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This pocket-sized cyberdesk built inside Altoids Tin is a portable workstation for geeks

Par : Gaurav Sood
12 mai 2026 à 15:20

What do you do with your Altoids tins after devouring the mints? Maybe for keeping your coins, hand it over to your mom for storing the sewing accessories, for keeping handy a first aid, or perhaps keep the watercolor paint for your little niece. DIYer “Exercising Ingenuity,” however, has a very unique use for the aluminium container.

The inventive YouTuber wanted to build a fully functional Cyberdesk inside of the Altoids tin. Sounds bizarre? Surely it is, given the size of the thing. In his video, he asked himself, “That looks like a tiny computer?” It was clear from the outset that the assembly would require the utmost level of detail and sourcing all the hardware inside the tiny housing. While it might not be the most powerful machine you can own, it surely is ultra-portable and quite nice nonetheless.

Designer: Exercising Ingenuity

Normally, Cyberdesks are built inside ammo cans, rugged Pelican cases, or anything that has a boxy form factor. The machines piqued in popularity during the 1980s after the science fiction novel Neuromancer. Altoid tins have all these attributes, just the smaller size makes them a very odd proposition in the Cyberdesk world. That said, he set out anyway on putting together the hardware. For the CPU, he used the Raspberry Pi Zero W he had lying around, and a 2-inch LCD from another unfinished project. The power comes from a 750mAh lithium-ion polymer battery.

The real challenge was to find the tiny mechanical keyboard and fit it inside the small space. According to him, this was the most enjoyable part of the project, even though the video suggests it was a difficult one. It required learning how to construct the diode matrix for configuring the input, along with the assembling and soldering methodology of each of the keys. The final step here involved painting the keys with a white ink pen. Once this bit was taken care of, the DIY headed into the moderate level difficulty (at least for us). The next step was to create a 3D-printed frame to keep all the components inside the tin in place.

Wiring had to be kept to a minimum, and soldering of other components had to be done efficiently, as space was a premium. As a last step to make more room for components like the UPS HAT board and the display, the original hinge was extended with another Altoids tin hinge for a makeshift, slightly bigger replacement. Once all the hardware components were secured properly inside the tin, it was just a matter of running the system using the software. To make the thing look and feel like a vintage desktop computer, the DIYer painted the front panel beige.

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Felix "FX" Lindner, le hacker de Berlin-Est qui a forcé Huawei à sécuriser ses routeurs

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 12:27
Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture !

Felix "FX" Lindner est mort le 1er mars 2026 à l'âge de seulement 49 ans. Et si ce nom ne vous dit rien, c'est normal, car FX n'a jamais cherché les projecteurs. Par contre, ceux qui bossent dans la cybersécurité, eux, savent parfaitement qui il était.

Fondateur de Recurity Labs à Berlin, leader du groupe Phenoelit, co-auteur de "The Shellcoder's Handbook", et lauréat du Pwnie Award Lifetime Achievement 2017, Félix avait plusieurs casquettes. Et c'est également celui qui a forcé Huawei à créer une équipe de sécurité dédiée, tout ça grâce à une seule présentation de 45 minutes.

Felix "FX" Lindner, fondateur de Recurity Labs (CCS 2013)

Son pseudo sur Twitter/X c'était @41414141 car en hexadécimal, 0x41 c'est le caractère ASCII 65, la lettre "A". Car 4 "A" d'affilée, c'est le padding classique qu'on balance dans un buffer overflow pour écraser la mémoire. Hé oui même son pseudo était un exploit ! Petit détail au passage : ne le confondez pas avec "fefe", Felix von Leitner, l'autre Felix célèbre de la scène sécu germanophone. La confusion est fréquente, même dans les hommages post-mortem que j'ai pu voir.

Pour comprendre FX, faut remonter à 1977, à Berlin-Est, le côté soviétique du Mur. Gamin, il met les mains sur son premier ordinateur à 6 ans, lors d'une visite à l'Université de Sofia en Bulgarie puis à 10 ans, il programme en BASIC sur un Robotron Z9001 (un CPU U880 à 2.5 MHz, 16 Ko de RAM), qui était à l'époque la machine phare de la RDA (en fait c'était un des rares ordinateurs personnels fabriqués en Allemagne de l'Est). Pas exactement un Commodore 64 donc, mais bon... on fait avec ce qu'on a quand on grandit derrière le Rideau de fer.

Le Robotron Z9001, ordinateur est-allemand sur lequel FX a fait ses premières armes (Wikimedia Commons)

Et puis le Mur tombe.

En novembre 1989, FX a 12 ans et dans les décombres institutionnels de l'Allemagne de l'Est, il découvre un truc improbable : un club informatique rattaché à l'Organisation des Pionniers Ernst Thälmann, le mouvement de jeunesse du régime est-allemand (dissous quelques mois plus tard). C'est là qu'il croise ses premiers hackers, des gamins comme lui, curieux, qui bidouillent sur du matériel en voie de disparition.

Faut dire que Berlin dans les années 90, c'est un sacré terrain de jeu. Le Chaos Computer Club est déjà une institution, les loyers sont bas, l'énergie est dingue. Du coup, FX baigne là dedans tel un enfant de la Réunification, en quelque sorte.

Et c'est au tournant des années 2000, qu'il fonde Phenoelit, un groupe de recherche en sécurité basé à Berlin. Leur spécialité ? Les trucs que personne ne pense à auditer, parce que tout le monde part du principe que c'est sécurisé. Routeurs Cisco, imprimantes HP, systèmes SAP, BlackBerry RIM... tout y passe. Phenoelit, c'est de la recherche bas niveau et du reverse engineering pur et dur.

FX publie alors des outils qui deviennent des classiques. cd00r.c d'abord, une backdoor furtive qui n'ouvre AUCUN port en écoute. Le concept est trop fort puisque la machine écoute discrètement tout le trafic réseau qui passe et ne déclenche un /bin/sh que si elle voit passer un paquet "magique" porteur d'une signature codée en dur. Pas de port ouvert, pas de service à scanner, mais juste un guetteur silencieux qui réagit au bon mot de passe. Le concept inspirera plus tard le port knocking grand public.

Ensuite IRPAS (Internetwork Routing Protocol Attack Suite), un kit complet pour tester les protocoles de routage réseau. CDP, IRDP, HSRP... ces langages que les routeurs utilisent pour se causer entre eux et que personne n'avait sérieusement attaqués avant lui. Tellement utile que la suite finit intégrée dans Debian et Kali Linux. Et puis Ultima Ratio, un exploit remote code execution (RCE) pour Cisco IOS, présenté à la DEFCON.

FX avait un vrai don pour trouver les failles là où personne ne regardait.

Mais l'outil le plus connu du grand public, c'est la Default Password List. Une base de données des mots de passe par défaut de la quasi-totalité des équipements réseau du marché. Routeurs, switchs, imprimantes, caméras... pratiquement tous les pentesteurs de la planète l'ont utilisée au moins une fois. Elle a même fini dans SecLists, la bible du domaine.

Mais FX ne se contentait pas d'attaquer.

En 2010, il développe Blitzableiter (littéralement "paratonnerre" en allemand), un outil anti-exploitation Flash. En gros, ça analyse et reconstruit les fichiers .swf pour neutraliser les malwares, sans se baser sur des signatures CVE. Lors de sa démo à Black Hat USA et DEFCON 18, il balance alors 20 malwares Flash en live et 20 sur 20 bloqués. A une époque où Flash était LE vecteur d'attaque sur le web, c'était du lourd.

Quelque part avant 2007, FX lance Recurity Labs à Berlin. Audit de code C/C++, ingénierie inverse ARM et x86, architecture sécurisée... Il est rejoint par 12 consultants, chacun avec au moins dix ans d'expérience. Pas de marketing flashy, pas de bullshit corporate mais du boulot bien technique, et c'est tout.

FX décroche même un titre de Technicien Informatique Agréé et une certification CISSP, mais bon... c'est pas vraiment pour les diplômes qu'on le connaissait. C'était plutôt pour sa capacité à démonter n'importe quel système et expliquer clairement ce qui merdait dedans.

À partir de 2001, il enchaîne alors les conférences. DEFCON 9, puis 10, 11, 12, 14, 16, 17, 18... Black Hat USA, Abu Dhabi, HITB en Malaisie, PacSec, CanSecWest, Hashdays. Bref, chaque année un nouveau sujet, un nouveau système disséqué. En 2008, c'est le BlackBerry et en 2011, c'est Stuxnet et les systèmes industriels. Il n'est jamais à court de cibles.

Nous sommes maintenant le 11 octobre 2012, à Hack in the Box, Kuala Lumpur. Il y fait une chaleur étouffante, et les hackers du monde entier sont entassés dans l'InterContinental pour une conf qui attire le genre de types qui ne peuvent pas présenter leurs travaux ailleurs (car certains risquent l'extradition).

FX monte alors sur scène avec son sujet : "Hacking Huawei VRP".

VRP, c'est Versatile Routing Platform, le firmware des routeurs Huawei AR et NE. En gros, l'équivalent de Cisco IOS 12.x côté chinois et FX l'a bien sûr totalement disséqué.

Ce qu'il montre alors est accablant. Les routeurs Huawei utilisent des mots de passe statiques par défaut et un seul équipement compromis donne accès à TOUT le réseau. Y'a de quoi s'arracher les cheveux. Ce qu'il dit lors de sa conf résume tout : "Je ne sais pas s'il y a des backdoors, mais ça n'a aucune importance vu le nombre de vulnérabilités."

Et la réaction de Huawei ?

Hé bien pour une fois, plutôt correcte. John Suffolk, leur chef cybersécurité mondial, envoie une équipe d'ingénieurs rencontrer FX directement. Le géant chinois renforce alors son Product Security Incident Response Team (PSIRT, qui existait depuis 2005 mais restait peu visible) et publie des procédures de contact lisibles pour les chercheurs externes. FX racontera plus tard qu'ils ont tenu parole. C'est sa présentation qui a recalibré les pratiques de sécurité d'un des plus gros équipementiers télécoms de la planète.

Puis le 29 décembre 2013, 23h15, Saal 1 du 30e Chaos Communication Congress à Hambourg, FX est dans son élément et cette fois son sujet c'est "CounterStrike: Lawful Interception".

Le 30e Chaos Communication Congress, Hambourg, décembre 2013 (Wikimedia Commons)

L'interception légale, c'est cette fonctionnalité imposée aux fournisseurs d'accès Internet pour permettre la surveillance judiciaire. En clair... une backdoor officielle implantée dans les routeurs. Alors lors de sa conf, FX démontre que ce mécanisme viole le principe fondamental d'un routeur, à savoir transférer les paquets sans fouiller dans leur contenu, et crée ainsi une surface d'attaque massive.

Sa conclusion c'est que contourner la surveillance légale, c'est aussi facile que de tromper un antivirus. Pour lui, les backdoors "légales" ne protègent personne et fragilisent tout le monde. On est 6 mois après les révélations Snowden, et ce que FX démontre techniquement donne encore plus de poids au débat.

Snowden avait sorti les documents. FX en explique la mécanique.

Dans une interview au magazine Ethik und Militär en 2014, FX livrait surtout des opinions tranchées. Il est favorable aux capacités offensives étatiques comme complément aux défenses, mais également hyper critique du manque de responsabilité des éditeurs de logiciels, et pessimiste sur la place de l'Allemagne dans le secteur informatique. C'est pas le genre à tourner autour du pot.

Ceux qui l'ont côtoyé se souviennent également des soirées tardives, après les talks. À l'Alexis Park de Las Vegas, dans les bars de Kuala Lumpur, ou dans les clubs de Berlin, FX était de ceux qui restaient jusqu'au bout.

En 2007, il co-écrit "The Shellcoder's Handbook: Discovering and Exploiting Security Holes" avec Chris Anley, John Heasman et Gerardo Richarte. Un bouquin devenu référence pour quiconque s'intéresse à l'exploitation de vulnérabilités. Dans le milieu, c'est un classique.

Et en 2017, ses pairs lui décernent le Pwnie Award for Lifetime Achievement à la Black Hat de Las Vegas. Les Pwnie Awards, c'est un peu les Oscars du hacking, attribués par un jury de pointures (Travis Goodspeed, Charlie Miller, Katie Moussouris...). Recevoir le Lifetime Achievement, c'est la reconnaissance ultime de la communauté... Du beau monde, pour un prix super mérité.

Puis le 2 mars 2026, Nico Lindner et l'équipe de Recurity Labs publient un court message sur recurity-labs.com : "With heavy hearts, we announce that Felix 'FX' Lindner, a cherished friend, and the founder and owner of Recurity Labs, passed away on 2026-03-01."

FX nous a quittés.

Les hommages affluent alors immédiatement. Daniel Cuthbert, figure historique de l'infosec, écrit sur X : "Everyone today is a hacker in a sense but there are very few OG hackers on which shoulders we stand. Oh dude, Felix 'FX' Lindner you were so much a hackers hacker and you will be missed. RIP my friend and thank you."

Andrea Barisani, Federico Kirschbaum, des dizaines d'autres... Tous disent la même chose. FX était un vrai, quoi. Pas un influenceur sécu sur LinkedIn, pas un conférencier professionnel qui récite des slides. Mais un vrai type qui comprenait les systèmes en profondeur et qui partageait ce qu'il savait.

Felix "FX" Lindner laisse derrière lui des outils que les pentesteurs connaissent et utilisent encore, un livre que les étudiants en sécu continuent de lire, et une boîte qui continue de tourner...

Source | Wikipedia

This classic 1979 LEGO computer brick hides a fully functional Mac mini workstation inside

Par : Gaurav Sood
18 mars 2026 à 19:15

Retro designs often carry a sense of nostalgia, but occasionally they evolve into something more functional and imaginative. The M2x2 workstation by Watt IV is a good example with the inventive reinterpretation of a classic LEGO element transformed into a fully working desktop computer. Created by Dutch designer Paul Staal, the device takes inspiration from the iconic sloped LEGO computer brick introduced in 1979 and scales it up into a practical workstation powered by a modern Mac mini.

The DIY centers around the familiar wedge-shaped Slope 45 2×2 LEGO piece, a part historically used in LEGO space-themed sets as a representation of computer terminals inside spacecraft cockpits. Staal enlarged this element to roughly ten times its original size, turning it into a functional housing that blends retro toy aesthetics with contemporary computing power. Inside the oversized brick sits an Apple Mac mini equipped with Apple’s M4 chip, transforming the playful concept into a capable desktop system.

Designer: Paul Staal

Rather than serving as a simple decorative shell, the M2x2 integrates several practical features that enhance its usability as a workstation. A slanted 7-inch IPS touchscreen is embedded in the front face of the structure, echoing the display graphic printed on the original LEGO piece while providing real functionality. The compact screen acts as a secondary interface, often used for quick system information or dashboards. Staal, for instance, uses it primarily to monitor and control his smart home through a Home Assistant interface while working on a larger external display.

The case includes front-facing ports enabled through a USB-C hub, along with an SD card reader for easy access to external storage and accessories. This arrangement ensures the device remains practical for everyday use despite its playful form factor. The system also retains portability elements inspired by early Apple computers, including a built-in handle at the back that makes the unit easy to move around a desk or workspace. While the M2x2 works as a self-contained computer, it is typically paired with a larger external monitor for full productivity. In everyday use, the Mac mini handles the heavy computing tasks while the built-in display functions as a control panel or status screen.

Perhaps the most creative detail lies in the oversized LEGO studs on top of the case. Instead of being purely decorative, these studs are designed to perform useful functions. One of them operates as a rotary control that can adjust volume or media playback, while the other conceals a wireless charging bay capable of powering devices such as AirPods or an Apple Watch. The studs themselves remain compatible with standard LEGO elements, allowing users to attach minifigures or bricks for a playful finishing touch.

The M2x2 is largely built from 3D-printed components, making it accessible to enthusiasts who want to build their own version. Staal modeled the structure in CAD software and designed it as a modular system consisting of multiple printable parts. Aside from the Mac mini itself, the required materials are relatively simple, including PLA filament, a small touchscreen display, screws, and a USB-C hub. Assembly instructions and downloadable files are available, allowing makers to replicate or modify the design to suit their needs.

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This Wireless Mouse Splits in Half to Reveal a Hidden Game Controller

Par : JC Torres
17 mars 2026 à 10:07

Most people who game on a PC own two things that do roughly the same job at different times: a mouse for the desk and a gamepad for the couch. They live side by side, occasionally getting in each other’s way, and neither one is going anywhere. Pixelpaw Labs, a hardware startup from Bangalore, India, thinks that arrangement is wasteful and has built something to prove it.

The Phase is a wireless mouse that physically separates down the middle into two independent halves. Snapped together, it sits on a desk and works like a normal mouse. Pull it apart, and each half reveals a joystick, triggers, a D-pad on the left side, and face buttons on the right, a split gamepad that was hiding in plain sight the whole time.

Designer: Pixelpaw Labs

That missing scroll wheel is not an oversight. Fitting a traditional wheel in the center of the body would have made the split mechanism impossible, so Pixelpaw replaced it with a capacitive touch strip along the top of the left button. Flicking a finger across it scrolls through documents and web pages, with a glide feature that lets the momentum coast rather than stop abruptly. It’s a trade-off that works around a real geometric constraint.

As a mouse, the Phase is competitive on paper. A 16,000 DPI optical sensor pairs with a 1,000 Hz polling rate when connected via the included 2.4 GHz USB dongle. Bluetooth LE is available for convenience and multi-device pairing across up to three devices, though the polling rate drops to 125 Hz in that mode, a gap that matters in fast-paced PC games.

Up to 18 customizable buttons are mappable through the Pixelplay companion app, and a Layer button doubles each button’s function capacity without adding physical complexity. Battery life is rated at 72 hours per charge over USB-C, which is more than enough to outlast dedicated gaming sessions on either side of its personality.

The controller halves use mechanical tactile switches, which is more than most mobile gaming clip-ons bother with. Pixelpaw also has an accessory called the Phasegrip, a bracket that holds the two separated halves apart with a smartphone mounted in the center, turning the setup into a handheld console for mobile gaming. The Phase works across PC, Android, iOS, iPadOS, and ChromeOS, so switching between devices doesn’t require swapping hardware.

Everything shown so far is pre-production, and the company has been upfront that the final surface finish will differ. That’s a meaningful caveat for a product whose physical fit and feel will determine whether the concept actually holds up. Whether they’ll be able to deliver this Holy Grail of PC gaming, however, is the real question that can only be answered in time.

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Votre cerveau compresse les images 40 fois mieux qu'un algo

Par : Korben
7 novembre 2025 à 08:50

Vous avez, j’imagine, probablement des dizaines de milliers de photos sur votre disque dur. Ça représente peut-être quelques centaines de Go, peut-être 1 To si vous êtes à l’aise en espace de stockage. C’est beaucoup ?

Pas tant que ça si on pense un peu à votre cerveau. Lui, il stocke depuis toujours des décennies de souvenirs dans environ 1,5 kg de matière organique qui consomme moins qu’une ampoule LED.

Comment est-ce qu’il fait ?

Hé bien, une équipe du Weizmann Institute of Science vient peut-être de le découvrir et au passage, changer la compression d’images telle qu’on la connaît.

Le projet s’appelle Brain-IT , et leur idée c’est de reconstruire des images à partir des signaux fMRI (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) de votre cerveau. En gros, ils scannent votre activité cérébrale pendant que vous regardez une image, et ils arrivent à reconstruire ce que vous avez vu. Le papier scientifique est dispo sur arXiv si vous parlez leur langue.

Évidemment, ce genre de recherche, c’est pas nouveau mais Brain-IT est plutôt un franc succès car le process permet d’obtenir les mêmes résultats que les méthodes précédentes avec seulement 1 heure de données fMRI, contre 40 heures pour les autres approches.

En gros, ça représente 97,5% de données en moins pour obtenir le même résultat. Trop fort non ?

En fait, si Brain-IT peut faire ça, c’est parce que les scientifiques ont découvert comment votre cerveau compresse les images de manière hyper efficace. Et d’ailleurs, ce truc pourrait bien inspirer de nouveaux algorithmes de compression pour nos ordis.

Brain-IT utilise en fait ce qu’ils appellent un “Brain Interaction Transformer” (BIT). C’est un système qui identifie des “clusters fonctionnels” de voxels cérébraux. Un voxel, c’est l’équivalent d’un pixel mais en 3D, et chaque voxel représente environ 1 million de cellules dans votre cerveau.

Le truc génial, c’est que ces clusters fonctionnels sont partagés entre différentes personnes, comme si nous avions tous la même bibliothèque de “primitives visuelles” câblée dans nos têtes. Ce sont des schémas de base que notre cerveau utilise pour reconstruire n’importe quelle image.

Brain-IT reconstruit donc les images en deux passes. D’abord les structures de bas niveau (les formes, les contours), puis les détails sémantiques de haut niveau (c’est un chat, c’est un arbre, c’est votre tante Huguette). C’est un peu comme le JPEG progressif que l’on voyait s’afficher lentement avec nos modem 56K, mais en infiniment plus smart.

Du coup, si on comprend comment le cerveau compresse les images, on pourrait créer de nouveaux formats vidéo ultra-légers. Imaginez un Netflix ou un Youtube qui streame en “brain-codec” à 1/40e de la bande passante actuelle. Ça changerait pas mal de choses… Et c’est pareil pour l’IA générative car actuellement, on entraîne des modèles avec des millions d’images durant des jours alors que notre cerveau, lui, apprend à reconnaître un visage en quelques expositions.

Et grâce à ses modèles de diffusion, Brain-IT est même capable de reconstruire visuellement ce que voit le cerveau ! Par contre, Brain-IT n’a pour le moment été testé que sur des images “vues” et pas des choses imaginées…

Mais les scientifiques n’écartent pas l’idée que ce soit possible donc ce n’est qu’une question de temps avant qu’on puisse capturer en image ses rêves par exemple.

Voilà, j’ai trouvé ça cool parce que ça montre que notre cerveau est probablement le meilleur système de compression d’images jamais créé et qu’on commence à peine à comprendre comment il fonctionne.

Merci Dame Nature !

Voilà, si vous voulez creuser, le code et les détails techniques sont sur la page du projet Brain-IT , et le paper complet est dispo sur arXiv .

Source

Chaos Computer Club - Le groupe de hackers qui a révolutionné la cyber

Par : Korben
27 juin 2025 à 11:37

Cet article fait partie de ma série de l’été spécial hackers. Bonne lecture !

Vous savez ce qui est encore plus classe qu’un hacker à capuche dans sa cave ? Et bien c’est certainement quand un groupe de hackers allemands décide dans les années 80 de faire trembler les gouvernements, de défier le KGB et d’inventer au passage la moitié des techniques de cybersécurité qu’on utilise encore aujourd’hui.

Bienvenue dans l’univers du Chaos Computer Club, une organisation incroyable qui a façonné notre monde numérique moderne.

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