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Hier — 8 avril 2026Flux principal

Ghost Murmur - La CIA vous localise grâce à vos battements de cœur

Par : Korben
8 avril 2026 à 05:11

Si votre coeur bat, sachez que la CIA peut vous retrouver n'importe où !

C'est pas moi qui le dis, c'est John Ratcliffe, le directeur de la CIA en personne, qui l'a annoncé ce lundi 7 avril après que ses équipes aient utilisé un outil baptisé Ghost Murmur pour localiser un membre d'équipage américain abattu en Iran, à 65 kilomètres de distance, en captant juste les battements de son coeur.

On dirait vraiment de la SF mais je vais tout vous expliquer.

L'officier des systèmes d'armes d'un F-15E Strike Eagle (oui c'est son titre officiel), nom de code "Dude 44 Bravo", s'est éjecté de son appareil et a du se planquer dans une crevasse en plein désert montagneux du sud de l'Iran, avec les forces iraniennes qui le cherchaient trèèèès activement. Durant 2 jours, le gars a survécu en terrain hostile et c'est là que la CIA a décidé de dégainer Ghost Murmur pour la toute première fois en conditions réelles.

Et la techno est vraiment dingue ! Le système utilise de la magnétométrie quantique, c'est-à-dire des capteurs construits autour de défauts microscopiques dans des diamants synthétiques et ces capteurs sont capables de détecter la signature électromagnétique des battements cardiaques... C'est un signal normalement tellement faible qu'on ne peut le mesurer qu'à l'hôpital, avec des capteurs collés sur la peau.

Hé bien Ghost Murmur capte ce signal à des dizaines de kilomètres en utilisant l'IA pour isoler un seul battement de cœur du bruit ambiant. Comme l'a dit un officiel du gouvernement américain, "c'est comme entendre une voix dans un stade, sauf que le stade fait 2 500 km²" !

Et devinez qui est derrière tout ça... Lockheed Martin et sa division Skunk Works , ceux là même qui ont pondu le SR-71, le F-117, et à peu près tous les trucs volants classifiés du Pentagone. Le système a été testé à bord d'hélicoptères Black Hawk et pourrait finalement être adapté pour les F-35. Et son nom n'est pas choisi au hasard : "Murmur" c'est le terme clinique pour un souffle au coeur, et "Ghost" parce que la cible est invisible... sauf pour eux.

Bon, après faut relativiser quand même. Le plus gros problème c'est que ce bidule fonctionne surtout en zone déserte, là où y'a quasi zéro interférence électromagnétique. Donc si vous êtes le seul être vivant dans un rayon de 100 bornes, ça marchera du tonnerre de Zeus mais par contre, en plein centre-ville avec des milliers de cœurs qui font boum boum au mètre carré, ça ne marchera pas aussi bien. Et surtout, ça demande un temps de traitement conséquent car on n'est clairement pas du temps réel. Mais le jour où ça miniaturise assez pour tenir dans un drone civil... là, même un randonneur en forêt devient traçable.

Xavier Dupont de Ligonnès, t'es dans la merde ! ^^

D'abord y'a donc eu les IMSI-Catchers pour intercepter nos communications mobiles puis les capteurs quantiques chinois pour traquer les sous-marins . Et maintenant on localise un humain à son battement de cœur... hé bé... Et pour votre culture G sachez que c'est la même famille de capteurs NV-diamond que l'armée US développe pour détecter à distance tout ce qui est explosifs improvisés.

Donc la question maintenant n'est plus "est-ce qu'on peut vous trouver ?" mais "est-ce qu'on le veut vraiment ?".

Voilà c'est foutu pour vous planquer dans le Larzac... Vous pouvez passer votre téléphone en mode avion autant que vous voudrez, votre cœur lui pourra toujours vous trahir... ^^

Source

Il menace un agent du renseignement en parlant à ChatGPT, le RAID débarque chez lui

Par : Korben
7 avril 2026 à 11:09

Un Strasbourgeois de 37 ans a été interpellé par le RAID après avoir formulé des menaces dans une conversation avec ChatGPT. OpenAI a signalé les propos au FBI, qui a transmis l'alerte aux autorités françaises via la plateforme Pharos.

L'affaire a été classée sans suite, mais elle montre que les échanges avec les chatbots ne sont pas vraiment privés.

Des menaces repérées par OpenAI

Les faits remontent au 3 avril. L'homme a indiqué à ChatGPT vouloir acheter un pistolet Glock pour "tuer un agent du renseignement de la CIA, du Mossad ou de la DGSI". Les propos ont été détectés par les systèmes de modération d'OpenAI, qui applique depuis 2024 une politique claire : si une conversation présente un risque de violence physique, l'entreprise peut transmettre les échanges aux forces de l'ordre.

Ici, OpenAI a alerté le FBI, qui a relayé l'information aux autorités françaises via Pharos, la plateforme de signalement en ligne gérée par l'OCLCTIC.

Le RAID intervient, aucune arme trouvée

L'intervention a eu lieu au domicile de l'homme, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Le RAID est entré sans incident et n'a trouvé aucune arme sur place. L'homme a été placé en garde à vue puis libéré le lendemain.

Il a expliqué être schizophrène, en rupture de traitement depuis deux ans, et avoir voulu "tester la fiabilité et la surveillance de l'intelligence artificielle" plutôt que planifier quoi que ce soit. Le parquet de Strasbourg a classé l'affaire sans suite et l'homme a été hospitalisé d'office en psychiatrie.

Vos conversations avec les chatbots ne sont pas privées

Cette affaire est un bon rappel pour tous les utilisateurs de ChatGPT et d'autres assistants IA. OpenAI le dit dans ses conditions d'utilisation : les conversations peuvent être analysées, et dans certains cas transmises à la police.

Depuis février 2024, l'entreprise a perturbé plus de 40 réseaux qui enfreignaient ses règles. Et le mécanisme est rapide : entre les propos tenus à Strasbourg et l'intervention du RAID, il s'est visiblement passé très peu de temps. La coopération entre OpenAI, le FBI et les autorités françaises a fonctionné en quasi temps réel.

C'est le genre d'histoire qui fait réfléchir. On parle quand même d'un type qui tape des menaces dans un chatbot depuis chez lui et qui voit le RAID débarquer à sa porte quelques heures plus tard. Ici l'affaire s'est bien terminée, l'homme avait visiblement besoin de soins et pas d'un Glock.

Mais ça pose une question très concrète : est-ce que tous les utilisateurs de ChatGPT, Claude ou Gemini ont bien conscience que leurs conversations sont surveillées et peuvent remonter aux autorités de n'importe quel pays ? On imagine bien que non.

Source : Vosges Matin

À partir d’avant-hierFlux principal

Strava trahit la position du porte-avions Charles-de-Gaulle en pleine mission

Par : Korben
21 mars 2026 à 06:22

Le Monde a réussi à localiser le porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle grâce à l'application de sport Strava. Un officier a enregistré un footing de 7 km sur le pont du navire avec sa montre connectée, et son profil public a diffusé les coordonnées GPS en temps réel.

Le navire était déployé en Méditerranée orientale, au large de Chypre, en pleine mission liée au conflit au Moyen-Orient.

Un footing de 7 km qui trahit un navire de guerre

Le 13 mars, à 10h35, un jeune officier prénommé Arthur a lancé un jogging sur le pont du Charles-de-Gaulle. 35 minutes de course, un peu plus de 7 km, et sa montre connectée a transmis le tout à Strava via Bluetooth.

Son profil étant public, n'importe qui pouvait voir le tracé GPS de sa course, et donc la position exacte du porte-avions. Le Monde a vérifié en croisant avec une image satellite de l'Agence spatiale européenne, qui a confirmé la présence du navire à seulement six kilomètres du point GPS.

Le Charles-de-Gaulle se trouvait à ce moment au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques, dans le cadre d'un déploiement lié au conflit au Moyen-Orient.

En remontant le profil du même officier, Le Monde a aussi pu reconstituer les déplacements du navire sur plusieurs semaines : au large du Cotentin le 14 février, en mer Baltique le 27 février, avec une escale à Copenhague.

Pas la première fois que Strava met l'armée dans l'embarras

L'affaire fait partie d'une enquête plus large baptisée "StravaLeaks", que Le Monde avait déjà lancée à l'automne 2024. Les journalistes avaient alors identifié les gardes du corps d'Emmanuel Macron, de Donald Trump et de Vladimir Poutine via leurs activités sportives sur l'application.

Des agents de la DGSE en mission en Irak avaient aussi été repérés de cette manière. Au total, plus de 450 utilisateurs de Strava liés à l'armée française ont été actifs sur la plateforme au cours de la dernière décennie, et certains ont enregistré des séances à proximité de sites où sont amarrés des sous-marins nucléaires, à l'Île Longue.

Le problème est connu depuis 2018, quand un analyste avait remarqué que la carte de chaleur de Strava révélait des bases et des patrouilles américaines en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Le Pentagone avait alors interdit les montres connectées en déploiement. Visiblement, la leçon n'a pas traversé toutes les frontières.

L'état-major reconnaît le problème

Du côté de la Marine nationale, la réponse est laconique : cette diffusion d'informations "n'est pas conforme aux consignes en vigueur".

Par défaut, les comptes Strava sont paramétrés en mode public, ce qui veut dire que chaque séance enregistrée est visible par n'importe qui. Il suffit d'une montre connectée qui passe les contrôles de sécurité à bord, d'un profil mal configuré, et la position d'un navire de guerre en mission se retrouve sur internet.

On a quand même du mal à croire qu'en 2026, après toutes les alertes de ces dernières années, un officier de la Marine puisse encore courir sur le pont d'un porte-avions nucléaire avec sa montre GPS en mode public sur Strava.

C'est le genre d'erreur qui ne devrait plus arriver. Mais bon, tant que les smartwatches ne seront pas simplement interdites à bord des navires en opération, ce type de fuite continuera à se produire. Et on ne peut pas vraiment conclure que c'est uniquement la faute du marin : c'est aussi un problème de procédure, parce qu'une montre qui passe le portique de sécurité sans déclencher d'alerte, c'est probablement un peu gênant.

Source : France Info

Quand la publicité ciblée devient un outil de surveillance pour le gouvernement américain

Par : Korben
20 mars 2026 à 09:16

Des documents obtenus par la presse révèlent que les douanes américaines ont utilisé les données de localisation issues du système publicitaire en ligne pour pister des téléphones. Et ce, sans mandat.

Le mécanisme repose sur les enchères publicitaires en temps réel, qui diffusent vos coordonnées GPS à des milliers d'entreprises chaque jour. Apple a limité la casse sur iPhone, mais ça ne suffit pas.

Comment vos applications vous trahissent

Le système est assez redoutable dans sa simplicité. À chaque fois qu'une publicité s'affiche dans une application sur votre smartphone, une enchère se joue en quelques millisecondes.

Votre téléphone envoie ce qu'on appelle une requête d'enchère, qui contient votre identifiant publicitaire, vos coordonnées GPS, votre adresse IP, le type d'appareil utilisé, et même vos centres d'intérêt supposés. Ces informations sont envoyées simultanément à des milliers d'annonceurs potentiels, et tous les participants reçoivent ces données, qu'ils remportent ou non l'enchère.

Des courtiers en données se font passer pour des acheteurs publicitaires et récoltent ces informations à grande échelle. Mobilewalla, par exemple, a collecté les données de plus d'un milliard de personnes, dont 60 % provenaient de ces enchères publicitaires selon la FTC (le gendarme du commerce américain).

Gravy Analytics, un autre courtier, a vu fuiter des données qui référençaient des milliers d'applications : Candy Crush, Tinder, Grindr, MyFitnessPal, des applications de grossesse ou religieuses. Beaucoup de développeurs ne savaient même pas que leurs applications alimentaient cette collecte.

Des agences fédérales clientes depuis des années

Entre 2019 et 2021, les douanes américaines ont mené un programme pilote pour tester si ces identifiants publicitaires pouvaient servir à reconstituer les déplacements de personnes sur le territoire. Le service de l'immigration (la célèbre ICE) et le FBI ont aussi acheté de la donnée de localisation auprès du courtier Venntel, et s'en sont servis pour identifier des immigrés ensuite arrêtés.

L'ICE a aussi acquis un outil appelé Webloc, qui collecte la position de millions de téléphones chaque jour et permet de lancer des recherches par zone géographique.

En mars 2026, 70 parlementaires américains ont demandé l'ouverture d'une enquête par l'inspecteur général du département de la sécurité intérieure. Le Montana est devenu le premier État à interdire aux autorités l'achat de données sensibles qui nécessiteraient normalement un mandat. Au niveau fédéral, une loi portée par le sénateur Ron Wyden a été votée par la Chambre en 2024, mais n'a pas passé le Sénat.

Ce que vous pouvez faire, et ce qu'Apple a déjà fait

Bonne nouvelle quand même pour les utilisateurs d'iPhone : depuis 2021, Apple demande systématiquement si vous autorisez le suivi publicitaire via la fonction "Demander à l'app de ne pas me suivre".

Résultat : 96 % des utilisateurs américains ont refusé le suivi, ce qui désactive l'identifiant publicitaire sur la plupart des iPhone. Une étude a même montré que les utilisateurs d'iPhone avaient subi moins de fraudes financières après cette mesure.

Côté Android, il est aussi possible de désactiver l'identifiant publicitaire, mais la démarche est bien moins visible. L'EFF (Electronic Frontier Foundation) recommande dans tous les cas de vérifier les permissions de localisation accordées à vos applications et de les limiter au strict minimum.

On savait que la publicité en ligne aspirait pas mal de données, mais là on parle quand même d'agences gouvernementales qui achètent tranquillement votre position GPS sans passer par un juge. Pour protéger sa vie privée , il ne suffit plus de refuser les cookies.

Le fait que par exemple, Apple, ait mis en place la transparence du suivi publicitaire sur iOS en 2021, et que 96 % des gens aient dit non, montre bien que personne ne souhaite être pisté. On ne peut pas vraiment conclure que le problème est réglé pour autant, car tout le système d'enchères publicitaires continue de fonctionner en arrière-plan, avec ou sans identifiant.

Source : Gizmodo

Reconnaissance faciale en open bar pour la police

Par : Korben
17 mars 2026 à 14:45

Depuis 2022, TOUS les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale directement sur leur téléphone de service. En vous prenant en photo lors d'un contrôle (chiiiiiz 😀), ils peuvent ensuite, en quelques secondes, consulter un énooOoorme fichier contenant 9 millions de portraits.

Tu parles d'un trombinoscope !!

Voilà, c'est ce que révèle une enquête impressionnante du média Disclose , documents internes du ministère de l'intérieur à l'appui.

En bref, les forces de l'ordre sont équipées d'un gros smartphone baptisé NEO, un genre de pavé noir rectangulaire qui ressemble à une tablette de poche et dessus, y'a une appli avec accès direct au TAJ (traitement d'antécédents judiciaires), un fichier qui couvre plus d'un quart de la population française. Nom, date de naissance, adresse, profession... et parfois des infos sensibles comme l'appartenance politique ou religieuse.

Ce logiciel, développé par l'allemand Cognitec (surement la contraction du mot "tech" et du mot "cogner"... rooooh) , affiche les 200 photos les plus ressemblantes en moins d'une minute. C'est comme la reco faciale de Yandex mais en encore plus facile ! On ouvre l'appli sur l'écran, on sélectionne la photo dans l'album, on clique sur le bouton "rapprocher", et le serveur crache ses résultats. C'est dingue.

Sauf que OH BIZARRE l'utiliser lors d'un contrôle d'identité, c'est totalement illégal ! En effet, le code de procédure pénale limite l'accès au TAJ à des agents "individuellement désignés et spécialement habilités", dans le cadre strict d'enquêtes judiciaires (et aux hackers qui font fuiter les datas ^^). Hé oui c'est pas fait pour scanner des gamins assis sous un platane sur une place à Marseille. Déso, hein.

Et pourtant ! Disclose a recueilli les témoignages de six personnes photographiées et identifiées entre 2021 et 2025, à Marseille, Paris et Lyon. Un gamin de 18 ans contrôlé sans même sortir sa carte d'identité... sa photo prise avec le téléphone a suffi. Un manifestant pro-Palestine forcé physiquement à faire face à la caméra, des mains gantées sur le visage.

Et un flic montre même la manip à Disclose sur son NEO, tranquille, en expliquant que "tout le monde y a accès dès la sortie de l'école de police". Hop, le portrait tombe en moins d'une minute. C'est chouette pour pour connaitre le prénom des gens sur Tinder, suffit de prendre en photo l'écran de son smartphone perso, hein.... bah quoi ?

L'IGPN elle-même le sait. En effet, dans son rapport 2023, la police des polices écrivait noir sur blanc que le TAJ est "très fréquemment utilisé sur la voie publique". Ah bah ça va, s'ils sont au courant, on est rassuré parce qu'ils ont surement dû faire quelque chose pour empêcher ça... ah bah non en fait parce que les consultations ont plus que doublé en 5 ans : 375 000 en 2019, près d'un million en 2024 !! Waaaaah, ça fait environ 2 500 tirage de portrait par jour, c'est fou !! Le problème, c'est que personne ne contrôle qui consulte quoi. Les accès sont tracés sur les serveurs, mais bon... tracer sans vérifier, ça sert pas à grand-chose. Et c'est pas forcément par manque de moyens car chaque consultation est horodatée et conservée trois ans, donc y'a le temps. Non, faut croire que c'est la flemme en fait.

Et là, Noémie Levain, juriste à La Quadrature du Net, pose les mots qui font mal : "Quand des policiers peuvent photographier qui ils veulent pour savoir qui est qui, c'est un renversement de l'État de droit."

Elle rappelle en effet, qu'en 1940, il a suffi d'un, je cite, "tout petit changement de curseur" dans les fichiers de police pour aller chercher les gens chez eux. Le parallèle fait froid dans le dos, mais il est factuel.

Et surtout c'est la deuxième fois, à vrai dire, que Disclose prend le ministère en flagrant délit sur ce sujet. En 2023, c'était Briefcam , un logiciel israélien de vidéosurveillance déployé illégalement. Le ministre avait dû le faire désactiver dans les semaines qui ont suivi. Hé bien, croyez le ou non, cette fois, le ministère n'a même pas daigné répondre aux questions de Disclose. Va savoir pourquoi... C'est trop bizaaaarre.

Maintenant si vous voulez savoir quels sont vos droits face à cette pratique, La Quadrature du Net a publié un guide en accès libre qui explique ce que la police peut et ne peut pas faire lors d'un contrôle. Franchement, c'est à lire et à partager !

Par contre, n'oubliez pas que cette technologie ne marche pas toujours. Par exemple, cette américaine vient de passer près de six mois en prison à cause d'un faux positif avec une technologie à la con de ce genre. Donc bon...

Bref, allez lire l'enquête complète de Disclose, c'est du journalisme d'investigation en accès libre et ça concerne directement vos libertés. Et si le cœur vous en dit, soutenez-les .

Source

Une grand-mère américaine passe six mois en prison à cause d'une erreur de reconnaissance faciale

Par : Korben
17 mars 2026 à 09:13

La reconnaissance faciale vient encore de montrer ses limites aux États-Unis. Angela Lipps, 50 ans, grand-mère du Tennessee, a passé près de six mois en prison après qu'un algorithme l'a désignée à tort comme suspecte dans une affaire de fraude bancaire au Dakota du Nord.

Ses relevés bancaires ont prouvé qu'elle se trouvait à 2 000 kilomètres des faits. Elle attend toujours des excuses.

Un algorithme, une arrestation

Le 14 juillet 2025, des agents fédéraux américains débarquent chez Angela Lipps au Tennessee. Ils l'arrêtent sous la menace d'une arme, alors qu'elle garde quatre enfants. La police de Fargo, dans le Dakota du Nord, à environ 2 000 kilomètres de là, la soupçonnait d'avoir utilisé une fausse carte d'identité militaire pour retirer des dizaines de milliers de dollars dans plusieurs banques entre avril et mai 2025.

Pour identifier la suspecte filmée par les caméras de surveillance, les enquêteurs ont passé les images dans un logiciel de reconnaissance faciale. Le système a désigné Angela Lipps. Un détective a ensuite comparé la photo avec le permis de conduire et les réseaux sociaux de la quinquagénaire, et a validé l'identification. Sauf que ce n'était pas du tout elle.

108 jours sans la moindre audition

Classée comme fugitive, Angela Lipps est restée quatre mois en prison au Tennessee, sans caution et sans possibilité de se défendre. Elle n'a été transférée dans le Dakota du Nord que le 30 octobre, soit 108 jours après son arrestation.

Sa première comparution devant un tribunal a eu lieu le lendemain. Et c'est seulement le 19 décembre, cinq mois complets après l'arrestation, que la police de Fargo l'a interrogée pour la première fois.

Son avocat, Jay Greenwood, avait entre-temps obtenu ses relevés bancaires. Les documents montraient qu'Angela achetait des cigarettes et déposait ses chèques de sécurité sociale au Tennessee au moment même où la police la plaçait à Fargo. Les charges ont été abandonnées le 24 décembre, la veille de Noël. Cinq mois et dix jours d'incarcération pour une erreur de machine.

Tout perdu, zéro indemnisation

À sa sortie, Angela Lipps n'avait plus rien. Pas de manteau, pas d'argent, pas de moyen de rentrer chez elle. Pendant sa détention, elle a perdu sa maison, sa voiture et son chien. La police de Fargo n'a pris en charge aucun frais.

Ce sont des avocats de la défense locaux qui lui ont donné de quoi payer une chambre d'hôtel et de la nourriture le soir de Noël. Le lendemain, Adam Martin, fondateur de l'association F5 Project, l'a conduite en voiture jusqu'à Chicago pour qu'elle puisse regagner le Tennessee.

Un habitant de West Fargo, Michael Nessa, a depuis lancé une cagnotte GoFundMe en son nom, qui a récolté près de 20 000 dollars. Angela Lipps attend toujours des excuses de la police.

Ce n'est pas la première fois qu'une personne se retrouve derrière les barreaux à cause d'un faux positif de reconnaissance faciale aux États-Unis. Et dans la grande majorité des cas rendus publics, les victimes sont des femmes ou des personnes issues de minorités.

Côté procédure, qu'un détective ait "confirmé" l'identification en comparant une photo de surveillance avec un permis de conduire, ça en dit quand même long sur la rigueur du processus.

Si vous pensiez que ce genre de technologie était encadré par des garde-fous solides, l'affaire Lipps prouve le contraire. Six mois de prison, une vie brisée, et pas la moindre excuse. Franchement, on espère que ça fera réagir là-bas, mais on n'y mettrait pas notre main à couper. Un grand merci à Skribascode de nous avoir envoyé cette info !

Sources : Upper Michigan Source , KVRR

Internet vous connaît par cœur : Incogni appuie sur "effacer" à votre place

Par : Korben
13 mars 2026 à 06:49
-- Article en partenariat avec Incogni --

Vous n'avez probablement pas besoin d’un énième sermon sur la "vie privée". Vous avez besoin d’outils qui font le sale boulot à votre place. Incogni fait exactement ça : il passe ses journées à frapper à la porte des courtiers en données pour leur dire de supprimer vos infos , pendant que vous faites autre chose de vital. Comme préparer une raclette parce que l'hiver n'est pas terminé.

On imagine souvent les fuites comme des gros piratages de bases de données. Cela arrive parfois bien évidemment, sauf qu'en pratique, le plus gros de la collecte part de choses beaucoup plus banales : formulaires, programmes de fidélité, inscriptions sur des sites gratuits et désormais, les extensions IA qui se greffent au navigateur .

Une étude d’Incogni montre que plus de la moitié des extensions Chrome “dopées à l’IA” collectent au moins un type de données utilisateur. Sur presque 450 extensions analysées, 52% aspirent quelque chose, et près de 30% récupèrent des infos personnelles identifiables. Votre nom, adresse, email, parfois même du contenu que vous tapez (mails, formulaires, documents en ligne) et des éléments de localisation. Des outils archi populaires comme Grammarly ou QuillBot se retrouvent pointés du doigt pour le volume et la sensibilité des données auxquelles ils ont accès, tout en étant installés par des millions d'utilisateurs.

Le problème, c’est que ces flux ne restent pas cantonnés aux éditeurs d’extensions. Ils alimentent des courtiers en données ( data brokers ) qui recoupent, enrichissent et revendent ce qu’ils savent de vous. Ça concerne aussi bien les coordonnées, le profil socio‑démographique, les centres d’intérêt, comportement de navigation, historique d’achats, etc. Vous ne verrez jamais leur nom sur un bandeau de cookie, mais eux vous connaissent très bien.

Incogni : un service qui supprime vos données à grande échelle

Pour attaquer ce problème à la racine, Incogni automatise tout ce que vous pourriez théoriquement faire à la main, mais que personne ne fait vraiment :

  • repérer quelles sociétés ont probablement vos données,
  • leur envoyer des demandes de suppression basées sur le RGPD, CCPA & co,
  • les relancer si elles traînent des pieds,
  • vérifier que vos données ne réapparaissent pas quelques mois plus tard.

Concrètement, à l’inscription, vous fournissez quelques informations d’identification (nom, email, adresse postale) pour permettre à Incogni de vous retrouver dans les bases des brokers. Une fois la procuration numérique signée, la plateforme commence à envoyer des demandes d’effacement à plus de 420 sites de courtage et bases marketing, recrutement, scoring, etc., en votre nom. On peut parler d’un service “quasi mains libres” qui économise des dizaines d’heures de démarchage manuel en automatisant ces requêtes et les relances qui suivent.

Sur le tableau de bord, on voit très concrètement tout ce qui se passe :

  • combien de demandes ont été envoyées,
  • quels brokers ont répondu,
  • combien ont confirmé la suppression,
  • lesquels sont encore en attente ou en cours de relance.

Une fois la première vague passée (souvent 30 à 45 jours pour les réponses, selon mon test perso et ce que j'ai vu en ligne), Incogni continue à surveiller les mêmes acteurs et à renvoyer des demandes périodiques pour éviter les “résurrections” discrètes de votre profil dans leurs fichiers. C’est cette dimension continue qui en fait un outil pratique : au lieu de faire un gros ménage une fois et d’oublier, vous déléguez la routine.

Le mode sniper : faire retirer vos données d’un site précis

Le détail intéressant pour les cas particuliers : avec l’offre illimitée, vous pouvez demander à Incogni de s’attaquer à des sites spécifiques, au-delà de sa liste standard de brokers. Ça couvre par exemple :

  • un annuaire de recherche de personnes qui expose votre adresse,
  • une base obscure où votre numéro apparaît,
  • une plateforme pro qui indexe trop bien vos données.

Le principe est simple : vous copiez l’URL du site ou de la page concernée dans l’interface, et l'outil ajoute ce cas à la liste des demandes à traiter. Il n’y a pas de limite de nombre de requêtes sur ce mode, ce qui en fait une option assez puissante pour “nettoyer” au fur et à mesure ce que vous découvrez dans Google. D'ailleurs petit conseil perso, n'hésitez pas à créer une alerte sur votre nom pour recevoir un mail dès qu'il apparaît quelque part, vous serez peut-être étonné.

Il y a des bornes logiques : Incogni ne pourra pas effacer des dossiers judiciaires publics, des registres gouvernementaux, ni vos propres contenus sur les réseaux sociaux, blogs ou forums. L’idée est de cibler les usages commerciaux de vos données, pas de réécrire l’histoire.

Ce que vous y gagnez concrètement

Sur le papier, “moins de données chez les brokers” sonne abstrait. Dans la pratique, ça se traduit par plusieurs bénéfices très concrets :

  • Moins de démarchage ciblé : les listes marketing qui tournent avec votre mail et votre téléphone s’appauvrissent, ce qui se voit dans la baisse de certains spams ultra personnalisés.
  • Moins de contexte pour les arnaques : un escroc qui ne connaît plus votre adresse, vos anciennes boîtes, vos habitudes, aura plus de mal à composer un message crédible.
  • Moins d’exposition dans les moteurs de recherche de personnes ou annuaires douteux : vos fiches disparaissent au fil des suppressions, ce qui réduit les risques de harcèlement, doxxing ou simple curiosité mal placée.
  • Moins de données à gérer en cas de fuite : si un broker se fait pirater, le volume d’informations vous concernant est moindre, donc l’impact potentiel aussi.

Et pour être utilisateur du service, on sent bien le côté progrès visible sans effort technique. Au bout de quelques semaines, le tableau de bord compte déjà des dizaines de suppressions confirmées, et le flux de courrier indésirable le plus ciblé commence à se tasser.

Et les extensions IA dans tout ça ?

Le rapport d’Incogni sur les extensions IA Chrome montre bien que le problème ne va pas disparaître. Tant qu’on installera des assistants magiques qui demandent un accès à tous les sites et à tout ce qu’on tape, les brokers auront de nouveaux tuyaux pour s’alimenter. La réponse ne peut pas être seulement “n’installez plus rien”, on a besoin de ces outils. Le service de Surfshark prend donc le problème par l’autre bout. Même si certaines données fuient via ces extensions ou d’autres services, il s’occupe de retrouver les endroits où elles se centralisent et d’exiger qu’elles soient effacées.

Le duo gagnant, c’est donc : limiter les permissions des extensions (et éviter celles qui demandent l’accès à tous les sites sans raison), comme le recommandent les chercheurs, et derrière, faire tourner un service comme Incogni pour vider régulièrement les réservoirs où vos infos finissent de toute façon.

Un outil de fond, pas un gadget de plus

Beaucoup de solutions privacy ajoutent une couche d’interface ou de jargon sans changer grand-chose au fond. Ici, la valeur est très terre à terre : du temps économisé, des démarches que vous n’auriez jamais faites vous‑même, et un suivi qui tourne en tâche de fond. Les analyses récentes en font un des services les plus rentables si votre objectif est simplement de faire disparaître votre fiche de la plupart des fichiers commerciaux sans y consacrer votre week‑end.

En résumé, Incogni ne promet pas l’invisibilité totale, mais il fait quelque chose que peu de gens ont la patience de faire. En 2026, ce n’est pas un luxe, c’est presque le minimum syndical pour que votre historique ne soit pas la matière première des prochaines dérives de l’IA ou du prochain mail d’arnaque trop bien informé.

Et vous pouvez en profiter à partir de 86€/an TTC pour la version standard (et même moins, 77€, avec le code KORBEN55). Pour la version illimitée, il faut compter 173€/an (ou 155 avec mon code).

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TPMS - Vos pneus balancent votre position en clair

Par : Korben
27 février 2026 à 13:55

Gaël Musquet, mon copain hacker, me parlait déjà de tracking TPMS en 2020. Du coup, quand je vois des chercheurs publier un document de recherche en 2026 pour "découvrir" qu'on peut pister une voiture via ses capteurs de pneus, bon, comment dire... je suis pas tombé de ma chaise.

Mais faut reconnaître que l'étude en question va quand même plus loin qu'une discussion entre 2 stands au FIC. En effet, une équipe d'IMDEA Networks et d'armasuisse (le labo de défense suisse, rien que ça) a posé 5 récepteurs SDR dans une ville pendant 10 semaines. Coût du matos, environ 100 dollars par capteur, qui est en gros un Raspberry Pi 4 avec un dongle RTL-SDR à 25 balles. Et grâce à cela, ils ont capté plus de 6 MILLIONS de messages, provenant de plus de 20 000 véhicules !

un Raspberry Pi 4 avec un dongle RTL-SDR - Source

Car oui, vous ne le savez peut-être pas, mais les capteurs de pression des pneus (TPMS pour les intimes) émettent régulièrement dès que le véhicule roule, sur 433 MHz en Europe. Et ces signaux contiennent un identifiant unique... qui bien sûr est en clair ^^. Pas de chiffrement, pas d'authentification, QUE DALLE. Donc avec un logiciel open source comme rtl_433 , ça devient vite facile de capter tout ça à plusieurs dizaines de mètres à la ronde.

En croisant les identifiants captés par plusieurs récepteurs, les chercheurs ont pu reconstituer les trajets des véhicules, identifier leurs horaires de travail, détecter les jours de télétravail et même estimer les variations de charge du véhicule (et potentiellement déduire la présence de passagers, même si c'est encore approximatif). Le tout sans caméra, sans GPS, et sans accès au réseau du véhicule !

Il suffirait de trouver l'identifiant d'une voiture précise pour déclencher par exemple automatiquement un lâcher de confettis en papier parfaitement inoffensifs à son passage, si vous voyez ce que je veux dire.

Alors attention, tous les véhicules ne sont pas logés à la même enseigne. Les TPMS dits "directs" (dTPMS), qu'on trouve souvent chez Toyota, Peugeot, Citroën, Hyundai ou Mercedes, émettent ces fameux signaux radio captables. Alors que les systèmes "indirects" (iTPMS), utilisés par la plupart des modèles Volkswagen, Audi ou Skoda, se basent sur les capteurs ABS et n'émettent rien par radio. Bref, si vous roulez en Golf de base, y'a de bonnes chances que vous soyez tranquilles sur ce coup-là même si certaines versions sportives ou haut de gamme (Golf R, GTI selon les marchés) peuvent embarquer du dTPMS.

Et le pire dans tout ça c'est que la réglementation UN R155 sur la cybersécurité automobile n'impose pas explicitement le chiffrement des TPMS. En gros, les constructeurs ne sont pas forcés de sécuriser ces transmissions. Pirelli et Bosch bossent bien sur un "Cyber Tyre" en Bluetooth Low Energy, mais c'est réservé au haut de gamme et c'est pas demain que ça arrivera sur votre Clio.

Donc côté protection, soyons honnêtes, y'a pas grand-chose à faire côté utilisateur. Vous ne pouvez pas désactiver vos TPMS (c'est obligatoire depuis 2014 pour les voitures neuves en Europe), et les capteurs ne proposent aucune option de chiffrement. Sauf si vous roulez en véhicule vintage d'avant 2014, c'est open bar. Une des parades serait que les constructeurs implémentent un système de rotation d'identifiants, un peu comme le fait déjà le Bluetooth avec les adresses MAC aléatoires, mais pour l'instant on en est loin.

Pour ceux qui veulent creuser le sujet, j'avais fait une rencontre avec Gaël Musquet il y a quelques années, où il expliquait déjà comment reprendre le contrôle de nos véhicules connectés. Et si vous voulez comprendre comment on hacke une voiture de manière plus générale, c'est un rabbit hole sans fond !

Bref, la prochaine fois que vous gonflez vos pneus... dites-leur bonjour de ma part.

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Nearby Glasses - L'app qui détecte les lunettes caméra Meta

Par : Korben
26 février 2026 à 14:41

Les Ray-Ban Meta, c'est quand même le gadget parfait pour les voyeurs technophiles. Ce sont quand même des lunettes qui filment, prennent des photos et diffusent en live... le tout sans que PERSONNE autour ne s'en rende compte (ou presque). Alors forcément, quelqu'un a fini par coder une app pour les détecter !

Nearby Glasses , c'est une application Android développée par Yves Jeanrenaud qui scanne en permanence les signaux Bluetooth Low Energy autour de vous. Chaque appareil BLE diffuse en fait des trames pour s'annoncer avec un identifiant constructeur et les lunettes caméra de Meta utilisent les IDs 0x01AB et 0x058E (Meta Platforms) ainsi que 0x0D53 (Luxottica/Ray-Ban). Donc cette app écoute ces identifiants et vous balance une alerte dès qu'elle en capte un.

La détection repose sur le RSSI, en gros la puissance du signal reçu et par défaut, le seuil est à -75 dBm, soit environ 10-15 mètres en extérieur et 3-10 mètres en intérieur. Donc c'est pas foufou non plus mais c'est configurable, évidemment. Vous pouvez donc le durcir un peu pour ne choper que les lunettes vraiment proches, ou l'assouplir pour ratisser large (au prix de faux positifs en pagaille).

Les faux positifs, parlons-en d'ailleurs... Les casques Meta Quest utilisent les mêmes identifiants constructeur, du coup ça ne marche pas à tous les coups. Par exemple, si votre voisin joue en VR, votre téléphone va sonner ! L'app détecte aussi les Snap Spectacles (0x03C2)... pour les trois personnes qui en portent encore ^^.

Ah et l'app est UNIQUEMENT pour Android. La version iOS serait "on the way" selon le développeur... faut donc pas être pressé mais au moins c'est open source (AGPL-3.0), du coup n'importe qui peut vérifier ce que l'app fait de vos données Bluetooth.

Si le sujet vous parle, vous connaissez peut-être Ban-Rays , un projet hardware à base d'Arduino et de LEDs infrarouges qui détecte les Ray-Ban Meta via infrarouge et Bluetooth ! Hé bien Nearby Glasses, c'est l'approche 100% logicielle plutôt que hardware, ce qui est plus accessible mais forcément plus limitée... pas besoin de fer à souder, cela dit ^^.

C'est une rustine mais bon, c'est mieux que de se retrouver à poil sans permission sur le web.

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Amazon Wishlist - Votre adresse livrée avec le cadeau

Par : Korben
26 février 2026 à 14:36

Amazon, fournisseur officiel de mauvaises idées en matière de vie privée depuis 1870 vient de nous pondre une nouvelle trouvaille !! À partir du 25 mars, si quelqu'un vous achète un cadeau via votre liste de souhaits Amazon, le vendeur tiers récupère votre adresse de livraison. Oui, votre VRAIE adresse !! Après en tant que français on a l'habitude que tous les escrocs de la planète aient nos infos persos . Mais rassurez-vous, Amazon a trouvé une solution ! Est-ce qu'il s'agit de corriger le problème ? Que nenni !! Ils nous recommandent simplement d'utiliser une boîte postale. Sympa !

Parce que jusqu'ici, quand un pote vous envoyait un truc depuis votre wishlist, le vendeur tiers voyait votre ville et votre région... c'est déjà pas top, mais bon. Sauf que maintenant, c'est l'adresse COMPLÈTE qui part chez le vendeur. Numéro, rue, code postal, la totale...

Et vous vous en doutez, ça touche en premier lieu les créateurs de contenu, les streamers, et tous les crevards qui ont une wishlist publique pour que leur communauté puisse leur offrir des trucs net d'impôts ^^.

Donc suffit qu'un harceleur crée un faux compte vendeur sur Amazon Marketplace (La vérification d'identité ? Minimale !), met un article à 3 euros, attend qu'un fan l'achète via la wishlist de sa cible... et hop, il a l'adresse complète récupérée. Pas besoin d'être un génie. Ou alors suffit d'attendre que le vendeur tiers laisse fuiter le fichier Excel dans lequel il stocke ses commandes... La vie est toujours pleine de surprises quand il s'agit de leaker des données perso.

EDIT : Merci à Matthieu qui m'a envoyé la preuve ! Amazon.fr vient d'envoyer un email à ses utilisateurs pour confirmer que ce changement arrive bien en France à compter du 25 mars 2026. L'option permettant de restreindre les achats auprès de vendeurs tiers pour les articles de vos listes sera supprimée. Donc c'est plus une hypothèse, c'est confirmé... faites le ménage dans vos wishlists MAINTENANT.

Et côté RGPD ?

En Europe, le RGPD impose que le partage de données personnelles repose sur une base légale. Consentement explicite, intérêt légitime, ou exécution d'un contrat et pas une case pré-cochée planquée dans les CGU.

Le problème, c'est qu'Amazon change les règles du jeu en cours de route, sans demander un consentement spécifique pour ce nouveau partage d'adresse avec des tiers. Et bien sûr, le moment venu, la CNIL pourrait avoir deux mots à dire là-dessus... après, on sait comment ça se passe, les amendes mettent des années à tomber. D'ailleurs, Amazon s'est déjà pris 746 millions d'euros par le Luxembourg en 2021 pour non-respect du RGPD mais visiblement, ça ne les a pas trop calmés.

Pour ceux qui s'intéressent à la suppression de leurs données perso en ligne , c'est le genre de truc qui fait grincer des dents.

Comment protéger votre adresse ?

Maintenant concrètement, voici ce que vous pouvez faire (ça ne marche pas à 100% mais c'est mieux que rien) :

Allez dans votre compte Amazon, section "Listes" puis "Gérer la liste". Vérifiez que votre wishlist est bien en mode "Privée" si vous ne voulez pas que n'importe qui la voie. Attention, le réglage par défaut c'est "Publique"... donc si vous n'avez jamais touché à ça, c'est probablement ouvert aux quatre vents.

Et si vous VOULEZ la garder publique (streamers, créateurs), utilisez une adresse qui n'est pas votre domicile. En France, une boîte postale La Poste coûte ~50 euros par an. Y'a aussi les Amazon Locker ou les points Mondial Relay... ce qui revient quand même à dire "débrouillez-vous", j'en ai bien conscience.

Le vrai problème

Le fond du problème, vous l'aurez compris, n'est pas technique. C'est qu'Amazon traite l'adresse de livraison comme une donnée de transaction banale alors que c'est une info sensible. Mais non, une adresse postale c'est pas un numéro de commande. Et surtout ça casse tout le principe d'anonymat des wishlists surtout quand la plateforme encourage les wishlists publiques depuis des années.

Bref, c'est confirmé pour la France au 25 mars, alors prenez les devants et prévenez votre influenceur préféré de faire le switch.

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Un LLM à 4 dollars peut griller votre pseudo

Par : Korben
26 février 2026 à 13:47

Votre pseudo de justicier masqué sur Reddit ne vaut plus grand-chose, les amis... En effet, des chercheurs de l'ETH Zurich viennent de prouver qu'un LLM peut retrouver votre vraie identité à partir de vos posts anonymes, avec 67% de réussite... et pour moins de 4 dollars par profil.

L' étude a été publiée sur arXiv par six chercheurs, dont Nicholas Carlini d'Anthropic (les créateurs de Claude) et le principe fait flipper. En fait ils ont mis au point des agents IA qui analysent vos commentaires publics, créent un profil structuré... ou plutôt un portrait-robot de vos habitudes et centres d'intérêt, puis ratissent des milliers de candidats pour trouver à qui ça correspond.

Budget total de l'opération : environ 2 000 dollars pour 338 profils Hacker News passés au crible. Et sur tout ça, 226 ont été identifiés correctement, 25 sont des erreurs et 86 sont des "abstentions" quand le modèle doutait trop. Ça revient à 1 à 4 dollars par profil, et quand le modèle est assez sûr de lui pour donner une réponse (donc hors abstentions), il tape juste 9 fois sur 10. Pas cher payé donc pour s'offrir la fin de votre anonymat TOTAL !

Le truc, c'est que Hacker News c'était juste l'apéro. La même technique a été lâchée ensuite sur des interviews anonymisées, des profils LinkedIn et ce bon vieux Reddit. Même recette, et surtout mêmes résultats.

Le côté obscur de cette recherche, c'est que ça ouvre encore plus la porte aux arnaques d'ingénierie sociale sur mesure, au ciblage pub ultra-personnalisé sans votre consentement, et pire... à la traque de journalistes ou d'activistes planqués derrière un pseudo...

Notez que ce taux de 67%, c'est sur des profils Hacker News où les gens qui postent beaucoup de contenu technique assez spécifique. Mais sur un compte avec trois commentaires génériques, ça ne marche pas aussi bien. Mais bon, qui poste que 3 fois sur un forum ? Le piège, c'est qu'on finit toujours par en dire plus qu'on croit...

Maintenant côté protection, attention, c'est pas la fête. Si vous voulez éviter de vous faire traquer, faudra varier votre style d'écriture entre les plateformes, éviter de balancer trop de détails perso (ville, job, stack technique) dans vos commentaires, et surtout utiliser des comptes séparés plutôt qu'un seul pseudo partout. D'ailleurs le fingerprinting de navigateur c'est déjà un problème connu, mais là on parle de fingerprinting de votre STYLE D'ÉCRITURE donc carrément autre chose !

Perso, ça confirme finalement ce qu'on savait depuis le documentaire Rien à cacher : l'anonymat en ligne c'est surtout une illusion. Sauf que maintenant, même pas besoin d'être la NSA pour lever le voile... un LLM à 4 balles suffit.

Le pseudonymat face à un LLM c'est un grillage face à une perceuse... Bon courage aux anonymes qui me lisent...

Source

Le CNRS victime d'une fuite de données, avec numéros de sécu et RIB dans la nature

Par : Korben
16 février 2026 à 17:16
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier –

Le CNRS vient de confirmer un incident de cybersécurité qui a mené au téléchargement non autorisé de fichiers contenant des données personnelles d'anciens agents. Noms, adresses, numéros de sécurité sociale, RIB : la totale donc. L'organisme a déposé plainte et prévenu la CNIL.

Des données très sensibles

C'est ce lundi 16 février que le CNRS a informé ses agents d'une fuite de données sur un de ses serveurs. Des fichiers contenant des informations de ressources humaines ont été téléchargés sans autorisation. Et on ne parle pas de données anodines : noms, prénoms, dates de naissance, adresses postales, numéros de sécurité sociale et RIB. Le tout accompagné du statut de l'agent, du type de contrat et de la structure d'affectation. Le serveur a été isolé et arrêté dès la découverte de l'incident, et l'organisme assure que la fuite ne s'est pas propagée au reste de ses infrastructures.

Qui est concerné ?

Seuls les personnels recrutés avant le 1er janvier 2007 sont touchés, qu'ils aient été titulaires ou non. Si vous avez travaillé au CNRS après cette date, vous n'êtes pas concerné. Le nombre exact de victimes n'a pas été communiqué, mais vu la taille de l'organisme, on parle potentiellement de plusieurs milliers de personnes. Le CNRS recommande de prévenir sa banque, de surveiller ses comptes, de vérifier si ses données circulent sur haveibeenpwned.com, et de rester vigilant face aux tentatives de phishing ou d'usurpation d'identité. La CNIL et l'ANSSI ont été prévenues, et une plainte a été déposée auprès de la section cybercriminalité du parquet de Paris.

Les institutions françaises en ligne de mire

On n'est pas vraiment sur une première niveau cyberattaques sur des services de l'état. Le ministère de l'Intérieur, celui des Sports, et d'autres organismes avaient été visés. L'URSSAF a aussi confirmé une fuite touchant les données de 12 millions de salariés. Le CNRS lui-même avait été la cible d'un défacement de plusieurs de ses sous-domaines fin janvier. Deux incidents distincts, mais la tendance est claire, et c'est franchement moche.

On va quand même saluer le fait que le CNRS a communiqué rapidement, avec un communiqué officiel et une FAQ pour les personnes concernées. C'est loin d'être toujours le cas. Mais on va quand même se questionner sur le fait que des RIB et des numéros de sécu trainent sur un serveur, alors qu'on parle de données parfois veilles depuis presque 20 ans... Pourquoi ces informations étaient-elles encore accessibles ? La question du stockage prolongé de données sensibles revient sur la table, et visiblement, personne n'a encore de bonne réponse. En attendant, si vous avez porté la blouse du CNRS avant 2007, un petit tour sur votre relevé bancaire ne serait pas du luxe.

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

Vos données sont déjà en vente… et vous ne vous en rendez même pas compte

Par : Korben
5 février 2026 à 08:15
-- Article en partenariat avec Incogni --

Les data brokers, ces intermédiaires invisibles du Web, ont transformé votre vie numérique en produit de consommation courante. Ils collectent, recoupent et monétisent des milliers de détails sur vous : adresse précise, numéros de téléphone, emails secondaires, habitudes d'achat, revenus estimés, présence sur les réseaux, même des inférences sur votre santé ou vos orientations politiques ou sexuelles. Incogni s'attaque à ce rouleau compresseur en demandant, à votre place et en continu, la suppression de ces informations chez plus de 420 courtiers, pour que votre profil cesse enfin d'être un actif coté en bourse.

Le Web aspire vos infos plus vite que vous ne pouvez cliquer sur « refuser »

On pense souvent que les fuites viennent de gros hacks spectaculaires ou sont offertes par nos sites gouvernementaux. Mais la réalité est bien plus banale et implacable. Chaque inscription à un service, chaque programme de fidélité, chaque appli « pratique », chaque extension Chrome boostée à l'IA devient une porte ouverte. Une étude récente d'Incogni sur 442 extensions Chrome alimentées par l'IA montre que 67% d'entre elles collectent des données utilisateur, 41% raflent des infos personnelles identifiables (mots de passe, historique, localisation, communications privées), et un tiers ont un impact de risque élevé en cas de compromission. Des outils comme Grammarly, DeepL ou QuillBot, avec des millions d'utilisateurs, demandent des permissions massives pour injecter du code partout et aspirer votre activité. Tout ça au nom de la « productivité ».

Ces données ne restent pas dans un coffre : elles se déversent chez les brokers, qui les raffinent et les revendent. Résultat : votre adresse exacte apparaît sur des sites de recherche de personnes, votre profil d'achat sert à des pubs invasives ou à des hausses de prix ciblées, et des escrocs utilisent ces détails pour monter des phishings crédibles. Sans intervention, votre empreinte s'alourdit d'année en année, rendant les scams plus efficaces et les usurpations d'identité plus simples à exécuter.

Incogni : l'agent qui harcèle les brokers à votre place

Plutôt que de vous laisser batailler avec des formulaires opt-out incompréhensibles et des réponses en 45 jours maximum (comme l'exige le RGPD), Incogni prend le relais dès l'inscription. Le service scanne les brokers susceptibles de détenir vos infos, envoie des demandes légales de suppression, et relance tous les 60 à 90 jours ceux qui traînent ou rechignent. Un audit Deloitte confirme que cela couvre bien 420+ brokers, avec des relances systématiques et des confirmations de suppression obtenues dans la grande majorité des cas.

Le tableau de bord de l'outil est limpide : gravité de l'exposition par broker, statut des requêtes (confirmée, en attente, refus), et même des suppressions personnalisées sur des sites hors liste standard (genre un vieux forum, un annuaire pro, un résultat Google tenace). Et ça va assez vite, avec une baisse notable des spams ciblés dès la première semaine et des fiches publiques qui s'évaporent progressivement. Si un broker ne coopère pas ? Incogni peut escalader vers les autorités de protection des données.

Pourquoi vos données dans de mauvaises mains vous coûtent cher

Avoir ses infos chez les brokers, c'est non seulement envahir sa boîte mail de pubs sur mesure, mais aussi faciliter les scams. Un appel téléphonique cherchant à vous arnaquer, un faux site de livraison avec votre adresse exacte, un mail d'« urgence bancaire » avec vos vrais détails, ou une usurpation qui passe crème parce que le voleur connaît déjà votre contexte. Les rapports sur les fraudes en ligne montrent que ces attaques exploitent précisément ces données achetées à bas prix.

Incogni brise ce cycle en rendant votre profil moins attractif : moins de détails disponibles, moins de valeur marchande, moins de copies circulant. Les retours d'utilisateurs confirment une réduction des recherches de personnes qui vous listent, des démarchages ciblés qui s'estompent, et une sérénité accrue face aux fuites futures. Le service gère aussi les relances pour que les suppressions tiennent dans le temps, transformant une corvée ponctuelle en maintenance automatique.

Prendre le contrôle : une démarche qui paye sur la durée

Le vrai pouvoir d'Incogni réside dans sa persistance. Contrairement à un ménage manuel qui s'essouffle vite, il continue d'envoyer des demandes, suit les réponses, et ajoute de nouveaux brokers au fil des mises à jour (des dizaines par an). Basé aux Pays-Bas, il respecte scrupuleusement le RGPD et d'autres régimes comme le CCPA, avec une procuration numérique qui vous décharge légalement de tout le process. Son efficacité pour les particuliers comme les pros qui veulent limiter les risques sur des listes clients ou employés n'est pas prise en défaut.

Vos données ne sont pas condamnées à rester en vente éternellement. Des lois vous donnent le droit à l'effacement, et Incogni est l'outil qui passe ses journées à l'exercer pour vous. En 2026, alors que les extensions IA et les brokers s'enhardissent, commencer par nettoyer ce qui traîne est le geste le plus concret pour reprendre les rênes. Moins de données en circulation, c'est moins de spam, moins de scams crédibles, et surtout la fin de cette sensation diffuse d'être constamment observé par des inconnus qui en savent trop long.

Au niveau du prix, ça reste constant. Vous pouvez toujours vous protéger à partir de 77,63€ TTC par année, soit -55% avec le code KORBEN55.

-> Cliquez ici pour reprendre vos données en main ! <-

Startpage - Le moteur de recherche européen qui respecte VRAIMENT votre vie privée

Par : Korben
1 février 2026 à 14:25

Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.

Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.

Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.

Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...

Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...

Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.

Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.

Pas mal non ?

D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.

Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.

Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !

Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.

Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.

Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .

Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.

À découvrir ici !

Reprendre le contrôle de ses données avant 2026 : Incogni, le bouton "reset" de votre vie numérique

Par : Korben
18 décembre 2025 à 05:24
-- Article en partenariat avec Incogni --

Si vous êtes comme moi, chaque fin d’année, vous faites peut-être le ménage dans vos mails, vos dossiers, parfois dans la vie pro. Mais le vrai bazar ne se trouve plus dans nos tiroirs : il est éparpillé dans des centaines de bases de données commerciales, de sites de recherche de personnes et de courtiers en données qui vendent notre profil en kit. Ces entreprises savent où vous habitez, ce que vous achetez, avec qui vous vivez, vos revenus probables, vos centres d’intérêt, parfois même votre état de santé supposé. Incogni s’attaque précisément à ce chantier invisible : faire supprimer, légalement et en continu, ces informations là où elles valent le plus pour les autres… et le moins pour vous.

Vos données se baladent partout (et vous ne les suivez plus)

Les « data brokers » vivent d’un modèle simple : collecter le maximum d’informations sur vous, les recouper puis les revendre à des publicitaires, assureurs, chasseurs de têtes, agrégateurs de profils, voire des acteurs beaucoup moins recommandables. Ils se nourrissent de formulaires, programmes de fidélité, applis, jeux « gratuits », cookies, traqueurs, fuites de sites, réseaux sociaux, etc. Une fois votre profil créé, il se duplique et se revend en boucle. Le résultat, ce sont des pubs ultra ciblées, des spams de plus en plus crédibles, une augmentation des risques d’usurpation d’identité, et la sensation désagréable d’être constamment suivi, même hors ligne. Bref c'est bien relou.

Le passage à 2026 est un moment idéal pour reprendre la main, parce que la tendance ne va pas s’inverser spontanément. Encore moins à l'époque de l'IA omniprésente. Plus on attend, plus votre « clone » numérique prend de la valeur (à chaque nouvelle information ajoutée) et plus il se multiplie. L’enjeu n’est pas de disparaître à 100% (ça c'est probablement mission impossible), mais de réduire la surface d’attaque : moins de données en circulation, moins de points d’entrée pour les arnaques, les hausses de tarifs ciblées, les fuites massives. Incogni propose d’industrialiser ce ménage, là où le faire à la main demanderait des centaines d’heures et une patience hors-norme.

Incogni : le service qui passe sa journée à dire « supprimez-moi »

L’idée d’Incogni est brutale dans le bon sens du terme : plutôt que de vous fournir des conseils abstraits, le service va directement chercher vos données chez plus de 420 courtiers et sites spécialisés, puis leur envoie des demandes de suppression en s’appuyant sur les lois en vigueur (RGPD en Europe, CCPA en Californie, PIPEDA si vous êtes au Canada, etc.). Dès l’inscription, le robot lance une première vague de requêtes, puis relance automatiquement tous les acteurs qui prennent trop leur temps. Des rapports réguliers indiquent qui a répondu, ce qui a été supprimé, ce qui est en cours, et ce qui résiste encore.

Pour l’utilisateur, tout se concentre dans un tableau de bord : on y voit les brokers contactés, le type de données qu’ils exploitent, et le statut de chaque requête (suppression confirmée, en attente, refus, relance planifiée). Les plans les plus complets ajoutent la possibilité de soumettre des demandes personnalisées sur des sites précis exposant vos infos : un vieux forum, un annuaire obscur, une base d’anciens clients, etc. Dans ces cas-là, l’équipe d’Incogni prend le relais et gère la procédure à votre place. C’est cette automatisation et ce suivi sur la durée qui font la différence avec un « grand ménage » ponctuel.

Ce que disent les chiffres (et pourquoi 2026 est le bon moment)

Incogni publie régulièrement des études sur la façon dont les gens laissent filer leurs données, notamment autour de périodes comme le Black Friday qui vient de se terminer. Une enquête récente menée aux États-Unis montre, par exemple, que les consommateurs sont nombreux à multiplier les comptes, newsletters et inscriptions « juste pour une promo », sans réfléchir à ce que deviennent leurs informations après coup. Beaucoup sous-estiment totalement le nombre de bases dans lesquelles leurs données terminent, et la durée pendant laquelle elles y restent. Certes, c’est basé sur des comportements américains, mais il n’y a aucune raison de penser que les Français, qui raffolent tout autant des bons plans et des achats en ligne, soient fondamentalement différents dans ce domaine.

Cette étude met surtout en lumière un paradoxe : les gens disent être inquiets pour leur vie privée… mais acceptent sans sourciller des conditions d’utilisation qui autorisent les marchands à revendre leurs infos. Fin 2025 / début 2026, c’est donc une fenêtre parfaite pour briser ce cercle. Après une année de formulaires, de comptes créés « juste pour voir », d’abonnements, d’inscriptions à des loteries en ligne, commencer 2026 en nettoyant tout ce qui peut l’être est un geste à la fois symbolique et très concret. Incogni se positionne précisément comme ce bouton « reset » annuel, voire permanent.

Pour les particuliers, les pros, et tous ceux qui ont mieux à faire

Une des forces d’Incogni , c’est d’être pensé aussi bien pour le particulier qui en a assez de voir son nom sur des sites de recherche de personnes, que pour la petite boîte qui doit prouver qu’elle prend la protection des données au sérieux. En entreprise, le service peut contribuer à limiter les risques de fuite de fichiers clients ou d’employés utilisés en dehors du cadre initial, tout en fournissant des rapports utiles pour les audits internes ou les échanges avec la CNIL & Co. Dans l’e‑commerce, la santé ou les services financiers, réduire ce qui traîne chez les courtiers, c’est aussi limiter l’ampleur possible d’un futur incident.

Du côté des particuliers, l’intérêt est plus instinctif : moins de spam personnalisé, moins de démarchage ciblé, moins d'appels non sollicités, moins de chances que des informations sensibles (adresse, date de naissance, numéros de téléphone, données de localisation, historique d’achat) servent à monter un dossier d’usurpation d’identité ou de scam bien ficelé. L’inscription est rapide, la prise en main se fait en quelques minutes, et les premiers résultats se voient souvent sous quelques semaines (baisse de certains spams, disparition progressive de fiches sur des sites de recherche de personnes). Certaines évaluations indépendantes mentionnent même des vérifications externes (type audit Deloitte) des cycles de relance et des promesses de suppression.

Une démarche à inscrire dans la durée… mais à commencer maintenant

Le piège, ce serait de penser qu’un gros nettoyage une fois suffit. Les data brokers continuent d’aspirer en permanence des flux venant de nouvelles sources, de nouveaux partenaires, de nouveaux formulaires. C’est pour cela qu’Incogni fonctionne plutôt comme un abonnement qu’un simple « passage unique » : le service renvoie régulièrement des demandes, vérifie que les suppressions tiennent dans le temps, et ajoute à sa liste de nouveaux courtiers au fil des mois (des dizaines supplémentaires par an, selon les retours récents). L’objectif est de maintenir votre exposition à un niveau minimum, malgré la tendance inverse du marché.

Le début 2026 est un excellent prétexte pour enclencher cette logique. Faire son bilan de l’année, nettoyer ses comptes, resserrer ses mots de passe, activer un gestionnaire , et, en parallèle, lâcher Incogni sur les courtiers en données pour qu’il fasse le travail ingrat. Le combo est simple : vous limitez ce que vous donnez à l’avenir, et un service automatisé retire ce qui traîne déjà dans la nature. Ce n’est pas de la parano, c’est de l’hygiène numérique, au même titre qu’un antivirus ou un VPN. Surfshark propose d'ailleurs le triple combo dans son offre Surfshark One .

On ne récupérera sans doute jamais un contrôle absolu sur toutes les miettes laissées au fil des années. Mais réduire le volume de données exploitables, c’est déjà reprendre l’avantage. Et si un outil peut passer ses journées à harceler les courtiers en votre nom, autant le laisser faire pendant que vous vous occupez de choses plus intéressantes que de lire des politiques de confidentialité en petits caractères (vous pouvez me préparer du pain d'épice et me l'envoyer pour mes fêtes par exemple, au hasard).

Vous avez encore quelques jours pour profiter de l'offre de fin d'année à -55%, donc ne tardez pas trop. L'abonnement standard annuel revient à 86,26€ TTC, mais en appliquant le code KORBEN55 vous économisez encore un peu plus, puisque vous ne payerez que 77,63€ TTC.

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