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Higgsfield - Le Netflix de l'IA où 4 personnes remplacent tout un studio

Par : Korben
21 mars 2026 à 08:00

100 millions de dollars, c'est ce que coûterait normalement la production d'un pilote de qualité ciné, d'après Higgsfield, une boite basée à San Francisco et fondée par Alex Mashrabov.

Et eux, ils l'ont fait en 4 jours avec une équipe de 4 personnes et quelques GPU. Bienvenue dans l'ère du streaming généré par IA !

La plateforme vient en effat de lancer ses Original Series , une sorte de Netflix où tout le catalogue est généré par IA. On y trouve 13 séries dispo (sci-fi, thriller, anime, comédie...) avec des titres comme Arena Zero, Spit & Glow ou encore Tails of Steel, plus 6 autres en préparation. Et tout ça, des dialogues aux effets visuels en passant par le doublage, est généré par intelligence artificielle (même si évidemment, y'a des humains derrière pour le scénario, le prompting et le montage).

Mais le truc fou je trouve, c'est le modèle communautaire. En fait, Higgsfield a organisé un concours qui a attiré plus de 8 700 créateurs venus de plus de 100 pays, comme ça plutôt que de produire en interne, ils laissent la communauté proposer des teasers. Les spectateurs votent alors pour ceux qu'ils préfèrent, et les gagnants se retrouvent à produire des séries complètes avec l'équipe.

Cela veut dire que n'importe qui avec une bonne idée et un bon sens du prompt peut devenir "réalisateur"... sans jamais toucher une caméra ni un plateau de tournage.

Côté boîte à outils, la plateforme ne fait pas les choses à moitié. Y'a le Cinema Studio 2.5 pour la génération vidéo , et la plateforme intègre des modèles tiers comme Kling 3.0 (vidéos de 15 secondes avec personnages cohérents), Sora 2 , Veo 3.1, et même du clonage vocal via ElevenLabs. Pour l'image, y'a Nano Banana Pro (oui, c'est le vrai nom) qui sort du 4K, et plus de 100 apps prêtes à l'emploi pour le face swap, les VFX ou la création de contenu commercial.

Par contre, tout ça repose sur des modèles tiers... donc le jour où OpenAI ou Google changent les conditions liées à leurs API, ça peut les secouer un peu.

Maintenant pour ceux qui se demandent si c'est gratuit, oui, y'a un tier free avec des crédits quotidiens via l'app mobile Diffuse. Sauf que les crédits partent trèèès vite, car générer une vidéo de 15 secondes en 4K, ça consomme pas mal de compute. Pour les gros volumes, faudra donc passer à la caisse.

Alors c'est pas encore 100% nickel mais j'ai été vraiment bluffé par cet épisode par exemple :

C'est vrai que le lipsync n'est pas toujours perfecto, que les mains font parfois n'importe quoi, et que la continuité entre les plans n'est pas toujours raccord.

Mais le concept est dingue quand même car là où il fallait un studio avec des centaines de techniciens, des caméras RED à 50 000 balles et des mois de post-production, y'a maintenant un pipeline automatisé qui prend un scénario et crache un épisode complet. Et le fait que les créateurs viennent du monde entier, sans formation ciné, ça change tout en terme de scénario et de diversité de contenus !

Donc, si vous voulez voir à quoi ressemble le cinéma actuel quand c'est l'IA qui tient la caméra, allez jeter un œil. C'est encore un peu brouillon mais ça progresse très vite (trop ?), je trouve...

Strava trahit la position du porte-avions Charles-de-Gaulle en pleine mission

Par : Korben
21 mars 2026 à 06:22

Le Monde a réussi à localiser le porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle grâce à l'application de sport Strava. Un officier a enregistré un footing de 7 km sur le pont du navire avec sa montre connectée, et son profil public a diffusé les coordonnées GPS en temps réel.

Le navire était déployé en Méditerranée orientale, au large de Chypre, en pleine mission liée au conflit au Moyen-Orient.

Un footing de 7 km qui trahit un navire de guerre

Le 13 mars, à 10h35, un jeune officier prénommé Arthur a lancé un jogging sur le pont du Charles-de-Gaulle. 35 minutes de course, un peu plus de 7 km, et sa montre connectée a transmis le tout à Strava via Bluetooth.

Son profil étant public, n'importe qui pouvait voir le tracé GPS de sa course, et donc la position exacte du porte-avions. Le Monde a vérifié en croisant avec une image satellite de l'Agence spatiale européenne, qui a confirmé la présence du navire à seulement six kilomètres du point GPS.

Le Charles-de-Gaulle se trouvait à ce moment au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques, dans le cadre d'un déploiement lié au conflit au Moyen-Orient.

En remontant le profil du même officier, Le Monde a aussi pu reconstituer les déplacements du navire sur plusieurs semaines : au large du Cotentin le 14 février, en mer Baltique le 27 février, avec une escale à Copenhague.

Pas la première fois que Strava met l'armée dans l'embarras

L'affaire fait partie d'une enquête plus large baptisée "StravaLeaks", que Le Monde avait déjà lancée à l'automne 2024. Les journalistes avaient alors identifié les gardes du corps d'Emmanuel Macron, de Donald Trump et de Vladimir Poutine via leurs activités sportives sur l'application.

Des agents de la DGSE en mission en Irak avaient aussi été repérés de cette manière. Au total, plus de 450 utilisateurs de Strava liés à l'armée française ont été actifs sur la plateforme au cours de la dernière décennie, et certains ont enregistré des séances à proximité de sites où sont amarrés des sous-marins nucléaires, à l'Île Longue.

Le problème est connu depuis 2018, quand un analyste avait remarqué que la carte de chaleur de Strava révélait des bases et des patrouilles américaines en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Le Pentagone avait alors interdit les montres connectées en déploiement. Visiblement, la leçon n'a pas traversé toutes les frontières.

L'état-major reconnaît le problème

Du côté de la Marine nationale, la réponse est laconique : cette diffusion d'informations "n'est pas conforme aux consignes en vigueur".

Par défaut, les comptes Strava sont paramétrés en mode public, ce qui veut dire que chaque séance enregistrée est visible par n'importe qui. Il suffit d'une montre connectée qui passe les contrôles de sécurité à bord, d'un profil mal configuré, et la position d'un navire de guerre en mission se retrouve sur internet.

On a quand même du mal à croire qu'en 2026, après toutes les alertes de ces dernières années, un officier de la Marine puisse encore courir sur le pont d'un porte-avions nucléaire avec sa montre GPS en mode public sur Strava.

C'est le genre d'erreur qui ne devrait plus arriver. Mais bon, tant que les smartwatches ne seront pas simplement interdites à bord des navires en opération, ce type de fuite continuera à se produire. Et on ne peut pas vraiment conclure que c'est uniquement la faute du marin : c'est aussi un problème de procédure, parce qu'une montre qui passe le portique de sécurité sans déclencher d'alerte, c'est probablement un peu gênant.

Source : France Info

J'ai testé la station de charge UGREEN 200W à huit ports pour remplacer tous vos chargeurs

Par : Korben
20 mars 2026 à 11:29
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier , contient des liens affiliés Amazon –

UGREEN a lancé la Zapix 200W , une station de charge GaN avec six ports USB-C et deux USB-A pour une puissance totale de 200W. De quoi alimenter en même temps un MacBook Pro, un PC portable, des smartphones et quelques accessoires, le tout dans un seul bloc posé sur le bureau. Chaque port principal peut monter jusqu'à 100W, et la station gère tous les protocoles de charge rapide du marché. J'ai testé la bête.

Huit ports et jusqu'à 100W par sortie

La Zapix 200W propose donc huit sorties au total : six USB-C et deux USB-A. Les trois premiers ports USB-C (C1, C2, C3) sont les plus costauds, avec chacun jusqu'à 100W en individuel.

Vous pouvez même charger deux portables à 100W en même temps sur les ports C1 et C2, ce qui couvre les besoins d'un MacBook Pro ou d'un Dell XPS sans forcer. La puissance est gérée par un contrôleur qui répartit le courant en fonction de ce qui est branché.

Par contre, quand les huit ports sont occupés, la puissance est partagée et les derniers ports (C6, A1, A2) se retrouvent à 15W à eux trois. Il y a donc une logique de branchement à respecter : les appareils gourmands sur C1 à C3, le reste après.

GaN et compatibilité tous protocoles

Le bloc repose sur la technologie GaN, ce qui lui permet de rester compact malgré les 200W de puissance.

La chauffe est contenue même en charge maximale grâce au système ThermalGuard, qui surveille la température en temps réel et ajuste la sortie si besoin. Côté protections, on a le classique du genre : surtensions, courts-circuits, surcharges.

Pour ce qui est de la compatibilité, la Zapix 200W gère le Power Delivery 3.0, le Quick Charge 4.0 et 3.0, et aussi le PPS en 45W sur les ports C1 et C2.

Ce dernier point est intéressant si vous avez un Samsung Galaxy S25 Ultra, qui a besoin du PPS pour atteindre sa vitesse de charge maximale. Les ports USB-A sont utiles pour les accessoires plus anciens ou les appareils moins exigeants. Par exemple j'y charge le GPS de mon chat !

Un format bureau bien pensé

Le bloc se pose à plat sur le bureau et se branche au secteur via un câble standard. Les ports sont bien organisés en façade pour un accès facile. Vous pouvez aussi le placer droit, avec un petit support livré avec.

Bref, deux portables à 100W en simultané, c'est quand même pas mal, et la compatibilité avec tous les protocoles de charge rapide évite de se poser la question de l'écosystème. Je vous recommande donc ce petit appareil que j'ai bien rapidement adopté perso. Et en plus elle est en promotion sur Amazon en ce moment, à moins de 63 euros au lieu de 80, disponible ici .

Des cafards cyborg pour inspecter les canalisations, bienvenue en 2026

Par : Korben
20 mars 2026 à 10:52

Des chercheurs de Singapour ont mis au point des cafards cyborg capables de tirer un petit chariot équipé d'une caméra dans des canalisations pour y détecter des fuites. Oui, en 2026, on envoie des blattes faire le job.

Comment ça marche

Les cafards en question sont des blattes siffleuses de Madagascar, longues de 6 centimètres. L'équipe du professeur Hirotaka Sato, à l'université technologique de Nanyang à Singapour, leur fixe sur le dos un petit chariot en plastique qui contient un processeur, une caméra vidéo couleur orientée vers le haut, une LED et un module de communication pour transmettre les données en temps réel.

Des électrodes sont attachées aux antennes et à l'arrière de l'insecte, et envoient de faibles impulsions électriques qui simulent la sensation de heurter un obstacle. Ça suffit pour orienter le cafard dans la direction voulue, sans lui faire mal.

Déjà testés sur le terrain

Ce n'est pas juste un projet de labo. Dix cafards cyborg ont été déployés lors du tremblement de terre au Myanmar en 2025, équipés de caméras infrarouge et de capteurs pour localiser des survivants sous les décombres. 

L'université de Nanyang a aussi mis au point une chaîne de montage automatisée qui assemble un cafard cyborg en 68 secondes, ce qui laisse imaginer une production à plus grande échelle. Le dernier modèle consomme 25 % de tension en moins, ce qui allonge l'autonomie de la batterie embarquée.

Des canalisations aux zones sinistrées

Le projet actuel se concentre sur l'inspection de canalisations. Les cafards tirent leur chariot dans les conduites et un algorithme d'apprentissage automatique analyse les images captées par la caméra pour repérer de la corrosion ou des fuites.

Quand un défaut est détecté, un opérateur humain est alerté. Les tests ont lieu dans un environnement qui reproduit les tuyaux de la Marina Coastal Expressway, une autoroute souterraine de Singapour. Le professeur Sato estime qu'un déploiement opérationnel pourrait arriver d'ici trois à cinq ans.

On ne va pas se mentir, l'idée d'envoyer des cafards de 6 centimètres inspecter des tuyaux avec une caméra sur le dos a un côté assez improbable. Le fait que ça fonctionne déjà en conditions réelles, avec un déploiement au Myanmar, montre que le projet dépasse le stade du gadget. Et puis 68 secondes pour assembler un cafard cyborg, c'est quand même plus rapide qu'un robot classique, même si on aime bien les robots aussi.

Source : Techspot

Quand la publicité ciblée devient un outil de surveillance pour le gouvernement américain

Par : Korben
20 mars 2026 à 09:16

Des documents obtenus par la presse révèlent que les douanes américaines ont utilisé les données de localisation issues du système publicitaire en ligne pour pister des téléphones. Et ce, sans mandat.

Le mécanisme repose sur les enchères publicitaires en temps réel, qui diffusent vos coordonnées GPS à des milliers d'entreprises chaque jour. Apple a limité la casse sur iPhone, mais ça ne suffit pas.

Comment vos applications vous trahissent

Le système est assez redoutable dans sa simplicité. À chaque fois qu'une publicité s'affiche dans une application sur votre smartphone, une enchère se joue en quelques millisecondes.

Votre téléphone envoie ce qu'on appelle une requête d'enchère, qui contient votre identifiant publicitaire, vos coordonnées GPS, votre adresse IP, le type d'appareil utilisé, et même vos centres d'intérêt supposés. Ces informations sont envoyées simultanément à des milliers d'annonceurs potentiels, et tous les participants reçoivent ces données, qu'ils remportent ou non l'enchère.

Des courtiers en données se font passer pour des acheteurs publicitaires et récoltent ces informations à grande échelle. Mobilewalla, par exemple, a collecté les données de plus d'un milliard de personnes, dont 60 % provenaient de ces enchères publicitaires selon la FTC (le gendarme du commerce américain).

Gravy Analytics, un autre courtier, a vu fuiter des données qui référençaient des milliers d'applications : Candy Crush, Tinder, Grindr, MyFitnessPal, des applications de grossesse ou religieuses. Beaucoup de développeurs ne savaient même pas que leurs applications alimentaient cette collecte.

Des agences fédérales clientes depuis des années

Entre 2019 et 2021, les douanes américaines ont mené un programme pilote pour tester si ces identifiants publicitaires pouvaient servir à reconstituer les déplacements de personnes sur le territoire. Le service de l'immigration (la célèbre ICE) et le FBI ont aussi acheté de la donnée de localisation auprès du courtier Venntel, et s'en sont servis pour identifier des immigrés ensuite arrêtés.

L'ICE a aussi acquis un outil appelé Webloc, qui collecte la position de millions de téléphones chaque jour et permet de lancer des recherches par zone géographique.

En mars 2026, 70 parlementaires américains ont demandé l'ouverture d'une enquête par l'inspecteur général du département de la sécurité intérieure. Le Montana est devenu le premier État à interdire aux autorités l'achat de données sensibles qui nécessiteraient normalement un mandat. Au niveau fédéral, une loi portée par le sénateur Ron Wyden a été votée par la Chambre en 2024, mais n'a pas passé le Sénat.

Ce que vous pouvez faire, et ce qu'Apple a déjà fait

Bonne nouvelle quand même pour les utilisateurs d'iPhone : depuis 2021, Apple demande systématiquement si vous autorisez le suivi publicitaire via la fonction "Demander à l'app de ne pas me suivre".

Résultat : 96 % des utilisateurs américains ont refusé le suivi, ce qui désactive l'identifiant publicitaire sur la plupart des iPhone. Une étude a même montré que les utilisateurs d'iPhone avaient subi moins de fraudes financières après cette mesure.

Côté Android, il est aussi possible de désactiver l'identifiant publicitaire, mais la démarche est bien moins visible. L'EFF (Electronic Frontier Foundation) recommande dans tous les cas de vérifier les permissions de localisation accordées à vos applications et de les limiter au strict minimum.

On savait que la publicité en ligne aspirait pas mal de données, mais là on parle quand même d'agences gouvernementales qui achètent tranquillement votre position GPS sans passer par un juge. Pour protéger sa vie privée , il ne suffit plus de refuser les cookies.

Le fait que par exemple, Apple, ait mis en place la transparence du suivi publicitaire sur iOS en 2021, et que 96 % des gens aient dit non, montre bien que personne ne souhaite être pisté. On ne peut pas vraiment conclure que le problème est réglé pour autant, car tout le système d'enchères publicitaires continue de fonctionner en arrière-plan, avec ou sans identifiant.

Source : Gizmodo

En toute décontraction, Casio lance une calculatrice à 600 euros

Par : Korben
19 mars 2026 à 15:53

Casio vient de dévoiler la S100X Urushi, une version laquée à la main de sa calculatrice haut de gamme. Produite en 650 exemplaires par des artisans japonais, elle sera disponible le 9 avril pour 99 000 yens, soit environ 600 euros. Un petit budget donc. Mais pourquoi est-elle si chère ?

À cause de la laque pardi !

Allez je vous dis tout. Cette S100X Urushi est recouverte de laque urushi, une technique japonaise vieille de plusieurs siècles. La laque est appliquée à la main par les artisans de Yamakyu Shikko, un atelier de laquerie qui a presque 95 ans d'existence. Le procédé prend environ un mois par unité, entre les couches de laque, le séchage et l'inspection finale.

Le résultat est un reflet quasi miroir sur le boîtier noir, avec de légères variations d'une pièce à l'autre puisque chaque application est unique. Casio indique d'ailleurs que la laque vieillit bien avec le temps, ce qui est plutôt logique et bien heureux, vu la réputation de cette technique au Japon.

Une base déjà très haut de gamme

La S100X qui sert de base à cette édition n'est pas n'importe quelle calculatrice. Elle est fabriquée à l'usine Yamagata Casio, la seule unité de production de la marque au Japon, et utilise un corps en aluminium usiné avec des bords diamantés.

L'écran LCD incliné affiche 12 chiffres dans un bleu-noir qui rappelle l'encre de stylo-plume, et le clavier à structure pantographe offre des touches basses avec un retour tactile précis. Le tout pèse 265 grammes pour 183 x 110,5 x 17,8 mm. La version standard est vendue elle 38 500 yens au Japon, soit environ 235 euros, mais votre comptabilité vaut mieux que ça non ?

650 exemplaires dans le monde

La S100X Urushi sera mise en vente le 9 avril 2026 au prix de 99 000 yens, soit à peu près 600 euros. Elle est livrée dans un coffret avec des détails dorés et le logo Casio en feuille d'or. La production est limitée à 650 unités dans le monde, et on imagine bien que les collectionneurs japonais vont se ruer dessus.

Bon, 600 euros pour une calculatrice, ça fait quand même lever un sourcil. Mais on n'est clairement pas dans le même registre qu'une Casio de bureau à 10 balles. L'angle artisanal est sincère : un mois de travail par pièce, de la laque naturelle posée par des artisans avec presque un siècle de savoir-faire, ça a un prix.

Casio fait ici ce que les horlogers japonais comme Seiko pratiquent depuis longtemps, appliquer un savoir-faire ancestral à un objet technique. Reste que 650 exemplaires à ce tarif, ça va partir très vite, même si on aime bien l'idée.

Source : Hypebeast

ChatGPT leur a coûté 200 000 dollars, ils ont créé leur propre IA pour corriger le tir

Par : Korben
19 mars 2026 à 15:30

Une startup spécialisée dans le dessalement de l'eau a perdu 200 000 dollars et quatre mois de recherche après avoir fait confiance à ChatGPT et Grok pour un choix de matériaux. Du coup, l'équipe a développé Rozum, un moteur de raisonnement qui fait tourner plusieurs modèles d'IA en parallèle et vérifie leurs réponses avant de les livrer.

Une erreur qui a fait très mal

L'histoire commence chez Waterline Development, une entreprise californienne qui travaille sur la désalinisation de l'eau. L'équipe devait choisir entre deux types d'électrodes en carbone pour son procédé. Elle a demandé à ChatGPT et à Grok de l'aider à trancher. Les deux modèles ont recommandé le tissu de carbone. Sauf que ce choix était le mauvais : mauvaise conductivité, problèmes de rétention d'eau, durabilité insuffisante. Derek Bednarski, le fondateur (passé par Tesla pendant huit ans), résume la situation : les modèles se sont trompés avec aplomb, et ça leur a coûté quatre mois et 200 000 dollars.

Et voilà que l'équipe a décidé de construire son propre outil. En janvier 2026, le projet est devenu une entreprise à part entière : Rozum Corporation, basée à San Mateo en Californie. Le nom vient du slave, il veut dire "raison".

Comment ça fonctionne

Rozum fait tourner plusieurs modèles d'IA en même temps sur une même question. Chaque réponse passe ensuite par un système de vérification qui utilise des outils déterministes : exécution de code, outils de chimie comme RDKit, mathématiques symboliques. Le système détecte les erreurs, les hallucinations, les calculs faux et les citations inventées.

Sur un test de 1 000 questions de niveau doctorat, cette vérification a signalé des affirmations non fondées dans 76,2 % des réponses des modèles. Et 21,3 % des sources citées par ces modèles n'existaient tout simplement pas. Sur le test de référence Humanity's Last Exam, Rozum affiche 65,7 % de bonnes réponses, soit 7 points de plus que le meilleur score connu publiquement.

Pas pour tout le monde

Le service est accessible sur liste d'attente. Il coûte plus cher qu'un modèle classique et prend beaucoup plus de temps, de quelques minutes à plusieurs heures par requête. Rozum ne vise pas le grand public. La cible, ce sont les ingénieurs, les chercheurs et les analystes qui prennent des décisions où chaque erreur coûte des millions.

Sur le papier, c'est malin. Quand on sait que trois quarts des réponses des meilleurs modèles contiennent des affirmations non vérifiées, on comprend que certains secteurs ne puissent pas se contenter d'un ChatGPT brut. Bon par contre, un outil qui met des heures à répondre et qui coûte plus cher, ça limite forcément l'usage au quotidien. On est clairement sur un produit de niche, pour ceux qui investissent des millions sur une analyse technique. Pour le commun des mortels qui demande une recette de gâteau à ChatGPT, on est tranquilles, a minima.

Source : Globenewswire

Des scientifiques ont réussi à faire pousser des patates dans du sol lunaire

Par : Korben
19 mars 2026 à 12:22

Des chercheurs de l'université d'État de l'Oregon ont cultivé des pommes de terre dans un sol qui reproduit la composition du régolite lunaire. Les tubercules ont poussé, mais avec pas mal d'aide terrestre et quelques surprises un peu moins réjouissantes côté métaux lourds.

Du compost de vers pour compenser la poussière de Lune

Le régolite lunaire, c'est cette couche de poussière et de roche broyée qui recouvre la surface de la Lune. Problème : il ne contient aucune matière organique. Pour simuler ce sol en laboratoire, l'équipe de David Handy, biologiste spatial, a utilisé un mélange de minéraux broyés et de cendres volcaniques qui reproduit la composition chimique lunaire. Et pour donner une chance aux patates, les chercheurs ont ajouté du vermicompost, un engrais organique produit par des vers de terre.

Avec un ratio de 70 % de régolite simulé pour 30 % de compost, les résultats étaient quasi identiques à ceux obtenus en terre normale. Avec seulement 5 % de compost, les pommes de terre poussaient quand même, mais elles étaient plus petites et visiblement plus stressées.

Des patates lunaires, mais pas vraiment mangeables

Après environ deux mois de croissance, les tubercules ont été récoltés, lyophilisés et analysés. L'ADN des plantes montrait une activation claire de gènes liés au stress. Et surtout, les pommes de terre contenaient des concentrations plus élevées en cuivre et en zinc que celles cultivées sur Terre, à un niveau qui pourrait les rendre dangereuses pour la consommation humaine. Par contre, leur valeur nutritionnelle globale restait comparable à celle des pommes de terre classiques, ce qui a surpris les chercheurs eux-mêmes.

L'étude, publiée en prépublication sur bioRxiv, reste à ce stade un travail de laboratoire. Il ne s'agit pas de vrai sol lunaire mais d'une simulation, et les conditions de gravité et de radiation de la Lune n'ont pas été reproduites. On est encore très loin d'un potager lunaire fonctionnel.

C'est le genre d'étude qui fait marrer et qui fait rêver en même temps. On pense forcément à Seul sur Mars et à Matt Damon qui faisait pousser ses patates, sauf qu'ici c'est la Lune et c'est en labo dans l'Oregon. Le fait que les pommes de terre poussent quand même dans un sol aussi hostile est encourageant pour les futures missions longue durée, même si le problème des métaux lourds va demander pas mal de travail. On en est encore aux toutes premières étapes, mais si un jour on mange des frites sur la Lune, on saura d'où c'est parti.

Source : Slashdot

Framasoft dit tout haut ce qu'on est nombreux à penser tout bas

Par : Korben
19 mars 2026 à 11:19

Framasoft a publié aujourd'hui 2 articles sur le numérique public. Le premier, c'est un dossier ultra costaud (impressionnant !) qui tenez-vous bien, défend la Suite numérique de l'État (Tchap, visio LiveKit, France Transfert, Grist, assistant Mistral...) face à ses détracteurs.

Et le second, c'est une tribune parue dans l'Humanité, qui explique pourquoi le fantasme de l'"Airbus du numérique" est une impasse.

Sur la Suite numérique, Framasoft remet en fait les pendules à l'heure. OUI, le développement a coûté 9,3 millions d'euros, mais comparé au système de paie Louvois qui a coûté 500 millions ou à l' ONP qui a coûté un peu moins de 350 millions, on est clairement sur une autre échelle ! Ainsi, dans son article, Framasoft calcule que le coût annuel revient à 75€ par agent public. Franchement c'est pas "cher" quand on sait que c'est plutôt 300 à 590€ pour une licence Microsoft 365 ou un Google Workspace. Donc en fait, cette suite numérique, c'est pas forcément délirant comme investissement.

Ah et sur le fameux "Airbus du numérique", leur tribune est, elle aussi, limpide puisqu'elle nous explique que créer un champion européen du cloud, ça reviendrait à reproduire les mêmes erreurs que les GAFAM mais avec de l'argent public.

Le problème de cette approche en fait, c'est qu'on reste prisonnier du même modèle de centralisation des données, donc pour Framasoft, la seule vraie alternative, ce sont les communs numériques à savoir tout ce qui est logiciels libres, serveurs décentralisés, gouvernance collective...etc.

Après ça ne veut pas dire que c'est facile à mettre en place, mais au moins c'est pas du greenwashing à la con ou appelez ça comme vous voulez.

Voilà, si vous suivez ce blog depuis un moment, vous savez que c'est un sujet qui me tient à cœur. J'en parle ici depuis des années, que ce soit quand Framasoft a lancé Dégooglisons Internet ou plus récemment avec le guide pour larguer Google . Et je suis assez attristé de voir que finalement, ce débat n'a pas bougé d'un pouce dans le cerveau de certaines personnes alors que de mon point de vue et de celui de Framasoft, c'est plutôt une bonne chose que l’État s'y mette enfin !

Bref, allez lire leurs deux articles, vous allez apprendre plein de trucs : Le dossier complet et la tribune !

Proton Mail permet de réserver pendant 15 ans une adresse mail chiffrée pour vos futurs gosses

Par : Korben
17 mars 2026 à 16:35

Proton vient de lancer Born Private, un programme qui permet aux parents de réserver une adresse mail chiffrée pour leur enfant dès la naissance. L'adresse reste verrouillée pendant 15 ans maximum, le temps que l'enfant soit en âge de s'en servir, sans aucune collecte de données entre-temps. Le tout pour un dollar symbolique, intégralement reversé à la Proton Foundation.

Un email chiffré dès la naissance

Les parents choisissent ici une adresse @proton.me pour leur enfant, versent un dollar minimum, et l'adresse est verrouillée pendant 15 ans. Pas de boîte de réception active, pas de collecte de données, pas de profilage publicitaire.

L'enfant n'existe tout simplement pas dans le système. Le jour venu, les parents transmettent un voucher sécurisé qui déverrouille le compte, et l'adresse devient un vrai compte Proton Mail avec chiffrement de bout en bout, protection anti-phishing et code open source vérifiable. Proton étant basé en Suisse, les données restent protégées par la législation helvétique, ce qui veut dire pas d'accès sans mandat.

71 % des enfants connectés avant 10 ans

Proton a mené une enquête auprès de 1 216 parents américains début 2026, et les résultats sont assez clairs. 32 % des enfants reçoivent un appareil connecté avant 5 ans, et 71 % en possèdent un avant 10 ans. Côté confiance, seulement 14 % des parents font vraiment confiance aux géants de la tech pour protéger les données de leurs enfants.

Et 63 % pensent que ces entreprises profitent des données des plus jeunes. Andy Yen, cofondateur et CEO de Proton, résume : "Nous avons été la première génération à devenir dépendante d'un internet basé sur la surveillance, mais la suivante n'est pas obligée de l'être."

Un film et un dollar

L'intégralité du dollar de réservation va à la Proton Foundation, l'actionnaire principal à but non lucratif de Proton. Pour le lancement, un court-métrage a été produit avec Uncommon Creative Studio et la réalisatrice Olivia de Camps, qui met en images le sentiment d'être observé et les profils fantômes que les grandes plateformes construisent autour des enfants. Vous pouvez le voir en cliquant ici .

Pour rappel, 43 % des mineurs possèdent déjà une adresse mail, et parmi eux, 74 % utilisent Gmail. Born Private arrive donc avant même que l'enfant ne commence à naviguer.

Réserver une adresse mail à la naissance de son gamin, ça sonne un peu comme réserver un nom de domaine dans les années 2000. C'est un coup de com malin de la part de Proton, mais il y a quand même un vrai sujet derrière : on laisse nos enfants débarquer sur des services qui monétisent leurs données avant même qu'ils sachent lire, et personne ne bronche.

Un dollar pour 15 ans, c'est symbolique, et ça a le mérite de poser la question au bon endroit. Bon maintenant, il faudra quand même voir comment Proton garantit la pérennité d'une adresse sur 15 ans, parce que dans la tech, 15 ans, c’est une éternité.

Source : Lbbonline

Le GPS des navires complètement brouillé dans le détroit d'Hormuz, plus de 1 100 bateaux touchés

Par : Korben
17 mars 2026 à 15:42

Des centaines de navires apparaissent au-dessus d'aéroports ou de centrales nucléaires sur les écrans de navigation. L'Iran brouillerait massivement les signaux GPS dans le détroit d'Hormuz, et le trafic maritime commence sérieusement à en pâtir.

Des bateaux fantômes sur les radars

Les écrans radars affichent en effet un peu n'importe quoi dans cette zone désormais, comme par exemple un pétrolier de 300 mètres qui tourne en rond autour d'un aéroport, ou un porte-conteneurs qui traverse en toute décontraction une centrale nucléaire.

Depuis le début des hostilités, les signaux GPS sont complètement brouillés dans cette zone, et les positions transmises par les navires ne sont absolument plus les bonnes.

Windward, une société spécialisée dans le suivi maritime, a référencé plus de 1 100 navires touchés en seulement quelques heures, avec au moins 21 zones de brouillage différentes dans la région.

Les chercheurs appellent ça des "crop circles" : sur les cartes électroniques, les bateaux dessinent des cercles parfaits au-dessus de la terre ferme. Sauf que ce n'est pas un bug un peu rigolo, c'est un vrai problème pour les bateaux et les marins.

Un GPS vieux de 15 ans face à un brouilleur moderne

Le problème de fond, c'est que les navires commerciaux utilisent des récepteurs GPS qui ont facilement 15 ans d'âge. Ils captent les signaux d'une seule constellation satellite, sur une seule fréquence. Votre smartphone fait mieux : il jongle avec quatre constellations et plusieurs fréquences en même temps.

Todd Humphreys, professeur en ingénierie aérospatiale à l'Université du Texas, est assez catégorique sur l'origine du brouillage. Selon lui, l'Iran utilise des antennes installées sur des tours côtières ou des ballons captifs pour émettre de faux signaux qui se substituent aux vrais. Et ça marche très bien.

Le système AIS, qui permet aux navires de se localiser mutuellement, est lui aussi alimenté par le GPS. Du coup, quand le GPS est compromis, c'est toute la chaîne de navigation qui s'effondre. Un capitaine qui regarde son écran voit des centaines de bateaux tourner à des positions fictives, sans savoir où se trouvent réellement les autres navires ni à quelle vitesse ils avancent.

20 % du pétrole mondial dans le goulot

Le détroit d'Hormuz, c'est à peine 34 kilomètres de large au point le plus étroit, et pourtant 20 % du pétrole et du gaz mondiaux y transitent chaque jour. En temps normal, entre 130 et 150 navires y passent quotidiennement.

Certains pétroliers naviguent désormais avec leur transpondeur AIS éteint pour éviter d'être repérés, et plusieurs navires affiliés à des compagnies occidentales ont tout simplement fait demi-tour.

L'Union européenne, via son centre de sécurité maritime, recommande aux équipages de se fier au radar et à la navigation visuelle plutôt qu'aux instruments électroniques. Autant dire qu'on en revient aux méthodes d'il y a trente ans.

C'est quand même assez fou de constater que des navires de plusieurs centaines de milliers de tonnes naviguent avec des GPS moins performants qu'un téléphone à 200 euros.

Il va être urgent que les constructeurs de navires se décident à moderniser leurs équipements.

Source : Scientific American

Un DDoS offre le parking gratuit à toute une ville

Par : Korben
17 mars 2026 à 15:15

Non mais c'te blague ! Y'a des hackers qui viennent de lancer une cyber-attaque sur des parcmètres. Ouais des parcmètres ! Et voilà comment Perm, une ville d'un million d'habitants dans l'Oural en Russie, s'est retrouvée à offrir le parking gratuit aux automobilistes durant 4 longues journées.

En effet, du 10 au 13 mars dernier, le système de stationnement automatisé de Perm et son portail permparking.ru se sont pris une attaque par déni de service tellement massive que plus personne ne pouvait payer sa place. Et c'est à ce moment que les autorités locales ont eu une réaction d'une logique implacable, en décrétant le stationnement gratuit pour tout le monde pendant la durée de la panne, week-end compris !

Ah les veinards !

Pour ceux qui débarquent, le principe d'un DDoS c'est de noyer les serveurs sous un déluge de trafic réseau, souvent via un botnet, c'est-à-dire un réseau de machines infectées qui envoient toutes des requêtes en même temps. En fait, c'est comme si 500 000 personnes essayaient d'entrer en même temps dans une cabine téléphonique ^^. C'est un classique cyber plutôt brutal mais diablement efficace. Si le sujet vous intéresse, j'avais d'ailleurs fait un article complet là-dessus .

Ce qui est "cocasse" dans l'histoire, c'est qu'on ne sait toujours pas qui est derrière tout ça. Un groupe d'hacktivistes qui voulait faire passer un message ? Un ado qui testait un stresser (ces outils de DDoS clé en main) trouvé sur un forum ? Ou tout simplement un automobiliste bien énervé par le prix du stationnement qui aurait tout simplement décidé de régler le problème à sa manière ? On ne sait pas mais l'hypothèse n°3 est ma préférée ^^.

Après, j'avoue que dans le contexte actuel, c'est difficile de ne pas penser au hacktivisme. En effet, en octobre 2024, c'est le parking de Tver qui s'était fait démonter. Une attaque ensuite revendiquée par l' Ukrainian Cyber Alliance , puis la ville de Krasnodar a suivi en janvier 2025. Et enfin Perm, qui devient donc la 3ème ville russe à se faire offrir le parking gratos par des hackers.

Parcmètres, feux de signalisation, systèmes de transport... faut dire que tout ce qui est connecté et pas assez protégé finit tôt ou tard par se faire taper dessus.

C'est un concept que certains (j'imagine) aimeraient bien voir arriver à Paris, mais bon, rêvez pas, chez nous c'est ULTRA SECURISÉ (lol)

En tout cas, si un jour le parking devient gratuit chez vous, demandez vous si c'est pas un affreux botnet qui est en train de vous faire économiser quelques euros.

Source

Reconnaissance faciale en open bar pour la police

Par : Korben
17 mars 2026 à 14:45

Depuis 2022, TOUS les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale directement sur leur téléphone de service. En vous prenant en photo lors d'un contrôle (chiiiiiz 😀), ils peuvent ensuite, en quelques secondes, consulter un énooOoorme fichier contenant 9 millions de portraits.

Tu parles d'un trombinoscope !!

Voilà, c'est ce que révèle une enquête impressionnante du média Disclose , documents internes du ministère de l'intérieur à l'appui.

En bref, les forces de l'ordre sont équipées d'un gros smartphone baptisé NEO, un genre de pavé noir rectangulaire qui ressemble à une tablette de poche et dessus, y'a une appli avec accès direct au TAJ (traitement d'antécédents judiciaires), un fichier qui couvre plus d'un quart de la population française. Nom, date de naissance, adresse, profession... et parfois des infos sensibles comme l'appartenance politique ou religieuse.

Ce logiciel, développé par l'allemand Cognitec (surement la contraction du mot "tech" et du mot "cogner"... rooooh) , affiche les 200 photos les plus ressemblantes en moins d'une minute. C'est comme la reco faciale de Yandex mais en encore plus facile ! On ouvre l'appli sur l'écran, on sélectionne la photo dans l'album, on clique sur le bouton "rapprocher", et le serveur crache ses résultats. C'est dingue.

Sauf que OH BIZARRE l'utiliser lors d'un contrôle d'identité, c'est totalement illégal ! En effet, le code de procédure pénale limite l'accès au TAJ à des agents "individuellement désignés et spécialement habilités", dans le cadre strict d'enquêtes judiciaires (et aux hackers qui font fuiter les datas ^^). Hé oui c'est pas fait pour scanner des gamins assis sous un platane sur une place à Marseille. Déso, hein.

Et pourtant ! Disclose a recueilli les témoignages de six personnes photographiées et identifiées entre 2021 et 2025, à Marseille, Paris et Lyon. Un gamin de 18 ans contrôlé sans même sortir sa carte d'identité... sa photo prise avec le téléphone a suffi. Un manifestant pro-Palestine forcé physiquement à faire face à la caméra, des mains gantées sur le visage.

Et un flic montre même la manip à Disclose sur son NEO, tranquille, en expliquant que "tout le monde y a accès dès la sortie de l'école de police". Hop, le portrait tombe en moins d'une minute. C'est chouette pour pour connaitre le prénom des gens sur Tinder, suffit de prendre en photo l'écran de son smartphone perso, hein.... bah quoi ?

L'IGPN elle-même le sait. En effet, dans son rapport 2023, la police des polices écrivait noir sur blanc que le TAJ est "très fréquemment utilisé sur la voie publique". Ah bah ça va, s'ils sont au courant, on est rassuré parce qu'ils ont surement dû faire quelque chose pour empêcher ça... ah bah non en fait parce que les consultations ont plus que doublé en 5 ans : 375 000 en 2019, près d'un million en 2024 !! Waaaaah, ça fait environ 2 500 tirage de portrait par jour, c'est fou !! Le problème, c'est que personne ne contrôle qui consulte quoi. Les accès sont tracés sur les serveurs, mais bon... tracer sans vérifier, ça sert pas à grand-chose. Et c'est pas forcément par manque de moyens car chaque consultation est horodatée et conservée trois ans, donc y'a le temps. Non, faut croire que c'est la flemme en fait.

Et là, Noémie Levain, juriste à La Quadrature du Net, pose les mots qui font mal : "Quand des policiers peuvent photographier qui ils veulent pour savoir qui est qui, c'est un renversement de l'État de droit."

Elle rappelle en effet, qu'en 1940, il a suffi d'un, je cite, "tout petit changement de curseur" dans les fichiers de police pour aller chercher les gens chez eux. Le parallèle fait froid dans le dos, mais il est factuel.

Et surtout c'est la deuxième fois, à vrai dire, que Disclose prend le ministère en flagrant délit sur ce sujet. En 2023, c'était Briefcam , un logiciel israélien de vidéosurveillance déployé illégalement. Le ministre avait dû le faire désactiver dans les semaines qui ont suivi. Hé bien, croyez le ou non, cette fois, le ministère n'a même pas daigné répondre aux questions de Disclose. Va savoir pourquoi... C'est trop bizaaaarre.

Maintenant si vous voulez savoir quels sont vos droits face à cette pratique, La Quadrature du Net a publié un guide en accès libre qui explique ce que la police peut et ne peut pas faire lors d'un contrôle. Franchement, c'est à lire et à partager !

Par contre, n'oubliez pas que cette technologie ne marche pas toujours. Par exemple, cette américaine vient de passer près de six mois en prison à cause d'un faux positif avec une technologie à la con de ce genre. Donc bon...

Bref, allez lire l'enquête complète de Disclose, c'est du journalisme d'investigation en accès libre et ça concerne directement vos libertés. Et si le cœur vous en dit, soutenez-les .

Source

Z80 Sans, la police de caractères qui désassemble du code machine toute seule

Par : Korben
17 mars 2026 à 13:56

Un développeur a créé une police OpenType capable de convertir des opcodes hexadécimaux du processeur Z80 en instructions assembleur lisibles.

Il suffit de coller le code machine dans un traitement de texte, de changer la police, et les mnémoniques s'affichent en clair. Le projet, disponible sur GitHub, détourne les tables de substitution de glyphes de manière plutôt rigolote.

Une police, pas un logiciel

L'idée est en fait assez simple. Vous balancez une suite de caractères hexadécimaux dans LibreOffice Writer, puis vous sélectionnez cette police, Z80 Sans donc, et sous vos yeux ébahis, le texte se transforme en instructions assembleur.

Pas besoin d'installer un désassembleur, pas besoin de ligne de commande. La police fait tout le travail.

Derrière cette apparente simplicité, le développeur nevesnunes a exploité deux composants du standard OpenType que l'on retrouve habituellement dans des usages bien plus classiques : la table de substitution de glyphes (GSUB) et la table de positionnement (GPOS).

Ce sont les mêmes mécanismes qui permettent d'afficher correctement l'arabe ou de fusionner deux lettres en une ligature comme le "æ". Ici, ils servent à reconnaître des séquences hexadécimales et à les remplacer par les mnémoniques Z80 correspondants.

458 752 combinaisons à gérer

Le Z80 est un processeur 8 bits qui accepte des adresses sur 16 bits et plusieurs registres comme opérandes. Résultat : une seule instruction peut donner jusqu'à 458 752 combinaisons possibles.

Et comme les octets hexadécimaux sont encodés dans un ordre différent de celui dans lequel ils doivent être affichés en assembleur, le problème se corse vite. Les adresses en little-endian et les offsets signés en complément à deux ajoutent encore une couche de difficulté.

Pour s'en sortir, nevesnunes a construit un parseur par descente récursive qui génère automatiquement toutes les règles de substitution nécessaires. Chaque quartet (0 à f) dispose de ses propres glyphes, soit 96 au total pour la partie numérique.

Le tout repose sur une édition directe des fichiers .ttx, la représentation XML des données de police, à partir de Noto Sans Mono et Droid Sans Mono.

Du détournement de police à l'art de la bidouille

Z80 Sans n'est pas le premier projet à détourner les capacités des polices OpenType. On a déjà vu Fontemon, un jeu vidéo complet caché dans une police, ou encore Addition Font, capable d'additionner deux nombres rien qu'avec le rendu typographique.

Il y a même eu Llama.ttf, qui embarquait un modèle d'IA directement dans un fichier de police. Mais un désassembleur complet pour un jeu d'instructions entier, c'est quand même autre chose en termes de complexité.

Visiblement, le projet comporte encore quelques petits bugs d'affichage sur certaines instructions complexes, et le code est qualifié par son propre auteur de "qualité CTF", ce qui veut dire bidouille assumée.

Mais bon, on parle d'un type qui a réussi à faire rentrer un désassembleur Z80 dans une police de caractères. Les puristes de l'assembleur apprécieront le côté complètement absurde de la démarche, et les fans de rétro-informatique vont adorer.

Source : Lobste.rs

Vous avez des piles Eneloop ? Mais avez-vous testé le chargeur de piles Eneloop Pro ? Moi oui !

Par : Korben
16 mars 2026 à 16:55

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier , contient des liens affiliés Amazon –

J’avais besoin de remplacer mon chargeur de piles, et comme j’utilise depuis des années les excellentes piles de la gamme Eneloop, je me suis dit que j’allais prendre un chargeur de la même marque, pour rester dans l’écosystème.

Parce que oui, Panasonic propose plusieurs chargeurs, dont ce BQ-CC65 , qui est un chargeur intelligent pour piles AA et AAA qui surveille chaque emplacement de manière indépendante. Écran LCD avec données en temps réel, fonction Refresh pour redonner vie aux accus fatigués, dix protections intégrées et port USB : le tout pour une cinquantaine d'euros.

Une charge individuelle et intelligente

Le BQ-CC65 ne charge pas vos piles à l'aveugle. Un microprocesseur surveille chaque emplacement de manière indépendante, ce qui permet de mélanger des piles AA et AAA d'âges et de capacités différents sans aucun souci.

Chaque élément est traité selon ses besoins, la surveillance individuelle évite la surchauffe et prolonge la durée de vie des accus.

Côté vitesse, Panasonic annonce environ 90 minutes pour recharger deux piles AA Eneloop standard, et à peu près quatre heures pour remplir les quatre emplacements avec des Eneloop Pro de 2 550 mAh.

Un écran LCD et une fonction Refresh

L'écran LCD rétroéclairé de 3 pouces affiche la capacité en mAh, la tension en volts et l'énergie accumulée en Wh pour chaque pile, en temps réel. On est loin de la simple LED rouge ou verte qui vous laisse deviner si la charge est terminée.

C'est exactement ce qu'il faut pour repérer la pile défaillante qui plombe l'autonomie de votre manette ou de votre flash photo sans que vous compreniez pourquoi.

Le chargeur embarque aussi une fonction Refresh pour les piles fatiguées, celles qui semblent chargées mais qui s'effondrent au bout de dix minutes d'utilisation.

Le principe : des cycles de décharge et de recharge contrôlés qui recalculent la capacité réelle. Et si une pile est vraiment en bout de course, le détecteur de fin de vie vous le signale directement.

Dix protections et un port USB en bonus

Côté sécurité, Panasonic a intégré dix fonctions de protection : minuterie, sécurité thermique, blocage des surcharges, et un détecteur qui coupe tout si vous insérez une pile alcaline par erreur. La technologie Smart Charge surveille la tension en permanence pour arrêter le processus au bon moment et éviter l'usure prématurée.

Le fabricant a aussi eu la bonne idée d'ajouter un port USB sur le côté pour recharger un smartphone ou ce que vous voulez en parallèle, ce qui transforme le BQ-CC65 en petite station de charge pour le bureau.

À une cinquantaine d'euros, le BQ-CC65 coûte quand même quatre à cinq fois le prix d'un chargeur de supermarché. Mais quand on voit la précision des données affichées et la possibilité de récupérer des accus qu'on pensait morts, le calcul se fait assez rapidement, et il est bon.

Pour les photographes qui vident leurs flashs en une séance ou les joueurs qui usent des piles de manette à la chaîne, c'est un investissement qui se rentabilise.

On a quand même un petit regret : à ce tarif, Panasonic aurait pu glisser un lot de piles Eneloop Pro dans la boîte plutôt que de le vendre nu, mais bon, je suis certain que vous en avez déjà plein chez vous ! Le chargeur est disponible ici chez Amazon , et pour les piles, c’est ici en AA , et ici en AAA !

Google veut vérifier l'identité de tous les développeurs Android, et ça menace F-Droid

Par : Korben
16 mars 2026 à 15:19

Google va obliger tous les développeurs Android à s'enregistrer avec une pièce d'identité et à payer 25 dollars, même ceux qui distribuent leurs apps en dehors du Play Store. F-Droid, le dépôt d'applications open source qui existe depuis quinze ans, dit que c'est une menace pour sa survie.

Une inscription obligatoire dès septembre

L'été dernier, Google a annoncé que toutes les applications installées sur des appareils Android certifiés devront obligatoirement être liées à un compte développeur vérifié. Cette obligation entrera en vigueur dès le mois de septembre prochain au Brésil, en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande. Le reste du monde suivra quatre mois plus tard.

Pour s'enregistrer, il faut fournir une pièce d'identité officielle, accepter les conditions de Google et payer 25 dollars. Et ça concerne tout le monde : les développeurs qui publient sur le Play Store, mais aussi ceux qui passent par des stores alternatifs, par F-Droid, ou qui proposent leurs apps en téléchargement direct depuis un site web.

F-Droid ne peut pas s'adapter

F-Droid héberge plus de 3 000 applications open source, sans pub et sans trackers. Le problème, c'est que F-Droid signe lui-même les apps qu'il distribue avec sa propre clé, et Google impose désormais une seule signature par application.

Ça casse tout le modèle : si l'app est déjà signée par le développeur sur le Play Store, la version F-Droid ne peut plus exister. Et F-Droid ne peut pas non plus forcer des centaines de contributeurs bénévoles à s'enregistrer chez Google et à fournir leurs papiers.

37 organisations ont signé une lettre ouverte contre ce projet, dont l'Electronic Frontier Foundation, la Free Software Foundation et Vivaldi. Une pétition sur Change.org a rassemblé 64 000 signatures de développeurs.

Le lien avec le procès Epic Games

Ce durcissement arrive juste après l'accord entre Google et Epic Games sur la distribution d'apps Android. Les deux entreprises ont annoncé un programme de stores enregistrés qui permet le sideloading, mais sans obliger Google à intégrer des stores tiers dans le Play Store. 

Certains y voient une manoeuvre : si les tribunaux n'obligent pas Google à ouvrir le Play Store, la vérification des développeurs lui donne quand même un contrôle indirect sur toute la distribution Android.

Google, de son côté, dit que c'est une question de sécurité et que ça permet de bloquer les développeurs malveillants plus rapidement. Les distributions Android alternatives comme LineageOS ou GrapheneOS ne sont pas concernées.

Google invoque la sécurité, mais le Play Store lui-même laisse régulièrement passer des apps malveillantes, donc l'argument ne tient pas tant que ça.

Obliger un développeur bénévole qui publie un petit outil open source à fournir ses papiers d'identité à Google, c'est quand même un peu naze. On verra si la mobilisation des 37 organisations et des 64 000 développeurs suffira à faire bouger les choses, mais pour l'instant le calendrier est maintenu.

Sources : Android Authority , F-Droid

BetterEU veut passer toute la réglementation européenne au crible de l'IA

Par : Korben
13 mars 2026 à 14:08

Un projet open source vient de lâcher une IA sur les 41 300 règlements européens adoptés depuis 1958. L'outil, qui tourne sur Grok 4.1, rend un verdict binaire pour chaque texte : à garder ou à supprimer. Les résultats défilent en direct sur bettereu.com.

41 300 textes passés à la moulinette

Le principe est assez bourrin. BetterEU prend chaque règlement européen, du plus ancien, publié en 1958, au plus récent publié il y a quelques semaines, et le soumet à Grok avec un prompt unique. L'IA doit trancher : KEEP ou DELETE.

Aucune nuance, pas de peut-être, juste un verdict sec. Le tout est diffusé en temps réel sur le site, avec un graphique interactif qui montre la progression année par année. Les données se rafraîchissent toutes les cinq secondes, et le coût de l'opération en dollars s'affiche en direct. Le code source est ouvert, le prompt aussi. N'importe qui peut aller vérifier comment l'IA raisonne.

La Commission veut aussi simplifier

Ce projet tombe à un moment où l'Union européenne elle-même reconnaît que sa réglementation est devenue un problème. La Commission a lancé en 2026 son programme de travail le plus dérèglementaire de son histoire : sur 47 initiatives prévues, 25 portent sur la simplification.

L'objectif affiché est de réduire la charge administrative des entreprises de 25 %, ce qui représenterait une économie de 37,5 milliards d'euros d'ici 2029. Et l'AI Act, qui entre en application en août 2026, fait lui-même l'objet d'un Digital Omnibus pour alléger ses propres règles. Quand le législateur simplifie la loi qui encadre l'IA pendant qu'une IA propose de simplifier les lois, on est en plein dans le sujet.

Un exercice quand même un peu limité

Évidemment, demander à une IA de décider si un règlement doit être gardé ou supprimé, c'est un peu court. Le droit européen est un empilement de textes qui se référencent les uns les autres, et supprimer un règlement peut en déstabiliser dix autres.

BetterEU ne tient pas compte de ces interdépendances, et le verdict binaire ne dit rien des articles à amender plutôt qu'à supprimer.

Mais l'exercice a quand même un intérêt : il rend visible l'ampleur du corpus réglementaire européen. 41 300 textes en soixante-sept ans, ça donne une idée de la masse à laquelle les entreprises et les citoyens sont soumis.

Bref, l’idée est rigolote, et on imagine bien le même traitement appliqué à la législation française. Par contre, le choix de Grok est peut-être un peu étonnant, vu qu'on soupçonne Musk de politiser son IA, pas dit qu'on ait les mêmes résultats avec Claude.

En tout cas, passer le Code général des impôts ou le Code du travail dans une IA pour relever les incohérences, les doublons et les articles devenus obsolètes, ça ferait probablement ressortir des choses assez intéressantes. BetterEU ne va pas remplacer un juriste, mais comme outil d'audit à grande échelle, c’est loin d’être con.

Source : BetterEU

Des mini-cerveaux cultivés en labo ont appris à résoudre un problème d'ingénierie

Par : Korben
13 mars 2026 à 13:29

Des chercheurs de l'université de Californie à Santa Cruz ont réussi à entraîner des organoïdes cérébraux de souris pour qu'ils résolvent le problème du cart-pole, un test classique en intelligence artificielle. Les résultats sont prometteurs, mais ces petits cerveaux ont un gros défaut : ils oublient à chaque pause (un peu comme moi au collège).

Le cart-pole, un classique de l'IA confié à des neurones vivants

Le cart-pole, c'est un exercice bien connu en robotique et en IA : il faut maintenir un pendule en équilibre vertical sur un chariot mobile, un peu comme quand vous essayez de tenir un stylo debout sur le bout du doigt. En général, ce sont plutôt des algorithmes qui gèrent ce genre de tâches. Mais pour cette expérimentation, les équipes en charge du projet ont vouluvoir si des neurones purement biologiques pouvaient eux aussi s'en sortir.

Ils ont utilisé des organoïdes corticaux , des amas de tissu cérébral cultivés à partir de cellules souches de souris, et les ont connectés à un système d'électrophysiologie développé avec Maxwell Biosciences. L'inclinaison du pendule était traduite en signaux électriques envoyés aux neurones, et l'activité neuronale en retour servait à diriger le chariot vers la gauche ou la droite.

46 % de réussite

L'équipe a testé trois conditions. Sans retour d'information, les organoïdes ne réussissaient que dans 2,3 % des essais. Avec des signaux aléatoires envoyés à certains neurones, ça montait à 4,4 %. Mais quand les chercheurs ont utilisé un entraînement adaptatif, où les stimulations ciblaient les bons neurones en fonction des performances, le taux de réussite a grimpé à 46 %.

Ash Robbins résume ça assez bien : quand on choisit activement les stimuli d'entraînement, on peut modeler le réseau pour qu'il résolve le problème. L'étude, publiée dans Cell Reports en février 2026, est la première démonstration rigoureuse d'un apprentissage dirigé vers un objectif chez des organoïdes cérébraux.

Un problème de mémoire un peu contrariant

Là où ça coince, c'est la mémoire. Après 15 minutes d'exercice sur le cart-pole, les organoïdes se reposent 45 minutes. Et au retour, leurs performances retombent au niveau de départ. Aucune consolidation de l'apprentissage n'a été observée, ce qui veut dire que ces neurones apprennent sur le moment mais ne retiennent rien.

David Haussler précise d'ailleurs que l'objectif n'est pas de créer une forme d' intelligence artificielle biologique , mais de mieux comprendre comment les maladies neurologiques perturbent les mécanismes d'apprentissage du cerveau.

C'est quand même assez spectaculaire de voir un amas de neurones de souris arriver à équilibrer un pendule virtuel, même avec un taux de 46 %. Bon, on est très loin d'un cerveau fonctionnel, et le fait qu'ils oublient tout après une sieste de 45 minutes montre bien qu'il manque des mécanismes de consolidation que possèdent les vrais cerveaux.

Mais pour la recherche sur des maladies comme Alzheimer ou Parkinson, pouvoir observer en temps réel comment un réseau neuronal apprend et oublie dans un environnement contrôlé, c'est un outil qui pourrait changer pas mal de trucs à l’avenir.

Source : Science Alert

Alternatives européennes aux GAFAM - Le guide ultime pour reprendre le contrôle

Par : Korben
13 mars 2026 à 07:19

Bon, j'avoue qu'en 2026, la question n'est plus "faut-il quitter les GAFAM ?" mais plutôt "par quoi on les remplace ?". Entre les politiques de confidentialité qui changent tous les 4 matins, le CLOUD Act qui permet au gouvernement US d'accéder à vos données même si les serveurs sont en Europe, et un contexte géopolitique disons... tendu (merci Donaldi Trumpovich)... bref, il y a de quoi vouloir garder ses billes sur le vieux continent.

Et la bonne nouvelle, c'est que les alternatives européennes ne sont plus des gadgets de libristes barbus dans leur garage. On parle de vrais services, solides, souvent conformes RGPD par design, et qui n'ont plus à rougir face aux mastodontes américains. Du coup, je vous ai concocté LE guide pour vous y retrouver dans cette jungle d'alternatives made in EU.

Les 4 annuaires incontournables pour trouver des alternatives européennes

Avant de rentrer dans le vif du sujet catégorie par catégorie, sachez qu'il existe maintenant plusieurs annuaires spécialisés qui font le taf de curation pour vous. Parce que oui, trouver l'alternative européenne qui va bien, c'est pas toujours évident quand on ne sait pas où chercher.

Go European est celui qui a tout déclenché. Le projet est né en février 2025 sur le subreddit r/BuyFromEU et en à peine un mois, plus de 150 000 personnes avaient rejoint le mouvement. Aujourd'hui c'est plus de 1 000 produits et services indexés par une soixantaine de bénévoles. Le truc cool, c'est qu'il y a des extensions pour Firefox et Chrome qui vous suggèrent automatiquement une alternative européenne quand vous visitez un site US. Pas de prise de tête, pas de configuration complexe, juste ce qu'il faut.

European Alternatives est probablement le plus complet du lot. On parle de 61 catégories couvrant absolument tout : du web analytics (31 alternatives à Google Analytics !) au cloud computing, en passant par les VPN, les services de paiement, les outils de visioconférence, les chatbots IA et même les gestionnaires de mots de passe. Le site propose aussi une section " Alternatives to " super pratique où vous cliquez sur le logo de Slack, Dropbox, Zoom ou Stripe pour voir instantanément tous les concurrents européens. En gros, c'est devenu LA référence.

Et pour les devs parmi vous, TechAlternatives.eu recense plus de 550 alternatives GDPR-compliant dans plus de 70 catégories, avec un focus particulier sur l'infrastructure (Kubernetes managé, FaaS, PaaS...). C'est clairement le plus orienté tech des trois.

Enfin, European Tech Map se distingue avec sa carte interactive qui permet d'explorer plus de 500 entreprises tech européennes classées dans une trentaine de catégories et filtrables par pays. C'est le plus visuel du lot, et c'est super pratique pour voir d'un coup d'œil ce qui se fait chez vos voisins.

Cloud et stockage : adieu Dropbox et Google Drive

C'est probablement la catégorie où l'Europe a le plus à offrir. pCloud (Suisse) propose du stockage cloud avec chiffrement côté client et des offres à vie qui font mal à la concurrence... genre vraiment mal. Nextcloud (Allemagne) c'est carrément toute une suite collaborative open source que vous pouvez auto-héberger ou utiliser chez un hébergeur européen. Infomaniak (Suisse) propose kDrive avec 15 Go gratuits et une suite bureautique intégrée, le tout sur des serveurs alimentés en énergie renouvelable. Pas mal pour de la Suisse !

Côté infrastructure, OVHcloud (France) et Scaleway (France) rivalisent sérieusement avec AWS et Google Cloud, avec des datacenters 100% européens. Si vous êtes une boîte et que vous cherchez à rapatrier vos workloads, c'est clairement par là qu'il faut commencer.

Email et messagerie : Proton Mail n'est que la partie émergée

Proton Mail (Suisse) c'est un peu le poster child des alternatives européennes, et à raison : chiffrement de bout en bout, zéro accès à vos données, juridiction suisse. Mais il n'est pas seul ! Tuta (ex-Tutanota, Allemagne) offre une approche similaire avec en prime un calendrier chiffré. Infomaniak Mail propose aussi un service email pro solide et RGPD-compliant. Et si vous avez besoin d' adresses email jetables pour vos inscriptions douteuses, il y a des solutions européennes pour ça aussi (on ne juge pas).

Côté messagerie instantanée, Element (UK) basé sur le protocole Matrix est décentralisé et chiffré de bout en bout. Olvid (France) a carrément été certifiée par l'ANSSI et est utilisée par le gouvernement français (si ça c'est pas un gage de confiance). Et Threema (Suisse) fonctionne sans numéro de téléphone, ce qui en fait un vrai rempart pour la vie privée.

Moteurs de recherche et navigation web

Pour la recherche, Qwant (France) a son propre index et ne trace rien du tout. Startpage (Pays-Bas) vous donne les résultats de Google sans que Google sache que vous existez... c'est assez malin comme approche. Et Ecosia (Allemagne) plante des arbres avec les revenus publicitaires, si vous cherchez l'utile à l'agréable.

Côté navigateurs, Vivaldi (Norvège) est une vraie usine à gaz de la personnalisation (dans le bon sens du terme !), avec un bloqueur de pubs intégré et un respect de la vie privée qui change de Chrome. Mullvad Browser (Suède), développé en collab avec le Tor Project, pousse le curseur encore plus loin en minimisant votre empreinte numérique.

Et pour le DNS, sachez que DNS4EU est le résolveur DNS européen co-financé par l'UE et supervisé par l'ENISA. Une brique d'infrastructure que la plupart des gens ignorent mais qui est fondamentale pour la souveraineté numérique européenne.

Bureautique et productivité : on peut bosser sans Microsoft

Microsoft 365 et Google Workspace dominent le marché, mais les alternatives européennes arrivent en force. OnlyOffice (Lettonie) propose une suite complète compatible avec les formats MS Office. CryptPad (France) pousse le concept encore plus loin avec des documents collaboratifs chiffrés de bout en bout, idéal pour ceux qui ne veulent pas que leurs docs se baladent dans la nature. Et Nextcloud Office intègre Collabora Online pour de l'édition collaborative directement dans votre cloud.

Pour la gestion de projet, Zenkit (Allemagne) peut remplacer Trello et Notion, et Odoo (Belgique) c'est carrément un ERP/CRM open source complet qui fait tourner des boîtes entières. Et si vous cherchez un Zapier-like européen , Automatisch fait le taf en auto-hébergé.

IA et traduction : l'Europe a rattrapé son retard

C'est LE secteur où ça a bougé le plus vite. Mistral AI (France) avec Le Chat propose un assistant IA qui tient la comparaison avec ChatGPT, et leurs modèles open source font le bonheur des développeurs du monde entier. Aleph Alpha (Allemagne) cible les entreprises et les institutions avec des modèles souverains. Et Hugging Face (France), même si c'est plus une plateforme qu'un service grand public, c'est devenu THE place pour les modèles open source d'IA.

Pour la traduction, DeepL (Allemagne) n'a franchement plus besoin d'être présenté. La qualité de traduction est souvent supérieure à Google Translate, et le service traite des milliards de traductions. C'est probablement l'alternative européenne la plus aboutie de toute cette liste... et de loin.

VPN et sécurité : protéger ses données à l'européenne

Mullvad VPN (Suède) accepte les paiements en cash par courrier (oui oui, vous envoyez des billets dans une enveloppe) et ne demande aucune information personnelle à l'inscription. Proton VPN (Suisse) propose une offre gratuite généreuse et bénéficie de toute la réputation de l'écosystème Proton.

Pour les mots de passe, Proton Pass (Suisse - pas européen) et pCloud Pass font très bien le job. Et n'oubliez pas que des consortiums européens bossent même sur des alternatives open source à Google Play Integrity pour sécuriser Android sans dépendre de Google. Ça bouge à tous les étages !

Le vrai défi : passer à l'acte (progressivement)

Je sais ce que vous vous dites : "C'est bien joli tout ça mais changer tous ses outils d'un coup c'est l'enfer." Et vous avez raison. La bonne stratégie, c'est d'y aller progressivement. Commencez par un truc simple : remplacez votre moteur de recherche par Qwant ou Startpage, ça prend 30 secondes. La semaine d'après, essayez Proton Mail pour vos mails perso. Et ainsi de suite. Un service à la fois, sans se mettre la pression.

Ce qui est certain, c'est que l'écosystème européen n'a jamais été aussi mature. Entre la consultation de Bruxelles sur l'open source qui veut faire du logiciel libre une infrastructure essentielle, les communautés comme r/BuyFromEU qui fédèrent des centaines de milliers de personnes, et des boîtes européennes qui lèvent des millions... on n'est plus dans le "un jour peut-être" mais dans le "c'est maintenant".

Installez l'extension Go European , bookmarkez European Alternatives , TechAlternatives et European Tech Map , et explorez. Vous serez surpris de voir à quel point l'Europe a rattrapé son retard. Et avec le RGPD comme filet de sécurité, vos données restent chez vous. Pas mal, non ?

Article initialement publié le 29 décembre 2025 et mis à jour le 13 mars 2026

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