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Coder avec l'IA sans pomper le projet d'un autre ?

Par : Korben ✨
11 août 2026 à 07:29

Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.

C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...

En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".

Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).

Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.

Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.

Dark Hours, le vrai

En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.

C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...

C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.

Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.

Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.

Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...

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Amazon installe une centrale à gaz de 7,65 gigawatts pour ses data centers

10 août 2026 à 12:43

Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.

La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.

La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.

GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.

L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.

Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.

Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.

Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.

Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.

Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.

Source : Distilled.earth

Votre média center maison banni des nouveaux Fire TV Stick

Par : Korben ✨
10 août 2026 à 09:35

Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.

Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.

Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.

Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque je vous en parlais déjà en novembre dernier . Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.

Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa page développeur , Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...

Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !

Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin dit travailler sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.

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Linux 7.2 - L'IA relit le code du noyau et Torvalds trouve la note salée

Par : Korben ✨
10 août 2026 à 09:06

La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.

"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."

Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.

Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.

Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond, Vincent nous la racontait en juillet quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.

À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).

C'est Syzbot , le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.

Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale , vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".

Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.

Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.

Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.

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This Cork Cactus Looks Like Decor and Acts Like 3 Pieces of Furniture

Par : JC Torres
12 août 2026 à 16:20

Coat stands have always occupied an awkward position in a room. They’re functional enough to keep around but rarely considered anything beyond a place to pile things on the way out the door. Pin boards face a similar problem, useful at a desk but hard to integrate into a living space without making it feel like an office. Objects that try to do both tend to resolve that tension poorly.

Corctus starts from a different premise. The name merges “cork” and “cactus,” which is also a fair summary of the concept: a floor-standing object shaped like a saguaro cactus, made entirely from cork, and quietly capable of handling most of what people need to keep close at hand. Rather than solving the storage problem with hooks and brackets, it solves it by making the form itself the function.

Designer: Liam de la Bedoyere (boredeye)

Cork is the central material here, both practically and conceptually. The surface is textured enough to grip a pair of sunglasses on the rounded top without anything extra, and receptive to pins without reinforcement or a backing board. A sketch, a sticky note, or a reference card pins straight into the body of the object wherever it’s needed, with no designated zone for it.

The cactus arms extend outward with a slight upward curve that happens to work exactly like a hook. A backpack hangs from one, a tote bag from another, a scarf draped over without sliding off. Headphones sit naturally over an arm when not in use. None of this requires any hardware, any dedicated accessories, or any particular intention. The geometry of the form handles all of it.

The disc-shaped base adds one more surface. Magazines stack on it, a few books sit within reach, and it grounds the form without demanding much floor space. The compact proportions keep the whole object from reading as a coat stand, which is deliberate. The intention was always a sculptural companion rather than a piece of utilitarian furniture, and the scale reflects that.

That distinction matters in practice. Next to a desk, the Corctus functions as an immediate, physical task board without a screen. Move it into a living room or hallway and it shifts roles without changing character. The warm texture of the cork sits alongside the kinds of materials, and its sandy color sits comfortably against most interior palettes.

Most multifunctional objects succeed at one thing and compromise on everything else. Corctus earns its place as a sculptural form first, and the utility follows naturally from the shape rather than being imposed on it. There are no brackets, no hooks, no panels, and no assembly decisions to make. It stands where it’s put, and the room tends to organize itself around it.

The post This Cork Cactus Looks Like Decor and Acts Like 3 Pieces of Furniture first appeared on Yanko Design.

Streaming Took Something From Us. The ENSA T1 Wants It Back

Par : Ida Torres
12 août 2026 à 14:20

Do you remember the last time music actually demanded something of you? Not just your attention while you scrolled, but your hands. The deliberate pull of a record from its sleeve. The small, mechanical click of a CD case. The unhurried ritual that came before every song, every mood shift, every late-night session on the floor with the volume just loud enough. Vladimir Dubrovin remembers. The California-based multidisciplinary designer has been quietly building a case for returning physicality to the act of listening, and with the ENSA T1, his latest concept design, the argument gets considerably harder to dismiss.

The T1 is the newest addition to Dubrovin’s ENSA line, an evolving design series that began with the ENSA P1, a portable audio player concept that reimagined what a music device could look and feel like in the post-streaming era. The P1 introduced Dubrovin’s concept of C-NAND cartridges: small, disc-shaped, solid-state storage units where each cartridge holds one complete album. There are no moving parts, no spinning mechanisms. They’re fully digital in how they handle audio, but they exist in the physical world the way vinyl does. You pick one up, turn it over, look at it, choose it. The act of choosing your music becomes deliberate again, and that matters more than it sounds.

Designer: Vladimir Dubrovin

Where the P1 was built for portability and kept its design trim and pocketable, the T1 feels like the next chapter. Visually and conceptually, it carries the same DNA: clean, considered industrial design with an aluminum body and restrained detailing. But the T1 reads as something more anchored, a device you set somewhere permanent and return to, rather than slip into a bag. It’s a design that seems to understand the difference between music you consume and music you actually sit down for.

Aesthetically, Dubrovin’s approach has always felt less like tech product design and more like furniture-level thinking. The ENSA devices belong to the same visual conversation as early Braun electronics or a Dieter Rams concept sketch, where every detail either earns its place or gets removed entirely. The T1 continues that restraint. Its form doesn’t shout, which is precisely why it catches your eye. In a market saturated with speakers shaped like pebbles and smart displays with glowing rings, an audio device that looks like it was designed by someone who genuinely thought about what it means to own a piece of music is genuinely refreshing.

The broader question Dubrovin keeps posing with the ENSA project is one worth sitting with: what did we actually lose when music went weightless? Streaming solved convenience so completely that most of us never stopped to notice what the tradeoff cost. We gained access to everything and lost the kind of focus that comes from committing to a single album, from having music you could see, hold, or lend to a friend. The ENSA T1 is not trying to compete with Spotify. It’s asking whether the experience of music could mean something again, even if you have to build an entirely new format to get there.

It’s a concept project, not a product you can buy, and the realist in me knows that’s a significant caveat. Building out a new physical media format in 2026 is an uphill proposition at best. The infrastructure alone, manufacturing cartridges, convincing labels, and getting devices into homes, would require a level of industry commitment that’s difficult to imagine right now. But design concepts don’t have to ship to matter. The best ones articulate a desire most people feel but haven’t named yet, and the ENSA T1 does exactly that. The desire for music that has weight, that takes up space, that gives you something to do with your hands before the first note plays.

That’s why Dubrovin’s work keeps getting attention. The ENSA line isn’t nostalgic in the way that feels defensive or retrograde. It’s just honest about the fact that we traded something real for something convenient, and it’s asking, politely but persistently, if we’d like it back.

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A severe ASUS Armoury Crate vulnerability affects laptops, handhelds, and desktop PCs — Here's how to check if you're in the clear

ASUS Armoury Crate is but one piece of specialized management software that many of us have installed on our PC, perhaps without even knowing it. It comes preinstalled on ASUS gaming handhelds, including the Xbox Ally X, as well as ASUS gaming laptops.

If that sounds like hardware you use, it's time to check up on Armoury Crate. According to an August 10 update on the official ASUS advisory board, "a component used by Armoury Crate" is vulnerable and could be leaving you open to attacks.

Alongside that unmentioned component of Armoury Crate, ASUS has also released security updates for its GPU Tweak III, GPU Tweak II, and AI Suite 3 software.

This vulnerability, listed as CVE-2026-8917, comes with an 8.4 rating. That's out of a maximum of 10, meaning this isn't an issue you should ignore for long.

What does this ASUS vulnerability entail?

According to the CVE record, an "IOCTL vulnerability allows a local attacker to write a specific value to an arbitrary memory address, potentially leading to privilege escalation."

Although the CVE record doesn't mention Armoury Crate by name, it's clear that ASUS is concerned with that "certain component" alongside its other standalone software.

How do I update the vulnerable ASUS software?

Screenshot of GPU-Tweak-III software update details, including version, size, release date, SHA-256 hash, and patch notes with a

A look at the GPU Tweak III download page at the ASUS support website. (Image credit: ASUS)

Updated versions of GPU Tweak III, GPU Tweak II, and AI Suite 3 software can be directly downloaded from the ASUS support website.

You want to be sure that you're grabbing the most recent version. For GPU Tweak III, I'm seeing version 2.1.7.2. This appears to be a newer version than what's listed as affected on the CVE website.

Download interface for GPU Tweak II version 2.4.0.0, showing file details and a prominent download button.

The GPU Tweak II version on the ASUS support page appears to still be the one affected. (Image credit: ASUS)

For GPU Tweak II, I'm seeing version 2.4.0.0 on the ASUS support page; unfortunately, this version is listed on the CVE page as vulnerable, so I can only guess that ASUS hasn't yet made the necessary updates to its download packages.

It's unclear why ASUS hasn't yet made the secure version of GPU Tweak II available for download. If you're concerned, my best advice is to simply remove the software entirely until it's updated.

For AI Suite 3, I'm seeing version 3.01.10, which is thankfully newer than the affected version 2.1.2.0 listed on the CVE page.

And for the actual Armoury Crate software, you can choose to update from within the app itself.

Is there any alternative to ASUS Armoury Crate?

Computer interface showing CPU and GPU fan settings and performance modes for a ROG Zephyrus G14 laptop, featuring graphs and sliders for fan control and power limits.

A look at the G-Helper app interface for ASUS laptops and gaming handhelds. (Image credit: Seerge (g-helper.com))

I often use Armoury Crate on my desktop gaming PC to control certain ROG and TUF components, but most of the time it sits idly in the background. It's not the best software, vulnerabilities aside, but it seems to get the job done.

I've read tales of some specific ASUS desktop hardware absolutely requiring Armoury Crate to function properly, but for other ASUS gaming devices, it can be replaced entirely.

Let me introduce you to G-Helper. It's designed to work with ASUS laptops and gaming handhelds, doing what Armoury Crate does in a streamlined, unbloated app that only eats up about 5MB of space.

You can download G-Helper for free from its official website.

via PC Gamer

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Armoury Crate menu on ROG Ally.

The ROG Ally handheld with Armoury Crate shown on the display.

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