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À partir d’avant-hierKorben

Un C-3PO grandeur nature transformé en assistant vocal qui répond pour de vrai

3 mai 2026 à 08:20

Un maker a transformé une réplique grandeur nature de C-3PO en assistant vocal interactif, et le résultat est franchement convaincant. Sa version du droïde papote, répond à vos questions, et tient même une conversation, le tout sans dépendre du moindre cloud une fois en local.

Le truc tient sur un Raspberry Pi 5 planqué dans la coque dorée du droïde. Un micro capte ce que vous racontez, un moteur de speech-to-text le transcrit, et un LLM local s'occupe de comprendre votre question pour formuler une réponse. Jusque là, rien de fou c'est même devenu même assez classique.

Le truc rigolo, c'est la couche par dessus. L'auteur a ajouté un prompt système qui force le LLM à répondre comme C-3PO le ferait : un peu anxieux, très formel, avec ce ton un brin pompeux qu'on connaît tous. Du coup, quand vous lui demandez bêtement la météo, vous pouvez vous prendre une réponse genre "Oh dear, je crains que les conditions atmosphériques ne soient guère favorables à un déplacement humain". Très C-3PO.

Pour la voix, le projet utilise un modèle synthétique entraîné sur les dialogues d'Anthony Daniels, l'acteur original. Le son passe ensuite par une chaîne d'effets audio qui ajoute la résonance métallique et le léger souffle qu'on entend dans les films. Le résultat n'est pas parfait, mais ça reste franchement bluffant pour un projet bricolé à la maison.

Tout le code est dispo en open source, ce qui veut dire que vous pouvez théoriquement le reproduire chez vous, à condition d'avoir une réplique C-3PO sous la main. Ce qui n'est pas le plus simple. Pour les budgets plus modestes, l'auteur précise que le pipeline tourne aussi très bien dans une simple enceinte connectée custom, le côté droïde doré n'étant pas indispensable au fonctionnement.

Le seul vrai bémol, c'est la latence. Entre le moment où vous parlez et la réponse vocale, comptez quelques secondes, ce qui casse un peu l'illusion d'avoir affaire à un assistant réactif. Mais bon, le vrai C-3PO du film mettait aussi trois plombes à comprendre les ordres, donc on peut presque considérer ça comme un détail de fidélité au personnage.

Source : Hackaday

Une appli Android scanne tous les Raspberry Pi de votre réseau

30 avril 2026 à 15:29

Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.

Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.

L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.

Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.

L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.

Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.

Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.

À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.

L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.

Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .

Source : Hackaday

Un bidouilleur fait tourner des DVD sur Dreamcast avec un Raspberry Pi

Par : Korben
7 avril 2026 à 10:04

Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo vient de réussir un petit exploit : faire lire des DVD à une Sega Dreamcast, la console qui n'a jamais eu droit à cette fonctionnalité.

Sa méthode passe par un Raspberry Pi 5, un Raspberry Pi Pico 2 et le port manette de la console, le tout sans la moindre modification hardware. Vingt-cinq ans après, la Dreamcast peut enfin lire des DVD.

Une vieille histoire de format

La Dreamcast est sortie en 1998 au Japon et utilisait le format GD-ROM, un disque propriétaire développé avec Yamaha capable de stocker jusqu'à 1 Go de données. Sega avait choisi ce format pour éviter les frais de licence du DVD Forum et garder des coûts de production proches de ceux d'un CD classique.

Sur le papier, la console avait les capacités techniques pour lire des DVD, mais Sega n'a jamais franchi le pas. Un prototype d'extension DVD avait même été montré à l'E3 2000 avant de disparaitre dans les cartons. En face, Sony sortait la PlayStation 2 avec un lecteur DVD intégré, et on connait la suite.

Du Raspberry Pi et un faux accessoire photo

Le montage imaginé par ThroatyMumbo est malin. Un Raspberry Pi 5 est connecté à un lecteur DVD USB externe et se charge d'encoder la vidéo en temps réel. Cette vidéo est ensuite envoyée par USB à un Raspberry Pi Pico 2, qui se fait passer pour un DreamEye, le petit accessoire photo que Sega avait sorti au Japon en 2000.

Le Pico 2 communique avec la Dreamcast via le bus Maple, le protocole qu'utilise la console pour ses manettes et périphériques. La Dreamcast croit recevoir des images d'une caméra, alors qu'elle affiche le contenu d'un DVD. Le créateur admet lui-même que le résultat est "un peu bancal", mais la vidéo de démonstration montre que ça tourne avec un DVD d'Aqua Teen Hunger Force.

Tout passe par le port manette

Le gros avantage de cette bidouille, c'est qu'elle ne demande aucune modification de la Dreamcast. Tout transite par le port manette, ce qui veut dire que n'importe quelle console en état de marche peut en profiter.

Le code source et les instructions sont disponibles sur GitHub. Ça reste du bricolage : il faut un Raspberry Pi 5, un Pico 2, un lecteur DVD USB et de quoi relier tout ça. Pas le genre de truc qu'on met en place en deux minutes.

C'est quand même rigolo de se dire que la Dreamcast aura attendu plus de vingt-cinq ans pour lire un DVD. Sega avait prévu un accessoire dédié qui n'est jamais sorti, et c'est un bidouilleur avec deux Raspberry Pi qui finit par régler la question.

L'idée de détourner un accessoire photo japonais en lecteur DVD, c'est bien trouvé. Pas sûr que Sega aurait apprécié la méthode, mais bon, le résultat est là.

Source : The Dreamcast Junkyard

Raspberry Pi 4 : un nouveau modèle 3 Go de RAM, et des hausses de prix qui piquent

Par : Korben
3 avril 2026 à 08:51

La fondation Raspberry Pi vient d'annoncer une nouvelle version du Pi 4 avec 3 Go de RAM, vendue 83,75 dollars (environ 100 euros). Mais derrière cette annonce se cache une mauvaise nouvelle : les prix de toute la gamme augmentent à cause de la flambée de la mémoire.

Un modèle 3 Go pour limiter la casse

Annoncé un 1er avril, ce nouveau Raspberry Pi 4 n'est pas une blague. Le modèle embarque deux puces LPDDR4 de 1,5 Go chacune, une configuration qui permet de réduire les coûts de production par rapport aux puces 2 Go classiques.

Le prix de la mémoire LPDDR4 a été multiplié par sept en un an, et c'est cette explosion qui a poussé la fondation à trouver une alternative. Le Pi 4 3 Go se positionne entre le modèle 2 Go et le 4 Go, avec un tarif de 83,75 dollars, soit environ 100 euros et 15% de moins que le nouveau prix du 4 Go.

Des hausses de prix qui font mal en Europe

La fondation a relevé les prix de l'ensemble de sa gamme pour les versions 4 Go et plus. En France, la douche est froide : le Raspberry Pi 4 4 Go est passé de 65 euros à 120 euros TTC chez Kubii, le principal revendeur agréé. Le Pi 5 16 Go grimpe de 212 à 353 euros. Seul le Pi 4 2 Go reste stable à environ 63 euros.

La cause est la même pour tout le monde : la demande en mémoire des centres de données, tirée par l'intelligence artificielle, fait grimper les prix des puces LPDDR4 et LPDDR5 sur l'ensemble du marché. Côté disponibilité du nouveau modèle 3 Go, c'est encore très limité par chez nous.

Cette situation inquiète pas mal de monde dans la communauté. Jeff Geerling, créateur de contenu bien connu dans l'univers Raspberry Pi, estime que ces hausses de prix risquent d'exclure une partie des bidouilleurs. Certains commencent d'ailleurs à se tourner vers des alternatives à base de microcontrôleurs comme les ESP32, qui restent abordables. Les anciens modèles de Raspberry Pi (Zero, 2, 3), qui utilisent de la mémoire LPDDR2, sont pour le moment moins touchés par la hausse.

C'est un peu le monde à l'envers : un Raspberry Pi, c'est censé être un petit ordinateur pas cher, et là on se retrouve avec un Pi 4 4 Go à 120 euros en France. La crise de la mémoire liée à l'IA touche tout le monde, même les petites cartes de bricolage.

Bon au moins, le modèle 3 Go montre que la fondation cherche des solutions pour garder des prix un minimum accessibles, et c'est quand même rassurant de voir qu'ils ne se contentent pas de répercuter les hausses sans réagir.

Source : Hackaday

Le Z80 est mort, vive le PicoZ80 - un Raspberry Pi émule le processeur mythique

Par : Korben
24 mars 2026 à 16:28

Le Z80 de Zilog, le processeur qui a fait tourner le ZX Spectrum, le Game Boy et des dizaines de micro-ordinateurs des années 80, a été arrêté en juin 2024 après 48 ans de bons et loyaux services.

Un bricoleur a créé le PicoZ80 , une petite carte qui se glisse directement dans le même support et qui émule le processeur original grâce à une puce Raspberry Pi.

48 ans de service, et puis s'en va

Le Zilog Z80 a été lancé en 1976 et il a alimenté une bonne partie de l'histoire de l'informatique personnelle. ZX Spectrum, MSX, Amstrad CPC, Game Boy, calculatrices Texas Instruments : la liste des machines qui ont tourné avec ce processeur 8 bits est longue.

Zilog a annoncé sa fin de vie en avril 2024 et a cessé de prendre des commandes en juin de la même année. Les stocks de Z80 neufs en boîtier DIP-40 commencent donc à se raréfier, et c'est là que le PicoZ80 entre en jeu.

Un Raspberry Pi dans un boîtier DIP-40

Le PicoZ80, développé par le maker eaw, utilise un microcontrôleur RP2350B (la puce du Raspberry Pi Pico 2) monté sur un circuit imprimé au format DIP-40, avec le même brochage que le Z80 original. Un des deux coeurs Cortex-M33 à 150 MHz se charge d'émuler le Z80, pendant que le second gère l'accélération et les périphériques.

Les moteurs PIO du RP2350 prennent en charge les transactions de bus en temps réel, ce qui garantit un timing identique à celui du processeur d'origine. La carte embarque aussi 8 Mo de PSRAM, 16 Mo de flash pour stocker des images ROM, et un coprocesseur ESP32 qui ajoute le WiFi, le Bluetooth et un lecteur de carte SD.

Des machines classiques qui renaissent

Le PicoZ80 peut fonctionner comme un simple Z80 de remplacement, mais il propose aussi des "personas" de machines classiques. Des pilotes existent déjà pour le RC2014, le Sharp MZ-80A et le Sharp MZ-700, et d'autres sont en développement pour l'Amstrad PCW8256.

La carte fait aussi office d'expandeur mémoire, d'hôte USB et d'émulateur de disquette. Vous remplacez un processeur de 48 ans et vous gagnez au passage le WiFi et le stockage sans fil.

Bref, on parle quand même d'un projet qui ressuscite un processeur plus vieux que moi (de 1976) avec une puce à quelques euros. Pour les passionnés de rétro-informatique qui ont un vieux micro au fond du placard, c'est peut-être la meilleure nouvelle de l'année.

Source : Hackaday

ISS Tracker - Suivez la station spatiale sur un Raspberry Pi

Par : Korben
16 mars 2026 à 07:52

La Station Spatiale Internationale file à 28 000 km/h au-dessus de nos têtes, et y'a un mec qui a décidé de suivre ça en direct depuis un petit écran 3.5 pouces posé sur un Raspberry Pi 3b. Le projet s'appelle ISS Tracker , c'est open source, et franchement... c'est plutôt classe !

Concrètement, l'écran affiche un globe terrestre en 3D qui tourne, avec la position de l'ISS en temps réel. Latitude, longitude, altitude, vitesse, et même la région survolée. En fait, la position est récupérée toutes les 30 secondes via des APIs gratuites et interpolée entre les mises à jour pour que le rendu reste fluide. Vous branchez le câble micro-USB, vous attendez le boot, et ça tourne tout seul !

L'ISS Tracker monté au mur, façade alu et globe 3D sur l'écran

Côté matos, c'est sobre : un Pi 3b (ou plus récent), un écran LCD Waveshare 3.5 pouces qui se clipse directement sur le GPIO, et un interrupteur à bascule optionnel. Celui-là, c'est la petite touche sympa effet NASA. En un coup de "switch", vous passez ainsi du tracking orbital à la liste des astronautes actuellement en orbite, groupés par vaisseau. Du coup vous savez qui est là-haut en ce moment, et dans quel engin (merci Lorenper).

Mais le truc vraiment cool dans ce projet, c'est le boîtier. Filbot a imprimé la structure en 3D avec du PLA renforcé carbone (les fichiers STL sont sur MakerWorld ), puis a fraisé la façade en aluminium sur sa CNC personnelle. Plus d'une heure d'usinage pour une plaque (les vrais machinistes pleurent ^^) et la cerise sur la Lune (non c'est pas une hallucination IA, c'est juste que je suis fou) c'est qu'il a séché la peinture dans la chambre chauffée de son imprimante 3D. L'IA qu'il a utilisée pour le guider lui a dit que c'était du génie... on va pas la contredire.

Pour la touche finale, une décalcomanie en transfert à l'eau avec le logo NASA "worm" et des données inventées pour faire officiel + le garde-interrupteur en alu style aviation qui protège le switch, c'est purement cosmétique mais ça envoie grave !

Le globe 3D en action avec la position de l'ISS et la télémétrie

Sous le capot, le globe est affiché sous forme de 144 frames pré-calculées avec Cartopy . Au premier lancement, comptez quelques minutes sur un Pi 3b pour générer le cache et ensuite ça démarre en 3 secondes. Par contre, attention, il faut augmenter le buffer SPI à 307 200 octets parce que le défaut de 4 Ko est beaucoup trop petit pour pousser des frames complètes sur l'écran. Oubliez pas ça, sinon l'affichage ne marchera pas.

D'ailleurs, si vous voulez que l'engin tourne H24, y'a un service systemd fourni avec watchdog, auto-restart et limitation mémoire à 250 Mo. Notez que le fichier theme.toml permet de changer toutes les couleurs, polices et le layout sans toucher au code. Ambiance cockpit Boeing par défaut (labels verts, valeurs blanches sur fond noir), mais vous pouvez faire du cyan fluo si ça vous chante et que vous avez des goûts de chiottes ^^.

Les APIs utilisées sont toutes gratuites et sans clé : Where the ISS at? en principal, Open Notify en fallback. Pas d'inscription, pas de token, ça marche direct ! Et si vous aimez les projets Raspberry Pi dans cet esprit, vous pouvez jeter un œil au rover martien à imprimer en 3D ou aux talkies-walkies DIY à base de Pi.

Bref, de quoi kiffer ses soirées à regarder un point lumineux traverser le globe. C'est plutôt méditatif !

Source

Barista - Pilotez votre machine à café De'Longhi en HTTP

Par : Korben
16 mars 2026 à 06:13

Vous avez une machine à café De'Longhi avec du Bluetooth et vous vous êtes déjà forcément dit "Mais pourquoi je dois me lever si tôt pour appuyer sur un putain de bouton comme un homme des cavernes" ?!

Hé bien bonne nouvelle mes petits accro aux café puisqu'un dev a passé ses soirées à sniffer les paquets BLE de sa Dinamica Plus, à reverse-engineerer le protocole de communication, et il en a fait un projet open source qui transforme votre cafetière en serveur HTTP. Du coup maintenant, un petit curl http://pi:8080/api/brew/espresso depuis le lit et hop, le café coule. En live depuis votre oreiller, vos petits yeux à moitié fermés en moins de 3 secondes.

Aaaaah, le bonheur !

Le projet s'appelle Barista et c'est en fait un bridge BLE-to-HTTP écrit en Python. Vous collez ça sur un Raspberry Pi Zero à 15 euros (ou n'importe quel ordi avec une puce Bluetooth) à côté de votre machine à café, ça se connecte en Bluetooth Low Energy, et ça expose une API REST complète. Ça permet ainsi de contrôler la préparation (espresso, cappuccino, latte, americano...), d'ajuster la force de l'arôme sur 5 niveaux, la température, la quantité en ml, et même d'activer la buse vapeur ou l'eau chaude à distance. Attention par contre, faut pas oublier de mettre une tasse sous le bec avant de lancer la commande depuis votre lit...

Côté technique, c'est du Python async avec la bibliothèque bleak pour la partie radio BLE et aiohttp pour le serveur HTTP local. En fait, le truc intéressant c'est que tout le protocole ECAM est documenté dans le repo... structure des paquets, calcul du CRC-16/CCITT, encodage des ingrédients, lecture et écriture des recettes. Donc si vous avez un autre modèle De'Longhi (Primadonna, Magnifica Evo, Eletta Explore), c'est théoriquement compatible vu que De'Longhi utilise le même protocole BLE sur sa gamme ECAM... mais seule la Dinamica Plus est testée et confirmée pour l'instant.

Le problème, vous l'aurez compris, c'est que De'Longhi ne documente pas son protocole BLE (va savoir pourquoi), donc y'a pas forcément de garantie que ça marchera du premier coup sur votre modèle.

Côté prérequis, il vous faut Python 3.11+ et BlueZ sur votre Raspberry Pi 4 ou 5 (le Bluetooth quoi). Après, l'installation tient en trois commandes : pip install barista-coffee, puis barista scan pour trouver votre machine, et enfin barista start --address AA:BB:CC:DD pour lancer le serveur.

Et là vous aurez une interface web sur le port 8080, avec une grille de boutons, un bouton par boisson... mais surtout une API REST qui permet d'intégrer ça avec à peu près n'importe quoi : Home Assistant , Node-RED, un cron job matinal, un raccourci Siri, un script Python... Perso, l'idée du réveil qui déclenche automatiquement un espresso, c'est quand même pas mal !

Évidemment, tout tourne en local ! Comme ça plutôt que de dépendre de l'app officielle De'Longhi (qui marche uniquement à 2 mètres de la machine ^^ donc autant appuyer sur le bouton à ce stade), là c'est du vrai contrôle réseau.

D'ailleurs si le sujet vous branche, on avait déjà listé une tonne de projets Raspberry Pi dont une machine à café pilotable à distance.

Voilà, si vous avez une De'Longhi avec Bluetooth qui traîne dans la cuisine et un Raspberry Pi qui prend la poussière, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Amusez-vous bien et moi j'vais aller me faire un café du coup !

Recalbox 10 débarque avec le support du Raspberry Pi 5 et du Steam Deck

Par : Korben
18 février 2026 à 10:01
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier

Recalbox vient de publier la version 10 de sa distribution open-source française dédiée au rétrogaming. Au programme, le support du Raspberry Pi 5 et du Pi 500, l'arrivée sur Steam Deck en version LCD et OLED, de nouvelles émulations dont la Xbox originale et la GameCube, une interface entièrement revue, et du matériel dédié pour les fans de CRT et de bornes d'arcade. Que du bon.

Du Raspberry Pi 5 au Steam Deck

La version 10 de Recalbox élargit donc son catalogue de matériel compatible, et pas qu'un peu. Le Raspberry Pi 5 est désormais pris en charge, y compris dans sa version 2 Go de RAM, tout comme le Raspberry Pi 500. Mais surtout, la distribution débarque sur les consoles portables PC. Le Steam Deck, en version LCD comme OLED, profite d'une intégration qui gère la luminosité et le mode veille directement depuis l'interface. La très bonne Asus ROG Ally et le Lenovo Legion Go débarquent aussi, même si le support reste expérimental pour le moment. On passe quand même d'un projet pensé pour Raspberry Pi à une distribution qui tourne sur une tonne de machines différentes.

Une interface repensée

Côté émulation, la version 10 ajoute la Xbox originale exclusivement sur PC et Steam Deck (sous réserve de puissance suffisante). Sur Raspberry Pi 5, ce sont la GameCube, la Wii, la Nintendo DS et le Sega Model 3 qui font leur entrée. Si ces systèmes tournent de manière fluide dans la majorité des cas (environ 80 %), on atteint ici les limites matérielles du Pi 5 : certains titres très gourmands pourront donc montrer quelques signes de ralentissement.

Du matériel pour les fans de rétro

Pour ceux qui veulent aller plus loin que le logiciel, Recalbox continue de proposer du matériel dédié de qualité. Le RGB DUAL 2 et le RGB JAMMA 2 permettent de brancher des écrans CRT et des bornes d'arcade avec une gestion dynamique des résolutions. Le projet pousse le concept encore plus loin avec le Recalbox Card Reader et ses RecalCards, des cartouches physiques qui lancent un jeu quand on les insère, à l'ancienne. Et si vous cherchez du clé en main, la boutique propose des kits RecalTower préinstallés avec Raspberry Pi 5, et ça on aime.

J'ai toujours un Raspberry Pi avec Recalbox chez moi, et tout ceci me donne bien sûr très envie de tout mettre à jour !

Article invité publié par Vincent Lautier .
Vous pouvez aussi me lire sur mon blog , sur Mac4ever , ou lire tous les tests que je publie ici, comme cette Webcam 4K , ou ce dock Thunderbolt 5 .

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