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Un thermostat Honeywell bourré de failles

27 mai 2026 à 12:55

Des chercheurs ont passé le thermostat connecté Honeywell X2S à la moulinette du reverse-engineering. Le résultat est un peu embarrassant.

L'appareil en question, c'est un thermostat Wi-Fi qui se pilote depuis le smartphone et s'intègre aux installations domotiques, embarque deux puces principales. Un microcontrôleur Renesas Cortex-M33 cadencé à 200 MHz avec TrustZone (la techno qui isole les zones sensibles de la puce pour protéger les données critiques), et une puce Realtek qui gère le Wi-Fi et le Bluetooth Low Energy. À côté, deux mémoires Flash Winbond chiffrées.

Pour aller fouiller dedans, les chercheurs ont fabriqué une petite carte d'interface avec des pogo-pins (des broches à ressort qui viennent appuyer sur les points de test du circuit, sans rien souder). Avec ça, ils ont pu accéder au firmware et le décortiquer tranquillement.

Le bilan est donc assez gênant. La puce Realtek embarque une fonction de déchiffrement à la volée appelée RSIP, exploitable. Le protocole TLS, censé sécuriser les échanges avec les serveurs, contient une faille qui permet une attaque "man-in-the-middle" toute bête (un intermédiaire qui se glisse entre votre thermostat et le serveur pour lire ou modifier les échanges). Et un bug dans la génération des clés de session permet de les retrouver à coup sûr. Bref, l'appareil est troué de partout.

Le code de l'exploration est dispo sur Codeberg sous le nom "fuji-exploration", pour qui veut creuser.

Honeywell est une grosse boîte, pas un petit fabricant chinois sans-le-sou. Un thermostat connecté n'est pas un gadget anodin : il est branché en permanence sur votre réseau Wi-Fi domestique, et il sait à quelle température vous vivez, donc indirectement quand vous êtes chez vous. Voir une marque de ce niveau sortir un produit avec autant de vulnérabilités basiques, ça pose question.

Le pire, c'est qu'il n'y a aucune raison technique pour expliquer ces failles. La cryptographie correcte existe depuis vingt ans, les frameworks TLS sécurisés sont gratuits et bien documentés, et un bug dans la génération de clés se détecte logiquement sans trop problème. Quelqu'un a juste décidé que ce n'était pas la priorité.

Bref, encore un objet connecté à ajouter à la longue liste des trucs qu'on ne devrait pas laisser entrer chez soi sans l'isoler sur un réseau séparé.

Source : Hackaday

GhostDesk - Un bureau Linux complet pour votre agent IA

Par : Korben ✨
27 mai 2026 à 08:49

GhostDesk , c'est un serveur MCP open source qui file à votre agent IA un bureau Linux complet tournant dans Docker. L'agent voit l'écran, clique, tape, lance des applis, comme un humain. Bref, c'est pas juste un browser à la Playwright, puisque grâce à lui, n'importe quelle interface graphique devient pilotable. Yoann Vanitou son créateur m'a pitché son projet par email, et comme j'ai trouvé ça cool, je vous emmène faire un petit tour du propriétaire.

Le principe c'est un conteneur Docker qui tourne avec un bureau Linux minimal, Firefox, un terminal, un éditeur de texte, une calculatrice, et un serveur MCP en frontal. Votre agent IA préféré se connecte alors sur http://localhost:3000/mcp, demande un screenshot, identifie ce qui est à l'écran, puis envoie des commandes souris et clavier via les douze outils exposés (click, drag, scroll, type, key press, copy/paste, launch app, etc.).

Et vous pouvez même regarder l'agent bosser en direct depuis votre navigateur sur le port 6080, via noVNC. C'est assez satisfaisant de voir l'IA cliquer toute seule dans Firefox, je dois bien le reconnaitre !

Là où Playwright et consorts sont coincés dans le browser, GhostDesk fonctionne ainsi sur n'importe quelle fenêtre. Un workflow automatisé qui mélange plusieurs applis , un ERP legacy, LibreOffice, un IDE, un client mail, peu importe.... Ça évite les bidouilles à base sélecteurs CSS ou code custom puisque l'agent interprète l'écran directement à partir des captures écran qu'il fait.

Et comme le serveur est pensé pour tourner avec des modèles locaux comme Qwen sur une workstation GPU, y'a vraiment aucune donnée qui sort de votre réseau et aucun coût API. Puis surtout, des cas d'usage sensibles (genre avec des données de santé, de la compta, du SI interne..etc) deviennent parfaitement envisageables. Claude et ChatGPT marchent aussi, mais avec les compromis habituels sur la latence et la confidentialité.

Pour tester, une seule commande Docker suffit :

docker run -d --shm-size 2g -p 3000:3000 -p 6080:6080 ghcr.io/yv17labs/ghostdesk:latest

Vous branchez ensuite votre client MCP sur localhost:3000/mcp, vous ouvrez localhost:6080 dans un onglet pour observer, et hop ! Pour la prod, y'a aussi un mode TLS plus bearer token qui chiffre le transport, parce qu'exposer un bureau Linux en clair sur le réseau, c'est pas l'idée du siècle, c'est vrai ^^.

Les applis pré-installées restent sobres, mais rien n'empêche de builder votre propre image avec d'autres logiciels.

Maintenant, le projet est très jeune et son développement repose quasi uniquement sur Yoann, donc je pense qu'il ne sera pas contre un petit coup de main. A voir avec lui.

Après côté licence, c'est une license non-concurrentielle qui interdit l'usage commercial rival pendant une période fixée avant bascule vers une licence ouverte classique.

Bref, GhostDesk c'est une idée sympa et je pense que si vous faites de l'automation d'applis desktop ou que vous voulez brancher un agent local sur un bureau virtuel sans payer d'API, ça mérite le coup d'œil !

Bravo à Yoann !

Pax Historia - Le jeu IA qui vous laisse réécrire l'Histoire

Par : Korben ✨
27 mai 2026 à 07:25

C'est mon plus jeune fils qui m'a fait découvrir ça un soir, et comme j'ai trouvé ça top, bah je vous en parle. C'est un jeu web nommé Pax Historia et ça a été créé par deux colocataires de fac, Eli Bullock-Papa et Ryan Zhang, sur un coin de table durant un hackathon. Et ce n'est ni plus ni moins qu'un bac à sable d'histoire alternative où c'est une IA qui fait vivre le monde autour de vous, un peu comme à son époque, " Un monde meilleur " de FibreTigre.

Dans Pax Historia, vous choisissez un pays et un moment de l'Histoire, et vous réécrivez toute la suite... Et quand je dis réécrire, c'est pas cliquer dans des menus déroulants, non non, là vous tapez en langage naturel ce que vous voulez faire, vous proposez une alliance au pays d'à côté, vous menacez, vous négociez un protectorat, vous déclarez une guerre... et l'IA en face vous répond comme le ferait une vraie chancellerie. Le moteur du jeu est donc carrément un grand modèle de langage (LLM) qui génère chaque réaction à la volée, ce qui ouvre un champ des possibles bien plus large qu'un jeu de stratégie classique.

Dans ce jeu, quand vous annoncez quelque chose, le monde change car les autres nations réagissent, les frontières bougent sur la carte, et de nouveaux foyers de tension apparaissent. Et le truc que j'adore, c'est que le ton de vos messages compte énormément.

Si vous arrivez avec des arguments construits et un minimum de diplomatie, vous réussirez à tisser des relations. Par contre, si vous balancez des menaces creuses comme quand vous êtes sur Twitter, vous transformez vos voisins en ennemis en moins de 2 tours. On est exactement entre le RISK et une vraie partie de Diplomacy, sauf que l'adversaire improvise et qu'il ne vous laisse jamais rejouer le même coup deux fois.

Screenshot

Pour démarrer, vous pouvez partir sur les temps modernes, ou la Seconde Guerre mondiale, parfaits pour se faire la main, mais il y a surtout les 4000 et quelques scénarios créés par la communauté. Ces derniers sont rangés en plusieurs familles, Historical pour les vraies dates de notre Histoire, Alt-Historical pour les uchronies, Historical Fiction pour les récits romancés, et Fantasy ou Science-Fiction pour les mondes complètement inventés sans aucun lien avec le réel (Genre Starwars). Moi, vu que j'adore réimaginer l'Histoire, je me suis rué sur l'Alt-Historical sans hésiter mais si rien ne vous convient, y'a aussi l'option "Play as anything" qui vous laisse incarner à peu près n'importe quoi, une cité-État imaginaire, une faction, ce que vous voulez.

Et autre truc cool, vous pouvez aussi avancer dans le temps... Vous faites défiler les années et le monde évolue à partir de vos dernières actions et comme ça vous pouvez voir cet effet papillon que vous avez initié.

Vous pouvez même fabriquer votre propre monde puisque le mode Create embarque un éditeur de carte où vous dessinez des régions, vous les attribuez à des pays, vous posez le contexte historique et les relations diplomatiques de départ.

Et c'est un vrai jeu de stratègie, parce qu'il faut anticiper plusieurs coups à l'avance. Vous pouvez choisir un niveau de difficulté qui va de Very Easy à Impossible, le mode Normal étant calé pour rester réaliste. Vous choisissez aussi la qualité de l'IA, parce que derrière, le jeu fait tourner une trentaine de modèles différents via OpenRouter, des trucs d'OpenAI, d'Anthropic, de Google, et des modèles open source. Attention par contre, plus le modèle est costaud, plus il bouffe des tokens, donc sauf si vous aimez tomber en rade en plein milieu d'une guerre et être obligé de sortir la CB pour en racheter, démarrez avec les options les moins chères.

Et surtout, comme l'arme principale dans Pax Historia, c'est votre façon de formuler les choses, votre victoire dépend en grande partie de votre talent à argumenter. C'est du prompt engineering déguisé en grand jeu de stratégie, et je trouve que ça rejoint pas mal ce genre d'histoires où des modèles apprennent l'art de la persuasion . Le revers de la médaille, c'est que l'IA est encore beaucoup trop malléable du coup avec la bonne tournure de phrase, vous pouvez la convaincre de presque tout, un peu comme cette IA qu'on a baratinée pour lui faire lâcher 47 000 dollars .

Bref, si comme moi vous aimez triturer l'Histoire et réfléchir trois coups à l'avance, allez tester Pax Historia . C'est encore en alpha, mais j'ai trouvé l'idée brillante.

Heretic - Virer la censure d'une IA en une commande

Par : Korben ✨
26 mai 2026 à 08:08

Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.

Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.

Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !

Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.

D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.

Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.

Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).

Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.

Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.

Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)

Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.

Quand les Motorola prennent une commission sur vos achats Amazon

Par : Korben ✨
26 mai 2026 à 07:34

J'sais pas si vous avez vu, mais sur les Motorola Razr 2026, l'app maison Smart Feed intercepte le lancement de l'application Amazon pour y glisser en soumsoum un petit code d'affiliation. Comme ça, à chaque fois que vous tapez sur l'icône Amazon, votre clic se met à rapporter une commission à un compte tiers. Vous ne payez pas un centime de plus rassurez-vous, c'est le principe de l'affiliation, mais il me semble que c'est pas très réglo de ne pas le dire. En plus je pense que ça va à l'encontre des CGU d'Amazon... Breeeef, y'a rien qui va dans cette histoire.

Le truc se déclenche donc uniquement quand vous ouvrez Amazon le menu des applications, et pas depuis un raccourci sur l'écran d'accueil. A ce moment là, pendant une fraction de seconde, Chrome clignote à l'écran, et votre téléphone passe par un site nommé kira-abboud.com, pour ensuite utiliser un lien qui repart vers l'app Amazon avec le code d'affiliation sramz-kff-008-20 comme si de rien n'était. Comme ça Amazon, pense que vous arrivez de ce lien affilié.

C'est tellement rapide que la plupart des gens ne verront jamais rien....

Sauf que kira-abboud.com renvoie vers une influenceuse mode, @kirasfashionfinds présente sur Instagram, et qui n'a aucun lien apparent avec Motorola. Pire, le code d'affiliation collé à votre session ne correspond même pas à ceux qu'elle a déjà publiés. Et voilà comment on se retrouve avec un téléphone vendu par une grosse marque qui détourne vos clics vers un compte tiers, sans la moindre explication.

Côté technique, les logs réseau pointent vers devicenative.com. C'est une régie qui place de la pub sur les smartphones via un SDK intégré aux launchers Android, avec une intégration Motorola documentée. En clair, le mécanisme qui pourrit votre app Amazon pointe vers un kit publicitaire préinstallé d'usine.

Reste à savoir maintenant si c'est un choix assumé de Motorola ou un SDK pub qui part en vrille, voire un hack... et pour l'instant, personne ne le sait.

Ce qui est sûr, c'est que le coupable porte un nom et un numéro de version. Sur la version 2.03.0056 de Smart Feed, aucun détournement alors que sur la 2.03.0070, le hijack apparaît. Et bizarrement, installer manuellement cette même version mise à jour ne reproduit pas le comportement. Autrement dit, y'a quelque chose qui s'active côté serveur ou côté usine, et pas juste dans le code de l'app. C'est vraiment super bizarre...

Les Razr 2026 et Razr Fold sont touchés, tout comme le Razr 60 Ultra de 2025 à l'origine du signalement. Le Moto G Stylus 2026 testé en parallèle, lui, ne l'est pas.

Après la bonne nouvelle, c'est que la parade est facile à faire ! Direction Paramètres, Applications, vous cherchez Smart Feed, et vous le désactivez. D'après les tests que j'ai pu lire, ça n'a pas d'impact visible sur le reste du téléphone donc mieux vaut désactiver cette merde parce que c'est réversible en deux clics et bien moins casse-gueule que de virer l'app via adb.

Perso, qu'un téléphone vendu par une marque sérieuse détourne nos clics vers un compte tiers via un domaine bidon, ça me rend fou et même si à l'échelle d'un clic, la commission c'est trois fois rien, étalé sur tout un parc d'appareils, ça finit par peser lourd niveau oseille pour celui qui encaisse.

Ce problème dépasse le cadre "Motorola" d'ailleurs puisque less apps préinstallées qu'on ne peut pas virer (les fameux bloatware) sont devenues un canal de monétisation à part entière et comme personne ne vérifie jamais ce que ces trucs font tourner en arrière-plan, c'est la fête du slip ! C'est exactement le même genre de paranoïa raisonnable que quand on se demande si votre téléphone vous écoute sauf qu'ici, pas besoin de théorie, puisque ce détournement est parfaitement visible.

Pour l'instant, Motorola a été contacté mais n'a pas réagi et le code d'affiliation continue de tourner sur les appareils concernés tant que Smart Feed reste actif. J'imagine quand même qu'Amazon va s'occuper de le désactiver en attendant d'en savoir plus.

Bref, bon courage si vous avez un Motorola récent !

Source

Microsoft Finally Fixes the Windows 11 Start Menu Clutter With Massive New Update

Par : Nisha
16 mai 2026 à 16:45
Ever since Windows 11 launched, the redesigned Start menu has been a major point of contention for users. While some appreciated its modern look, millions missed the granular layout flexibility of older Windows versions. The “Recommended” section, in particular, frequently drew criticism for taking up too much screen real estate with unwanted file histories. Microsoft […]

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