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pstop - Le vrai htop natif pour Windows

Par : Korben ✨
12 mai 2026 à 07:49

Y'a des gens trop habitués à Linux, qui tapent htop par réflexe alors que sous Windows, la commande ne fait rien. Pour que ça fonctionne, faut installer WSL, configurer un sous-système Linux entier, et tout ça juste pour surveiller quelques processus... C'est un peu overkill comme on dit.

Mais heureusement, pstop arrive pour corriger ça !

Pstop est un moniteur système TUI pour Windows PowerShell, écrit en Rust, qui pèse ~1 Mo et qui tourne nativement sur Windows 10 et 11 sans aucune dépendance !

L'interface s'organise en quatre onglets : l'onglet principal avec CPU, mémoire et liste des processus, puis des onglets dédiés aux I/O disque, au réseau et au GPU. Le CPU y est affiché par cœur avec un code couleur pour distinguer le temps user, système et virtuel ce qui est très pratique je trouve pour repérer d'un coup d'œil si c'est votre code ou le kernel qui vous pompe les ressources.

Le réseau s'adapte en auto-scaling à la bande passante utilisée, et la liste des processus peut s'afficher en arborescence pour voir les relations parent/enfant. Par contre, l'onglet GPU sera vide si vous n'avez pas de GPU dédié.

Côté navigation, y'a F3 pour chercher, F4 pour filtrer, F2 pour changer de thème, F9 ou k pour tuer un processus....etc. Bref, les raccourcis F1-F10 suivent la convention htop, donc si vous avez la mémoire musculaire d'htop sous Linux, vous retrouverez vos marques immédiatement. Bon après, les vim keys sont disponibles aussi en option si vous êtes des geudins.

Pour l'installer :

# Via winget (le plus simple)
winget install marlocarlo.pstop

# Via cargo
cargo install pstop

Le projet est développé par le même dev derrière psmux, le tmux natif pour Windows que j'avais déjà couvert ici. Finalement, on dirait bien qu'il a décidé de rééquiper le terminal Windows en profondeur, et franchement c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui bossent sous PowerShell !

Par contre, pstop est Windows-only, x86_64 uniquement pour l'instant (pas d'ARM) et si vous cherchez un outil cross-platform pour Linux ou macOS, btop++ reste bien sûr l'option de référence.

C'est sous licence MIT, en open source sur GitHub !

psmux - Le vrai tmux natif pour Windows (sans WSL)

Par : Korben
16 mars 2026 à 08:08

Splitter son terminal en plusieurs panneaux, gérer des sessions persistantes, le tout avec les mêmes raccourcis que tmux... mais sous un bon gros Windows des familles, nativement, en Rust et sans avoir besoin de se galérer avec WSL !

C'est exactement ce que fait psmux , un multiplexeur de terminal conçu pour PowerShell et cmd.exe qui utilise directement l'API ConPTY de Windows 10/11. Du coup, pas de couche d'émulation Unix, pas de Cygwin, pas de MSYS2... ça tourne direct sur votre bécane.

Pour ceux qui débarquent, un multiplexeur de terminal ça permet de découper votre console en plusieurs zones (des "panes" que j’appellerai "panneau" parce que merde c'est + français), de jongler entre plusieurs sessions, et surtout de retrouver votre boulot exactement là où vous l'avez laissé même après une déconnexion. Sous Linux, tout le monde utilise tmux pour ça mais sous Windows, jusqu'ici c'était soit WSL (installer tout un sous-système Linux juste pour splitter un terminal, c'est un peu overkill quand même !), soit des splits basiques via Windows Terminal qui ne gèraient ni les sessions persistantes ni le détachement. Snif...

psmux en action sous PowerShell

L'installation est rapide. Un petit winget install psmux et hop, c'est réglé. Ça passe aussi par Cargo, Scoop ou Chocolatey pour les puristes. Ensuite, vous tapez psmux dans PowerShell 7 et vous retrouvez vos marques : Ctrl+B pour le prefix, les mêmes commandes split-window, new-session, attach... L'outil implémente 76 commandes tmux avec plus de 126 variables de formatage. Et y'a même un mode copie Vim avec 53 raccourcis clavier.

Bref, si vous avez une mémoire musculaire ultra développée pour tmux, vous êtes chez vous !

Et le truc cool, c'est que psmux lit directement vos fichiers .tmux.conf existants. Du coup, vos raccourcis custom et pas mal de thèmes (Catppuccin, Dracula, Nord...) fonctionneront directement, même si les configs tmux les plus complexes avec des scripts bash ou TPM peuvent nécessiter des ajustements. Et y'a aussi Tmux Plugin Panel pour vous accompagner dans l'ajout de plugins et de thèmes.

Alors je vous connais les raloux sous OuinOuin, vous allez me dire "Windows Terminal fait déjà des splits avec Alt+Shift+D"... sauf que non, c'est pas pareil. Windows Terminal découpe votre fenêtre visuellement mais ne gère ni les sessions persistantes, ni le scripting, ni le détachement. Avec psmux, vous lancez une session le lundi, vous fermez votre terminal, vous revenez le mardi et tout est encore là : vos panneaux, vos processus, votre historique. C'est ça la vraie différence avec un simple split visuel.

D'ailleurs, si vous utilisez Claude Code ou d'autres agents IA en ligne de commande , psmux intègre un support pour les agent teams qui permet à chaque agent de spawner dans son propre panneau automatiquement.

Côté support souris, c'est complet : clic pour sélectionner un panneau, drag pour redimensionner les bordures, molette pour remonter dans l'historique du buffer. Tout est activé par défaut, pas besoin de rajouter set -g mouse on comme sous tmux. L'outil tourne sous Windows 10 et 11, et le projet est sous licence MIT.

Après c'est encore jeune et y'a quelques galères connues notamment le support des caractères CJK et UTF-8 multi-octets qui peut se planter comme une merde sur des textes longs. Et split-window -c ne préserve pas toujours le répertoire courant (oubliez pas de vérifier votre pwd après un split). Par contre, le dev répond en quelques heures, et des PR externes sont mergées régulièrement... donc c'est bon signe !

Bref, c'est propre, c'est natif, et ça lit vos .tmux.conf ! Que demande le peuple barbu emprisonné sous Windows, finalement ? Eh bien pas grand chose de plus pour être heureux.

RemoveWindowsAI - Le script qui débranche l'IA de Windows 11

Par : Korben
17 décembre 2025 à 09:53

Bon, déjà si vous êtes sous Windows, je sais c'est dur la vie ^^. Mais si en plus vous êtes anti-IA, votre quotidien doit être encore plus difficile depuis que Microsoft a décidé de coller de l'intelligence artificielle partout dans son OS. Copilot par-ci, Recall par-là, des features IA dans Paint, dans le Bloc-notes, dans les paramètres... Bref, c'est l'invasion et y'a malheureusment pas vraiment de bouton "OFF" officiel pour tout virer d'un coup.

Hé bien figurez-vous qu'un développeur du nom de zoicware a créé un script PowerShell qui fait exactement ça. Ça s'appelle RemoveWindowsAI et ça permet de dégager TOUTES les fonctionnalités IA de Windows 11 en quelques secondes. Aux chiottes Copilot, Recall, les suggestions de frappe, l'IA dans Paint, dans Edge, les effets vocaux... Tout y passe et c'est cool !

Et ce script ne se contente pas de désactiver des options dans les paramètres comme un vulgaire amateur puisqu'il modifie les clés de registre, supprime les packages Appx (même ceux marqués "non supprimables" par Microsoft), nettoie les fichiers cachés dans le Component-Based Servicing, et surtout il installe un bloqueur pour empêcher Windows Update de vous remettre tout ce bazar à la prochaine mise à jour. Parce que oui, Microsoft adore réinstaller ses trucs en douce...

Pour l'utiliser, c'est assez simple. Vous lancez PowerShell en admin (attention, pas PowerShell 7 mais bien le bon vieux Windows PowerShell 5.1) et vous tapez une seule commande qui télécharge et exécute le script. Y'a même une interface graphique interactive pour ceux qui préfèrent cocher des cases plutôt que de taper des lignes de commande (Allez quand même lire le code avant sur le Github pour vous assurer que c'est OK, c'est une bonne habitude à prendre).

& ([scriptblock]::Create((irm "https://raw.githubusercontent.com/zoicware/RemoveWindowsAI/main/RemoveWindowsAi.ps1")))

Maintenant, quelques précautions à savoir quand même. Certains antivirus merdiques vont hurler au loup en voyant ce script. Rassurez-vous, c'est un faux positif classique avec ce genre d'outils qui touchent au système en profondeur. Faudra soit désactiver temporairement votre antivirus, soit ajouter une exception et surtout, le développeur recommande fortement de tester ça dans une machine virtuelle avant de l'appliquer sur votre PC principal. Avec VirtualBox ou Hyper-V, vous pouvez créer un Windows 11 de test en quelques clics et voir si tout se passe bien.

Et si jamais vous changez d'avis et que vous voulez récupérer vos features IA adorées, pas de panique ! Y'a un mode "Revert" qui permet de tout restaurer. Vous n'êtes donc pas coincé pour toujours si vous décidez finalement de revenir vers le côté obscur de la Force.

Bref, si vous faites partie de ceux qui pensent que l'IA dans Windows c'est plus une nuisance qu'autre chose (et que ça pompe des ressources pour des fonctionnalités dont vous n'avez pas besoin), ce petit script vous sera utile.

C'est par ici : RemoveWindowsAI sur GitHub

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