Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

OpenCAL - Imprimer un objet en quelques secondes, sans la moindre couche

16 juin 2026 à 10:22

Une équipe issue de l'université de Berkeley vient de publier OpenCAL, une version libre et documentée d'une technique d'impression 3D qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît, et le projet est désormais reproductible chez soi avec des composants qu'on trouve dans le commerce.

Le principe porte un nom un peu barbare, la lithographie axiale calculée (Computed Axial Lithography, ou CAL), mais l'idée derrière est étonnamment simple.

Une imprimante 3D classique à résine fabrique un objet en empilant des centaines de tranches horizontales, l'une après l'autre, comme on poserait des feuilles de papier les unes sur les autres jusqu'à obtenir un volume. C'est lent, et chaque couche laisse une petite marque parfois visible.

La CAL fait l'inverse. Au lieu de découper l'objet en strates, elle projette de la lumière dans un petit récipient de résine liquide qui tourne lentement sur lui-même, et l'image projetée change en permanence selon l'angle de rotation.

Cette technique reprend en fait le fonctionnement d'un scanner médical, mais à l'envers. Un scanner prend une multitude de clichés d'un corps sous tous les angles pour reconstituer une image en volume. Ici, on part de l'objet en 3D et un logiciel calcule toutes les projections à renvoyer dans la résine pendant qu'elle tourne.

Là où la lumière s'accumule suffisamment, la résine durcit. Partout ailleurs, elle reste liquide. Et comme le calcul concentre l'énergie sur l'ensemble du volume en même temps, la pièce entière se solidifie d'un coup, en quelques dizaines de secondes parfois, là où une imprimante normale mettrait de longues minutes voire des heures.

Pas de couches, donc pas de stries, pas de film FEP à changer (cette membrane transparente au fond des bacs à résine qui s'use vite), et aucun de ces cycles d'arrêt et de redémarrage qui ralentissent les machines habituelles.

La technologie n'est pas nouvelle, elle est née vers 2019 d'une collaboration entre Berkeley et le laboratoire de Lawrence Livermore, mais elle restait cantonnée à la recherche, hors de portée du grand public. C'est tout l'intérêt d'OpenCAL.

Le projet propose désormais une documentation tout à fait complète, un dépôt GitHub avec tout le code source, les plans pour monter la machine et même la recette pour mélanger soi-même la résine adaptée. Le logiciel tourne sur un simple Raspberry Pi et la lumière vient d'un vidéoprojecteur grand public, en l'occurence ici un NexiGo Nova Mini.

Le tout est publié sous licence GPL3, libre pour un usage non commercial, recherche et éducation. L'équipe travaillait surtout sur un serveur Discord avant de tout formaliser proprement.

Une réserve quand même, et elle est importante. La résine maison repose sur des produits photochimiques toxiques, et la documentation ne s'en cache pas. Pour ceux qui préfèrent éviter de manipuler ça, un partenariat avec FormLabs propose une résine prête à l'emploi.

Côté qualité, la résolution reste comparable à celle de vieilles imprimantes à résine, rien de spectaculaire. Mais la vitesse, elle, n'a rien à voir.

Bref, voir une technologie de labo digne d'un réplicateur de Star Trek atterrir sur un Raspberry Pi et un projecteur à moins de 200 euros, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackaday

Heretic - Virer la censure d'une IA en une commande

Par : Korben ✨
26 mai 2026 à 08:08

Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.

Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.

Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !

Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.

D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.

Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.

Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).

Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.

Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.

Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)

Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.

ip66.dev - Une base de géoloc IP libre et compatible MaxMind

Par : Korben ✨
2 mai 2026 à 07:47

Hello les amis, voici ma petite trouvaille du jour, idéale pour ceux qui jouent en ce moment avec des adresses IP : ip66.dev . C'est une base de géolocalisation IP et entièrement libre, livrée au format MMDB (le même que celui de MaxMind) qui permet de remplacer direct un fichier GeoLite2 dans vos libs existantes (Python, Go, Node.js), sans toucher au code.

L'équipe de Cloud 66 maintient cette liste à jour sous licence CC BY 4.0 et tout est utilisable simplement en récupérant le fichier mmdb.

Pour le télécharger :

curl -LO https://downloads.ip66.dev/db/ip66.mmdb

Ensuite pour interroger une IP, l'outil mmdbinspect de MaxMind fera le job. Si vous l'avez pas déjà, une ligne suffit :

go install github.com/maxmind/mmdbinspect/cmd/mmdbinspect@latest
mmdbinspect -db ip66.mmdb 8.8.8.8

À l'intérieur de la réponse, vous trouverez le numéro et le nom de l'ASN, le pays avec son code ISO, le continent, en IPv4 et IPv6 :

Au lieu de moudre des heuristiques opaques, ip66 préfère tout simplement agréger des sources à partir des 5 registres régionaux (AFRINIC, APNIC, ARIN, LACNIC, RIPE NCC) pour les allocations, le BGP via RouteViews et RIPE RIS pour les vues publiques d'annonces, le RFC 8805 geofeed quand les opérateurs déclarent eux-mêmes leurs localisations, sans oublier GeoNames pour tout ce qui concerne les libellés.

Du coup chaque enregistrement dispose de son propre niveau de confiance (Very High, High, Medium, Low) selon la qualité de la source. Y'a même des marqueurs pour identifier les IPs VPN / Tor et compagnie.

Notez par contre, que c'est du country-level, et pas du city-level comme GeoIP2 City ou IPinfo Core, mais pour enrichir des logs, sortir des stats par pays ou bloquer un continent entier, c'est largement suffisant !

Et si vous voulez l'exposer en API plutôt que la requêter en local, ça se branche nickel sur le mmdb-server , un petit serveur Python qui sert les fichiers MMDB en HTTP. Vous lui pointez ip66.mmdb dans son dossier db/ et hop, c'est plié !

Bref, un fichier mmdb à DL, et votre serveur sait maintenant que 8.8.8.8 c'est l'oncle Google.

Une appli Android scanne tous les Raspberry Pi de votre réseau

30 avril 2026 à 15:29

Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.

Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.

L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.

Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.

L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.

Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.

Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.

À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.

L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.

Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .

Source : Hackaday

PixelFX Morph 2K : un scaler 1080p pour consoles rétro à peu près accessible

30 avril 2026 à 09:08

199 $ pour passer vos consoles rétro en HDMI 1080p sans bouillie de pixels et sans latence visible ? C'est ce que promet le Morph 2K, le nouveau scaler analogique-numérique de PixelFX. Pré-commandes le 1er juin, livraisons huit à dix semaines plus tard.

L'idée est de prendre n'importe quel signal analogique des consoles rétro (composite, S-Video, SCART, component) et de le balancer en 1080p sur HDMI moderne, avec une couleur 4:4:4 propre et une sortie pouvant grimper à 60 Hz en VRR.

L'appareil est même pensé pour scaler les sources les plus crades en 240p sans empâter les pixels, ce qui est le grand intérêt de ce genre de boîtier face aux convertisseurs cheap qu'on trouve à 30 € sur AliExpress.

Côté connectique, tout y est. Composite, S-Video, SCART européen, component (les fameux Y-Pb-Pr) : pas besoin de racheter trois adaptateurs séparés. Seul le VGA demande un adaptateur supplémentaire vendu à part, ce qui exclut certaines Dreamcast modées ou les vieux PC rétro. Sinon vous avez la quasi-totalité des sorties analogiques couvertes nativement.

Le Morph 2K embarque aussi un mode simulation CRT optionnel pour ceux qui veulent retrouver les scanlines, le grain et le flou caractéristique des télés à tubes. Le boîtier est WiFi, mais pas pour le streaming des parties, simplement pour les mises à jour firmware et la configuration via une interface web depuis un navigateur. Pratique quand on veut bidouiller les profils par console sans se taper un menu OSD à la télécommande.

Par rapport au Morph 4K vendu autour de 400 $, on perd la sortie 4K (donc pas de pixel-double sur écran UHD), mais 1080p sur un écran moderne, ça reste largement assez pour profiter d'une N64 ou d'une Saturn dans des conditions correctes. La cible est claire : les retrogamers qui veulent de la qualité d'image sans passer aux 400 ou 600 $ d'un OSSC Pro ou d'un RetroTink 4K.

Les pré-commandes ouvrent le 1er juin et les premiers exemplaires devraient partir 8 à 10 semaines plus tard, soit fin août si tout se passe bien côté production. Aucune disponibilité officielle confirmée pour l'Europe au moment où j'écris ces lignes, mais PixelFX livre généralement à l'international via leurs revendeurs habituels.

À ce tarif, le Morph 2K devient intéressant face aux solutions FPGA hardcore qui demandent à la fois plus de budget et plus de bidouille pour être configurées correctement. Plus d'infos par ici .

Source : Time Extension

Microsoft doesn't know what to do with Call of Duty and is trying everything except making the game good again

Microsoft is removing Call of Duty from Game Pass at the absolute worst time with GTA 6 looming large, but it also shows the company still doesn't know what to do with its biggest gaming franchise.

An image of Call of Duty: Warzone overlayed with a person shrugging

Following Microsoft's acquisition of Call of Duty, this is what I imagine the plan is.

Xbox and Paramount have its Call of Duty movie release date, but it's pretty far off — here's exactly when the film is coming out

Xbox and Paramount have officially announced the Call of Duty movie's release date, but don't expect it to come out soon; it's pretty far off.

An official screenshot from the campaign of 2022's Call of Duty: Modern Warfare 2 reboot.

The moody and intense plot of games like Call of Duty: Modern Warfare 2 would be a great fit for a film adaptation.

CATAI - Des chats pixel art boostés à l'IA sur votre dock

Par : Korben
7 avril 2026 à 13:30

Des chats en pixel art qui se baladent sur votre dock macOS et qui causent grâce à un LLM local... non vous ne rêvez pas car c'est ce qu'on peut obtenir avec CATAI , qui vous fera adopter 6 matous virtuels avec chacun sa personnalité.

En gros, c'est le Tamagotchi de votre dock, sauf qu'au lieu de biper quand il a faim, il vous cite du Nietzsche. Vous lancez l'app, et hop, un chat orange débarque. Il marche, il mange, il dort, il s'énerve... soit 368 sprites dessinés à la main (c'est devenu assez rare pour le souligner !!). Et quand le dock est masqué, le chat se téléporte directement sur le bord supérieur de votre fenêtre active. Parce que vous le savez, un chat, ça squatte toujours les rebords les plus improbables.

Vous pouvez en coller jusqu'à 6 en même temps, chacun avec sa couleur et son caractère. Le noir (Ombre) est philosophe et vous pose des questions existentielles, le blanc (Neige) s'exprime en vers, le gris (Einstein) vous balance des faits scientifiques et le brun (Indiana) raconte des aventures. De temps en temps, ils miaulent tout seuls dans des bulles pixel art. "Mrrp !", "Prrr...", "ronronronron". Perso, je trouve ça craquant.

Et quand vous cliquez sur un chat, ça ouvre une bulle de discussion connectée à Ollama (le moteur d'IA locale que vous connaissez sûrement). Si vous avez déjà un modèle qui tourne, votre matou vous répond alors avec sa propre personnalité. La mémoire de conversation est même persistante entre les sessions (max 20 messages par chat, pour garder un contexte de conversation raisonnable).

Comme c'est du Swift pur, juste les Command Line Tools suffisent pour compiler le fichier source :

swiftc -O -o cat cat.swift -framework AppKit -framework Foundation

La compilation prend genre 3 secondes sur un M1, et le binaire pèse dans les 500 Ko, soit moins qu'une photo iPhone. Y'a aussi un build.sh qui crée un .app propre avec son icône si vous préférez.

Les plus anciens d'entre vous se souviendront peut-être de Neko, le petit chat qui courait après votre curseur, porté sur Mac en 1989 par Kenji Gotoh. L'un des premiers desktop pets connus. Sauf que là, comme on est en 2026, le chat vous fait la conversation via un LLM local. Si vous bidouillez déjà avec Ollama ou que vous avez découvert le LLM caché de votre Mac , c'est un usage auquel vous n'aviez probablement pas pensé.

Notez que sans Ollama, ça fonctionne, les chats se baladent mais restent muets (ce qui est déjà sympa en soi). Et si vous collez un modèle trop lourd genre un 70B, ça va ramer vu que le streaming passe par localhost. Un petit Qwen 2.5 ou Llama 3.2 3B fait largement le taf pour des réponses de chat en 2-3 phrases.

Merci à William pour la découverte.

❌
❌