions HAWK-512 et HAWK-1024 pensées pour un usage réel. L'attaque fait passer le coût d'une récupération de clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, de quoi diviser par deux la taille de clé effective sur un schéma qui n'est déployé nulle part.

Deuxième résultat mis en avant : une attaque 200 à 800 fois plus rapide que la meilleure méthode connue contre AES-128 réduit à 7 tours. AES, c'est le chiffrement le plus utilisé au monde, celui qui protège votre navigateur, vos sauvegardes ou votre disque dur.

Un tour, c'est une passe de brouillage des données, et AES-128 en enchaîne dix. Les cryptographes attaquent depuis toujours des versions volontairement raccourcies pour jauger la marge de sécurité du vrai chiffre, du coup 7 tours, c'est un exercice académique, rien de plus.

Même sur cette version affaiblie, l'attaque suppose de faire chiffrer environ 2 puissance 105 messages choisis par l'attaquant, une quantité de données que personne ne réunira jamais. Anthropic l'écrit noir sur blanc : aucun système en production n'est touché.

Le sujet est ailleurs. La technique contre AES, que le modèle a baptisée le pont de Möbius, est sortie de trois jours de travail quasi autonome pour environ 100 000 dollars de calcul, avant plusieurs centaines d'heures de vérification par des chercheurs humains, seuls capables de confirmer que l'attaque tient debout.

Anthropic a d'ailleurs prévenu les auteurs de HAWK dès juin et coordonné sa publication avec le NIST. Chez Keyfactor, une société spécialisée dans la gestion du chiffrement, on y voit la preuve que le processus d'évaluation fait son travail : mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu'une fois le standard déployé partout.

Une IA qui trouve toute seule des failles dans du chiffrement, c'est franchement impressionnant. Les titres qui enterrent déjà le chiffrement mondial, beaucoup moins.

Source : Anthropic

Moonshot met en ligne Kimi K3, le plus gros modèle d'IA jamais proposé en téléchargement libre

28 juillet 2026 à 11:55

La startup chinoise Moonshot AI, que vous connaissez peut-être pour son assistant Kimi et qui compte Alibaba parmi ses soutiens, a publié hier sur Hugging Face les poids complets de Kimi K3, un modèle de 2 800 milliards de paramètres qui devient du même coup le plus gros jamais mis en libre téléchargement. Personne n'était jamais allé aussi loin.

Ces fameux poids, ce sont les milliards de réglages internes que le modèle a accumulés pendant son entraînement, et c'est précisément ce qu'il faut posséder pour faire tourner l'IA sur ses propres machines plutôt que de passer par les serveurs de l'éditeur.

Le fonctionnement est d'ailleurs intéressant. Le modèle est découpé en 896 blocs spécialisés dont seuls 16 s'activent à chaque requête, ce qui ramène le calcul réel autour de 50 milliards de paramètres et rend l'engin à peu près exploitable.

La fenêtre de contexte grimpe en plus à un million de tokens, ces fragments de texte qui servent d'unité de mesure aux IA, de quoi envoyer une dizaine de romans dans une seule et même conversation.

Sur les classements du moment, K3 vient se glisser juste derrière les meilleurs modèles fermés d'OpenAI et d'Anthropic, quand il ne passe pas carrément devant sur les tests de programmation, ce qui est quand même un drôle de résultat pour un modèle que n'importe qui peut récupérer gratuitement.

Sauf que voilà, récupérer est un grand mot : le téléchargement pèse 1,4 To, et il faut ensuite une machine capable de charger tout ça en mémoire, ce qui suppose environ huit serveurs remplis de cartes graphiques professionnelles et une facture à plusieurs millions de dollars. Personne ne fera donc tourner K3 dans son salon.

Et puis il y a la licence, un texte maison que Moonshot se garde bien d'appeler open source, et qui vise directement les gros hébergeurs : toute société qui revend l'accès au modèle et encaisse plus de 20 millions de dollars sur douze mois devra signer un accord commercial séparé avant de continuer.

Les très gros services, au-delà de 100 millions d'utilisateurs mensuels, doivent en plus afficher "Kimi K3" bien en vue dans leur interface. Du coup, les Amazon et autres Microsoft qui voudraient proposer le modèle à leurs clients passeront eux par la case négociation.

Pour tous les autres, l'API officielle est ouverte depuis mi-juillet, à 3 dollars le million de tokens en entrée.

Moonshot qui offre gratuitement son meilleur modèle au monde entier tout en gardant la main sur ceux qui pourraient en vivre, c'est de la générosité très bien calculée.

Source : Simon Willison

GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 07:29

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.

Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.

Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.

Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".

Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.

Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?

Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."

Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .

Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.

Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.

Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.

Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.

Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.

Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.

Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

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Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 05:56

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.

Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.

Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...

L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.

Et la boîte ressort intacte !

Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.

Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.

Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

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Pascal Editor - Le plan 3D se dessine pendant que Claude bosse

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 16:58

J'ai jamais fait construire de maison mais je crois savoir que dessiner le plan de sa maison en 3D, ça passe encore par un logiciel assez lourd à installer + une licence, sans oublier l'interface façon Micro Applications de 2003 (qui s'en souvient ??). C'est pourquoi Aymeric Rabot et Wassim Samad ont pris le problème autrement avec Pascal Editor, un éditeur de bâtiments 3D qui tourne simplement dans un onglet de navigateur. Et en plus, c'est gratuit, open source (licence MIT) et surtout sans inscription.

Vous tracez les murs à la souris, puis viennent les zones, les dalles, les plafonds et les toits. Les portes et les fenêtres sont paramétriques, posez-les sur une cloison, la découpe se fait toute seule en géométrie booléenne via three-bvh-csg. Le mobilier s'accroche au sol, au mur ou au plafond selon l'objet ( allez regarder cet exemple ! )

Tout ça s'organise en Site, Bâtiment, Niveau, puis pièces. Le rendu passe par Three.js en WebGPU, la scène est sauvegardée en local dans IndexedDB, et l'historique remonte 50 étapes en arrière. Sauvegardez ou partagez un projet en ligne par contre, et il part sur leurs serveurs.

Le projet propose aussi @pascal-app/mcp sur npm, un serveur Model Context Protocol qui expose la scène 3D à un agent. Vous installez le package, et la commande pascal-mcp branche Claude Desktop, Claude Code, Cursor ou Codex directement sur votre plan (votre scène part alors chez le fournisseur du modèle, forcément).

Ça donne une trentaine d'outils utilisables en langage naturel : create_room pour sortir une pièce complète depuis un polygone, add_door et add_window sur un mur donné, furnish_room qui meuble selon le type de pièce, measure, check_collisions pour repérer les objets qui se chevauchent, et undo si l'agent part en vrille. Trois prompts sont livrés avec, dont from_brief qui transforme une phrase du genre "un 2 pièces dans 80 m²" en suite de modifications.

Deux outils lisent aussi des images, un pour les plans scannés, un pour les photos de pièce. Attention, ils n'embarquent aucun modèle de vision mais utilisent la capacité sampling du protocole, autrement dit c'est le modèle de votre client MCP qui regarde l'image.

Et puis il y a la synchro. Le serveur écrit dans une base SQLite locale, et la page de l'éditeur s'abonne au flux d'événements. Résultat, vous gardez l'onglet ouvert à côté de votre fenêtre de chat et vous voyez les murs apparaître au fur et à mesure que l'agent travaille. J'avais montré le même genre de bascule avec n8n qui laisse une IA piloter ses workflows , sauf qu'ici le retour est visuel et immédiat.

Côté interopérabilité, un convertisseur avale les fichiers IFC, le format d'échange du BIM, et l'export sort en GLB, STL ou OBJ. Cet export est d'ailleurs arrivé par des contributeurs extérieurs, pas par l'équipe, c'est pour vous montrer à quel point le projet est bien soutenu ! De quoi ensuite passer votre plan dans Blender, ou le texturer avant impression 3D . Un système de plugins permet aussi d'ajouter ses propres types d'objets, avec un exemple officiel qui plante des arbres et des fleurs.

Si vous voulez tester, l' éditeur s'ouvre direct dans le navigateur , et le code est sur GitHub. À vous de voir si vous dessinez tout vous-même ou si vous déléguez à l'IA.

Merci Letsar pour le lien !

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GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 16:52

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.

Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.

Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.

Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :

  • same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
  • whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
  • reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
  • Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
  • Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
  • git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
  • et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.

Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.

Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.

Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.

L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.

Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.

Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .

À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.

Merci à Laurent pour le lien !

Source

Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 09:33

Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.

Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.

Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.

Étape 0 : Vérifier que votre Mac est éligible

Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.

Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.

Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.

Étape 1 : Installer Rapid-MLX

Le plus simple, c'est Homebrew :

brew install rapid-mlx

Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :

uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx

Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.

L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.

Étape 2 : Choisir un modèle qui tient dans votre RAM

C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.

Les paliers recommandés par le projet :

RAMModèle conseillé
8 à 23 Go`qwen3.5-4b-4bit`
24 à 47 Go`gpt-oss-20b-mxfp4-q8`
48 à 95 Go`qwen3.6-35b-8bit`
96 Go et plus`gpt-oss-120b-mxfp4-q8`

Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison, le filtre matériel de Hugging Face que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.

Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :

rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit

Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.

Étape 3 : Vérifier que ça tourne

Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :

rapid-mlx chat

Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.

Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.

Étape 4 : Lancer le serveur

Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :

rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit

Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :

curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
 -H "Content-Type: application/json" \
 -d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'

Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :

from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
 model="default",
 messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)

Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.

Étape 5 : Brancher Claude Code dessus

C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :

ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude

Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.

Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.

Quand ça coince

Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :

rapid-mlx doctor

Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.

Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.

Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.

Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.

Merci à Philobois pour le lien !

Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 08:54

Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.

Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et Liquidsoap baisse la musique sous la voix.

Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.

Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.

Andon FM , dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.

Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."

La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.

Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.

De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.

Pour le reste il vous faut Navidrome et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.

Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.

Le code est en MIT, et vous pouvez écouter la démo avant de vous lancer.

Why OpenAI Is Selling a $70 ChatGPT Basketball

17 juillet 2026 à 20:52

OpenAI’s $70 ChatGPT basketball and premium merchandise test whether the AI company can transform its software platform into a lifestyle brand.

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