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Aujourd’hui — 7 avril 2026Flux principal

Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France

Par : Korben
2 avril 2026 à 08:06

La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.

Cinq appels rejetés d'un coup

La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.

C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.

Les arguments qui n'ont pas fonctionné

Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.

Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.

Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.

Canal+ continue de pousser

Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.

Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.

Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.

Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.

Source : Torrent Freak

À partir d’avant-hierFlux principal

GitHub envahi par de fausses alertes VS Code qui propagent un malware

Par : Korben
30 mars 2026 à 13:42

Des milliers de faux messages imitant des notifications de sécurité Visual Studio Code ont été postés sur GitHub. Le but : rediriger les développeurs vers un site malveillant qui collecte leurs données système. La méthode est franchement vicieuse.

Une campagne massive sur GitHub Discussions

Les chercheurs en sécurité de Socket viennent de mettre le doigt sur une opération d'ampleur. Des centaines, voire des milliers de messages quasi identiques ont été publiés en quelques minutes sur la section Discussions de nombreux dépôts GitHub.

Chaque message reprend le même modèle : un titre alarmiste du type "Vulnérabilité grave Mise à jour immédiate requise", un faux identifiant CVE pour faire sérieux, et un lien vers une prétendue extension VS Code corrigée hébergée sur Google Drive.

Les comptes utilisés sont soit tout neufs, soit quasi inactifs, mais ils se font passer pour des mainteneurs de projets ou des chercheurs en sécurité. Et comme GitHub envoie des notifications par e-mail aux personnes qui suivent un dépôt ou qui sont taguées, les fausses alertes arrivent directement dans la boîte mail des développeurs. Vous pouvez donc vous faire avoir sans même ouvrir GitHub.

Un système de filtrage avant le malware

Bien sûr, le lien Google Drive ne vous amène pas d'un coup vers un fichier infecté. Il déclenche avant une série de redirections qui vous emmènent inlassablement vers un domaine bien foireux, où un script JavaScript va se charger du sale boulot.

Ce script collecte automatiquement le fuseau horaire, la langue, le système d'exploitation, l'identifiant du navigateur et même des indicateurs d'automatisation. Tout est envoyé vers un serveur de commande sans que vous n'ayez à cliquer sur quoi que ce soit.

L'idée derrière ce dispositif, c'est de trier les visiteurs. Les robots et les chercheurs en sécurité sont écartés, et seuls les vrais humains reçoivent la suite de l'attaque. Les chercheurs de Socket n'ont d'ailleurs pas réussi à capturer le malware de deuxième étape, ce qui montre que le filtrage fonctionne plutôt bien.

Ce n'est pas la première fois

GitHub a déjà été ciblé par ce genre de campagne. En mars 2025, une attaque similaire avait touché 12 000 dépôts avec de fausses alertes de sécurité qui poussaient les développeurs à autoriser une application OAuth malveillante.

Cette fois-là, les pirates obtenaient un accès direct aux comptes GitHub des victimes. En juin 2024, c'était via des commentaires et des demandes de fusion bidon que les attaquants redirigeaient vers des pages d'hameçonnage.

Le procédé est malin. Utiliser les notifications GitHub pour donner une apparence officielle à des messages bidons, c'est le genre d'astuce qui marche bien sur des développeurs pressés. 

Bon par contre, un lien Google Drive dans une alerte de sécurité, ça devrait quand même mettre la puce à l'oreille. Si vous recevez ce type de message, vérifiez toujours le CVE sur le site du NVD ou de MITRE avant de cliquer où que ce soit. Et si le lien pointe ailleurs que sur la boutique officielle de VS Code, passez votre chemin.

Source : Bleeping Computer

Reverse-SynthID - Le filigrane de Gemini mis à nu

Par : Korben
25 mars 2026 à 15:17

SynthID, le filigrane invisible que Google injecte dans chaque image Gemini, c'était censé être incassable. Sauf qu'un dev a eu l'idée toute bête de générer des images noires et blanches avec Gemini, puis de regarder ce qui restait dans le domaine fréquentiel. Et là, surprise... le watermark est apparu en clair avec toutes ses fréquences porteuses !

Le projet reverse-SynthID documente le truc de A à Z où on comprend en gros, que le marquage IA de Google fonctionne en injectant de l'énergie à des fréquences bien précises dans le spectre de l'image via une transformation de Fourier . Le chercheur a identifié 6 fréquences porteuses principales, toutes avec une cohérence de phase supérieure à 99,9% et la blague, c'est que ce pattern est fixe. Donc pas de message unique par image, pas de clé qui change... c'est juste la même empreinte spectrale sur toutes les images sorties du modèle Gemini.

Spectre FFT du watermark SynthID - les pics lumineux correspondent aux fréquences porteuses identifiées

Du coup, une fois que vous avez profilé cette empreinte avec une cinquantaine d'images PNG de référence (25 noires, 25 blanches, générées via l'API Gemini), vous pouvez faire deux trucs. D'abord, détecter le filigrane avec 90% de précision, sans avoir le moindre accès au code source de Google. Et ensuite le retirer en soustrayant les composantes spectrales identifiées, fréquence par fréquence, tout en préservant la qualité de l'image à plus de 40 dB PSNR. Visuellement identique à l'original !

Et c'est là que la différence avec UnMarker (dont je vous avais parlé) saute aux yeux car ce dernier "secoue" l'image en aveugle pour casser le watermark. Alors que Reverse-SynthID, c'est plutôt scruté à la loupe et hyper ciblé. Résultat, y'a clairement moins de dégradation et un drop de confiance du détecteur.

Les fréquences porteuses reconstruites - la structure diagonale du watermark SynthID

Par contre, je l'ai implémenté en Rust et j'ai essayé de voir si ça marchait vraiment sur mes propres images générée avec Gemini. Hé bien non, car le bypass ne fait PAS chuter la confiance du détecteur de 100 à 0, mais juste de quelques pourcents.

Le watermark est atténué, mais pas effacé. Ce n'est donc pas un outil clé en main pour faire disparaître tous les filigranes SynthID en un clic. Mais le fait qu'une seule personne, avec du Python et du traitement de signal classique (FFT, filtres notch, soustraction spectrale), ait pu reverse-engineerer un système que Google présente comme LA solution anti-deepfakes...

Ça confirme ce que les chercheurs de l'Université de Waterloo avaient déjà démontré : le watermarking d'images IA, c'est pété by design.

D'ailleurs, Google le sait très bien et ils pourraient changer le pattern demain et tout serait à refaire, mais ça confirme surtout que le principe même du watermarking spectral a une date de péremption. Après, ça arrange tout le monde d'avoir un truc à montrer quand les gouvernements demandent "et contre les deepfakes, vous faites quoi ?"

Et si c'est la petite étoile visible en bas à droite des images Gemini qui vous gêne (pas le watermark spectral invisible, juste le marqueur visuel), j'ai développé un outil pour mes Patreons qui s'en occupe.

Bref, tout est sur le repo si le reverse-engineering de watermarks IA, ça vous branche !

Google Translate May Be Building a Pronunciation Coach

24 mars 2026 à 15:45

A hidden Google Translate feature could turn translated phrases into guided speaking practice, complete with scoring and corrective feedback.

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