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Hier — 20 juin 2026Généralistes

SAMDUO propose une batterie domestique ultra fine

20 juin 2026 à 09:47

D'habitude, une batterie domestique, c'est un gros bloc qu'on planque à la cave ou au garage. SAMDUO prend le contre-pied avec sa gamme Nex, présentée cette semaine à Amsterdam, et veut en faire un objet qu'on assume de laisser à la vue de tous.

Le modèle E6000 ressemble à un grand cadre fixé au mur, 11,9 cm d'épaisseur seulement, soit la plus fine du monde d'après la marque. Sa variante E6000H abandonne le mur pour un cube de la taille d'un micro-ondes, à glisser dans un coin. Même capacité. Deux façons de la ranger.

Derrière SAMDUO se cache un industriel chinois quasi inconnu il y a encore six mois, qui arrive en Europe avec de gros moyens. Les deux E6000 stockent 6 kWh et visent le tarif de 1999 euros, avec une sortie française au troisième trimestre.

Vient ensuite la question du branchement. Pas besoin de toucher à vos panneaux, la batterie se greffe sur le circuit électrique de la maison et récupère le surplus produit dans la journée. On appelle ça du couplage en courant alternatif, et le bon côté, c'est que ça fonctionne avec à peu près n'importe quelle installation déjà posée.

Côté France, le souci, c'est que la batterie doit savoir en temps réel ce que consomme la maison. SAMDUO a prévu un petit boîtier pour ça, mais il est pensé pour les compteurs néerlandais pour le moment. Chez nous, il faudra ajouter un module dans le tableau électrique.

Pour ceux qui partent de zéro, il y a aussi la P2800 Pro, plus petite avec ses 2,73 kWh extensibles jusqu'à 16,41 kWh, mais qui se relie directement aux panneaux par quatre entrées dédiées. Une approche plus classique, au tarif encore tenu secret.

On a pu jeter un oeil à l'application, et c'est propre. Elle affiche en direct ce qui entre et ce qui sort, jongle avec les heures creuses chez 800 fournisseurs européens dont EDF, mais l'API ouverte n'est pas encore prête.

Si tout le monde se précipite sur ces batteries, c'est que revendre son électricité est de moins en moins rentable, même en France. Les Pays-Bas, eux, où nous étions pour le lancement de la marque avec l'ami Korben, suppriment leur système de revente avantageux dès 2027.

En tous cas le pari du design est réussi. À 2000 euros pièce, par contre, il faudra quelques années avant de le rentabiliser.

Un mini radar à avions open source à poser sur son bureau

19 juin 2026 à 08:01

Un petit boîtier rond, un écran circulaire de 240 pixels de côté, et une seule chose affichée dessus : les avions qui passent au-dessus de votre tête en temps réel. C'est Micro Radar, un projet open source signé Anthony Sturdy, un développeur basé à Londres qui l'a bricolé comme cadeau de mariage pour un ami passionné d'aviation.

L'objet tient dans la paume de la main. Au cœur du montage, un module ESP32-C3, une puce minuscule à WiFi intégré qu'on trouve pour quelques euros, soudée d'usine à un écran rond IPS de 1,28 pouce piloté par un contrôleur GC9A01. Pas besoin de toucher au fer pour relier des fils, tout est déjà connecté.

Là où c'est bien vu, c'est que Micro Radar ne capte pas les avions lui-même. Beaucoup de projets du genre utilisent l'ADS-B, le signal que les avions émettent en continu pour annoncer leur position, ce qui suppose une antenne et un récepteur radio. Ici, rien.

Le boîtier va plutôt chercher les données sur internet, via l'API d'OpenSky Network. OpenSky, c'est un réseau communautaire : des milliers de bénévoles dans le monde branchent chez eux des récepteurs qui captent les avions et mettent toutes ces positions en commun. L'API, l'interface qui permet à un logiciel d'aller piocher dans cette base, renvoie au boîtier les vols autour de vous.

Du coup, l'installation se fait simplement, sans rien brancher d'autre que le courant. Au premier démarrage, l'appareil crée son propre point d'accès WiFi baptisé MicroRadar-Setup. Vous vous y connectez depuis un téléphone, une page de configuration s'ouvre à l'adresse microradar.local, et vous renseignez juste votre position, le rayon à surveiller et vos identifiants OpenSky.

Ces identifiants sont facultatifs mais conseillés. Un compte OpenSky est gratuit et fait passer le quota de 400 à 4000 requêtes par jour, ce qui veut dire un rafraîchissement bien plus fréquent et donc un radar qui colle vraiment au trafic en temps réel plutôt qu'une image qui se met à jour au compte-gouttes.

Au niveau de la fabrication, il faut une imprimante 3D pour sortir les quatre pièces du boîtier en PLA, le corps, la façade, la bague et deux supports, un fer à souder uniquement pour insérer les écrous à chaud, et de la visserie M2. Une lentille en verre minéral de 32,5 mm protège l'écran si besoin. Comptez une à deux heures de montage une fois les pièces imprimées, ce qui est très raisonnable.

Le tout est sous licence MIT et le firmware se compile avec PlatformIO, donc le code en C++ comme les fichiers 3D sont libres, vous pouvez le construire, le modifier et même le revendre sans rien demander à personne. Le projet vit sa petite vie sur GitHub avec les instructions complètes.

Franchement, voir les avions de sa ville tourner sur un cadran rond posé près de l'écran, sans capteur ni abonnement, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackster

Tapo C675D KIT - 2 objectifs 4K et zéro angle mort

Par : Korben ✨
18 juin 2026 à 07:54
-- Article en partenariat avec Tapo - Contient des liens affiliés --

La Tapo C675D KIT de TP-Link est une caméra de surveillance solaire qui vient de sortie, avec un truc qu'on voit rarement à ce tarif : 2 objectifs 4K.

Un grand-angle fixe qui surveille toute la scène, et un second monté sur rotule qui zoome et suit l'action tout seul comme un grand. J'avais déjà testé sa petite sœur, la Tapo C665G , et là j'avoue que Tapo monte clairement d'un cran.

Les deux objectifs, c'est malin parce que sur une caméra motorisée classique, dès qu'elle pivote pour suivre quelqu'un, elle perd le reste du champ. Ainsi, pendant qu'elle zoome sur le mec qui crochète votre portail, votre bagnole sort du cadre et son complice peut se barrer avec... Alors qu'ici, non. Le grand-angle reste planté sur ses 169° et filme tout en permanence, tandis que le téléobjectif part chasser le mouvement en tournant sur 360°. Et tout ça est diffusé sur deux flux 4K séparés.

Et le mieux, c'est que les deux bossent ensemble puisque c'est le grand-angle qui fait le boulot de détection : il repère le mouvement et envoie le téléobjectif se verrouiller dessus pour le suivre en temps réel. Tapo appelle ça le suivi intelligent synchronisé, moi j'appelle ça "la caméra qui te colle aux cul". Les deux capteurs crachent du vrai 4K (3840 x 2160), le grand-angle ouvre à 169° et le téléscopique à 66° avec un zoom x5 pour aller lire une plaque ou reconnaitre un visage au fond du jardin.

Pour l'installation, rien de sorcier comme d'hab avec Tapo. Le panneau solaire doit être orienté plein sud sinon il prend pas assez de lumière, et la caméra se fixe avec des vis. Y'a 9 vis et 9 chevilles dans la boîte, plus un gabarit autocollant pour percer droit. La recharge passe également par un port USB-C planqué sous une trappe étanche, et comme le câble entre le panneau et la caméra fait 3,6 mètres, vous pouvez vraiment placer le panneau looooiiin si la caméra est à l'ombre. Et surtout, les ports et les boitiers sont étanches (IP65), donc y'a pas de flotte qui rentre.

Côté énergie, y'a une batterie de 10000 mAh et un panneau solaire de 4,5 W donc il faut environ 90 minutes de soleil direct par jour pour tenir la journée, et jusqu'à 3 mois d'autonomie sur une charge si jamais le ciel fait la gueule. Avec les longues journées d'été et la canicule permanente qu'on se prend, zéro souci donc de ce côté.

Reste à voir cet hiver ce que ça donne, comme d'hab avec le solaire.

Petite différence quand même avec la C665G, ici, pas de 4G. C'est uniquement du WiFi bi-bande 2.4 et 5 GHz. Donc faut avoir du réseau là où vous la posez. C'est donc un peu moins polyvalent pour le fond du jardin, mais pour surveiller une maison, une cour ou une allée, le WiFi suffit largement et ça vous évitera de bloquer un forfait data pour ça.

Et pour le mode nuit, vous avez le choix : infrarouge classique en 850 nm pour le noir total, ou la vision nocturne couleur grâce aux projecteurs intégrés. Comme ça, plus besoin de deviner si c'est un chat noir ou un tout petit cambrioleur en sweat à capuche. La détection IA distingue également les personnes, les animaux et les véhicules, et ces fonctionnalités sont gratuites et sans abonnement, puisque tout est traité directement en local sur la caméra. Vous pouvez aussi définir des zones d'activité, genre surveiller l'allée mais ignorer la rue pour pas vous faire alerter à chaque voiture qui passe (puis de toute façon, c'est illégal de filmer la rue).

Pour le stockage, vous pouvez y glisser soit une carte microSD jusqu'à 512 Go en local, soit opter pour le cloud Tapo Care si vous préférez. Le mode capture 24/7 permet aussi à la caméra d'enregistrer en continu par petits intervalles pour ne pas vider la batterie, mais dès qu'elle détecte un truc qui gigote, elle passe en mode film complet. Y'a aussi l'audio bidirectionnel pour engueuler le livreur à distance, une sirène et des lumières d'alarme rouge et bleu pour faire fuir les curieux et le tout encaisse de -20°C à 45°C. Ah et j'oubliais, c'est compatible Alexa et Google Home, et tout est piloté depuis l'appli Tapo.

Pour les bidouilleurs, sachez que comme souvent sur les Tapo sur batterie, y'aura pas de flux RTSP à récupérer. C'est vraiment dommage et je comprends pas pourquoi les constructeurs n'en proposent pas d'office (ah oui, leur abonnement, c'est vrai...). Donc si vous vouliez la brancher à un Frigate ou à Motion sous Linux pour la gérer avec vos autres caméras, bah c'est mort. Par contre sur vos caméras qui exposent du RTSP, Cameradar reste très pratique pour tester si vos flux sont bien sécurisés, je vous invite à tester !

Bref, la C675D KIT, c'est la version "je veux tout voir et tout savoir" de la caméra solaire avec un vrai double objectif qui règle enfin ce défaut des caméras motorisées. Sans parler du panneau solaire qui vous évitera de tirer des câbles partout comme un électricien qui aurait bu trop de café.

Vous pouvez la trouver ici si ça vous tente !

Test du Dreo TurboCool 516S : je n’ai plus peur de la canicule

16 juin 2026 à 12:32
- Contient des liens affiliés Amazon -

J'ai posé le Dreo TurboCool 516S sur mon bureau au début de la vague de chaleur, et c'est vite devenu mon arme anti-canicule pour bosser. Ce n'est ni un ventilateur classique, ni un de ces brumisateurs de terrasse qui finissent par coller les touches du clavier.

L'idée tient dans la techno maison, baptisée TurboCool Ultra Mist. Une petite plaque ultrasonique fait vibrer l'eau à 1,7 MHz pour la casser en gouttelettes microscopiques de 11 microns, soit bien plus fines que la bruine d'un brumisateur ordinaire.

Du coup, la brume s'évapore quasi instantanément dans le flux d'air au lieu de mouiller ce qu'elle touche. Ma température ressentie baisse d'environ 3 degrés, que je confirme clairement, et le bureau reste sec. J'ai tenté le test du mouchoir devant la sortie d'air : il ne prend pas l'humidité, c'est assez fou.

Screenshot

Le réservoir de 1,3 litre tient une bonne journée de boulot, jusqu'à 12 heures sur le débit le plus faible. On a six vitesses de ventilation, deux modes et trois niveaux de brumisation, de quoi doser entre le petit souffle frais et la rafale qui décoiffe. Le moteur est très discret, autour de 20 dB au minimum, je l'oublie complètement quand je bosse.

Là où ça devient intéressant pour le geek que je suis, c'est le côté connecté. Le 516S embarque un capteur de température et d'humidité. Vous fixez un taux d'humidité cible dans l'appli Dreo, et la brumisation se coupe toute seule une fois la cible atteinte, histoire de ne pas transformer le coin bureau en serre tropicale. 

Un petit anneau lumineux RVB vire au rouge quand l'air devient trop humide, alerte visuelle immédiate, pas besoin d'aller checker un écran. C'est trop bien.

L'appli Dreo pilote le reste à distance si besoin : vitesses, programmes horaires, mode humidificateur seul sans le ventilo, et un verrouillage des commandes bien pratique si des gamins traînent autour. Comme l'engin parle aussi à Alexa et Google Assistant, je déclenche la brume à la voix sans lâcher le clavier. Il y a aussi une télécommande si besoin.

Côté entretien, il est vraiment pas pénible. Pas de pompe, aucun filtre à racheter. Le bloc se démonte en moins de dix secondes pour un rinçage, ce qui évite l'eau stagnante et les bactéries qui squattent les vieux rafraîchisseurs à coussinet humide.

Le 516S se trouve autour de 99,99 euros sur Amazon , en stock en ce moment. Pour un appareil de bureau qui remplace à lui seul un ventilateur, un brumisateur et un humidificateur, c'est plutôt bien placé.

Bref, sur un bureau il fait exactement le job : du frais, du sec, du silencieux, et du connecté qui sert vraiment à quelque chose. Je valide à 100%.

Il est disponible ici sur Amazon !

J'ai aussi installé son grand frère, le 765S et son réservoir de 6 litres, dans mon salon. Le test complet de ce modèle-là est à lire sur Mac4ever .

OpenCAL - Imprimer un objet en quelques secondes, sans la moindre couche

16 juin 2026 à 10:22

Une équipe issue de l'université de Berkeley vient de publier OpenCAL, une version libre et documentée d'une technique d'impression 3D qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît, et le projet est désormais reproductible chez soi avec des composants qu'on trouve dans le commerce.

Le principe porte un nom un peu barbare, la lithographie axiale calculée (Computed Axial Lithography, ou CAL), mais l'idée derrière est étonnamment simple.

Une imprimante 3D classique à résine fabrique un objet en empilant des centaines de tranches horizontales, l'une après l'autre, comme on poserait des feuilles de papier les unes sur les autres jusqu'à obtenir un volume. C'est lent, et chaque couche laisse une petite marque parfois visible.

La CAL fait l'inverse. Au lieu de découper l'objet en strates, elle projette de la lumière dans un petit récipient de résine liquide qui tourne lentement sur lui-même, et l'image projetée change en permanence selon l'angle de rotation.

Cette technique reprend en fait le fonctionnement d'un scanner médical, mais à l'envers. Un scanner prend une multitude de clichés d'un corps sous tous les angles pour reconstituer une image en volume. Ici, on part de l'objet en 3D et un logiciel calcule toutes les projections à renvoyer dans la résine pendant qu'elle tourne.

Là où la lumière s'accumule suffisamment, la résine durcit. Partout ailleurs, elle reste liquide. Et comme le calcul concentre l'énergie sur l'ensemble du volume en même temps, la pièce entière se solidifie d'un coup, en quelques dizaines de secondes parfois, là où une imprimante normale mettrait de longues minutes voire des heures.

Pas de couches, donc pas de stries, pas de film FEP à changer (cette membrane transparente au fond des bacs à résine qui s'use vite), et aucun de ces cycles d'arrêt et de redémarrage qui ralentissent les machines habituelles.

La technologie n'est pas nouvelle, elle est née vers 2019 d'une collaboration entre Berkeley et le laboratoire de Lawrence Livermore, mais elle restait cantonnée à la recherche, hors de portée du grand public. C'est tout l'intérêt d'OpenCAL.

Le projet propose désormais une documentation tout à fait complète, un dépôt GitHub avec tout le code source, les plans pour monter la machine et même la recette pour mélanger soi-même la résine adaptée. Le logiciel tourne sur un simple Raspberry Pi et la lumière vient d'un vidéoprojecteur grand public, en l'occurence ici un NexiGo Nova Mini.

Le tout est publié sous licence GPL3, libre pour un usage non commercial, recherche et éducation. L'équipe travaillait surtout sur un serveur Discord avant de tout formaliser proprement.

Une réserve quand même, et elle est importante. La résine maison repose sur des produits photochimiques toxiques, et la documentation ne s'en cache pas. Pour ceux qui préfèrent éviter de manipuler ça, un partenariat avec FormLabs propose une résine prête à l'emploi.

Côté qualité, la résolution reste comparable à celle de vieilles imprimantes à résine, rien de spectaculaire. Mais la vitesse, elle, n'a rien à voir.

Bref, voir une technologie de labo digne d'un réplicateur de Star Trek atterrir sur un Raspberry Pi et un projecteur à moins de 200 euros, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackaday

Une veste qui fabrique de l'eau potable à partir de l'air, comme dans Dune

16 juin 2026 à 09:13

Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances.

Le secret tient dans la matière. Il s'agit d'un tissu en hydrogel, c'est-à-dire un gel ultra-absorbant ici fabriqué à partir de matières issues de la biomasse, donc d'origine végétale, qui capte les molécules d'eau présentes dans l'air sous forme de vapeur avant de les faire passer à l'état liquide sur la surface des fibres puis de les stocker en profondeur.

Toute la prouesse réside dans la vitesse à laquelle l'eau franchit ces étapes, l'équipe ayant conçu un chemin qui la fait circuler très rapidement de la vapeur vers le liquide puis vers le textile, ce qui lui vaut une efficacité de trois à dix fois supérieure aux matériaux de récupération atmosphérique habituels.

Une fois l'humidité captée, elle est dirigée vers de petits modules détachables que l'on retire pour les glisser dans un collecteur pliable, où la chaleur du soleil libère l'eau emprisonnée dans le gel, qui se condense alors et devient buvable.

Côté rendement, la veste produit entre 400 et 900 millilitres d'eau potable par jour, soit grosso modo une à deux petites bouteilles, selon le taux d'humidité de l'air. Une version posée au sol plutôt que portée grimpe, elle, jusqu'à 1,3 litre quotidien, et tient ce chiffre aussi bien dans un climat aride que dans une ambiance tropicale moite.

La comparaison avec Dune était écrite d'avance. Dans le roman de Frank Herbert porté à l'écran par Denis Villeneuve, les habitants de la planète désertique Arrakis enfilent des stillsuits, ces combinaisons qui recyclent la transpiration et l'urine de celui qui les porte pour ne gaspiller aucune goutte d'eau dans un monde où elle vaut plus cher que tout. Ici, c'est nettement plus ragoûtant, puisque la veste ne prélève rien sur le corps et se contente d'aspirer l'humidité de l'air.

Et le projet ne s'arrête pas à un simple blouson, l'équipe imaginant déjà glisser le même tissu dans des sacs à dos, des tentes ou des abris d'urgence, histoire de transformer du matériel qu'on transporte déjà partout en petite usine à eau qui ne réclame ni pile ni branchement électrique.

Bon, il reste des inconnues de taille, puisqu'on ignore le poids réel du vêtement, son prix éventuel et surtout sa tenue dans le temps une fois enchaînés les cycles d'absorption et de chauffe. Et 900 millilitres, c'est encore loin de couvrir les besoins d'un adulte qui marche toute la journée en plein cagnard.

N'empêche, pour un randonneur perdu ou une région privée d'eau, tirer un demi-litre du ciel sans la moindre nappe à proximité, ça peut tout changer.

Source : Techspot

À partir d’avant-hierGénéralistes

Une alimentation USB-C miniature pour redonner vie au Commodore 64

27 mai 2026 à 13:00

L'alimentation d'origine du Commodore 64 a une fâcheuse réputation : elle a tendance à mourir en cuisant lentement ses propres composants.

Le régulateur, noyé dans la résine, ne dissipe pas la chaleur, surchauffe, et finit par cramer en emportant parfois la machine au passage. Pour un ordinateur de 1982 qui tient encore debout aujourd'hui, c'est un vrai problème.

Du coup, le collectif Side Projects Lab a sorti le PD-64, une alimentation pensée pour ressusciter les C64 sans la peur du toaster. Le truc tient dans la taille du port d'alimentation de la machine, donc franchement minuscule, et fonctionne avec n'importe quel chargeur USB Power Delivery du commerce (la norme qui équipe presque tous les chargeurs USB-C modernes). Vous lui demandez du 12 V via la négociation USB-PD, et le module en tire ce qu'il faut pour alimenter la machine.

À l'intérieur, c'est plus malin qu'il n'y paraît. Le PD-64 sort du 5 V via un convertisseur abaisseur classique (un buck converter, c'est juste un montage qui transforme une tension élevée en une plus basse sans gaspiller en chaleur), ce qui règle le problème historique du régulateur grillé. Mais le C64 a aussi besoin de 9 V en alternatif, ce qui est moins courant sur les alimentations modernes. Pour ça, le module utilise un amplificateur en classe D pour générer un signal alternatif propre.

Le projet est ouvert. Les fichiers source (FreeCAD pour la conception et STL pour l'impression 3D) sont publiés sous licence Creative Commons sur le GitHub de Side Projects Lab. Vous pouvez fabriquer votre propre carte si vous avez l'équipement, ou commander directement une version finie chez eux pour ceux qui n'ont pas envie de se lancer dans la gravure de circuit imprimé.

Le truc qui fait plaisir, au-delà du gadget, c'est de voir des gens se mobiliser pour préserver le matériel vintage. Le C64 reste l'ordinateur le plus vendu de tous les temps avec ses 17 millions d'unités écoulées, et il en traîne encore beaucoup dans les greniers ou en collection. Sauf que voilà, sans alim qui tient, ces machines partent à la benne ou prennent la poussière. Avec ce genre de projet, on prolonge leur durée de vie de plusieurs décennies sans sacrifier l'expérience d'origine.

Au passage, ça pose une vraie question pour le matériel rétro en général : combien de machines des années 80 et 90 sont sauvables avec une simple alim moderne ? Beaucoup, probablement. La communauté rétro fabrique aujourd'hui des remplacements pour les Amiga, les Atari, les vieux Macs.

Source : Hackaday

Un thermostat Honeywell bourré de failles

27 mai 2026 à 12:55

Des chercheurs ont passé le thermostat connecté Honeywell X2S à la moulinette du reverse-engineering. Le résultat est un peu embarrassant.

L'appareil en question, c'est un thermostat Wi-Fi qui se pilote depuis le smartphone et s'intègre aux installations domotiques, embarque deux puces principales. Un microcontrôleur Renesas Cortex-M33 cadencé à 200 MHz avec TrustZone (la techno qui isole les zones sensibles de la puce pour protéger les données critiques), et une puce Realtek qui gère le Wi-Fi et le Bluetooth Low Energy. À côté, deux mémoires Flash Winbond chiffrées.

Pour aller fouiller dedans, les chercheurs ont fabriqué une petite carte d'interface avec des pogo-pins (des broches à ressort qui viennent appuyer sur les points de test du circuit, sans rien souder). Avec ça, ils ont pu accéder au firmware et le décortiquer tranquillement.

Le bilan est donc assez gênant. La puce Realtek embarque une fonction de déchiffrement à la volée appelée RSIP, exploitable. Le protocole TLS, censé sécuriser les échanges avec les serveurs, contient une faille qui permet une attaque "man-in-the-middle" toute bête (un intermédiaire qui se glisse entre votre thermostat et le serveur pour lire ou modifier les échanges). Et un bug dans la génération des clés de session permet de les retrouver à coup sûr. Bref, l'appareil est troué de partout.

Le code de l'exploration est dispo sur Codeberg sous le nom "fuji-exploration", pour qui veut creuser.

Honeywell est une grosse boîte, pas un petit fabricant chinois sans-le-sou. Un thermostat connecté n'est pas un gadget anodin : il est branché en permanence sur votre réseau Wi-Fi domestique, et il sait à quelle température vous vivez, donc indirectement quand vous êtes chez vous. Voir une marque de ce niveau sortir un produit avec autant de vulnérabilités basiques, ça pose question.

Le pire, c'est qu'il n'y a aucune raison technique pour expliquer ces failles. La cryptographie correcte existe depuis vingt ans, les frameworks TLS sécurisés sont gratuits et bien documentés, et un bug dans la génération de clés se détecte logiquement sans trop problème. Quelqu'un a juste décidé que ce n'était pas la priorité.

Bref, encore un objet connecté à ajouter à la longue liste des trucs qu'on ne devrait pas laisser entrer chez soi sans l'isoler sur un réseau séparé.

Source : Hackaday

Un vélo construit avec les techniques de la Renaissance italienne

27 mai 2026 à 09:37

La chaîne YouTube "How To Make Everything" s'est lancé un défi très improbable : construire un vélo en n'utilisant que des matériaux et des techniques disponibles à la Renaissance italienne.

L'idée tourne autour d'un croquis de bicyclette qu'on attribue parfois à Léonard de Vinci, sauf que les historiens ont conclu depuis longtemps que le dessin n'est pas de lui et date bien après sa mort.

Le projet part donc d'un faux pour explorer une vraie question : si Léonard avait imaginé un vélo, à quoi aurait-il pu ressembler ?

Le résultat est largement en bois. Cadre, fourche, roues, tout ce qui peut l'être l'est, parce que le bois reste le matériau de référence à la Renaissance pour ce genre de structure. Les jantes, elles, sont en fer, parce que le bois seul ne tient pas la route sur la durée.

C'est en fait les compromis qu'utilisaient les artisans de l'époque pour les charrettes et les premières machines mécaniques.

Le système de freinage est directement tiré des notes de Léonard. C'est un frein à tambour rudimentaire : une bande d'acier vient s'enrouler autour d'un tambour fixé à la roue arrière, et le serre quand vous actionnez la commande.

Les pédales suivent aussi des dessins du maître, et les roulements à billes utilisés correspondent à des techniques qui étaient envisageables à l'époque (même si leur application sur un vélo n'a évidemment jamais existé en vrai).

Là où ça coince, c'est sur la chaîne. Le concept de transmission par chaîne apparaît bien dans les carnets de Léonard, mais la fabriquer à la main avec les outils du XVIe siècle est un cauchemar et manque de précision.

Au final, le vélo roule. Mais sans atteindre une vitesse vraiment exploitable. Difficile de faire mieux quand chaque maillon est forgé à la main.

L'exercice n'a pas vocation à fournir un moyen de transport efficace. C'est de l'archéologie expérimentale dans son sens le plus pur : reproduire des techniques anciennes pour voir ce qu'elles peuvent et ne peuvent pas faire.

Du coup, on apprend autant sur les limites concrètes de la mécanique pré-industrielle que sur l'ingéniosité réelle de ce sacré Léonard.

La vidéo de la chaîne montre tout le process de fabrication, et c'est franchement passionnant à regarder, même pour quelqu'un qui ne s'intéresse ni au vélo ni à la Renaissance.

Le sérieux de la démarche tranche avec ce qu'on voit habituellement sur ce genre de chaîne, où "construire à l'ancienne" se résume souvent à filmer trois plans avec une scie.

En fait, c'est une démonstration assez chouette que certaines bonnes idées attendent juste les bons matériaux pour devenir utiles.

Source : Hackaday

256 cœurs et 2 nanomètres - AMD met en production son serveur monstre Epyc Venice

26 mai 2026 à 16:12

256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.

Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.

Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.

Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.

La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.

Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.

Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.

Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.

AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).

Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.

Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.

Source : Tom's Hardware

Philips sort un moniteur avec un écran de chaque côté, et c'est pas idiot

26 mai 2026 à 14:16

Un écran de 24 pouces autonome avec une dalle Full HD 120 Hz... des deux côtés. Voilà ce que propose le Philips 24B2D5300, repéré par TechSpot sur la boutique en ligne UK du constructeur, et que la marque revendique comme une première mondiale dans la catégorie des moniteurs. 

La machine sera disponible en juin pour 359 livres sterling, soit environ 420 euros.

Posons d'abord la question évidente : à quoi ça peut bien servir ? L'idée, ce n'est pas de jouer à deux ou de regarder deux films en même temps avec son colocataire installé derrière. Philips vise clairement les usages professionnels où l'on partage régulièrement un écran avec quelqu'un en face de soi.

Le guichet d'une agence bancaire, un comptoir de pharmacie, un bureau de notaire, une visite commerciale où il faut faire valider un devis au client, ou encore un coin de réception en entreprise. Au lieu de retourner laborieusement le moniteur ou de partager l'écran de son téléphone, le client voit ce qu'il doit voir sur son côté à lui, pendant que vous travaillez sur le vôtre.

Plusieurs modes d'affichage sont prévus. En mode dupliqué, les deux écrans montrent exactement la même chose, parfait pour valider un document avec quelqu'un. En mode DualView, les deux panneaux fonctionnent comme deux écrans étendus indépendants, comme si vous aviez branché deux moniteurs séparés sur votre PC.

Vous pouvez aussi connecter deux ordinateurs en même temps via les entrées dédiées, ce qui permet à deux personnes installées de chaque côté de bosser sur leur propre machine en partageant la même base. Pratique pour le co-working sur un coin de table.

La fiche technique ne casse pas trois pattes à un canard. Du 1080p sur du 24 pouces, c'est correct pour de la bureautique et du document, mais ce n'est clairement pas un produit pour graphistes ou monteurs vidéo.

Le 120 Hz est presque surprenant à ce niveau de gamme et pour cet usage, mais ça ne sert quasiment à rien pour les cibles visées par Philips. Du coup on peut imaginer que le constructeur l'a embarqué parce que la dalle utilisée le proposait déjà nativement.

Le pari de Philips, c'est de remplacer deux moniteurs distincts (le vôtre plus celui du client posé en face de vous) par un seul appareil qui prend moitié moins de place et n'a besoin que d'une seule alimentation. Dans un petit comptoir d'accueil ou un coin agence bancaire, ça peut faire sens, surtout dans des lieux où chaque centimètre carré compte. Le pari n'est pas gagné côté acheteurs pros, parce que le concept est nouveau et un peu déroutant à expliquer à un service achats.

À 420 euros, ça reste un investissement raisonnable pour une PME qui veut équiper trois ou quatre postes de réception sans encombrer ses bureaux.

Source : Techspot

Windows 11 distancé par Ubuntu sur le monstrueux Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD

26 mai 2026 à 11:31

Nos confrères de chez Phoronix ont publié un comparatif des performances du tout nouveau Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD sous deux systèmes : Windows 11 et Ubuntu 26.04 LTS. Le verdict est sans appel, Linux prend une avance très nette sur Windows sur la majorité des charges de travail testées.

Petit point pour ceux qui décrochent dès qu'on parle de processeur. Le 9950X3D2, c'est une variante Dual Edition du processeur haut de gamme d'AMD pour le grand public. Elle embarque 16 cœurs, 32 threads, et surtout une particularité plutôt rare : une mémoire cache 3D (le V-Cache, une couche de mémoire ultra-rapide empilée physiquement sur la puce) présente sur les deux blocs de cœurs, là où les versions précédentes n'en avaient que sur un seul.

En pratique, les deux moitiés du processeur peuvent piocher dans une grosse réserve de mémoire rapide, ce qui accélère pas mal de calculs gourmands.

Phoronix a fait tourner ses batteries de benchmarks habituelles : compilation de code, encodage vidéo, calcul scientifique, rendu 3D, base de données. Sur la majorité de ces tests, Ubuntu 26.04 arrive devant Windows 11, parfois de quelques pourcents, parfois beaucoup plus selon la charge. Quand on additionne tout, ça donne une moyenne nettement à l'avantage du pingouin.

C'est un constat qui revient quasi à chaque test du genre depuis plusieurs années. Linux fait souvent mieux tourner les processeurs serveur ou les CPU multi-cœurs musclés que Windows, notamment parce que son ordonnanceur (le bout du système qui décide quel programme tourne sur quel cœur et à quel moment) est plus malin avec les architectures complexes.

AMD, avec son design en deux blocs séparés et son cache 3D asymétrique, est typiquement le genre de processeur où ça compte vraiment.

Côté Windows, c'est un peu toujours la même histoire. Microsoft a fait des efforts ces dernières années pour mieux gérer les Ryzen, mais le système traîne encore quelques inefficacités et un fond plus lourd. Pour un gamer pur, ça n'a probablement pas grand impact. Mais pour un développeur, un créateur de contenu ou quelqu'un qui compile son propre code, l'écart commence vraiment à avoir du sens.

On peut d'ailleurs se demander si AMD finira par sortir une version officiellement labellisée Linux. Pour l'instant, rien d'annoncé. Mais bon, qu'un constructeur grand public reconnaisse explicitement que son matos tourne mieux sous Linux serait déjà une petite révolution culturelle.

Source : Phoronix

Muxcard - Un ordinateur fin comme une carte bancaire

Par : Korben ✨
24 mai 2026 à 08:25

L'expert en électronique connu sous le pseudo de Krauseler s'est mis en tête un truc que la plupart des ingénieurs auraient lâché au bout d'une semaine, à savoir fabriquer un vrai ordinateur qui tient dans le format exact d'une carte bancaire.

Et pas "à peu près la taille d'une carte" comme on dit tous pour un Raspberry Pi, non, non, la vraie norme ISO 7810, 85 mm sur 54, et surtout l'épaisseur, soit moins d'un millimètre. Sa Muxcard, il l'a sortie tout seul, chez lui, après des mois de bidouille, et le résultat est très impressionnant !

Alors déjà, "ordinateur", c'est lui-même qui le met entre guillemets. En réalité sous la fine couche de Kapton se cache un ESP32-C3, le microcontrôleur que tous les makers connaissent bien, avec du WiFi, du Bluetooth et une intégration Arduino aux petits oignons.

Donc pas de Windows ni de Linux là-dessus, ne rêvez pas, mais ça tourne sur du firmware maison flashé directement sur la puce, façon Arduino. C'est donc surtout ça qui fait râler les experts en expertise de Reddit, mais j'suis désolé, un machin qui calcule et exécute du code, ça reste un ordinateur. Et sinon, oui, avant que vous posiez la question, ça fait tourner DOOM... À 0,7 image par seconde, certes, mais ça tourne !

Mais le plus dingue, ce n'est pas d'avoir réussi à caser tous les composants car malgré ce qu'on pourrait croire, trouver des pièces assez fines, c'était la partie facile. Le vrai cauchemar, c'est la mécanique car à cette épaisseur, tout devient fragile. Le moindre pli, la moindre pression localisée, et paf, les soudures lâchent.

Krauseler a donc conçu des "îlots" rigides autour des puces et des zones de souplesse calculées ailleurs, pour que la carte plie sans jamais forcer sur les points sensibles.

Et la partie qui va parler aux bidouilleurs, c'est le circuit imprimé. Plutôt que d'attendre 3 semaines une commande de flexPCB chez un fabricant à l'autre bout du monde et de prier pour que ça marche, il a tout simplement gravé le sien à la maison.

Du ruban Kapton avec une feuille de cuivre laminée, une couche de photorésine, et une imprimante 3D détournée en machine de photolithographie pour insoler les pistes.... Ajoutez à cela le pochoir pour la pâte à souder, qu'il a fabriqué en empilant du film photorésine à usage unique, et voilà.

Si vous avez déjà tenté de fabriquer un circuit au marqueur , c'est le même principe, mais poussé à un niveau de dingue.

Le moment le plus douloureux, de ce que j'ai compris, ça a été le branchement de l'écran. Les connecteurs étaient trop épais, alors il a soudé chaque fil à la main en retenant sa respiration tellement c'est petit.

Maintenant, le point faible c'est la batterie. Un accu LiPo aussi fin, ça n'aime ni la chaleur, ni les chocs, ni qu'on s'assoie dessus avec le portefeuille dans la poche arrière. Une mini perforation et hop ça part en fumée, au sens propre.

Krauseler le reconnaît sans détour, et c'est sa plus grosse contrainte. Mais rassurez-vous, il bosse déjà sur des feuilles d'acier inox pour blinder l'accu contre la pression. Pas simple quand on sait que chaque solution crée un nouveau problème...

Bon, et qu'est-ce qu'on en fait au juste de cette Muxcard ?

Hé bien pour l'instant le proto affiche surtout des trucs sur son écran e-paper et joue les cartes de visite qui claquent. Mais pour moi, son potentiel qui fait rêver, ce serait d'imaginer qu'avec le NFC en lecture-écriture et l'ESP32, vous avez là de quoi bricoler un générateur de codes 2FA, un gestionnaire de mots de passe hors ligne, un portefeuille de QR codes pour vos billets de transport et autres, un portefeuille crypto, voire un petit outil de pentesting dans l'esprit du Flipper Zero .

Le tout dans un objet qui se glisse dans votre portefeuille sans que personne ne remarque la différence. En fait, le seul vrai frein, c'est qu'il faut savoir coder son propre firmware Arduino pour en tirer quoi que ce soit.

Maintenant, est-ce qu'on peut le refaire chez soi ?

Bien sûr, Krauseler a mis les schémas, le layout et un firmware d'exemple sur son GitHub mais attention quand même, c'est sous licence CC-BY-NC-SA, donc vous avez le droit de vous amuser à le reproduire mais pas de le vendre.

Maintenant, je pense que vous l'avez compris, reproduire ce truc relève de l'exploit. Il faut l'équipement de photolithographie, une soudure de précision de chirurgien, et surtout une batterie de moins d'un millimètre d'épaisseur que lui-même galère à sourcer. Et sur le coût total de tout ça, on n'a pas l'info ! Dommage, j'aurais bien aimé savoir combien ça coûte.

Bref, c'est moins un produit qu'une démonstration de force. Et c'est surtout une preuve de plus qu'un passionné seul peut encore repousser des limites que l'industrie jugerait pas assez rentable pour s'y coller...

Source

DATO Ares Q4 - Le SSD aimanté qui se colle partout

Par : Korben ✨
11 mai 2026 à 08:09

Le truc cool avec un disque de backup, c'est quand vous arrêtez de le sortir du tiroir. Et c'est ce que permet de faire le DATO Ares Q4 (lien affilié) qui se trouve être aimanté et que je peux donc coller direct sur le côté de mon Mac Studio . Je l'ai depuis bientôt un an, et c'est devenu mon disque de Time Machine à résidence.

Il est trop mignon parce qu'il est tout petit, puisqu'il mesure 64 par 64 mm, 12 mm d'épaisseur, et 40 grammes, soit à peine plus gros qu'un bloc de petits Post-it, sauf que dedans y'a 4 To de NVMe en USB4. Les aimants sont prévus pour s'accrocher à un iPhone 15/16/17 Pro façon MagSafe, mais en pratique ils tiennent aussi nickel sur n'importe quelle machine, si vous collez le petit aimant-sticker livré avec.

Après je sais pas si coller un aimant sur un ordinateur c'est le move le plus intelligent que j'ai fait de ma vie mais je l'ai collé y'a 1 an, et ça bouge pas et j'ai aucun souci. Après c'est pas des GROS aimants non plus hein... C'est assez fin et pas très aimanté non plus. Et niveau connectique, c'est livré avec un câble USB-C rikiki de 10 cm.

Côté débits l'USB4 crache du 4000 Mo/s en lecture et 3600 Mo/s en écriture et comme c'est du natif, y'a pas de puce intermédiaire entre le NVMe et le port, donc on est max de ce qu'on peut avoir en vitesse avec ce genre de disque. Par contre, faut un port USB4 ou Thunderbolt 4/5 côté Mac, sinon ça retombe sur de l'USB 3.2 classique. C'est pas dramatique mais ça va 'achement moins vite quand même.

Et comme mon Mac Studio embarque 4 To en interne, c'est pile la taille du DATO que je dédie à ma sauvegarde Time Machine. Le sparsebundle peut donc grossir jusqu'à occuper tout le disque sans que je m'en occupe ! Et comme je ne le remplis jamais à 100%, je suis assez tranquille.

En plus de ce SSD, je fais toujours des backups sur mon NAS Synology avec Carbon Copy Cloner à côté parce que je suis parano et qu'on sait jamais...

Côté chauffe, la surprise est plutôt bonne, il reste froid / tiède même en plein transfert. Alors je suis pas sûr mais je me dis que le boîtier en alu du Mac Studio, joue peut-être un petit rôle de dissipateur thermique mais j'sais pas, peut-être pas... En tout cas, ça chauffe pas quoi.

Ce disque est compatible Mac, PC, Linux, et même iPhone Pro en USB-C comme ça si vous avez besoin de filmer de la 4K ProRes HDR direct sur un SSD plutôt que sur la mémoire interne, c'est possible ! Et il est garanti 5 ans, ce qui est toujours bon à prendre.

Voilà, si ça vous intéresse, le DATO Ares Q4 (lien affilié) est dispo sur Amazon en versions 1 To, 2 To ou 4 To .

Un hamster qui court dans une roue peut-il charger un téléphone ? Apparemment oui

7 mai 2026 à 09:26

Le YouTubeur « Flamethrower » a documenté un projet aussi inutile que satisfaisant : utiliser un hamster comme source d'énergie pour charger son smartphone.

Le principe est simple sur le papier. Vous prenez un hamster, vous le mettez dans une roue, vous reliez la roue à un générateur, et au bout d'une nuit complète d'activité rongeuse, vous obtenez assez de jus pour démarrer la charge d'un téléphone. Pas pour finir la charge, hein. Juste pour la commencer.

Le maker a utilisé un module CJMCU-2557, basé sur la puce TI BQ25770. C'est un composant fait pour récupérer de très petites quantités d'énergie : il accepte des tensions entre 0,1 et 5,1 V (avec un minimum de 0,6 V pour démarrer), un courant max de 0,1 A, et il intègre un supercondensateur pour stocker ce qui rentre.

La roue du hamster fait tourner un petit générateur à courant continu, qui alimente le BQ25770, qui charge le supercondensateur, qui charge ensuite des cellules Li-ion 18650 récupérées sur des batteries usagées. Avec ce relais, l'énergie hamster finit par se stocker dans des batteries qui peuvent ensuite charger un téléphone via un câble USB classique. Bricolage propre.

Maintenant la vraie question : combien d'énergie produit réellement un hamster ? Eh bien très peu en fait.

La chaîne complète de conversion (mécanique vers électrique, supercondensateur vers cellule 18650, cellule vers téléphone) génère des pertes à chaque étage. Du coup, après une nuit, vous avez juste assez pour commencer la charge, pas pour la terminer. C'est très loin du panneau solaire, et encore plus loin d'une simple prise murale.

Mais bon, ce n'est évidemment pas le but. Le projet existe pour démontrer qu'on peut techniquement le faire, pas pour révolutionner la production d'énergie domestique. Le hamster a fait sa petite course, le maker a sa vidéo YouTube avec une vraie puce dedans, et tout le monde apprend quelque chose sur la récupération d'énergie à très basse puissance. Les commentaires de Hackaday ironisent d'ailleurs déjà sur le potentiel du hamster pour la "domination mondiale", ce qui résume assez bien le ton du projet.

Bref… un hamster qui charge votre téléphone, c'est mignon, c'est inutile, et c'est exactement pour ça que c'est génial.

Source : Hackaday

Un passionné a recréé l'Apple Lisa de 1983 dans un FPGA

6 mai 2026 à 09:12

Voilà un projet qui sort un peu de l'ordinaire. Un développeur a passé huit mois à réimplémenter intégralement l'Apple Lisa, l'ordinateur lancé par Apple en 1983, à l'intérieur d'un FPGA. Le résultat tourne.

Il charge le système d'exploitation Lisa OS et fait fonctionner les logiciels de l'époque comme à la sortie de la machine, sans la moindre puce d'origine. Juste une description matérielle Verilog/VHDL synthétisée sur une carte FPGA moderne.

Pour ceux qui ne suivent pas le rétro-Apple, l'Apple Lisa, c'est l'ancêtre direct du Macintosh. Premier ordinateur grand public d'Apple à intégrer une interface graphique avec souris, prévu pour les pros, mais vendu à un prix faramineux à l'époque (autour de 10 000 dollars de 1983), ce qui l'a tué commercialement avant que le Mac plus accessible vienne reprendre le flambeau l'année suivante.

Aujourd'hui, les Lisa qui marchent encore sont des objets de collection rares, surtout que les disques Twiggy d'origine étaient une catastrophe en termes de fiabilité.

Recréer la machine en FPGA permet de la faire vivoter sans dépendre de pièces qui n'existent plus, et c'est aussi un bel exercice de reverse engineering. Il faut bien bien comprendre le bus, le contrôleur graphique, les puces custom, les timings exacts, et tout retranscrire dans un langage de description matérielle.

Le développeur a documenté chaque sous-système au fil de la construction... On parle là d'un travail de fond qui ferait passer une thèse pour un travail dominical.

Le projet est documenté en vidéo. Le créateur explique chaque étape du portage, les bugs rencontrés (le Lisa avait un système de gestion mémoire inhabituel pour l'époque), et démontre l'ordinateur en train de tourner sur sa carte FPGA finale. Les fichiers du projet (sources Verilog, schémas, images de ROM) sont a priori disponibles pour les amateurs qui veulent reproduire la chose à la maison.

C'est chouette comme projet ! Le rétro-computing à coup de FPGA, c'est probablement la seule façon de garder vivantes des machines comme la Lisa pour les décennies qui viennent.

Source : YouTube

Kawaii - La GameCube découpée au scalpel qui tient dans la poche

Par : Korben ✨
6 mai 2026 à 05:37

Mackie Kannard-Smith vient de sortir Kawaii , une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif.

Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a choisi la Wii (sortie en 2006) plutôt que la GameCube d'origine, parce que la Wii partage la même architecture mais avec une finesse de gravure plus récente. Du coup, c'est plus facile à miniaturiser même si pour arriver à ses fins, il a dû appliquer une technique baptisée Omega Trim qui consiste à tronçonner la PCB multicouche au scalpel et à reconnecter chaque piste à la main avec du fil ultra-fin. Pas simple quand on a des gros doigts ^^.

L'encodeur AV est délocalisé, la NAND flash relogée ailleurs, et le processeur est sous-volté dynamiquement via un régulateur custom. Vous chargez alors les jeux sur une carte microSD qui est scellée à l'intérieur !

Alors pour changer de jeu, il n'y a pas d'autre choix que de littéralement désassembler la console. C'est pas top côté pratique mais comme c'est du prototype de l'extrême et pas une console destinée au grand public, je pense que ça passe ^^.

Et là où c'est bien fichu je trouve, c'est avec le dock magnétique composé de pogo-pins, de 4 ports manettes GameCube d'origine, d'un USB-C pour l'alim, et d'une sortie AV analogique. Comme ça vous posez simplement la console sur la base et vous vous retrouvez avec un setup de salon classique.

Côté température, sans ventilo externe, ça chauffe vite par contre. Le boîtier alu fait son boulot, mais y'a quand même des limites physiques qu'on ne peut pas changer... Donc impossible de l'utiliser trop longtemps sans y ajouter un refroidissement actif en plus (genre ventilo ou watercooling).

Après, vous le savez, j'adore ce genre d'exploit et ce n'est d'ailleurs pas le premier mod du genre que je vous présente. Je vous avais déjà parlé du Short Stack de loopj, qui réduisait une Wii au format d'un paquet de cartes. Et devinez quoi, loopj a aussi contribué à Kawaii !

En réalité, cette communauté de tarés du fer à souder se retrouve sur le forum BitBuilt , où ils s'échangent les techniques de découpe extrême depuis des années, alors si vous voulez vous lancer, c'est the place to be !

Les fichiers de conception de la console Kawaii sont publiés sur GitHub , mais Mackie prévient : y'a aucun guide de build, et la réplication est "extrêmement difficile". En clair, c'est pas un mod du dimanche.

Faut une station de soudage à l'air chaud, une loupe binoculaire, des nerfs en acier et une connaissance fine de l'architecture Wii. À vrai dire, c'est sûrement plus simple d'attendre qu'un mod commercial inspiré du projet sorte un jour (coucou la GameCube Mini qui sortira probablement un jour...). Maintenant, si vous voulez voir la bête en action, Macho Nacho Productions a sorti une review de 21 minutes qui fait bien le tour de la machine :

Bref, Kawaii ça sert à rien, c'est techniquement aberrant comme dirait l'autre, et c'est exactement pour ça que c'est classe !

Source

Ce jeu Steam flingue votre SSD en silence

3 mai 2026 à 10:02

108 Go par heure. C'est ce que Windrose, le RPG de pirates en Early Access publié par Kraken Express le 14 avril dernier, écrivait silencieusement sur les SSD des joueurs, sans aucune mention dans les notes de mise à jour. Avec déjà 1,5 million de copies vendues et un pic à 69 000 joueurs simultanés, ça commence à faire un sacré paquet de SSD potentiellement bien fatigués.

Le bug a été repéré par Pixel Operative et confirmé par TechSpot puis Tom's Hardware. En jeu, des pics d'écriture grimpaient jusqu'à 30 Mo/s en continu, même quand le personnage se baladait tranquillement dans son camp de base sans rien faire de spécial.

Sur un SSD grand public type TLC avec une endurance affichée autour de 600 TBW, on parle de plusieurs jours de jeu intensif suffisant pour grignoter une bonne part de la durée de vie nominale.

Le problème vient en fait de la façon dont Kraken Express gère la sauvegarde des progressions. Le studio a choisi RocksDB, une base de données clé-valeur très utilisée côté serveur, et en a empilé trois instances en parallèle, chacune avec un cache mémoire ridiculement petit. Du coup, dès que le cache déborde, tout est balancé sur le disque en boucle permanente, sans aucune logique d'optimisation. Pas terrible.

Kraken Express a réagi vite avec le patch 0.10.0.4 déployé le 30 avril. Selon Pixel Operative qui a refait ses mesures après mise à jour, l'utilisation disque baisse de 60 à 75%. C'est nettement mieux, mais ça reste très loin des standards d'un jeu propre. Et surtout, ça ne change strictement rien pour les joueurs qui ont écrit plusieurs téraoctets de données pendant les deux semaines précédant le correctif.

Côté communication, le studio a reconnu le souci mais sans trop s'étendre sur les conséquences possibles pour le matériel. Pas un mot sur une éventuelle aide aux joueurs qui auraient des SSD très entamés. Et impossible de savoir combien de joueurs sont concernés, vu que l'usure d'un SSD ne se voit qu'au moment où il commence à lâcher.

Bref, un Early Access ça reste un Early Access, mais bousiller le hardware des joueurs sans même les prévenir sans les prévenir, c'est pas génial.

Source : Techspot

Un C-3PO grandeur nature transformé en assistant vocal qui répond pour de vrai

3 mai 2026 à 08:20

Un maker a transformé une réplique grandeur nature de C-3PO en assistant vocal interactif, et le résultat est franchement convaincant. Sa version du droïde papote, répond à vos questions, et tient même une conversation, le tout sans dépendre du moindre cloud une fois en local.

Le truc tient sur un Raspberry Pi 5 planqué dans la coque dorée du droïde. Un micro capte ce que vous racontez, un moteur de speech-to-text le transcrit, et un LLM local s'occupe de comprendre votre question pour formuler une réponse. Jusque là, rien de fou c'est même devenu même assez classique.

Le truc rigolo, c'est la couche par dessus. L'auteur a ajouté un prompt système qui force le LLM à répondre comme C-3PO le ferait : un peu anxieux, très formel, avec ce ton un brin pompeux qu'on connaît tous. Du coup, quand vous lui demandez bêtement la météo, vous pouvez vous prendre une réponse genre "Oh dear, je crains que les conditions atmosphériques ne soient guère favorables à un déplacement humain". Très C-3PO.

Pour la voix, le projet utilise un modèle synthétique entraîné sur les dialogues d'Anthony Daniels, l'acteur original. Le son passe ensuite par une chaîne d'effets audio qui ajoute la résonance métallique et le léger souffle qu'on entend dans les films. Le résultat n'est pas parfait, mais ça reste franchement bluffant pour un projet bricolé à la maison.

Tout le code est dispo en open source, ce qui veut dire que vous pouvez théoriquement le reproduire chez vous, à condition d'avoir une réplique C-3PO sous la main. Ce qui n'est pas le plus simple. Pour les budgets plus modestes, l'auteur précise que le pipeline tourne aussi très bien dans une simple enceinte connectée custom, le côté droïde doré n'étant pas indispensable au fonctionnement.

Le seul vrai bémol, c'est la latence. Entre le moment où vous parlez et la réponse vocale, comptez quelques secondes, ce qui casse un peu l'illusion d'avoir affaire à un assistant réactif. Mais bon, le vrai C-3PO du film mettait aussi trois plombes à comprendre les ordres, donc on peut presque considérer ça comme un détail de fidélité au personnage.

Source : Hackaday

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