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Heretic - Virer la censure d'une IA en une commande

Par : Korben ✨
26 mai 2026 à 08:08

Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.

Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.

Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !

Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.

D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.

Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.

Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).

Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.

Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.

Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)

Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.

Tomb Raider 1-3 Remastered - gratuit sur Epic jusqu'au 28 mai

Par : Korben ✨
23 mai 2026 à 05:50

Aspyr et Crystal Dynamics lâchent en ce moment la trilogie Tomb Raider I-III Remastered gratuitement sur l'Epic Games Store , soit 0€ au lieu de 26,99€. Vous pouvez donc récupérer les trois premières aventures de Lara Croft, celles que Core Design a pondues entre 1996 et 1998, remasterisées comme il faut et les garder pour toujours, même quand il repassera payant.

Filez sur la page Epic, cliquez sur Obtenir, et hop, c'est réglé. Et ne traînez pas, parce que l'offre s'arrête le 28 mai et après ça, retour au prix fort.

Dans ce pack, vous avez donc les 3 jeux complets avec leurs extensions d'époque, Unfinished Business pour le premier, Golden Mask pour le deuxième et The Lost Artifact pour le troisième. L'intégrale, secrets et niveaux bonus inclus, ce qui n'était jamais arrivé sur des plateformes modernes jusqu'ici.

Et ce remaster vous laisse basculer d'un coup de touche entre les graphismes refaits (modèles, textures et éclairage retravaillés) et le bon vieux look polygonal de la PS1 (Coucou Quentin Dupieux ^^).

Le jeu propose également 2 modes pour tout ce qui est contrôles. Les contrôles "tank" d'origine, où Lara pivote sur elle-même case par case, et des contrôles modernes type stick analogique. Les puristes vous diront que les contrôles tank n'étaient pas un défaut mais le cœur du gameplay car chaque saut se calculait au carreau près. C'était une partie d'échecs entre vous et le level designer.

Mais avec les gamepads modernes, Lara a commencé à filer dans tous les sens, la caméra part en vrille sur certains passages, et quelques subtilités ne sont expliquées nulle part dans le jeu (du genre dégainer ses flingues pour sauter en arrière, ou la gâchette pour s'agripper aux rebords). Mon conseil c'est donc de tester les deux, pour switcher quand vous voulez, et gardez les contrôles "tank" pour les niveaux de plateforme millimétrés.

Aspyr a aussi ajouté un Challenge Mode gratuit qui vous fait rejouer les niveaux avec des mods pour débloquer 10 nouvelles tenues. Et un mode photo avec 21 poses, si vous aimez tirer le portrait à Lara.

Et si vous voulez pousser le délire plus loin une fois le jeu installé, la communauté a sorti une Gold Edition sur Nexus Mods , c'est-à-dire un gros pack qui balance textures HD, objets 3D refaits, son retravaillé et cinématiques de meilleure qualité, avec un assistant d'installation pour pas s'arracher les cheveux. Les classiques sur PC, ça finit toujours par être bidouillé et c'est ça qui est beau !

Seul bémol, c'est du Windows uniquement, donc les joueurs Mac et Linux repasseront (ou sortiront Proton). Et tant que vous êtes sur Epic, jetez un œil à Down in Bermuda , qui est gratuit lui aussi durant la même période.

Bref, 30 ans après, Lara Croft débarque gratos alors foncez (avant le 28 mai).

Vos câbles fibre optique peuvent servir à vous espionner, et ça marche très bien

12 mai 2026 à 13:08

Une fibre optique de télécom standard, celle qui passe peut-être à quelques mètres de votre bureau en ce moment, peut être transformée en microphone à distance.

C'est ce qu'ont démontré des chercheurs à la conférence NDSS 2026, le rendez-vous annuel de la sécurité réseau qui s'est tenu à San Diego. Leur démo est carrément flippante. Pas de matériel posé sur place, pas de signal radio détectable, et une qualité audio largement suffisante pour transcrire ce qu'on dit dans une pièce.

Le principe repose sur une technique appelée DAS (Distributed Acoustic Sensing, en français "détection acoustique distribuée"), qui consiste à envoyer un laser dans la fibre depuis une extrémité et à analyser comment la lumière revient.

Quand des ondes sonores frappent le câble, elles le font vibrer de manière minuscule, ce qui modifie le trajet de la lumière. En mesurant ces modifications, on peut reconstituer le son d'origine, comme si la fibre devenait un long micro de plusieurs dizaines de mètres.

Pour booster la sensibilité, les chercheurs ont fabriqué un petit accessoire qu'ils appellent "Sensory Receptor", en gros un cylindre en plastique PET de 65 mm de diamètre autour duquel ils enroulent 15 mètres de fibre. Le cylindre concentre les vibrations et amplifie le signal capté.

Les résultats ? À deux mètres de la fibre, le taux d'erreur sur les mots (le WER, qui mesure combien de mots sont mal transcrits par un système de reconnaissance vocale) descend sous les 20 %. Dans un test grandeur nature mené dans un bureau, avec une cinquantaine de mètres de fibre séparant les deux pièces et le boîtier installé sous un meuble, ils tombent à 9 %.

Quasiment un transcript parfait donc. En bonus ils ont utilisé OpenAI Whisper et NVIDIA Parakeet, deux modèles d'IA de reconnaissance vocale grand public, donc rien d'exotique côté logiciel.

Et le truc qui change tout, c'est l'indétectabilité. Une fibre passive ne consomme pas d'électricité, n'émet aucune onde radio, et passe inaperçue aux détecteurs de mouchards classiques utilisés par les services de contre-espionnage. 

es balayages TSCM (les outils déployés pour chercher des micros cachés dans une pièce sensible) passent à côté. Limite tout de même : il faut être à environ 5 mètres maximum de la fibre, et celle-ci ne doit pas être enterrée trop profondément. Mais dans n'importe quel immeuble de bureaux moderne, où la fibre court partout dans les faux plafonds, ça peut fonctionner !

Source : Hackaday

Robots chiens Unitree - La backdoor que personne ne corrige

Par : Korben ✨
11 mai 2026 à 13:40

Si vous croisez un robot-chien Unitree dans un hall d'HLM, sur un parking, un chantier, ou en train de patrouiller dans votre ville, faut que vous sachiez 2 trucs quand même :

Un, n'importe qui peut le rooter en moins d'une minute avec son téléphone. Et de deux, le robot lui-même envoie en continu un flux chiffré vers un tunnel cloud opéré depuis la Chine. C'est en tout cas ce que Benn Jordan, musicien indépendant et chercheur amateur, vient de démontrer hier dans une enquête de 24 minutes qui fait, comme il le dit lui-même, un meilleur boulot que toute l'infrastructure cybersécurité du gouvernement américain.

Pour le hacker, suffit donc de se connecter au robot en Bluetooth, puis d'injecter une commande curl à la fin du mot de passe Wi-Fi, on éteint le toutou, on le rallume, et au reboot le robot exécute votre commande quand il active le Wi-Fi. C'est tout et c'est vraiment magique !! Pas besoin d'accès root physique donc mais juste un bon vieux téléphone et un Bluetooth pourri !

Le boss !

Alors vous pensez peut-être que ce n'est pas très grave parce que ces robots sont des gadgets mais c'est faux puisque les robots-chiens Unitree sont actuellement utilisés par les services de police de Pullman (Washington), Port St. Lucie (Floride) et Topeka (Kansas) et un peu partout ailleurs dans le monde.

Les Marines américains les déploient en test, certains armés de lance-roquettes, les forces chinoises leur sanglent diverses armes sur le dos depuis un moment et l'Ukraine s'en sert pour repérer des munitions non-explosées. Et dans le civil, ces robots circulent même dans des HLM d'Atlanta pour le compte de sociétés de surveillance privée...

En France, le tableau est un peu différent. Pas de déploiement confirmé par les forces de l'ordre ou l'armée pour l'instant. Chez nous, c'est Boston Dynamics Spot et l' E-Doggy d'Evotech (robot 100% français, utilisé au déminage pendant les JO 2024) qui tiennent ces marchés-là. Les Unitree restent encore dans les labos tels que l' INRIA Paris et le labo HUCEBOT de Nancy qui utilisent le Go2 pour leurs recherches en locomotion robotique.

En dehors de la recherche, le cas le plus avancé est celui d'Orano, qui a testé fin 2025 le G1 humanoïde d'Unitree sur son site nucléaire de Marcoule en partenariat avec Capgemini (c'est un humanoïde, pas un quadrupède, mais même fabricant, même firmware, mêmes questions). Côté distribution, INNOV8 Power est également partenaire officiel Unitree depuis VivaTech 2025 et INGEN Geosciences distribue la marque depuis 2020. Le réseau pour vendre ces robots à des boîtes de sécurité privées françaises est donc déjà bien en place.

Du coup quand un mec démontre qu'on peut en prendre le contrôle complet rapidement, ça mérite qu'on regarde ça d'un peu plus près...

Et quand je dis contrôle complet, c'est pas un excès de langage. Avec cet accès root, Benn Jordan a réussi à enregistrer, télécharger et live streamer l'audio et la vidéo captés par le robot. Sans authentification donc ni même sans passer par l'app officielle. C'est assez dingue... On peut même contrôler les mouvements du robot. Une belle merde donc !

Cette faille n'est d'ailleurs pas une nouveauté absolue puisque j'avais déjà couvert le hack BLE des humanoïdes Unitree en décembre dernier. Et ensuite rebelote en mars dernier avec deux nouvelles CVE sur le Go2, partiellement patchées. La répétition des conneries devient un peu lourdingue chez Unitree...

La deuxième partie de l'enquête, elle, atteint un autre niveau puisque Benn Jordan a entendu parler de rapports affirmant que d'autres robots Unitree contenaient une backdoor envoyant des données à des serveurs étrangers. Il a donc voulu vérifier ça lui-même.

Il a donc transformé un Raspberry Pi sous Linux en routeur avec le mode moniteur activé, et lancé BetterCap pour analyser chaque paquet sortant.

Et là, surprise, le robot refuse purement et simplement de s'authentifier. Le hic, c'est que quelque chose côté serveur cloud détecte que le routeur est anormal et bloque la connexion. En analysant un peu plus finement la connexion, il a remarqué que la première IP chopée au sniff pointait vers Odessa, en Ukraine... Vu qu'aucune doc fabricant ne mentionne ce point d'accès, le truc devient alors officiellement louche... Le robot semble savoir quand il est "analysé" et cette détection d'environnement anormal est précisément le truc qui transforme une affaire de faille classique en problème de sécurité nationale.

Benn Jordan a donc ensuite contourné ça avec un routeur de voyage standard avant de sniffer derrière les paquets, et il a fini par confirmer ce qu'on appelle officiellement la CVE-2025-2894 . Il s'agit d'un tunnel P2P préinstallé sur le Go1 qui se connecte automatiquement au démarrage à une plateforme appelée CloudSail, opérée par une boîte chinoise nommée Zhexi Technology.

Le truc est référencé dans MITRE depuis le printemps 2025, soit environ un an. En 2025, les chercheurs Andreas Makris et Kevin Finisterre ont même chopé la clé API de CloudSail et identifié près de 2000 robots vulnérables sur ce réseau, dont des unités installées au MIT, à Princeton, à Carnegie Mellon et à l'université de Waterloo.

Côté américain, la seule action gouvernementale connue suite à ça, a été une mise en garde des Marines US concernant l'usage de produits Unitree en opérations militaires. Rien d'autre.

Et là on arrive à un point de blocage assez brutal. Les failles démontrées par Benn (le hack Bluetooth, la prise de contrôle complète) et la backdoor CloudSail ne peuvent pas être corrigées en même temps, parce que les solutions se neutralisent mutuellement.

Pour boucher les failles de Benn, il faut passer par une mise à jour firmware officielle d'Unitree. Mais cette mise à jour ferme aussi l'accès root au système. Sans accès root, impossible de détecter ou bloquer le tunnel CloudSail de l'intérieur. Du coup, on a un robot sécurisé contre les hackers, mais des données qui filent quand même vers la Chine.

À l'inverse, si vous gardez le firmware actuel pour maintenir l'accès root (et donc la capacité de surveiller et bloquer CloudSail), les failles restent béantes. N'importe quel inconnu avec un téléphone peut alors prendre le contrôle complet de votre flotte de robots clébards. Bien sûr, couper Internet sur le robot évite les deux problèmes à la fois, mais le rend inutilisable dans la plupart des déploiements opérationnels.

Si vous avez un Unitree à la maison ou en entreprise, voilà la recommandation perso de Benn Jordan. Selon lui, plutôt que d'installer la dernière mise à jour, mieux vaut ne plus jamais mettre à jour le firmware (gardez en tête que c'est son avis radical, pas une bonne pratique standard). Parce qu'à la prochaine mise à jour, vous risquez de perdre la capacité de rooter votre propre robot, et avec elle la capacité de détecter, bloquer ou rediriger la backdoor.

Vous perdrez aussi la possibilité d'écrire manuellement des services qui empêchent les hackers d'exploiter les autres failles. En clair, sa meilleure défense contre Unitree, c'est de figer le firmware actuel.

Un Flipper Zero suffisait déjà à neutraliser un robot-chien de la concurrence, mais ici "couper" le robot de son fabricant pour s'en protéger, c'est un autre délire...

Source

Les données de 120 000 adhérents LFI dans la nature

11 mai 2026 à 13:14

Un hacker au pseudo "fuzzeddffmepg" a balancé sur un forum cybercriminel le 7 mai une base de données présentée comme provenant d'Action Populaire, le réseau militant numérique de la France Insoumise.

Au programme : environ 120 000 adresses email uniques, 20 000 numéros de téléphone, et un paquet de données personnelles couvrant pratiquement neuf ans d'activité, de 2017 à 2026.

Le contenu de la fuite est franchement gênant pour les adhérents. On y trouve les noms et prénoms des utilisateurs, leurs adresses email et numéros de téléphone, leurs adresses postales liées à des paiements, leurs participations à des groupes et événements, mais aussi des messages privés et échanges internes, plus des données de paiement et d'abonnement.

La période couverte va de 2017 à 2026, soit pratiquement toute l'histoire d'Action Populaire en tant que plateforme militante. Le hacker affirme avoir exploité une faille sur une infrastructure décrite comme obsolète, et il menace de publier d'autres extractions, dont des serveurs de messagerie.

Côté LFI, aucune confirmation officielle pour le moment. Silence radio. Ce qui n'est pas franchement la meilleure stratégie quand vos propres adhérents lisent partout sur le web que leurs données traînent en libre service.

La situation a un goût particulièrement improbable parce que LFI venait justement de déposer une proposition de résolution pour créer une commission d'enquête parlementaire sur "l'accumulation et la fuite de données personnelles en France". Sauf que voilà, demander une enquête sur les fuites pendant qu'on se fait fuiter, c'est un peu tendu.

Au passage, ce hack n'est pas isolé. Depuis quelques mois, les fuites se multiplient en France, du public au privé : CPAM, Parcoursup, ANTS, et maintenant un parti politique. Le hacker a clairement expliqué viser une infrastructure obsolète, et c'est un peu le même refrain qu'on entend partout sur l'état général de la sécurité des plateformes hébergées en France.

Concrètement, les risques pour les adhérents exposés sont réels. L'appartenance politique étant une donnée sensible au sens du RGPD, ces 120 000 personnes peuvent désormais s'attendre à des campagnes de phishing très ciblées, du harcèlement téléphonique en règle, et possiblement de l'usurpation d'identité.

Pour les militants, c'est franchement pénible. La CNIL devrait normalement être saisie par le parti dans les 72 heures suivant la prise de connaissance de l'incident~~, mais sans communication officielle, impossible de savoir si cette obligation a été respectée~~. Mise à jour : la LFI a bien prévenu ses membres et adhérents !

Screenshot

Bref, une infrastructure à l'abandon finit toujours par parler. Et ça tombe pile quand LFI réclamait plus de protection des données. Joli timing.

Source : French Breaches

Inside the Log-and-Glass Home Olson Kundig Built for a Builder on Salt Spring Island

10 mai 2026 à 13:20

Salt Spring Island doesn’t need much convincing — it already has the cliffs, the meadows, and the trees. The name sounds more like a childhood storybook setting than an architectural statement — and that tension is exactly the point. Nestled amidst the trees and rugged cliffs of Salt Spring Island, BC, the Daisy Ranch is Olson Kundig’s most recent residential project, led by design principal Tom Kundig. It’s casual. It’s rugged. And it’s entirely, unapologetically itself.

The house sits at the edge of a sweeping meadow, anchored by a log structure that feels like it could have always been there. The primary move is a rugged glass box paired with a long, cantilevered roof that stretches over a generous deck — a roof that earns its keep through BC’s shifting seasons, offering shelter without closing anything off. What makes it work visually is the layering: large square-cut logs and glass soften the rust-colored patina of weathered steel cladding, giving the exterior a palette that feels earned rather than designed.

Designer: Olsun Kundig

The plan is organized along a clean linear axis, with two distinct volumes bisected by an eastern entry stairway. The front door is tucked under a generous overhang — a small but considered gesture that grounds the arrival sequence without dramatizing it. The northern volume, clad in wood and steel, handles the private program: a primary suite and additional bedrooms, with framed view corridors that offer deliberate glimpses of the landscape rather than full exposure. Privacy and connection, calibrated carefully.

Inside, the bathroom is where the project gets most personal. Widespread use of wood infuses the space with warmth, while a clawfoot tub set before corner windows underscores the home’s persistent connection to the landscape outside. It’s the kind of detail that feels borrowed from an older, more tactile way of building — which is precisely the intention.

The project was designed in close collaboration with the client, Patrick Powers, a builder and fabricator who also served as general contractor. That relationship left its mark. The house doesn’t feel like it was delivered to a site; it feels like it was made with the site, material decision by material decision.

As Kundig put it: “There’s a lineage at play in this project, a quiet innovation that comes from the shared DNA of materials and relationships.” The Daisy Ranch is the kind of project that doesn’t need to announce itself. It sits lightly on its land, opens wide to its meadow, and gets on with the business of being lived in.

The post Inside the Log-and-Glass Home Olson Kundig Built for a Builder on Salt Spring Island first appeared on Yanko Design.

Google Discover - L'algorithme qui choisit vos actus à votre place

Par : Korben ✨
8 mai 2026 à 10:42

Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.

Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.

Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...

Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.

Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^

Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !

Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".

Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.

Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !

Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .

Au Royaume-Uni, les enfants contournent la vérification d'âge avec des fausses moustaches dessinées

7 mai 2026 à 08:39

Le Royaume-Uni a mis en place via l'Online Safety Act un système de vérification d'âge obligatoire sur les plateformes accessibles aux mineurs, avec contrôles biométriques à la clé pour estimer l'âge à partir d'un selfie.

Sur le papier, c'était la grande solution pour empêcher les ados d'accéder à TikTok, Instagram ou aux sites pour adultes. En pratique, c'est l'inverse : les enfants britanniques se passent les méthodes pour passer outre, et les méthodes en question sont parfois franchement drôles.

En fait, selon une étude d'Internet Matters, près de la moitié des enfants britanniques (46 %) considèrent les systèmes de vérification d'âge comme faciles à contourner, et un tiers reconnaissent l'avoir déjà fait.

Les méthodes documentées vont de la classique fausse date de naissance au VPN, mais aussi à des techniques plus créatives : envoyer une vidéo du visage de quelqu'un d'autre, voire d'un personnage de jeu vidéo, et le meilleur : se dessiner une moustache au feutre pour tromper l'estimation d'âge faciale. J'adore.

Côté plateformes, c'est du coup difficile à gérer. L'Online Safety Act prévoit des amendes importantes contre les services qui laisseraient passer ces contournements, mais le régulateur Ofcom rame pour qualifier la responsabilité quand le gosse a triché lui-même avec une astuce que la plateforme n'a pas su détecter.

Internet Matters relève d'ailleurs que les adultes profitent aussi de ces failles, ce qui complique encore le tableau quand un majeur peut piquer la session d'un mineur, ou inversement.

L'autre limite, c'est la captation des données biométriques. Pour vérifier qu'un gosse est bien un gosse, il faut analyser son visage, ce qui veut dire stocker (ou au moins traiter) une image biométrique d'un mineur.

Plusieurs experts ont déjà soulevé le paradoxe : pour protéger les enfants, on les oblige à transmettre leur visage à une plateforme étrangère. Et si la plateforme se fait pirater (spoiler : ça arrive régulièrement), on a une fuite de données très sensibles dans la nature.

Vous l'avez compris, une régulation qui se fait contourner par un coup de feutre sous le nez, c'est probablement le signe qu'il faut revoir la copie.

Source : Independent

Chrome installe en douce un modèle IA de 4 Go sur votre disque sans rien demander

6 mai 2026 à 10:09

Alexander Hanff, consultant, a remonté un truc pas net sur Chrome. La dernière version du navigateur télécharge en arrière-plan un modèle de langage local appelé Gemini Nano, qui pèse environ 4 Go, sans jamais demander la moindre permission à l'utilisateur.

Le fichier s'appelle weights.bin, il atterrit dans un dossier OptGuideOnDeviceModel quelque part dans votre profil Chrome, et il sert ensuite à des fonctions du genre "Help me write" ou détection de fraude.

Hanff a documenté l'opération via les logs système de son macOS. Le 24 avril 2026 vers 16h38, Chrome crée le dossier. Quelques minutes plus tard, il télécharge et décompresse les 4 Go (l'opération prend une quinzaine de minutes), puis il les déplace à l'emplacement final. Tout ça pendant que vous ne touchez rien à votre machine. Si vous supprimez le fichier à la main, il sera réinstallé silencieusement au prochain lancement du navigateur.

Hanff estime entre 100 millions et 1 milliard de machines concernées dans le monde. Multipliez 4 Go par 1 milliard et vous obtenez de quoi remplir une bonne partie d'un datacenter.

L'auteur calcule également l'impact carbone du déploiement, entre 6 000 et 60 000 tonnes de CO2e rien que pour le réseau, sans compter l'empreinte SSD. Pour un fichier que personne ne vous a demandé d'installer.

Sur le plan légal, Hanff parle d'une "violation directe" de l'article 5(3) de la directive ePrivacy européenne, qui interdit de stocker quoi que ce soit sur l'appareil d'un utilisateur sans consentement explicite. Il évoque aussi un manquement RGPD. Si la qualification tient, ça serait une amende salée pour Google, sachant que les Cnil européennes ont déjà sanctionné Meta et Microsoft pour des choses bien moins foireuses.

Pour s'en débarrasser, trois options : aller dans chrome://flags pour désactiver les fonctions IA, passer par les politiques d'entreprise si vous gérez un parc de machines, ou virer Chrome, tout simplement.

Bref, Google qui pousse 4 Go d'IA en silence sur des centaines de millions de machines, c'est un sale moche.

Source : That Privacy Guy

Une appli Android scanne tous les Raspberry Pi de votre réseau

30 avril 2026 à 15:29

Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.

Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.

L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.

Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.

L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.

Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.

Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.

À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.

L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.

Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .

Source : Hackaday

GitHub active par défaut la télémétrie sur son outil en ligne de commande

23 avril 2026 à 11:38

Depuis la version 2.91.0 du CLI GitHub publiée mardi, chaque commande que vous tapez dans gh envoie des données de télémétrie vers GitHub par défaut. L'activation est silencieuse, sans message au premier lancement, sans consentement explicite, et il faut fouiller dans la doc pour tomber sur la page dédiée au sujet.

GitHub décrit la collecte comme pseudonyme côté client. Concrètement, le payload embarque le nom de la commande lancée, un identifiant d'invocation, un identifiant d'appareil, l'OS, l'architecture, l'agent et quelques drapeaux.

L'entreprise précise que le contenu exact peut varier d'un appel à l'autre. La justification officielle : les équipes produit ont besoin de voir comment le CLI est utilisé, avec la montée en puissance des agents IA qui le pilotent de plus en plus souvent en arrière-plan.

Côté sortie, il y a trois moyens de couper la télémétrie. Vous pouvez définir la variable d'environnement GH_TELEMETRY à false, ou DO_NOT_TRACK à true, ou lancer gh config set telemetry disabled. Simple en apparence.

Sauf que rien de tout ça n'est signalé à l'installation, et qu'un utilisateur qui n'est pas tombé sur le billet de Brandon Vigliarolo dans The Register ne saura probablement pas que c'est activé sur sa machine.

Le terme pseudonyme mérite aussi qu'on le regarde de près. Pseudonyme ne veut pas dire anonyme : il y a un identifiant d'appareil stable, il y a un identifiant d'invocation, et GitHub connaît déjà votre compte si vous êtes authentifié avec gh auth login.

Du coup, le recoupement entre votre activité CLI et votre identité GitHub n'a rien de théorique, même si GitHub ne promet pas de le faire.

En pratique, la télémétrie des outils de dev n'est pas une nouveauté. VS Code le fait depuis des années, npm aussi, et la plupart des éditeurs jouent le même jeu. Ce qui coince ici, c'est le choix de l'opt-out plutôt que de l'opt-in, et l'absence d'annonce claire sur le changelog principal.

Les utilisateurs reprochent surtout à GitHub d'avoir glissé l'info dans une page de doc au lieu d'un billet de blog dédié. Pour un outil qu'utilisent des gens très à cheval sur leur vie privée, c'est un drôle de calcul.

Bref, un outil CLI qui s'active en mode collecte par défaut sans prévenir, ça pique. Heureusement une variable d'environnement suffit à couper. Mais il faut savoir qu'elle existe.

Source : The Register

Loi séparatisme - Le blocage sans juge gagne du terrain

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 15:59

Mis à part son auteur, y'a un truc qui sent pas bon dans l'avant-projet de loi de Laurent Nuñez sur le séparatisme et l'entrisme. Au milieu des mesures sur la dissolution d'assos et l'interdiction d'ouvrages, le texte prévoit en effet d'étendre fortement les pouvoirs de blocage administratif des sites web en France. Et quand je dis "administratif", ça veut dire sans juge.

Bah ouais, ça servirait à quoi alors qu'il suffit d'un bon vieux coup de tampon de l'administration, et votre site peut disparaître de l'internet français.

Concrètement, le texte vise l'article 6-1 de la LCEN. Ce truc-là, c'est le bouton rouge que Pharos et l'ARCOM peuvent pousser depuis 2014 pour faire retirer un contenu. Aujourd'hui ça couvre le terrorisme, la pédopornographie, la vente de stupéfiants et les images de tortures.

Demain, le projet veut y rajouter l'apologie des crimes de guerre, les provocations à la haine ou à la discrimination, et surtout un motif tellement flou que c'en est vertigineux : les contenus "susceptibles de créer un trouble grave pour l'ordre public".

Et c'est là que ça coince. Car "Trouble grave à l'ordre public", vous savez ce que ça veut dire ? Moi oui ! Ça veut dire exactement ce que le préfet en charge veut bien que ça veuille dire. C'est le genre de formule qu'on met dans une loi quand on sait très bien qu'on en fera plus tard un usage BEAUCOUP PLUS LARGE que l'intention affichée initialement.

Et c'est là que ça me colle des boutons, parce qu'on a déjà vu ce film je ne sais combien de fois !!

2014, Cazeneuve, article 6-1 créé pour le terrorisme. 2020, loi Avia retoquée par le Conseil constitutionnel . 2021, extension aux stupéfiants. 2024, loi SREN et vérification d'âge. 2026, apologie crimes de guerre plus haine plus "trouble grave à l'ordre public". À chacune de leur itération, le périmètre s'élargit, les motifs deviennent encore plus flous, et le juge disparaît encore un peu plus du décor.

C'est ça le vrai sujet en fait. C'est pas la question de savoir si bloquer l'apologie des crimes de guerre est légitime (ça l'est). La vraie question c'est : Qui décide ?

Car pendant des siècles en France, seul un juge pouvait ordonner à un éditeur de se taire. Mais depuis 2014, c'est devenu la fête du slip puisque l'administration peut le faire toute seule, et Ô comme c'est bizarre, chaque loi qui arrive ensuite, élargit son, déjà trop grand, terrain de jeu. Alors bien sûr, le juge, on peut éventuellement le saisir après coup, en référé, avec un bon avocat mais dans l'intervalle, votre site a été déréférencé, votre trafic est en EEG plat, et votre asso par exemple, a claqué.

Surtout que la formulation "trouble grave à l'ordre public" est tellement élastique qu'elle peut demain couvrir à peu près n'importe quel sujet qui gêne. C'est pratique hein ? Un dossier sur les violences policières ? Un article sur les manifs ? Une tribune un peu incendiaire ? Allez hop, on coupe TOUT et on retourne sucer des feutres en réfléchissant à la prochaine loi liberticide !!

Vu que le texte part au Conseil d'État avant d'arriver au Conseil des ministres fin avril, le périmètre exact peut encore bouger donc je vous invite à suivre ça du coin de l'œil. Et si vous avez un site ou une asso qui risque de matcher, le bon réflexe c'est La Quadrature du Net . Eux savent contester ces trucs, et ils l'ont déjà fait pour Avia et SREN.

Bref, on se retrouve dans dix ans ou moins, et je vous parie qu'on rediscutera ENCORE d'une nouvelle extension de l'article 6-1, cette fois au nom d'une menace qu'on n'avait pas encore vu venir. L'effet cliquet, ça se déclenche toujours dans le même sens, malheureusement.

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Comment fabriquer son propre soda ?

Par : Korben ✨
22 avril 2026 à 10:27

Les beaux jours reviennent, et avec eux l'envie d'un soda bien frais ! Sauf qu'au lieu d'alimenter un énième groupe industriel (coucou Coca Cola), vous pouvez maintenant fabriquer le vôtre à la maison. Et blinry , un développeur allemand, l'a bien compris puisqu'il vient de publier sur GitHub ses 6 années de recherches sur le sujet... en CC0, donc dans le domaine public ! A vous votre copie cheap du Bougnat / Breizh Cola ^^

L'histoire commence en 2020. Le mec a deux problèmes simples à résoudre : la caféine lui file des migraines, et il veut éviter le sucre. Du coup il décide de se faire son propre cola, sans caféine, sans sucre, et surtout sans dépendre d'une marque qui garde sa formule secrète depuis plus d'un siècle.

Six ans plus tard, il a finalement trois recettes bien abouties : cola, orange, et amande (!). Toutes sont dispos sur son dépôt GitHub en markdown, dans le même esprit que Cooklang dont je parlais récemment . Et comme c'est du domaine public pur et dur, vous pouvez tout copier, modifier, revendre, tout ce que vous voulez.

Car concrètement, un cola c'est quoi ? Hé bien selon la recette de blinry, c'est un mélange de 7 huiles essentielles (orange, citron vert, citron, noix de muscade, casse, coriandre, lavande), un peu de gomme arabique pour l'émulsion, de l'acide citrique, du colorant caramel, et un édulcorant genre sucralose.

Ensuite, vous prenez une seringue d'un millilitre pour doser les huiles au centième de millilitre près, vous pesez le reste sur une balance de précision, et hop, vous avez un sirop concentré qu'il n'y a plus qu'à diluer avec de l'eau gazeuse !

Niveau matos, c'est assez basique... Balance, seringue, mixeur à main, un petit récipient en plastique, et voilà. D'abord vous mélangez les huiles avec la gomme arabique pour faire l'émulsion, ensuite vous ajoutez l'eau et le reste, puis vous filtrez. Par contre, attention, les huiles essentielles concentrées sont corrosives, donc c'est gants en latex obligatoires si vous ne voulez pas finir avec les doigts brûlés.

Et le verdict ? Hé bien le gars dit qu'il préfère son cola au vrai Coca, carrément ! D'ailleurs quand il a testé un Coca récemment pour comparer, il l'a trouvé, je cite "fade, genre glace au cola fondue". Moi j'suis plus Cherry Coke mais c'est compliqué d'en trouver du light, donc si je me lance là dedans, j'essayerai de bien doser en huile essentielle de cerise ^^.

Notez que Blinry n'est pas seul dans cette quête. Avant lui, il y a eu Cube Cola , OpenCola avant encore, et plus récemment un certain LabCoatz a utilisé carrément un spectromètre de masse pour décoder le profil de saveur. Bref, y'a tout un écosystème de gens qui essaient de percer le "secret" Coca-Cola depuis des décennies mais visiblement sans succès puisque tout ce que j'ai pu goûter en cola alternatif était vraiment pas ouf... Ça sent trop le médicament aux plantes en général.

Et comme Coca n'a jamais breveté sa formule parce qu'un brevet aurait tout révélé, le vrai produit qu'ils vendent, c'est surtout le mystère autour de la formule. Donc il suffit qu'un de ces bidouilleurs de soda perce le mystère et demain on aura du coca 100% similaire à l'original niveau goût, 100% sous licence libre ! Ce serait fou !

Bref, servez-vous, modifiez, et surtout partagez vos améliorations sur son Git. Et si vous trouvez la recette ultime, faites signe !

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Chez Meta, les salariés ne veulent pas installer de logger sur leur PC pour entraîner l'IA

22 avril 2026 à 09:16

Les salariés de Meta devront bientôt installer un logiciel qui enregistre leurs frappes clavier, les mouvements de souris et des captures d'écran régulières sur leur poste de travail.

Le programme s'appelle Model Capability Initiative, et il doit alimenter les futurs modèles d'IA maison capables de faire du travail de bureau en autonomie. L'info a été révélée par The Register cette semaine.

Concrètement, l'outil surveille l'activité sur une liste d'applications professionnelles, dont Gmail, GChat, VCode et l'outil interne Metamate. Meta a justifié le dispositif en expliquant que ses modèles d'IA ne comprennent pas bien comment les humains utilisent un ordinateur.

Les données serviront à entraîner des agents capables de reproduire les micro-gestes que les modèles actuels galèrent à faire, comme sélectionner une option dans un menu déroulant ou enchaîner deux raccourcis clavier. Le directeur technique Andrew Bosworth a expliqué que la vision, c'est d'avoir des agents qui font le boulot pendant que les humains dirigent, relisent et corrigent les sorties.

Côté salariés, l'accueil est glacial. Un ingénieur cité par The Register résume la chose : il y a une différence entre savoir que votre travail est évalué et savoir que chaque frappe clavier peut nourrir un modèle commercial vendu à des clients externes.

L'analyste Ed Zitron, très critique sur l'IA, décrit l'ambiance interne chez Meta comme horrible et parle d'une culture de la paranoïa qui ne va pas s'arranger avec cette nouvelle couche de surveillance.

Le programme cible d'abord les employés basés aux États-Unis. En Europe, les règles sur le pistage des salariés sont beaucoup plus strictes, donc Meta évite de tester ce genre de dispositif sous les yeux de la CNIL irlandaise ou de son équivalent allemand.

Il y a aussi l'ironie évidente de la situation : Meta surveille les utilisateurs depuis quinze ans pour son ciblage publicitaire, et a collectionné les amendes RGPD au passage. Maintenant ce sont ses propres salariés qui passent sous le scanner.

En pratique, ce qui est demandé ressemble à ce que font déjà plusieurs boîtes qui entraînent des agents : il faut des jeux de données de démonstrations humaines sur des tâches réelles pour que l'IA apprenne. Sauf que voilà, Meta franchit un cap en allant chercher ces données dans l'outil quotidien de ses salariés.

Bref, chez Meta le clavier devient un jeu de données d'entraînement. Difficile d'imaginer que des ingénieurs un peu pointus acceptent ça longtemps sans râler, et on les comprend.

Source : The Register

Ghost Murmur - La CIA vous localise grâce à vos battements de cœur

Par : Korben
8 avril 2026 à 05:11

Si votre coeur bat, sachez que la CIA peut vous retrouver n'importe où !

C'est pas moi qui le dis, c'est John Ratcliffe, le directeur de la CIA en personne, qui l'a annoncé ce lundi 7 avril après que ses équipes aient utilisé un outil baptisé Ghost Murmur pour localiser un membre d'équipage américain abattu en Iran, à 65 kilomètres de distance, en captant juste les battements de son coeur.

On dirait vraiment de la SF mais je vais tout vous expliquer.

L'officier des systèmes d'armes d'un F-15E Strike Eagle (oui c'est son titre officiel), nom de code "Dude 44 Bravo", s'est éjecté de son appareil et a du se planquer dans une crevasse en plein désert montagneux du sud de l'Iran, avec les forces iraniennes qui le cherchaient trèèèès activement. Durant 2 jours, le gars a survécu en terrain hostile et c'est là que la CIA a décidé de dégainer Ghost Murmur pour la toute première fois en conditions réelles.

Et la techno est vraiment dingue ! Le système utilise de la magnétométrie quantique, c'est-à-dire des capteurs construits autour de défauts microscopiques dans des diamants synthétiques et ces capteurs sont capables de détecter la signature électromagnétique des battements cardiaques... C'est un signal normalement tellement faible qu'on ne peut le mesurer qu'à l'hôpital, avec des capteurs collés sur la peau.

Hé bien Ghost Murmur capte ce signal à des dizaines de kilomètres en utilisant l'IA pour isoler un seul battement de cœur du bruit ambiant. Comme l'a dit un officiel du gouvernement américain, "c'est comme entendre une voix dans un stade, sauf que le stade fait 2 500 km²" !

Et devinez qui est derrière tout ça... Lockheed Martin et sa division Skunk Works , ceux là même qui ont pondu le SR-71, le F-117, et à peu près tous les trucs volants classifiés du Pentagone. Le système a été testé à bord d'hélicoptères Black Hawk et pourrait finalement être adapté pour les F-35. Et son nom n'est pas choisi au hasard : "Murmur" c'est le terme clinique pour un souffle au coeur, et "Ghost" parce que la cible est invisible... sauf pour eux.

Bon, après faut relativiser quand même. Le plus gros problème c'est que ce bidule fonctionne surtout en zone déserte, là où y'a quasi zéro interférence électromagnétique. Donc si vous êtes le seul être vivant dans un rayon de 100 bornes, ça marchera du tonnerre de Zeus mais par contre, en plein centre-ville avec des milliers de cœurs qui font boum boum au mètre carré, ça ne marchera pas aussi bien. Et surtout, ça demande un temps de traitement conséquent car on n'est clairement pas du temps réel. Mais le jour où ça miniaturise assez pour tenir dans un drone civil... là, même un randonneur en forêt devient traçable.

Xavier Dupont de Ligonnès, t'es dans la merde ! ^^

D'abord y'a donc eu les IMSI-Catchers pour intercepter nos communications mobiles puis les capteurs quantiques chinois pour traquer les sous-marins . Et maintenant on localise un humain à son battement de cœur... hé bé... Et pour votre culture G sachez que c'est la même famille de capteurs NV-diamond que l'armée US développe pour détecter à distance tout ce qui est explosifs improvisés.

Donc la question maintenant n'est plus "est-ce qu'on peut vous trouver ?" mais "est-ce qu'on le veut vraiment ?".

Voilà c'est foutu pour vous planquer dans le Larzac... Vous pouvez passer votre téléphone en mode avion autant que vous voudrez, votre cœur lui pourra toujours vous trahir... ^^

Source

Il menace un agent du renseignement en parlant à ChatGPT, le RAID débarque chez lui

Par : Korben
7 avril 2026 à 11:09

Un Strasbourgeois de 37 ans a été interpellé par le RAID après avoir formulé des menaces dans une conversation avec ChatGPT. OpenAI a signalé les propos au FBI, qui a transmis l'alerte aux autorités françaises via la plateforme Pharos.

L'affaire a été classée sans suite, mais elle montre que les échanges avec les chatbots ne sont pas vraiment privés.

Des menaces repérées par OpenAI

Les faits remontent au 3 avril. L'homme a indiqué à ChatGPT vouloir acheter un pistolet Glock pour "tuer un agent du renseignement de la CIA, du Mossad ou de la DGSI". Les propos ont été détectés par les systèmes de modération d'OpenAI, qui applique depuis 2024 une politique claire : si une conversation présente un risque de violence physique, l'entreprise peut transmettre les échanges aux forces de l'ordre.

Ici, OpenAI a alerté le FBI, qui a relayé l'information aux autorités françaises via Pharos, la plateforme de signalement en ligne gérée par l'OCLCTIC.

Le RAID intervient, aucune arme trouvée

L'intervention a eu lieu au domicile de l'homme, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Le RAID est entré sans incident et n'a trouvé aucune arme sur place. L'homme a été placé en garde à vue puis libéré le lendemain.

Il a expliqué être schizophrène, en rupture de traitement depuis deux ans, et avoir voulu "tester la fiabilité et la surveillance de l'intelligence artificielle" plutôt que planifier quoi que ce soit. Le parquet de Strasbourg a classé l'affaire sans suite et l'homme a été hospitalisé d'office en psychiatrie.

Vos conversations avec les chatbots ne sont pas privées

Cette affaire est un bon rappel pour tous les utilisateurs de ChatGPT et d'autres assistants IA. OpenAI le dit dans ses conditions d'utilisation : les conversations peuvent être analysées, et dans certains cas transmises à la police.

Depuis février 2024, l'entreprise a perturbé plus de 40 réseaux qui enfreignaient ses règles. Et le mécanisme est rapide : entre les propos tenus à Strasbourg et l'intervention du RAID, il s'est visiblement passé très peu de temps. La coopération entre OpenAI, le FBI et les autorités françaises a fonctionné en quasi temps réel.

C'est le genre d'histoire qui fait réfléchir. On parle quand même d'un type qui tape des menaces dans un chatbot depuis chez lui et qui voit le RAID débarquer à sa porte quelques heures plus tard. Ici l'affaire s'est bien terminée, l'homme avait visiblement besoin de soins et pas d'un Glock.

Mais ça pose une question très concrète : est-ce que tous les utilisateurs de ChatGPT, Claude ou Gemini ont bien conscience que leurs conversations sont surveillées et peuvent remonter aux autorités de n'importe quel pays ? On imagine bien que non.

Source : Vosges Matin

Preciosa To Make Light Feel Like a Living Thing at Milan 2026

Par : Ida Torres
7 avril 2026 à 17:20

Light has always been design’s most underrated material. We talk endlessly about furniture, textiles, and surfaces, but light? It usually plays the supporting role, the thing that makes everything else look good. Preciosa Lighting is quietly changing that conversation, and their latest collection, Drifting Lights, might be the most convincing argument they’ve made yet.

The Czech brand has been doing this long enough to know the difference between novelty and genuine craft. Their heritage is rooted in traditional glassmaking, but what they’ve built with Drifting Lights feels like a very deliberate step forward. Each piece is made up of oblong and square glass panels slotted into a stainless-steel frame that discreetly conceals an LED strip. Inside each panel, the glass has been infused with countless tiny air bubbles. When light passes through, it doesn’t just illuminate the glass. It gets lost in it, scattering through those bubbles in a way that looks less like electricity and more like light deciding where it wants to go.

Designer: Preciousa Lighting

For Milan Design Week 2026, Preciosa is bringing the full Drifting Lights experience to the Tempesta Art Gallery in Brera, and the scale alone is worth paying attention to. The installation spans approximately 30 square metres and features 60 glass panels suspended vertically and horizontally, forming a structure measuring 8.7 by 3.2 by 3 metres. Set against a dark interior, the panels will be animated using 3D spatial mapping and RGBW technology, cycling through colour sequences from red to pink to green. Co-Creative Directors Michael Vasku and Andreas Klug put it plainly: the installation aims at “creating space to slow down, pause and wonder.”

I appreciate that framing, because Milan Design Week is genuinely relentless. Every brand is competing for the loudest moment, the most shareable installation, the boldest statement. There is a real temptation to optimise for the 15-second video clip rather than the actual experience of standing in a room. Preciosa is betting on the opposite, and I think that’s the smarter play. The colour sequence from red to pink to green reads like an emotional arc rather than a tech demo, referencing love, passion, and inner peace. Whether or not you buy the symbolism, you can’t argue with the atmosphere it creates.

A design object earns its place when it works just as well outside a gallery as inside one, and Drifting Lights has clearly been thought through on that level. The panels come in ten sizes, with different metal frame finishes and the option to orient them vertically or horizontally. The same collection can fill a grand hotel lobby or anchor a living room without losing its character. For bespoke projects, Preciosa can apply a painting technique that introduces pigment bubbles into the glass, giving each panel a layer of quiet individuality. The bubbled glass can also be enhanced with their Fused Veil pattern, which shifts the direction of light and adds even more visual complexity.

Under static illumination, Drifting Lights is calm and composed. Switch to dynamic mode and the panels come alive, with light moving from one to the next like ink dispersing through water. The gradients bloom, soften, and recombine. It’s the kind of effect that makes you stay in a room longer than you planned, which is, ultimately, what great lighting is supposed to do.

Preciosa has had a strong run at Fuorisalone in recent years, with recognised installations at Zona Tortona and Euroluce. The move to Tempesta on Foro Buonaparte suits the work well: a contemporary art gallery setting that lets the installation breathe without competing with showroom furniture. It’s a confident choice for a collection that clearly doesn’t need much help making a room feel different. If you’re heading to Milan, the installation runs April 20 to 26 at the Tempesta Art Gallery on Foro Buonaparte, and this one is worth the detour.

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